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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 16:45

 

                                                                    MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

 

 

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 14:42

                                                                 ECOLE-PUBLIQUEjpg-copie-1.jpg  

 

 

 

A chacun son rythme, à chacun son école ….Une logique d’inégalités !

                       Communiqué du réseau école du PCF

 

La mise en œuvre du décret portant sur la réforme des rythmes scolaires soulève partout dans le pays colère et incompréhension. Parents, enseignants, personnels d’animation, tous pointent aujourd’hui la difficulté à mettre en œuvre une réforme des rythmes répondant aux besoins éducatifs des élèves et notamment des plus en difficulté.

Mais bien au-delà de la question des rythmes c’est le projet d’école, comme le projet éducatif dans son ensemble qui sont remis en cause.

 

Bien plus que d’une réorganisation des horaires, certes absolument nécessaire au regard de la réalité du terrain, c’est sur l’ambition éducative que ce mouvement entend peser auprès de politiques qui ont oublié les objectifs annoncés de lutte contre l’échec scolaire.  Le Parti communiste français soutient le mouvement qui  fédère enseignants, parents et animateurs qui dénonce l’existant mais surtout attend que l’Etat prenne véritablement ses responsabilités en donnant à l’Ecole les moyens, financiers, humains, de s’attaquer à la difficulté scolaire et  aux communes la possibilité effective de mettre en place un périscolaire de qualité.

En effet la réforme dite des rythmes s’inscrit dans un contexte plus large de mise en place d’un socle commun de connaissance pour les uns, de programmes pour les autres ; dans la promotion d’une scolarité, d’une éducation qui loin de combattre  les inégalités scolaires, les inégalités de territoire, les inégalités sociales, les entérine voire les aggrave.  un temps de concertation est nécessaire avec l’ensemble des acteurs de l’éducation

 

Il faut que le ministre entende très rapidement la colère qui monte alors que les métiers de l’éducation sont empêchés par plusieurs années de casse de l’école,  d’austérité imposée à l’ensemble du pays. Il faut que le ministre comprenne que le mouvement exprime  une volonté collective de mettre en actes  « la priorité à la jeunesse et à l’éducation ».

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 14:09

                                                              faucille tourne-copie-1

 

 

  PISA/Ecole : "Assez de larmes de crocodiles" 

Mercredi 4 Décembre 2013
PISA/Ecole : "Assez de larmes de crocodiles" (PCF)
    À chaque livraison des résultats PISA, les promoteurs des réformes libérales de l’éducation versent des larmes de crocodiles en déplorant le constat d’inégalités grandissantes… pour mieux continuer leurs politiques inégalitaires. En refusant de rompre avec l'austérité, en se pliant au dogme de la réduction des dépenses, M. Peillon et le gouvernement actuel n’ont pas choisi d'y changer grand chose.

La droite a supprimé en 2008 des heures de classe en primaire et a fait disparaître la plupart des postes permettant de scolariser les enfants dès deux ans : en nombre d’heures, ce sont deux années de scolarité qui ont été volées à toute une génération. Plutôt que de rendre ces heures à l’éducation nationale, M. Peillon les confie aux collectivités locales et au privé.
La droite a différencié les objectifs de l’école : un minimum obligatoire pour les uns (le socle commun), des programmes de plus en plus complexes pour les autres. En ne remettant pas en cause ces logiques, M. Peillon les entérine. Cela lui évite de répondre aux défis nouveaux auxquels l’école est confrontée et de créer les conditions pour enseigner à tous des contenus plus difficiles, indispensables pour affronter la complexification du monde. Dans ces conditions, on ne peut pas s’étonner que les inégalités grandissent.

