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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 15:45

 

 

 

Les pays membres de l’ONU (sauf certains) condamnent la glorification du nazisme.

legrandsoir

Objet : Glorification du nazisme : caractère inacceptable de certaines pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée / adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies. - Résolution A/RES/67/154v (présentée par la Russie) - Date du vote : 20/12/2012

 

Voici les résultats du vote à l’Assemblée Générale des Nations-Unies, vote dont les médias ont oublié de parler. Etonnant, n’est-ce pas ?

Les noms des pays sont en anglais

Pour Contre Abstention N’a pas pris part au vote
  1. Afghanistan
  2. Algeria
  3. Angola
  4. Antigua and barbuda
  5. Argentina
  6. Armenia
  7. Azerbaijan
  8. Bahamas
  9. Bahrain
  10. Bangladesh
  11. Barbados
  12. Belarus
  13. Belize
  14. Benin
  15. Bhutan
  16. Bolivia (plurinational state of)
  17. Botswana
  18. Brazil
  19. Brunei darussalam
  20. Burundi
  21. Cambodia
  22. Cameroon
  23. Cape verde
  24. Central african republic
  25. Chad
  26. Chile
  27. China
  28. Colombia
  29. Comoros
  30. Congo
  31. Costa rica
  32. Cote d’ivoire
  33. Cuba
  34. Democratic people’s republic of korea
  35. Democratic republic of the congo
  36. Djibouti
  37. Dominica
  38. Dominican republic
  39. Ecuador
  40. Egypt
  41. El salvador
  42. Equatorial guinea
  43. Eritrea
  44. Ethiopia
  45. Gabon
  46. Gambia
  47. Grenada
  48. Guatemala
  49. Guinea
  50. Guinea-bissau
  51. Guyana
  52. Haiti
  53. Honduras
  54. India
  55. Indonesia
  56. Iran (islamic republic of)
  57. Iraq
  58. Israel
  59. Jamaica
  60. Jordan
  61. Kazakhstan
  62. Kenya
  63. Kuwait
  64. Kyrgyzstan
  65. Lao people’s democratic republic
  66. Lebanon
  67. Liberia
  68. Libya
  69. Madagascar
  70. Malaysia
  71. Maldives
  72. Mauritania
  73. Mauritius
  74. Mexico
  75. Mongolia
  76. Morocco
  77. Mozambique
  78. Myanmar
  79. Namibia
  80. Nauru
  81. Nepal
  82. Nicaragua
  83. Niger
  84. Nigeria
  85. Oman
  86. Pakistan
  87. Papua new guinea
  88. Paraguay
  89. Peru
  90. Philippines
  91. Qatar
  92. Russian federation
  93. Rwanda
  94. Saint kitts and nevis
  95. Saint lucia
  96. Saint vincent and the grenadines
  97. Sao tome and principe
  98. Saudi arabia
  99. Senegal
  100. Serbia
  101. Seychelles
  102. Sierra leone
  103. Singapore
  104. Solomon islands
  105. Somalia
  106. South africa
  107. Sri lanka
  108. Sudan
  109. Suriname
  110. Swaziland
  111. Syrian arab republic
  112. Tajikistan
  113. Thailand
  114. Timor-leste
  115. Togo
  116. Trinidad and tobago
  117. Tunisia
  118. Turkey
  119. Turkmenistan
  120. Tuvalu
  121. Uganda
  122. United arab emirates
  123. United republic of tanzania
  124. Uruguay
  125. Uzbekistan
  126. Vanuatu
  127. Venezuela (bolivarian republic of)
  128. Viet nam
  129. Yemen
  130. Zambia
  131. Zimbabwe
  1. Canada
  2. United-States
  3. Palau
  1. Albania
  2. Andorra
  3. Australia
  4. Austria
  5. Belgium
  6. Bosnia and herzegovina
  7. Bulgaria
  8. Burkina faso
  9. Croatia
  10. Cyprus
  11. Czech republic
  12. Denmark
  13. Estonia
  14. Fiji
  15. Finland
  16. France
  17. Georgia
  18. Germany
  19. Greece
  20. Hungary
  21. Iceland
  22. Ireland
  23. Italy
  24. Japan
  25. Latvia
  26. Lesotho
  27. Liechtenstein
  28. Lithuania
  29. Luxembourg
  30. Mali
  31. Malta
  32. Monaco
  33. Montenegro
  34. Netherlands
  35. New zealand
  36. Norway
  37. Panama
  38. Poland
  39. Portugal
  40. Republic of korea
  41. Republic of moldova
  42. Romania
  43. Samoa
  44. San marino
  45. Slovakia
  46. Slovenia
  47. South sudan
  48. Spain
  49. Sweden
  50. Switzerland
  51. The former yugoslav republic of macedonia
  52. Tonga
  53. Ukraine
  54. United kingdom
  1. Ghana
  2. Malawi
  3. Marshall islands
  4. Micronesia (federated states of)
  5. Kiribati

SOURCE ONU

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 15:36

                                                                      cerveau animé

 

 

 

 

Syrie : se méfier de la désinformation

Désinformation - informationLa Syrie est une tragédie : des dizaines de milliers de victimes innocentes ont été massacrées et un pays qui se trouvait au cœur de la civilisation arabe est en train d’être anéanti. Notre cœur saigne pour la souffrance du peuple syrien. Rage et tristesse, cependant, ne sont pas incompatibles avec une lecture critique de l’information dont nous sommes abreuvés par les médias grands publics.

 

Ces médias accusent le régime de tous les crimes perpétrés durant l’année écoulée, en particulier de l’usage prétendu d’armes chimiques.

 

Avant même que la commission d’enquête des Nations-Unies n’arrive à Damas, il paraissait, semble-t-il, entendu que des armes chimiques avaient été utilisées, et que c’était l’armée syrienne qui les avait utilisées contre la population syrienne. Une dictature sanguinaire et folle contre un mouvement de libération composé d’anges ?

 

Commençons par l’Armée de libération syrienne (ALS) : ce n’est pas un corps homogène – en fait, ils se battent entre eux – et alors qu’elle comportait à l’origine de véritables démocrates syriens, la plupart de ceux-ci ont quitté le mouvement, lequel s’est trouvé progressivement dirigé par des fondamentalistes musulmans, des bandes de criminels et des agents étrangers. Les puissances internationales qui soutiennent l’ALS pourraient bien rapidement regretter leur choix de partenaires, comme cela est arrivé avec Al Qaïda en Afghanistan…

 

Ensuite, la question du nombre. Des centaines ou même des milliers de victimes, rapportent les médias. Qui les a comptées ? Où ? Tuées par quelles armes et par qui ? Et les armes chimiques : selon un article récent du Washington Post, à au moins une occasion, des armes chimiques ont été utilisées… par des unités de rebelles, pas par le régime.

