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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 14:11

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 le 13 Août 2011

 

La Palestine déposera sa demande d'adhésion à l'ONU le 20 septembre

 

 

Les Palestiniens présenteront leur demande de pleine adhésion aux Nations unies le 20 septembre, a déclaré samedi le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.

La requête sera remise au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le jour de l'ouverture de la prochaine Assemblée générale de l'ONU à New York.

Depuis 1974, l'Autorité palestinienne, qui représente l'entité géographique de Cisjordanie, possède le statut d'observateur  au sein de l'Organisation des Nations unies.

Les dirigeants palestiniens avaient déjà annoncé, en juillet, leur intention de présenter cette demande d’adhésion après l’échec de la réunion du Quartette (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU) pour le Proche-Orient. Les responsables palestiniens excluent une reprise des négociations avec Israël avant l’Assemblée générale de l’ONU.

Faute de perspective sérieuse de reprise des négociations de paix avec Israël, dans l'impasse depuis près d'un an en raison notamment de la poursuite de la colonisation, les Palestiniens comptent demander en septembre prochain à l'ONU l'admission en son sein d'un Etat de Palestine.

 

Les Palestiniens veulent obtenir une adhésion à part entière à l’ONU et la reconnaissance de la Palestine sur les lignes de juin 1967, avant la Guerre des Six jours.

Ainsi l'Autorité palestinienne deviendrait souveraine sur la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est.

Plus d’une centaine de  pays ont apporté leur soutien à ce projet palestinien.

En outre, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l'ONU ont, dans trois rapports publiés au printemps, affirmé que Salam Fayyad, le premier ministre palestinien, avait réussi à mettre en place les institutions politiques et économiques indispensables pour créer un État viable.

 

L’'idée de créer deux Etats souverains -Israël et la Palestine- au Proche-Orient est certes soutenue par le Quartette diplomatique (Etats-Unis, ONU, Russie et Union européenne) depuis 2003. Mais Washington reste diplomatiquement proche d'Israël, qui souhaite s'aligner sur les frontières actuelles -et non celles de 1967. La demande d'adhésion pourrait donc se heurter à toutefois à l’opposition des États-Unis, alliés d'Israël, qui ont menacé de mettre leur veto pour bloquer la requête palestinienne.

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 14:07

 

Dette publique ? Faire rendre l’argent aux profiteurs !

 

La campagne redouble pour préparer l’opinion française, les travailleurs, les retraités, les jeunes à de nouveaux sacrifices au nom des déficits et de la dette publics.

Le discours des politiciens, de ceux-là mêmes qui vident les caisses de l’Etat au profit des plus riches, est pourtant usé jusqu’à la corde : « nous vivrions au dessus de nos moyens ». Les 40% de Français qui ne partent pas en vacances peuvent en attester !

 

110815_fmi_lagarde_strauss.jpg Mais les capitalistes passent à une nouvelle étape. L’attaque coordonnée des milieux financiers, du FMI, de la BCE et de l’UE, pays par pays, offre aux gouvernements nationaux la possibilité d’aggraver très lourdement leur politique « d’austérité », de casse des services publics et sociaux, d’amputation des  salaires et pensions.

Le « sauvetage » européen de la Grèce se révèle ainsi être une saignée renvoyant le pays vers le sous-développement.

Le même jeu a lieu aux Etats-Unis. Obama, président « démocrate », défenseur présumé des pauvres, joue l’impuissance devant la droite extrême et les marchés. C’est lui-même qui a distribué à la finance, aux grandes entreprises et au lobby militaro-industriel des sommes sans égales.

De Grèce, du Portugal, d’Espagne, d’Italie… : ce que l’on devrait plutôt entendre, c’est la montée des résistances populaires.

 

En France, dès la rentrée, le gouvernement, fort du chantage à la dette publique, prépare un nouveau tour de vis.

Mais comme en Grèce en 2009, en Grande-Bretagne en 2010, au Portugal en 2011: il est hautement probable que l’essentiel de la sale besogne reviendra au président et à la majorité nouvellement élus aux élections de 2012, quelle que soit leur couleur. Dans la même perspective, en Espagne, Zapatero a convoqué des élections anticipées en novembre.

Les jeux politiciens de la campagne électorale, les vagues promesses en l’air ne doivent pas détourner des vraies questions et de la lutte. Il n’y a même pas un an, nous étions des millions à défendre les retraites. Mesurons cette force !

 

Rien ne va plus au casino de la Bourse ? Tout irait mal pour tout le monde ? Ce n’est simplement pas la vérité.

Ces mêmes jours, 30 des 40 entreprises du CAC 40 ont rendu publics leurs résultats pour le premier semestre 2011 : des bénéfices en hausse de 6,5% ! En six mois, Total a gagné 6,7 milliards d’euros, la BNP-Paribas, 4,7 milliards, GDF-Suez, 2,7 milliards, EDF, 2,6 milliards en bonne part sur nos factures etc.

 

Les groupes capitalistes se repaissent de la « crise du capitalisme » et notamment des dettes publiques, aux Etats-Unis comme dans les pays d’Europe.

