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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 09:00

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Jean-Marc Coppola, vice-président du Conseil Régional PACA et conseiller municipal de Marseille réagit par communiqué aux récents événements survenus sur le port de Marseille.

"L’envoi des forces de police, ce matin, sur le port de Marseille, voilà la seule réponse du gouvernement aux personnels de la SNCM en grève depuis 39 jours pour défendre leur entreprise, leur outil de travail (10 bateaux), leur emploi et la qualité du service public. Depuis le 15 février, en délégation au ministère, avec Michel Vauzelle, président de la Région, je demande au secrétaire d’Etat aux transports de jouer son rôle en tant qu’actionnaire à 25 % de la compagnie pour aider à trouver une issue au conflit. A l’instar du colonel Kadhafi, Thierry Mariani a choisi son camp. Plutôt que d’écouter et d’agir dans le sens de ceux qui défendent l’emploi, leur entreprise, un service public essentiel pour la continuité territoriale avec la Corse, il choisit la violence pour les réprimer, les sanctionner, les mettre à genoux.

Qu’il se méfie ! Car cette méthode n’a pas porté chance à d’autres dictateurs.

Comparaison excessive ? Eh bien examinons quand l’Etat est-il intervenu avec les forces de police pour intimer aux banques de jouer leur rôle ? Quand l’Etat est-il intervenu avec les forces de l’ordre pour réprimer les patrons voyous qui délocalisent, pillent les richesses créées par les travailleurs ? Quand l’Etat est-il intervenu pour empêcher la concurrence déloyale des compagnies low-cost comme Corsica Ferries battant Pavillon étranger pour tailler des croupières à la SNCM ? Quand l’Etat est-il intervenu pour intimer à Veolia qui prévoit un énième plan de licenciement à la SNCM, alors qu’avec la privatisation tout aurait dû mieux fonctionner ? Une fois de plus, ce gouvernement prend parti pour les plus puissants, les privilégiés, les nantis. Et une fois de plus, je me situe du côté des travailleurs en apportant mon soutien sans faille aux personnels de la SNCM. Ces derniers ne sont pas les responsables des difficultés de leur entreprise et de celles du Port de Marseille. Je ferai tout avec Michel Vauzelle, Paul Giaccobi, président du Conseil exécutif de Corse, Dominique Bucchini, président de l’Assemblée de Corse, pour contribuer à trouver une solution pacifique et durable aux justes revendications des personnels de la SNCM méprisés par leur directeur général Marc Dufour, ex-fossoyeur de la compagnie Air Littoral."

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:57

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boycottLe projet de loi de criminalisation du boycott des produits provenant des territoires occupés adopté en première lecture par le Parlement israélien


 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Les députés du Parti communiste/Hadash déclarent que la législation qui vise à punir les entreprises Israéliennes qui ne vendent pas aux colons viole la liberté d’expression. Le projet de loi autorisant l’Etat à retirer la citoyenneté aux individus condamnés pour terrorisme, délits d’espionnage a également été adopté en première lecture.

 

Le plenum de la Knesset ce lundi 7 mars a adopté en première lecture un projet de loi qui imposerait de sévères amendes punitives aux Israéliens qui appelleraient aux boycotts universitaires ou économiques contre les institutions et les colonies Israéliens dans les territoires Palestiniens. Trente-deux membres de la Knesset ont voté pour la « Loi sur le boycott », alors que douze s’y sont opposés.

 

Entre autres, le projet de loi vise à punir les entreprises Israéliennes qui ont remporté un appel d’offres pour la construction de la ville Palestinienne de Rawabi sous condition qu’ils ne fournissent pas de services ou ne vendent de marchandises aux colons de Cisjordanie.

 

Le député du Hadash (Parti communiste d’Israel/Front démocratique pour la paix et l’égalité) Hanna Swaid a déclaré que la loi visait à faire perdurer l’occupation, ajoutant que « cela viole la liberté d’expression et le droit de tout citoyen à choisir de boycotter les produits provenant des territoires occupés. Il existe un racisme ici qui doit être condamné. »

 

Peu de temps après le vote, la « Loi sur la citoyenneté » a également été adoptée en première lecture par la Knesset. Si elle entre en vigueur, ce projet de loi controversé permettrait à l’Etat de retirer la citoyenneté à des individus qui ont été condamnés de « terrorisme et de délits d’espionnage contre Israël, ainsi que de retirer la citoyenneté à ceux condamnés de saper la souveraineté d’Israël, d’inciter à la guerre ou d’aider l’ennemi ».

 

Les initiateurs du projet de loi, les députés David Rotem et Robert Ilatov du parti fasciste « Israel Beiteinu » ont affirmé que la loi visait « à souligner le lien entre le droit à la citoyenneté Israélienne et la loyauté envers l’Etat ».


Sur le projet de loi

 

Le préambule de la loi proclame que son objectif est de « protéger l’Etat d’Israël en général et ses citoyens en particulier des boycotts universitaires, économiques et autres visant l’Etat, ses citoyens et ses entreprises à cause de leurs liens avec l’Etat ».

 

Le projet de loi établit une distinction parmi les boycotts réalisés par des résidents ou des citoyens Israéliens ; par des résidents étrangers ou des nationaux ; par des Etats étrangers. Il inclut explicitement les boycotts qui touchent la Cisjordanie, tels que les boycotts de biens et de services provenant des colonies situés là-bas.

 

Selon les dispositions du projet de loi, le tribunal pourrait imposer une amende allant jusqu’à 30 000 NIS (6 000 euros) contre les citoyens Israéliens appelant à ou prenant partie à des boycotts contre Israel. Les citoyens étrangers qui violent la loi pourraient être interdits d’entrée sur le territoire Israélien pour 10 ans voire plus.

 

Les Etats étrangers adoptant des lois menant au boycott d’Israel ou des produits Israéliens pourraient se voir refuser des transactions sur des comptes bancaires Israéliens ainsi que le commerce d’actions, de terres ou d’immobiliers Israéliens. De plus, l’Etat pourrait suspendre le transfert des droits au paiement dus aux Etats. Les citoyens Israéliens qui ont été lésés en conséquence du boycott pourront réclamer une indemnisation, prélevée sur les fonds gelés.

 

Le projet de loi relatif au boycott a été une première fois soumis en juin 2010 par 25 membres de la Knesset et soutenu par des membres de plusieurs partis. Sa formulation floue rendrait un certain nombre d'activités, considérés actuellement comme relevant de la liberté d'expression, illégales. Il serait interdit de « lancer un boycott contre l'État d'Israël et « les territoires sous contrôle Israélien », d'encourager la participation à ce type d'action, ou d'apporter de l'aide ou des informations dans le but de le faire avancer », d'après la deuxième section du projet de loi.

