Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 13:34

 

                                                                         

  CERVEAU.gif

 

 

Intervention de la France au Mali : L’Etat guerrier

Global Research, janvier 17, 2013


Une intervention militaire française en chasse une autre: Côte d’ivoire, puis Libye, puis Mali, sans parler de la volonté appuyée d’intervenir en Syrie. Les troupes françaises ont à peine commencé à quitter l’Afghanistan qu’elles interviennent de nouveau au Mali.

La France apparaît ainsi, actuellement, comme le pays le plus agressif de la planète. Même les USA paraissent, en comparaison, plus réservés, dans le rôle de gendarme. Et s’il y a une distribution des tâches dans ce rôle, on peut dire que la France fait preuve dans le sien d’un zèle particulier.

C’est inquiétant. Car cet Etat par deux fois, en Libye et maintenant au Mali, est venu, avec ses armées, aux frontières de l’Algérie et des pays du Maghreb. Chaque Algérien, chaque Nord-Africain, ressent cette inquiétude, celle d’avoir en face, de l’autre côté de la méditerranée, un Etat guerrier.

François Hollande est célébré en France comme «un chef de guerre». Sur tous les médias français, journaux, radios, télés, on proclame qu’il «est vraiment devenu président de la république maintenant qu’il a déclenché une guerre». Comme le président Bush après la guerre contre l’Irak, et comme le président Obama, sacré «chef de guerre» après avoir fait tuer Ben Laden, ou comme le président Sarkozy après l’attaque contre la Libye. Non pas Président de la république respecté parce qu’il a réglé des problèmes économiques, des problèmes sociaux, parce qu’il est un homme de paix, mais parce qu’il a déclenché une guerre.

On reste songeur devant une telle vision, devant cette culture belliqueuse, devant «cette civilisation» qui nous ramène aux temps où les Consuls et Césars ne devenaient légitimes et populaires, à Rome, qu’au retour d’une expédition victorieuse, à l’époque où les rois ne le devenaient réellement qu’après avoir conquis de nouveaux territoires, et où ils demandaient à leurs vassaux d’envoyer des contingents pour la guerre, comme l’injonction en est faite aujourd’hui par la France au Tchad, au Niger, au Sénégal, au Togo, au Bénin à la Côte d’Ivoire, et à d’autres pays africains. C’est l’union sacrée autour du nouveau «chef de guerre», François Hollande.

C’est, de la gauche jusqu’à à l’extrême droite française, l’unanimité de la classe politique française pour l’intervention militaire. Un tel unanimisme, une démocratie aussi verrouillée, a des allures de totalitarisme.

Les socialistes français retrouvent leurs premiers amours, et les parfums enivrants du chauvinisme de gauche et des expéditions vers des lieux aux noms exotiques: Tombouctou, Gao, le Sahara. Beaucoup d’intellectuels français les suivent. Comme cela avait été le cas pour la Libye, ils sont pris d’excitation guerrière, d’émotion et de fierté patriotiques devant le spectacle des avions «Rafale» qui décollent et celui du déploiement martial de leurs forces armées.

De joie, l’un d’eux s’écrie: « Pour tous ceux qui parlaient de décadence française, c’est la preuve que nous sommes toujours un grand pays car nous sommes capables d’intervenir.» (Nicolas Domenach, Chaîne ITélé, émission «ça se dispute», 12 janvier2013). La communauté malienne en France se voit soudain entourée de sollicitude. Elle en est étonnée et même gênée. Pourvu que ça dure. Les médias français découvrent avec tendresse que la ville française de Montreuil est, après Bamako, la seconde ville malienne par sa population originaire de ce pays.

Le parti français, le «Front National», juge cette intervention légitime, d’autant plus « qu’elle concerne, dit-il, un pays francophone ». Les émigrés maliens ne sont plus donc, pour le moment, des « émigrés qui envahissent la France et viennent manger le pain des français». On pressent déjà des tentatives pour opposer Arabes et Africains dans l’immigration française, Afrique du Nord et Afrique noire, mais ce sera difficile tant la solidarité maghrebo-africaine est grande.

Bref, peu de voix se font entendre, en France, pour dénoncer l’intervention militaire, ou alors elles sont difficilement audibles. Aujourd’hui, pour l’instant, le principal reproche fait au Président François Hollande par le leader du Front de gauche, J.F. Mélenchon, ainsi que par les représentants du parti communiste français et de la gauche écologique c’est de…ne pas avoir convoqué le parlement avant d’avoir décidé de la guerre. A quoi le gouvernement français répond superbement qu’il n’en avait pas le temps et qu’il «fallait agir vite».

Cet argument, «qu’il fallait agir vite» est trop souvent répété, asséné sur tous les médias français pour ne pas en devenir suspect. Il rappelle, le même, utilisé pour la Libye, lorsqu’on criait qu’il fallait vite intervenir à Benghazi, pour éviter un massacre. On sait comment cette justification s’est avérée mensongère et d’où est finalement venu le massacre. Il semble, en réalité, que l’armée malienne avaient lancé des opérations sur la route menant à la ville de Mobti et en direction de la ville de Douentza, dés la journée de Lundi 7 Janvier (1). Ces opérations, organisées en coordination avec le commandement français, avaient pour but, selon des experts occidentaux, de faire sortir les colonnes de pick-up des groupes rebelles de leurs bases et des villes afin de les bombarder en rase campagne et de permettre ainsi à l’aviation française d’intervenir. La version officielle française vise donc à justifier la précipitation de l’intervention française et à en cacher les véritables raisons. Affaire donc à suivre, tant la gestion de ces interventions militaires par le mensonge est devenue coutumière.

LA LÉGITIMATION

Il est remarquable de voir comment chaque intervention militaire s’entoure d’un discours de légitimation. Chaque fois qu’elle a eu lieu, l’intervention militaire a été proclamée légitime, qu’il s’agisse de défendre un pouvoir contre des groupes armés rebelles comme c’est le cas au Mali, ou, au contraire, de soutenir des groupes armées rebelles contre un pouvoir comme cela a été le cas en Libye ou c’est le cas en Syrie. Le droit d’ingérence n’est en fait que le droit du plus fort. Il ne s’embarrasse pas de cohérence. Mais en aucun cas, les puissances occidentales qui s’en réclament et interviennent, ne mettront leur influence, pourtant grande, au service d’une solution politique, pacifique. L’intervention est toujours violente et elle laisse toujours le pays dévasté, exsangue, meurtri physiquement et moralement, fragile pour longtemps.

Dans le registre de la légitimation, il y a aussi l’argumentaire de la «menace terroriste islamiste». Depuis que le Président Bush a trouvé et désigné ainsi le nouvel ennemi global de l’Occident, l’argument sert « à toutes les sauces», y compris d’ailleurs à des alliances avec ceux désignés auparavant comme «terroristes» lorsque la «realpolitik» l’exige. La référence à la «menace terroriste» offre l’avantage à la fois de n’avoir rien à justifier et de donner une justification à n’importe quoi.

Le président de la République française, François Hollande, et son ministre des affaires étrangères n’ont cessé de répéter, de marteler, qu’il s’agissait, au Mali, de lutter contre « des groupes terroristes criminels». On aura remarqué le pléonasme. Il a pour fonction d’accroître la tension. C’est ainsi qu’un amalgame est fait entre les différents groupes armés «rebelles», et que se trouvent obscurcies les véritables raisons de la crise malienne, et du même coup celles véritables de l’intervention française. Elles sont, ici comme ailleurs, à chercher, banalement hélas, dans le pillage des richesses de la région et dans le maintien de l’influence nécessaire à cet effet.

