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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 08:52

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 07:48

A SAVOIR !!!!! A LIRE ATTENTIVEMENT !!!! LA CHASSE EST OUVERTE !!!! "Cazeneuve démantèle Calais et ouvre la chasse aux sans-papiers Dans une note que s’est procuré l’Humanité, le ministre de l’Intérieur ordonne aux préfets la plus grande fermeté à l’égard des « déboutés » et fait l’aveu d’un criant manque de places d’hébergement. Les préfets ont reçu, le 19 septembre dernier, une missive de Bernard Cazeneuve pleine d’enseignements sur le sort réservé, par le gouvernement, aux déboutés de toute protection internationale, présents en France, et à ceux qui en sont finalement bénéficiaires. Le courrier, que l’Humanité s’est procuré, veut rendre compte des « besoins accentués par la perspective du démantèlement du campement de Calais ». Il est, à cet égard, très éclairant aussi sur le sous-dimensionnement patent des dispositifs d’accueil pour demandeurs d’asile. Les procédures d’expulsion accélérée Le document fait état de 45 247 places d’hébergement dédiées à ceux qui formulent une demande de protection, et précise qu’un cinquième du parc est occupé par 9 220 personnes « en présence indue ». Bernard Cazeneuve invite donc les préfets à engager « systématiquement » une « procédure d’expulsion accélérée (…), s’agissant des personnes déboutées » et d’aider « les bénéficiaires d’une protection à sortir du dispositif ». Il va plus loin, en précisant que l’action des préfets « ne pourra être efficace que si elle s’accompagne d’une très grande fermeté » et « d’une recherche systématique de l’éloignement effectif du territoire » des personnes déboutées du droit d’asile. Et d’ajouter : « Vous devez faire un plein usage des mesures restrictives et de privation de liberté. » Le ministre demande également aux préfets d’organiser des réunions avec les opérateurs gérant des différents lieux d’hébergement. « Vous leur rappellerez, à cette occasion, qu’une minoration budgétaire de la dotation des centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) peut être appliquée en cas de non-respect de ces objectifs », précise-t-il. En clair, les autorités de l’État ont ordre, depuis la mi-septembre, d’enfermer et d’expulser tous les étrangers qui ne bénéficient pas de l’asile en France. Pour ce faire, le gouvernement n’hésitera pas à mettre la pression sur les gestionnaires des lieux ou sur les sans-papiers qui y résident. Ceux qui ont obtenu le statut de réfugié devront également sortir des dispositifs d’accueil prévus pour les demandeurs d’asile. Le ministre propose aux préfets d’avoir recours, les concernant, à la plateforme gérée par la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal) « de façon subsidiaire » et de « dégager des logements vacants dans le parc social et privé ». On voit difficilement comment les autorités départementales et régionales mettront en place un tel plan de réquisitions au regard des blocages déjà existants concernant la création de 9 000 places en centre d’accueil et d’orientation (CAO). Où iront donc ces réfugiés, sinon dans de nouveau squats et campements de fortune? La lettre du ministre dresse d’ailleurs un constat accablant sur le manque de places d’hébergement, tous dispositifs confondu. On y apprend que sur les 8 703 places en Cada, qui devaient être créées cette année, 5 400 ne sont pas encore ouvertes. Quelque 500 places manquent aussi parmi celles de l’accueil temporaire-service de l’asile (AT-SA). On lit également, que seulement 40,3 % du dispositif global d’hébergement sont en capacité de recevoir « les publics isolés ». Ces derniers sont pourtant devenus majoritaires « dans les flux entrants », atteignant près de 98 % des arrivants en Île-de-France (IdF) et à Calais. Pas un mot, par contre, concernant la mise à l’abri du millier d’enfants non accompagnés qui vivent encore dans les camps du nord de la France ou que nos gendarmes pourchassent à la frontière franco-italienne. C’est un « enjeu national », pour Bernard Cazeneuve, de répartir, depuis l’Île-de-France et « la lande de Calais », les personnes « éligibles » à l’accueil. Mais seulement celles-ci. Car l’État n’entend prendre en charge qu’une partie infime de ceux qui vivent, depuis parfois des années, dans les conditions indignes de la « jungle » ou des campements parisiens. Le ministre comptabilise dans sa missive 2 200 demandeurs d’asile issus du bidonville de Calais et 2 240 issus des centres franciliens d’hébergement d’urgence. Les autres, plus de 10 000 personnes, ne sont pas « éligibles ». Ils iront grossir les rangs de ceux contre qui il exige « une grande fermeté ». La chasse est ouverte !"