 

Les sections 3 et 4 du projet de loi proclament que « Un acte d'un citoyen ou résident d'Israël en violation avec la deuxième section constitue un délit civil, et sera sujet aux dispositions de l'Ordonnance pénale en matière de délits » et « Le tribunal contraindra au paiement d'une indemnité pour délit civil en vertu de cette loi de la manière suivante: a – des dommages-intérêts punitifs allant jusqu'à 30 000 NIS (6 000 euros) à la partie lésée sous réserve de la preuve du dommage causé ».

 

Si il était avéré qu'ils participaient à un boycott, des individus qui ne sont pas citoyens ou résidents d'Israël peuvent aussi être pénalisés en voyant leur droit à entrer sur le territoire Israélien retirer pendant 10 ans, en vertu de la législation proposée.

 

Eilat Maoz, coordinatrice de la Coalition des femmes pour la paix, a répondu au projet de loi en affirmant: « C'est un pas en avant, vu que le gouvernement ne se satisfait plus de la persécution des organisations de gauche, il essaie de rendre les actions de protestation de gauche illégales et de faire taire les citoyens. Il s'agit d'un gouvernement qui a peur du débat démocratique, car un tel débat exposerait l'opposition du peuple aux politiques destructrices de l'occupation et de la colonisation ».

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:52

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Libye : la diplomatie française prend les armes

 

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Nicolas Sarkozy et son gouvernement prennent-ils le chemin de la provocation à l’instar de leur ancien ami, le colonel Kadhafi ? Alors que les Mirage et autres bombes récemment livrés au dictateur par la France sèment la mort en Libye, voici le président de la République désignant le dit « Conseil national de transition » installé à Benghazi et présidé par un ancien homme de main du colonel, ex-ministre de la Justice, comme représentant officiel de la Libye. La France, doit-on le rappeler, reconnait les Etats et non les gouvernements. Pourquoi une telle précipitation sans consultation internationale?


Alors que plusieurs appels à l’arrêt des combats, à la négociation et au départ du colonel et de sa famille sont lancés par plusieurs pays et organisations régionales, voici le président de la République française annoncer de possibles « frappes aériennes ciblées » provoquant l’étonnement dans plusieurs capitales européennes. Sarkozy cherche-t-il à prendre une revanche sur la guerre nord-américaine en Irak qu’il avait souhaitée et à laquelle la France n’a heureusement pas participé ? Et que penser des informations distillées par l’agence de presse de Kadhafi sur des «  révélations » concernant le « financement » de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy ? Un parfum de règlement de comptes flotte entre Paris et Tripoli.


La diplomatie française a pris un nouveau départ, nous annonçait-on. Jeudi aura été une journée où la précipitation a pris le pas sur la nécessaire prudence à observer dans de tels conflits tandis que les annonces guerrières discréditent un fois de plus notre pays. Il y a danger : la France pourrait s’impliquer dans une très sale affaire.

 

José Fort

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:49

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André Chassaigne dénonce le pacte de compétitivité

En brandissant l’Humanité, André Chassaigne a dénoncé le pacte de compétitivité élaboré dans les cénacles européens.
Ce texte vise notamment à abolir l’indexation des salaires sur l’inflation. Alors que 7,8 millions de français vivent déjà sous le seuil de pauvreté, le député propose de faire contribuer le capital au financement de la protection sociale en lieu et place de la constitutionnalisation de l’austérité.

Intervention d’A. Chassaigne :

Monsieur le Premier ministre, alors que les profits des grandes entreprises atteignent des sommets, vous êtes toujours le commis zélé de ceux qui veulent s’enrichir toujours plus (« Oh ! » sur de nombreux bancs du groupe UMP), et surtout sans risques pour leur portefeuille. Vous avez une alliée de choix en la personne de la Chancelière allemande, Mme Angela Merkel. Ce sera sans aucun doute encore le cas dans deux jours, lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement de la zone euro ; au programme : un pacte de compétitivité censé éviter la répétition de crises financières... un pacte caché, révélé ce matin par L’Humanité, qui, vous le voyez, en a fait son titre. (« Ah ! » sur les bancs du groupe UMP.) Alors que les conséquences seront d’une extrême gravité pour le niveau de vie de nos concitoyens et encadreront nos choix nationaux, le Parlement est en effet tenu à l’écart.

Certes, une version allégée de ce document vient d’être dévoilée pour apaiser les critiques suscitées par le projet initial. Mais l’essentiel reste.

Il s’agit, tout d’abord, de « faire évoluer en ligne les coûts sur la productivité » par la « modération salariale », c’est-à-dire d’abolir l’indexation des salaires sur l’inflation et de rompre avec les négociations collectives. Est-ce que 7,8 millions de personnes vivant dans notre pays sous le seuil de pauvreté ne suffisent pas ?

Il s’agit aussi d’inscrire le plafonnement des déficits publics dans la Constitution, pour graver dans le marbre des limites aux dépenses sociales : bel artifice pour écraser les services publics sans en assumer la responsabilité directe ! Est-ce que vous pensez que le Parlement est un tel frein à la politique d’austérité qu’il faille le déposséder ?

Il s’agit enfin de définir au niveau européen un cadre commun pour lier l’âge de la retraite à l’évolution de la démographie, avec, en point de mire, la retraite à soixante-sept ans. Est-ce que vous ne pourriez pas plutôt initier une meilleure répartition des richesses et la contribution du capital au financement de notre système de protection sociale ?

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:45

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Insurrection et intervention militaire: Tentative de coup d'État des États-Unis et de l'OTAN en Libye?


Le 10 mars 2011

 

Première de deux parties

Partie II. L’"Opération Libye" et la bataille du pétrole

 


Les États-Unis et l'OTAN appuient une insurrection armée dans l'est de la Libye dans le but de justifier une "intervention humanitaire".

