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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 17:28
REMUE--MENINGES
 
 
Gillou Garou à Parti Communiste Français PCF
 

Le discourt de marine le pen pour le 11 novembre en dit long sur la gigantesque escroquerie que représente cette droite extrême prétendument "patriote" ou "populaire".
Elle confond allègrement ce jour de commémoration de la "fin" d'une gigantesque boucherie qui saignât a blanc la France populaire, ouvrière et paysanne, avec une vulgaire commémoration militaire. Elle emboîte en cela le pas de Nicolas Sarkosy qui avait voulu faire de ce jour celui de tout les morts pour la France...
Autre exemple flagrant d'un double discourt avant tout destiné a ratisser large. La conclusion de son discourt proposant la sanctuarisation du budget de la défense à 2% du PIB... C'est a dire exactement le niveau qui est exigé a grand renfort de pressions par L'OTAN !
Une bien étrange vision de l'indépendance nationale de l'histoire et de la paix..

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 17:15
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:30

Chroniques Latines

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...
Jean Ortiz

Tous unis contre le fascisme à nos portes ?

Ce « tous unis » contre... peut s’avérer pire que le danger Trump, FN...
Trump est un produit, et pas tout à fait fadingue, d’un système en crise totale et dangereuse. Il a récupéré pour ce système le vote anti-système. Bien joué ! 
Le séisme provoqué par l’élection d’un « fou », d’un « pervers », d’un gros mal élevé, d’un personnage inquiétant, « délirant », d’une « brute fascisante » ... à la tête du « monde libre », pousse dans tous nos pays « libres » au « tous unis », au  « vote utile », au vote de barrage contre « le fascisme», la guerre, la violence... « Laissons de côté nos bisbilles ! ». Cette stratégie d’ « union sacrée », de collaboration de classe, de dépolitisation, de renvoi dos-à-dos exploiteurs et exploités, va être instrumentalisée de tous bords. Vite, vite, le rassemblement le plus large pour rassembler le rassemblement contre les « fachos », les « nouveaux épouvantails ». Pourquoi « nouveaux » ?
Cette stratégie du « tous unis » laisserait seuls, en quelque sorte, les « fachos » sur un terrain qu’il faut pourtant d’urgence leur disputer, reconquérir, par des mesures sociales anti capitalistes changeant la vie des plus pauvres, des mesures sociales rendant « visibles » et acteurs les « invisibles », et pas seulement par la lutte d’idées, la compassion, ou le son du tocsin.
 
Ce « tous unis » contre... peut s’avérer pire que le danger Trump, FN...
Trump est un produit, et pas tout à fait fadingue, d’un système en crise totale et dangereuse. Il a récupéré pour ce système le vote anti-système. Bien joué ! Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans l’histoire. Souvenons-nous des années 1930...
Des millions d’hommes et de femmes dans le monde , « los de abajo », crient par désespoir, douleur, colère, au « tous pareils », enragent (à raison) contre « le système », les « élites », la « caste », la corruption, assimilent y compris les militants de la transformation sociale aux « élites », au « système », aux magouilles politiciennes, électoralistes..., au « il pleut toujours où c’est mouillé ». 
Nous, les communistes, sommes perçus « comme les autres ». Nous ne portons plus assez la colère, la protestation, la« révolution », la politique autrement... Aux yeux des millions d’oubliés pour qui « la vie ne vaut rien », aux yeux de nombreuses victimes de la « mondialisation », des inégalités chaque jour croissantes, de l’exclusion sauvage, de cette Europe impossible à changer de l’intérieur, de ce corset étouffant, aliénant les nations, les souverainetés... aux yeux de ceux-là, le seul « rassemblement » ne suffit pas... « Pour quoi faire ? Que va-t-on y gagner ? ». Si la parole, les propositions, les contenus, les pratiques, ne sont pas fortes, radicales, radicalement « de rupture », antisystème, différentes, « différentes » j’insiste, ceux d’en bas s’en tapent le coquillard. Ils nous mettent « tous dans le même sac »... C’est grave et triste et dangereux, mais comme l’on ne peut pas changer de peuple... Y sommes nous pour quelque chose ? Réenchanter la politique. Le rêve, concret. L’utopie, possible. Le changement de société ! Basta de « réalisme », de « pragmatisme », de « modération », de calculs boutiquiers. « Je ne suis pas un modéré » (Jaurès) .
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:13
 Le salaire des grands patrons français en hausse de 20 % en 2015
 Le salaire des grands patrons français en hausse de 20 % en 2015