 

En réalité, nous ne savons rien de sûr à cet instant, sauf qu’une fois encore, nous sommes la cible d’une campagne majeure de désinformation.

 

Il nous faut avoir une lecture critique de l’information dont nous sommes abreuvés, sans aucun doute les « armes de destruction massive » qui ont servi de prétexte pour l’agression américaine contre l’Iraq n’ont jamais existé : des dizaines de millions de personnes à travers la planète ont été abusées par George W. Bush et sa cynique équipe de menteurs qui ont voulu briser l’énorme mouvement anti-guerre, et notamment celui aux États-Unis.

 

La capacité pour les mensonges de masse a en fait été testée par la machine de propagande US à la fin des années quatre-vingt, contre le régime de Ceausescu en Roumanie. Un massacre prétendu était dit avoir été commis par le régime dans la ville de Timisoara, et le monde entier a été trompé par les « images » du massacre. Cette indignation universelle a été le début de la fin de la dictature Ceausescu.

 

Pourtant, le massacre de Timisoara n’avait jamais eu lieu, et les charniers étaient des faux : Timisoara n’était qu’une invention de la CIA et de l’opposition roumaine.

 

Depuis, j’ai appris à être extrêmement sceptique devant les informations dramatiques, spécialement quand l’on sait pertinemment que ce sont les États-Unis et leurs alliés qui recherchent des prétextes pour lancer une agression militaire.

 

Michel Warschawski

L’article est paru initialement le 5 septembre sur le site Info-Palestine.eu

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 15:31

 

 

 

      grossflaeche_thema1_revolution_1130x800.pngÉlections législatives en Allemagne : nouveau recul pour un pâle « Die Linke », dans un pays plus à droite que jamais

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Plus à droite que jamais. L'Allemagne sortie des législatives du 22 septembre l'est avec une CDU au plus haut depuis 1990, un SPD qui continue sa dérive droitière et « Die Linke », empêtré dans une stratégie euro et SPD-compatible, encore en recul.

 

Le fait majeur de ce scrutin, c'est le triomphe de la CDU d'Angela Merkel. Avec plus de 43% des voix, le parti démocrate-chrétien a écrasé le scrutin. La seule incertitude reste sa capacité ou non à obtenir la majorité absolue.

 

Dans une campagne résolument conservatrice, axée sur la stabilité et la continuité, elle a fait le plein dans l'électorat de droite et du centre, sur fond d'un nationalisme (« L'Allemagne forte »), qui trouve sa pleine expression dans un européisme intéressé et prudent.

 

Merkel n'a pas hésité à récupérer l'héritage de l’œuvre de l'ex-chancelier social-démocrate Gerhard Schroder, dont les réformes (« Hartz IV »), au début des années 2000, ont plongé des millions d'Allemands dans l'enfer de la précarité et des bas salaires.

 

Plus subtilement, elle s'est distinguée de son prédécesseur social-libéral par des inflexionsen politique étrangère, moins suiviste vis-à-vis de l'OTAN, et jusqu'en politique intérieure, avec quelques mesures sur le salaire minimum limitées à certaines branches bien précises.

 

A droite, Merkel occupe tout l'espace et écrase ses partenaires-concurrents : le FDP est balayé sur ses fondamentaux, libéralisme et européisme (4,5%) tandis que le parti populiste anti-euro, « Alternative fur Deutschland », échoue aux portes du Bundestag (4,8%).

 

Mais la droitisation du pays se manifeste aussi à la faillite des partis dits de « gauche ». Les Verts, en recul avec 8 % des voix (- 2,7 points) et surtout du SPD qui avec 26 % des voix réalise un score décevant, bien qu'en progression par rapport au fiasco de 2009 (+ 3 points).

 

Parti dans un premier temps sur des propositions identitaires « de gauche » offrant un vernis de radicalité (salaire minimum, impôts progressifs), le SPD a fini par accentuer sa dérive vers la droite, aidé en cela par la figure idoine, Peer Steinbruck.

 

Représentant émérite de la « gauche caviar » allemande, Steinbruck a été le ministre des Finances de Merkel sous la « Grande coalition » de 2005 à 2009, maître d’œuvre du plan de renflouement des banques, et de l'austérité dans et hors des frontières allemandes.

 

Se revendiquant de l'héritage des réformes Schroder, défendant le recul de l'âge de départ à la retraite à 67 ans qu'il a fait passer, Steinbruck ne s'est finalement distingué de Merkel que par sa défense plus obstinée de l'austérité budgétaire et du fédéralisme européen.

 

Pris dans cette vague droitière, « Die Linke » l'a aussi alimentée.Dans la lignée des derniers scrutins régionaux, « Die Linke » s'effritte. Avec 8,4% des voix, elle pourrait rester troisième force du pays, mais en net recul par rapport aux scores de 2009, où elle avait obtenu 11,9 %.

 

Au-delà de son résultat, ce sont ces axes de campagne qui ont nourri la droitisation du pays : l'approfondissement de l'intégration européenne et la recherche d'une alliance avec la social-démocratie.

 

Approfondissement de l'intégration européenne, alliance avec le SPD : virage droitier ou continuité pour Die Linke ?

 

Die Linke s'est distinguée d'abord dans la campagne par son zèle dans la défense et l'approfondissement de l'intégration européenne.

 

On se souvient en mai de l'intervention du fondateur de « Linke », l'ancien ministre de l'Economie de Gerhard Schroder, Oskar Lafontaine se prononçant pour la sortie de l'Euro afin de pouvoir mettre en place une véritable « politique de relance » de gauche, toute keynésienne et social-démocrate.

 

La levée de boucliers a été instantanée chez les dirigeants de Linke, proclamant leur attachement politique à la construction européenne.

 

Ainsi, Bernd Riexinger, représentant les ex-sociaux-démocrates de RFA et co-président, répondit : « Certains disent Non à l'Euro et oui à l'Austérité (l'AfD/Alternative fur Deutschland), nous, nous disons non à l'austérité et oui à l'Euro. Ils sont de droite, nous sommes de gauche ! »

 

Katia Kipping, représentant l'ex-PDS de l'Est, elle aussi co-présidente, avait alors répondu dans un article dans Neues Deutschland au titre fort : « Nous disons oui à l'Euro ».