 

Il ne s'agit pas d'un mouvement de protestation non violent comme ceux de l'Égypte et de la Tunisie. Les conditions en Libye sont fondamentalement différentes. L'insurrection armée dans l'est de la Libye est directement soutenue par des puissances étrangères. Les insurgés à Benghazi ont immédiatement hissé la bannière rouge, noire et verte avec le croissant et l'étoile: le drapeau de la monarchie du roi Idris, symbolisant le règne des anciennes puissances coloniales. (Voir Manlio Dinucci,  La Libye dans le grand jeu du nouveau partage de l’Afrique, le 25 février 2011)

Les conseillers militaires et les Forces spéciales des États-Unis et de l'OTAN sont déjà sur le terrain. L'opération a été planifiée pour coïncider avec les manifestations dans les pays arabes voisins. On a fait croire à l'opinion publique que le mouvement de protestation s'est étendu spontanément de la Tunisie à l'Égypte et ensuite à la Libye.




L'administration Obama en consultation avec ses alliés assiste une rébellion armée, à savoir, une tentative de coup d'État:

 

« L'administration Obama reste prête à offrir "tout type d'assistance" au Libyens cherchant à déloger Mouammar Kadhafi, a affirmé la secrétaire d'État Hillary Clinton [le 27 février]. "Nous avons contacté de nombreux Libyens de différents horizons qui tentent de s'organiser à l'est et à l'ouest, à mesure que la révolution avance également dans cette direction. Je crois qu'il est trop tôt pour dire comment cela va se dérouler, mais les États-Unis seront prêts et préparés à offrir tout type d'assistance souhaitée." Dans la partie est du pays, là où la rébellion a débuté au milieu du mois, les efforts visant à former un gouvernement provisoire sont en branle. » 

 

Clinton a affirmé que les États-Unis menacent de prendre d'autres mesures contre le gouvernement de Kadhafi, mais n'a pas mentionné leur nature ou quand elles seraient annoncées.

 

Les États-Unis devraient « reconnaître le gouvernement provisoire que l'on est en train de mettre sur pied [...] » [McCain]

 

Lieberman s'est exprimé en des termes similaires, préconisant « un appui tangible, [une] zone d'exclusion aérienne, la reconnaissance d'un gouvernement révolutionnaire, le gouvernement des citoyens, ainsi qu'un appui sous forme d'aide humanitaire et d'armes » (Clinton: US ready to aid to Libyan opposition - Associated, Press, 27 février 2011, c'est l'auteur qui souligne)

 


L'invasion planifiée

 

Une intervention militaire est maintenant envisagée par les forces des États-Unis et de l'OTAN en vertu d'un « mandat humanitaire ».

 

« " Les Etats-Unis sont en train de repositionner leurs forces navales et aériennes dans la région" pour préparer " leur gamme complète d’options" à l’égard de la Libye : c’est ce qu’annonce hier (mardi 1er mars) le porte-parole du Pentagone, colonel de marines Dave Lapan. Il a ainsi dit que « c’est le président Obama qui a demandé aux militaires de préparer ces options », car la situation en Libye empire.». ( Manlio Dinucci, Opération Libye en préparation, Le Pentagone « repositionne » les forces navales et terrestres, Mondialisation.ca, le 2 mars 2011, c'est l'auteur qui souligne)

 

Le véritable objectif de l'« Opération Libye » n'est pas d'instaurer la démocratie mais de prendre possession des réserves de pétrole du pays, de déstabiliser la Compagnie pétrolière nationale de Libye (CPN ou NOC en anglais) et de privatiser tôt ou tard l'industrie pétrolière du pays, c'est-à-dire transférer le contrôle et la propriété de la richesse pétrolière libyenne dans des mains étrangères. La CPN est au 25e rang des 100 compagnies pétrolières les plus importantes. (The Energy Intelligence ranks NOC 25 among the world’s Top 100 companies. - Libyaonline.com)

 

La Libye est l'une des plus importantes économies pétrolières au monde, avec approximativement 3,5 % des réserves mondiales de pétrole, plus du double de celles des États-Unis. (Pour plus de détails voir la 2e partie de cet article « Opération Libye » et la bataille du pétrole.)

L'invasion planifiée de la Libye, laquelle est déjà en cours, fait partie de la plus vaste « bataille du pétrole ». Près de 80 % des réserves pétrolières de la Libye se situent dans le bassin du golfe de Syrte dans l'est du pays. (Voir la carte ci-dessous)

 

Les hypothèses stratégiques derrière l'« Opération Libye » évoquent les engagements militaires des États-Unis et de l'OTAN en Yougoslavie et en Irak.

 

En Yougoslavie, les forces des États-Unis et de l'OTAN ont déclenché une guerre civile. Le but était de créer des divisions ethniques et politiques, lesquelles ont finalement mené à l'éclatement d'un pays entier. Cet objectif a été atteint par la formation et le financement clandestin d'organisations paramilitaires armées, d'abord en Bosnie (Armée bosniaque, 1991-95) puis au Kosovo (Armée de Libération du Kosovo (ALK), 1998-1999). La désinformation médiatique (incluant des mensonges purs et simples et des fabrications) a été utilisée à la fois au Kosovo et en Bosnie pour appuyer les affirmations des États-Unis et de l'Union européenne voulant que le gouvernement de Belgrade ait commis des atrocités, justifiant ainsi une intervention militaire pour des raisons humanitaires.

 

Ironiquement, l'« Opération Yougoslavie » est maintenant sur les lèvres des responsables de la politique étrangère des États-Unis : le sénateur Lieberman a « comparé la situation en Libye aux événements dans les Balkans dans les années 1990 lorsqu’il a dit : les États-Unis "sont intervenus pour arrêter un génocide à l’endroit des bosniaques. Et ce que nous avons fait en premier lieu a été de leur fournir des armes pour qu’ils se défendent. Je crois que c’est ce que nous devrions faire en Libye". » (Clinton: US ready to aid to Libyan opposition - Associated, Press, 27 février 2011, c’est l’auteur qui souligne)

 

Le scénario stratégique consisterait à faire des pressions en faveur de la formation et de la reconnaissance d’un gouvernement intérimaire dans la province sécessionniste dans le but de faire éclater le pays tôt ou tard.

 

Cette option est déjà en cours. L’invasion de la Libye a déjà débuté.

 

« Des centaines de conseillers militaires étasuniens, britanniques et français sont arrivés en Cyrénaïque, la province séparatiste de l’est de la Libye [...] Les conseillers, incluant des agents du renseignement, sont débarqués des navires de guerre et des bateaux lance-missiles dans les villes côtières de Benghazi et Tobrouk. » (DEBKAfile, US military advisers in Cyrenaica, 25 février 2011)

 

Les États-Unis et les Forces spéciales alliées sont sur le terrain dans l’est de la Libye et fournissent un appui clandestin aux rebelles. Cela a été admis lorsque des commandos des Forces spéciales SAS britanniques ont été arrêtés dans la région de Benghazi. Ils agissaient à titre de conseillers militaires pour les forces de l’opposition :

 

« Le Sunday Times révèle aujourd’hui qu’alors qu’ils étaient en mission secrète pour mettre des diplomates britanniques en contact avec des opposants majeurs du colonel Mouammar Kadhafi en Libye, huit commandos des Forces spéciales britanniques ont été humiliés après avoir été détenus par des forces rebelles dans l’est de la Libye.