Le salaire des grands patrons français en hausse de 20 % en 2015

  • La rémunération globale des dirigeants des 120 plus grandes entreprises françaises a grimpé de 20 % en 2015 et atteint un record de 3,5 millions d'euros en moyenne.
    La rémunération globale des dirigeants des 120 plus grandes entreprises françaises a grimpé de 20 % en 2015 et atteint un record de 3,5 millions d'euros en moyenne. | FOTOLIA - illustration

Ouest-France.

La rémunération globale des dirigeants des 120 plus grandes entreprises françaises a grimpé de 20 % en 2015 et atteint un record de 3,5 millions d'euros en moyenne, selon les calculs publiés par Proxinvest.

La rémunération des dirigeants d'entreprise a grimpé de 20 % en 2015 et a atteint un record de 3,5 millions d'euros en moyenne. La rémunération moyenne annuelle totale des présidents exécutifs du CAC 40 atteint quant à elle 5 millions d'euros, en hausse de 18 %, « ce qui excède désormais la rémunération maximale socialement acceptable définie à 240 Smic par Proxinvest (soit 4,8 millions d'euros) », indique mercredi le cabinet de conseil aux investisseurs dans un communiqué.

Cette rémunération plafond souhaitée par Proxinvest est désormais dépassée par 26 présidents exécutifs du SBF 120, contre 16 en 2014, ajoute-t-il.

Pour ses calculs, Proxinvest tient compte de l'ensemble des formes de rémunération : salaire fixe, bonus annuel, jetons, avantages en nature, stock-options et actions gratuites de performance à leur date d'attribution et intéressement en numéraire.

Plus de 10 millions d'euros pour les cinq premiers

Au sein du SBF 120, la hausse est principalement venue des actions gratuites de performance (+33 %) et des rémunérations variables de court terme (+23 %), tandis qu'elle a été de 4 % pour les rémunérations fixes.

Le cabinet fait état de ses réserves sur ces augmentations au regard des performances économiques des sociétés en 2015. L'indice CAC 40 a progressé de 8,5 % en 2015, le chiffre d’affaires cumulé a baissé de 3 %, quand le résultat opérationnel et les bénéfices nets cumulés ont reculé de 7 % et 11 % respectivement, souligne-t-il.

Pour la première fois depuis 2005, les cinq premiers du classement bénéficient d'une rémunération supérieure à 10 millions d'euros. Le directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt, arrive en tête avec 16,8 millions, dont 7,2 millions de « primes de bienvenue » octroyées sous la forme d'indemnités et d'actions gratuites de performance.

31 % d'augmentation pour le DG de Dassault

Gilles Gobin, fondateur de Rubis arrive en deuxième position (16,4 millions), devant Carlos Ghosn, PDG de Renault et Nissan (15,6 millions). Le niveau de rémunération que ce dernier a touché à la tête de Renault a été rejeté au printemps dernier par les actionnaires, amenant le constructeur automobile français à en réduire de 20 % la part variable au titre de 2016.

Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes (5e), voit sa rémunération totale augmenter de 31 % et atteindre 14,1 millions d'euros grâce à un programme « d'association au capital ». Il est le plus gros bénéficiaire d'actions gratuites parmi les dirigeants du SBF 120.

Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric arrive en cinquième place en raison de l'abandon de son régime de retraite supplémentaire. En effet, l'augmentation de 86 % de sa rémunération totale, qui a atteint 10,4 millions d'euros, pour 2015, s'explique principalement par la compensation financière liée à cette renonciation.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:24
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:21

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:02
fascisti fora
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 15:17

« La victoire de Trump constitue la levée d’un tabou »

Donald Trump est devenu le 45e président des Etats-Unis ce 9 novembre 2016. Une victoire choc qui interroge autant qu'elle inquiète. Peur, désespoir, sanction... Que dit ce vote de la société américaine ? Quel impact l'élection de Trump peut-elle avoir sur la présidentielle française de 2017 ? Pour le psychanalyste Roland Gori, auteur de L'Individu ingouvernable, l'arrivée au pouvoir de Trump peut constituer un précédent pour d'autres démocraties. Pour éviter le fatalisme, comme l'extrêmisme, il appelle à "nous fabriquer de nouvelles utopies" pour, de nouveau, "donner du rêve et pouvoir imaginer l’avenir." 