Assez de larmes de crocodiles, il faut changer de cap !
Dès maintenant, face à la montée des inégalités, des mesures sont nécessaires : une scolarité obligatoire prolongée de 3 à 18 ans, avec un véritable droit à l’école dès deux ans, pour donner à l’école le temps d’enseigner à tous des savoirs plus complexes ; une ambition commune pour tous les enfants avec la suppression du socle commun et refonte des programmes sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour réussir à l’école. Redonnons sens à l’école, en en faisant le lieu où la République donne aux adultes de demain les moyens de maîtriser leur avenir dans un monde toujours plus complexe.
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 13:30

 

 

 

 

 source:P.Le Hyaric                                                   

Il pleut des euros sur les riches... Ailleurs des chômeurs et des pauvres ! 
Paradoxe du moment ! On vient d’ouvrir, il y a quelques jours, les distributions alimentaires aux plus démunis, au moment même où s’affichent dans les villes les décorations alléchantes de Noël.
                                    bonhomme de neige animé
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 07:46

 

 

 

 

                                                                  Meeting.JPG                                                                                     FRANCIS.gif

 

Si Jean Zuccarelli est élu en mars prochain, Françis Riolacci sera son 1er adjoint. S’appuyant sur le bilan municipal et les projet en cours, centre culturel de Lupino, voie douce, réhabilitation des quartiers, Françis Riolacci souligne le côté “rassembleurs” des communistes à Bastia pour réussir la “mixité sociale” dans la ville…

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 13:37

 

 

 

 

Un proverbe africain dit "tant que le lion ne saura pas écrire, les histoires de chasse glorifieront le chasseur" et comme 90% des informations diffusées sur la planète dépendent non seulement des occidentaux en général mais des groupes de presse qui exigent rentabilité et qui sont aux mains du capital, je ne prends rien pour argent comptant...(Danielle Bleitrach)

 

             Un exemple:

 

Hier soir, les infos sur la 2.

A la une, Madame Drucker présente un fait divers qui a causé la mort de 4 personnes : durée 10 mn.

                                 C’était aux Etats-Unis.


Vers 20h 20, la présentatrice nous apprend qu’il y eu de graves affrontements avec la police  : 4 morts. Durée 2 mn.

                               C’était en Thailande.

 

Passons sur la manif pour la fiscalité en France : anecdotique.

 

     Comme avait dit une présentatrice météo, sur une chaine publique française, le jour de l'attentat  du 11 septembre:  Dieu sauve l'Amérique !

 

                                                                           U Cursinu Rossu
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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 13:32

                                                                cerveau animé

 

 

 

Anne Sinclair

Directrice éditoriale du Huffington Post

                        Le racisme à ciel ouvert

 

 

11 novembre. Hier, héroïsme. Aujourd'hui, abattement. Hier, le million et demi de morts dans les tranchées, laisse la France exsangue mais glorieuse. Aujourd'hui, les blessures économiques, les souffrances sociales et l'inquiétude pour demain, laissent la France désemparée et affligée.

Le Président de la République est réputé avoir de la chance. Il en a singulièrement manqué cette semaine. A peine François Hollande avait-il lancé -avec panache et ton présidentiel- les commémorations pour le centenaire de la Première Guerre mondiale, que l'agence de notation Standard & Poor's, indifférente aux morts d'il y a cent ans, dégradait la note de l'économie française déjà douloureuse.

Ce discours avait plusieurs objets: principalement l'hommage à tous les morts de 14/18 pour la France, les soldats héroïques comme les déserteurs fusillés; mais aussi, l'invitation au rassemblement, presque à l'union nationale face aux défis d'aujourd'hui (il fut entendu pour quelques heures par l'opposition); et enfin, appel à l'intransigeance face au racisme, alors que sa Garde des Sceaux subit depuis des mois les attaques les plus ignobles, qui rappellent un temps qu'on croyait disparu.

"Mobilisation" bien venue, après que Christiane Taubira a dû dire elle-même sa solitude et son désarroi devant une France "délabrée" (voir Libération 6 novembre), pour que nous prenions conscience de notre apathie, de notre accoutumance aux paroles hideuses, de la terreur qui nous "cloue sur place", comme l'a magnifiquement écrit dans le même journal, la romancière Christine Angot criant sa honte, notre honte, d'être devenus ce qu'elle appelle "des singes muets".

