Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:53

" Un vrai barrage ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !

 
 
 
Non, cette campagne n’a pas été « folle ». Elle a débuté et s’est conclue par la mise à l’écart de tous ceux qui, durant les dix dernières années, sont responsables des difficultés que vivent les Français. Premier épisode, Nicolas Sarkozy est sèchement recalé. Au deuxième, François Hollande, plombé par ses reniements et un bilan désastreux, ne peut même plus se présenter. Son second, Manuel Valls, est battu sans conteste lors de la primaire socialiste et s’abîme dans les trahisons à répétition. Le dernier acte de ce big bang politique s’est joué hier soir avec l’élimination de François Fillon sous l’effet conjugué des affaires, d’un programme sauvagement austéritaire et des tristes souvenirs de son passage à Matignon. Il a perdu l’élection que la droite jugeait imperdable. Sur la scène du second tour, les deux formations qui avaient monopolisé le pouvoir, LR et le PS, viennent d’être dégagées et entrent en décomposition. La bipolarisation qu’elles voulaient instituer vient de périr sous nos yeux. Avec esprit de suite, les Français ont montré leur colère, leurs recherches d’autres voies et se sont massivement rendus aux urnes. Ils ont passionnément parlé politique, ont hésité entre les scénarios et cherché qui leur permettait de changer de cap.
 
Ainsi s’explique la formidable percée de Jean-Luc Mélenchon, particulièrement marquée dans les villes communistes où il arrive généralement et tête de tous les candidats. Elle ne lui permet pas d’être au second tour mais elle ancre la gauche – que les abjurations hollandaises auraient pu condamner à mort – sur sa face antilibérale. Ce vote sera fécond pour l’avenir. Bien sûr, le total de la gauche, tous candidats additionnés, est historiquement faible, mais combien de ceux qui se sentent le cœur de ce côté-là ont-ils été abusés par le double – voire triple – langage d’Emmanuel Macron qui ont cru par une habileté tactique ainsi barrer la route à Fillon et, pire, encore à Le Pen ? Ils seront nombreux à déchanter et à retrouver au fil des années leurs engagements électoraux.
 

 

Aujourd’hui, la priorité est sans hésitation de battre Marine Le Pen et son programme qui charrie la haine, la division des habitants de ce pays, les discriminations, la guerre contre les syndicats, la mise au pas de la culture, le mépris de la République…Le Front national a prospéré sur les plaies causées par le libéralisme ou la crise politique et a gagné un million de voix depuis la dernière élection présidentielle. Lui barrer la route est un impératif dans treize jours. Mais le combat devra se poursuivre en élisant des députés capables de résister à la vague libérale et aux ravages dont se nourrit le FN. Et, demain, dans les luttes du quotidien. Là sera le vrai barrage.
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:36
 INFO :Le vote Blanc

Le vote Blanc

 

 

Le Vote Blanc consiste pour un électeur à déposer dans l’urne :

  • Soit un bulletin blanc dépourvu de tout nom de candidat
  • soit une enveloppe vide.

Voter blanc indique une volonté de participer au débat démocratique mais marque un refus des choix proposés

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 10:23
 
Aucun texte alternatif disponible.
 
  •  
     
     
     
     
     
     
     
     
     
  •  
       
 
  1.  
     
     
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 07:44

Et maintenant ?

(Ma chronique sur Radio Arts-Mada, tous les lundi en direct à 19h)

Les lampions sont éteints. La clameur des meetings s’est tue et la gauche ne sera pas présente au 2 ème tour de l’élection présidentielle. Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon portent une lourde responsabilité dans la voie ouverte à la droite et à Le Pen : leurs ambitions personnelles ont pris le pas sur l’intérêt général.

Une constatation s’impose : une élection sans union de la gauche ouvre grandes les portes aux forces de l’argent et de la haine.

Macron et Le Pen, ont désormais les mains libres pour rivaliser, sans contestation possible pendant les deux prochaines semaines, dans la poursuite et l’aggravation de la politique d’injustice sociale, de rejet, de tensions.

Les deux responsables de l’effacement de la gauche au second tour auraient pu trouver le chemin de l’unité. En vain. Le premier, Benoît Hamon, ancien ministre, ex frondeur n’a jamais clairement pris ses distances avec François Hollande. Lâché par les siens, quel sera son sort ? Le second, Jean-Luc Mélenchon a suscité un large engouement populaire rassemblant sur son nom des citoyens d’opinions diverses, la grande majorité de l’électorat communiste et
siphonnant une partie du vote socialiste pas suffisamment pour accéder au second tour.

