Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 14:32
REMUR-MENINGES Le féminisme et la laïcité du FN, instruments de stigmatisation de l’islam »

Cécile Alduy : « Le féminisme et la laïcité du FN, instruments de stigmatisation de l’islam » Cécile Alduy

Entretien réalisé par Aurélien Soucheyre
Vendredi, 10 Mars, 2017
L'Humanité

 

Cécile Alduy, écrivain-journaliste. Photo : Astrid di Crollalanz
Cécile Alduy, écrivain-journaliste. Photo : Astrid di Crollalanz

Professeure de littérature à l’université de Stanford (États-Unis), Cécile Alduy est chercheuse associée au Centre de recherches politiques de Science-Po (Cevipof) et membre de l’Observatoire des radicalités de la Fondation Jean-Jaurès. Dans Ce qu’ils disent vraiment : les politiques pris aux mots (1), elle scrute le fond de leurs discours.

Vous proposez une analyse « scientifique et méthodique » pour décoder la logique du discours des présidentiables. Quelle méthode avez-vous utilisée pour « prendre aux mots » les politiques ?

Cécile Alduy J’ai collecté et digitalisé 1 350 discours, entretiens de presse, radio, télé et tribunes des personnages politiques qui ont façonné le débat des dernières années, de 2014 à 2016 (Jean-Luc Mélenchon, François Hollande, Alain Juppé, François Fillon, Marine Le Pen). Cet immense corpus, que j’explore à l’aide de logiciels d’analyse de textes, me permet de lisser les petites phrases lancées pour faire du « buzz » afin de repérer les lignes de fond, les invariants du discours : qui parle de quoi plus que tout autre ? Que disent-ils vraiment sur l’islam, l’école ou le travail ? Quels sont les mots-valeurs les plus utilisés et dans quel contexte ? Ces logiciels font des calculs très fins non seulement des fréquences (mots les plus ou les moins utilisés) mais aussi des spécificités lexicales de chacun : ainsi, il est statistiquement avéré que, par rapport à la norme du discours politique, Marine Le Pen se distingue par une surutilisation des mots « immigration », « mondialisme », « islamisme », tandis que Jean-Luc Mélenchon se distingue en citant les partis politiques d’extrême gauche (NPA, FG, PCF). Mais il faut aller plus loin : le sens des mots n’existe que dans le contexte – c’est le discours entier et, ici, son idéologie sous-jacente qui lui donnent du sens. On peut alors repérer scientifiquement l’environnement lexical d’un mot-clé : quel vocabulaire convoque systématiquement « peuple » ou « laïcité » chez Marine Le Pen ? Ou « travail » chez François Hollande, candidat de 2012, et François Hollande, président de la République ? C’est ce sens contextuel qui permet d’offrir une description fine de leurs évolutions, et aussi de leur vision du monde.

Vous notez, par exemple, qu’après Jean-Luc Mélenchon, François Fillon est le candidat qui utilise le plus le mot « révolution ». Mais il n’y associe pas du tout les mêmes termes…

Cécile Alduy J’ai été très surprise de ce résultat plutôt contre-intuitif ! C’est là que le travail d’analyse contextuelle est essentiel : il permet de restituer le sens du mot « révolution » chez Fillon : pour lui, c’est un mot étendard qui signifie « transformation radicale », mais dans un sens unique, celui d’une plus grande « liberté » dans le domaine économique exclusivement. La « révolution » est politique et s’inspire de 1789 et de la Commune chez Mélenchon ; elle est purement économique et métaphorique chez Fillon. Il s’agit chez lui de faire « tomber les Bastilles » du Code du travail, dans un discours musclé et martial. Il réduit la devise républicaine à son premier terme, la « liberté », mais se défie de « l’égalité », immédiatement assimilée à l’égalitarisme, voire au « despotisme de l’égalité ».

Vous montrez que François Fillon s’est avec insistance dessiné un personnage de rectitude morale, en déployant autour de sa personne le champ lexical de la vérité, de l’exemplarité, de la probité. Cette stratégie, après l’affaire Penelope, se retourne violemment contre lui ?

Cécile Alduy Absolument. C’est sans malice que j’avais repéré, bien avant les affaires, une constante dans son « storytelling » : le choix d’une forme de légitimité politique fondée sur la moralité, la rectitude, l’exemplarité. Ainsi disait-il : « Je considère que la question de l’exemplarité et de la probité est fondamentale pour le redressement national » (entretien au Figaro, 30 septembre 2016) et encore : « Ceux qui ne respectent pas les lois de la République ne devraient pas pouvoir se présenter devant les électeurs. Il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable » (discours à Sablé-sur-Sarthe, 28 août 2016). Du coup le Penelopegate met à mal l’essence de sa candidature, qui était fondée sur un nouveau pacte de moralité avec les Français. Inversement, Marine Le Pen ne souffre pas de nouvelles poursuites judiciaires, pourtant très similaires, au sujet de ses assistants parlementaires au Parlement européen, car le Front national a de tout temps construit un discours conspirationniste qui accuse le pouvoir et les « élites » d’acharnement judiciaire et médiatique : toute accusation contre elle nourrit ce récit et conforte sa position victimaire aux yeux de ses sympathisants.