A SAVOIR !!!!! A LIRE ATTENTIVEMENT !!!! LA CHASSE EST OUVERTE !!!! "Cazeneuve démantèle Calais et ouvre la chasse aux sans-papiers Dans une note que s’est procuré l’Humanité, le ministre de l’Intérieur ordonne aux préfets la plus grande fermeté à l’égard des « déboutés » et fait l’aveu d’un criant manque de places d’hébergement. Les préfets ont reçu, le 19 septembre dernier, une missive de Bernard Cazeneuve pleine d’enseignements sur le sort réservé, par le gouvernement, aux déboutés de toute protection internationale, présents en France, et à ceux qui en sont finalement bénéficiaires. Le courrier, que l’Humanité s’est procuré, veut rendre compte des « besoins accentués par la perspective du démantèlement du campement de Calais ». Il est, à cet égard, très éclairant aussi sur le sous-dimensionnement patent des dispositifs d’accueil pour demandeurs d’asile. Les procédures d’expulsion accélérée Le document fait état de 45 247 places d’hébergement dédiées à ceux qui formulent une demande de protection, et précise qu’un cinquième du parc est occupé par 9 220 personnes « en présence indue ». Bernard Cazeneuve invite donc les préfets à engager « systématiquement » une « procédure d’expulsion accélérée (…), s’agissant des personnes déboutées » et d’aider « les bénéficiaires d’une protection à sortir du dispositif ». Il va plus loin, en précisant que l’action des préfets « ne pourra être efficace que si elle s’accompagne d’une très grande fermeté » et « d’une recherche systématique de l’éloignement effectif du territoire » des personnes déboutées du droit d’asile. Et d’ajouter : « Vous devez faire un plein usage des mesures restrictives et de privation de liberté. » Le ministre demande également aux préfets d’organiser des réunions avec les opérateurs gérant des différents lieux d’hébergement. « Vous leur rappellerez, à cette occasion, qu’une minoration budgétaire de la dotation des centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) peut être appliquée en cas de non-respect de ces objectifs », précise-t-il. En clair, les autorités de l’État ont ordre, depuis la mi-septembre, d’enfermer et d’expulser tous les étrangers qui ne bénéficient pas de l’asile en France. Pour ce faire, le gouvernement n’hésitera pas à mettre la pression sur les gestionnaires des lieux ou sur les sans-papiers qui y résident. Ceux qui ont obtenu le statut de réfugié devront également sortir des dispositifs d’accueil prévus pour les demandeurs d’asile. Le ministre propose aux préfets d’avoir recours, les concernant, à la plateforme gérée par la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal) « de façon subsidiaire » et de « dégager des logements vacants dans le parc social et privé ». On voit difficilement comment les autorités départementales et régionales mettront en place un tel plan de réquisitions au regard des blocages déjà existants concernant la création de 9 000 places en centre d’accueil et d’orientation (CAO). Où iront donc ces réfugiés, sinon dans de nouveau squats et campements de fortune? La lettre du ministre dresse d’ailleurs un constat accablant sur le manque de places d’hébergement, tous dispositifs confondu. On y apprend que sur les 8 703 places en Cada, qui devaient être créées cette année, 5 400 ne sont pas encore ouvertes. Quelque 500 places manquent aussi parmi celles de l’accueil temporaire-service de l’asile (AT-SA). On lit également, que seulement 40,3 % du dispositif global d’hébergement sont en capacité de recevoir « les publics isolés ». Ces derniers sont pourtant devenus majoritaires « dans les flux entrants », atteignant près de 98 % des arrivants en Île-de-France (IdF) et à Calais. Pas un mot, par contre, concernant la mise à l’abri du millier d’enfants non accompagnés qui vivent encore dans les camps du nord de la France ou que nos gendarmes pourchassent à la frontière franco-italienne. C’est un « enjeu national », pour Bernard Cazeneuve, de répartir, depuis l’Île-de-France et « la lande de Calais », les personnes « éligibles » à l’accueil. Mais seulement celles-ci. Car l’État n’entend prendre en charge qu’une partie infime de ceux qui vivent, depuis parfois des années, dans les conditions indignes de la « jungle » ou des campements parisiens. Le ministre comptabilise dans sa missive 2 200 demandeurs d’asile issus du bidonville de Calais et 2 240 issus des centres franciliens d’hébergement d’urgence. Les autres, plus de 10 000 personnes, ne sont pas « éligibles ». Ils iront grossir les rangs de ceux contre qui il exige « une grande fermeté ». La chasse est ouverte !"