 

Les hommes, armés, mais en tenue civile, ont affirmé qu’ils étaient là pour vérifier les besoins de l’opposition et offrir de l’aide. » (Top UK commandos captured by rebel forces in Libya: Report, Indian Express, 6 mars 2011, c’est l’auteur qui souligne)

 

Les forces SAS ont été arrêtées alors qu’elles escortaient une « mission diplomatique » britannique entrée au pays illégalement (sans aucun doute à bord d’un navire de guerre britannique) pour discuter avec les chefs de la rébellion. Le Foreign Office britannique a admis qu’« une petite équipe diplomatique britannique [avait été] envoyée dans l’est de la Libye pour prendre contact avec l’opposition soutenue par des rebelles ». (U.K. diplomatic team leaves Libya - World - CBC News, 6 mars 2011).

 

Ironiquement, les reportages confirment non seulement une intervention militaire occidentale (comprenant des centaines de forces spéciales), ils reconnaissent également que la rébellion était fermement opposée à la présence illégale de troupes étrangères en sol libyen :

 

« L’intervention des SAS a irrité les opposants libyens qui ont ordonné que les soldats soient enfermés sur une base militaire. Les opposants de Kadhafi craignent qu’il utilise toute preuve d’interférence militaire occidentale pour former un appui patriotique en faveur de son régime. » (Reuters, 6 mars 2011)

 

Le « diplomate » britannique capturé avec sept soldats des Forces spéciales était un membre du service de renseignement britannique, un agent du MI6, en « mission secrète ». (The Sun, 7 mars 2011) 

 

Des armes sont fournies aux forces de l’opposition et cela est confirmé par des déclarations des États-Unis et de l’OTAN. Malgré l’absence de preuves établies à ce jour, des signes indiquent que des armes ont été livrées aux insurgés avant l’attaque contre la rébellion. Selon toute probabilité, des conseillers militaires et du renseignement des États-Unis et de l’OTAN étaient également sur le terrain avant l’insurrection. C’est le modèle appliqué autrefois au Kosovo : des forces spéciales ont entraîné et soutenu l’Armée de libération du Kosovo (ALK) dans les mois précédant la campagne de bombardement et l’invasion de la Yougoslavie en 1999.

 

Toutefois, alors que les événements se déroulent, les forces du gouvernement libyen ont repris le contrôle des lieux détenus par les rebelles :

 

« L’importante offensive lancée par les forces pro-Kadhafi [le 4 mars] pour arracher des mains des rebelles le contrôle des villes et des centres pétroliers les plus importants de la Libye leur a permis de reprendre la ville clé de Zawiya [le 5 mars] et la plupart des villes pétrolières autour du golfe de Syrte. À Londres et Washington, des pourparlers d’intervention militaire aux côtés de l’opposition libyenne ont été mis en sourdine lorsque l’on a réalisé que le renseignement sur le terrain, des deux côtés du conflit, était trop sommaire pour servir de base à la prise de décision.» (Debkafile,Qaddafi pushes rebels back. Obama names Libya intel panel, 5 mars 2011, c’est l’auteur qui souligne)

 

Le mouvement d’opposition est fortement divisé sur la question d’une intervention étrangère.

 

Il y a division entre le mouvement populaire et les « chefs » de l’insurrection armée appuyée par les États-Unis et favorisant une intervention militaire étrangère « pour des raisons humanitaires ».

 

La majorité des Libyens, à la fois les opposants et les partisans du régime, sont fermement opposés à toute forme d’intervention extérieure.

 

 

Désinformation médiatique

 

Les objectifs stratégiques plus vastes sous-jacents à l’invasion proposée de la Lybie ne sont pas mentionnés par les médias. À la suite d’une campagne médiatique trompeuse, où les nouvelles ont littéralement été fabriquées sans que l’on rapporte ce qui se passait sur le terrain, un large secteur de l’opinion publique internationale a accordé son appui inflexible à une intervention pour des raisons humanitaires.

 

L’invasion est sur la planche à dessin du Pentagone. On prévoit la mettre en oeuvre sans tenir compte des demandes de la population libyenne, y compris les opposants du régime qui ont exprimé leur aversion pour une intervention militaire étrangère dérogeant à la souveraineté de la nation.

 

Déploiement de forces navales et aériennes

 

Si l’intervention militaire était mise à exécution, elle entraînerait une guerre totale, une blitzkrieg, impliquant le bombardement de cibles militaires et civiles.

 

À cet égard, le commandant du Commandement central étasunien (USCENTCOM), le général James Mattis, a suggéré que l’implantation d’une « zone d'exclusion aérienne » impliquerait de facto une campagne de bombardement extrême ciblant entre autres le système de défense antiaérienne libyen :

 

« Il s’agirait d’une opération militaire. Il ne suffirait pas de dire aux gens de ne pas piloter d’avion. Il faudrait éliminer la capacité de défense antiaérienne afin d’établir une zone d'exclusion aérienne, donc il ne faut se faire d’illusions. » (U.S. general warns no-fly zone could lead to all-out war in Libya, Mail Online, 5 mars 2011, c’est l’auteur qui souligne).

 

Une puissance navale massive des États-Unis et des alliés a été déployée le long de la ligne de côte libyenne.

Le Pentagone envoie ses navires de guerre vers la Méditerranée. Le porte-avions USS Enterprise avait pour sa part transité par le canal de Suez dans les jours qui ont suivi l’insurrection. (http://www.enterprise.navy.mil )

 

Les navires d’assaut amphibies des États-Unis, l’USS Ponce et l’USS Kearsarge, ont également été déployés en Méditerranée.

 

 

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L’USS Enterprise en transit sur le canal de Suez en Égypte, 15 février 2011, photo publiée par la Marine étasunienne.

 

 

Pendant ce temps, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, le Canada et l’Italie sont en train de déployer des navires de guerre le long de la côte libyenne.