 

Là aussi, il faut simplement que la vérité se sache. Les déficits publics français, et donc la dette, sont intégralement issus des politiques, qui s’aggravent depuis 15 ans, de cadeaux au patronat, au capital et aux grandes fortunes.

Toutes ces déductions fiscales (baisse de l’impôt sur les plus hauts revenus, suppression de la taxe professionnelle, défiscalisation des heures supplémentaires etc…), les exonérations de cotisations sociales patronales, « compensées » par les contribuables, représentent 110 milliards d’euros par an (plus que le déficit budgétaire !). Sans compter le coût des mesures spéciales prises pour renflouer la finances et les trusts en 2008 et 2009.

 

Le scandale est là. Ensuite, l’Etat se dit obligé d’emprunter sur les marchés. A qui emprunte-t-il ? A ceux-là mêmes à que les gouvernements ont gratifié de ces cadeaux fiscaux et sociaux et en plus on leur sert de généreux intérêts !

 

Au nom de ça, nous devrions encore nous serrer la ceinture ? Non !

Les dépenses publiques et sociales n’augmentent pas, contrairement à ce qui est dit. La suppression de dizaines de milliers d’emplois dans les services publics sape les bases du développement du pays et nourrit le gâchis du profit capitaliste. Nous payons plus pour des services moins bons. La baisse des salaires, au nom de la compétitivité, écrase les qualifications et la consommation.

 

Dans les mois qui viennent, préparons-nous à dire non, puissamment non, pour rejeter les plans du pouvoir, avant comme après les élections de 2012.

 

Le pouvoir a entamé un petit jeu politicien avec son projet de loi visant à inscrire la fin des déficits budgétaires dans la Constitution, la soi-disant « règle d’or », faisant écho au « pacte européen pour l’euro ».

Depuis, le départ, tout le monde sait que la loi de Sarkozy ne sera pas votée parce qu’il manquera les voix des parlementaires de gauche nécessaires à la majorité requise des trois cinquièmes. Un jeu de rôle se met ainsi en scène avant les élections de 2012.

 

Pourtant, les gouvernements européens de droite ou « socialistes » poursuivent exactement la même politique antisociale. Les deux camps ont approuvé le traité de Lisbonne et s’inscrive dans la politique capitaliste de l’UE.

Avant les élections en France, ils voudraient nous faire croire qu’ils divergent sur le fond. Toutefois, Hollande et Aubry ont déjà donné des gages sur leur priorité à diminuer les déficits.

 

La manœuvre est habile et révélatrice.

Sarkozy veut se faire passer pour « rigoureux » alors qu’il a creusé les déficits publics comme jamais, uniquement en cadeaux au patronat. Pour le coup, le PS a raison de le dénoncer mais en oubliant que Fabius en 2001 a commencé la baisse de l’impôt sur le revenu et que Aubry, avec sa loi dite des « 35 heures » a ouvert la voie à des exonérations sans précédent de cotisations sociales patronales.

La « règle d’or » permet de mettre en scène une opposition factice entre l’UMP et le PS (et leurs satellites). Le PS joue son rôle d’opposition. Ses candidats aux primaires sont bien prudents mais affirment leur volonté exprimée d’augmenter la CSG, de multiplier les emplois exonérés de « charges sociales ».  

Belles perspectives pour 2012 : le pire ou le moins pire !  Ne nous laissons pas enfermer dans cette piètre alternative !

 

Les forces existent pour refuser tous les sacrifices que le pouvoir va nous demander !

Battons-nous pour de véritables ruptures !

La dette publique est en grande partie infondée. Il faut la revoir.

La renationalisation du secteur financier est une exigence primordiale.

 

Ne laissons plus se creuser les déficits publics pour nourrir le profit capitaliste!

Exigeons la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales ! Etablissons une fiscalité faisant contribuer justement hauts revenus et grandes entreprises à la mesure de leur capacité !

La hausse des salaires, avec la hausse du SMIC à 1600 euros net et le rétablissement d’une échelle mobile reconnaissant les qualifications est une nécessité face au dumping social.

 

Assez des diktats du FMI (de Strauss-Kahn ou de Lagarde) et de l’UE ! Libérons-nous de la BCE en remettant en cause l’Euro.

Combler les déficits ? Oui ! En prenant l’argent à ceux qui s’en repaissent !

Par PCF - Section Paris 15ème  
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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 14:00

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merkel-berlusconi-sarkozyTroisième 'manovra' du gouvernement Berlusconi : une offensive de classe contre le monde du travail face à un front syndicats/patronat/opposition de 'gauche' pour « une autre politique de rigueur »



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Moins d'un mois après la deuxième « manovra » (plan d'austérité) présentée par le ministre de l’Économie Giulio Tremonti, voici la troisième mouture d'un plan qui prévoit 49 milliards de sacrifices pour les travailleurs italiens (s'ajoutant aux 41 du plan de juillet 2011 et 27 milliards du plan de 2010). Un plan d'austérité concocté en collaboration pleine et entière avec la BCE, la Commission européenne et le directoire de fait de l'UE composé de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel.



Si la presse insiste sur les mesures les plus cosmétiques du plan d'austérité, telle que la taxation exceptionnelle des plus hauts revenus (de 5 à 10% pendant trois ans) touchant également la « classe politique » ou la suppression de 54 000 postes d'élus locaux, c'est pour mieux dissimuler l'ampleur de la casse sociale poursuivie par un gouvernement Berlusconi plus que jamais impopulaire.