A SAVOIR !!!!! A LIRE ATTENTIVEMENT !!!! LA CHASSE EST OUVERTE !!!!
"Cazeneuve démantèle Calais et ouvre la chasse aux sans-papiers
Dans une note que s’est procuré l’Humanité, le ministre de l’Intérieur ordonne aux préfets la plus grande fermeté à l’égard des « déboutés » et fait l’aveu d’un criant manque de places d’hébergement.
Les préfets ont reçu, le 19 septembre dernier, une missive de Bernard Cazeneuve pleine d’enseignements sur le sort réservé, par le gouvernement, aux déboutés de toute protection internationale, présents en France, et à ceux qui en sont finalement bénéficiaires. Le courrier, que l’Humanité s’est procuré, veut rendre compte des « besoins accentués par la perspective du démantèlement du campement de Calais ». Il est, à cet égard, très éclairant aussi sur le sous-dimensionnement patent des dispositifs d’accueil pour demandeurs d’asile.
Les procédures d’expulsion accélérée
Le document fait état de 45 247 places d’hébergement dédiées à ceux qui formulent une demande de protection, et précise qu’un cinquième du parc est occupé par 9 220 personnes « en présence indue ». Bernard Cazeneuve invite donc les préfets à engager « systématiquement » une « procédure d’expulsion accélérée (…), s’agissant des personnes déboutées » et d’aider « les bénéficiaires d’une protection à sortir du dispositif ».
Il va plus loin, en précisant que l’action des préfets « ne pourra être efficace que si elle s’accompagne d’une très grande fermeté » et « d’une recherche systématique de l’éloignement effectif du territoire » des personnes déboutées du droit d’asile. Et d’ajouter : « Vous devez faire un plein usage des mesures restrictives et de privation de liberté. »
Le ministre demande également aux préfets d’organiser des réunions avec les opérateurs gérant des différents lieux d’hébergement. « Vous leur rappellerez, à cette occasion, qu’une minoration budgétaire de la dotation des centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) peut être appliquée en cas de non-respect de ces objectifs », précise-t-il.
En clair, les autorités de l’État ont ordre, depuis la mi-septembre, d’enfermer et d’expulser tous les étrangers qui ne bénéficient pas de l’asile en France. Pour ce faire, le gouvernement n’hésitera pas à mettre la pression sur les gestionnaires des lieux ou sur les sans-papiers qui y résident.
Ceux qui ont obtenu le statut de réfugié devront également sortir des dispositifs d’accueil prévus pour les demandeurs d’asile. Le ministre propose aux préfets d’avoir recours, les concernant, à la plateforme gérée par la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal) « de façon subsidiaire » et de « dégager des logements vacants dans le parc social et privé ». On voit difficilement comment les autorités départementales et régionales mettront en place un tel plan de réquisitions au regard des blocages déjà existants concernant la création de 9 000 places en centre d’accueil et d’orientation (CAO). Où iront donc ces réfugiés, sinon dans de nouveau squats et campements de fortune?
La lettre du ministre dresse d’ailleurs un constat accablant sur le manque de places d’hébergement, tous dispositifs confondu. On y apprend que sur les 8 703 places en Cada, qui devaient être créées cette année, 5 400 ne sont pas encore ouvertes. Quelque 500 places manquent aussi parmi celles de l’accueil temporaire-service de l’asile (AT-SA). On lit également, que seulement 40,3 % du dispositif global d’hébergement sont en capacité de recevoir « les publics isolés ». Ces derniers sont pourtant devenus majoritaires « dans les flux entrants », atteignant près de 98 % des arrivants en Île-de-France (IdF) et à Calais. Pas un mot, par contre, concernant la mise à l’abri du millier d’enfants non accompagnés qui vivent encore dans les camps du nord de la France ou que nos gendarmes pourchassent à la frontière franco-italienne.
C’est un « enjeu national », pour Bernard Cazeneuve, de répartir, depuis l’Île-de-France et « la lande de Calais », les personnes « éligibles » à l’accueil. Mais seulement celles-ci. Car l’État n’entend prendre en charge qu’une partie infime de ceux qui vivent, depuis parfois des années, dans les conditions indignes de la « jungle » ou des campements parisiens. Le ministre comptabilise dans sa missive 2 200 demandeurs d’asile issus du bidonville de Calais et 2 240 issus des centres franciliens d’hébergement d’urgence. Les autres, plus de 10 000 personnes, ne sont pas « éligibles ». Ils iront grossir les rangs de ceux contre qui il exige « une grande fermeté ». La chasse est ouverte !"

