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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 13:35

 

                                                            FRONTE DI MANCA

                                                                     

              PRENONS LE POUVOIR !

 

 

 

 

 

Résister à la Finance, oui mais comment ?

 

site: Place au Peuple

Résister à la Finance, oui mais comment ?

Depuis quelques semaines, une terrible épidémie semble contaminer un à un les différents candidats à l’élection présidentielle. Tour à tour, chacun reprend le vocabulaire du Front de Gauche. Marine Le Pen avait déjà commencé en affirmant qu’elle voulait “ rendre visibles, les invisibles ” reprenant ainsi les mots prononcé par Jean-Luc Mélenchon lors de sa première visite – après sa désignation comme candidat commun du Front de Gauche – aux salariés de Fralib. Récemment, c’est François Bayrou qui a été atteint par le virus en appelant à la résistance lors de son meeting de Dunkerque le 19 janvier dernier. François Hollande a également repris le vocabulaire du Front de Gauche lorsqu’il a affirmé dans son meeting au Bourget que son “ adversaire, c’est le monde de la finance ”.

C’est d’ailleurs sur cette question de la finance que l’épidémie “ Front de Gauche ” semble faire le plus de ravages. S’ils sont sincères, nous ne pouvons que nous réjouir que les autres candidats reprennent nos mots pour décrire les dérives inacceptables du système financier actuel. Mais une fois d’accord sur le constat d’une finance toute-puissance, encore faut-il se donner les moyens de l’affronter directement. Comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting de Besançon, “ on ne combat pas le capitalisme de notre époque avec un pistolet à bouchon ”.
La droite au pouvoir a cherché à faire croire qu’elle réformerait la finance mondiale comme le claironnait Nicolas Sarkozy lors de son premier discours de Toulon. Elle ne trompe aujourd’hui plus personne. Toute son action pendant 5 ans n’a cessé de donner toujours plus de pouvoir au monde de la finance. C’est notamment Michel Barnier, en tant que Commissaire européen, qui a augmenté le pouvoir des agences de notation. Grâce à lui, les agences peuvent venir émettre des notations sans que personne ne leur demande !
François Bayrou s’est lui aussi récemment emporté contre les dérives de la finance : “ à l’argent roi, nous allons résister ” a-t-il déclaré lors d’un meeting à Dunkerque. Pourtant, François Bayrou est l’un des défenseurs les plus zélés de la finance : il a été l’un des premiers à défendre la fameuse “ règle d’or ” cher aux financiers. En réalité, Bayrou est un super libéral défendant une super austérité (lien vers la brochure FDG) donnant ainsi toujours plus de pouvoir au monde de la finance.
Enfin, c’est François Hollande qui a récemment déclaré que “ [son] adversaire, c’est le monde de la finance ”. D’une manière générale, plus on connait son adversaire, plus il est facile de l’affronter. Mais pour François Hollande cet adversaire n’a “ pas de nom, pas de visage ”. Pourquoi ne demande t-il pas à son ami, Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers, qui sont les grands financiers d’aujourd’hui ?
François Hollande a tout de même le mérite d’avancer quelques pistes programmatiques pour freiner le développement d’une finance toute-puissance. La séparation des banques d’affaires et de dépôts, la suppression des stocks options, une taxe sur les transactions financières (encore faudrait-il connaître son montant), etc. C’est bien mais cela n’est pas suffisant.
Seul le Front de Gauche assume aujourd’hui, dans ses mots et dans son programme, une réelle volonté d’affrontement avec les marchés financiers. Standard & Poor’s a déclaré la guerre à la France ; le Front de Gauche dispose des armes nécessaires pour que le peuple Français résiste au monde de la Finance.

Les mesures du Front de Gauche pour reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers:
→ Création d’un pôle public bancaire part la mise en réseau des institutions bancaires publiques actuelles ( Caisse des dépôts, Crédit foncier, OSEO, CNP, Banque postale) et la nationalisation de banques privées ;
→ Séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires ;
→ Les banques qui ne respecteraient pas la nouvelle réglementation de lutte contre la spéculation seront placées sous contrôle social ;
→ Interdiction des agences de notation ;
→ Blocage des échanges de capitaux avec les paradis fiscaux ;
→ Interdiction des stock-options et des LBO (technique consistant à acheter une entreprise avec des capitaux empruntés et remboursés rapidement en saignant voire en revendant par morceaux la société achetée).
→ Permettre à la BCE et à la Banque de France de racheter directement des titres publics avec un taux d’intérêt très faible voire nul afin de financer des projets socialement et écologiquement justes.
→ Agir pour le changement des statuts de la BCE afin de mettre un terme à son indépendance.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 13:20

A quoi joue le Qatar?

· la plus grande base américaine y est implantée, mais les Talibans ont maintenant leur représentation dans l’émirat ;

· c'est le pays d’Al-Jazeera, le média audiovisuel qui a le mieux couvert la seconde Intifida et le bombardement de Gaza, mais c'est aussi l'un des rares pays arabes qui a une représentation israélienne sur son sol ;

· c'est un micro-état foncièrement pro-américain, mais c’est aussi celui qui soutient nombre de mouvements islamistes, dont le Hamas, qui y a également installé sa représentation.

Quand on visite le Qatar, ce qui nous choque de prime abord, c'est l’extravagance consumériste et l’ultralibéralisme économique qui y règnent. L’essentiel est en réalité là. En fait, tant que les privilèges sont préservés, tant que l'appropriation des richesses au profit d’une seule caste perdure, tout le reste devient secondaire. Si l’on ne comprend pas ce préalable, on aura du mal à comprendre la logique de cet État.

Coincé entre les deux puissances régionales, l’Arabie Saoudite et l’Iran, le petit émirat a soif de rayonnement international. Le Qatar nourrit aujourd’hui l’ambition démesurée d’être reconnu comme la puissance régionale politique et diplomatique incontournable du monde arabe. Et cela pour deux raisons majeures : d’abord, satisfaire son égo insatiable, et ensuite faire en sorte que personne ne puisse remettre en cause l’appropriation des richesses de son sous-sol par la famille royale.

En acceptant l'installation de la plus grande base américaine de la région sur son sol, et en se mettant donc sous la protection US, la famille royale espère ainsi pérenniser sa mainmise sur les gisements d’hydrocarbures, tout en se protégeant des ambitions régionales de ses deux grands et très redoutés voisins.

Et l'installation de la représentation diplomatique israélienne sur le sol qatari est, bien évidemment, la condition sine qua non de la protection américaine. L'affaiblissement de la puissance financière et économique américaine constitue l'élément nouveau de cette dernière décennie. Cela bouleverse la donne dans cette région qui avait l’habitude, depuis plusieurs décennies, de vivre sous l’ordre américain.

Aujourd’hui, les Etats-Unis n'ont plus les moyens de leur politique hégémonique. De plus, la zone Asie-Pacifique, avec l'émergence de la Chine, devient la région clé pour l'impérialisme américain, beaucoup plus que le Moyen-Orient.