L’Histoire se répète sur le continent africain..Entre l’an 397 et 398, Gildon, prince Amazigh, se révolta contre la domination romaine et s’allia avec les rebelles donatistes et circoncellions. Il arrêta les exportations de blé d’Afrique du Nord vers Rome.

Celle-ci utilisa contre lui, le fameux poète romain Claudien (un média de l’époque) qui mobilisa, à travers notamment un long poème propagandiste, l’opinion romaine, et déclencha la peur dans l’Empire en faisant croire à la population qu’elle allait connaître la famine. Les méthodes sont les mêmes. Seule la technologie a changé.

La «menace terroriste islamiste» est brandie, comme à la plus belle époque du Président Bush junior. Le thème est repris en boucle par tous les hommes politiques et les médias français ce qui permet, collatéralement, de différer, au nom de «l’union sacrée», les échéances de la grave crise économique, sociale et morale actuelle de la société française ou d’y faire diversion. Mais le thème comporte néanmoins un inconvénient, puisque, depuis, il y a eu le Président Obama et sa nouvelle stratégie envers le monde arabe et musulman, qui consiste à ne plus se contenter de brandir l’épouvantail de l’islamisme. Là se trouve une contradiction et une gêne, qu’on perçoit chez bien des commentateurs français lorsqu’il s’agit de passer du discours sur «le printemps arabe» et de la prise en compte de l’Islam politique à celui de la «menace islamiste».

Dans le registre de la légitimation de l’intervention au Mali, il faut parler, enfin, de la référence à la décision du Conseil de sécurité de l’ONU à ce sujet. Les responsables français s’enveloppent dans celle-ci comme si la France ne faisait que se mettre, par altruisme, au service du droit international. Mais c’est précisément la France qui a fait le siège du Conseil de sécurité pour obtenir une résolution autorisant l’intervention au Mali. Encore que cette intervention prévoyait d’abord de s’efforcer de trouver une solution politique aussi bien aux revendications légitimes des Touaregs du Nord Mali, qu’à la question de la légitimité du pouvoir politique malien, mise à mal par le coup d’Etat récent. Et à ce propos, d’ailleurs, quelle légitimité peut bien avoir un pouvoir qui ne peut se maintenir que par une intervention armée étrangère, laquelle, par ricochet, révèle d’ailleurs, par là même, sa propre illégitimité. Là est la faiblesse originelle de cette intervention militaire française. On peut s’attendre à la voir se révéler de plus en plus au fur et à mesure du développement de la situation.

Djamel Labidi

(1)- Le Quotidien d’Oran, 9 janvier 2013, p 6

Cet article est paru initialement dans le Quotidien d’Oran

 

 

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA - dans pcfcapcorse
commenter cet article
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 13:22

 

 

 

 D'où provient  l’armement des forces islamistes au Mali (et en Algérie)?........

   L'universitaire Pierre Boilley a déclaré que  « les islamistes disposent de pick-up 4x4, souvent armés de mitrailleuses lourdes, de mortiers et de missiles portables, mais aussi d'armes dites légères comme des kalachnikov et des fusils mitrailleurs, cet armement provient pour une grande partie de l'arsenal libyen dispersé après la chute de Mouammar Kadhafi »

 

Ainsi donc,  les forces qui combattent les français ont été armées grâce aux français…

 

 

                                On dit merci qui, Sidi Mokhtar Ben Mokhtar??? .....

                

             on dit merci à N.Sarkozy et au stratégiste B.-H.Lévy....

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA - dans pcfcapcorse
commenter cet article
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 13:16

                                                                              CERVEAU.gif

 

 

 

                                         

 

Les "fous de dieu"

vendredi 18 janvier 2013, par Al Faraby

"Tu connais la dernière ?"
"laquelle ?"
"au Mali, parmi les fous de dieu qui combattent contre les soldats français, certains parlent l’arabe"
"c’est comme en Syrie, certains parlent le turc, l’ourdou, le pachto et même le tchétchène"
"oui mais ceux-là, l’armée française n’ira jamais les combattre"
"pourquoi ?"
"ce sont des alliés"
"... !?"

Al Faraby

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA - dans pcfcapcorse
commenter cet article
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 12:52

                 MARE NOSTRUM-copie-1                                                       

 

 

Pour Lahouari Addi, Belmokhtar, le chef des jihadistes "entretient des relations avec des officiers algériens"

source:oumma.com/

Interrogé par Oumma, Lahouari Addi, un des meilleurs spécialistes de l'Algérie, décrypte les rapports de force qui ont précipité l’assaut algérien contre les preneurs d’otages du complexe gazier de Tiguentourine, désormais connus sous leur nom de guerre « les signataires par le sang ».

 
 

Dénouer l’écheveau de l’offensive française au Mali et de la réaction algérienne face à la prise d’otages  dans le complexe gazier de Tiguentourine n’est pas aisé, d’autant plus que la confusion médiatique perdure et que les informations véhiculées en boucle n’expliquent rien et sont sujettes à caution.

Démêler le vrai du faux requiert l’éclairage d’un expert, tel que celui du sociologue de renom Lahouari Addi, auteur prolifique de nombreux ouvrages et articles sur l'Algérie, le Maghreb et le Monde arabe, qui enseigne à l’Institut de sciences politiques de Lyon.  

Qui sont véritablement les ravisseurs du complexe gazier Tiguentourine, In Amenas ?

On ne le sait pas avec exactitude, d’autant plus que les autorités algériennes font silence radio. Il y a forcément anguille sous roche, en d’autres termes ce qui paraît vraisemblable, c’est l’infiltration par le Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), le service de renseignements algérien, de ce groupuscule dénommé « les signataires par le sang », dont il y a fort à parier que le leader Mokhtar Belmokhtar, surnommé "le Borgne", ou encore "Mister Marlboro" pour ses supposés trafics de cigarettes, entretient des relations avec des officiers algériens.

C’est à l’opinion publique algérienne, mais également à la communauté internationale de faire pression pour savoir ce qu’il en est, d’exiger que le gouvernement algérien fasse toute la lumière à ce sujet et que les militaires mettent de l’ordre dans leur maison.

 
Ce groupe prétend venir du Mali, une affirmation démentie par le ministre de l’Intérieur algérien. Qu’en pensez-vous ?

Une chose est certaine : l’immense étendue du Sahara, qui est sous étroite surveillance, rend impossible tout déplacement sans se faire immédiatement repérer et identifier par des avions ou des satellites. Je pense que le DRS a voulu faire un coup à blanc et que cela lui a échappé. Les officiers du DRS se sont surestimés et leur opération a été un fiasco.

Qui, selon vous, a donné l’ordre d’attaquer le complexe gazier et les preneurs d'otages ?

L’Etat major algérien qui a toujours été dur avec les terroristes islamistes. Quant au président Bouteflika, un président symbole ou encore vitrine, la preuve est faite qu’il n’exerce aucun pouvoir de décision, à tel point qu’il n’a publié ni communiqué officiel, ni prononcé aucune allocution, alors que l’Algérie est au cœur d’une grave crise internationale.

Un exemple frappant : les médias français ont relayé le fait que le président Hollande a cherché à joindre hier son homologue algérien, mais en vain. Faut-il comprendre que Bouteflika n’a rien à lui dire, ou que la situation lui échappe totalement ? Ou peut-être, veut-il ainsi signifier à la communauté internationale qu’il n’a aucune autorité sur ses généraux et qu’il demande de l’aide.

Autre fait notable : les journalistes étrangers sont interdits sur le territoire algérien, la chaîne Al Jazeera est logée à la même enseigne, c’est la Corée du Nord ! 