C'est en effet la vraie question que l'habitude que l'on prend à lire ou entendre l'indéfendable. Les actes racistes sont préoccupants, certes, en augmentation de 23% en 2012, et multipliés par 5 en 20 ans, comme le note la CNCDH, mais l'affranchissement de la parole de toute contrainte, les légitime. Les tabous se sont évanouis, l'expression du racisme devient banale, au nom de la lutte contre le politiquement correct. Interrogeons-nous d'ailleurs un instant sur ce faux combat né en Amérique: pourquoi le faire nôtre? Le "politiquement correct", après tout, restait une garantie d'un minimum de comportement décent pour une vie apaisée en société, et empêchait les digues de céder!

Les sociologues, les historiens constatent tous ce phénomène qui ronge une Europe en crise. En France, ils datent pour la plupart cette désinhibition dans le discours, du fameux débat sur l'identité nationale lancé sous le quinquennat précédent, et dont le Président de la Licra dit lui même "qu'il a libéré la parole raciste". Libéré, est d'ailleurs un mot indûment employé car il laisserait à penser que ce discours était jusque-là injustement prisonnier, et que son expression enfin assumée relève d'une conquête positive. Et les mêmes observateurs, de s'alarmer de la diffusion dans la société française d'un discours qui autrefois était cantonné à l'extrême droite.

L'extrême droite, justement, parlons en. Il est de bon ton aujourd'hui de souligner la mue du parti frontiste, la dédiabolisation à laquelle Marine Le Pen s'est habilement attaquée, la sanction immédiate des militants du FN auteurs de dérapages -encore un mot impropre, comme le fait remarquer Christiane Taubira dans sa poignante interview, car souligne la ministre, il ne s'agit pas de fautes d'inattention, mais de digues qui tombent les unes après les autres.

N'est-on pas aujourd'hui d'ailleurs bien plus indulgent envers le FN qu'on ne l'a jamais été envers aucun autre parti politique? Aujourd'hui, à peine ose-t-on encore faire référence au discours douteux (c'est un euphémisme) très récent encore du FN et de ses dirigeants, puisqu'on vous le dit, puisque Marine vous le dit, ce parti a profondément changé. Vous n'allez pas indéfiniment ramener l'extrême droite à ses démons, nous dit-on? Puisqu'on vous dit qu'elle-a-chan-gé! Peut-être, mais la présidente du Front National a-t-elle abjuré l'histoire du parti créé par son père? Nullement, elle l'a endossé. S'est-elle nettement détachée de l'idéologie assumée longtemps par ce mouvement? Au contraire, elle ne l'a jamais condamnée. Pourquoi ne pas répéter que ce changement est seulement proclamé, et que nous ne l'admettrons que le jour où le FN nouveau dénoncera le FN ancien? Pourquoi ne pas avoir pour Marine le Pen la même exigence que celle que nous avons eu pour tous les partis qui proclamaient leur évolution?

Je me souviens de la façon dont journalistes et responsables politiques sommaient le PCF -qui affirmait avoir "changé"- d'abandonner la "dictature du prolétariat", ce qui fut fait par le 22e congrès du Parti Communiste Français en 1976, sans pour autant lever toutes les réserves qui perdurèrent en tout cas sous le règne de Georges Marchais?

Je me souviens de l'insistance encore toute récente avec laquelle on intimait l'ordre au Parti Socialiste de faire son "Bad Godesber" c'est-à-dire abandonner officiellement, comme le SPD allemand le fit en 1959, sa référence à la lutte des classes et son ralliement à l'économie de marché. Je me souviens que François Hollande lui-même, alors Premier secrétaire du Parti Socialiste, a dû subir ce type de questions, alors que le PS était, dans les faits, converti au réformisme depuis des lustres.

Je me souviens de Yasser Arafat qui ne pouvait faire une interview sans qu'on lui réclame l'abolition de la Charte Palestinienne, déclaré par lui "caduque" en 1989. Il aura fallu attendre 1998 et l'insistance de Bill Clinton, cinq ans après les accords d'Oslo, qui portaient pourtant reconnaissance implicite de l'Etat d'Israël, pour obtenir explicitement une révision de sa Charte par le Conseil National Palestinien supprimant les références à la destruction de l'Etat hébreu.