Certes, la protection des gisements d’hydrocarbures et de ses voies d’acheminement vers les pays du Nord restera un enjeu central. Mais la crise économique et financière mondiale, associée à la reconsidération des priorités stratégiques, font que les Etats-Unis n’ont plus les moyens d’agir directement dans cette région pour préserver leurs intérêts.

Cette situation inédite a deux conséquences pour cette région :

-La première est que Washington, face à ses nouvelles restrictions budgétaires, a décidé d’intervenir dorénavant à travers ses relais locaux qui, eux, ont les moyens et l'ambition de devenir des puissances régionales.

Ces relais locaux sont d’abord ceux qui, historiquement, ont toujours été présents dans cette région : au premier plan, les deux anciennes puissances coloniales, la France et la Grande-Bretagne (puissance militaire et technologique), sans oublier la fidèle héritière de l’empire ottoman, la Turquie, nouvelle puissance économique et militaire.

Le Qatar, diplomatiquement et médiatiquement très présent, espère aussi être reconnu comme une nouvelle puissance régionale. Il aspire à devenir un de ces relais de la puissance américaine, qui aura l’avantage d’être le seul à appartenir à la « nation arabe ».

Fait important, ces pays (France, Grande-Bretagne, Turquie et Qatar), qui sont déjà des acteurs influents dans l’évolution des révolutions arabes, sont tous membres de l’OTAN ou hébergent d’importantes bases américaines, et ont en commun d’avoir noué des relations diplomatiques et économiques avec l’État sioniste.

-La seconde conséquence de cette situation nouvelle est que ces relais locaux, tout en agissant pour les intérêts US, œuvrent aussi pour leurs propres intérêts. C'est, très logiquement, une « juste » rétribution qu'« autorise » le gendarme américain :

· ainsi, profitant des révolutions arabes, les anciennes puissances coloniales européennes (France et Grande-Bretagne) tentent de reprendre pied dans cette région, où elles espèrent devenir l’intermédiaire obligé ;

·  la Turquie, de son côté, voudrait reconquérir, à travers son dynamisme économique, son aire d’influence qui s’étendait de l’Asie centrale au Maghreb. L’État sioniste qui entretient des relations économiques florissantes avec le capitalisme turc ne fait pas exception. Business is Business ;

· quant au Qatar, fort de sa toute nouvelle puissance financière et médiatique, il promeut une parole libre (mais évidemment orientée) reflétant toutes les tendances politiques du monde arabe, dans le but de s’imposer comme le centre d’un nouveau rayonnement pan-arabe.

C'est à la lumière de ce contexte qu'il faut interpréter l'action du Qatar, ainsi que son rapport avec le Shaykh Al-Qaradawi et la chaîne satellitaire Al-Jazeera. Pour comprendre le rôle du Shaykh Al-Qaradawi, il faut retracer son historique. Issu des Frères musulmans égyptiens, Shaykh Al-Qaradawi a payé très cher son opposition publique et franche à la dictature égyptienne ; il croupit, pendant toute une partie de sa vie, dans les prisons égyptiennes. Jusqu’à très récemment, tous les mouvements politiques islamiques des pays arabes, sans aucune exception, vivaient sous une terrible répression, faite de meurtres, disparitions, emprisonnements, massacres, ou encore de tortures. Et cela, dans l'indifférence de tous les médias occidentaux.

Shaykh Al-Qaradawi a toujours refusé de se taire sur le droit d'expression de tous les peuples et sur son anti-sionisme viscéral. Le seul pays qui a, finalement, accepté de l'accueillir tout en lui laissant sa liberté de parole fut le Qatar. Il fit même plus, il lui attribua un canal (Al-Jazeera) pour lui permettre de s’adresser à toutes les masses arabes. La quasi-totalité des dirigeants des mouvements politiques islamiques en exil, ou subissant la répression, lui emboîtèrent le pas. Contournant la censure exercée par toutes les dictatures arabes, ils purent, à travers Al-Jazeera, exprimer leur point de vue et en débattre avec les autres mouvements d’opposition arabes.

Ainsi, à travers Al-Jazeera et le rayonnement du Shaykh Al-Qaradawi, le Qatar a obtenu ce qu'il voulait : être une puissance médiatique incontournable dans cette région. Grâce au  Qatar, le Shaykh Al-Qaradawi et beaucoup de mouvements islamiques réprimés ont obtenu en retour le droit de s'exprimer et de débattre publiquement. Ce qui était irréalisable et inespéré  dans leur propre pays, et cela depuis plusieurs décennies.

Aujourd’hui, le Qatar compte bien tirer ses dividendes de sa politique d’ouverture, audacieuse à l’époque, vis-à-vis des mouvements politiques islamiques. L’émirat s’implique, désormais, directement dans les révolutions arabes, financièrement, médiatiquement, diplomatiquement et même militairement, si cela doit s’avérer nécessaire. Pour cela, l’émir du Qatar en personne n’a pas hésité à  reprendre en main la chaîne Al-Jazeera. La direction a été remaniée pour qu’elle réponde plus fidèlement aux orientations politiques du pays.

Si la situation du monde arabe n’était pas aussi dramatique, on pourrait sourire de ce petit émirat royal qui soutient les soulèvements populaires et donne des leçons de démocratie, alors que l’émir lui-même est arrivé au pouvoir en destituant son propre père.

Du Nord ou du Sud, musulman ou non, nous n’oublierons jamais ce qui rassemble ces États (France, Grande-Bretagne, Turquie, Qatar) qui se posent aujourd’hui en modèle pour les peuples arabes :

·  un assujettissement à l’ordre US, responsable de toutes les guerres impériales menées dans la région ;

· des relations normalisées avec l’État sioniste, seule idéologie d’Etat ouvertement raciste du XXIe siècle ;

·  une intégration à un système économique mondial, capitaliste et ultra-libéral, responsable de la pire des catastrophes humaines, spirituelle et écologique (1 milliard de sous-alimentés, inégalités croissantes, consumérisme, réchauffement climatique…).

Dépasser l’impérialisme américain, combattre l’idéologie raciste que représente le sionisme, s'affranchir du modèle consumériste occidental et de sa logique capitaliste, requièrent la mise en place d’un projet alternatif de société pour les pays arabes.  [.....]                                     

 

                                                           site: oumma.com

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 13:11

 

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Pourquoi la Grèce n’a-t-elle pas intérêt à trouver un accord ?

Et si, finalement, l’explosion venait de Grèce ?

dimanche 22 janvier 2012
                                           
                                                                            AKROPOLI2                                   
 

Aujourd’hui, nous avons connu un épisode grand guignolesque de la négociation financière internationale. Les hedge funds ont menacé la Grèce de porter plainte contre elle... auprès de la cour européenne des droits de l’homme ! Comique, non ?