Un État à démanteler : privatisations des services publics, suppression des échelons de proximité et remise en cause de la Constitution



Les plans d'austérité précédents avaient déjà préparé le terrain : gel des embauches de fonctionnaires, coupe dans les ministères de 10% d'ici 2014, suppression de 100 000 postes dans l’Éducation nationale d'ici trois ans. Cette nouvelle « manovra » ne fait que creuser encore un peu plus le terrain labouré.



Outre une nouvelle coupe dans les ministères de 9 milliards d'euros, les nouvelles cibles du gouvernement, du patronat et de l'UE sont les services publics locaux (infrastructures, transports, ramassage des déchets, énergie) dont le gouvernement prévoit la privatisation intégrale. Un marché juteux de 102 milliards d'euros, concernant 270 000 travailleurs italiens.



L'autre chantier est le démantèlement des échelons de proximité de l’État : les communes et les provinces (départements). Le regroupement des communes aboutira à la suppression de 2 000 communes tandis que 30 provinces seront également rayées de la carte pour des économies minimales mais un avec objectif idéologique fort : renforcer politiquement les communautés de commune et les régions, échelon local privilégié par l'UE.



Des régions qui ne sont pas pour autant épargnées par les coupes, s’élevant à 21 milliards dans les deux plans d'austérité précédents. En charge en Italie de services publics fondamentaux, les régions couperont en premier lieu dans ceux-ci, en premier lieu la Santé. Déjà en piteuse état, elle sera poussée de plus en plus à s'ouvrir au privé tout en faisant payer plus les usagers avec l'augmentation du ticket modérateur.



Des attaques gravissimes qui visent au cœur même de l’État italien républicain né sur les ruines du fascisme : la Constitution. Le gouvernement prévoit de modifier l'article 81 pour y instaurer le caractère intangible de l'équilibre budgétaire. Une façon de légitimer constitutionnellement des coupes drastiques dans la Sécurité sociale, en déficit structurel, en raison des cadeaux colossaux accordés aux entreprises (44 milliards d'aides publiques diverses aux entreprises en 2010).



Autre attaque majeure contre la constitution, la modification de l'article 41 qui remet en cause les limites constitutionnelles imposées aux pouvoirs du patron et instaure la liberté totale d'entreprise pour le patronat.



Une offensive de classe contre le monde du travail : le « modèle FIAT » étendu à toute l'Italie



Cette légitimation constitutionnelle de la liberté totale d'entreprise, sans aucune limite légale, est un signe fort envoyé au patronat italien, en particulier au PDG de la FIAT qui avait imposé au début de l'année à ses ouvriers une remise en cause totale de leurs droits sur fond de chantage à la délocalisation.



Le « modèle FIAT » s'imposera désormais à tous les travailleurs italiens.



Les accords d'entreprise conclus par référendums auront désormais valeur d'accord contraignant, supérieur aux conventions collectives nationales. Le fameux article 18 du code du Travail, interdisant les licenciements sans motif valable, sous le feu du gouvernement depuis le début des années 2000, est remis en cause, ouvrant la porte aux licenciements arbitraires.



Prêt à tout pour faire travailler plus les Italiens, suivant l'exemple Français pour le jour de Pentecôte, le gouvernement italien a annoncé la suppression de trois jours fériés, qui seront désormais célébrés un dimanche. Les trois dates n'ont pas été choisies au hasard : le 1er mai, jour du Travail, le 25 avril, jour de la libération du fascisme, le 2 juin, jour de la République.



Enfin, sur la contre-réforme des retraites, le gouvernement s'est montré plus prudent après avoir toutefois acté lors du dernier plan que l'âge de départ à la retraite serait calculé dès 2014 à partir de l'espérance de vie, permettant d'envisager un recul de cinq ans sur quatre décennies, pour atteindre les 70 ans en 2050.



Seul un changement de rythme a été acté, les femmes du privé seront touchées par l'augmentation du nombre d'années de travail dès 2015 et non 2020, avec comme objectif 67 ans en 2028.



Un front d'opposition patronat/syndicats/opposition pour « une autre politique de rigueur »



Une chose est sûre, ce plan d'austérité ne fait pas l'unanimité. Mais le « front » d'opposition hétéroclite formé par la Confindustria (patronat italien), les syndicats (dont la CGIL ex-communistes), les caciques de la droite et l'opposition de « gauche » ne se soucie guère du sort des travailleurs italiens. Ils réclament au contraire une « autre politique de rigueur ».



La présidente de la Confindustria, Emma Marcecaglia a annoncé la couleur, la manœuvre n'est pas satisfaisante pour le patronat car elle n'engage pas de réformes structurelles, qui devraient s'articuler autour de trois points : privatisation et libéralisation intégrales ; réforme de la fiscalité avec hausse de la TVA et baisse des impôts sur les entreprises et le revenu ; contre-réforme des retraites accélérée touchant également le montant des pensions actuellement versées.