Propos recueillis par Flavia Mazelin Salvi et Cécile Guéret
 
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Psychologies : Le vote en faveur de Donald Trump était-il selon vous un vote d’adhésion à des valeurs ou bien un vote de peur, de désespoir ou encore un vote sanction ?

Roland Gori: Avant toute chose, ces résultats surprise révèlent la faillite des instituts de sondage, ces agences de notation de l'opinion publique, figures de l'imposture contemporaine. Quant au vote, il y a certainement de tout cela. Nous sommes aujourd’hui dans un échec moral et culturel d’un néolibéralisme mondialisé qui prône la libre circulation des marchandises, des produits financiers et des humains. Cet effacement relatif des frontières se fait au profit des affaires, dépossède les États de leurs rôles de régulateurs sociaux. Il tend aussi à imposer à un monde globalisé une manière de penser le monde qui heurte l’histoire et la culture des peuples. Du coup ces peuples ont peur. Ils se sentent prolétarisés et menacés. Ils réagissent en sanctionnant les partis traditionnels qu’ils jugent complices du système néolibéral. La victoire de Trump est celle de toutes les angoisses, de toutes les peurs, de toutes les humiliations et les frustrations sociales. Plus qu’une victoire, c’est la défaite des démocraties néolibérales. 

C’est un rejet du système néolibéral ?

Roland Gori : Au fond, cette élection n’est pas tant la victoire de Trump, que la défaite et le désaveu des Clinton. Rappelons que Bill Clinton a poursuivi la politique de Reagan notamment en diminuant le poids de régulation de l’État (santé, éducation) et celui des crédits voués à la discrimination raciale. Hillary Clinton est donc la figure de proue de ce système qui a produit un sentiment de déclassement social des classes moyennes, un échec à réduire les inégalités sociales comme les discriminations raciales. N’oublions pas que les Afro-Américains ont été majoritairement déçus par Obama qui a fait ce qu’il a pu, mais n’a pas fait tout ce qu’il avait promis. Le rêve d’une Amérique post-raciale s’est écrasé sur les récents événements d’adolescents noirs tués par les polices. Les populations noires se sentent toujours discriminées et menacées plus de cinquante ans après avoir obtenu les droits civiques. Quant à la population Wasp (blanche, anglo-saxonne et protestante), elle se voit à la fois déclassée économiquement, socio politiquement et en danger de perdre son poids démographique. Il faut savoir qu’en 2042, les Wasp seront pour la première fois minoritaires aux Etats-Unis.

A découvrir

 

Roland Gori est psychanalyste et professeur émérite de psychologie et de psychopathologie clinique à l'université Aix-Marseille. Il est également l’auteur de L’individu ingouvernable (Les liens qui libèrent, 2015).

On retrouve ce que certains nomment, en Europe, la peur xénophobe d’un « grand remplacement » ?

Roland Gori : Oui. Il faut comprendre que les accusations de Trump de viols, de deals et de vols à l’encontre des Mexicains se nourrit d’une xénophobie qui dépasse les Latinos en général et les Mexicains en particulier. Quand Trump propose de « murer » l’Amérique, de l’enfermer, de la conduire au repli, c’est une manière de faire croire au peuple Wasp qu’il peut arrêter le temps et figer l’espace, qu’il pourra vivre comme « avant ». C’est cela la grande imposture : parier sur le néolibéralisme industriel en faisant croire qu’avec plus de capitalisme on pourra stopper les dégâts qu’il provoque inévitablement !

En Europe, comme aux Etats-Unis, tous ceux qui ont un sentiment de déclassement, d’un avenir bouché par les effets du néolibéralisme, rejettent les représentants de cette vision du monde. Simplement, certains comme Bernie Sanders veulent plus de protections sociales, de régulations par les pouvoirs publics, plus de solidarité, plus de réductions des inégalités sociales pour sauver la Démocratie en régulant le capitalisme. D’autres, comme Trump, veulent plus de capitalisme et de nationalisme autoritaire en privilégiant « d’abord les Américains ». Ce qui montre que le néolibéralisme qui régit toujours plus le monde depuis Reagan et Thatcher est en crise.

