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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 13:39
Les crânes de l’amnésie et la descendance du colonialisme français*

Le colonialisme français en Algérie

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Les têtes de Bou Zian, de son fils, de Si Moussa insurgés de Zaatcha et de nombreux autres, sont encore entreposées à ce jour dans les sous-sols du musée de l’Homme, à Paris.

Nous pensons que l’Algérie devra rendre l’hommage qu’ils méritent à ces chouhadas assassinés par le colonialisme français alors qu’il défendaient leur terre de l’occupation et dont les corps ont été jetés dans des boites d’archives sans que des funérailles leur soient concédées y compris jusqu’à 54 ans après l’indépendance de notre pays.

Des funérailles nationales devront être organisées pour leur dire merci et pour exprimer la gratittude d’un peuple né de leur sacrifice.

Aujourd’hui que l’argent du pétrole coule encore à flots quoique l’on déclarât, il conviendrait de se souvenir qu’un peuple de patriotes, de travailleurs, de femmes, de paysans modestes et déterminé à la liberté, s’est sacrifié pendant plus d’un siècle. Il continue encore à être celui qui donne toujours le meilleur de lui même et qui ne reçoit en échange que le devoir de poursuivre le sacrifice.

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AR
09.06.
16

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 15:08
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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 12:33
37ème congrès du PCF :vivelepcf
  1. 37ème congrès du PCF – 4 juin 2016: vivelepcf
  1. La phase finale du 37ème congrès du PCF est en cours depuis le 2 juin, jusqu’au 5. Les débats se succèdent, suivant l’ordre établi. Tout observateur ne peut que constater le poids des différents scénarios envisagés pour les élections de 2017.
  2. En parallèle, ont lieu les réunions de la « Commission des candidatures », composée de membres de la direction sortante et de représentants des fédérations départementales. Cette commission étudie la composition du futur Conseil national du PCF et propose la liste qui sera ratifiée le 5 juin par les congressistes.
  3. A ce stade, après la réunion qui s’est déroulée dans la nuit du 3 au 4 juin, il apparaît que sont totalement évincées des 160 propositions pour le futur CN les candidatures de signataires du texte alternatif n°4. Ce texte, intitulé « Reconstruisons le parti de classe – Priorité au rassemblement dans les luttes », présenté par 400 camarades de 40 fédérations, a pourtant obtenu 7% des voix lors de la consultation des 2 au 5 mai, arrivant en tête dans deux fédérations.
  4. S’il devait se confirmer, ce choix d’éviction indiquerait une évolution très préoccupante de la ligne de la direction du PCF.
  5. Nous rappelons que le CN sortant compte, sur 168 membres, 4 signataires de notre texte alternatif (Dang Tran, Fainzang, Jalade, Negri – en plus de Morlot, invité comme secrétaire fédéral de la Haute-Saône). 6 noms sont proposés pour le nouveau CN : Bécourt, Dang Tran, Monnini, Negri, Niel, Odetti. Toutes ces candidatures sont celles de militants et de responsables d’organisations du PCF, pas tombés de la dernière pluie. Plusieurs ont été approuvées, dans un objectif de travail en commun, par leur congrès départemental.
  6. A ce stade, on est en droit de s’interroger sur le respect de la « diversité » proclamée par la direction du PCF et sur la « diversité » qu’elle est prête à accepter.
  7. On constate en effet, dans la liste actuelle des candidatures retenues pour le CN, approuvées ou non par leur fédération, 24 signataires du texte alternatif n°1, 7 signataires du texte alternatif n°3. On note que 3 places sont aussi octroyées à des membres de la tendance dissidente de la LCR, devenue « Gauche unitaire », avant d’intégrer en groupe le PCF en… septembre 2015.
  8. Qu’est-ce qui peut déranger chez les initiateurs du texte 4 ? Qu’ils pensent que le PCF ne peut pas oublier qu’il est issu de la Révolution d’octobre ? Que le PCF doit d’abord se concevoir comme le parti des travailleurs et de leur lutte dans la lutte des classes, plutôt que comme institution dans la démocratie bourgeoise ? Que le PCF doit proposer une ligne de ruptures avec l’Union européenne du capital, par exemple en soutenant la campagne actuelle des communistes britanniques ? Que Syriza et la politique antisociale de son gouvernement n’est pas un modèle ? Que l’approbation de l’état d’urgence après les attentats a été une grave erreur ?
  9. Les premiers signataires du texte n°4 sont aussi les initiateurs, en janvier, d’un appel national contre le choix de la direction du PCF de rentrer dans le processus des primaires à gauche pour 2017. Dans le congrès, ils expriment clairement le rejet d’une stratégie défini par une perspective électorale, institutionnelle, de recomposition politique à gauche pour 2017 que ce soit avec Cécile Duflot, invitée d’honneur du congrès, ou derrière Mélenchon.
  10. Il n’y a pas que 7% des communistes et des sympathisants du PCF à le penser, au moment où la perspective de gagner le retrait pur et simple de la loi Khomri (et la pérennisation du statut cheminots SNCF) sont la préoccupation principale des militants.
  11. A ce stade, nous appelons la direction de la Commission des candidatures à revoir sa position. Nous appelons les camarades, quelle que soit la motion qu’ils ont approuvée, à intervenir dans leur délégation, auprès de leurs dirigeants fédéraux pour que la démocratie soit respectée dans le PCF.
  12. Premiers signataires, parmi les délégués au congrès : Corinne Bécourt, Emmanuel Dang Tran, Eric Monnini, Cyril Morlot, Dominique Negri
  13. Contacts : emmanuel.dang-tran@orange.fr (Emmanuel Dang Tran) ou 06 83 56 52 27 (Dominique Negri)
  14. Communiqué – version PDF – cliquer ici
  15. Nous transmettrons tous les messages à la commission des candidatures ( Isabelle de Almeida : idealmeida@pcf.fr - Jacques Chabalier : jchabalier@pcf.fr ), au secrétariat du CN ( Yan Henzel : yhenzel@pcf.fr ) et au bureau du congrès.
  16. Vous recevez ce message car vous êtes inscrits à la lettre d'actualité du site vive