On apprend dans votre livre que Marine Le Pen est la candidate qui convoque le plus les mots « féminisme » et « laïcité ». Quelle est sa stratégie ?

Cécile Alduy Marine Le Pen s’était emparée de la laïcité en 2012 ; depuis 2016, elle s’est emparée du droit des femmes et cite « le combat de nos mères et grands-mères », Élisabeth Badinter et Simone de Beauvoir. C’est celle qui parle le plus de l’égalité hommes/femmes – plus que Hollande ou Mélenchon, qui n’en parle guère ! Mais ce « féminisme », comme la « laïcité », est un instrument au service d’une stigmatisation de l’islam, décrit comme forcément misogyne, obscurantiste et non républicain. L’analyse du contexte lexical est éclairante : le « féminisme » n’est convoqué que dans la critique de l’islam ; jamais pour dénoncer le harcèlement de rue, les inégalités salariales. D’ailleurs, Marine Le Pen se moque de la « grotesque théorie du genre », de « l’égalitarisme des sexes », de la « parité ».

Que montrent vos recherches sur le discours « social » du Front national ?

Cécile Alduy Le discours « social » de Marine Le Pen est très efficace d’un point de vue rhétorique, mais ambigu politiquement. Sa grande force est de mettre des mots sur les maux et les peurs des classes populaires qui galèrent, des classes moyennes qui craignent le déclassement, d’une France périphérique, rurale ou ouvrière, oubliée des discours politiques. Mais le « social » – qui n’est pas vraiment un mot qu’elle emploie beaucoup, à la différence d’un Benoît Hamon qui en a fait un mot-clé pendant la primaire – n’est pas un volet propre de son programme : il est plutôt une conséquence du nationalisme intégral qu’elle entend appliquer. Le Front national ne reconnaît pas la « question sociale » en tant que relation de conflit de classes, mais seulement une question culturelle et, indirectement, ethnique, qui résoudra miraculeusement les problèmes de précarité, de chômage et de pouvoir d’achat lorsque la souveraineté économique, migratoire et monétaire sera appliquée, par la « préférence nationale », la fin de l’immigration et la sortie de l’euro. Miraculeusement, tout ira mieux pour ces classes précarisées, et l’unité nationale régnera. La lutte contre les inégalités n’est pas du tout un horizon du discours du FN, qui ne conçoit qu’un type de groupes antagonistes, les « peuples » et les « cultures », et non les classes sociales.

Vous écrivez que Jean-Luc Mélenchon se distingue de tous les autres candidats par la richesse du vocabulaire qu’il utilise. Vous notez qu’il approfondit ses sujets, use d’une langue tantôt familière, tantôt érudite. Considérez-vous que cela participe d’une volonté d’éducation populaire ?

Cécile Alduy Il y a un effort conscient de pédagogie de la part de l’ancien professeur de philosophie. Il manie une langue très riche, avec un vocabulaire qui sait être technique, précis, très spécialisé sur les questions environnementales, mais aussi « populo », concret, vif, près des gens. C’est d’ailleurs parfois un peu le grand écart entre message et public visé : entre des livres ou des discours très construits et complexes dans leur articulation argumentative, et un auditoire, ce « peuple » qu’il entend fédérer, qui dans son imaginaire est plutôt populaire.

Vous montrez que le clivage gauche-droite a été largement malmené. Loin d’une disparition, il a selon vous évolué. Où se situe-t-il ?

Cécile Alduy Le clivage droite-gauche est renié par certains candidats pour des raisons stratégiques (Macron) ou idéologiques (Marine Le Pen), mais il n’a pas disparu, ni dans les convictions des électeurs, qui systématiquement, enquête après enquête, privilégient des valeurs différentes selon qu’ils se positionnent à droite ou à gauche, ni pour les responsables politiques, dont la langue reflète largement ces divisions. Mais, à des clivages autrefois uniquement sociologiques-économiques (redistribution versus libéralisme ; étatisme versus loi du marché), se sont greffés des clivages culturels (autoritarisme ethnocentrique versus libéralisme culturel) et des microclivages sur l’ouverture au monde (ouverture/fermeture au monde et à l’Europe). Du coup, un Jean-Luc Mélenchon peut être très proche de Marine Le Pen sur l’Europe et le protectionnisme économique, tout en étant résolument antagoniste sur les problèmes culturels et sociétaux, ainsi que sur la redistribution.

Que pensez-vous des comparatifs médiatiques tendant à démontrer que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen se rejoignent politiquement ? Quand ils s’attaquent tous les deux à la finance internationale, dénoncent-ils la même chose ?