Ne pas rembourser ses créanciers est une atteinte au droit à la propriété. Ce droit est inscrit dans la déclaration universelle des droits de l’homme cqfd. Nous ne nous étendrons pas sur cette interprétation du droit, ni sur les textes internationaux ou américains qui peuvent être opposés à ces investisseurs professionnels sur le principe de responsabilité. Nous aurons, si cette menace est suivie des faits, l’occasion d’y revenir, et par la même occasion d’évoquer la guérilla judiciaire que mènent ces fonds d’investissement contre certains États.

Outre cet épisode, donc, les négociations concernant la dette grecque semblent tourner en rond. Non seulement parce que les hedges funds font de la surenchère (ils affirment ne pas vouloir entendre parler de taux d’intérêt inférieur à 5%), mais aussi parce que les points qui semblent se régler sont tellement au désavantage de la Grèce, que bientôt, ce pays aura plus intérêt à tout faire sauter qu’à signer.

Où en sommes nous dans la négociation ?

- Les créanciers privés (donc pas la BCE) échangeraient leurs créances actuelles contre de nouveaux titres dévalorisés de 50%.
- Les nouveaux titres seraient régis par les règles britanniques et non plus grecques. La différence principale se situe sur les recours. Dans le régime britannique, en cas de défaillance, les créanciers sont en droit de saisir les avoirs de l’État défaillant.
- Le montant total de la dette effacée par cet accord représente un petit peu plus de 30% du PIB grec.
- Les taux d’intérêt des nouveaux titres se situeraient aux alentours de 4 à 5%.

Bien, analysons maintenant ce que donnerait un tel accord s’il était signé.

Le niveau d’endettement actuel de la Grèce se situe entre 150 et 168% du PIB. Si vous baissez ne serait-ce que de 50% le niveau d’endettement, vous êtes de toute manière à plus de 100% du PIB. D’accord ? Si vous accordez à un pays endetté à 100% (et à fortiori si c’est à plus de 100%) un crédit à 4% d’intérêt par an, celui-ci sera bien obligé de faire 4% de croissance pour pouvoir payer les intérêts sans devoir à nouveau réemprunter, non ? Quelqu’un peut il me rappeler la dernière fois que la Grèce a fait 4% de croissance ? Un bookmaker londonien serait il capable de me donner la cote pour parier sur un taux de croissance à 4% de la Grèce dans les années qui viennent ?

L’accord qui est en train de se dessiner est un acte de mise à mort. Les créanciers sont en train de se partager les actifs de l’État grec que celui-ci va bientôt se trouver obligé de leur céder parce qu’il lui sera matériellement et mathématiquement impossible de payer 4% d’intérêt !

Il est clair que si les dirigeants grecs ont un tant soit peu de courage, d’honneur et de fierté, ils ont tout intérêt à faire exploser la banque. Ils mettent fin aux négociations, refusent de payer et c’est tout le système qui explose. Les créanciers privés seront alors en droit de faire jouer leurs CDS et le joli jeu de dominos que nous avons connu en 2007-2008 reprendra, puissance dix, enclenchant un pagaille monstrueuse et une série de faillites de banques et de compagnies d’assurance qui ont accordé des CDS sans avoir, bien sûr, les fonds propres en face et en se ré-assurant auprès d’autres organismes qui, eux non plus, etc. etc... Sans compter notre chère BCE. Embourbée dans la dette grecque jusqu’à 20 fois ses fonds propres et qui se retrouveraient de facto en... cessation de paiements !

Tous comptes faits, on n’a peut être pas fini d’entendre parler de la dette grecque. D’autant qu’un certain nombre de pays sont en train d’observer scrupuleusement l’avancement de la négociation. Si les créanciers cèdent, ils devront céder à d’autres (Espagne, Portugal, Irlande, France, Italie…) et sur des montants autrement plus importants. S’ils ne cèdent pas, c’est tout le système qui risque d’exploser et plus aucun créancier ne se sentira tenu de rembourser, ou alors, comme les russes, 70 ans après, sur des bases complètement décotées.

Prochain round, mercredi prochain. Vous suivrez le match avec nous ?

 

site: Ferñent / Mouvement des Travailleurs Panafricains – Sénégal

 

                                                                                                     FVER-PCF


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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 13:07

 

 

Le meilleur président pour les États-Unis

par Fidel Castro Ruz

Une agence de presse européenne bien connue a informé avant-hier depuis Sydney :

« Un groupe de chercheurs australiens de l’Université de la Nouvelle-Galles du Sud a annoncé la création d’un câble électrique dix mille fois plus fin qu’un cheveu et capable de conduire autant d’électricité que son similaire de cuivre traditionnel.

[…]

Bent Weber, chef du projet réalisé dans cette université australienne, a expliqué dans un article que publie la revue Science qu’ "il sera essentiel de pouvoir effectuer des connexions à cette échelle microscopique pour développer les circuits électroniques du futur".

« Le câble a été mis au point par des physiciens australiens et étasuniens à partir de chaînes d’atomes de phosphore dans un cristal de silice : le nanocâble compte à peine quatre atomes de large sur un de haut.

[…]

« La découverte est essentielle dans la course internationale à la mise au point du premier "ordinateur quantique", une machine ultrarapide qui sera capable de traiter d’énormes quantités de données en quelques secondes, autrement dit de faire une série de calculs que les ordinateurs actuels mettraient des années, voire des décennies à réaliser.

« Dans un câble de cuivre traditionnel, l’électricité est engendrée quand les électrons de cuivre passent tout au long du conducteur ; mais plus celui-ci est petit et plus augmente la résistance au courant électrique.

« Pour résoudre ce problème, Weber et son équipe ont utilisé des microscopes conçus spécialement avec une précision atomique qui leur ont permis de placer les atomes de phosphore dans les cristaux de silice.

« Ceci a permis au nanocâble d’agir comme le cuivre, les électrons passant facilement et sans problèmes de résistance. "Nous montrons par cette technique qu’il est possible de minimiser des composants à l’échelle de quelques atomes", a signalé Weber.

[…]

« "Si nous allons utiliser les atomes à la place des bits, nous avons besoin de câbles à la même échelle qu’eux", a remarqué Michelle Simmons, superviseur du projet.

Face à ces avancées technologiques irrésistibles qui devraient servir au bien-être de l’humanité, je me suis souvenu de ce que j’ai écrit voilà quatre jours sur le réchauffement de la Terre et sur l’exploitation accélérée du dangereux gaz de schiste dans un monde en train de consommer en deux cents ans l’énergie fossile accumulée pendant quatre milliards d’années.

J’ai imaginé Obama, ce bon articuleur de mots en quête désespérée de réélection, pour qui les rêves de Martin Luther King orbitent à autant d’années-lumière de distance que la Terre de la planète habitable la plus proche.

Pis encore : n’importe quel parlementaire républicain présidentiable, ou n’importe quel chef ou cheffesse du Tea Party, trimballe plus d’armes atomiques sur son dos que d’idées de paix dans sa tête.

Que les lecteurs imaginent une minute cette puissante calculatrice quantique capable de multiplier à l’infini les données que stockent les ordinateurs modernes.