Outre une partie de l'appareil du PdL, en particulier les dirigeants locaux, c'est le Parti démocrate (PD), de « gauche », qui se fait le héraut des revendications patronales. Le secrétaire du PD Pier-Luigi Bersani a certes affirmé son opposition à la « manovra » pour mieux se déclarer disponible à former un « gouvernement de transition » sans Berlusconi mais pas sans le centre-droit pour mener à bien la manœuvre. Il a même proposé publiquement sa « manovra » centrée sur une politique de libéralisations et de privatisations, et ouverte à un dialogue avec la droite sur l'augmentation de la TVA et une contre-réforme des retraites.



Sur le front syndical, comme à l'accoutumée, les syndicats jaunes de la CISL (catholique) et de l'UIL (socialiste) ont adhéré à la « manovra ».Hélas, l'ancien syndicat organiquement lié aux communistes, la CGIL, fait des pas de plus en plus clairs en direction de la « collaboration de classe » avec le patronat.



Après l'accord du 28 juin sur la représentativité syndicale signé par la CGIL limitant notamment le droit de grève et entérinant la fin effective des conventions collectives, la direction de la CGIL a signé avec le patronat et les autres syndicats le 4 août dernier le « pacte entre partenaires sociaux », s'accordant sur les nécessaires « réformes structurelles » à mener pour « moderniser l’État social ».



Un alignement pur et simple sur les positions patronales, qui permet de comprendre pourquoi en dépit d'un rapport de force inédit pour les forces de classe dans le pays – avec 1 millions de métallos dans les rues de Rome en octobre 2010 – aucun mouvement de grève d'ampleur n'a pu se dessiner dans le pays.



Le champ est laissé libre à l'extrême-droite qui se fait le champion de la défense des « petites gens » et des « classes moyennes » touchées par la 'manovra'. La Ligue du Nord a affirmé publiquement son opposition à toute contre-réforme des retraites, en en faisant un motif de rupture potentiel avec la majorité.



Et les communistes dans tout cela ? Ambiguïtés d'une politique d' « unité de la gauche » à tout prix



Et les communistes dans tout cela ? Ils s'opposent sans ambiguïté aux mesures proposées par la « manovra » et dénoncent une offensive de classe contre le monde du travail, que ce soit le PdCI ou Refondation communiste. Toutefois, les perspectives politiques étroitement institutionnelles qu'ils offrent dans le cadre de la Fédération de la gauche (FdS) contribuent à obscurcir leur opposition.



Comment envisager, comme le secrétaire de Refondation communiste Paolo Ferrero l'affirme, une alliance avec le PD pour le « tirer vers la gauche », lui qui est sur les questions économiques plus à droite que Berlsuconi lui-même ? Comment envisager un « pôle de la gauche d'alternative », objectif de la Fédération de gauche, avec le parti de Nichi Vendola (Gauche, écologie et libertés) et l'Italie des Valeurs (IdV) du juge DiPietro, alors que les deux leaders anti-communistes de « gauche » se sont affichés en faveur de la ligne d'une « autre politique de rigueur » du PD ?



L'ampleur de l'offensive du gouvernement contre le monde du travail, la fonction publique mais aussi la Constitution et l’État républicains italiens font ressentir de plus en plus le vide provoqué par la liquidation du Parti communiste italien, il y a vingt ans de cela. Face à des forces syndicales acquises à la collaboration de classe, une « gauche » plus à droite que la droite et enfin des communistes en manque de repère : plus que jamais, le peuple d'Italie a besoin du Parti communiste italien, et de sa reconstruction immédiate sans ambiguïtés ni compromissions !

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 09:16

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Carte de la Syrie  

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 18:18

 

 

         "Les agences de notation, à la niche !"

 

                             Jean-Louis Mélanchon, ce soir sur France 2

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 07:16

                       Cuba, l'’exception médicale
   Envoyé par : "sierramaestra06" sierramaestra06@yahoo.fr sierramaestra06
 

[Pour une fois qu'RFI dit du bien de CUBA, ça mérite le bulletin CSP]
Sierra

On y va pour ses plages, son rhum, ses cigares et la salsa, mais on y va aussi pour sa médecine. L'île de Cuba fait figure d'exception médicale. Exemple actuellement avec le président vénézuélien Hugo Chavez, qui est de nouveau à La Havane pour une deuxième chimiothérapie contre son cancer. Pourquoi choisir cette destination ?
Depuis près de cinquante ans, on vient d'Europe ou d'Amérique pour y faire du tourisme médical. Les praticiens sont excellents, les plages sont magnifiques et les prix sont très abordables.

Se faire soigner à Cuba, c'est 60 à 80% moins cher qu'aux Etats-Unis. On y pratique toutes les spécialités, mais il y a des points forts, comme la cancérologie ou l'ophtalmologie. Et Cuba, qui a impérativement besoin de devises, n'a pas grand chose d'autres à exporter que de sa matière grise, sur laquelle ses autorités ont tout misé pour à la fois se faire des amis et acheter du pétrole.

Mais Cuba n'est pas que « prescripteur ». Cuba est aussi « chercheur » et « formateur ». La faculté de médecine de La Havane est un centre de formation très convoité, tant et si bien que, depuis la fin des années 90, le pays s'est doté d'une école latino-américaine de médecine qui forme les praticiens d'une trentaine de pays, y compris des Etats-Unis.