Une crise dont nous ne voyons pas le bout…

Roland Gori : Gramsci donnait cette définition de la crise : « c’est quand le vieux monde est en train de mourir, et que le nouveau monde tarde à naître. Dans ce clair-obscur, naissent les monstres. » Trump, comme d’autres mouvements politiques en Europe, fait donc partie de ces monstres, de ces néo-populistes, qui ont différentes formes, couleurs et puissances, mais qui naissent tous de ce clair-obscur. Le problème, c’est que les alternatives qui permettraient d’avoir une autre vision du monde et une stabilisation des rapports de force entre les pays comme à l’intérieur de chacun d’entre eux, tardent à se dessiner de manière crédible d’un point de vue économique, social et culturel. Bonne ou mauvaise nouvelle, je crois qu’on peut dire que le néolibéralisme est mort, personne ne peut plus croire qu’il réduit les inégalités et qu’il permet le progrès social, culturel et moral. Il se maintient, tant bien que mal, comme système politico-économique, mais il est agonisant, mort comme philosophie, morale, culture.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 15:03
LA VIE DU PARTICinq Chantiers Communistes pour rompre avec les gouvernements des riches Pour un programme de lutte et de gouvernement !

Cinq Chantiers Communistes pour rompre avec les gouvernements des riches Pour un programme de lutte et de gouvernement !


Mardi 1er novembre 2016,

par pam,

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Une bataille communiste en 2017 dans le contexte terrible de la soumission de toutes les forces politiques gouvernementales à ce capitalisme destructeur, inégal et violent, aura besoin de propositions fortes, directes, que des millions de travailleurs, militants, jeunes peuvent entendre dans le fatras idéologique qui crée la confusion permanente sur l’intérêt général. Ce projet regroupe des propositions de court terme, les 100 premiers jours d’un gouvernement de rupture, en les inscrivant dans une perspective de changement vers une autre société...

Une contribution au débat... bien loin de la fausse rupture mélenchonienne...

Cinq Chantiers Communistes pour rompre avec les gouvernements des riches

Contre une mondialisation capitaliste arrogante, de gauche et de droite, il faut des objectifs de rupture clairs et réalistes, pour mobiliser et unir les millions de victimes d’une société inégale et violente.

Ces cinq chantiers partent des revendications sociales pour fonder les décisions des 100 premiers jours d’un gouvernement de rupture, bousculant les rapports de forces pour mobiliser le monde du travail, le peuple. Cette mobilisation devrait aboutir à des états généraux pour une assemblée nationale constituante, ouvrant la perspective d’une nouvelle république, la première république socialiste, autogestionnaire, internationaliste.

Pour un emploi digne et utile pour tous, conquérir la souveraineté populaire sur l’argent !

On ne peut rien changer pour l’emploi sans enlever le pouvoir de l’argent à la grande bourgeoisie et donner à ceux qui travaillent le pouvoir de décision sur l’économie. Ils sont les seuls à pouvoir orienter l’argent vers la satisfaction des besoins humains.

Dès les 100 premiers jours :
- Interdiction des licenciements
- Augmentation du SMIC et des minimums sociaux de 50%
- Création d’un revenu maximum avec une tranche d’impôt à 100%.
- Nationalisation des groupes financiers et industriels stratégiques avec indemnisations plafonnées des seuls actionnaires individuels .
- Nationalisation des sociétés d’intérim, transformation des interims en CDI
- Création de commissions de contrôle économiques par bassin d’emplois élues lors d’élections professionnelles générales. Les tribunaux de commerce sont placées sous leur contrôle.