Ces dysfonctionnements, qui minent en profondeur la gestion de l’Etat, en disent long sur les rivalités et les désaccords qui opposent les différents centres de pouvoir. Il me semble qu’il y a des généraux qui veulent que l’armée préserve son statut d’institution. Il est probable que dans quelques semaines le DRS sera complètement réorganisé pour avoir été incapable de gérer cette situation, où  l’Algérie est  la risée du monde.   

Est-ce que la présidentielle de 2014, et l’éventuelle candidature de Bouteflika qui viserait un 4ème mandat, est un paramètre non négligeable dans ce rebondissement algérien en marge de l’offensive française au Mali ?

Non, absolument pas. Derrière l’assaut algérien contre les « signataires par le sang », il n’y a pas d’arrière-pensée politicienne qui se projette aussi loin dans le temps. La présidentielle, et la rumeur, car ce n’est qu’une rumeur, de la candidature de Bouteflika à sa réélection, n’a joué aucun rôle là-dedans. 

Pourquoi l’Algérie, si soucieuse de son indépendance, a autorisé le survol de son territoire par l’aviation française ?

Que pouvait-elle faire d’autre ? Tout refus de sa part aurait été interprété comme la marque de son soutien à l’AQMI, et n’aurait pas manqué d’alimenter la rumeur à ce sujet. Certes, l’Algérie était opposée à l’intervention française au Mali, mais cette opposition a aussi des limites.

Quelles sont les conséquences de l’intervention française au Mali pour l’Algérie ?

Comme je le mentionnais précédemment, l’Algérie était hostile à cette offensive française. En intervenant militairement, la France a fait échouer les plans des militaires algériens au Mali, considéré comme l’arrière-cour de l’Algérie, et comme un  formidable levier pour faire pression sur l’Europe.

Le DRS  a infiltré nombre d’organisations situées dans le nord du Mali, mais sans les contrôler complètement. Les militaires algériens ne souhaitaient pas qu’ils aillent vers le sud. Les islamistes se sont radicalisés et ont décidé de marcher sur Bamako, ce qui a précipité l'intervention de la France.

A la lumière des réactions internationales, dont la Grande-Bretagne et le Japon qui déplorent de ne pas avoir été informés en amont de l’assaut algérien, il y a, à mes yeux, un grand perdant  dans cette affaire : c’est le DRS, qui a prouvé qu’il était incapable d’assurer la défense des précieux puits pétroliers. Je suis convaincu que cela va exacerber les dissensions et les luttes internes pour le pouvoir, et conduire à une restructuration du service de renseignement algérien.

Propos recueillis par la rédaction.

 

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA - dans pcfcapcorse
commenter cet article
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 11:22

                                                                  drapeau-cubagif.gif    

 

Che

Une déclaration du PRCF

(Pôle de Renaissance Communiste en France)

Décidément M. Leconte est un spécialiste de la désinformation.


Spécialiste aussi de la calomnie et de la haine anti-cubaine.


Quiconque connait Cuba ne peut être qu’indigné par la manière dont cet individu présente la réalité cubaine.


A coup de mensonges, de manipulations, de montages, le procureur Leconte mène son dossier à charge et uniquement à charge.


Tout est mauvais à Cuba sauf que…. l’ONU, l’UNESCO, le PNUD disent le contraire que ce que prétend M. Leconte. Tous les organismes internationaux reconnaissent que Cuba, qui est un pays du tiers-monde, est le pays le plus égalitaire, le plus social, celui où la place de la culture est la plus développée de tous les pays comparables et même dans certains domaines un pays plus avancé que les États-Unis ou d’autres pays riches !


Ces chiffres sont disponibles à tout un chacun et rares sont, même parmi les ennemis de Cuba, ceux qui osent être à ce point caricaturaux et falsificateurs que les reportages de M. Leconte. La haine pathologique du socialisme cubain, de Cuba et de son peuple trouve son origine dans un anticommunisme paléolithique d’une grossièreté digne de la propagande maccarthyste. Ce petit personnage s’est déjà illustré, dans sa spécialité, dans un autre documentaire sur Cuba et Fidel et dans un « documentaire » sur le communisme qui reprenaient les thèses de Stéphane Courtois et son « Livre noir du communisme » qui font rire ou pleurer les plus anticommunistes des historiens.


M. Leconte et Arte, chaine de télévision à qui il arrive de faire preuve de plus de nuances parfois, se livrent à une agression scandaleuse contre un pays qui lutte pour son peuple et son indépendance. Qui lutte contre la plus grande puissance du monde, son blocus et sa subversion contre-révolutionnaire. Et qui résiste victorieusement, à travers des difficultés immenses, depuis plus de 50 ans. Un pays socialiste qui est un phare pour tous les peuples d’Amérique Latine et un exemple pour tous les peuples du monde.


Le mépris qu’inspire à tout progressiste, à tout honnête homme, ce type d’opération ne fera que renforcer l’exigence de solidarité et de fraternité pour Cuba socialiste, son peuple, son Parti communiste et ses dirigeants Fidel et Raoul Castro.


Commission internationale du PRCF

le 15 janvier 2013

VivaCuba


Commentaires publiés sur le site d’Arte :

Reportage inadmissible au 21 siècle. Je n'ai pas pour habitude de commenter les reportages ! J'en fais moi-même. Et c'est précisément parce que j'en réalise depuis 7 ans sur Cuba que je me permets de commenter le vôtre. Je ne comprends pas que l'on puisse pratiquer aujourd'hui, au 21 siècle, le métier de reporter, documentariste, comme il y a 50 ans. Je connais très bien Cuba. Et je connais très bien ses insuffisances, ses manques, ses erreurs, sa corruption aussi.

Mais le mensonge érigé en vérité, ce n'est pas digne d'un reporter aujourd'hui.

Si votre but initial est de contester Cuba, son régime, son histoire, le Che, les frères Castro, soit, c'est une option qui peut se tenir. Mais vous n'avez pas besoin du mensonge pour établir un bilan qui vous conforte. La liste est trop longue sur les contre-vérités pour les citer toutes.

Mais que dire d'une production qui voyage en 4X4 de luxe (je connais le prix des locations de ce type à Cuba, j'ai déjà loué le même) qui voyage en classe affaire (vos images) qui parcours mille kilomètres en voiture à un prix d'essence identique au nôtre, donc très cher pour les Cubains, et qui n'a pas de quoi prendre en charge une caution de 1000 CUC (monnaie de conversion) soit environ 870 euros pour se faire soigner au Cerra Garcia pour une pauvre tourista que j'ai eu, moi aussi, à Cuba! Arte m'a habitué à un autre niveau de réflexion.

C'est du M6 étiqueté luxe. Votre reporter qui ne "mange pas durant trois jours " c'est hilarant de stupidité. On se croirait dans les news des années 60 où plus l'info était grottesque plus elle était crédible. Le prix du coiffeur (privé) est faux. Les salons de luxe réservés à une clientèle aisée demandent au maximum 10 CUC et non 20. Ce qui est déjà très élevé. Et le salon montré n'est pas de qualité. L'habitude du "nouveau privé" est de se faire briller et de surjouer son rôle et sa réussite. Un minimum de connaissance du terrain et de la réalité sociale cubaine vous aurait permis de savoir cela.
Pourquoi ne jamais entendre vos questions, à l'exception des "exilés" qui eux, ont droit à un statut diplomatique dans votre documentaire. Pourquoi tronquer les réponses! C'est visible par un reporter qui est habitué au montage-coupage. La question est toujours porteuse d'une trajectoire pour la réponse. Sans vos questions, impossible de savoir à quoi répondent les Cubains. Toutes vos critiques sur Cuba ont une base réelle que je ne conteste pas. Crise de l'Hôpital, crise d'éducation, corruption, problématique du désengagement de la jeunesse, privatisation, distribution, éxil, etc...bref des sujets bien.......français ou cubains ou l'inverse.