N’est-il pas évident que le pire de tout est l’absence, à la Maison-Blanche, d’un robot en mesure de gouverner les États-Unis et d’empêcher une guerre qui mettrait fin à la vie de notre espèce ?

Je suis sûr que 90 % des électeurs étasuniens, en particulier les Latinos, les Noirs et la classe moyenne toujours plus nombreuse, tous en voie de paupérisation, voteraient pour le robot.

Fidel Castro Ruz

Le 8 janvier 2012


 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 13:00

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                 Hommage au dernier dinosaure franquiste

jeudi 19 janvier

Le dernier des ministres franquistes vivants, Manuel Fraga Iribarme, vient de mourir avec tous les honneurs dus à ses états de service. Il y a quelques mois, dans une lettre qui "filtra", le président socialiste des Cortès, le socialiste José Bono, le couvrit d’éloges. C’est que rester autant de temps fidèle au "caudillo", au franquisme, qu’il ne cessa de légitimer, mérite des couronnes.

Un saint facho ce Fraga, ex ministre de "l’info ?!!" du temps où l’on fusillait, garrotait. Fraga répondait : ce sont les détenus, devenus cascadeurs, qui se jettent par les fenêtres des commissariats où ils sont interrogés avec la courtoisie que vous savez. Fraga sut ensuite se reconvertir, se "transitionner", et devint même président de Galice.

"Le Monde", peu suspect de sympathies franquistes, blanchit l’ex-fasciste ; il souligne son expérience politique et sa conversion à la démocratie. Comme "Le Figaro". Dieu que c’est touchant !

Au même moment, ô combien symbolique, commence le deuxième procès (un troisième suivra), soit l’exécution professionnelle du juge Garzon, qui eut l’outrecuidance de s’attaquer à l’impunité du franquisme, à ses "crimes contre l’humanité", donc imprescriptibles (entre 130 000 et 150 000 républicains "disparus" gisent encore dans des fosses communes). Qu’ils y restent et ne rappellent pas de vieux souvenirs !

Garzon mena la vie dure à l’ETA, à Pinochet, aux scandales financiers du PSOE et du Parti Popular, aux GAL, aux ripoux cinq étoiles, à la délinquance en col blanc... Qu’il se mêle donc de ses affaires et laisse les deux grands partis politiques espagnols verrouiller consensuellement la "loi d’amnistie" (d’impunité) de 1977, "la transition modélique", la "monarchie immaculée". "Garzon : paredon !!" : Garzon , au poteau !!

Jean Ortiz

Lu sur son blog


 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 12:54

 

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arton3186.jpg La vision d’Israël en tant que creuset d’une nouvelle identité est morte, écrit Uri Avnery : « Israël est désormais une sorte de fédération de plusieurs grands blocs démographiques et culturels qui dominent notre vie sociale et politique. » Il affirme que le ressentiment qu’entretiennent les derniers arrivants, d’abord Sépharades, puis Russes, contre les Ashkénazes qui forment l’essentiel de l’élite du pays, structure aujourd’hui la vie politique, et bloque les perspectives de paix.

Par Uri Avnery, Gush Shalom, 21 janvier 2012

« Israël n’a pas de politique étrangère, seulement une politique intérieure », a déclaré un jour Henry Kissinger.

Ce fut probablement le cas pour tous les pays depuis l’avènement de la démocratie. Pourtant, en Israël, cela semble encore plus vrai. (Ironiquement, on pourrait presque dire que les Etats-Unis n’a pas de politique étrangère, mais uniquement une politique intérieure israélienne.)

Afin de comprendre notre politique étrangère, nous devons nous regarder dans le miroir. Qui sommes-nous ? A quoi ressemble notre société ?

Dans une histoire humoristique célèbre, bien connue de chaque israélien de longue date, deux Arabes se tiennent sur le rivage, face à la mer, regardant un bateau plein de pionniers juifs russes ramer vers eux. « Que votre maison soit détruite ! » s’exclament-ils.

Ensuite, deux personnages identiques, mais cette fois il s’agit des immigrants juifs russes, se tiennent au même endroit, et lançant des malédictions en russe à un bateau plein d’immigrants yéménites.

Puis, les deux Yéménites maudissent des réfugiés juifs allemands fuyant les nazis. Puis, deux juifs allemands maudissent l’arrivée de Marocains. Quand cette histoire est née, elle s’arrêtait là. Mais on peut désormais y ajouter deux Marocains maudissant les immigrants de la Russie soviétique, puis deux Russes maudissant les derniers arrivants : les juifs éthiopiens.

Cette histoire pourrait s’appliquer à tous les pays d’immigration, des États-Unis à l’Australie. Chaque nouvelle vague d’immigrants est accueillie par le mépris, voire l’hostilité ouverte de ceux qui sont arrivés avant eux. Quand j’étais enfant, au début des années 1930, j’ai souvent entendu des gens crier à mes parents, « Retournez chez Hitler ! »

Pourtant, la conception alors dominante, était celle du « melting pot ». Tous les immigrants seraient mélangés dans le même creuset et, débarrassés de leurs traits « étrangers », en émergeraient formant une nouvelle nation unifiée, sans aucune trace de leur origine.

Ce mythe est mort il y a quelques décennies. Israël est désormais une sorte de fédération de plusieurs grands blocs démographiques et culturels qui dominent notre vie sociale et politique.

Qui sont-ils ? Il y a : 1) les anciens ashkénazes (juifs d’origine européenne), 2) les juifs d’Orient (ou « séfarades »), 3) les religieux (en partie ashkénazes, en partie orientaux), 4) les « Russes », les immigrés de tous les pays de l’ancienne Union soviétique, et 5) les citoyens palestiniens arabes, qui ne viennent de nulle part.

C’est là, bien sûr, une présentation schématique. Aucun bloc n’est complètement homogène. Chacun inclut plusieurs sous-ensembles. Certains blocs se chevauchent - il y a quelques mariages mixtes - mais dans l’ensemble, l’image est précise. Les deux genres ne jouent aucun rôle dans cette division.

La scène politique reflète presque exactement ces divisions. Le parti Travailliste était, à son apogée, le principal instrument de la puissance ashkénaze. Ses restes, avec Kadima et le Meretz, sont encore ashkénazes. Israël Beitenou d’ Avigdor Lieberman se compose principalement de Russes. Il ya trois ou quatre partis religieux. Puis il y a deux partis exclusivement arabe, et le parti Communiste, qui est majoritairement arabe, lui aussi. Le Likoud représente la majeure partie des Orientaux, bien que pratiquement tous ses dirigeants soient ashkénazes.

La relation entre les blocs est souvent tendue. En ce moment même, le pays tout entier est en émoi car à Kiryat Malakhi, une ville du sud dont les habitants sont essentiellement des orientaux, et où les propriétaires de biens immobilier ont signé un engagement à ne pas les céder aux Éthiopiens, tandis que le rabbin de Safed, une ville du nord peuplée de juifs essentiellement orthodoxes, a interdit à ses ouailles de louer des appartements à des Arabes.