Cécile Alduy Les deux candidats partagent un même vocabulaire sur l’Europe et une rhétorique « populiste » – au sens de la science politique – également similaire dans ses formes (opposition entre « peuple » et « élites » ; louanges de la « souveraineté » et d’une République plébiscitaire). Mais ces similitudes de forme cachent un clivage de fond. Quand Marine Le Pen attaque « le capitalisme mondialisé », ce qu’elle lui reproche, c’est d’être mondialisé ; pour Jean-Luc Mélenchon, c’est d’être capitaliste. L’une porte une vision ethnique de la souveraineté « populaire », où le peuple est avant tout le peuple « français », culturellement et ethniquement homogène ; l’autre a une vision très politique et universaliste du peuple, comme agent de l’histoire. Avec le risque toujours présent et pas toujours évité, pour Jean-Luc Mélenchon, de tomber dans un populisme démagogique et cocardier.

Avez-vous travaillé sur Emmanuel Macron et Benoît Hamon, candidats à la présidentielle assez inattendus au moment où vous avez bouclé votre ouvrage ?

Cécile Alduy J’ai regardé attentivement leur vocabulaire et leur « personnage ». Hamon a réinvesti un vocabulaire classique « de gauche » en mettant en avant les grands oubliés du quinquennat de François Hollande : le « social », « l’égalité », la lutte contre les discriminations. Il a également adopté un ton à l’opposé de la rhétorique viriliste et guerrière de la plupart de ses adversaires : à l’inverse, il met en avant une candidature modeste, concrète, près du quotidien (les perturbateurs endocriniens dans les couches des enfants), qui ne détient pas la « Vérité » mais veut renouer avec le rêve (le futur désirable) et les idées. Emmanuel Macron reprend, lui, la posture de l’homme providentiel, mais avec un vocabulaire positif, optimiste, « bienveillant » : c’est en apparence anodin, mais cela correspond parfaitement à la matrice idéologique de la gauche libérale américaine telle que l’a analysée le linguiste George Lakoff. Cette « bienveillance » repose sur le « care » (repris par Martine Aubry), l’idée de solidarité et de générosité envers tous, mais dans un cadre très libéral, à tous les niveaux. Macron promeut un libéralisme intégral : économique, sociétal, culturel. En ce sens, il est l’antithèse de Marine Le Pen : à elle, le discours de la peur et de la colère ; à lui, celui de l’optimisme et de l’énergie ; à elle, le nationalisme intégral ; à lui, le libéralisme intégral.

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 13:15

"Clause Molière": "sur les traces du Front national" pour Martinez

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a déclaré mardi que la "clause Molière", qui vise à imposer le français sur les chantiers par certaines régions, était "plus que" populiste et allait sur "les traces du Front national".

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez à Amiens le 19 octobre 2016Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez à Amiens le 19 octobre 2016

 

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a déclaré mardi que la "clause Molière", qui vise à imposer le français sur les chantiers par certaines régions, était "plus que" populiste et allait sur "les traces du Front national".

"C'est la marche vers la préférence nationale", a-t-il regretté sur France Inter. "On suit les traces du Front national et c'est absolument scandaleux", a ajouté le secrétaire général de la CGT.

"C'est une clause purement électoraliste dans le cadre d'une campagne présidentielle", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir si cette mesure était "populiste", il a répondu: "c'est plus que ça: On stigmatise les étrangers parce qu'ils ne parleraient pas assez bien français". 

M. Martinez a plutôt appelé à travailler "à des règles communes en matière de protection sociale" et de sécurité. Il a donné l'exemple des appels d'offres pour les grands chantiers dans lesquels il faudrait "poser des clauses sociales qui permettraient de faire jouer la concurrence non pas sur le dumping social mais sur l'égalité sociale".

La clause Molière a été introduite en Ile-de-France, dans les régions Hauts-de-France, Normandie et d'Auvergne-Rhône-Alpes, est censée lutter contre la directive européenne des travailleurs détachés en imposant le français sur les chantiers dont la région est maître d’œuvre.

"C'est un chemin dangereux et il est même dommageable et même périlleux que ceux qui se prétendent de la droite républicaine suivent ces traces là", a insisté M. Martinez.

Voir les commentaires

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 12:58

14 mars 1883, il y a 134 ans, mort de Karl Marx.

L’image contient peut-être : 1 personne, barbe.
·
 
·

Le fondement de la critique irréligieuse est : c'est l'homme qui fait la religion, ce n'est pas la religion qui fait l'homme. Certes, la religion est la conscience de soi et le sentiment de soi qu'a l'homme qui ne s'est pas encore trouvé lui-même, ou bien s'est déjà reperdu. Mais l'homme, ce n'est pas un être abstrait blotti quelque part hors du monde. L'homme, c'est le monde de l'homme, l'État, la société. Cet État, cette société produisent la religion, conscience inversée du monde, parce qu'ils sont eux-mêmes un monde à l'envers. La religion est la théorie générale de ce monde, sa somme encyclopédique, sa logique sous forme populaire, son point d'honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, sa consolation et sa justification universelles. Elle est la réalisation fantastique de l'être humain, parce que l'être humain ne possède pas de vraie réalité. Lutter contre la religion c'est donc indirectement lutter contre ce monde-là, dont la religion est l'arôme spirituel.
La détresse religieuse est, pour une part, l'expression de la détresse réelle et, pour une autre, la protestation contre la détresse réelle. La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit de conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple.
L'abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l'exigence que formule son bonheur réel. Exiger qu'il renonce aux illusions sur sa situation c'est exiger qu'il renonce à une situation qui a besoin d'illusions.(…) La critique de la religion détruit les illusions de l'homme pour qu'il pense, agisse, façonne sa réalité comme un homme sans illusions parvenu à l'âge de la raison, pour qu'il gravite autour de lui-même, c'est-à-dire de son soleil réel.

Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel

 
Commentaires
Publication suggérée
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 09:32
MZRE NOSTRUM:    Chroniques algériennes   Du rire aux larmes

 

Du rire aux larmes, délice Biyouna

(mise à jour : )

La journée des droits des femmes passée, c’est avec un peu de retard, célèbre marque de fabrique de chaque Algérien ou presque, que je tenais à rendre hommage à l’une de ces femmes qui m’a marquée durant mon enfance.

Ce n’est pas un simple visage qu’elle a, c’est une gueule. Une vraie gueule, expressive, joyeuse, tragique. Ce genre de gueule qui vous marque, qu’on n’oublie pas, qui imprègne et crève votre écran de télévision, votre scène de théâtre ou la scène du cabaret où vous errez. Une voix grave, des rides qui durcissent ses expressions, un regard profond, et des traits d’expression alliant à la fois nostalgie et joie de vivre. Un mélange d’Antigone et de Shéhérazade.

La première fois que j’ai vu Biyouna sur un écran de télévision, j’avais 12 ans, en 2004. Pendant le ramadan, ma mère regardait quotidiennement juste après l’heure de rupture du jeûne, l’épisode de Nass Mlah City diffusé sur la chaîne nationale Canal d’Algérie. Une seule actrice crève l’écran au milieu de cet ensemble d’acteurs et d’humoristes, c’est elle. Présente sur presque l’ensemble des épisodes de la saison, l’humour algérien ne peut se penser sans l’évoquer et le sitcom sans sa présence.

Révélée en France par les films de Nadir Moknèche, Le harem de Madame Osmane, Viva Laldjérie ou encore Délice Paloma, je redécouvre cette Biyouna à la fois drôle et touchante, jouant aussi bien dans des drames que des comédies. Entre la France et l’Algérie, elle fait rire qui veut, allie sarcasmes, ironie et un sens de la dérision – et de l’autodérision – hors norme. Elle vous transporte du rire aux larmes, entre Nass Mlah City et Viva Laldjérie, des sitcoms algériens aux films du génial Nadir Moknèche et aux comédies à l’humour très, trop, cliché.

Mafieuse, maquerelle ou Mama algéroise, Biyouna séduit toujours, par sa désobéissance. Elle agace par son succès populaire, elle provoque, elle, coupable d’être adulée par le peuple algérien. Coupable de rompre avec ces conventions idéalisant une Algérie sans alcool, une Algérie sans art, une Algérie à l’agonie. Elle provoque ces « gens méchants » comme elle aime les surnommer. Ces gens pour qui l’Algérie ne doit pas rire, rester fade et sans âme. Ne pas se soumettre est un principe, une question de survie. Insoumise par les gestes, les paroles, et la voix, avec sourire et volupté. Actrice, danseuse, chanteuse, elle a mille et une vies. Grande gueule et talentueuse, faisant la gloire des cabarets les plus populaires d’Alger, comme des théâtres et écrans de télévision français et algériens. C’est cette Algérie, qui boit, qui sort, qui plait, qui séduit, qui rit, qui vit. L’Alger libre, détaché, l’Alger des cabarets, du chant, des loisirs, des plaisirs, l’Alger vivant et jouissif.

« Moi je vais de l’avant, la marche arrière est cassée, et ces gens, je les emmerde à pied, à cheval et en trottinette. »[1]

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 09:23

Terre Corse

Le Collectif de campagne se réunira ce soir à la Fédération à 18 heures
Nous finaliserons le calendrier des initiatives publiques dans le département
le tract pour la rencontre débat du lundi  27 mars à la salle polyvalente de lupinu à bastia sera disponible
  
  
 

Voir les commentaires

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 09:18

Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Histoire des immigrations en France : un bel outil pédagogique


 

Histoire des immigrations en France : un bel outil pédagogique

Jean-Michel Zakhartchouk

10 mars 2017

Dans le cadre toujours émouvant de la Cité de l’immigration à Paris, a été présentée le 1er mars dernier une production dont Canopé peut être fier : Histoire des immigrations en France, un double DVD qui sera utile aux enseignants pour travailler sur cette histoire longue qui, à bien des égards, a construit notre pays.