 

Le programme adopté par Die Linke lors de sa Conférence à Dresde en juin insiste sur la nécessité de lutter ... contre la fin de l'Euro en promouvant une réforme de l'Union économique et monétaire, notamment des missions de la Banque centrale européenne (BCE).

 

Un européisme zélé parfaitement compatible avec la position ultra-fédéraliste du SPD.Le deuxième point marquant étant la recherche obstinée pendant la campagne de convergences avec le parti social-démocrate, en vue d'un gouvernement de gauche plurielle « rouge-rouge-vert ».

 

Les dirigeants de Linke, en premier lieu les présidents Tanja Kipping et Bernd Reixinger, n'ont cessé de modérer leur discours, insistant sur leur disponibilité pour des accords avec le SPD.

 

Une position défendue par le dirigeant historique de l'ex-PDS d'Allemagne de l'Est, désormais représentant de l' « aile modérée » ou « pragmatique » du parti, Gregor Gysi, qui rêve désormais de moins en moins secrètement d'un poste aux Affaires étrangères.

 

Gregor Gysi a tenu à insister sur le fait que « le SPD ne ferait pas de chancelier sans nous », et qu'il était disposé à s'entendre sur un programme minimal de gouvernement, rappelant les « points de convergence »entre les deux formations.

 

Un programme minimal dans lequel il a renoncé progressivement à tous les points de friction avec le SPD :l'abandon de la lutte contre le recul de l'âge à la retraite à 67 ans, de la suppression des lois Hartz IV oudu retrait des troupes d'Afghanistan.

 

Die Linke se contentait en fin de compte de déclarations incantatoires sur la « justice sociale » et la « paix » et de mesures compatibles avec les propositions du SPD. C'est le cas pour la mise en place d'un salaire minimum à 10 € quand le SPD … le proposait à 8,50 €.

 

Gysi a affirmé que « lorsque Die Linkeest plus forte, c'est l'Allemagne qui est plus pacifique et sociale ». Die Linke a atteint un score historique en 2009, l'Allemagne n'est pas pour autant devenue plus « pacifique et sociale » … si ce n'est pour la paix sociale dans le pays, peut-être ?

 

Anecdote révélatrice de la position conservatrice du parti, Die Linke a choisi pendant la campagne de présenter une affiche avec le mot « Revolution ? » … suivie de la réponse : « Nein ! ».

 

Si Linke ne cesse de mettre en avant son rôle pour tirer le SPD à gauche, le SPD suit de son côté la campagne anti-communiste alimentée par la CDU, et refuse toute coalition « rouge-rouge », laissant toujours entre-ouverte la porte d'une « grande coalition » avec la CDU.

 

Cela n'a pas empêché Gregor Gysi, triomphaliste à l'annonce des résultats, de déclarer le soir même sa « disponibilité pour des entrevues » dans la perspective d'un accord gouvernemental.

 

La dérive droitière de « Die Linke » avait atteint son paroxysme lors des dernières élections présidentielles de mars 2012 où le parti « de gauche » avait soutenu une femme ouvertement de droite, amie de Nicolas Sarkozy, sioniste invétérée : Beate Klarsfeld.

 

Chez un personnage comme Gregor Gysi, elle s'est manifestée notamment par des sorties en faveur du sionisme(« l'anti-sionisme n'est plus une position défendable pour Die Linke », disait-il lors de la commémoration des 60 ans d'Israel en 2008), y compris pour condamner ceux dans les rangs de Linke qui avaient participé à la « Flotille de la liberté » pour Gaza.

 

Ou encore, selon la fuite de Wikileaks, par cet entretien avec l'ambassadeur américain en 2010 tenant à le rassurer du caractère inoffensif du mot d'ordre de « dissolution de l'OTAN » par rapport à celui du « retrait de l'Allemagne de l'OTAN ».

 

Gysi et le parti « Die Linke » est le cœur et la tête du parti européen dit « Parti de la gauche européenne » (PGE) qui, sur le modèle allemand, tend à transformer les partis communistes en « partis (parlementaires) de gauche », pro-européens et sociaux-démocrates de gauche.

 

Après ces élections, le cœur de l'Europe penche plus que jamais à droite, renforcé dans son consensus libéral et européiste. La ligne adoptée par les dirigeants de « Die Linke », orientée vers la défense de l'UE et d'une alliance avec le SPD, n'a fait qu'alimenter cette dérive.

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 14:58

                                                                    cerveau animé

 

 

 

        Pour un nouveau bloc historique international

                                                             Domenico Losurdo
vendredi 13 septembre 2013

Dans les années 80, du XXe siècle, du dernier siècle, un philosophe, qui est peut-être le philosophe le plus célèbre de l’Occident, je parle de Jürgen Habermas, disait:

« Marx est dépassé parce que la lutte de classe en Occident est terminée avec la pacification et l’État social. L’État social se développe soit avec les gouvernements sociaux démocrates, soit avec les gouvernements conservateurs, alors la lutte de classe n’a plus de signification. »

Aujourd’hui nous pouvons dire que ce qui est dépassé, c’est Jürgen Habermas parce que tout le monde peut voir la lutte des classes, tout le monde peut voir qu’en Occident l’État social est démantelé soit avec le gouvernement social démocrate soit avec les gouvernements conservateurs. Peut-être la situation plus catastrophique est aux États-Unis d’Amérique. Ici nous voyons une polarisation sociale extrême, ce n’est pas par hasard qu’il y a un mouvement Occupy Wall Street.

Aux États-Unis l’État social n’a jamais existé, par le fait que le mouvement ouvrier et communiste était faible. Et pour décrire la situation catastrophique des États-Unis je voudrais citer le New York Times, c’est à dire le quotidien officiel le plus important, dans le Figaro d’hier cet article est traduit en français et nous lisons

« si nous considérons la pauvreté infantile parmi les 35 pays les plus avancés contre la pauvreté infantile, les États-Unis occupent la 34e place. Si nous évoquons la mortalité infantile les États-Unis viennent dans la lutte contre la mortalité infantile seulement à la place 49 »

Mais il y a un point où les États-Unis excellent, je cite le New York Times :

« l’Amérique excelle a emprisonner ses citoyens, le fort taux d’incarcération, est bien supérieur à celui de la Russie, de Cuba, de l’Iran ou de la Chine. »

Ce n’est pas seulement une crise économique, c’est une crise politique.