Objectifs d’une assemblée constituante :
- Retour à la la souveraineté monétaire de la France.
- Création d’un service public de l’emploi géré par les salariés, organisé par bassin d’emploi, à partir de Pôle Emploi, des sociétés d’interim, d’insertion...
- Création d’un statut du salarié de la fin des études à la retraite, garantissant le droit a un revenu et a une formation professionnelle, ouvrant les droits sociaux, financé par l’augmentation des cotisations patronales sur le salaire.
- (Re)création de services publics nationalisés regroupant les activités existantes de réseaux (électricité, eau, gaz, téléphone, poste, internet...).
- Droit de nationalisation d’une entreprise sur vote de plus 75% des salariés et création d’un nouveau statut d’entreprise autogérée nationale, régionale ou locale impliquant les salariés, fournisseurs, clients, usagers et collectivités.
- Programme pluriannuel d’investissements dans l’énergie, le transport, le logement, les services publics, l’éducation, la santé, la vie sociale et culturelle

Pour le droit au logement et à la santé, sortir de la marchandisation !

On ne peut pas répondre aux besoins sociaux sans sortir les ressources nécessaires de la marchandisation et donc sans inventer de nouveaux modes de gestion publics des besoins sociaux par les usagers eux-mêmes, fondés sur la gratuité et la péréquation tarifaire.

Dès les 100 premiers jours :
- Interdiction des expulsions pour dette sans relogement préalable
- Création de comités locaux du logement avec les associations, collectivités et offices chargé de traiter les situations d’urgence (SDF notamment).
- Suppression des allégements de charges patronales.
- Prise en charge à 100% par la SECU des dépenses de santé.

Objectifs d’une assemblée constituante :
- Réquisition de terrains pour un espace foncier public non marchand
- Plan de construction d’un million de logement.
- Création d’un service public du logement organisé dans chaque ville, assurant la gestion des demandes de logements, regroupant les capacités locatives publiques et privées, cogéré par les locataires, les propriétaires, les salariés, les collectivités.
- Création d’un nouveau contrat de « co-propriété d’usage » sur terrain public, sans limite de temps, transmissible aux enfants, non cessible.
- Retour à la gestion de la sécurité sociale par les salariés. Elections dans chaque entreprise d’une assemblée par caisse locale. Intégration des mutuelles dans le statut de la Sécurité Sociale.
- Création d’une industrie nationale de la pharmacie, organisée localement en circuit court non marchand s’appuyant sur le réseau de pharmacies mutualistes ou privées existantes.

Pour la paix, sortir du néo-colonialisme et des affrontements impérialistes.

On ne peut changer de société en France sans changer de rapport au monde, sans sortir des rapports de domination économique ou militaire. Ce sont les rapports humains, notamment issus des immigrations successives qui sont l’outil essentiel de nouvelles coopérations internationalistes.

Dès les 100 premiers jours :
- Sortie immédiate de l’OTAN et rappel des armées françaises à l’étranger négocié avec les pays concernés.
- Ouverture de toutes les archives militaires. Organisation d’une conférence avec les pays colonisés par la France pour établir les conséquences de la colonisation.
- Annulation de la dette des pays pauvres
- Retour à la primauté des lois nationales sur les traités européens dans la constitution.
- Proposition d’une conférence internationale pour la sortie du capitalisme, la création d’une devise mondiale d’échange indépendante du dollar et de l’euro.
- Création de centre d’hébergement d’urgence pour tous les réfugiés.

Objectifs d’une assemblée constituante :
- Nouveau statut pour tous les réfugiés et création de commissions locales des réfugiés chargées d’organiser les cours de langue et de droit leur permettant de jouer un rôle actif et citoyen en France et de retrouver le droit à vivre dans leur pays.
- Création avec l’ONU d’une agence mondiale de la connaissance non marchande, partageant les résultats de recherche, ouvrant un accès gratuit pour tous aux connaissances, notamment dans les secteurs de la santé et des technologies de l’information.
- Lancement d’un programme international d’investissement dans la réponse aux besoins humains (eau, assainissement, énergie, transports, réseaux, santé, éducation..) à partir d’un transfert massif des dépenses d’armement
- Redéfinition d’une politique de défense basée sur les droits des citoyens et leurs liens avec une armée populaire.
- Développement d’armes non létales et abandon de la stratégie de dissuasion nucléaire.

Pour une démocratie autogestionnaire, sortir du rôle répressif de l’état.