Depuis la première promotion, en 2005, plus ou moins dix mille médecins ont donc été formés. Ils travaillent dans près de 80 pays. Une « modeste contribution au développement des peuples », disent ses promoteurs, car ce sont ces mêmes médecins, formés à Cuba, que l'on retrouvait au lendemain des indépendances dans les ex-pays coloniaux où ils accomplissaient leur mission de coopération auprès de populations nouvellement indépendantes, mais profondément démunies.

http://www.rfi.fr/ameriques/20110808-cuba-exception-medicale


En 2005, on trouve sur l'île un médecin pour 166 habitants, contre un pour 326 en France selon l'ONU. Le gouvernement cubain a consacré en 2009 près de 12% de son PIB au système de santé, soit autant que la France ou l'Allemagne, selon la Banque Mondiale.










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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 06:55

RÉFLEXIONS SUR LA GUERRE IMPERIALISTE EN LIBYE.


Les événements qui parcourent depuis six mois la Libye, le Maghreb, le Machreq et les pays du Golfe arabique ont déjà ébranlé bien des certitudes antérieures, politiques et géostratégiques. Ils sont encore en cours, du Yémen au Maroc, de Syrie au Maroc et Palestine : on ne peut donc tirer aucun bilan définitif, savoir aujourd’hui si les peuples, palestinien ou égyptien, en tireront des bénéficies bien réels ou de nouvelles déconvenues. Mais on peut tout au moins repérer deux dimensions nouvelles de la situation créée ces derniers mois au sud et à l’est de la Méditerranée.

SARKOZY ET SES BUTS DE GUERRE.

D’abord, la nouvelle posture du pouvoir français, fer de lance avec Sarkozy des volontés guerrières de l’OTAN en Libye, à l’opposé des réticences chiraquiennes face à l’invasion de l’IRAK. Cette attitude théâtrale de chef des croisés d’Occident contre un Kadhafi assimilé au mal quelques mois après les embrassades parisiennes, prêterait à sourire s’il n’y avait des mots au bout. La volteface ne peut étonner, quand on sait la propension du président français au spectacle télévisuel en guise de réflexion politique. Tous les observateurs avertis l’ont noté : l’aventure guerrière en Libye, née de conseillers retords et d’hurluberlus « philosophes » d’alcôve et de salon comme Bernard Henri Lévy, est d’abord destinée à regonfler une popularité défunte en jouant des nostalgies coloniales de l’opinion française : les échéances électorales de 2012 s’approchent, quoi de mieux que de se poser en héraut du monde à reconstruire, quand même les dirigeants de la gauche française avouent leur goût pour le droit d’ingérence ; le succès est pourtant limité, les sondages l’attestent.

La France, marchand d’armes, ne cesse depuis quelques mois de faire la démonstration ( ?) de la valeur et l’efficacité de ses bombardiers et hélicoptères de combat, que l’on sait si difficiles à vendre. Ils ont, certes, détruit les capacités aériennes et en partie au sol de l’armée nationale libyenne, mais ont pour l’instant échoué à en tuer le chef ; seule une partie de sa famille en est morte, avec quelques milliers d’autres militaires ou civils : les éventuels acheteurs jugeront du bilan…

Le rôle moteur de la France au sein de la coalition, refusant avec Obama toute issue négociée proposée par Chavez ou l’Union africaine, exigeant le seul départ de Kadhafi au profit des insurgés de Cyrénaïque, ne peut que susciter quelques autres hypothèses.
1°- Kadhafi, quelque soit son passé, était depuis longtemps aligné sur les désirs occidentaux ; le pétrole libyen est depuis des années confiée à des compagnies privées anglo-saxonnes ou ouest européennes. Ce n’est donc pas pour obtenir ces avantages que Washington et Paris mènent la guerre ; mais Kadhafi est un partenaire imprévisible prêt à s’acoquiner avec des concurrents à des conditions plus avantageuse, venus des pays « émergents » comme le Brésil, l’Inde ou la Chine : cela ne sera pas si un régime pro-occidental est en place à Tripoli ou à Benghazi (où arrivent aujourd’hui l’essentiel des pipe-lines venus des champs pétrolifères du sud-libyen.
2°- Mais surtout, le moindre coup d’œil à la carte du nord de l’Afrique fait naître d’autres hypothèses incontournables.
Le désert saharien, partagé entre de nombreux états non industriels du fait de leur commun héritage colonial, possède de multiples ressources minières et énergétiques, largement inexploitées encore, et que lorgnent les multinationales d’Occident. Le pétrole et le gaz déjà exportés vers l’Europe par l’Algérie, la Libye, ne sont qu’un avant goût des réserves encore endormies dans le désert, au Niger, au Tchad et au Mali. Toujours en matière énergétique, c’est la société pour l’essentiel française Areva qui exploite aujourd’hui le minerai d’uranium du Niger, qui nécessite absolument les centrales nucléaires françaises. (Les ¾ de l’électricité de l’hexagone). D’autres gisements de pechblende attendent, que guignent bien des amateurs extérieurs, notamment asiatiques. Enfin, et cela ne relève plus de la science fiction mais de prospective boursière, un énorme projet de production d’électricité en couvrant le désert de panneaux solaires et d’éoliennes a vu le jour en Europe occidentale en 2009, sous le nom de Desertec. Desertec ambitionne de fournir à terme 15 à 20% de l’électricité nécessaire aux industries européennes. Ses concepteurs et financiers sont allemands, banquiers et industriels, comme la Deutsche Bak, EON, RWE et Siemens. On parle d’investir à cet effet 400 milliards d’euros sur quarante ans au siège du consortium Desertec à Munich, qui négocie depuis deux ans avec les gouvernements africains du Maghreb, avec quelque succès semble-t-il au Maroc et en Algérie (EL Watan titrait le 23 juin « l’Algérie décide de coopérer avec l’initiative allemande Desertec »).