Mais en dehors de la rupture entre les Juifs et les Arabes, le problème principal est le ressentiment des Orientaux, des Russes, et des religieux contre ce qu’ils appellent « l’élite ashkénaze. »

Dans la mesure où ce furent les premiers arrivants, bien avant la création de l’État, les Ashkénazes contrôlent la plupart des centres de pouvoir - sociaux, politiques, économiques, culturels, etc. Généralement, ils appartiennent à la partie la plus aisée de la société, tandis que les Orientaux, les orthodoxes, les Russes et les Arabes appartiennent généralement à des couches socio-économiques inférieures.

Les Orientaux entretiennent des rancunes profondes contre les Ashkénazes. Ils croient - non sans raison - qu’ils ont été humiliés et discriminés dès leur premier jour dans le pays, et le sont encore, bien qu’un assez grand nombre d’entre eux aient atteint des positions économiques et politiques élevées. L’autre jour, un directeur de l’un des grands établissements financiers a provoqué un scandale en accusant les « blancs » (c’est à dire, les Ashkénazes) de dominer l’ensemble des banques, des tribunaux et des médias. Il a rapidement été licencié, ce qui a provoqué un autre scandale.

Le Likoud est arrivé au pouvoir en 1977, en détrônant le parti travailliste. Avec de courtes interruptions, il a conservé le pouvoir depuis lors. Pourtant, la plupart des membres du Likoud ont toujours le sentiment que les Ashkénazes gouvernent Israël, les reléguant loin en arrière. Aujourd’hui, 34 ans plus tard, la triste vague de lois anti-démocratique promues par les députés du Likoud est justifiée par le slogan « nous devons commencer à gouverner ! »

Cette scène me fait penser à un chantier entouré d’une clôture en bois. Futé, le promoteur a laissé quelques trous dans la clôture, de sorte que les passants curieux peuvent regarder. Dans notre société, tous les autres blocs se sentent comme des étrangers regardant à travers les trous, emplis d’envie pour « l’élite » des Ashkénazes située à l’intérieur, vivant dans l’aisance. Ils détestent tout ce qu’ils relient à cette « élite » : la Cour suprême, les médias, les organisations de défense des droits de l’homme, et en particulier le camp de la paix. Tous sont qualifiés de « gauchistes », un mot assez curieusement identifié avec « l’élite ».

Comment la « paix » est-elle devenue associée à des ashkénazes dominants et dominateurs ?

C’est l’une des grandes tragédies de notre pays.

Les Juifs ont vécu pendant de nombreux siècles dans le monde musulman. Là, ils n’ont jamais vécu les choses terribles commises en Europe par l’antisémitisme chrétien. L’animosité entre juifs et musulmans a débuté il y a un siècle seulement, avec l’avènement du sionisme, et pour des raisons évidentes.

Lorsque les Juifs des pays musulmans ont commencé à arriver en masse en Israël, ils étaient imprégnés de culture arabe. Mais, ils ont été reçus ici par une société qui tenait tout ce qui était arabe dans un mépris total. Leur culture arabe était jugée « primitive », tandis que la vraie culture était européenne. Plus encore, ils ont été identifiés avec les musulmans meurtriers. En raison de quoi, les immigrés étaient tenus d’abandonner leur culture et leurs traditions, leurs accents, leurs souvenirs, leur musique. Afin de montrer à quel point ils étaient devenus israéliens, ils devaient aussi haïr les Arabes.

C’est bien sûr un phénomène mondialement observé. Dans les pays multinationaux, la classe la plus opprimée de la nation dominante est aussi la plus nationaliste, l’ennemie la plus radicale des minorités. L’appartenance à la nation supérieure est souvent la seule source de fierté qu’il leur reste. Avec, pour résultat fréquent, un racisme et une xénophobie virulentes.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les Orientaux ont été attirés par le Likoud, pour qui le rejet de la paix et la haine des Arabes sont des vertus suprêmes. Aussi, après avoir été dans l’opposition depuis des lustres, le Likoud a été considéré comme le représentant de ceux qui se sentaient « en dehors » pour combattre ceux qui étaient « à l’intérieur. » C’est toujours le cas.

Le cas des « Russes » est différent. Ils ont grandi dans une société qui méprise la démocratie, et admiré des leaders forts. Les Russes « blancs » et les Ukrainiens méprisaient et haïssaient les peuples « sombres » du Sud - Arméniens, Géorgiens, Tatars, Ouzbeks, et autres. (A ce sujet, j’ai inventé une formule : « Bolchevisme moins marxisme égale fascisme »)

Lorsque les Juifs russes sont venus se joindre à nous, ils ont apporté avec eux un nationalisme virulent, un désintérêt total de la démocratie, et une haine automatique des Arabes. Ils ne peuvent absolument pas comprendre pourquoi nous leur avons permis de rester ici. Cette semaine, lorsqu’une « dame » députée originaire de Saint-Pétersbourg, (même si « dame » peut sembler un euphémisme) a renversé un verre d’eau sur la tête d’un député arabe du parti travailliste, personne n’a été très surpris. (Quelqu’un a ironisé : « un bon Arabe est un Arabe mouillé »). Pour les adeptes de Lieberman, « paix » est un mot sale, tout comme « démocratie ».

Pour les religieux de toutes les nuances - des ultra-orthodoxes aux colons religieux nationalistes, cela n’est absolument pas un problème. Depuis l’enfance, ils apprennent que les Juifs sont le peuple élu, que le Tout-Puissant nous a personnellement promis ce pays, que les goyim - y compris les Arabes - sont simplement des êtres humains inférieurs.

On peut dire, à juste titre, que je généralise. Je le fais, uniquement pour simplifier les choses. Il y a en effet beaucoup d’Orientaux, surtout dans la jeune génération, qui sont choqués par l’ultra-nationalisme du Likoud, d’autant plus que le néolibéralisme de Benjamin Netanyahu (que Shimon Pérès avait autrefois appelé « capitalisme dégueulasse ») est en contradiction directe avec les intérêts essentiels de leur communauté. Il y a aussi beaucoup de gens convenables, libéraux, épris de paix, qui sont religieux. (le nom de Yeshayahu Leibovitz vient à l’esprit.) Certains Russes quittent peu à peu leur ghetto auto-imposé. Mais ce sont de petites minorités dans leurs communautés. La majeure partie des trois blocs - Oriental, Russe et Religieux - sont unis dans leur opposition à la paix et, au mieux, indifférents à la démocratie.

Ensemble, ils forment cette coalition de droite, opposée à la paix, qui gouverne Israël aujourd’hui. Le problème n’est pas seulement politique. Il est beaucoup plus profond - et beaucoup plus ardu.