Pourquoi ? Parce que beaucoup de chercheurs des USA disent qu’aujourd’hui dans les USA nous avons une ploutocratie c’est-à-dire le pouvoir de la grande richesse. C’est la grande richesse qui a décidé des candidats et décidé de la conclusion des élections. Mais ce pays d’un autre côté est le pays qui développe les dépenses militaires, il a rassemblé une puissance militaire sans précédent dans l’histoire. C’est pour cela que la situation internationale est aujourd’hui très dangereuse. Oui, les USA ont des bases militaires dans tout le monde. Et c’est bien de faire une autre considération, j’ai dit et je dois répéter que c’est une situation sans précédent dans l’histoire. À la veille de la première guerre mondiale par exemple, il y avait l’Allemagne qui avait l’armée de terre la plus puissante du monde mais il y avait l’Angleterre qui avait l’armée navale, qui sur la mer était la plus grande puissance. Aujourd’hui nous avons des USA qui ont la plus grande puissance militaire sur la mer, dans les cieux, sur le plan terrestre avec les fusées nucléaires, ils sont en mesure de détruire toutes les villes du monde. Les Américains ont des bases militaires dans tout le monde. Aucun autre pays n’a de bases militaires dans tout le monde.

A la veille de la 1ère guerre mondiale, il y avait des alliances militaires opposées les unes contre les autres. Aujourd’hui, il y a l’Otan, une alliance militaire qui s’élargit, devient de plus en plus large. Et cette alliance militaire est dirigée sans problèmes par les USA. Ce sont les USA qui continuent d’organiser le blocus contre Cuba, qui ont essayé de faire le coup d’état contre Chavez, qui ont dirigé et autorisé la guerre contre la Libye et qui sont prêts à faire la même chose contre la Syrie. Ce sont les USA qui avec leur veto, empêchent même la critique la plus ferme contre Israël à l’ONU. Ce sont les USA qui avec leur défense antimissile, essayent de réaliser, en effet, le monopole de l’arme nucléaire. Ce sont les USA qui menacent, pas seulement les petits pays, mais aussi la Russie et surtout la Chine. Alors, je crois que les communistes doivent prendre conscience du danger extrême de cette situation. Oui, les USA connaissent une crise économique mais sur le plan militaire, sont la super puissance. Et c’est pour ça que les dangers de guerre deviennent de plus en plus aigus. C’est une super puissance qui ne voudrait pas renoncer à sa domination mondiale.

Alors, quelle est la tâche pour les communistes ?

Oui, le monde est plein d’états et de gouvernements conservateurs et réactionnaires mais la tâche des communistes n’est pas d’écrire la liste longue, très longue, de ces états conservateurs et réactionnaires. La tâche des communistes est de faire l’analyse des rapports de force au niveau international et à ce niveau sur le plan militaire, il n’y a pas de puissance militaire comparable à celle des USA. Ce pays, qui voit à l’intérieur une situation sociale d’extrême polarisation, ce pays qui veut continuer à garder la supériorité énorme sur le plan militaire, ce pays prétend être le champion des droits de l’homme au niveau international. Et je dois dire avec regret, qu’à cette campagne, il n’y a pas de réponse adéquate. Pas seulement dans le sens que même beaucoup de partis socialistes répètent cette même campagne. Il y a même des communistes qui, quelque fois, participent à cette campagne. Mais pour démontrer comme cette campagne est mensongère. Je voudrais dans ce cas citer, non pas Marx et non pas Lénine, je voudrais citer un président des USA, qui était un président démocrate, un président qui s’appelle Roosevelt.

Pendant la 2ème guerre mondiale, au début de la 2ème guerre mondiale, il a théorisé les « four freedoms », les 4 libertés. Et il disait que pour que l’homme soit libre, il faut la liberté d’expression et la liberté de religion et on doit parler de deux libertés qui ne sont pas inscrites dans la tradition libérales : l’homme doit être libéré du besoin de la faim et la 4ème liberté : l’homme doit être libéré de la peur.

Alors, je parle maintenant de la libération du besoin de la faim. Cette campagne pour les droits de l’homme a comme cible privilégiée la Chine. Certes. Mais on peut réfléchir sur l’histoire de la Chine. Avant le début des infâmes guerres de l’opium, la Chine n’était pas très pauvre. Elle avait un bon niveau de vie par habitant. C’est seulement après le début de l’agression coloniale impérialiste que la Chine devient le pays le plus pauvre du monde à la veille de la conquête du pouvoir par Mao, à la veille de la conquête du pouvoir par le PC. Et aujourd’hui, nous pouvons lire dans les livres et les journaux bourgeois, par exemple j’ai lu le livre italien d’un bourgeois qui dit que la Chine a libéré de la faim, de la misère 600 millions d’hommes. 10 fois l’Italie. Alors, pour ce qui concerne ce droit de l’homme, c’est-à-dire, la libération du besoin de la faim, nous devons dire que les plus grands ennemis de ce droit de l’homme c’était l’Occident colonialiste impérialiste qui a contraint la Chine à une situation désespérée. Et le plus grand protagoniste de l’acquisition de la libération de la faim a été la Chine dirigée par le PC chinois. C’est un grand chapitre de l’histoire mondiale qui ridiculise les communistes qui continuent à être affectés par l’autophobie.

Mais parlons encore de la 4ème liberté dont parlait Roosevelt. Il disait : « 

le monde, le peuple, les nations, les individus ne peuvent pas être véritablement libres s’il y a la peur, l’angoisse »

Et lorsqu’il parlait de cette façon, il critiquait l’Allemagne hitlérienne, parce que tout le monde avait peur d’être agressé par l’Allemagne hitlérienne, par cette grande puissance militaire. Mais aujourd’hui, tout le monde a peur d’être agressé par les USA. C’est-à-dire que les USA sont les plus grands ennemis de cette liberté fondamentale. Et même si nous considérons les libertés de la tradition libérale, les libertés classiques : la liberté d’expression. Qui a bombardé la télévision yougoslave à Belgrade ? Qui a assassiné les journalistes de la télévision yougoslave ? Et qui maintenant interdit la transmission ou rend impossible la transmission en Europe de la télévision iranienne ou du Hezbollah ? Les USA parlent de liberté d’expression mais en réalité ils veulent avoir la même super puissance, la même écrasante supériorité pas seulement sur le plan militaire mais sur le plan multimédia. D’ailleurs tout le monde comprend qu’aucun pays n’est en mesure de développer les libertés démocratiques s’il vit sous la peur de l’agression. Lorsqu’il y a le danger de guerre, d’invasion ou d’agression on ne peut pas développer les libertés démocratiques. La guerre c’est l’ennemi principal des libertés démocratiques. Et ce sont surtout les USA qui font cette politique.