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 07:07
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 17:12

REMUE MENINGES:Cuba: les raisons du zéro victime après l'ouragan Matthew

Cuba: les raisons du zéro victime après l'ouragan Matthew

Alexandre GROSBOIS12 octobre 2016

Voir les photos

Un habitant de Baracoa au milieu des débris après le passage de l'ouragan Matthew, le 7 octobre 2016 dans la province de Guantanamo, à Cuba

Cuba est l'un des seuls pays à n'avoir déploré aucune perte humaine après le passage de l'ouragan Matthew la semaine dernière. Pour les experts, cette performance est essentiellement due à l'efficacité du système de prévention et d'alerte local, internationalement réputé.

Ouragan le plus puissant à frapper les Caraïbes depuis près de 10 ans, Matthew a fait au moins 473 morts en Haïti, dix-sept dans le sud-est des Etats-Unis et quatre en République Dominicaine lors de sa progression meurtrière.

Touché sur sa pointe orientale, Cuba n'a déploré aucune perte humaine, malgré d'impressionnantes destructions dans plusieurs villes, coupées momentanément du reste du pays.

Des protocoles exceptionnels

"Cuba dispose de protocoles exceptionnels, dans leur préparation comme dans leur application. C'est une gestion très organisée et toutes les mesures sont mises en place avec comme priorité la sauvegarde des vies humaines. C'est un exemple au niveau régional", explique à l'AFP Laura Melo, directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) à Cuba.

Depuis les ravages de l'ouragan Flora (1.200 morts en 1963), la Défense civile mène chaque année un exercice national de réponse aux désastres naturels juste avant la saison cyclonique, qui court de juin à novembre.

Dans ce cadre, les autorités mobilisent efficacement armée, volontaires, responsables du parti unique, administrations provinciales et locales, pompiers, ainsi que les antennes de la Croix-Rouge de chaque municipalité.