Certaines personnes accusent le mouvement démocratique pour la paix, de ne pas avoir pris conscience de ce problème suffisamment tôt et de ne pas avoir assez fait pour attirer les membres de ces divers blocs vers les idéaux de paix et de démocratie. On nous dit également que nous n’avons pas su montrer que la justice sociale est indissolublement liée à la démocratie et la paix.

Je dois accepter ma part de blâme pour cet échec, même si je dois souligner que j’ai essayé de faire le lien dès le début. J’ai demandé à mes amis de concentrer nos efforts sur la communauté orientale, de leur rappeler les gloires de l’ « âge d’or » judéo-musulman en Espagne, et de l’énorme impact réciproque des scientifiques juifs et musulmans, des poètes et des penseurs religieux à travers les âges.

Il y a quelques jours, j’ai été invité à donner une conférence devant les étudiants de l’Université Ben Gourion de Beersheba. J’ai décrit la situation plus ou moins dans les mêmes termes qu’aujourd’hui. La première question posée par une audience large, qui se composait de Juifs ( Orientaux et Ashkénazes) et Arabes (Bédouins en particulier), fut : « alors, quel espoir y a-t-il ? Face à cette réalité, comment les forces de paix peuvent-elles l’emporter ? »

Je leur ai dit que je place ma confiance en la nouvelle génération. L’énorme mouvement de protestation sociale, qui a éclaté soudainement l’été dernier et rassemblé des centaines de milliers de personnes, a montré que oui, cela peut arriver ici. Ce mouvement a réuni Ashkénazes et Orientaux. Des villes de tentes ont surgi à Tel Aviv et Beer-Sheva, en tous lieux.

Notre première tâche est de briser les barrières entre les blocs, de transformer la réalité, de créer une nouvelle société israélienne. Nous avons besoin de blockbusters, de casseurs de blocs.

Certes, c’est un travail difficile. Mais je crois qu’il peut être accompli.


Publication originale Gush Shalom, traduction Contre Info

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 12:43

                                                                        MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

AFPS, vendredi 20 janvier 2012

 

L’AFPS demande à France Télécom-​​Orange de rompre son accord avec l’entreprise israé­lienne de télé­phonie mobile Partner Com­mu­ni­ca­tions, qui par­ticipe direc­tement aux acti­vités de colo­ni­sation en Cis­jor­danie et dans les hau­teurs du Golan.

La pétition en ligne : France Télécom-​​Orange doit rompre son accord avec l’entreprise israé­lienne Partner Communications


Modèle de tract : Orange doit se retirer de la Palestine

 

Historique


Lorsque France Télécom a acquis Orange en 2000, la société israé­lienne de télé­phonie Partner Com­mu­ni­ca­tions – alors filiale du groupe Hut­chison comme la société Orange – ne faisait pas partie de la tran­saction. Partner béné­fi­ciait à l’époque d’une licence de la marque Orange, sous laquelle il est connu en Israël et en Cis­jor­danie, concédée en 1998 par Hut­chison à titre gra­cieux jusqu’en 2013. Avant la fin de cette période, en 2012, des négo­cia­tions devaient se tenir afin de déter­miner si Partner voulait continuer à uti­liser la marque Orange, une rede­vance étant alors à négocier.

En octobre 2009 la société Scailex, détenue par l’homme d’affaires israélien Ilan Ben Dov, a acquis 51% de Partner cédé par Hut­chison. L’accord de licence de marque venant à échéance et devant être revu à l’été 2012, les deux parties, France Télécom et Partner, avec son nouvel action­naire majo­ri­taire, ont anticipé et conclu un nouvel accord, évoqué ci-​​dessus, bien plus étendu que la simple licence de marque.


Un partenariat stratégique

 


En mai 2011 France Télécom a signé un nouvel accord de par­te­nariat avec l’entreprise israé­lienne Partner Communications :

  • Partner pourra continuer à uti­liser la marque Orange en échange d’une rede­vance (7,3 M$ soit 5 M€) ;
  • Partner pourra uti­liser les conseils de France Télécom pour amé­liorer son réseau de télé­phonie ;
  • Par l’intermédiaire de France Télécom, Partner pourra se joindre au consortium France Télécom-​​Deutsche Telekom récemment mis en place pour l’achat de maté­riels. Partner pourra béné­ficier ainsi d’économies d’échelle importantes.

Cet accord va au-​​delà de la simple licence de marque pré­cé­demment en vigueur entre France Télécom et Partner. Il fait de France Télécom un par­te­naire stra­té­gique de Partner. [1]


Partner et les ter­ri­toires pales­ti­niens mili­tai­rement occupés. [2]

 


Il y a quatre opé­ra­teurs israé­liens en télé­phonie mobile : Cellcom, Partner, Pele­phone et MIRS.

Tous les quatre ont des infra­struc­tures, des antennes érigées dans les ter­ri­toires pales­ti­niens occupés (TPO). Une étude de l’organisation israé­lienne Yesh Din révèle que ces maté­riels, sont ins­tallés dans les colonies israé­liennes, et de ce fait implantés sur des terres pales­ti­niennes confis­quées à cet effet par l’occupant. Grâce à cela elles four­nissent des ser­vices aux colons et aux mili­taires israé­liens. De plus ces sociétés opèrent aussi sur le marché palestinien.


L’occupation mili­taire leur assure un avantage com­pé­titif certain sur les opé­ra­teurs pales­ti­niens. Ces der­niers ne sont pas auto­risés à ins­taller des antennes dans près de 60% de la Cis­jor­danie, dont Jéru­salem, entiè­rement sous contrôle israélien. En outre l’attribution de fré­quences à un opé­rateur pales­tinien est plus que limitée. En consé­quence, un rapport de la Banque Mon­diale publié en janvier 2008 indique que 20% à 45% du marché de télé­phonie mobile pales­ti­nienne était, à l’époque, entre les mains des entre­prises israéliennes.

Même en uti­lisant des four­nis­seurs pales­ti­niens, les clients pales­ti­niens doivent compter sur les entre­prises israé­liennes en raison des res­tric­tions sur la construction des infra­struc­tures de télé­com­mu­ni­cation pales­ti­niennes. Les opé­ra­teurs pales­ti­niens doivent passer par des opé­ra­teurs israé­liens pour tout appel inter­na­tional ainsi que pour ceux reliant la Cis­jor­danie et Gaza et même pour des appels entre dif­fé­rentes régions de Cis­jor­danie. Et bien sûr les entre­prises israé­liennes per­çoivent un pour­centage sur tous les revenus d’interconnexion des appels entre des opé­ra­teurs pales­ti­niens et israéliens.


En vio­lation des Accords d’Oslo, les entre­prises israé­liennes ne paient pas d’impôts à l’Autorité pales­ti­nienne (AP) pour leur activité com­mer­ciale sur le marché pales­tinien. Le rapport de la Banque mon­diale estime que la perte de recettes fis­cales annuelles de l’AP s’élève de ce fait à 60 mil­lions de dollars. L’AP a demandé de bannir les opé­ra­teurs israé­liens des villes palestiniennes.