Au lendemain de ce 23 avril, force est de constater que dans tous les cas de figure la note sociale sera salée, la confusion des esprits durera un long moment et la déception pourrait se traduire par la démoralisation.

La gauche affiche sa faiblesse. Le Parti socialiste sort laminé affichant d’un côté une tendance ultralibérale prête à toutes les compromissions avec le patronat et la finance, et de l’autre une composante qui a démontré son positionnement à gauche lors de la « primaire » plaçant Manuel Valls hors jeu. C’est avec cette gauche là qu’il faudra travailler en faveur de l’union. Quant aux fumeux discours sur la disparition du clivage gauche/droite, ils sont démentis par les urnes. La gauche, la vraie gauche existe et continuera d’exister.

Quant au parti communiste qui a loyalement mené campagne pour le candidat qu’il s’était majoritairement donné, il lui faudra analyser le nouveau contexte une fois les législatives passées. Une réflexion sereine, constructive et fraternelle est nécessaire, surtout pas dans la précipitation, d’autant qu’une urgence nous est infligée à tous : la menace le Pen. Pour la combattre, pour éviter le pire, que cela plaise ou non, ceux qui ont vécu dans leur chair familiale le fascisme me comprendront : nous ne disposerons malheureusement que d’un seul bulletin de vote. On ne transige pas avec le fascisme.

Le 1 er mai sera notre premier rendez-vous de lutte. Puis, lors des législatives, au mois de juin, il s’agira d’ériger un rempart face à la politique réactionnaire qui s’annonce. Sa construction passe par l’élection de nombreux députés communistes et progressistes. Sans groupe communiste et républicain dans la future assemblée nationale, la droite et son extrême pourraient avoir les coudées franches pour casser les conquêtes sociales et installer un pouvoir autoritair

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 07:35
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 07:27
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 07:09

Déclaration de Pierre Laurent - 1er tour de l'élection présidentielle - 23 avril 2017

 

Le second tour de l'élection présidentielle opposera la candidate de l’extrême-droite raciste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 40 ans. 

 

C'est une situation extrêmement grave pour notre pays. L'extrême-droit est au second tour et la gauche est éliminée. Pourtant, pour la première fois depuis des décennies, des millions de
citoyen-e-s, qui aspirent à la transformation sociale, ont presque réussi à hisser leur candidat Jean-Luc Mélenchon au second tour. Tous ceux qui ont été trahis par les politiques menées par Hollande et Valls et se sont mobilisés pour la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour éprouvent ce soir des sentiments mêlés et contradictoires. A l'heure où nous nous exprimons et au vu des premiers résultats à notre disposition, nous leur disons que les près de 20 % obtenus par Jean-Luc Mélenchon lèvent un espoir nouveau pour l'avenir, pour réinventer la gauche nouvelle qu’attend notre pays, pour déverrouiller le système politique et la démocratie. C'est un score remarquable et inédit pour un candidat de transformation sociale depuis 1981. 

 

Le combat continue pour ces millions de jeunes, de femmes et d’hommes qui aspirent à une nouvelle société  débarrassée des logiques de rentabilité, à une véritable politique de gauche, de justice  et de progrès social tournant le dos à l’austérité, au chômage et à la précarité. 

 

Nous entrons dans une période totalement nouvelle et inédite de l’histoire politique de notre pays. Même si elle est dévoyée par les pièges de la présidentialisation, la secousse est forte : les deux partis, le Parti socialiste et les Républicains, qui ont dominé la vie politique française depuis 40 ans, sont éliminés au soir du premier tour. 

 

L’aspiration au changement, à un nouveau choix de société, continuera de pousser inexorablement. La mobilisation de la jeunesse et des quartiers populaires est une promesse pour l'avenir.

 

C'est pour nous la leçon essentielle de cette campagne : rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir à ces nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur  rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple.

 

Ce combat, le Parti communiste entend le poursuivre avec toutes les forces politiques, sociales et   citoyennes disponibles. Nous avons des atouts inédits pour cela. 