Ouverte par Benjamin Stora, dans cette Cité de l’immigration qui fête ses dix ans (mais n’a été inauguré qu’en 2012 !), la séance a alterné présentation du DVD et mini-débats sur la place de cette histoire dans notre imaginaire, l’importance d’une appropriation de celle-ci par ceux qui l’ont faite ou en sont les héritiers, en présence d’historiens qui interviennent dans le DVD, de sociologues et d’enseignants. Ainsi, Gilles Manceron, historien spécialiste du colonialisme français, a-t-il plaidé pour une meilleure connaissance de l’histoire coloniale pour comprendre les continuités jusqu’à notre présent.

Dans la dernière table ronde, après la projection passionnante de séquences pédagogiques en collège et lycée, deux enseignantes dont on voit le travail en classe, nous ont proposé une réflexion stimulante autour d’histoire et mémoire. Véronique Servat a notamment plaidé pour qu’un tel travail soit pleinement intégré aux programmes scolaires, trop timides à son goût suite aux pressions exercées sur le Conseil supérieur des programmes, et pas réservé aux projets. Mais en même temps, Valérie Morin, professeure-relais à la Cité de l’immigration, a rappelé l’intérêt de construire avec les élèves des projets interdisciplinaires.

L’outil vidéo se compose de deux DVD comprenant 15 films d’une durée totale de 5h30 : le premier retrace 150 ans d’histoire jusqu’en 2008, en dix périodes, avec force documents et commentaires d’historiens, le second exploite les ressources de la Cité de l’immigration, en particulier la « galerie des dons » où sont exposés des objets symboliques depuis la modeste valise jusqu’au coffret en marqueterie ou la bouleversante « tête en mie de pain » venue des prisons argentines. On trouve aussi dans ce DVD 2 un film sur l’immigration portugaise et une « histoire de banlieues et de quartiers ». Les deux DVD sont accompagnés d’un livret pédagogique de 32 pages.

Jean-Michel Zakhartchouk

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 08:46

Mélenchon censuré : les médias font la campagne de Macron, Fillon Hamon & Le Pen ! #JLM2017 #leschiffres

élection Portugal - 2016Censure de : les font la campagne de , Hamon & ! Initiative Communiste vous le prouve chiffre à l’appui.

Si vous ne vous informez qu’en écoutant la télé et la radio, en ne lisant que les titres de la presse des milliardaires Dassault, Bolloré, Drahi, Niel, Pigasse et autre Lagardère ou Pinault qui constituent 99% du paysage médiatique en France, alors vous avez peut être eu la désagréable impression que Mélenchon avait quasiment disparu. Sauf de sondages dont on peut questionner la pertinence qui ne servent qu’à tenter de sauver la campagne du candidat du PS et ex ministre de Hollande visiblement en perdition. Et bien ce n’est pas une impression, car la censure frappe. Elle frappe Mélenchon tandis que la machine à imposer dans les têtes pour qu’ils soient en tête dans les urnes le quatuor des candidats du système (Fillon, Hamon, Macron qui partagent le programme dicté via l’UE par le MEDEF – Le Pen qui leur donne la réplique tout en partageant les mêmes mesures anti travailleurs) tourne à plein régime.

Bourrage de crane pour les Macron Fillon Hamon & Le Pen, censure de Mélenchon : la preuve par les chiffres

A la rédaction d’Initiative Communiste, les bénévoles du PRCF se sont usés les yeux à décortiquer les chiffres publiés par l’institut CSA et ses partenaires analysant en continu internet pour mesurer la présence médiatique des différents candidats à la présidentielles.

Et les chiffres sont implacables c’est un véritable bourrage de crane en faveur de Fillon, Macon, Hamon et Le Pen qui a lieu. Tandis que Mélenchon est lui réduit à la portion congrue. C’est en tout cas ce que démontre l’analyse des chiffres de pop2017 qui décortique le nombre de citation dans les médias sur internet pour chaque candidat à la (http://www.pop2017.fr/my-pop). Initiative Communiste a réalisé sur la base de ces chiffres un comparatif pour le mois de janvier et sur la période post primaires allant du 9 février au 10 mars.

En janvier 2017, Mélenchon avait le droit à

  • 3,8 fois moins d’espace médiatique que Macron
  • 2,4 fois moins d’espace médiatique que Le Pen
  • 2,8 fois moins d’espace médiatique que Hamon
  • 3,9 fois moins d’espace médiatique Fillon
  • 1 minute temps de paroles toutes les 13 minutes de discours de Fillon, Macon, Hamon et Le Pen

Sur la dernière période de 30 jours, la situation s’est encore aggravée avec :

  • 7,2 fois moins d’espace que Macron
  • 4,2 fois moins d’espace que Le Pen
  • 2,7 fois moins d’espace que Hamon
  • 5,4 fois moins d’espace que Fillon
  • 1 minute temps de paroles toutes les 20 minutes de discours de Fillon, Macon, Hamon et Le Pen

Quand le quatuor des candidats du systèmes faitt l’objet de 6,8 millions de citations comptabilisées par pop2017 sur ces 30 derniers jours, Mélenchon n’a lui droit qu’à 0,3 million de citations. Et encore les chiffres ne mesurent pas ici la proportion de celles qui sont pour lui cogner dessus !