 

L’Allemagne a déployé trois navires de combat en prétextant aider à l’évacuation de réfugiés à la frontière entre la Libye et la Tunisie. « La France a décidé d’envoyer le Mistral, son porte-hélicoptères, lequel, selon le ministère de la Défense, contribuera à évacuer des milliers d’Égyptiens. »(Towards the Coasts of Libya: US, French and British Warships Enter the Mediterranean, Agenzia Giornalistica Italia, 3 mars 2011) Le Canada a envoyé la frégate de la Marine NCSM Charlottetown. 

 

Entre-temps, la 17e Force aérienne étasunienne dénommée US Air Force Africa, située sur la base aérienne de Ramstein en Allemagne, aide à l’évacuation de réfugiés. Les forces aériennes des États-Unis et de l’OTAN en Grande-Bretagne, en Italie, en France et au Moyen-Orient sont en attente.

Photo: DPA

 
Article original en anglais : Insurrection and Military Intervention: The US-NATO Attempted Coup d'Etat in Libya?, publié le 7 mars2011.

Traduit par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca





Michel Chossudovsky
est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).
    

 

 

 



 

Quatre cents Marines étasuniens ont été envoyés sur l’île de Crète en Grèce « avant d’être déployés sur des navires de guerre partant pour la Libye. ( "Operation Libya": US Marines on Crete for Libyan deployment, Times of Malta, 3 mars 2011).

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:29

Corsica Libra & SNCM : Mise au point de Michel STEFANI

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Les élus nationalistes de Corsica Libera ont tenu une conférence de presse. A cette occasion ils s’en sont pris aux salariés de la SNCM en grève comme aux élus communistes qui leur ont exprimé leur solidarité. Être solidaires des travailleurs en lutte c’est pour les élus de Corsica Libéra se rendre coupables d’agir pour un prétendu lobby « politico syndical » extérieur à la Corse ou comme cela a été écrit sur les murs de Bastia d’être liés à Véolia ce qui pour le moins est contradictoire et souligne le caractère fantaisiste du propos. La confusion règne d’autant plus dans leur esprit qu’ils oublient les véritables modalités de la privatisation de la SNCM intervenue, dans des conditions scandaleuses, sous le gouvernement Villepin Sarkozy, comme ils omettent souvent de le dire. Pour les élus de Corsica Libéra, les salariés de la SNCM, leurs organisations syndicales, auraient eu tort de faire valider par une consultation démocratique le plan industriel proposé par les actionnaires Buttler et Veolia proches du pouvoir et imposés par le gouvernement. Selon ce raisonnement, les salariés auraient dû s’en tenir à une position suicidaire qui en définitive leur aurait fait perdre leurs emplois. Les élus de Corsica Libera, enfin, préconisent la compagnie régionale avec six cargos mixtes ce qui revient à avaliser le retrait des deux ferries affectés au service complémentaire pour transporter les 450 000 passagers au départ de Marseille. Cela ne déplaira pas à Corsica Ferries qui pourra, dans ce cas, continuer à écrémer le fret après avoir récupéré l’essentiel de ce service. Force est de constater que la configuration de flotte définie à 6 navires pour la compagnie régionale proposée se rapproche de celle défendue par Monsieur Dufour et Monsieur Frerot PDG de Véolia. Les deux schémas impliquent un nouveau plan de restructuration de plusieurs centaines de suppressions de postes.

Le retrait du Liamone sur Nice n’est à ce jour que la face visible de la nouvelle étape en préparation. La stratégie mise en œuvre depuis 2002, contre laquelle les élus nationalistes ne disent mot, est ainsi à l’origine des difficultés dont ce conflit n’est que le révélateur. En dix ans au prétexte d’adapter la seule SNCM à cette règle libérale de la concurrence 750 postes ont été supprimés. Le « mammouth » a donc été « dégraissé » pour faire la place « au nouvel entrant ». Les principes de la continuité territoriale mis en place en 1976 pour satisfaire la légitime revendication des Corses à disposer d’un service public après la faillite des opérateurs privés de l’époque n’est pour rien dans ce qui se passe aujourd’hui contrairement à ce qui a été dit lors de cette conférence de presse. En revanche, par leurs propos, les élus de Corsica Libera s’en prennent à la solidarité nationale indispensable déjà mise à mal par la politique libérale de désengagement de l’ État. Les faits sont là : en six ans, de 2002 à 2008, l’OTC est passé d’une situation financière excédentaire de 42 M€ à un déficit structurel de 20 M€ alors que 110 M€ ont été versés au titre de l’aide sociale. En même temps le déséquilibre financier de la DSP, soumise ainsi à l’écrémage, ne pouvait que s’aggraver au détriment des délégataires, la CMN et la SNCM, seuls opérateurs sur la Corse sous pavillon national premier registre. Cette gabegie de 172 M€ dont les salariés, qu’ils soient résidents d’un côté ou de l’autre de la méditerranée, ne sont aucunement responsables montre si besoin est que le service public, mis en œuvre selon les principes de la continuité territoriale à sa création, peut se faire dans une meilleure approche de la desserte et une baisse des tarifs. La fameuse logique, induite à la demande des tenants de l’économie touristique, qui consiste à déverser des flots de touristes en Corse par une offre démesurée suscitant une demande accrue jamais vérifiée, a engendré une situation ubuesque ou 9 millions de places sont offertes à 3 millions de passagers. Les élus de Corsica Libéra font l’impasse sur cet aspect du problème comme le MEDEF local, les CCI et les députés UMP. Évoquer la distorsion de concurrence ne suffit pas. Il faut dire pourquoi elle existe et qui en est responsable. Pour ce qui est des élus communistes, c’est une constante, nous avons toujours voté contre le dispositif d’ouverture à la concurrence sur le port de Toulon et de Nice, et dénoncé la mise en place du système de subventions versées au titre de l’aide sociale de façon non réglementaire. A l’inverse, le 24 mars 2006 les élus nationalistes s’étaient abstenus sur les principes d’organisation de la desserte maritime comme ils se prononceront pour la venue des low cost en 2008. Précédemment en 1999, leur représentant à la commission d’appel d’offres avait voté pour l’attribution de la desserte aérienne de bord à bord à Air Littoral en lieu et place de la CCM ce qui en fait la condamner à disparaître. Cela devrait les inciter à plus de mesure lorsqu’ils évoquent ma candidature à la présidence de la CCM. Dix ans plus tard nos propos sont confirmés par le rapport de la mission sénatoriale Revêt et celui de la Chambre Régionale des Comptes sur la continuité territoriale. La déconfiture de ce système d’ouverture à la concurrence, dont les promoteurs expliquaient qu’il devait favoriser une meilleure desserte et une baisse des tarifs, confirme la pertinence des choix alternatifs que nous défendions en 2002, seuls, à travers nos amendements dont quatre portaient expressément sur l’extension de la DSP à Toulon et le refus de l’aide sociale dont nous avions démontré les effets pervers. Cette perversité est d’autant plus dommageable dans le contexte économique actuel où le gel de la dotation imposé par le gouvernement Fillon Sarkozy entraîne une perte de recettes de 7 M€ en deux ans pour l’OTC confronté également à la hausse du prix des combustibles et la perspective d’une aggravation du déficit de plus de 8 M€ en 2011 avec un baril à 100 dollars. Ainsi la question fondamentale posée, non pas d’ici dix ans, mais dans l’immédiat c’est la redéfinition par la CTC dont c’est la compétence de la desserte de service public en matière de services à prester et de tarifs à propos desquels les usagers se plaignent à juste titre. Pour ce qui nous concerne cela passe par l’extension de la DSP à Toulon et la fin de la subvention contestable d’aide sociale, par l’obligation de cabotage conventionnée et sous pavillon premier registre français imposée à tout opérateur prétendant à opérer sur la desserte de la Corse. Cela passe enfin par le maintien de l’engagement financier de l’Etat dans le cadre de la solidarité nationale à un niveau permettant de garantir une véritable desserte de service public sur la Corse. Cela suppose une augmentation de la dotation et sa ré-indexation sur l’évolution du PIB. Dans l’immédiat au regard de ces éléments qui confirment la légitimité des inquiétudes exprimées par les personnels en grève à la SNCM, l’Etat ne peut se contenter de laisser le conflit dans l’enlisement. Il est doublement concerné en tant qu’actionnaire de la compagnie et comme garant des principes de continuité territoriale. Il lui appartient comme les présidents Bucchini, Giacobbi et Vauzelle l’ont demandé de convoquer une table ronde sous l’égide du Secrétaire d’Etat aux transports plutôt que d’envoyer les CRS contre les travailleurs en grève pour la défense de leurs emplois et du service public de continuité territoriale