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 12:28
La phase finale du 37ème congrès du PCF est en cours depuis le 2 juin, jusqu’au 5. Les débats se succèdent, suivant l’ordre établi. Tout observateur ne peut que constater le poids des différents scénarios envisagés pour les élections de 2017.

En parallèle, ont lieu les réunions de la « Commission des candidatures », composée de membres de la direction sortante et de représentants des fédérations départementales. Cette commission étudie la composition du futur Conseil national du PCF et propose la liste qui sera ratifiée le 5 juin par les congressistes.

A ce stade, après la réunion qui s’est déroulée dans la nuit du 3 au 4 juin, il apparaît que sont totalement évincées des 160 propositions pour le futur CN les candidatures de signataires du texte alternatif n°4. Ce texte, intitulé « Reconstruisons le parti de classe – Priorité au rassemblement dans les luttes », présenté par 400 camarades de 40 fédérations, a pourtant obtenu 7% des voix lors de la consultation des 2 au 5 mai, arrivant en tête dans deux fédérations.

S’il devait se confirmer, ce choix d’éviction indiquerait une évolution très préoccupante de la ligne de la direction du PCF.

Nous rappelons que le CN sortant compte, sur 168 membres, 4 signataires de notre texte alternatif (Dang Tran, Fainzang, Jalade, Negri – en plus de Morlot, invité comme secrétaire fédéral de la Haute-Saône). 6 noms sont proposés pour le nouveau CN : Bécourt, Dang Tran, Monnini, Negri, Niel, Odetti. Toutes ces candidatures sont celles de militants et de responsables d’organisations du PCF, pas tombés de la dernière pluie. Plusieurs ont été approuvées, dans un objectif de travail en commun, par leur congrès départemental.

A ce stade, on est en droit de s’interroger sur le respect de la « diversité » proclamée par la direction du PCF et sur la « diversité » qu’elle est prête à accepter.

On constate en effet, dans la liste actuelle des candidatures retenues pour le CN, approuvées ou non par leur fédération, 24 signataires du texte alternatif n°1, 7 signataires du texte alternatif n°3. On note que 3 places sont aussi octroyées à des membres de la tendance dissidente de la LCR, devenue « Gauche unitaire », avant d’intégrer en groupe le PCF en… septembre 2015.

Qu’est-ce qui peut déranger chez les initiateurs du texte 4 ? Qu’ils pensent que le PCF ne peut pas oublier qu’il est issu de la Révolution d’octobre ? Que le PCF doit d’abord se concevoir comme le parti des travailleurs et de leur lutte dans la lutte des classes, plutôt que comme institution dans la démocratie bourgeoise ? Que le PCF doit proposer une ligne de ruptures avec l’Union européenne du capital, par exemple en soutenant la campagne actuelle des communistes britanniques ? Que Syriza et la politique antisociale de son gouvernement n’est pas un modèle ? Que l’approbation de l’état d’urgence après les attentats a été une grave erreur ?

Les premiers signataires du texte n°4 sont aussi les initiateurs, en janvier, d’un appel national contre le choix de la direction du PCF de rentrer dans le processus des primaires à gauche pour 2017. Dans le congrès, ils expriment clairement le rejet d’une stratégie défini par une perspective électorale, institutionnelle, de recomposition politique à gauche pour 2017 que ce soit avec Cécile Duflot, invitée d’honneur du congrès, ou derrière Mélenchon.