L’examen de l’évolution des chiffres quotidiens montre une censure permanente de la campagne de Jean Luc Mélenchon, et à mesure que le premier tour approche, un renforcement de la mobilisation des médias du système pour Macron, Fillon Hamon & Le Pen.

D’après les décomptes du conseil constitutionnel, Macron, Fillon Hamon & Le Pen cumule près de 50% du temps de parole sur l’ensemble des médias audiovisuels.

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel chargé de faire respecter l’équité des temps de parole tient un décompte pour l’ensemble des télévisions et radio. Malgré une mise en forme conçue manifestement pour décourager le plus retord des journalistes d’investigation, Initiative Communiste s’est plongé dans les chiffres, analysant la semaine du 1er fevrier au 5 mars publiés par l’autorité administrative.

Et ses chiffres confirment ceux de l’analyse des données internet conduite par pop2017.

si on considère la totalité des télés et radios, en cumulant le temps de parole direct, celui des soutiens et celui des émissions pour chacun des candidats :

  • Macron, Fillon Hamon & Le Pen cumulent près de 50% du temps de parole sur l’ensemble des médias audiovisuels.
  • Mélenchon est largement censuré, avec 4 fois moins de temps d’antenne que Fillon, 3 fois moins que Macron, 2 fois moins que Hamon ou Le Pen.
  • Les autres candidats sont eux quasi totalement absents des plateaux de télés et des micros des radios

BFM TV : la chaine de Drahi en pointe de la campagne de Macron !

Au cours du mois de février, les journalistes de l’hebdomadaire Marianne ont sorti la calculette pour surveiller la télé de l’oligarque Drahi  le milliardaire propriétaire de SFR, entreprise racheté avec l’appui de Macron tout juste nommé ministre à Bercy! Et sans surprise ils ont constaté que « la chaîne de NextRadioTV a diffusé au total autant de minutes de meetings du fondateur d’En Marche… que de l’ensemble de ses quatre principaux concurrents réunis ! »

On est ici loin des principes de neutralité ou même d’équité qui devraient prévaloir. Rappelons que bien que privées, les chaines de télé exploitent des canaux de diffusions qui sont eux la propriété des français. Mais privatisées, la dizaines de milliardaires qui possèdent le système médiatique s’en servent tout azimut pour faire du bourrage de crâne et promouvoir les 4 candidats du système : Macron, Fillon, Hamon et Le Pen !

les discours de Macron ont été retransmis pendant un total de 426 minutes ces quatre derniers mois, contre 440 pour ses adversaires principaux : 182 minutes de François Fillon, 135 de Jean-Luc Mélenchon, 63 minutes de Marine Le Pen et à peine 60 minutes de Benoît Hamon (ce qui correspond à son seul discours d’investiture, à La Mutualité, le 5 février).

JBC pour www.initiative-communiste.fr


Présidentielle 2017 : les analyses data montrent une vraie percée de Jean-Luc Mélenchon

Les sondages « traditionnels » estiment que Jean-Luc Mélenchon stagne autour de 10 % d’estimations de vote au premier tour de la Présidentielle. Or, selon la société Filteris EuroMediations, l’analyse des perceptions et des valeurs qui sont associées à chacun des dix candidats déclarés aujourd’hui indique que Jean-Luc Mélenchon se situe bien plus haut : (18%).

* * *

La spécificité de la méthodologie exploitée par Filteris Euro / Mediations réside dans le fait de ne pas constituer d’échantillons, de ne pas poser de questions qui orientent les réponses, de ne pas opérer de redressements hasardeux auxquels les sondeurs doivent inévitablement se plier. Au contraire, la méthodologie de Filteris Euromediations permet de capter et d’analyser les opinions publiques et d’en dégager des tendances certaines à court, moyen et long termes.

Ce sont donc ces millions de voix et de données exprimées naturellement qui sont récoltées et analysées par Filteris-Euromédiations grâce à une méthode axiologique qui a fait ses preuves depuis maintenant dix ans.

Il s’agit d’une expertise scientifique développée à l’Université Laval de Québec, basée sur des calculs différents de ceux qu’utilisent habituellement les sondeurs. Pas d’échantillons censés représenter la population, pas de questions posées, pas de non répondants, pas de redressement des résultats en fonction des sondages passés.

Les outils (moteur de recherche et algorithmes d’analyse) permettent de prendre une mesure du Buzz, sur le Web et les réseaux sociaux, à laquelle s’ajoute une analyse qualitative de « sentimentalité » rendant compte des valeurs positives et négatives associées à chacun des candidats. L’algorithme final synthétise le potentiel de victoire des candidats.

L’analyse du Buzz et des perceptions permet de dégager des tendances lourdes qui, généralement, s’approchent des résultats d’un scrutin s’il avait lieu à la même période.

ENTREPRENDRE (Publié le 08 février 2017).

Entreprendre.fr http://entreprendre.fr/melenchon-sondage

Les explications de Jean-Luc Mélenchon :

SONDEUR OU M’AS-TU VU ?