Comme tout journaliste occidental vous vouliez avoir un RDV avec Fidel, Raoul, ou la fille de Raoul. Et comme tout journaliste qui demanderai un RDV à François Hollande, vous ne l'avez pas eu. Mais ils sont des dizaines, ministres, députés, où votre demande aurait été acceptée.

Mais votre documentaire aurait alors du être bâti sur une option de contradiction, d'investigation, d'enquête... c'est un autre métier, le vrai de reporter journaliste. 

En 7 ans, j'ai filmé ouvertement dans la rue, à plusieurs caméras, pas avec des appareils photos discrets, non, des caméras épaules broadcasts. Jamais je n'ai eu de restrictions supérieures à celle que j'ai dans d'autres pays, y compris la France. Alors, la petite phrase " une fois que nous avions mis nos rushes en sécurité" que vous prononcez est d'un comique total.
Je pense que vous n'avez pas emprunté le bon chemin dans votre travail. Le respect des gens, l'écoute, l'acceptation des autres cultures, la modestie, la simplicité sont autant de choses que vous devez d'abord intégrer avant de vouloir faire parler des peuples et leur histoire. 
Dans la vie les détails ont de l'importance. Dans les documentaires aussi. 

N'oubliez donc pas que nous n'avons aucun droit pour nous ériger en donneur de morale voire même de conception de la démocratie, surtout avec un peuple qui connait mieux notre propre histoire que nous-même. Vous avez visité la dictature et ses derniers soubresauts, moi je connais Cuba, un mélange d'anarchie, d'utopie et d'espoirs.

Ce qui est sûr c'est que nous n'espérons pas le même "demain" pour les Cubains.

Moi je leur souhaite un avenir cubain, 100% cubain, ni américain, ni français, ni espagnol.

Mais le colonialisme fût-il audiovisuel a la vie dure.

Respectueusement.



Franck Rossander

Directeur d'agence de communication


Dernier documentaire (2012): L'image volée de Guantanamo 90mn

fidel1


"I love democracy" sur ARTE de Daniel Lecomte

Vous avez commis un film de propagande. Ce n'est en rien une œuvre journalistique. Ce "documentaire" sur Cuba est radicalement hostile et parfaitement obscène. Daniel Lecomte et ses sbires ont produit un film contraire à l'éthique journalistique. Manipulation des images, Commentaires honteux, Contradictions flagrantes entre les images et les propos tenus en voix off, procédés crapuleux comme le recours à des vidéos anonymes récupérées sur internet dont personne ne peut dire si elles ont été tournées à Cuba, Interviews d'anti-castristes et de contre-révolutionnaires notoires exclusivement, etc... Pour ce genre de production crapuleuse, le but n'est pas de comprendre Cuba, non, sa finalité c'est abattre Cuba. Alors la fin justifie tous les moyens même les plus grossiers. En effet, même le système de santé cubain qui est une des grandes réalisations de la Révolution que plus personne au monde ne conteste, est sali de manière indigne et particulièrement fielleuse. Je reviendrai en détail sur le contenu de ce torchon et sur la prétendue maladie de la pauvre "journaleuse" en particulier. Car l'histoire abracadabrantesque (au sens d'invraisemblable) qu'elle nous débite révèle sa haine de Cuba et sa volonté à tout prix de lui nuire. C'est atterrant de trouver encore des gens pour accomplir ce genre de forfait au nom du journalisme. Notre ami, le journaliste cubano-canadien Jean-Guy Allard dont les propos sont tronqués et sortis de leur contexte, est considéré appartenant aux défenseurs dogmatiques de Cuba donc sans aucune crédibilité. Par contre, Julio Cesar Galvez, Regis Iglesias, Eduardo Manet, Zoé Valdes et Pierre Rigoulot, anti-castristes notoires, contre-révolutionnaires patentés et anti-communistes viscéraux, sont pour Lecomte des interlocuteurs d'une parfaite objectivité et des plus légitimes. Il est donc inutile à ses yeux, voire incongru, de faire entendre la voix des défenseurs de Cuba. Une telle vision du pluralisme le discrédite à tout jamais comme journaliste et citoyen. Le gouvernement cubain a donc eu tout à fait raison de lui refuser son visa pour Cuba, d'autant qu'il avait déjà commis en 2001 un portrait ordurier de Fidel Castro.


Cuba Si France tient à protester énergiquement auprès de la chaîne ARTE qui permet à la propagande contre-révolutionnaire de s'étaler sur ses ondes sans contrepartie. Nous aussi, nous payons notre redevance. Nous réclamons un droit de réponse.


Michel Taupin

pour Cuba Si France

 

 

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA - dans pcfcapcorse
commenter cet article
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 11:10

                                                                            drapeau rouge 

Agir sans attendre

Contre « l’accord » du 11 janvier

 

 

La manifestation contre le mariage homosexuel a permis aux médias de faire silence ou presque sur le mauvais coup porté au même moment contre les salariés et le peuple.

« Vendredi 11 janvier le patronat et les syndicats ont signé un accord sur le marché du travail » annonçait la presse. Cet accord doit être voté par le Parlement en Mars.

Quel « accord », signé par qui ? 3 syndicats seulement sont signataires : la CFDT, la CFTC et la CGC. Ni la CGT ni FO ne l’ont signé, ce qui fait  que cet « accord » est très largement minoritaire. A eux trois les syndicats signataires sont loin de représenter la majorité des syndiqués de notre pays,  ils les représentent d’autant moins que nombre de leurs adhérents désapprouvent cet « accord ».

Le MEDEF se réjouit, un pas de plus vient d’être fait vers la casse du droit du travail. Il obtient gain de cause sur l’essentiel : la liquidation des protections en cas de licenciement et la flexibilité du travail. Le patronat  pourra jeter les salariés sans presque aucune contrainte et les faire travailler suivants ses besoins en baissant les salaires.

Gouvernement et Président de la République se réjouissent de ce mauvais coup. Ils l’ont mis en scène et orchestré en soutenant le patronat et en le gavant de milliards de nouvelles subventions au nom de la « compétitivité » ! ce qui fait dire aujourd’hui  à Hollande : « Ce résultat constitue un succès du dialogue social ».

 

Le Bureau Confédéral de la CGT souligne le 14 janvier, « que ce texte marque une grave régression des droits sociaux des salariés... Il serait inconcevable que la majorité parlementaire et le Gouvernement entérinent dans la loi ces reculs sociaux dictés par le MEDEF…La CGT attend du gouvernement un projet de loi d’une toute autre nature, qui protège les salariés contre les licenciements et la précarité ».

Il ne s’agit pas d’attendre, il s’agit d’agir maintenant.

Que peut-on « attendre » de ce gouvernement sinon qu’il continue dans la voie antisociale qu’il s’est tracée dès sa mise en place ? Il n’y a rien, absolument rien à « attendre » de lui !

C’est l’action unie des salariés, elle seule, qui pourra faire échouer ce mauvais coup contre les salariés.  Organisons là partout dès maintenant. Le temps presse.