On pourrait continuer longtemps la liste des formations pour lesquelles la vigilante observation de leur doctrine a été plus exigeante qu'on ne l'est aujourd'hui envers le FN. Et au-delà du parti qui embarrasse toute la vie politique, on devrait être plus attentif aux paroles, autrefois imprononçables, aujourd'hui se diffusant comme un cancer dans la société française.

"Guenon" est infect. "Gauche juive" l'est tout autant. Je veux pour terminer, dire un mot de ce livre publié depuis quelques jours, d'Eric Naulleau et Alain Soral, livre dédié à Dieudonné. Un livre à vomir, où Alain Soral, marginal d'une extrême droite ouvertement antisémite, se livre à son habituel délire qui, heureusement, ne touchait plus grand monde. Jusqu'à ce qu'Eric Naulleau, qu'on voit partout, chez Ardisson, au Grand Journal, chroniqueur hier aux côtés de Laurent Ruquier sur France 2, aujourd'hui sur Paris Première ou RTL, se livre à une méchante entreprise de légitimation d'un écrivain connu jusque-là pour sa pathologie obsessionnelle. Par sa seule acceptation de dialoguer avec Soral, Naulleau cautionne, tout en ayant l'air hypocritement de se démarquer, des phrases que je n'avais jamais lues depuis les années 30 et qui provoquent généralement le dégoût.

On sait depuis longtemps que les mots tuent aussi. Et que ceux qui les diffusent sont responsables de l'usage qui en est fait. Pierre Desproges disait qu' "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui". On peut détourner cette phrase et soutenir qu'on peut parler de tout, mais pas avec n'importe qui.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 13:26

 

 

 

60% de la population de la France

invisible aux yeux des élites

[entretien avec Christophe Guilluy, géographe]

Christophe-Guilluy-geographe.jpg

Christophe Guilluy, géographe : « La France périphérique représente 60% de la population, mais elle est invisible aux yeux des élites » 

entretien avec Agnès Thouvenot

Courrierdesmaires.fr. Vous travaillez sur la géographie sociale et, en particulier les classes populaires. Quel est votre constat ?

 

Christophe Guilluy. Pour la première fois de l’histoire, les classes populaires ne sont pas intégrées au projet économique et social des dirigeants. Contrairement à ce qui a prévalu jusque-là, elles ne résident plus dans les territoires où se crée la richesse, mais dans une France périphérique, à l’écart des grandes métropoles. Celle des territoires ruraux, des petites villes moyennes, et d’une partie du périurbain. Ouvriers, employés, les jeunes et les retraités issus de ces catégories, les petits paysans constituent ce qu’on peut appeler les nouvelles classes populaires. Elles habitent désormais dans des territoires éloignées du marché de l’emploi. La France périphérique représente 60 % de la population, mais elle est invisible aux yeux des élites.

 

Pourquoi cette invisibilité ?

 

C. G. Elles le sont d’une part parce qu’on a abandonné « la question sociale » dans les années 80, mais aussi parce que ces catégories vivent dans cette France périphérique éloignée des métropoles d’où proviennent les élites. Loin de Paris, mais aussi des grandes villes qui sont les premières bénéficiaires de l’économie mondialisée et d’une société ouverte. Mécaniquement, les politiques publiques se sont de plus en plus concentrées sur les grandes villes, qui rassemblent désormais 40 % de la population, en délaissant la nouvelle question sociale naissante dans la France périphérique.

 

Outre son invisibilité, quelles sont les caractéristiques de cette population ?

 

C. G. On ne peut pas dire qu’elle ait une conscience de classe. Mais cette France périphérique représente désormais un continuum socioculturel où les nouvelles classes populaires sont surreprésentées. Elles ont en commun d’être des victimes de la mondialisation. Elles habitent loin des territoires qui comptent et qui produisent le PIB national. Si les ouvriers étaient au cœur du système productif et donc dans les villes, aujourd’hui, les nouvelles classes populaires sont au cœur d’un système redistributif de moins en moins performant.