« Selon « Libération », des comptes twitter de mes soutiens mettraient en cause injustement un redressement abusif de sondage en ma défaveur. Il s’agit d’un visuel comparatif me plaçant à 17% des intentions de vote. Le sang des défenseurs de la vérité n’a fait qu’un tour. Il fallait rectifier ! Mais en fait d’enquête, le journal s’est servilement contenté de demander son avis au sondeur concerné. Et quelle enquête ! Il me parait juste de compléter la copie du bulletin social libéral par quelques informations existantes dans le domaine public.

« Libération » prétend que le redressement se fait en comparant les réponses des gens à leur vote réels de 2012 et 2015. Va pour 2012. Mais 2015 ! Voilà bien un exploit ! En effet il n’y avait pas de liste Front de gauche dans toutes les régions. Ainsi dans le Nord, la région Rhône-Alpes, le grand ouest et la Franche-Comté-Bourgogne, quatre des treize grandes régions les plus peuplées du pays, mes amis du PG faisaient liste commune avec les Verts et seul le PC se présentaient sous l’étiquette « Front de gauche ».

Comment, dès lors, a-t-on pu comparer les intentions de vote à des votes réels de 2015 qui n’ont pas eu lieu ? « Libération » précise : « Dans le même temps, 13,2% des sondés expliquent aujourd’hui avoir voté pour le Front de gauche en 2015, alors que le parti n’a obtenu à l’époque que 11% ». Voilà qui est sidérant ! Car la comptabilisation nationale du vote Front de gauche était tout simplement impossible compte tenu de la variété des situations d’alliances dans les treize régions. « Le monde » de l’époque avait d’ailleurs titré que nous payions très cher notre division. Un grand mystère sur lequel « Libération » ne s’est même pas interrogé. Peut-être parce qu’il n’a déjà plus aucun lecteur dans ces régions qui aurait pu le renseigner.
À cette considération j’ajoute celle-ci : je n’étais candidat personnellement nulle part. Ce qui revient à dire que la « correction » effectuée par le sondeur efface tout critère lié à la personne du candidat dans l’élection qui le mets le plus en avant. Une grenouille ou un poulpe dans un bocal seraient plus efficace pour étudier l’opinion.

Pour clore, je rappelle à qui veut le savoir que je me suis prononcé de longue date pour l’application de la loi votée à l’unanimité au Sénat sur le sujet à partir d’une proposition conjointe d’un sénateur PS et d’un « Les Républicains ». Bien sûr, le PS ne l’a jamais présenté à l’Assemblée nationale. Elle prévoit d’interdire les sondages en période électorale. »

Jean-Luc MELENCHON.

https://www.facebook.com/JLM2017/posts/400858806933045

 

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 08:18

L’image contient peut-être : une personne ou plus, barbe et texte

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 17:21
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 14:11

 

Marine Le Pen au Liban: un échange de bons procédés entre des forces d’extrême droite

 

La visite de Marine Le Pen au Liban a constitué un échange de bons procédés entre des forces d’extrême droite, dont le premier ministre libanais Saad Hariri, et les grands partis politiques français auront été les dindons de la farce», a estimé René Naba dans une interview lundi 27 Février 2017 Radio Clé des Ondes – Bordeaux.

Marine Le Pen La Ahlan Wa la Sahlan

« Marine le Pen n’est ni la bienvenue au Liban. Elle ne fait partie non plus de la famille libanaise». Cette manchette en gros caractère du journal de gauche « Al Akhbar », publiée samedi 18 Février 2017 à la veille de la visite au Liban de la dirigeante d’extrême droite française, résume bien l’état d’esprit dominant dans les milieux progressistes et patriotiques libanais face à cette visite hautement controversée.

Hormis cette manchette et les raisons la justifiant, Al Akhbar, proche du Hezbollah, a assuré un service minimum pour la couverture de cet événement. Contrairement à l’Orient Le Jour qui a couvert abondamment la visite de Mme Le Pen, pourtant jalonnée de manifestations et de pétition de protestation.

Sur ce lien la version sonore de l’entretien conduit par Gilbert Hanna, directeur de cette radio associative, en pôle position dans la région Nouvelle Aquitaine.

L’empathie du quotidien francophone vis à vis de cette visite s’explique par le rôle occulte de soutien financier assumé par la bourgeoisie chrétienne aux milices chrétiennes durant la guerre civile libanaise (1975-1990) dont le quotidien francophone en est le porte parole.

Ce faisant, il ne fait que traduire la sympathie que nourrit cette bourgeoisie francophone à l’égard du Front National, qui fut un soutien actif des milices chrétiennes libanaises durant la guerre civile (1975-1990).

Des volontaires du FN ont en effet pris part aux batailles du Chouf (Mont Liban), en 1983-194, sous la présidence du phalangiste Amine Gemayel, opposant les milices chrétiennes à leurs adversaires palestino-progressistes.

Un des avocats de Samir Geagea, l’actuel chef des milices chrétiennes, par ailleurs un des grands criminels de guerre du Liban, responsable de l’élimination physique de ces principaux rivaux dirigeants chrétiens libanais (Tony Frangié et Dany Chamoun), en sus de son implication dans le massacre des camps palestiniens de Sabra Chatila (1982) a pour avocat français Wallerand de Saint Just, le trésorier du FN.