 

 

                                  source:sites communistes.org

 

LES GRANDS 2

                                       

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA - dans pcfcapcorse
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 16:58

 

 

 

 

 

                                                                                   

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA - dans pcfcapcorse
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 16:14

 

 

 

   

Quelques-unes des propositions déposées par les député-e-s du Front de gauche :

L’action des député-e-s du Front de gauche sera motivée, tout au long de cette mandature, par l’ambition de placer l’humain au coeur des réformes. Ils ont déjà fait un certain nombre de propositions dans ce sens.

 

                               Interdire les licenciements boursiers

 

Pas une semaine ne passe sans l’annonce de réductions d’activité, de fermetures de sites, de licenciements par des grands groupes industriels qui entrainent dans leur chute nombre de sous-traitants. Ces plans de licenciements, loin de s’expliquer par la crise, visent, dans la plupart des cas, à conserver des marges de profit suffisantes pour servir des dividendes accrus aux actionnaires. Les travailleurs sont, ainsi, la variable d’ajustement d’une économie de casino dont la seule règle est la rentabilité financière maximale, au détriment de l’économie de notre pays. C’est pourquoi, les député-e-s du Front de gauche ont demandé, dans une proposition de loi déposée en juillet dernier, d’interdire les licenciements opérés dans des entreprises ayant versé des dividendes à leurs actionnaires au titre du précédent exercice comptable, et d’obliger celles qui bénéficient d’aides publiques, à les rembourser dans le cas où elles contreviendraient à cette interdiction.

 

          

            Développer la sidérurgie française et européenne

 

La nationalisation du site ArcelorMittal de Florange est une nécessité absolue. Cette prise de participation doit viser la préservation de l’activité et de l’emploi, en même temps que la mise sur pied d’un véritable projet industriel durable pour la sidérurgie 

lorraine. Permettant aux salariés de bénéfi cier de nouveaux droits et d’une participation accrue aux décisions de l’entreprise, elle permettrait de porter un coup d’arrêt réel au démantèlement de notre outil productif.

Au-delà du site de Florange, c’est la question même de l’existence et de l’avenir de la sidérurgie française et européenne qui est posée. Victime de la recherche exclusive de rentabilité financière, ce secteur  stratégique est en danger, en France comme dans de nombreux pays européens, alors que la demande mondiale d’acier a progressé de 6,8% en 2011 par rapport à l’année précédente.

C’est ce qui a fondé la demande des député-e-s du Front de gauche d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions de la sauvegarde et du développement de la sidérurgie française et européenne. Elle sera mise en place dès le mois de janvier et devrait, notamment, souligner l’urgence de faire échapper cette filière industrielle à l’emprise de groupes et de financiers tout puissants.

                   

                   Amnistier les militants syndicaux

 

Au cours des dernières années et singulièrement du quinquennat Sarkozy, les sanctions pénales et disciplinaires se sont multipliées à l’encontre des citoyennes et citoyens qui ont agi pour défendre l’emploi, l’école, les hôpitaux ou les libertés. L’action collective doit être respectée pour ce qu’elle est : un droit inhérent à toute démocratie. En conséquence, les député-e-s du Front de gauche demandent, dans une de leurs propositions de loi, l’amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales ou revendicatives, l’annulation des sanctions disciplinaires, le  retrait des fichiers de police, des empreintes génétiques relevées dans ce cadre et l’annulation du délit qui a frappé celles et ceux  ayant refusé ce fichage.

                          

                     Supprimer les franchises médicales

 

 Les franchises médicales instaurées en 2008 ont rompu avec le principe qui fonde notre système de protection sociale, suivant lequel chacun cotise selon ses moyens et perçoit selon ses besoins. Elles ont contribué à accroître les inégalités sociales dans le domaine de la santé et ont conduit les populations les plus fragilisées – y compris celles en mauvaise santé – à renoncer aux  soins, pour raisons financières. Elles consti tuent une taxe sur la maladie et contribuent à la dégradation de la santé publique dans notre pays. Les député-e-s du Front de gauche ont donc renouvelé leur demande de sa suppression.

                 

                     Répondre à l’urgence sociale en matière énergétique

                         

 Selon un rapport officiel, 13% des foyers consacraient en 2010 plus de 10% de leurs ressources au paiement de leurs factures d’énergie, signe d’une précarité énergétique avérée. L’engagement du gouvernement d’élargir le nombre des bénéficiaires des tarifs sociaux ne suffira pas à répondre

à l’urgence sociale. Dans l’attente d’une loi qui garantisse à tous l’accès à l’énergie et crée un véritable service public de la transition énergétique, les député-e-s du Front de gauche demandent que la trêve hivernale soit étendue à l’ensemble des consommateurs, que le tarif de première nécessite puisse être proposé aussi par les opérateurs alternatifs (autres que EDF et GDF-Suez) et que soient posées les bases d’un service public de la performance énergétique de l’habitat.

            

                                               Rétablir le principe de gratuité de la justice

 

Depuis le 1er octobre 2011, tout justiciable doit acquitter une « contribution pour l’aide juridique » de 35 euros pour toute instance introduite en matière civile, commerciale, prud’homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire ou pour toute instance introduite devant une juridiction administrative. Le non-paiement de ce droit de timbre est sanctionné par l’irrecevabilité de la demande.

Il s’agit d’une mesure profondément inégalitaire qui porte atteinte au principe de gratuité de la justice, au principe d’égalité devant les charges publiques ainsi qu’au droit au juge, droit fondamental de valeur supra-législative.

Les député-e-s du Front de gauche en demandent donc la suppression, comme étape essentielle à une refonte globale du mode de fonctionnement du système de l’aide juridictionnelle.

       

          Sauvegarder la spécificité et la spécialisation de la justice des mineurs

  

Ils demandent également la suppression du tribunal correctionnel pour mineurs créé par la loi du 10 août 2011, dans le cadre d’une énième réforme de l’ordonnance du 2 fé

vrier 1945 relative à l’enfance délinquante.

Cette véritable juridiction d’exception pour mineur juge le mineur dans des conditions de composition quasiment identiques à celle d’un tribunal correctionnel classique. Elle atteste la volonté du gouvernement précédent d’aligner le traitement des mineurs sur celui des majeurs et de tendre à la création d’une juridiction unique pour juger la plupart des délits quel que soit l’âge du prévenu, et parvenir ainsi à un abaissement déguisé de la majorité pénale à 16 ans.

 

                                                 Reconnaître l’Etat Palestinien

 

Si la France a soutenu l’adhésion récente de la Palestine à l’ONU en tant qu’Etat non membre, elle n’a toujours pas reconnu l’Etat palestinien dans les frontières de 1967

avec Jérusalem-Est pour capitale. Les député-e-s du Front de gauche continuent de demander que la France, comme plus de 130 pays, reconnaisse la Palestine comme Etat souverain. En reconnaissant pleinement la souveraineté et les frontières de la Palestine, la France serait au rendez-vous de l’Histoire et apporterait véritablement la preuve de son engagement en faveur de la paix au Proche-Orient.

 

                         + D’INFOS SUR groupe-communiste.assemblee-nationale.fr

 

 

 

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA - dans pcfcapcorse
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 16:11

                              Sortir du dogme de l’austérité !

Le sens du vote des député-e-s du Front de gauche sur les lois budgétaires.

 

L’acte fondateur de la présidence de François Hollande a été l’ap­probation du « Pacte budgétaire » négocié par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en mars 2012. Le cap a dès lors été fixé, celui de l’austérité, qui a trouvé sa traduction dans l’ensemble des textes budgétaires examinés cet automne. C’est parce qu’ils estiment que l’austérité conduit à une impasse et compromet gravement la réussite du changement attendu par une majorité de nos conci­toyens, que les députés du Front de gauche s’y sont opposés.