On ne peut changer de société sans rompre avec les traditions séculaires de domination politique, corporatiste ou policière, sans inventer une construction autogérée de pouvoirs débarrassés des intérêts privés, des pratiques répressives et de propagande.

Dès les 100 premiers jours :
- Loi de transparence obligatoire de l’état avec publicité de tous les documents non individualisés, publication de toutes les archives secrètes.
- Audit des services secrets par une commission conjointe des parlementaires et du conseil économique et social
- Création de commissions citoyennes locales de contrôles des institutions
- Droit de votes des immigrés à toutes les élections.
- Fin du financement des partis politiques par l’état.

Objectifs d’une assemblée constituante :
- Etats généraux pour une nouvelle république non présidentielle, autogérée avec la proportionnelle à toutes les élections, le non cumul des mandats, la fin du sénat.
- Nouvelle procédure de décision publique dans toutes les assemblées pour la participation des citoyens, avec une représentation spécifique du monde du travail à travers des délégués d’entreprise, avec publicité obligatoire de tous les documents préparatoires, délibératifs ou d’exécution, enregistrement de toute question citoyenne et réponse obligatoire...
- Création d’un service civil obligatoire de 6 mois au service de la mobilisation citoyenne sur les grandes causes humaines en France et dans le monde
- Création d’une agence citoyenne de l’évaluation de l’offre et de la demande pour aider aux décisions économiques sous la responsabilité politique des assemblées élues et remplaçant les activités actuelles de publicité, défense des consommateurs, chambres de commerces...

Sortir de la violence par la culture et la démocratie

On ne peut gagner d’intervention majoritaire pour une autre société sans soigner les immenses souffrances léguées par la violence capitaliste, sans reconstruire une parole individuelle et collective libérée, sans un immense bouillonnement culturel et idéologique.

Dès les 100 premiers jours :
- Recrutement de 100 000 éducateurs formés en alternance dans les quartiers et lieux de travail.
- Recrutement de 100 000 enseignants et création d’une structure nationale de recherche appliquée sur la pédagogie dans les quartiers populaires
- Rétablissement du statut des intermittents du spectacle, hors grandes entreprises et institutions, et création de comité locaux d’initiatives culturelles
- Taxation forte de la publicité contribuant au financement public de médias indépendants.
- Nationalisation de TF1 et rupture des contrats des médias avec les sociétés privées de production.
- Organisation d’un forum télévisé quotidien du changement par un collectif associant les associations, syndicats et partis politiques, complété par un journal quotidien et un site internet.

Objectifs d’une assemblée constituante :
- Création de centres culturels locaux animés par la mobilisation des artistes pour une véritable ébullition culturelle permettant de faire entendre les paroles de tous.
- Plan d’investissement pour le développement de théâtres, MJC, salles des fêtes de quartier.
- Statut du travailleur culturel assurant la liberté, la garantie de ressources aux créateurs
- Droit à la formation continue professionnelle et générale pour tous.
- Statut des médias assurant leur indépendance, favorisant l’intervention des lecteurs et spectateurs, la liberté des journalistes, leur libération des marchés de l’information et des financements privés

Oui, la révolution !

Le capitalisme ne peut répondre aux besoins humains. Ses contradictions internes, ses dérives militaristes rappellent les pires heures du 19ème siècle. La révolution est nécessaire ! Elle ne ressemblera ni à celle de 1789, ni à celle de 1917.

Elle peut prendre des voies électorales, mais avec de grands mouvements sociaux, des situations subversives pour l’état et les institutions actuelles, pour déborder la capacité de répression et de manipulation que l’état donne à la bourgeoisie.

Le mouvement populaire décidera. Il a besoin d’un effort de conscience et de connaissance, d’un programme politique pour la mobilisation et le rassemblement de tous ceux qui souffrent du capitalisme.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 13:39
REMUE-MENINGES:Mélenchon et les communistes

Thibaut Le Gal

Ils ont dit non. Non à Mélenchon. Le Parti communiste français a voté samedi contre un ralliement au candidat de la France insoumise pour la présidentielle. Sur les 519 votants de la conférence nationale du PCF, 274 ont choisi l’option d’une candidature communiste. La voie d’un soutien à l’ancien leader du Front de gauche, pourtant portée par le secrétaire national Pierre Laurent, a été rejetée.