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 17:00

 

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Lettre à Pierre Laurent de dix membres du CN du PCF pour la réintégration des camarades exclus, notament Maxime Gremetz  

Dimanche 6 Mars 2011

Marie-Christine Burricand, Floriane Benoit, Paul Barbazange, Jean Pierre Meyer, Pasquale Noizet, Alain De Poilly, Hervé Poly, Caroline Andréani, Jean-Jacques Karmann, André Gerin

Lettre à Pierre Laurent de dix membres du CN du PCF pour la réintégration des camarades exclus, notament Maxime Gremetz
Cher camarade,

De nombreuses organisations communistes cellules, sections, fédérations réactivent depuis quelques mois leur campagne de recrutement. Le développement du mouvement social nous fournit un terrain particulièrement favorable à de nouvelles adhésions. Le premier bilan qui a été donné au CN de janvier après des réunions nationales décentralisées sur l’organisation souligne possibilités et faiblesses.

Dans leur démarche politique nos camarades soucieux de cet aspect de la bataille politique rencontrent de très nombreux militants qui ont quitté le parti ces dernières années, en particulier depuis le congrès de Martigues.

Ces militants se considèrent communistes par leurs positionnements idéologiques et leurs engagements quotidiens dans les luttes, les confrontations électorales.

Sur la base de notre expérience nous souhaitons que le parti prenne des dispositions spécifiques pour favoriser leur retour à l’action collective à l’intérieur du PCF.

Quelques uns parfois connus comme Maxime Gremetz député actif, totalement investi avec les députés communistes et de militants de la Somme demandent avec insistance leur carte. Ils ne peuvent rester plus longtemps sans réponse.

D’autres, nombreux, attendent simplement un signe fort de la direction.

Avancer, ou au moins commencer à travailler de façon spécifique, cette question au niveau de la direction nationale serait un puissant signal donné à tout le parti, à tous les camarades ayant un souci aigu de l’organisation et à tous les communistes, aux dizaines de milliers de communistes laissés depuis quinze ans sur le bord de la route.

Dans le passé des initiatives spécifiques ont été prises au niveau national pour favoriser la réintégration de camarades placés à l’écart lors des conflits politiques des années 40, 50, 60, 70.

Sachons nous inscrire dans cette pratique pour ceux qui ont été massivement mis à l’écart de 1990 à 2010.

Nous souhaitons te rencontrer pour travailler concrètement, de façon générale au plan national, mais aussi dans le cadre chaque fois particulier de ce qu’a été le délitement spécifique de l’organisation dans certaines régions et départements.

Dans l’attente de cette rencontre, reçois, cher camarade nos fraternelles salutations

PS : Cette démarche et la réponse qui y sera faite sera portée à la connaissance de nos camarades sous un délai raisonnable.

Sur cette question adresser tout courrier éventuel à Floriane Benoit
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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 16:51

 

La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg       FVER-PCF

 

 

Ci-dessous, le courrier d'André Gerin à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.




Cher Pierre,

L’abandon du combat de classes et de l’engagement des communistes et des progressistes en France et en Europe, ont laissé un vide dans les couches populaires. La classe ouvrière est abandonnée. Les employés, les ingénieurs-cadres-techniciens sont négligés pour le plus grand profit du capitalisme mondialisé qui peut ainsi étendre sa domination et ses ravages. Le spectre géopolitique qui émerge d’une telle situation est connu. La paupérisation de masse et la crainte du déclassement a leur pendant : l’abstention, le vote protestataire, populiste et xénophobe, autant de cris de la désespérance.

Tel est, selon moi, ce qui s’est déjà produit le 21 avril 2002. J’avais parlé, à l’époque, après le résultat de Robert Hue, de « dépôt de bilan du Colonel Fabien ». L’hypothèse du scénario 2012 avec le Front national et Marine Le Pen est à prendre au sérieux.

Les effets de manche de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas à la mesure des défis qui sont devant nous. Le Front de gauche apparait bien dérisoire face à ce chambardement sur fond de pourrissement politique, économique, social et culturel. Cet édifice de fortune sans fondation est à cent lieues de la passion française du communisme et de l’espoir qu’il faut reconstruire.