 


Le TSCG : un traité d’austérité

Le premier d’entre eux a bien sûr été le projet de loi autorisant la ratification du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance en Europe (TSCG). L’examen de ce texte a été l’occa­sion pour les députés du Front de gauche de mener campagne en faveur de l’orga­nisation d’un référendum. A l’heure où les marchés financiers tirent prétexte de la crise pour faire payer aux peuples leurs propres errements, les députés du Front de gauche auraient souhaité l’organisation d’un grand débat national sur la question de la réorien­tation de la construction européenne, afin de bâtir une Europe plus soucieuse de l’inté­rêt des peuples, plus respectueuse aussi de leur souveraineté. Les députés ont com­battu le dogme de l’austérité que d’aucuns tentent d’imposer comme solution à la crise alors qu’elle l’entretient et l’aggrave. L’austérité ne signifie pas seulement da­vantage de chômage et de pauvreté, elle induit également de nouvelles offensives contre la dépense publique et de nouvelles atteintes aux droits sociaux : blocage des salaires, réduction du nombre de fonction­naires, remise en cause des retraites, des prestations sociales, des services publics... Loin de permettre le redressement de nos finances publiques, l’austérité prônée par le TSCG porte le risque de casser le moteur de la croissance et de creuser donc un peu plus les déficits.

La règle d’or : un corset budgé­taire

C’est pour des motifs analogues que les députés du Front de gauche se sont fer­mement opposés au projet de loi instituant la « règle d’or ». Une règle qui implique de sangler notre pays dans un véritable corset budgétaire au détriment de l’investissement public, en une période où celui-ci devrait au contraire exercer un rôle de levier de l’activité économique. Leur opposition à ce projet a été d’autant plus ferme que ce texte organise l’abandon par le Parlement de sa souveraineté budgétaire, confiant à un organisme sans légitimité démocratique, le Haut Conseil des Finances publiques, la charge de veiller au respect de normes comptables qui bannissent la référence à la satisfaction des besoins économiques, sociaux et environnementaux.

Une première traduction de la lo­gique austéritaire

S’inscrivant dans la même logique « aus­téritaire », la loi de programmation des finances publiques pour les années 2012 à 2017 a elle aussi été l’objet d’âpres discus­sions. Dans la droite ligne des recomman­dations de la Commission européenne, cette loi prévoit de nouvelles réductions d’effectifs dans la fonction publique, de nouvelles coupes dans les dépenses de fonctionnement des ministères, le gel des investissements et la réduction drastique


Un pacte de compétitivité coûteux et dangereux

La loi de finances rectificative adoptée le 19 décembre dernier a été l’occasion pour le gouvernement de présenter par voie d’amendement deux mesures clefs du fameux «pacte de compétitivité » annoncé par le Premier ministre en novembre. La première consistait en vingt milliards d’euros de crédit d’impôts à destination des entreprises, la seconde en une augmentation du taux de TVA qui prendra effet en janvier 2014.

Les député-e-s du Front de gauche ont bataillé contre ces deux mesures. Ils ont jugé inopportune la mesure d’aide aux entreprises accordée sans distinction et sans réelles contreparties en termes d’investissement et d’emploi. Les mesures d’aides aux entreprises de portée générale adoptées ces vingt dernières années n’ont, en effet, jamais apporté la preuve de leur efficacité. Elles se paient en outre d’un transfert massif de charges sur les ménages, au détriment de la croissance et du pouvoir d’achat.

Ils ont donc porté dans le débat une proposition alter­native : moduler l’impôt sur les sociétés afin de pénaliser celles qui donnent la priorité aux dividendes et favoriser celles qui font le choix de l’investissement productif, de l’emploi et de la recherche. N’ayant pas été entendus sur cette proposition forte qui faisait encore consensus à gauche il y a quelques mois, ils ont voté contre ce collectif budgétaire.

+ D’INFOS SUR groupe-communiste.assemblee-nationale.fr


Repost 0
Published by BANDERA ROSSA - dans pcfcapcorse
commenter cet article
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 16:50

                                                                      CERVEAU.gif

 

 

 

Le Mali en miettes. À qui le tour?

Global Research, janvier 14, 2013


«Il faut que tout change pour que tout redevienne comme avant»

Tancrède dans le film: “Le Guépard de Luchino Visconti”

Ça y est! Comme nous l’avons prédit dans un article précédent, l’Afghanisation du Mali est en marche! Pourquoi l’engouement des redresseurs de tort de l’Empire et de ses vassaux pour un pays qui, en théorie, est un désert au sens qu’il ne contient rien de comestible à moins que nous n’ayons pas toute l’information sur les réelles potentialités de ce pays voisin. (1)

Petit rappel: le Mali est devenu indépendant le 22 septembre 1960. Avec 14 517 176 habitants en 2009, la population malienne est constituée de différentes ethnies. Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA). La République du Mali tient son nom de l’ancien Empire du Mali fondé par Soundiata Keïta au XIIIe siècle et qui a connu son apogée au XIXe siècle. Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d’Afrique de l’Ouest après le Niger.

Le Mali est un pays en développement, avec 65% de son territoire en région désertique ou semi-désertique. L’activité économique est surtout limitée autour de la région fluviale irriguée par le fleuve Niger. Des entreprises multinationales ont développé les opérations de prospection de l’or en 1996-1998, et le gouvernement prévoit que le Mali deviendra un exportateur majeur d’or dans la région subsaharienne. En plus du coton (12e producteur mondial en 2004) et de ses dérivés (graine de coton), le Mali est un important producteur de mangues (200.000 tonnes). (2)

Le produit intérieur brut par habitant était estimé à 380 dollars en 2005 (selon World Development Indicators (WDI) database). Un important pourcentage de la population vit sous le seuil de pauvreté soit 36,1% (2005) avec un taux de chômage qui est très élevé soit de 30%. L’Indice de développement humain (IDH) est de 0,371 en 2007, 173e sur 177. L’Indicateur de pauvreté humaine place le Mali à la 107e sur 177. Avec 6,54 enfants par femme, le Mali possède l’un des taux de fécondité les plus élevés au monde. Le taux d’alphabétisation se situe entre 23 et 46% selon les sources. (2)

Ce n’est, donc, pas le Pérou bien que l’on parle de découvertes d’hydrocarbures et d’un gisement d’hydrogène unique au monde. Pourtant l’Empire veut le sauver malgré lui de ses démons islamistes, alors que le vrai problème est, comme nous le voyons, un problème de développement, la manipulation des foules au nom du Divin est plus facile quand les ventres sont vides, quand il n’y a plus de perspectives terrestres il reste l’Au-delà.

Source de la carte :

Mali: Sonatrach débutera ses forages pétroliers en 2012, La carte montre le potentiel pétrolier dans le Nord du Mali.