Alors, quelles sont les tâches des PC ?

Je crois que nous devons reprendre la lutte des classes. La lutte des classes n’est pas dépassée comme disait Habermas. La lutte des classes est à l’ordre du jour. Et en Occident, bien sûr, la lutte des classes doit avoir comme objectif même, la défense de l’Etat social. Mais cette lutte des classes ne serait pas surpuissante, même la lutte contre la guerre, contre l’agression impérialiste et colonialiste est une lutte des classes. Alors, nous devons lutter contre la guerre qui est déjà commencée contre la Syrie. Nous devons prévenir la guerre contre l’Iran qui est déjà préparée. Nous devons combattre contre l’encerclement de la Chine. Et nous sommes en Europe occidentale, nous devons dénoncer la complicité criminelle des gouvernements des pays de l’Europe occidentale avec les USA. Une complicité qui est même contraire aux intérêts nationaux des peuples de l’Europe. Nous devons développer la solidarité avec la Palestine. C’est le peuple martyr par excellence. Et sans la solidarité avec la Palestine, il n’y a de véritable internationalisme. Nous devons développer la résistance, la solidarité avec même d’autres formes de résistances. C’est-à-dire, en Palestine, nous avons le colonialisme classique. Les Palestiniens sont expropriés progressivement de leur terre. C’est le colonialisme classique.

Mais il y a d’autres formes de luttes nationales et anticolonialistes : Cuba, Venezuela qui luttent pour construire une économie nationale indépendante. Et cette lutte doit avoir la solidarité des communistes même en Occident et en Europe. Et bien sûr, la même chose vaut pour la Chine populaire voudrait avancer sur le plan économique. Déjà la veille de la conquête du pouvoir par les communistes, Mao avait dit :

« les USA voudraient que la Chine dépende de la farine américaine pour continuer à être le maître colonial de la Chine. »

Maintenant la Chine ne dépend plus de la farine américaine, elle essaie de briser le monopole occidental de la technologie. C’est une lutte très importante pour tous les progressistes et tous les communistes. L’importance de cette lutte est très bien comprise par des pays comme le Venezuela, Cuba, les pays latino-américains. Elle doit être comprise par nous-mêmes, les communistes occidentaux. Je crois que tout le monde peut comprendre qu’avec la disparition de l’URSS, la Chine est le principal contrepoids au colonialisme et à l’impérialisme.

Pour un nouveau « bloc historique »

Pour conclure, nous avons besoin de construire, d’édifier ce que Gramsci appelait un nouveau « bloc historique », un bloc historique international qui soit, le prolétariat, les classes subalternes de l’Occident et des pays capitalistes mais de l’autre côté soit la participation des peuples qui subissent la domination coloniale directe et classique comme la Palestine, soit le peuple qui, après avoir conclu la lutte pour l’indépendance sur le plan politique et militaire conduisent maintenant une lutte sur le plan économique.

Je crois, c’est vraiment ma conclusion, que la situation aujourd’hui est d’un certain côté pleine de promesses parce qu’il n’y a pas de doute que la crise des USA soit économique, soit politique, la crise des autres pays capitalistes est très importante. Mais de l’autre côté c’est une situation qui présente beaucoup de danger parce que l’établissement économique des USA correspond une très grande force militaire et la tentation de la guerre pour les impérialistes. Nous devons combattre ces dangers et maintenir les promesses qui sont présents dans cette situation.

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 14:36

                                                                 

  cerveau animé

 

 

Qu’est-ce qui change avec l’islamophobie ? La laïcité à la française, universalisme concret

Dimanche 22 septembre 2013
Par Benoît Schneckenburger
Philosophe, membre du bureau national du Parti de gauche
 
 (source : http://www.humanite.fr/tribune...)

Le 24 août est la date anniversaire des massacres de la Saint-Barthélemy en 1572, symbole de l’horreur des guerres de religion. Un long chemin a depuis été parcouru : reconnaissance de la liberté de conscience inscrite dans la Déclaration des droits de l’homme, citoyenneté accordée quelle que soit la religion, et séparation des cultes et de l’État par la loi de 1905.

La laïcité à la française porte en elle les principes de paix et d’universalisme. Il faut le rappeler en ces jours de confusion. Les violences inacceptables à l’encontre de citoyens musulmans, ou considérés comme tels, se multiplient. L’extrême droite fait mine de défendre la laïcité, alors qu’en fait elle attise les feux de la haine raciale en ciblant une religion qui, en France, est majoritairement pratiquée par des populations africaines et nord-africaines. Sa dénonciation de l’islam ne fait que prolonger sa xénophobie. La droite sarkozyste lui embraye le pas. Ces faits sont indéniables. Faut-il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain ?

Certains le pensent, et nomment ces attitudes, hélas pas nouvelles, du nom d’islamophobie. Ce faisant, ils mettent les pieds sur un terrain glissant, car ils finissent parfois par y associer la laïcité, dont ils dénoncent le prétendu néocolonialisme. Ne tombons pas dans le piège : la laïcité à la française est indissociable de la condamnation de toutes les dominations. La laïcité traduit un universalisme concret. Universalisme car elle pose que chacun et chacune se définit librement et ne se voit pas définitivement lié par les représentations, préjugés et fantasmes associés aux origines présumées des uns et des autres. Universalisme concret car, au-delà des mots, elle se vit dans l’accès de tous au savoir dispensé à l’école, refuse des contrats de travail et d’embauche aux droits différenciés.

Le terme d’islamophobie en tant que tel ne pose pas de problème s’il décrit la forme de racisme évoquée plus haut. Mais il en devient un si, sous ce couvert, il réduit les formes de lutte et d’émancipation, notamment celles des populations immigrées, en les liant à telle ou telle religion. Que l’on ne vienne pas nous dire que c’est aux dominés de choisir leurs formes de lutte : ce sophisme laisse croire que le repli religieux serait par nature une forme de protestation. Toute période de crise engendre des formes de communautarisme, mais, en progressistes, gageons que ce sont de mauvaises réponses. Il y a trente ans, la « marche des beurs » portait l’espoir d’une reconnaissance effective de l’égalité des droits au travail, à la citoyenneté, au droit de vote. En rester à la revendication d’une différence marque le recul social porté par trente ans de néolibéralisme et de concurrence.

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 14:26
                                                                    cerveau animé
 
                                L'EUROPA COSTRUITA DALLE BANCHE

ATTALI.jpg"Ma cosa crede, la plebaglia europea: che l'euro l'abbiamo creato per la loro felicità?"