"Si vous demandez à un Cubain ce qu'est la défense civile (...) il vous dira, c'est nous tous. Tout le monde participe", souligne Alexis Lorenzo Ruiz, psychologue et membre du Réseau latinoaméricain de psychologie en urgences et catastrophes.

Un système pyramidal et intégré où chacun tient son rôle, permettant de toucher les habitants directement.

"Lors de la phase d'alerte, nous avons rendu visite à chaque personne et la campagne médiatique a beaucoup aidé", signale à l'AFP Annia Navarro Furones, responsable de la Croix-Rouge à Baracoa, une des villes les plus touchées par Matthew.

La chance a aussi joué en faveur de ce bilan vierge en pertes humaines. L'ouragan, qui prenait la direction de villes à forte densité de population telles que Guantanamo ou même Santiago de Cuba, s'est légèrement dérouté vers l'est au dernier moment... au détriment d'Haïti.

Un pouvoir de mobilisation

"C'est un pays où les institutions marchent. A Cuba il y a un véritable pouvoir de mobilisation de la structure sociale et politique, et les Cubains répondent bien à ce système", souligne le représentant local d'une organisation internationale.

"Dans d'autres pays, les habitants peuvent être réticents à quitter leurs maisons, notamment par crainte des vols, mais ici les gens s'exécutent car ils ont confiance dans le système. Cela aide beaucoup", poursuit-il.

En outre, le lien social et la solidarité propres à Cuba - en particulier dans cette région du pays - sont des facteurs déterminants lors des catastrophes naturelles.

"La majeure partie des personnes évacuées vont dans les maisons de membres de leurs familles ou d'amis, qui forment un réseau d'évacuation communautaire", explique M. Ruiz.

Un rétablissement rapide

"Les phénomènes comme Matthew provoquent des dégâts importants sur les habitations, les infrastructures comme les routes, sur la distribution d'électricité et d'eau. Ce qui pose l'exigence énorme de répondre rapidement. Mais là encore la mobilisation est extrêmement rapide avec des systèmes très bien établis", explique Laura Melo du PAM, qui a prévu d'acheminer nourriture et entrepôts provisoires dans les zones touchées.

Dans les quatre localités les plus touchées, Maïsi, Baracoa, Imias et San Antonio del Sur, "le travail fut intensif et rapide, notamment dans le nettoyage des rues et dans la mise en place de points de vente d'aliments à prix régulés", détaille Joel Gomez, responsable de l'ONG Oxfam - l'une des rares présentes à Cuba - dans la province de Guantanamo.

Une semaine après le passage de Matthew, la majorité des voies d'accès à ces villes ont été rouvertes, "l'eau a déjà commencé à être rétablie et on travaille pour la rendre potable. Le rétablissement de l?électricité est pour l'instant le plus compliqué", notamment à Baracoa où "90% du réseau est par terre", poursuit M. Gomez.

Face aux besoins, le gouvernement cubain ne lance jamais d'appel à l'aide internationale, mais il accepte parfois des offres d'assistance bilatérales d'Etats, des Nations unies ou d'ONG triées sur le v

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 17:00
REMUE MENINGES:Cuba: les raisons du zéro victime après l'ouragan Matthew

Cuba: les raisons du zéro victime après l'ouragan Matthew

Alexandre GROSBOIS12 octobre 2016

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Un habitant de Baracoa au milieu des débris après le passage de l'ouragan Matthew, le 7 octobre 2016 dans la province de Guantanamo, à Cuba

Cuba est l'un des seuls pays à n'avoir déploré aucune perte humaine après le passage de l'ouragan Matthew la semaine dernière. Pour les experts, cette performance est essentiellement due à l'efficacité du système de prévention et d'alerte local, internationalement réputé.