L’accélération des événements

Autre petit rappel du feuilleton tragique malien: le 30 mars 2012, la rébellion touarègue et les groupes islamistes armés alliés à Aqmi prennent le contrôle des capitales des trois régions du nord du Mali: Kidal, Gao puis Tombouctou. Le 1er avril, un coup d’Etat militaire à Bamako a renversé, le 22 mars, le régime du président Amadou Toumani Touré, la junte a invoqué l’échec du régime contre la rébellion. Le 13 avril, Dioncounda Traoré est investi président par intérim, en vertu d’un accord entre la junte et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) prévoyant le retour du pouvoir aux civils. Il menace d’une «guerre totale et implacable» les rebelles touareg et les groupes islamistes dans le Nord. Le 27 juin, Aqmi et ses alliés du Mouvement pour l’unicité du djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’Ansar Eddine écrasent les rebelles du Mnla, puis les chassent de Tombouctou et ses environs. Le Mnla, allié au début de son offensive aux groupes islamistes, puis marginalisé, ne contrôle plus aucune place forte dans la région. Le 28 juin, dès le lendemain, les islamistes armés, devenus les maîtres absolus du Nord, entament la destruction de mausolées de saints musulmans de Tombouctou. Le 12 octobre, l’ONU adopte une résolution préparant le déploiement d’une force militaire et donnant quarante-cinq jours aux pays ouest-africains, qui en constitueront le noyau, pour préciser leurs plans. Le 11 novembre, des dirigeants de la Cédéao et d’autres pays africains décident d’envoyer 3300 militaires pour un an afin d’aider l’armée malienne à chasser les groupes islamistes du Nord. Le 11 décembre, démission forcée de Cheick Modibo Diarra du poste de Premier ministre. Son successeur, Diango Cissoko, est nommé le lendemain. Le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l’ONU donne son feu vert au déploiement d’une force internationale au Mali, sans fixer de calendrier précis. Le 10 janvier 2013, les islamistes s’emparent de la localité de Konna à 70 km de Mopti. Le 11 janvier, en fin d’après-midi, Francois Hollande confirme l’engagement des forces armées françaises au Mali, «le temps nécessaire».(3)

Curieusement, ces dernières semaines notamment avec les accords de Ansar Eddine et du Mnla à Alger, qui devaient ensuite être reçus par les responsables de la Cédéao pour une solution négociée, avaient fait miroiter une possible paix sans intervention militaire. Tout s’est précipité. Une résolution fut arrachée aux Nations unies le 20 décembre 2012, elle autorise une intervention en cas d’échec de la diplomatie. Cette diplomatie qui n’a pas eu à faire ses preuves puisque trois semaines après, la France intervenait pour stopper les mouvements se revendiquant d’un Islam fondamentaliste, sans accord du Conseil de sécurité.

La France, craignant, dit-on, que le nord du Mali ne devienne, au coeur de sa sphère d’influence en Afrique, un sanctuaire de groupes terroristes, a décidé d’intervenir militairement, déployant vendredi 11 janvier des Mirages et des hélicoptères de combat pour stopper une colonne de combattants avançant vers le Sud. Il s’agit, selon le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, de «stopper la menace terroriste». Cette menace, a-t-il déclaré lors d’une courte intervention télévisée samedi matin, porte non seulement sur les pays africains, mais aussi «sur la France et l’Europe». L’intervention au Mali a été engagée après le forcing français pour l’adoption, le 20 décembre 2012, de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pour autant, aucune résolution de l’ONU n’autorise (ni n’interdit du reste) l’intervention française. Lorsque Assad invoque la présence terroriste représentée par Al Qaîda (pourtant apparemment bien avérée, notamment dans le cas de la prise de la base militaire de Taftanaz), les intérêts de la France, ne l’oublions pas, résident aussi dans les ressources en uranium dont dépendent ses centrales, principalement situées au Niger. Il y a des intérêts stratégiques à protéger. Invité du journal de 20h de France 2 samedi soir, Jean-Yves le Drian n’a pas exclu que les troupes françaises remontent jusqu’à Tombouctou, une ville située dans le nord du Mali et contrôlée par les rebelles islamistes. «Il n’y a pas de blocage dans les plans d’action de nos forces, donc pourquoi pas, un jour. Toutes les hypothèses sont possibles.» Nous sommes donc partis pour un possible enlisement.

Les réactions

En France, l’unanimisme de la classe politique française est totale. Il y a tout de même des bémols. Marine Le Pen, quant à elle, semble bien plus prudente. Elle légitime l’intervention française tout en émettant ce paradoxe: «Cette intervention légitime révèle, cependant, un cruel paradoxe quand on sait que les gouvernements français ont contribué à faire le lit des islamistes en Libye et en Syrie en apportant aide, assistance et armes aux fondamentalistes de ces pays, utilisées aujourd’hui pour attaquer un allié historique de la France.»

Autre réaction à l’opposé de l’unanimisme « Umps» celle de Dominique de Villepin qui dans une tribune au Journal du Dimanche reprise par le journal le Monde. Dans ce texte intitulé “Non, la guerre ce n’est pas la France”, M. de Villepin s’interroge :

“Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits ?” “L’unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la “guerre contre le terrorisme” m’inquiètent”, écrit l’ancien ministre des affaires étrangères, qui avait porté en février 2003 à l’ONU le “non” de la France à la guerre en Irak. Pour lui, “au Mali, aucune des conditions de la réussite n’est réunie”. “Nous nous battrons à l’aveuglette, faute de but de guerre. Arrêter la progression des djihadistes vers le sud, reconquérir le nord du pays, éradiquer les bases d’AQMI(Al-Qaïda au Maghreb islamique) sont autant de guerres différentes”, ajoute-t-il. “Nous nous battrons seuls faute de partenaire malien solide”, développe-t-il.“Eviction du président en mars et du premier ministre en décembre, effondrement d’une armée malienne divisée, défaillance générale de l’Etat, sur qui nous appuierons-nous ?” Enfin, “nous nous battrons dans le vide, faute d’appui régional solide. La Communauté des Etats de l’Afrique Occidentale reste en arrière de la main et l’Algérie a marqué ses réticences”, dit encore celui qui se targue de n’avoir “jamais cessé” depuis 2003 et l’Irak de “(s’) engager pour la résolution politique des crises et contre le cercle vicieux de la force”. (4)

Pour sa part, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a jugé hier que la reprise des affrontements au Mali rendait «nécessaire une accélération de l’engagement international» pour restaurer l’intégrité territoriale de ce pays. David Cameron offre ses avions cargos, et Les Etats Unis proposent de surveiller par satellite les mouvements des damnés de la terre. Même le secrétaire général de la Francophonie s’est fendu d’un communiqué sur une «mobilisation urgente» en faveur d’une intervention internationale au Mali.

Naturellement, les médias main stream ne tarissent pas de scoops sur une totale unanimité de la communauté internationale – comprenons les pays occidentaux – applaudissant la mort d’une centaine d’hommes parce que «ce sont des terroristes».

Jean-François Chalot y voit une ingérence malsaine au nom du grand capital:

«Ils sont tous là, droits dans leurs bottes, pour soutenir l’intervention militaire française au Mali. Ils sont bien alignés, au complet: le PS, les deux fractions de l’UMP unies en la circonstance et le FN… Il n’y a pas ici de contraintes budgétaires qui tiennent… L’intérêt supérieur des capitalistes prime avant tout. C’est le retour de la sainte France-Afrique, dénoncée, hier, par une gauche dans l’opposition et acceptée aujourd’hui par une gauche libérale au pouvoir. Il ne manque plus que l’Église pour aller bénir les bombardiers…. C’est comme en 14, vive les marchands de canons! Le matraquage médiatique a été bien mené: on présente les islamistes aguerris, sanguinaires qui attaquent le Mali en oubliant qu’au moment de la chute de Khadafi des hommes lourdement chargés et bien équipés militairement ont traversé le grand désert pour venir au Mali. Lorsque le Mnla, Mouvement national pour la libération de l’Azawed, a proclamé l’indépendance du nord du pays, il a obtenu le soutien bienveillant et actif financièrement et politiquement de la France…. La lutte contre l’islamisme radical n’est qu’un leurre… Ici, l’impérialisme le combat alors que là-bas, juste à côté, en Libye, le même impérialisme l’a aidé à accéder au pouvoir…. C’est la géopolitique et les intérêts économiques qui priment, c’est ainsi que les États-Unis essayent, de leur côté, de réduire l’influence française et d’assurer une présence politique et économique en Afrique… Voici les vrais enjeux. Le peuple du Mali est sacrifié.» (5)

Les actions décalées de l’Algérie

La solution politique à laquelle croit l’Algérie et qu’elle a martelée contre vents et marées, a fait long feu. Pourtant, on pensait que l’accord d’Alger de la semaine dernière entre les différentes factions, Mnla, et Ansar Eddine pour une résolution politique a fait miroiter, un moment, un début de solution. Il n’en fut rien, l’accord fut rapidement dénoncé. Avec un échec sur toute la ligne des tentatives diplomatiques algériennes d’éviter la guerre.