Dans le contexte ouvert par les « révolutions arabes », les promoteurs germaniques de Desertec continuent leurs approches, notamment auprès du nouveau gouvernement tunisien. Existe-t-il un lien entre ces contacts déjà engagés et la réticence allemande au sein de l’OTAN à engager ses troupes contre Kadhafi ? Rien ne permet de l’affirmer.
Il est vrai en tout cas que des financiers français ont eux aussi un projet de type Desertec, notamment ceux d’entre eux participant maintenant au capital d’EDF, et d’AREVA (projet Transgreen, devenu Medgrid).
Il est évident que la mise en place en Libye, et même dans un état séparatiste de Cyrénaïque, d’un régime « ami » contrôlé par ces fiers démocrates du « gouvernement provisoire » de Benghazi (l’ex-ministre la justice de Kadhafi, qui organisa la détention et la torture d’infirmières bulgares, des chefs intégristes et tribaux) présenterait quelques avantages pour exploiter les richesses sahariennes. Car ces pétroles, gaz, électricité, minerais extraits du grand désert, ne peuvent être exportés vers l’Europe qu’en arrivant aux ports de Méditerranée. Un simple regard sur la carte suffit à constater que la Cyrénaïque, fief des insurgés libyens choyés au Quai d’Orsay, est le chemin terrestre le plus court vers les richesses sahariennes dont est friande l’industrie d’Europe occidentale.

Ce ne sont la, certes, qu’hypothèses : les secrets des dieux du capital ne nous seront pas révélés de sitôt. Hypothèses plausibles toutefois, si l’on en juge par les résultats de l’intervention française en Côte d’Ivoire : à l’intronisation de Ouattara, seul chef d’état occident présent, Sarkozy, tous sourires déployés, était accompagne de Bouygues et Bolloré, qui ne craignent plus de perdre leurs marchés au profit de quelque financier asiate…

UNE NOUVELLE STRATEGIE ARABE DES USA ?

Le discours impérial de Bush et ses amis « néoconservateurs » était quasiment religieux, « croisade contre l’intégrisme musulman ». Quand Obama lui succéda, son discours « humaniste » fit oublier quelque temps que l’impérialiste US n’avait rien perdu de sa virulence. En fait, Obama a renforcé la présence nord américaine en Afghanistan et renforcé le blocus contre Cuba. Mieux, adossé à l’OTAN, il est de plus en plus présent en Méditerranée et en Afrique, avec un discours plus lénifiant, expurgé des diatribes antimusulmanes de l’équipe Bush. Depuis quelques mois, profitant de la déstabilisation de nombreux états du Maghreb et du Moyen Orient, les Etats-Unis agissent en fonction d’une stratégie nouvelle au service de l’impérialisme continué. Ils n’hésitent pas à reprendre hypocritement à leur compte les critiques populaires contre les chefs d’état autoritaires et corrompus qu’ils avaient pourtant mis en place et soutenus, Moubarak l’égyptien, Bel Ali le tunisien. Les services nord-américains ont même poussé les chefs des armées de Tunis et du Caire, formés aux USA et financés par Washington, à débarquer les « dictateurs » et à se proclamer garants et protecteurs du nouveau régime « révolutionnaire ». Les généraux qui, depuis la chute de Moubarak, assument le pouvoir « de transition » au Caire ont une tâche unique : étouffer par la ruse ou la force, les velléités populaires de réformes démocratiques et sociales, empêcher les grèves et museler les syndicalistes, préparer des élections sans risque en interdisant les partis trop critiques ; les communistes égyptiens, par exemple, si longtemps interdits et massacrés, ne pourront s’exprimer légalement s’ils ne publient la liste de milliers de militants, dans chaque région du pays ! A l’inverse, « le pouvoir de transition » pro-américain aide à s’implanter les « grands partis » d’inspiration libérale et conservatrice (y compris les cadres du régime Moubarak reconvertis) et les intégristes Frères Musulmans. En Tunisie, certains dirigeants de « la transition » poursuivent le même objectif, en faveur des intégristes d’Ennahda et des conservateurs fraîchement convertis aux vertus de « la révolution ». L’objectif, conçu à Washington est clair : aboutir à un régime nouveau, plus consensuel, aligné sur les désirs de l’Occident par des dirigeants fermement attachés au capitalisme mondialiste, fidèles d’un « libéralisme » à l’occidentale, mâtiné du cache sexe du pluripartisme. Dans ce dispositif, les chefs militaires, fidélisés par leurs prébendes à Washington, jouent et joueront un rôle essentiel de contrôle des masses (les armées des pays dominés ne sont guère destinées à la défense nationale). Mais, fait nouveau par rapport à la doctrine Bush, cette nouvelle ossature politique pro-occidentale inclut les mouvements intégristes, baptisés « modérés » parce que d’inspiration « libérale » et pro-occidentale. Peu importe, à Washington, que ces courants prônent une régression terrifiante des mœurs et des lois, la haine des minorités religieuses ou philosophiques, émeutes anti-coptes en Egypte, (pogroms contre les prostituées en Tunisie). Cette insertion des mouvements intégristes dans des pouvoirs pro-occidentaux ne fait, après tout, que reproduire un modèle déjà ancien : la meilleure alliée régionale des USA, l’Arabie Saoudite, propage grâce à ses pétrodollars, jusqu’en Afrique noire, l’idéologie intégriste. Israël, autre allié indéfectible de Washington, est aussi un état religieux affirmé.