Partner, tout autant que les autres opé­ra­teurs, béné­ficie de l’occupation. Il dis­posait en août 2009 de 165 antennes et ins­tal­la­tions de com­mu­ni­cation en Cis­jor­danie et dans les hau­teurs du Golan occupés mili­tai­rement et en 2011 ce nombre est passé à 176. Partner a des bou­tiques dans plu­sieurs colonies de Cis­jor­danie notamment à Ariel, Beithar Illit, Modi’in Illit et Mishor Adoumim. Partner viole le droit inter­na­tional et les Conven­tions de Genève. Ainsi qu’il a été relevé, il résulte en effet de l’article 46 du règlement de La Haye de 1907 que lors d’une occu­pation la pro­priété privée doit être « res­pectée » et« ne peut pas être confisquée » et de l’article 147 de la 4e Convention de Genève que consti­tuent une infraction grave à cette Convention « la des­truction et l’appropriation de biens, non jus­ti­fiées par des néces­sités mili­taires et exé­cutées sur une grande échelle de façon illicite et arbi­traire. » La Cour Pénale Inter­na­tionale, définit comme crimes de guerre les vio­la­tions de ces dis­po­si­tions lorsqu’elles visent des per­sonnes ou des biens pro­tégés par les dis­po­si­tions des Conven­tions de Genève.

 


L’accord de partenariat entre France Télécom et Partner est inacceptable

 


Le soutien apporté par France Télécom à Partner se traduit par une par­ti­ci­pation indi­recte à toutes les vio­la­tions du droit com­mises par Partner dès lors qu’il y a par­ti­ci­pation à la com­mission de ces infrac­tions graves notamment à la qua­trième Convention de Genève (article 121-​​7 du Code Pénal).

 


L’Association France Palestine Soli­darité demande à France Télécom de rompre cet accord parce que Partner viole le droit inter­na­tional, par­ticipe à la colo­ni­sation et profite direc­tement de l’occupation :


  • Partner dispose de 176 antennes et relais sur des terres pales­ti­niennes confis­quées par l’armée israé­lienne et les colons ;
  • Partner, avec les autres opé­ra­teurs israé­liens, profite de l’interdiction faite par l’armée israé­lienne aux opé­ra­teurs pales­ti­niens d’installer leurs antennes dans 60% de la Cis­jor­danie limitant ainsi leur accès au marché local ;
  • Partner conserve à son profit des taxes et autres mon­tants dus aux pales­ti­niens ;
  • Partner a des bou­tiques dans les colonies israé­liennes ;
  • Partner assure avec son réseau le service aux colons, aux mili­taires et à l’armée d’occupation israélienne.

Boutiques Partner Orange dans la colonie de Ariel

 

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Antennes dans la colonie de Migron

 

 

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Voir la lettre envoyée par Jean-​​Claude Lefort, pré­sident de l’AFPS, au PDG de France Télécom.


Voir en ligne : http://france-palestine.org/19143


[1] http://​www​.israel​valley​.com/​a​r​ticle…


[2] Infor­ma­tions tirées du site de l’ONG israé­lienne Who­Profits. Pour voir l’ensemble de l’étude publiée en août 2009 http://​who​profits​.org/​N​e​w​s​l​e​t​t​er.ph…

 

 

 


 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:58

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                                                                     Ultimi scritti

Le sommet de l'hypocrisie

Nicolas Sarkozy n'a annoncé aucune mesure concrète pour l'emploi lors du sommet social du 18 janvier qui aura été, en vérité, une opération de communication et un coup de bluff. Pour les salarié-e-s, les privé-e-s d'emploi, les retraités, ce sera encore plus de cette politique d'austérité qui mène le pays dans le mur avec toujours plus de chômage, plus de coupes dans la protection sociale, plus d'atteintes aux services publics. Cette posture électorale ne trompe personne.

 


Sarkoy oublie son bilan...

On peut le comprendre, son quinquennat a été calamiteux. Le taux de chômage n'a jamais été aussi élevé : il approche les 10 %. Oubliée la déclaration de 2007 où il se fixait le « plein emploi » comme objectif. On est bien loin des 5 % qu'il annonçait et son « obligation de résultat ». Ce n'est pas l'hypocrisie qui l’étouffe !


Encore des cadeaux pour les patrons

Seuls le grand patronat, le Medef et Laurence Parisot se disent satisfaits. C'est un signe qui ne trompe pas. En effet, de nouveaux allègements de charges sociales et une baisse des cotisations patronales à la branche famille de la sécurité sociale sont prévus.

Pour eux, le coût du travail serait trop élevé et expliquerait à lui seul le chômage et le soit-disant manque de compétitivité des entreprises françaises. Bien que citant l'Allemagne comme le modèle à suivre, ils oublient de dire que le « coût » du travail est inférieur de notre côté du Rhin. Ils oublient de dire que les réformes menées en Allemagne ont créé précarité et travailleurs pauvres. Ils omettent de préciser que l'espérance de vie des catégories les plus pauvres y a baissé. Et ce serait le modèle à suivre ?

 

Encore des coups pour les salarié-e-s

La compétitivité-emploi n'est, ni plus, ni moins que le moyen de faire payer la crise aux salarié-e-s. Les entreprises voudraient pouvoir moduler le temps de travail sans contrepartie sociale, pour faire pression sur les salarié-e-s. C'est, par ailleurs un dispositif bien plus intéressant que le chômage partiel pour le patronat et l’État qui ne mettraient plus la main au porte monnaie. Surtout, cela ne comporte aucune garantie en matière de sauvegarde de l'emploi. Les salarié-e-s de l'usine Continental à Clairevoix, fermée en 2010, en ont fait l'amère expérience. Qu'on ne s'y trompe pas, il s'agit d'une fausse réponse au chômage et d'une arme de régression sociale.

Encore des fausses solutions

Sarkozy claironne qu'il a des propositions innovantes et fortes pour la formation des chômeurs. Ici encore, il voudrait nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Premièrement, les moyens annoncés sont plus qu'insuffisants. Deuxièmement, il oublie de dire qu'il a pillé le fonds paritaire de sécurisation professionnelle qui devait former 500 000 salarié-e-s peu qualifié-e-s et 200 000 chômeurs chaque année. Le gouvernement y a pioché 300 millions d'euros en 2011 ! L'objectif est en réalité de forcer les demandeurs d'emploi à accepter tous les postes qu'on leur proposerait. Enfin, la formation n'est pas la recette miracle pour endiguer le chômage lorsque le pays compte près de 5 millions de chômeurs.

Et ce n'est pas tout, le projet de « TVA anti-sociale » est toujours d'actualité. Ce serait, une fois de plus, un cadeau fait aux entreprises et un coup dur porté au pouvoir d'achat.

                                                                         FRONTE DI MANCA

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:31

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  le 24 Janvier 2012

 

L’UE ramène la Grèce au Moyen Age

 

 

La situation en Grèce serait grotesque s’il n’était pas question de millions d’êtres humains. Elle en devient révoltante : humiliation du politique et plongée d’un pays dans la misère.