 

Dans vos travaux, vous parlez de France intégrée et de France fragile. La crise que traverse la Bretagne peut-elle s’expliquer à l’aune des deux France ?

 

C. G. Oui. Regardez, la crise en Bretagne ne se déroule pas à Rennes, Brest, ou Nantes, ce que j’appelle la France intégrée. Mais bien dans les périphéries, dans les petites villes, les zones rurales où se cumulent les effets de la récession mais aussi la raréfaction de l’argent public.

 

Cela aura-t-il des conséquences pour les élections municipales de mars 2014 ?

 

C. G. La défiance des classes populaires vis-à-vis des responsables politiques gagne maintenant les maires, qui sont considérés comme impuissants face au délitement du territoire et eux-mêmes victimes des décisions et des représentations portées par les élites. Politiquement, ces nouvelles classes populaires sont désormais très éloignées des grands partis, c’est pourquoi elles constituent l’essentiel des abstentionnistes et des électeurs du Front national.

 

Une partie de la France fragile vit également dans les métropoles, et notamment dans les banlieues. Vous écrivez que la société est « sur le chemin d’un modèle communautaire »…

 

C. G. Oui, bien que les élus refusent de l’admettre publiquement, les grandes métropoles sont les territoires les plus inégalitaires où cohabitent des classes populaires immigrées et des classes supérieures dominantes. La diversité culturelle participe au brouillage des différences entre classes. La lutte des classes pour l’égalité sociale laisse ainsi la place à un combat pour la diversité qui quelque part légitime les inégalités. La question sociale se déplace vers la question ethnoculturelle sans être toutefois assumée par les élus qui ont tendance à laisser aux fonctionnaires de terrain le soin de gérer les tensions communautaires.

 

Références:

Chercheur auprès de collectivités et de bailleurs sociaux, Christophe Guilluy a publié « Fractures françaises » en 2010 (réédition en 2013 aux éditions Champs Flammarion). Il est l’auteur également de l’« Atlas des nouvelles fractures sociales en France » (Autrement, 2004).

 

source : http://www.courrierdesmaires.fr/


carte--france--illustree.jpg

                source:Commun,Commune

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 12:38

 

                                                                   cerveau animé

 

 

 
            En Palestine, il y a deux sortes de colonies : la colonie légale, c’est quand la terre, les oliviers, la maison, le village, l’histoire, la vie du Palestinien, sont confisqués par des New-Yorkais ou des Moscovites ou des Parigots, avec l’autorisation expresse d’un tribunal créé à cet effet, obéissant à la Loi du Plus Fort.
 
            Et puis il y a la colonie illégale. Là, c’est quand la terre, les oliviers, la maison, le village, l’histoire, la vie du Palestinien, sont confisqués sans l’autorisation préalable d’un tribunal. Ce n’est qu’après coup qu’une juridiction d’exception tranche en faveur des voleurs, obéissant à la Loi du Fait Accompli.
 
            Il est intéressant de noter que, pour quelques hurluberlus toujours bien en cour, la colonie serait en quelque sorte une excroissance regrettable de l’Etat d’Israël. Lequel n’est en soi, pourtant, que cela : une colonie. Qui s’agrandit, par à-coups, en démolissant, en arrachant, en expulsant, en tuant.
 
            Mais le Fait Accompli ne se soucie pas d’exactitude historique, de légitimité ou de justice. Il est. Aussi, les Palestiniens ont-ils – douloureusement -, sacrifié ce qui était déjà perdu, en échange d’un arrêt de la colonisation à venir. C’était à Oslo. C’était un geste fort.
 
            Que se passa-t-il ? L’Etat sioniste fit un geste fort aussi : il amplifia, plus que jamais, son œuvre colonisatrice, qui lui est consubstantielle.
 
            Le saviez-vous ? Le colon n’a pas changé. C’est toujours le même : il se comporte comme le Maître et considère l’Indigène comme un sous-homme. C’est cette petite pirouette raciste qui permet au New-Yorkais, au Moscovite, au Parigot, arrivant sur la terre de Palestine, de se comporter comme un bon vieux ratonneur, tirant sur tout ce qui bouge et rendant la vie impossible à ceux qu’il a poussés un peu plus loin.
 