Ouragan le plus puissant à frapper les Caraïbes depuis près de 10 ans, Matthew a fait au moins 473 morts en Haïti, dix-sept dans le sud-est des Etats-Unis et quatre en République Dominicaine lors de sa progression meurtrière.

Touché sur sa pointe orientale, Cuba n'a déploré aucune perte humaine, malgré d'impressionnantes destructions dans plusieurs villes, coupées momentanément du reste du pays.

Des protocoles exceptionnels

"Cuba dispose de protocoles exceptionnels, dans leur préparation comme dans leur application. C'est une gestion très organisée et toutes les mesures sont mises en place avec comme priorité la sauvegarde des vies humaines. C'est un exemple au niveau régional", explique à l'AFP Laura Melo, directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) à Cuba.

Depuis les ravages de l'ouragan Flora (1.200 morts en 1963), la Défense civile mène chaque année un exercice national de réponse aux désastres naturels juste avant la saison cyclonique, qui court de juin à novembre.

Dans ce cadre, les autorités mobilisent efficacement armée, volontaires, responsables du parti unique, administrations provinciales et locales, pompiers, ainsi que les antennes de la Croix-Rouge de chaque municipalité.

"Si vous demandez à un Cubain ce qu'est la défense civile (...) il vous dira, c'est nous tous. Tout le monde participe", souligne Alexis Lorenzo Ruiz, psychologue et membre du Réseau latinoaméricain de psychologie en urgences et catastrophes.

Un système pyramidal et intégré où chacun tient son rôle, permettant de toucher les habitants directement.

"Lors de la phase d'alerte, nous avons rendu visite à chaque personne et la campagne médiatique a beaucoup aidé", signale à l'AFP Annia Navarro Furones, responsable de la Croix-Rouge à Baracoa, une des villes les plus touchées par Matthew.

La chance a aussi joué en faveur de ce bilan vierge en pertes humaines. L'ouragan, qui prenait la direction de villes à forte densité de population telles que Guantanamo ou même Santiago de Cuba, s'est légèrement dérouté vers l'est au dernier moment... au détriment d'Haïti.

Un pouvoir de mobilisation

"C'est un pays où les institutions marchent. A Cuba il y a un véritable pouvoir de mobilisation de la structure sociale et politique, et les Cubains répondent bien à ce système", souligne le représentant local d'une organisation internationale.

"Dans d'autres pays, les habitants peuvent être réticents à quitter leurs maisons, notamment par crainte des vols, mais ici les gens s'exécutent car ils ont confiance dans le système. Cela aide beaucoup", poursuit-il.

En outre, le lien social et la solidarité propres à Cuba - en particulier dans cette région du pays - sont des facteurs déterminants lors des catastrophes naturelles.

"La majeure partie des personnes évacuées vont dans les maisons de membres de leurs familles ou d'amis, qui forment un réseau d'évacuation communautaire", explique M. Ruiz.

Un rétablissement rapide

"Les phénomènes comme Matthew provoquent des dégâts importants sur les habitations, les infrastructures comme les routes, sur la distribution d'électricité et d'eau. Ce qui pose l'exigence énorme de répondre rapidement. Mais là encore la mobilisation est extrêmement rapide avec des systèmes très bien établis", explique Laura Melo du PAM, qui a prévu d'acheminer nourriture et entrepôts provisoires dans les zones touchées.

Dans les quatre localités les plus touchées, Maïsi, Baracoa, Imias et San Antonio del Sur, "le travail fut intensif et rapide, notamment dans le nettoyage des rues et dans la mise en place de points de vente d'aliments à prix régulés", détaille Joel Gomez, responsable de l'ONG Oxfam - l'une des rares présentes à Cuba - dans la province de Guantanamo.

Une semaine après le passage de Matthew, la majorité des voies d'accès à ces villes ont été rouvertes, "l'eau a déjà commencé à être rétablie et on travaille pour la rendre potable. Le rétablissement de l?électricité est pour l'instant le plus compliqué", notamment à Baracoa où "90% du réseau est par terre", poursuit M. Gomez.