"Le elite sapevano che gli Stati a moneta sovrana avrebbero potuto creare la piena occupazione senza problemi, in tutto il mondo, ma ciò gli avrebbe sottratto il potere. Dovevamo soffrire."

"Era evidente, e tutti coloro che hanno partecipato a questa storia lo sanno, quando abbiamo fatto l'euro, sapevamo che sarebbe scomparso entro 10 anni senza un federalismo buggettario. Vale a dire con eurobond, ma anche con una tassa europea, e il controllo del deficit. Noi lo sapevamo. Perché la storia lo dimostra. Perché non c'è nessuna zona monetaria che sopravviva senza un governo federale ... Tutti sapevamo che questa crisi sarebbe arrivata."

"Abbiamo minuziosamente “dimenticato” di includere l’articolo per uscire da Maastricht.. In primo luogo, tutti coloro, e io ho il privilegio di averne fatto parte, che hanno partecipato alla stesura delle prime bozze del Trattato di Maastricht, hanno…o meglio ci siamo incoraggiati a fare in modo che uscirne … sia impossibile.
Abbiamo attentamente “dimenticato” di scrivere l’articolo che permetta di uscirne. Non è stato molto democratico, naturalmente, ma è stata un’ottima garanzia per rendere le cose più difficili, per costringerci ad andare avanti."

"E allora dovremo organizzarci in divulgatori che stando fra la gente comune e nei luoghi della gente comune, fra i lavoratori, fra i piccoli imprenditori, e nella sinistra, permetta a tutti costoro di aprire gli occhi per capire A) le vere origini del presente disastro sociale ed economico, ovvero del colpo di Stato finanziario che sta storpiando la Storia il fatale inganno nascosto in ciò che loro considerano oggi "fare buona economia", e C) come Modern Money Theory ci può aiutare a salvare la nostra esistenza. Cioè la democrazia."

Jacques Attali (Algeri, 1º novembre 1943) è un economista, saggista e banchiere francese. Una volta eletto presidente della Repubblica, il 10 maggio 1981 Mitterrand nomina Attali suo "consigliere speciale". Resta all'Eliseo fino al 1991, quando è nominato presidente della londinese European Bank for Reconstruction and Development (Banca Europea per la ricostruzione e lo sviluppo), l'istituzione finanziaria istituita su iniziativa dello stesso Attali dai governi occidentali per accompagnare i paesi dell'Europa Centrale e dell'ex Unione Sovietica nella transizione verso un sistema economico di libero mercato. Resta in carica fino al 1994. È presidente della "Commissione per la liberazione della crescita" nominata dal presidente della Repubblica Nicolas Sarkozy il 30 giugno 2007.

E' considerato di fatto uno dei più importanti tecnocrati e tra i principali protagonisti nella costruzione dell'Unione Europea, della BCE e dell'euro.

 

 

 

  Source: Viviane Biancarelli  et  I Maestri del Socialismo.

 

 

 

 

 

 

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 13:47

François Chérèque devient le «Monsieur pauvreté» du gouvernement

Non, ce n'est pas une blague : c'est une info exclusive du journal La Croix. Par ailleurs, le gouvernement recrute à la CFDT (entre apparatchiks et sociaux-traîtres, on se serre les coudes).

Selon nos informations, Jean-Marc Ayrault doit annoncer lundi 21 janvier, à l’occasion d’un Comité interministériel de lutte contre l’exclusion (Cile), qu’il confie à l’ancien secrétaire général de la CFDT la mission de suivre l’application de son plan pluriannuel contre la pauvreté qui, d’ici à 2017, devrait coûter 2,5 milliards d’euros par an. Une mission que François Chérèque assumera dans le cadre de ses toutes nouvelles fonctions d’inspecteur général des affaires sociales à l’Igas. Un pas de plus dans la sphère politique pour celui qui, le 12 janvier, est également devenu président du laboratoire d’idées Terra Nova, considéré comme proche du PS.

Un poste-clé du gouvernement

François Chérèque avait fait de l’indépendance vis-à-vis du pouvoir une marque forte de son mandat à la CFDT. Durant la course à l’Élysée, le syndicaliste, fils de Jacques Chérèque, ex-numéro deux de la CFDT et ministre de Michel Rocard [1], avait même positionné son organisation comme «ni neutre ni partisane», à la différence de la CGT qui avait appelé à voter contre Nicolas Sarkozy [2]. Aujourd’hui, il s’apprête à occuper un poste clé pour la gauche — même s’il n’entre pas au gouvernement, dont une vingtaine de membres sont déjà engagés dans la réussite du plan défini le 11 décembre à l’issue de la conférence nationale de lutte contre la pauvreté.

Le premier ministre en sera le garant mais il reviendra à François Chérèque de dire, à travers des rapports réguliers, si chacun applique sa feuille de route : revalorisation du RSA «socle» de 10% en 5 ans, élargissement de la complémentaire santé universelle (CMUc), création d’une «garantie jeune», réduction des pénalités bancaires pour les personnes fragiles, nouvelles solutions d’hébergements pour les sans-abri, etc.

Des associations satisfaites

Pour certaines organisations de solidarité, la question de la légitimité de cet ancien éducateur spécialisé ne se pose pas. Pendant la campagne présidentielle, le syndicaliste avait, tout comme les associations, attiré l’attention du PS en proposant que soit organisé au cours du mandat à venir un Grenelle de la pauvreté.

«C’est un bon choix, François Chérèque est une personnalité intéressante et de carrure, éducateur spécialisé de formation, qui a une très bonne connaissance du secteur de l’action sociale», estime Bruno Grouès, porte-parole du réseau associatif Alerte qui a connu l’ancien syndicaliste alors qu’ils siégeaient tous les deux au sein de la conférence nationale de santé.

Les transferts politiques se multiplient à la CFDT

Le syndicat, qui n’a pas souhaité réagir à ces informations, devient décidément un vivier de recrutement prospère pour le gouvernement. Ces derniers jours, les transferts se sont multipliés avec la nomination de Laurence Laigo, ex-lieutenant de François Chérèque, comme conseillère de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, et de Nicole Notat, ex-patronne de la CFDT [3], comme chef de file d’un groupe de travail pour les assises de l’entrepreneuriat organisées par la ministre Fleur Pellerin. Jacky Bontems, ex-numéro deux de la CFDT et soutien déjà ancien de François Hollande, devrait lui être nommé dans les prochaines semaines au futur Commissariat général à la stratégie.