C’est une bien cruelle réalité que met en lumière l’ONG WWF aujourd’hui : les Grecs sont en train d’abattre sauvagement les arbres de leurs forêts pour se chauffer, ne pouvant plus se permettre de payer du mazout dont les prix se sont envolés. Et il n’y a plus ni ingénieurs ni gardes forestiers pour protéger les étendues boisées, que l’Etat grec n’a plus les moyens de payer.
Mais aujourd’hui également, l’Union Européenne trouve que la Grèce ne fait décidemment pas assez d’efforts. Nouvelle lubie des ministres des finances de la zone euro, ils exigent que tous les partis politiques grecs s'engagent par écrit à mettre en œuvre les réformes d’austérité promises avant de donner son accord au second plan de sauvetage du pays. La Grèce devra rembourser 14,4 milliards d'euros de prêts le 20 mars prochain, ce qu'elle ne peut faire sans l'aide promise. Si cette échéance n'est pas tenue, le défaut de paiement sera inévitable.

Athènes essaye en outre de conclure un accord avec ses créanciers privés à propos de sa dette. 100 milliards d’euros sont en jeu : le but étant de faire une pirouette, de transformer de vieilles échéances en de toutes nouvelles… En se prenant une nouvelle hausse des taux d’intérêt (de 3,5 à 4 % a priori) au passage. Le poids de la dette grecque dans les comptes des banques françaises n’est d’ailleurs pas pour rien dans leur dégradation par Standard&Poor’s ce mardi matin.

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:13

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Extrême(s) : pourquoi Marine Le Pen est plus dangereuse que papa-nous-voilà...

La banalisation version Nicoléon a fertilisé un terreau déjà favorable. Et quand l’extrême droite se met à parler de social, le danger lui aussi devient extrême...

Naïveté. «L’avenir à chaque instant presse le présent d'être un souvenir.» Pourquoi Aragon encore et toujours. Pour combler nos fringales de grand large. Pour déconstruire l’actu alitée sous perfusion. Pour le cosmos intellectuel de l’infiniment-nous et le jeu des particules de l’infiniment-grand. Pour que nos petits matins frileux cessent de disséquer ces lambeaux de conscience étourdie par le silence mélancolique. Un chemin entre nostalgie et espoir ? À condition de ne pas sombrer dans la naïveté. Or, quelles seraient les deux plus effrayantes naïvetés politiques du moment ? Primo : croire que Marine Le Pen puisse renverser la table de l’élection, singeant voire dépassant papa-nous-voilà un certain 21 avril. Secundo : imaginer que ladite Le Pen ne soit pas une réelle menace… Concilier cette contradiction, sans sombrer dans le catastrophisme, relève de l’exercice de style. Et du combat ! Le chronicœur l’a souvent écrit : l’atomisation sociale, sous les effets mortifères de la crise, de la paupérisation et d’une espèce de «no futur» nihiliste et consumériste qui s’empare des nouvelles générations, peut produire le meilleur comme le pire. Ni l’un ni l’autre, pour l’heure, ne semble à portée de main. Mais quelques statistiques objectives nous glacent d’effroi. Car les sondages se montrent têtus ces temps-ci. Selon les toutes dernières enquêtes (sérieuses), l’adhésion aux «idées» du FN dans l’opinion publique n’a jamais été aussi élevée : environ 30%. En complément, notons que le rejet catégorique de ces «idées» n’a jamais été aussi faible : environ 35%. Tous les indicateurs signalent donc que, depuis qu’elle a pris la succession de droit divin du paternel, voilà un an, Marine Le Pen a offert à l’extrême droite un changement d’allure (la vitesse, pas la silhouette) et une stature plus sournoisement et adroitement charpentée… Avec elle, ce n’est pas le ciment qui compte, mais bien les pierres qui forment l’ensemble de l’édifice. Ramenée à sa figure pure, et dépouillée de tout caractère faisant anecdote, Marine Le Pen a non seulement ingurgité mais recrache à merveille tous les fondamentaux de l’extrême droite la plus violente, l’argumentation antisystème, la radicalité brutale renvoyée en miroir à la question de l’immigration, la préférence nationale, l’ultranationalisme, l’ordre total, la haine de l’autre, la division, etc.

Fertiliser. Plus dangereuse que son père ? À l’évidence. Car le climat a changé et la banalisation a gagné du terrain. Des ponts avec la droite ont été «naturellement» érigés depuis cinq ans : du pseudo-débat sur l’identité nationale aux politiques de l’immigration, sans parler de l’écrasement progressif de l’esprit d’égalité universel cher à notre République, jamais la société française laissée à elle-même n’avait à ce point engendré – disons, depuis la fin de la guerre d’Algérie – une logique de bouc émissaire susceptible de harceler la citoyenneté. Rappelons-nous : Nicoléon avait réussi le tour de force en 2007 de gagner en tant que candidat d’une remise en ordre d’un désordre qu’il avait lui-même créé (les révoltes de 2005, par exemple). Sauf que le péché originel se nichait déjà dans cette victoire, celui d’avoir récupéré l’électorat extrême – à la faveur de la droitisation de la société – en assumant la posture et pas mal d’idées fondamentales du lepénisme. Problème. L’échec global du prince-président, qui contresigne son arrêt de mort politique, a entre-temps légitimé la lepénisation des esprits, jour après jour, mois après mois, attisant les braises, jouant sur les peurs identitaires, etc. Certains avaient sous-estimé les failles et les tares idéologiques de l’ordo-libéral Nicoléon. Ils commencent à comprendre qu’il a fertilisé le terreau autour de trois idées de Jean-Marie Le Pen lui-même : la tendance libérale proche du nouveau capitalisme financier (Nicoléon 1) ; l’aspiration individualiste contre le collectif (Nicoléon 2) ; la sortie possible de l’imaginaire universel français (Nicoléon 3). Conclusion : l’homme porte une responsabilité historique majeure.

Fascisme. L’histoire nous a enseigné un invariant du XXe siècle. Quand l’extrême droite se met à parler de social, le danger lui aussi devient extrême. Les fascismes ne furent rien d’autre qu’un projet de régénération totale de l’homme pour rejeter modernité et progrès. Le Pen utilise habilement le même 
argument mais pour critiquer les nations réduites à la dimension marchande. Ne l’oublions jamais. Si fifille-nous-voilà met du social dans sa haine, c’est par conviction : le dieu de l’homme fasciste, c’est l’homme nouveau lui-même et, au-delà de lui, son peuple et sa race. Ces relents nous ramènent, par un mouvement d’involution, aux années 1930… Le pire fut le fascisme à l’échelle du continent. Mais le meilleur fut le Front populaire. «L’avenir à chaque instant presse le présent d’être 
un souvenir.» Le poète a toujours raison. Non ?

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 20 janvier 2012.]
                     Jean-Emmanuel DUCOIN

 

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