Face aux besoins, le gouvernement cubain ne lance jamais d'appel à l'aide internationale, mais il accepte parfois des offres d'assistance bilatérales d'Etats, des Nations unies ou d'ONG triées sur le volet.

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 16:55
MARE NOSTRUM:Chassaigne et la Syrie

Syrie: André Chassaigne, député communiste, demande au gouvernement de s'expliquer sur le rejet par la France "de la proposition de l'envoyé spécial de l'ONU, que la Russie était prête à accepter et qui permettrait de faire cesser les massacres et d'éloigner la menace djihadiste."

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:39

Plafonnement de l'ISF: les Français remboursent plus d'un milliard aux ultra-riches

Pi.M.

Mardi, 11 Octobre, 2016

Humanite.fr

AFP

Le plafonnement de l’ISF imposé l'année dernière par le Conseil constitutionnel représente un coût toujours plus grand pour les finances publiques. Les ultra-riches ont touché chacun un chèque de plus de 260 000 euros de la part des contribuables…

1,077 milliard d'euros ont été reversés par les finances publiques aux plus riches, un chiffre en hausse de 19% sur un an. La concentration des richesses toujours accrue couplée à la décision malheureuse du conseil constitutionnel en 2015 de plafonner l’ISF en sont la cause. Ce sont les 3590 foyers français disposant d'une fortune supérieure à 10 millions d'euros qui ont profité de ce plafonnement, puisqu'ils en ont capté 87,7% du bénéfice, et se sont fait rembourser par l’Etat 944 millions d'euros sur les impôts de 2015...

Un mécanisme pervers

L’ISF est payé par les foyers possédant plus d’1,3 millions d’euros de fortune personnelle. Il est calculé par tranches, en pourcentage (de 0,5 à 1,5 %) du patrimoine accumulé. Par exemple un ultra-riche possédant 10 millions d’euros de patrimoine devra payer 98.000 euros d’ISF par an.
Sauf que ce montant ne peut pas dépasser, additionné aux autres impôts, 75 % du revenu annuel (déclaré) du foyer. C’est le Conseil Constitutionnel qui l’a décidé, arguant qu’au dessus l’impôt serait confiscatoire. C’est ainsi qu’il suffit à ces quelques milliers d’ultra-riches de faire artificiellement baisser leur revenu déclaré pour bénéficier de ce plafond et gagner des centaines de milliers d’euros de remboursement d’impôts.
Le moyen le plus courant reste évidemment de reverser une grande partie de ses revenus à une holding, une société prête-nom, le plus souvent avantageusement placée dans des îles paradisiaques où l’impôt sur les sociétés n’existe pas. Le riche peut aussi simplement placer ses revenus en assurance vie, dont le taux de rentabilité des placements reste bien supérieur au taux d’imposition. Sans ce plafonnement, le montant moyen de l’ISF des ultra-riches aurait été de 363.000 euros, au lieu des 100.200 euros finalement payés grâce à ce mécanisme.
Le riche va coupler cette esquive fiscale en augmentant son patrimoine, en achetant par exemple des œuvres d’arts hors de prix ou de l’immobilier défiscalisé. C’est tout bénéfice : cela fait baisser l’impôt sur le revenu, et si le patrimoine augmente, comme il est taxé par l’ISF, il est de toute façon plafonné par la baisse artificielle des revenus... Et on n’évoque là que des artifices d'évitement parfaitement légaux.