(Source : La Croix)


[1] François Chérèque, fils de Jacques, n'a donc rien à envier à Pierre Gattaz, lui-même fils de Yvon (ex président du CNPF, ancêtre du Medef) et candidat à la succession de la patronne des patrons en vue d’"évangéliser économiquement le pays".

[2] On note que la CGT, pas "neutre" et "partisane" — bref, clairement à gauche contrairement à Chérèque, Hollande et sa clique —, n'a récolté que déconvenues, entre la loi contre les licenciements boursiers ou l'amnistie des syndicalistes qui sont passées à la trappe, puis la dernière fourberie en date où un accord sur l'emploi hyper-régressif, signé par des syndicats qui n'ont représenté que 38% des voix aux dernières élections prud'homales, sera tout de même voté "en l'état" au Parlement, à la demande de Laurence Parisot.
Comme quoi, défendre les salariés ne paie pas alors que les trahir, oui.

[3] Si la "révolution idéologique" de la CFDT date du congrès de 1988 qui a vu triompher une ligne d’"adaptation du syndicalisme face aux mutations économiques et sociales", c'est Nicole Notat qui en approfondira le dogme de 1992 à 2002. En 1996, lors d'une manifestation parisienne, elle est vivement prise à partie pour son soutien l'année précédente au plan Juppé et accusée de trahison par des manifestants. Aujourd'hui, elle est membre du club Le Siècle dont elle assure la présidence.

 

                              Source: Hervé Poly

                                                             medef                                                     Manif à Paris

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 13:03

 

 

 

 

 source: Patrick Le Hyaric, directeur de l'Huma .                                                                                         

                             Le mensonge fiscal !

impots

Derrière le concept de « pause fiscale », répété à satiété, se cache en vérité de nouveaux abaissements d’impôt pour les plus fortunés et les grandes entreprises, au moment même où des centaines de milliers de nos concitoyens, qui jusque là, étaient exonérés d’impôt sur le revenu, vont en payer et des millions d’autres vont payer plus. Plus de cotisations sociales, plus de TVA, plus d’impôt sur le revenu et plus d’impôts locaux. Jamais nos concitoyens n’ont voté pour une hausse de la TVA, ni pour une chasse aux exonérations fiscales sur les frais de scolarité.

Celles et ceux qui n’ont que leur travail ou leur retraite pour vivre, vont subir une double sanction encore plus sévère. D’un côté, leurs impôts sont augmentés souvent dans des proportions considérables. De l’autre, les crédits aux services publics, sont une nouvelle fois, abaissés.

Où passe l’argent alors ? On nous dit qu’il sert à rembourser notre dette. Mais plus nous payons, plus les déficits et la dette s’aggravent ces dernières années. En vérité, la dette est une chaîne sans fin qui ne cesse d’augmenter, au fur et à mesure qu’on fait semblant de la rembourser. Ceci sert à pomper littéralement l’argent des familles populaires et pour réduire sans cesse l’accès aux biens publics. On veut nous faire croire qu’on la rembourse, mais les taux d’intérêt appliqués font que les banques et organismes financiers s’enrichissent sur la dette, qui augmente donc en permanence. Mais il y a désormais un autre phénomène extrêmement important et inquiétant.

Le gouvernement répète qu’il n’a pas d’argent pour les services publics, des hôpitaux, des transports, de l’énergie, que l’on paye toujours plus cher. Mais il a trouvé, il y a quelques mois, 20 milliards d’euros à offrir aux grandes entreprises et il s’apprête à leur donner à nouveau 35 milliards d’euros sous forme d’exonération de leur participation à la branche famille de la protection sociale.

Au total, les grandes sociétés bénéficieront, sous diverses formes, de plus de 200 milliards d’euros de cadeaux fiscaux et sociaux, sans aucune contrepartie pour l’emploi et le développement territorial.

A quoi sert alors tout cet argent ? Pour une large part à alimenter les banques et les actionnaires. Alors qu’on nous annonce presque tous les jours des plans de licenciement, alors que les travailleurs des villes et des campagnes, comme les retraités souffrent de plus en plus, les quarante entreprises cotées en bourse vont verser 40 milliards d’euros, soit une part importante des profits qu’elles ont réalisés, à leurs actionnaires, sous forme de dividendes.

D’un côté, elles alimentent grassement leurs actionnaires. De l’autre, le ministre de l’économie leur offre 35 milliards. Voilà à quoi sert l’argent prélevé sur les maigres retraites, les petits salaires et les revenus agricoles. Voilà la raison essentielle de la crise.

L’argent issu du travail est orienté vers un pôle de la société et ne profite pas aux producteurs. C’est l’inégalité de répartition des richesses, l’économie de rente, la spéculation financière qui aggravent sans cesse la crise, jettent de plus en plus de nos concitoyens dans d’extrêmes difficultés.

C’est cela qu’il faut fondamentalement changer ! C’est possible par une réforme progressiste de la fiscalité qui épargne celles et ceux qui ont le moins et fait contribuer plus les plus fortunés. De même, au nom de la justice et du progrès social, le gouvernement doit renoncer à la nouvelle contre- réforme des retraites et revenir à la retraite à 60 ans, en faisant contribuer les revenus financiers issus de la spéculation.

C’est la bourse qu’il faut taxer, pas les services sociaux, les retraités, salariés et paysans. Voilà qui distinguerait des choix de gauche au service de l’intérêt général. 

entetelaterre

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 13:00

 

 

 

   source: Jean-paul Luciani

Avion présidentiel vendu ! ( info Jeune Afrique)
Avion présidentiel vendu ! ( info Jeune Afrique)

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 17:13

           

VENDREDI 20 SEPTEMBRE - LETTRE N°151

Institutions, élus et collectivités

           

           
Le sentiment de défiance des citoyens envers leurs élus n’a jamais été aussi prégnant

Cumul des mandats

Par Mireille Schurch / 18 septembre 2013

À la crise économique que nous traversons depuis plusieurs années, s’ajoute une crise de la démocratie représentative sans précédent. Le sentiment de défiance des citoyens envers leurs élus n’a jamais été aussi prégnant. A cela s’ajoute un sentiment d’éloignement voire d’abandon. Ce rejet s’accompagne d’un profond questionnement sur l’efficacité de nos institutions et sur notre rôle de parlementaires.

Pour contrer ce ressentiment il nous faut répondre aux aspirations légitimes de nos concitoyens pour plus de transparence, de représentativité et d’égalité.