Un conflit est à nos portes, et la Télévision algérienne n’en parle pas. La rencontre tripartite Algérie-Tunisie-Libye sur la sécurisation des frontières a conforté la solution politique préconisée par l’Algérie. Même une tentative de mise en oeuvre des méthodes de résolution des conflits «à l’ancienne» a échoué.

Les factions maliennes ont boudé la rencontre d’Adrar. Les représentants des différentes factions maliennes n’ont pas fait le déplacement pour la rencontre prévue à Adrar. Côté algérien, même les personnalités politiques désignées pour ces négociations se sont abstenues de venir – hormis quelques membres de la société civile algérienne, des notables de Tamanrasset, d’Illizi et de Ouargla – à la réunion préparatoire du conclave qui s’est déroulée, au niveau de la zaouïa de cheikh Moulay Touhami.

Laurent Fabius s’est félicité hier de la collaboration de l’Algérie, qui, en ouvrant son espace aérien, a permis à la France de venir en aide au Mali. L’Algérie «a autorisé le survol de son territoire et je l’en remercie», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, à l’émission «Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL». « La France se devait d’intervenir de toute urgence, sinon il n’y aurait plus de Mali, mais un État terroriste...(...) La décision d’Alger d’ouvrir son espace aérien aux appareils français basés sur le territoire national et qui frappent les islamistes dans le nord du Mali est significative compte tenu de la méfiance traditionnelle des autorités algériennes face à toute intervention militaire de Paris dans la région. Une fois que la force africaine aura pris le relais dans le nord du Mali, «il faudra que les Algériens ferment leurs frontières» pour couper les combattants islamistes de leurs bases, a ajouté le ministre. (6)

On le voit nous sommes, à notre corps défendant des « collaborateurs ». Nous sommes impliqués – qu’on le veuille ou non- et tout sera fait par les médias pour présenter cet acte d’autorisation comme un acte majeur dans la lutte que mène la France, d’autant que Laurent Fabius nous conseille de « fermer nos frontières » ce que nous n’arrêtons pas de faire mais qui a une nouvelle connotation celle d’étouffer les combattants d’Aqmi, d’Anser Eddine..

Il vient que l’échec de la médiation algérienne qui voulait barrer la route à l’intervention française était prévisible. On ne lutte pas contre l’Empire avec des tire-boulettes. Il est à craindre que l’Algérie ait de moins en moins de poids politique dans le Sahel. Il serait grand temps qu’elle reconsidère la préservation de ses intérêts à la lumière des nouveaux enjeux, de la nouvelle géopolitique des relations internationales. Il est grand temps aussi que l’on explique aux Algériens les vrais défis pour les mobiliser le moment venu pour défendre en connaissance de cause le pays.

Dans un discours célèbre, le grand Aimé Césaire parlant de l’indépendance des pays colonisés, écrivait: «La lutte pour l’indépendance c’est l’épopée, l’indépendance acquise c’est la tragédie ». Cette sentence sans concession s’applique merveilleusement aux pays africains suite à des décolonisations ratées. La France-Afrique – que l’on soit de droite ou de gauche – est un invariant. Elle n’est en fait qu’un post-colonialisme ou mieux encore un néo-colonialisme, où l’ancienne puissance coloniale tente de maintenir d’une façon ou d’une autre son pouvoir en adoubant, ou en éliminant, ceux qui contredisent ses intérêts. Cinquante après, le continent africain francophone est plus atomisé que jamais.

En fait, dans cette affaire, nous avons la pénible impression que les différents acteurs africains jouent une partition écrite ailleurs avec un champ, un rôle à jouer. D’abord, il faut que les médias diabolisent ad nauseam des barbus barbares qui coupent les mains, c’est ensuite la parodie de la Cédéao dont on sait que le mécanisme de fonctionnement est ailleurs. Cette Cédéao ayant reçu comme instruction de pousser à la roue de l’aventure militaire. C’est aussi l’énigme de l’Union africaine devenue aussi boutefeu avec un commissaire à la Sécurité totalement dépassé et une présidente qui en appelle à l’Otan pour la délivrer d’un monstre que ce dernier a créé et alimenté en armes après le lynchage de Kadhafi et l’ouverture de son arsenal à tout vent.

Le partage du monde en sphère d’influence fait que les Etats-Unis laissent la bride sur le cou à la France car traditionnellement l’Afrique lui «appartient». Cependant, il ne faut pas se leurrer puisque le Mali s’avère comestible, il n’est pas interdit de voir apparaître l’Otan d’autant que l’Union africaine appelle l’Otan à son secours pour déloger des Africains entre eux. Le forcing est fait à travers la Cédéao, club de tyrans sous la botte française pour pousser à la roue, elle va participer à la curée. Il est hors de doute que les islamistes vont être laminés, des troupes étrangères resteront à demeure pour stabiliser le pays qui va plonger dans le chaos et ne se relèvera pas de sitôt. Il faut que tout change dans le sens il faut retracer les nouvelles frontières avec de “nouveaux peuples”, pour que tout redevienne comme avant comme au “bon vieux temps des colonies”.

La néo-colonisation est en marche elle a besoin d’un nouveau découpage des territoires peuples faibles comme cela a été fait il y a un siècle pour l’empire ottoman . Ce charcutage est rendu nécessaire par les besoins grandissants en ressources minières et énergie. Peut importe les espérances des peuples, ils ne comptent pas. Le Mali est en miettes, à qui le tour? Dans cette nouvelle aventure coloniale, et curieusement, le colonialisme anglais, aussi répréhensible soit-il, a su créer une structure post-décolonisation: le Commonwealth qui est accepté plus sereinement. Il est à craindre que la France continue de croire que seule la force lui permettra de protéger son pré carré. Pourtant, la France peut contribuer à faire émerger une vraie alternance si elle veut un jour continuer à apporter son génie dans le cadre d’un partenariat win-win et surtout avec une égale dignité. On fermera alors la parenthèse honteuse d’une colonisation européenne abjecte avec l’élimination de Lumumba au profit d’un Mobutu, d’un Tschombé et autres scories de l’histoire.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

1.http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/151628-premier-domino-apres-l-effritement-de-la-libye.html

2. Le Mali: Encyclopédie Wikipédia

3. Mali: De l’occupation du Nord…Le Monde.fr | 11.01.2013; Source de la carte : http://bamada.net/derriere-lenjeu-malien-la-france-coloniale-cherche-a-punir-lalgerie-historique/

4. D. de Villepin http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/13/dominique-de-villepin-s-interroge-sur-l-intervention-au-mali_1816303_3212.html

5. http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/troupes-francaises-hors-du-mali-128837.

6. http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/13/01003-20130113ARTFIG00202-mali-fabius-remercie-l-algerie-de-sa-collaboration.php?m_i=MpLMgv0CSfi05d8_6aavwB1XKiVHFKleTYKL1OSHAriVrwCgn

 

 

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA - dans pcfcapcorse
commenter cet article