En poursuivant la stratégie d’effacement du Parti communiste français entamée par Robert Hue depuis mars 2000 à Martigues, puis prolongée par Marie-George Buffet et avec toi aujourd’hui, la direction du parti communiste a sa part de responsabilités dans la place et le rôle pris par le Front national dans le paysage politique, hier instrumentalisé par François Mitterrand et le Parti socialiste. En 1997, la gauche est majoritaire au niveau national grâce aux triangulaires dans lesquelles le Front national s’est maintenu. Cette situation était déjà malsaine.

Je rappelle que nous n’avons fait aucune analyse sur la perte de 30 villes en 2001, dont 20 villes de plus de 30 000 habitants, ni sur les raisons pour lesquelles nous avons perdu le département de la Seine-Saint-Denis. Un silence total, comme si rien ne s’était passé. Personne n’a oublié le résultat du Front national, dans tout le département, en 1995.

Lorsque Marine Le Pen obtient 48 % à Hénin-Beaumont, certains parmi ses électeurs votaient communiste auparavant. Pourquoi cette question est-elle taboue ?

En 1995, j’ai fait réaliser une enquête par la SOFRES sur le vote Front national. Cette étude est toujours d’actualité aujourd’hui. Alors pourquoi continuons-nous à nier cette réalité qui nous empêche d’être nous-mêmes comme force politique et acceptons-nous en conséquence de voir la carte de France passer du rouge au brun ? C’est flagrant pour ce qui concerne le Sud de la France ou le Nord Pas-de-Calais…

Les familles populaires en ont marre, se sentent abandonnées. Aujourd’hui, les classes moyennes se sentent déclassées. Elles sont prêtes à changer de vote comme elles changent de marque de produits, si ceux-ci ne les satisfont pas, y-compris à élire Marine Le Pen, Présidente de la République.

Pourquoi ne pas se poser ce scénario même s’il peut paraître absurde ? Nous avons tout à gagner, pour la réflexion politique, à imaginer le pire. Pour écarter ce scénario, aucune analyse n’a été conduite pour comprendre comment Sarkozy s’était fait élire en 2007 : beaucoup de français ont cru enfin qu’un responsable politique parlait des problèmes qui étaient les leurs.

La chute est plus dure aujourd’hui pour des millions de français qui ont eu l’impression que tout foutait le camp. Il y a un sentiment de malaise. A gauche comme à droite, à force de casser le thermomètre, le malaise politique est à la limite de l’embolie.

Que répondons-nous aux ravages contre les peuples et les pays produits par la mondialisation du capitalisme prédateur ? Alors qu’il faudrait briser les corsets de fer de la Vème République et de la Constitution européenne, ces outils au service de l’oligarchie financière, nous nous coulons dans ces moules-là. C’est la rupture avec le capitalisme qui devient vitale pour que la France retrouve sa souveraineté monétaire, économique et son indépendance nationale.

Que répondons-nous à la question de l’immigration, alors que nous continuons de façon irresponsable de revendiquer la régularisation des sans-papiers, au lieu de faire des propositions courageuses ? Oui, il faut limiter l’immigration y-compris régulière avec une attention vigilante sur l’immigration irrégulière, tous les trafics nauséabonds et les trafiquants sans scrupules. Portons haut et fort l’audace du co-développement et remettons au centre tout ce qui fonde les valeurs de la France, d’hospitalité du droit d’asile. Il faut fermer les centres de rétention, remettre en cause les lois liberticides Pasqua-Debré, Sarkozy-Perben, construire des lieux d’accueil dignes de ce nom au XXIème siècle La situation actuelle autour de la Méditerranée, le désarroi des peuples confrontés à la famine et au sous-développement nous créent des devoirs. Cela ne veut pas dire que ceux que nous devons accueillir ont vocation à demeurer en France, dès lors que nous fondons les bases d’une nouvelle coopération. C’est un défi de civilisation pour rompre avec ce capitalisme du désastre porté par les gouvernements européens, pour ouvrir un nouvel ordre mondial, un nouvel internationalisme, enrichi de tout ce qu’il y a de meilleur dans les civilisations. Soyons au rendez-vous de ce combat de classes mondialisé, comme disait Marx : « pour sortir de la préhistoire de l’Humanité ».

Que répondons-nous à l’intégrisme, au fondamentalisme qui pourrissent la vie de certains quartiers, se servent des trafiquants de drogue et des mafias, profitent du malheur des familles populaires ? Cette petite minorité mène un combat politique, culturel et idéologique contre nos valeurs progressistes, humanistes, issues du siècle des Lumières et de la Révolution française. Aurons-nous le courage de dire que l’Islam, deuxième religion de France et d’Europe a sa place dans le vivre ensemble ? Un Islam spirituel, respectueux de nos valeurs et de nos traditions « Républiquement compatible », dans l’esprit de l’Imam de Drancy et du Recteur de la Grande Mosquée de Paris. L’Islam politique n’a pas sa place. Il est contraire au principe de laïcité défini par la loi de 1905.

Nous devons faire l’effort pour comprendre les inquiétudes de millions de français. Oui, comprendre, pour arrêter de faire semblant comme si ces inquiétudes et ces peurs n’existaient pas. Sinon, nous le savons maintenant depuis des années, c’est le fond de commerce, le miel du Front national que nous fabriquons.

Pour moi combattre le capitalisme du désastre et l’intégrisme, ceux que j’appelle « les talibans français », c’est le même combat. C’est le combat contre Ben Le Pen et Le Pen Laden.

Ne pas mener ce combat de classes, idéologique et culturel, qui va de paire avec le combat de classes fondamental au niveau social, économique et politique, c’est laisser la porte ouverte à l’aventure pouvant déboucher sur des votes ethnico-religieux ou une Marine Le Pen, comme ce qui est arrivé en Californie avec Schwarzenegger. Quand, dans des quartiers dans lesquels 80 % des habitants ne votent plus, comment, avec qui et pour qui pourront-ils exprimer leur colère, leur haine, voire se défouler dès lors qu’ils ont le sentiment que tout fout le camp.

Peut-on encore parler au PCF de Nation pour redonner ses couleurs à la France, pour une grande ambition industrielle, en portant tout ce qu’il y a de meilleur dans nos valeurs universelles et singulières ?

Peut-on considérer, en 2011, que les valeurs républicaines sont devenues un enjeu révolutionnaire ? C’est au Parti communiste de s’en saisir, dans le même esprit que l’exprimait Maurice Thorez, de marier le drapeau rouge avec le drapeau tricolore.