Quant au président Michel Aoun, frappé d’ostracisme par le pouvoir chiraquien tout au long de son exil de quinze ans en France (1990-2005), en raison du partenariat affairiste noué entre Jacques Chirac et Rafic Hariri, il a bénéficié, par défaut, de la sollicitude de Jean Marie Le Pen, lequel a mis à profit cette quarantaine injustifiée pour cultiver l’amitié de l’exilé de France, lui rendant une demi douzaine de visites.

Le précédent Macron, -La visite au Liban d’Emmanuel Macro, lui aussi candidat à l’élection présidentielle française, – a servi de prétexte à la visite de Mme le Pen, qui a pour objet principal de donner une visibilité internationale à la dirigeante du parti xénophobe tout en s’acquittant pour les milices chrétiennes d’une dette de gratitude à l’égard d’un allié sur la même longueur d’onde idéologique.

La France et Saad Hariri, les dindons de la farce

La France et Saad Hariri se retrouvent comme les dindons de la farce. En recevant sans contrepartie Mme Le Pen, le premier ministre musulman sunnite a donné crédit à ses thèses, sans la moindre concession de la part de la candidate à l’élection présidentielle française.

Les milices fascistes libanaises ont en effet réservé un accueil royal à un parti, le FN, qui se présente comme l’adversaire idéologique majeur des deux grands partis français qui ont gouverné la France depuis un demi siècle: Le parti gaulliste dans ses diverses déclinaisons, néo gaulliste et post gaulliste, ainsi que le Parti socialiste.

Quant à son incident surgi à la suite de son refus de porter le voile en prévision de son entrevue avec le Mufti de la République, Cheikh Abdel Latif Deriane, elle a constitué une opération préméditée à dividende électoraliste à l’intention des électeurs français pour l’évidente raison que pour une audience avec la Reine d’Angleterre, le protocole immuable impose la révérence des dames.

Il en est de même pour une audience pontificale, une mantille s’impose, tout comme la visite d’une mosquée présuppose le déchaussement du visiteur. Mme Le Pen aurait dû décliner l’offre plutôt que de se livrer à une démonstration de la démagogie dont elle est coutumière en France.

La cohérence idéologique du Hezbollah

Gilbert Collard: «Israël, le dernier rempart de la civilisation judéo-chrétienne».

Une semaine après son retour en France, Gilbert Collard, membre de la délégation du FN en visite au Liban, donnera libre cours à sa pensée profonde affirmant que «toute (sa) vie», il a «œuvré pour Israël, en raison de multiples amitiés». «Le dernier rempart de la civilisation judéo-chrétienne, c’est Israël», a lâché le député (Rassemblement Bleu Marine) du Gard lors d’un déjeuner avec une délégation de la «Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël (CJFAI)».

Une profession de foi qui sera appréciée à sa juste valeur par les Libanais qui ont constamment pâti des agressions répétées de ce présumé «dernier rempart de la civilisation judéo chrétienne». Et dire que les têtes brûlées miliciennes les phalangistes et leurs alliés se prenaient pour tel.

  • Le compte rendu de ce déjeuner sur ce lien : http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2017/02/08/quand-louis-aliot-et-gilbert-collard-se-desolidarisent-de-frederic-chatillon/

Paradoxalement, la seule formation ayant fait preuve de cohérence idéologique vis à vis du phénomène Le Pen aura été le Hezbollah qui a boycotté la totalité de la visite de la candidate à l’élection présidentielle française, contrairement aux chouchous de l’Occident, les milices chrétiennes libanaises, y compris Walid Joumblatt, chef druze du parti socialiste. Le camarade de François Hollande au sein de l’Internationale socialiste a délégué un de ses représentants au salon des ambassadeurs au parlement libanais pour saluer Marine Le Pen.

Le Hezbollah, à tout le moins sa branche militaire, est inscrite su la liste noire des organisations terroristes de l’Union Européenne. Il se garde néanmoins de toute confusion idéologique et ne pactise pas avec le Front National, alors que les milices chrétiennes, au lourd passé terroriste, pactisent avec le diable FN tout en continuant à bénéficier de la sympathie de la caste politico médiatique française. Le propre de la rationalité cartésienne française.

Le Liban n’a décidément pas porté chance à Marine Le Pen. Une semaine après son voyage, la candidate a été déboutée de sa plainte contre son rival de gauche Jean Luc Mélenchon, qui l’avait qualifié de «fasciste» et le parlement européen a levé son immunité parlementaire afin qu’elle réponde devant la justice de la diffusion d’images sur les horreurs de Daech, dans un appel démagogique aux bas instincts populistes.

Marine Le Pen au Liban c’est finalement une mauvaise manière à la démocratie, une mauvaise manière au Liban et à la France, et à l’amitié franco libanaise, pour la plus grande satisfaction des groupuscules proto fascistes des deux pays.

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article