La visée stratégique est claire, elle se met en place en Tunisie, en Egypte, et menace tout l’espace arabo-musulman, sous couvert de « révolutions démocratiques ». Elle devra compter avec les mouvements populaires, les aspirations fortes à la démocratise, aux mieux être, à l’indépendance nationale. Du Caire à Tunis ou Alger, rien n’est joué dans ce combat.

UN NOUVEAU YALTA ?

Face aux stratégies de l’impérialisme occidental, les peuples ont leur mot à dire. Mais il est vrai aussi que l’issue dépend en partie des relations entre grandes puissances.

Le temps n’est plus où l’URSS et ses alliés, cahin caha malgré tous leurs défauts et leurs erreurs, permettaient par leur existence même le développement des luttes de libération nationale. Quand, en 1956, les colonialistes français (le gouvernement socialiste Guy Mollet) ont envahi l’Egypte de Nasser avec les Britanniques en espérant stopper de ce fait l’insurrection algérienne, il a suffi au gouvernement soviétique de menacer d’intervention pour faire retourner les paras français dans leurs casernes. En 2011, les bombardements de l’OTAN en Libye ont été déclenchés et poursuivis avec l’accord tacite de la Chine et de la Russie, qui n’ont pas au Conseil de Sécurité de l’ONU employé le droit de veto dont ces pays disposent. Début juin encore, après plusieurs semaines de frappes aériennes, Poutine a approuvé les objectifs de guerre de l’OTAN, chasser Khadafi du pouvoir, et Pékin se tait. Par contre, le même pouvoir russe s’oppose à l’ONU à une condamnation du régime syrien, qui relève de sa zone d’influence depuis longtemps.

Tout se passe ces temps derniers, entre ces grandes puissances et l’impérialisme occidental, comme si un nouvel accord de Yalta régissait les relations internationales ; en dehors de toute considération de morale internationale, de tout respect des principes affirmés par la charte de l’ONU (égalité entre les nations, non ingérence), le monde est partagé en chasses gardées. En vertu du modus-vivendi conclu par Staline, Roosevelt et Churchill à Yalta, la Résistance grecque fut écrasée par les royalistes avec le soutien britannique, et la Pologne eut un gouvernement communiste en 1946 au détriment de la droite polonaise, assez influente pour mener des actions de guérilla durant plusieurs années. Depuis la visite du président chinois aux USA et les accords tacites qui en ont résulté, les campagnes de subversion occidentale (par le biais d’internet notamment) contre la Chine au Sin-Kiang, au Tibet, et à propos de la Corés, se sont mises en sommeil. Et, parallèlement, les provocations pro-américaines contre la Russie en Géorgie, en Ukraine, ont pour l’instant cessé…

Il serait temps d’en revenir aux idéaux de la charte de l’ONU de 1945, qui n’ont plus guère cours au sein de l’ONU.

Francis Arzalier

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 06:49

 

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Et si la Syrie demandait des comptes à la France ?


http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-et-si-la-syrie-demandait-des-comptes-a-la-france-80323411.html

Depuis de nombreuses semaines, le pouvoir, les médias[1] et l’ensemble de la classe politique s’en prennent directement à la Syrie et son président, les accusant de tyranniser leur peuple. Pas un jour ne se passe sans que Damas ne soit montré du doigt : il ferait « quotidiennement couler le sang des manifestants » qui « courageusement », affronteraient les militaires et les policiers, pour montrer leur opposition au régime.

Cette offensive française s’insère dans une campagne menée par les forces impérialistes contre un Etat qui refuse de s’incliner devant les intérêts des Etats-Unis et de leurs compères occidentaux de l’Otan. La France officielle, droite et «gauche» rassemblées, crie le plus fort de la meute.

Et pourtant !

Le contentieux entre nos deux pays devrait, au contraire, porter « à repentance »…

En effet, comment ne pas évoquer les Croisades, ces siècles, de 1095 à 1270, où les « Européens », Francs et Germains, commandités par le Pape, se ruaient en « Terre sainte », comme on disait alors, pour « libérer le tombeau du Christ » de la domination des « infidèles », les Arabes. Urbain II avait appelé les chrétiens d'Occident à cesser de se faire la guerre et à s'unir pour combattre les "païens" et « délivrer les frères d'Orient ». Et de massacrer au passage des dizaines de milliers de juifs, comme impies. Et cette terre-là, où fut portée la guerre, c’était, en partie, la Syrie d’aujourd’hui.