Qu’a fait la gauche depuis François Mitterrand et sous Jospin des banlieues et de la politique de la Ville ? Elle a privilégié l’accompagnement social, accompagné la casse industrielle, promu les privatisations à tout crin, au lieu de mettre au cœur de la politique nationale, le progrès économique, le progrès social, la promotion des Hommes. L’abandon de nos piliers industriels engagé depuis Giscard d’Estaing s’est poursuivi.

Lorsque la criminalité concerne de multiples territoires de notre pays, ne pas opérer de mesures chirurgicales pour éradiquer cette gangrène, c’est pénaliser 95 % des habitants qui essaient de survivre dans une misère endémique et ne croient plus aux promesses non tenues. Surtout, les efforts menés pour la promotion sociale sont rendus inefficaces.

Il faut briser l’omerta pour que la République et les pouvoirs régaliens retrouvent leurs missions, leurs droits et leurs moyens humains et financiers aujourd’hui garrottés par la droite, remis en cause par l’État qui est de plus en plus mobilisée au service du capitalisme financier.

Dans ces conditions, les politiques de la Ville ont apporté des réponses à la marge d’une société livrée de plus en plus à la loi du marché. L’affichage du gouvernement Fillon, privilégie la réforme des bâtiments contre les hommes et contre le social, car là aussi, il y a de l’argent et des profits à engranger. Une société française qui américanise des quartiers où des millions de familles populaires, français et immigrés, sont traitées en sous-citoyens, pour les beaux yeux du CAC 40 et de la grande finance. Depuis trente ans, la société s’est segmentée, écartée, compartimentée. L’insécurité sociale s’est généralisée. L’exclusion, la violence sont devenues la norme, c’est l’apartheid social, et aujourd’hui les couches moyennes sont de plus en plus marginalisées et divisées. Nous vivons une France à plusieurs vitesses dans laquelle 1 % des privilégiés de ce pays décide de tout, contre le peuple.

Pour changer la ville, il faut changer de société et surtout, sortir de la logique du capitalisme, répondre à la colère qui gronde, qui monte, qui fait le miel du Front national et nous n’y répondons pas.

Dans ce contexte qui peut devenir explosif, le programme partagé du Front de gauche apparaît bien dérisoire, à peine comme un smic politique.

Le Parti communiste a plus que jamais sa place et devrait retrouver son rôle de force politique nationale. C’est à lui qu’il revient d’appeler à l’union du peuple de France, de rentrer en résistance, de sortir des logiques suicidaires d’appareils, avec et autour du Parti socialiste.

Frappons à la porte politique de la France pour instaurer un sursaut civique et républicain.

Oui, il faut aller à la reconquête des électeurs qui votent Front national. Il n’y a pas de honte à cela. Ce sont des français à part entière. Nous n’avons pas le droit de leur coller une étiquette, de leur jeter l’opprobre. A nous de les traiter comme des adultes, droit dans les yeux, sans complaisance. Oui, c’est de la responsabilité d’un Parti communiste. Le temps est venu de réparer cette cassure géante et de reconstruire avec courage et modestie car des millions de français nous attendent, l’heure est grave.

J’espère qu’enfin, après avoir écarté des discussions, réflexions, initiatives, l’opposition au dernier Congrès de décembre 2008, une discussion vigoureuse, loyale, fraternelle sera possible avec tous les communistes, adhérents ou non.

Je te propose la tenue d’une session spéciale du Conseil national, avant celui des 8 et 9 avril prochains, pour faire l’analyse de la situation avec l’objectif de rassembler tous les communistes et de s’adresser à l’ensemble de la population française.

Reçois, Cher Pierre, mes fraternelles salutations.

André GERIN

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:31

Manifeste pour le droit au logement digne pour tous *

Manif-pour-le-logement.jpg

Appel à la mobilisation

Rassemblement

44 organisations de la société civile corse, des associations et tous les syndicats,, sont signataires d'un « Manifeste pour le droit au logement digne pour tous ». Ce document est une contribution au débat sur le projet de PADDUC. Il affirme que le droit au logement doit être une priorité de l'action publique. Il a été transmis à chaque élu territorial.

Les signataires proposent l'organisation d'échanger avec le Conseil exécutif de Corse autour du manifeste dans le cadre d’une conférence territoriale. Cette proposition a fait l’objet de deux réunions de travail entre une délégation des signataires et Maria Guidicelli, conseillère exécutive en charge du PADDUC.

Le manifeste sera également déposé en préfecture. Les signataires rappellent que la politique du logement demeure essentiellement une compétence de l’Etat. Ils constatent que les choix actuels du gouvernement aggravent la crise du logement, notamment en privilégiant l’accès à la propriété au détriment du logement social, et en ponctionnant fortement le budget du logement social public au risque d’une privatisation accrue. Cette politique s’inscrit dans une logique marchande alors que le droit au logement est un droit de l’homme. Elle contribue aux dérives spéculatives actuelles. Elle a des conséquences désastreuses pour les citoyens. Le manifeste qui dénonce ces choix est également un cahier de doléances adressé au gouvernement.

Les signataires appellent à un rassemblement devant la

préfecture de Corse le vendredi 11 mars 2011 à 18h,

jour du dépôt en préfecture du « Manifeste pour le droit à un logement digne pour tous

  • Le Manifeste « pour le droit au logement digne pour tous » est téléchargeable sur : www.ldh-corsica.org
  • 
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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:19

                                                                       MARE NOSTRUM-copie-1

                                                                                  faucille tourne-copie-1

 

 

Le Parti communiste français exprime son opposition totale à une intervention militaire en Libye. Des responsables de l'insurrection populaire ont plusieurs fois exprimé leur refus d'une telle intervention. Kadhafi lui-même, tout en bombardant des villes et en réprimant de façon criminelle, instrumentalise cette menace pour tenter d'enlever toute légitimité au mouvement qui veut la fin de son régime dictatorial. L'installation d'une zone d'interdiction aérienne dans l'espace libyen comporterait un risque grave d'escalade. Le PCF condamne toute tentative des Etats-Unis, de l'OTAN ou des pays de l'Union européenne pour arrêter et récupérer les révolutions et les mouvements populaires en cours. Alors que les peuples du monde arabe se soulèvent dans des mouvements de grande portée, à partir des exigences de démocratie et de justice, Nicolas Sarkozy joue sur les peurs et agite les thèmes de l'Islam, du terrorisme, de l'invasion par les flux migratoires pour ses ambitions électorales et politiciennes. Les autorités françaises doivent au contraire prendre la mesure de l'importance historique des bouleversements du monde arabe. Elles doivent aider à des issues positives en aidant l'ensemble des démocrates et des progressistes qui y contribuent.

 

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