En premier lieu, je peux dire sans me tromper que nos assemblées sont loin de ressembler à la société qu’elles représentent et, plus grave encore, nous apprenons que 80% des français estiment que nous formons une caste qui s’arc-boute sur ses privilèges.

Ce projet de loi donnera un souffle nouveau à notre démocratie en permettant, n’en doutons pas, l’entrée de plus de femmes encore trop largement minoritaire, l’entrée de jeunes, d’ouvriers, d’employés ou de français issus de l’immigration, tous magistralement absents de nos hémicycles.

A cet égard, et c’est un fait reconnu par tous aujourd’hui, la loi sur la parité est très bénéfique là où elle s’applique. Que n’a-t-on pourtant pas entendu alors ! Ce projet de loi conduira à diversifier la classe politique : est ce cela qui inquiète ? Je pense au contraire que la diversité des parcours passés, personnels, professionnels ou électifs des uns et des autres enrichira nos débats, apportera des idées neuves. Pour les sénateurs de mon groupe la démocratie implique non un super-professionnalisme des élus mais une hétérogénéité d’expériences qui fonde leur légitimité et leur force.

Sans cela, c’est la démocratie que l’on continue de blesser au mépris du peuple souverain.

Doit-on considérer qu’un parlementaire sans mandat exécutif local serait moins bon qu’un autre qui ne se dédie qu’à sa mission législative nationale ? Ce serait faire insulte à certains de nos éminents collègues ! 23% des sénateurs n’exercent pas d’autres mandats et 40 % pas de fonctions exécutives locales. Pourquoi serions nous déconnectés des réalités locales ? Une bonne connaissance du terrain s’est déjà construite avant d’accéder au mandat national. Cette expérience nécessaire d’élu local ne peut, bien évidemment, être contestée pour les sénateurs.

Toutefois, selon le principe de subsidiarité, point n’est besoin d’un mandat national pour répondre aux particularités du terrain. En effet, et nous le savons bien, deux autorités de niveaux différents n’ont pas à prendre en considération les mêmes problèmes. Les questions de politiques nationales ne sont pas de la compétence des collectivités locales.

Si nous devenons tous des élus nationaux sans mandat exécutif local, nous allons devoir réfléchir à comment mieux affirmer notre présence dans nos départements et mieux relayer notre travail parlementaire.

Nous pourrons également réfléchir à créer des passerelles nouvelles par exemple avec le CESE dont la fonction a évoluée et qui se prononce de plus en plus sur les sujets qui intéressent les parlementaires.

Nos concitoyens, mais aussi le monde syndical, associatif, les élus locaux attendent plus de proximité et plus d’échanges avec les parlementaires. Ce texte ouvrira des pistes nouvelles de réflexions qui conduirons, j’en suis sure, à revaloriser le rôle du parlementaire.

Nous devons aussi répondre à l’aspiration pour plus d’égalité de nos concitoyens. Pour les sénateurs de mon groupe faire le choix du cumul des mandats c’est maintenir un système profondément inégalitaire.

En effet, les maires de villes comparables n’ont pas le même pouvoir ni les mêmes moyens d’ailleurs, si l’un est parlementaire et l’autre non. D’ autre part, cette inégalité se poursuit sur un autre terrain : celui de la représentation égale des citoyens. Par le biais du cumul des mandats, certains citoyens sont mieux représentés que d’autres. Or nous sommes élus pour participer à la détermination de la politique nationale, à la formation de la volonté générale et non pour nous transformer en VRP de tels ou tels territoires.

A cet égard le débat sur la décentralisation a été une illustration regrettable de cette logique poussée à l’extrême où les territoires étaient mis en concurrence, où chacun défendait sa ville, sa métropole. Où le regard national a été biaisé par la confusion des genres.

Répondre à cette exigence forte de rénovation de la démocratie implique également que les parlementaires aient du temps pour s’occuper de la chose publique. Notre mission première, voter la loi, contrôler l’action du gouvernement et aujourd’hui évaluer les politiques publiques, requiert du temps. Les sujets dont nous avons à connaître sont variés, complexes et techniques, ils ne sont que le reflet de notre société. Le reflet aussi de la multiplication des sources du droit, qu’elles soient européennes voire internationales, et autres contraintes dans lesquelles notre action est enserrée.

Alors que notre société est celle de la vitesse, que le temps se monnaye, nous devons prendre la mesure de la chance qui nous sera offerte par ce texte. Les hommes et femmes politiques ont besoin de leur temps, de tout leur temps ! Cette remarque vaut aussi pour les élus locaux, en effet les lois successives de décentralisation ont changé la morphologie de notre pays et la mission de ces élus. Le mandat local exige des arbitrages constants et une présence à plein temps. Les mandats locaux d’aujourd’hui ne laissent que peu de temps aux parlementaires. Cette question du temps n’est pas anodine, car c’est seulement avec du temps à disposition que les parlementaires pourront faire du Parlement un véritable pouvoir au sens où l’entendait Montesquieu. Un pouvoir qui arrête le pouvoir, un pouvoir qui éclaire et conseille les autres pouvoirs.

Ce projet est pour nous le renouveau dont le Parlement et la classe politique tout entière ont besoin. C’est aussi la condition du contrat social. Si nous comprenons les inquiétudes des uns, car ce texte aura un impact dès les prochaines élections municipales, aucunes fausses bonnes raisons n’est aujourd’hui acceptables.

Aucunes fausses bonnes raisons ne seraient compréhensibles par nos citoyens. La pétition contre le cumul qui circule depuis le rejet du texte par notre commission des lois a déjà recueillis plus de 100 000 signatures. Il ne s’agit pas de convaincre mais de faire preuve de volonté et de courage. Pour nous aucune hésitation n’est permise.

La mise en application de ce texte est l’opportunité de repenser notre action, ici au Sénat et dans nos départements, de privilégier le travail en équipe et en réseau. Nous gagnerons en efficacité et en lisibilité et le travail parlementaire en sortira grandit.

Cet acte politique majeur est, je le souhaite, la première étape indispensable pour redonner du sens à notre démocratie. Redonner du sens et de la noblesse au politique. Restaurer la confiance de nos concitoyens...

Bien- sûr il appelle d’autre disposition telle la limitation du cumul des mandats dans le temps. Mais il est attendu par nos concitoyens et nous leur devons une réponse claire et unanime. L’inverse aurait un effet dévastateur dans l’opinion publique. C’ est pourquoi nous appelons de nos vœux l’adoption de ce texte à l’unanimité. Ce sera le cas pour notre groupe Communiste.


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