Le plafonnement de l’ISF représente donc plus d’un milliard d’euros de manque à gagner par an, selon les chiffres de Bercy que le Figaro a obtenu (le gouvernement ne s'en vante pas). "La gauche se retrouve avec un plafonnement de l'ISF qui coûte plus cher que le bouclier fiscal qu'elle dénonçait sous le quinquennat précédent" exulte le président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, Gilles Carrez (Les Républicains). La droite s’en amuse, mais le justifie par le pire : sans ce plafonnement, il y aurait encore plus d’évasion fiscale…
Le gouvernement propose dans son projet de loi de finances pour 2017 un mécanisme anti-abus, censé rapporter quelque 50 millions d'euros par an… Une broutille face au manque à gagner.

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:14
ALEP
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:35
Mare  Nostrum:Elle va nue, la liberté, Sur les montagnes de Syrie

"Elle va nue, la liberté,
Sur les montagnes de Syrie
Dans les camps de réfugiés.
Ses pieds s’enfoncent dans la boue
Et ses mains gercent de froid et de souffrance.
Mais elle avance

Nous, les exilés,
Rôdons autour de nos maisons lointaines
Comme les amoureuses rôdent
Autour des prisons
Espérant apercevoir l’ombre de leurs amants.
Nous, les exilés, nous sommes malades
D’une maladie incurable
Aimer une patrie
Mise à mort

L’avez-vous vu ?
Il portait son enfant dans ses bras
Et il avançait d’un pas magistral
La tête haute, le dos droit…
Elle va nue, la liberté,
Sur les montagnes de Syrie
Dans les camps de réfugiés.
Ses pieds s’enfoncent dans la boue
Et ses mains gercent de froid et de souffrance.
Mais elle avance

Comme l’enfant aurait été heureux et fier
D’être ainsi porté dans les bras de son père…
Si seulement il avait été
Vivant"

Maram Al Masri

« Quand on n'a que l’amour pour habiller matin… »

Photo © Ossam Katan - Reuters - Alep

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 15:59
Pape, « théorie du genre » et réveil des organisations réactionnaires

Pape, « théorie du genre » et réveil des organisations réactionnaires : retour sur une semaine chargée d’amalgames et d’irresponsabilités

Communiqué de SOS Homophobie

Lundi, 10 Octobre, 2016

Dimanche dernier, devant plusieurs dizaines de journalistes, le pape a tenu des propos consternants sur les personnes lesbiennes, gaies, bi-e-s, trans’ et sur la « théorie du genre ». Pendant toute la semaine, ils ont été relayés par des organisations réactionnaires vivement opposées à l’égalité des droits.

SOS homophobie dénonce avec force l’irresponsabilité du pape dont la parole, largement diffusée, peut avoir des conséquences graves. SOS homophobie exprime également sa profonde inquiétude face à la multiplication de propos à caractère LGBTphobe.

Lors de son interview, le pape a affirmé que la « théorie du genre » était enseignée dans les écoles françaises, après avoir rapporté une invraisemblable anecdote d’un petit garçon répondant à son père qu’il souhaitait plus tard devenir une fille.

Le pape a ensuite estimé, à propos des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans’, que « c’est une chose d’avoir ces tendances » et « de changer de sexe » mais que c’en est « une autre d’en faire l’enseignement dans les écoles ».

SOS homophobie dénonce une stigmatisation intolérable, notamment à l’encontre des personnes trans’, et plus généralement des personnes lesbiennes, gaies et bi. Ces propos sont en effet de nature à heurter leur dignité et leurs droits fondamentaux.

SOS homophobie rappelle enfin, contrairement à ce qui peut être affirmé, qu’il n’existe pas de « théorie du genre ». Les études de genre, en revanche, permettent d’analyser les rôles sociaux attribués aux femmes et aux hommes et de lutter contre les stéréotypes qui nourrissent les LGBTphobies, de même que les inégalités femmes-hommes.

SOS homophobie continuera d’agir sans relâche pour construire une société plus ouverte et plus tolérante, en luttant contre toutes les formes de discrimination et de stigmatisation, y compris lorsqu’elles prennent la forme de discours publics tenus à l’encontre des personnes lesbiennes, gaies, bi-e-s et trans’.

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