« Malheureusement, je pense qu’il y a une exaspération d’une partie des communistes », a constaté dimanche le patron du PCF sur France Inter. Mais pourquoi donc, les communistes sont-ils exaspérés par leur candidat de 2012?

1. La carte Montebourg

Arnaud Montebourg aux Assises du Produire en France, à Reims, le 9 septembre 2016.
Arnaud Montebourg aux Assises du Produire en France, à Reims, le 9 septembre 2016. - François NASCIMBENI / AFP

Et si derrière ce « non » à Mélenchon se cachait un « oui » à la candidature Montebourg ? « On ne sait pas encore ce que répondront les militants. Les communistes veulent attendre, se donner du temps vis-à-vis de la primaire PS même si Pierre Laurent s’en défend », remarque Romain Ducoulombier, auteur d’une Histoire du communisme (Que sais-je ?).

« Plusieurs cadres du PCF comme Olivier Dartigolles pensent que la victoire de Montebourg à la primaire PS serait un camouflet pour la politique de Hollande et changerait la donne pour 2017 », poursuit l’historien Roger Martelli, ancien adhérent du Parti communiste français. Mais le co-directeur de la revue Regardsest sceptique sur cet éventuel soutien. « Montebourg a soutenu Royal en 2007, préféré Hollande à Aubry en 2011, a tout fait pour installer Valls à Matignon. Cela fait lourd dans la musette ».

2. Le problème des législatives

Jean-Luc Mélenchon a prévenu : il y aura des candidats de la « France insoumise » dans « les 577 circonscriptions » et « tous ceux qui veulent participer » au processus d’investiture pourront le faire, assure le candidat. Mais les élus communistes ont vu d’un mauvais œil la charte d’alignement, contraignant la liberté de vote des députés, que devraient signer les futurs candidats. « Mélenchon veut un retour au fonctionnement de la IIIe Internationale, avec un chef qui dicte la décision », a ironisé le député André Chassaigne au Figaro.

« En une décennie, le PCF a perdu entre un quart et un tiers de ses élus, même dans la période Front de gauche. Pour les communistes, l’élection clé n’est pas la présidentielle mais les législatives, d’autant que le résultat conditionne la contribution de l’Etat aux financements des partis », insiste Roger Martelli. « L’ancrage électoral du parti reste une de ses forces. Si les communistes ne soutiennent pas Mélenchon, ils risquent d’avoir à affronter ses candidats. Reste à savoir si l'alliance avec Montebourg suffira alors à sauver les sièges».

3. La position « au-delà des partis » de Mélenchon

Il le dit et le répète : sa campagne se fera « hors cadre des partis ». Jean-Luc Mélenchon n’a d’ailleurs demandé « la permission à personne » lorsqu’il s’est lancé en février dernier. Au risque de vexer ses amis communistes. « Mélenchon est dans une stratégie catch all : attraper tout ce qui passe, des rouges, des verts et des roses foncés. Il a pris de court le PCF car sa candidature semble être la plus rationnelle en termes de rapport de force », avance Romain Ducoulombier. « Mais ce choix suppose de s’éloigner du parti, et pourrait s’apparenter à une forme de suicide pour l’appareil communiste. Chez certains, il y a des doutes sur les réelles intentions de Jean-Luc Mélenchon ».

Roger Martelli nuance : « Le PCF veut assurer sa survie. Le parti a toujours considéré qu’au sein de la gauche de la gauche, la seule position qui vaille était la sienne, les autres pouvant menacer sa place. Mais ce n’est pas un hasard si Marie-George Buffet, qui a fait l’amère expérience d’une candidature communiste seule [1.93 %], soutient Mélenchon ».

 

Sur le plateau de LCP, l’ancienne candidate s’agaçait lundi contre le choix de ses camarades. « Je ne peux pas penser qu’on va mettre l’intérêt partisan devant notre idéal, qui est de changer la vie, changer les choses… Il a fait une connerie en partant tout seul, d’accord, allez on va l’acter, une fois pour toutes ! Parlons ! Discutons ! Ne tuons pas l’espoir, beaucoup de gens attendent ». Ce sera aux 50 000 adhérents revendiqués de trancher, lors d’un vote, du 24 au 26 novembre prochain.

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