Et qui lui résistent.
 
C’est de ce cadastre du fait accompli dont il sera question dans notre « ¼ d’heure en Palestine », puisque nous diffuserons les propos de Ghassan Daghlass, chargé par l’Autorité Palestinienne, du dossier de la colonisation. Il était à Lille il y a peu, et nos copains d’Amitié Lille-Naplouse ont fait l’interview.
 
 
Par ailleurs, il se peut fort bien que, dans cette émission, il soit question des liens parfois tendus qui unissent les impérialistes et les divisent en même temps, sur base d’écoutes téléphoniques et autres gisements de gaz.
 
Et si, la semaine passée, vous n’avez pas eu le temps de noter l’adresse du magasin où l’on trouve de l’huile d’olive pas encore colonisée, ou que vous ignorez encore ce que fut la lutte des classes en gare de Rethel, vous pouvez encore vous rattraper. Ici :
 
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 16:41

 

source:

  le-courrier-des-echos.jpg

L'académie française propose une traduction pour les acronymes «WTF et OMG»

Adversaires farouches des anglicismes barbares s'insinuant à travers les poreuses frontières numériques de l'hexagone, les « immortels » proposent régulièrement des traductions « bien françaises » aux vocables populaires venus des Etats-Unis. C'est ainsi que «QPJA» et «OMEAS» rejoindront la prochaine édition du dictionnaire académique de la langue française en tant que traductions respectives et officielles des célèbres «WTF» et «OMG».

« WTF » devient QPJA (« Quelle Partie de Jambes en l'Air ! »)

Proposé par Érik Orssena, l'acronyme QPJA est voué à remplacer le fameux WTF («What The Fuck»), exprimant un fort étonnement, teinté d'incrédulité. Signifiant littéralement « Quelle Partie de Jambes en l'Air ! », ce nouvel acronyme se veut plus gracieux mais tout autant chatoyant : « Il n'est pas nécessaire de recourir à la vulgarité pour exprimer l'étonnement. J'en veux pour preuve le truculent "Nom d'une pipe !" qui est malheureusement tombé en désuétude. Avec QPJA, nous nous adressons directement à la jeunesse, en prenant acte d'une locution fort répandue sur la toile d'une part mais en tâchant d'en conserver la signification originelle d'autre part; quoiqu'un peu édulcorée, je vous l'accorde» expliquait l'académicien au micro de France Culture.640px-Institut_de_France_-_Acadmie_franaise_et_pont_des_Arts.jpg

L'exemple officiel qui figurera dans le dictionnaire se veut radicalement moderne, en harmonie avec son temps : «Tu as eu une meilleure note que moi malgré que t'as pas travaillé, QPJA !?! » (la faute de français, volontairement ajoutée par l'Académie, est ici pour « faire plus réaliste »).

«OMG» devient OMEAS (« Oh Mon Etre Abstrait Supérieur !»)

C'est Xavier Darcos, ancien ministre du gouvernement Fillon, aujourd'hui académicien, qui est à l'origine de la seconde traduction, celle du célèbre acronyme «OMG» («Oh My God»). Signifiant également l'étonnement, mais empreint d'une charge émotionnelle supérieure, le « OMG » est aussi plus empathique que le « WTF ».

« Personnellement, j'aurais préféré traduire mot-à-mot l'expression américaine, mais la posture laïque de la France m'en a empêché, d'où le recours à une idée plus générale d'un être supérieur abstrait qui peut être Dieu, Allah, ou qui vous voulez, ça s'adapte ! » déclarait fièrement M. Darcos à un confrère journaliste, en marge d'une conférence de presse.

Ces nouveaux acronymes seront-ils boudés par les jeunes francophones, comme bien des propositions de l'Académie Française ? IDK.

 
La rédaction  -  Illustration : «Institut de France - Académie française et pont des Arts» Wimimedia Commons
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