 

Nous saluons la campagne de Jean-Luc Mélenchon, tous les militants communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élus communistes et Front de Gauche, les citoyens qui s'y sont investis et qui ont voté. Ce résultat est le leur.

 

L’engagement de notre parti, de ses militantes et militants, des élu-e-s communistes et républicains  dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis des rassemblements prometteurs. Jean-Luc Mélenchon obtient de très bons résultats dans les villes, les cantons, les circonscriptions où le Parti communiste est bien implanté et dispose d'un réseau important de militant-e-s et d'élu-e-s . 

 

 

Le résultat de Jean-Luc Mélenchon marque un désir profond  de changement  vers plus d'honnêteté en politique, de justice sociale, de solidarité, de démocratie réelle, de paix et de respect de l'environnement. 

 

C'est une nouvelle page de la gauche française qui a commencé à s’écrire dans cette campagne. La gauche  change d’époque. Le Parti communiste est totalement investi dans cette réinvention, avec son projet, La France en commun, et entièrement tourné vers les défis du XXIè siècle. 

 

Dans l'immédiat, conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé  pour le faire. 

 

Marine Le Pen veut une société de haine, du rejet de l'autre, du racisme et de la xénophobie, une société qui divisera ceux qui ont des intérêts communs au profit de son clan et des puissances d’argent, qui substituera aux principes fondamentaux d’égalité et de fraternité dans la République des principes de discrimination entre Français, entre ceux qui vivent et travaillent dans notre pays selon leur origine et leur nationalité. Nous n’en voulons pas.  

 

Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. Avec Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar El Assad, et les extrêmes droites européennes comme alliés, elle menacerait la sécurité du monde si elle présidait la France, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Nous ne le voulons pas. 

 

Nous avons le devoir, pour aujourd’hui comme pour les générations futures, d'empêcher son accession à la Présidence de la République, qui signifierait la prise en main par l'extrême-droite de tous les instruments d’État.

 

Notre appel pour le 7 mai n’est évidemment en aucun cas un soutien au programme libéral anti-social d’Emmanuel Macron, que nous avons combattu quand il était ministre et que nous combattrons demain sans concession, chaque fois qu’il portera atteinte  au  monde du travail, à ses droits, à nos services publics. 

 

Nous appelons, dans le respect des appels qui seront lancés le 1er mai par les organisations syndicales, à faire de cette grande journée sociale du 1er mai un  moment de lutte et de mobilisation sociale contre l’extrême-droite, pour la paix, la démocratie et le progrès social. 

 

Face à un tel second tour de l’élection présidentielle, les élections législatives des 11 et 18 juin prennent désormais une importance cruciale. Les citoyen-nes qui ont porté à un haut niveau l'élan de la transformation sociale avec le vote pour Jean-Luc Mélenchon, doivent maintenant transformer l'essai lors des prochaines élections législatives. L'Assemblée nationale peut devenir un contre-pouvoir à la politique qui sera conduite à la suite du résultat du second tour de l'élection présidentielle le 7 mai prochain.

 

Fort du résultat obtenu ce dimanche, nous pouvons élire un grand nombre de députés honnêtes, proches de vous,  fidèles aux intérêts populaires, comme l’ont été les députés communistes pendant 5 ans, notamment  contre les lois Macron ou El Khomri. Des députés qui résisteront à la droite et à l’extrême-droite, qui ne s’allieront pas  avec les députés macronistes pour voter des lois anti-sociales.  Des députés porteurs de résistance et d'espoir face aux appétits de la finance et contre la haine et les divisions.

 

 

Les communistes sont déjà pleinement investis dans cette bataille législative que nous savions essentielle depuis le premier jour, à l’égal de l’élection présidentielle.  Le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s à parité pour faire  entrer le peuple à l’Assemblée nationale.

 

Dès ce soir, et dans les quarante-huit heures qui viennent, le Parti communiste appelle les forces de gauche et de progrès, les équipes de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, toutes les forces engagées dans la campagne, celles de Benoît Hamon, des socialistes et des écologistes, des femmes et des hommes désireux de reconstruire une gauche de combat et de transformation sociale et à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, celles du second tour de l'élection présidentielle, du 1er mai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin. 

 

Pour sa part, le PCF s’engage sans attendre dans toutes ces mobilisations. 

 
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 15:07

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 12:25

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 12:13

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article