Mais le temps qui passe noie les souvenirs et assèche les torrents de sang répandu. Aussi, faisons avec l’histoire un bond de plus de six siècles.

Nous sommes en 1919. Les Alliés ont gagné la guerre. Français et Anglais se partagent l’ancien empire turc, associé à l’Allemagne vaincue.

Lloyd Georges et Clemenceau, chefs des gouvernements britannique et français, s'accordent, en marge de la Conférence de Paix de Versailles, Clemenceau a lâché la région de Mossoul riche en pétrole et les Britanniques ont accepté le protectorat français sur le reste de la Syrie.

Le général Henri Gouraud, véritable “proconsul” français de 1919 à 1923, marche alors sur Damas où règne le roi Fayçal. Gouraud fut l’un des artisans les plus furieux du dépeçage de la Syrie, dont le plus gros morceau arraché est le Liban. (Conférence de San Remo,1920) Le « mandat » français donné par la SDN sur ces territoires, ne fut qu’une colonisation déguisée, que le peuple syrien n’a jamais, accepté. Aux révoltes multiples, (celle de 1924-1926, entre autres), succèdent des répressions sauvages.

C’est ainsi qu’en 1945, le lendemain de l’armistice de la 2° guerre mondiale, la France, fraîchement libérée, tirait encore au canon sur la population de Damas : [2]

Mais la Syrie et le Liban deviennent, formellement, indépendants, les premières colonies à sortir du carcan de « l’Empire français ».

La France laisse de plus, derrière elle, un Liban, volontairement atomisé en diverses communautés religieuses, qui se disputeront le pouvoir, au prix de sanglantes guerres civiles.

Le rôle joué, jadis, par la France en Syrie et au Liban, devrait la conduire à une importante retenue dans la situation présente.

Comme chacun le sait, il n’en est rien.

Au contraire, son interventionnisme ouvert contre le pouvoir syrien a le doux parfum d’un esprit colonial, à fins impérialistes, à peine déguisé.

Comme en Côte d’Ivoire et en Libye.

Notes

[1] L’éditorial du Monde, daté du 26 juillet, a pour titre : « Les Syriens méritent qu’on ne les oublie pas ». Il se termine ainsi :
« Les Etats-Unis et l’Europe devraient aider une opposition syrienne disparate et divisée à s’organiser. Ils devraient lui assurer un soutien politique et économique ». Peut-on, plus outrageusement, plaider le droit d’ingérence dans un pays souverain ?

[2] « Le 29 mai 1945, après dix jours de manifestations ininterrompues, les Français, sous l’ordre du général Oliva-Roget bombardent Damas pendant 36 heures d’affilée. Les morts et les blessés se comptent par centaines. Une partie de la ville est détruite par ce bombardement, dont le parlement syrien. » http://fr.wikipedia.org/wiki/Syrie_mandataire

Jean LEVY

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 06:35

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"Le retour d’Hitler pour combattre la racaille étrangère"

   site: oumma.com


Le quotidien régional Le Progrès a publié les extraits d’une lettre de menace de mort anonyme envoyée à Lotfi Ben Khelifa, adjoint au maire de Vénissieux depuis 2008. Dans cette lettre figure une croix gammée et demande " le retour d’Hitler pour combattre la racaille étrangère". Lotfi Ben Khelifa a réagi dans le Progrès en affirmant que "Les propos de certains parlementaires "ont libéré la parole des plus farouches racistes et extrémistes, ils ont réveillé le nid des fascistes qui ne rêvent que de ratonnade et de la France coloniale."


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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 14:58

KepiroRéhabilitation du fascisme et du nazisme en Europe de l'Est : un criminel de guerre nazi acquitté par un tribunal hongrois

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Ces derniers jours, dans l'indifférence la plus absolue des autorités et des organes de presse des pays de l'Union européenne, un tribunal de Budapest a disculpé le nazi hongrois Sandor Kepiro de l'accusation de complicité de crimes de guerres commis en 1942 par les troupes d'occupation allemande et les collaborateurs locaux.



En raison de ce qui vient d'être évoqué, pour celui qui du haut de ses 97 ans est un des derniers criminels de guerre nazis encore vivants, le procureur avait demandé la perpétuité pour le massacre de janvier 1942, à Novi Sad, en territoire serbe, ville annexée par la Hongrie alors alliée de l'Allemagne d'Hitler.



Au moins 1 200 civils, juifs et serbes, sont morts en conséquence de ce massacre. Kepiro, incriminé en 2006, avait ordonné personnellement l'exécution sommaire de 36 personnes.



Dès 1944, Sandor Kapiro avait été condamné à dix ans de prison par un tribunal militaire, mais la sentence avait été annulée. En 1946, le criminel de guerre nazi écopa en Hongrie d'une nouvelle peine de 14 ans de prison, qu'il réussit à éviter grâce à sa fuite en Argentine, où il resta plus d'un demi-siècle jusqu'à son retour à Budapest en 1996.



Notice issue du site de la revue italienne l'Ernesto

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