Il n’y a pas que 7% des communistes et des sympathisants du PCF à le penser, au moment où la perspective de gagner le retrait pur et simple de la loi Khomri (et la pérennisation du statut cheminots SNCF) sont la préoccupation principale des militants.

A ce stade, nous appelons la direction de la Commission des candidatures à revoir sa position. Nous appelons les camarades, quelle que soit la motion qu’ils ont approuvée, à intervenir dans leur délégation, auprès de leurs dirigeants fédéraux pour que la démocratie soit respectée dans le PCF.

Premiers signataires, parmi les délégués au congrès : Corinne Bécourt, Emmanuel Dang Tran, Eric Monnini, Cyril Morlot, Dominique Negri

Contacts : emmanuel.dang-tran@orange.fr (Emmanuel Dang Tran) ou 06 83 56 52 27 (Dominique Negri)

Communiqué – version PDF – cliquer ici

Nous transmettrons tous les messages à la commission des candidatures ( Isabelle de Almeida : idealmeida@pcf.fr - Jacques Chabalier : jchabalier@pcf.fr ), au secrétariat du CN ( Yan Henzel : yhenzel@pcf.fr ) et au bureau du congrès.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 15:47

Déroulé du congrès

Jeudi 2 juin 2016

10h

Accueil des délégués

11h

CN

12h

Réunion des responsables de délégations

13h

Accueil du Congrès – Meriem Derkaoui (Maire d’Aubervilliers)

13h15

MJCF

Validation des mandats ; élection bureau du Congrès ; élection des commissions

Discours d’ouverture

Introduction débat texte « Le temps du commun »

16h20

Suite débat « Le temps du commun »

19h

Fin des travaux

19h30

Réunion commission texte

Vendredi 3 juin 2016

9h

Ruches – Etablissement du relevé de décisions sur les transformations du Parti avec état des lieux du Parti

Pierre Laurent reçoit les délégations étrangères

11h

Salut de la ville de Saint-Denis (Stéphane Peu)

11h

Suite débat texte « Le temps du commun »

12h30

Vote texte « Le temps du commun »

13h

Repas

14h30

Accueil des syndicalistes

14h40

La grande consultation citoyenne

15h

Limite du dépôt d’éventuelles listes alternatives

15h

Introduction Texte « Les échéances électorales de 2017 »

16h10

Suite débat texte « Les échéances électorales de 2017 »

18h05

Débat Législatives

19h

Fin des travaux

19h30

Réunion commission candidatures et commission texte

Samedi 4 juin 2016

9h

Suite débat texte « Les échéances électorales de 2017 »

12h

Vote texte « Les échéances électorales de 2017 »

12h30

Le défi du développement de l’Humanité Patrick Le Hyaric

13h

Repas

14h35

Introduction relevé de décisions sur les transformations du Parti

16h

Salut aux délégations internationales – Conférence mondiale pour la paix

16h15

Rapport nancier Jean-Louis Le Moing

16h40

Suite débat relevé de décisions sur les transformations du Parti

19h20

Vote sur relevé de décisions sur les transformations du Parti

19h30

Soirée conviviale des délégués

19h30

Réunion de la commission des candidatures

Dimanche 5 juin 2016

9h Rapport de la commission des candidatures 10h45 Adoption du bulletin de vote du Conseil national et de la commission des conflits 11h Film « 36 » Ciné Archives 11h30 Election du Conseil national et de la commission des conflits 12h15 Discours de clôture 13h Pique-nique 80 ans du Front Populaire (animation, jeu, musique, bal)

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 15:35
Déroulé du congrès du PCF
Déroulé du congrès
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 14:01
congres du parti: accueil de  la délégation cubaine
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 07:52
Conférence mondiale pour la paix. Ils ont dit
Publié le 3 juin 2016 par anonyme
Jeudi, 2 Juin, 2016
Tobias Pflüger, vice-président de Die Linke (Allemagne) : « Le président Hollande copie la politique de précarité généralisée menée par l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder. Mais il y a une différence : en France, il y a une énorme résistance de la part des syndicats, des salariés contre ses réformes. »
Pat Doherty, député irlandais et ancien vice-président du Sinn Féin (Irlande) : « L’austérité n’a rien à voir avec le fait de favoriser une relance économique. Elle a pour but de créer une hégémonie conservatrice. »
Tony Pecinovsky, journaliste à People’s World (États-Unis) : « Un autre monde est possible et nécessaire pour placer les gens et la nature avant les profits. »
Juan Carlos Marsan, membre du Comité central du Parti communiste cubain : « Il est possible de construire un autre monde de paix, de solidarité, de coopération, mais seulement si nous changeons les règles du jeu. Cet autre monde, personne ne va nous l’offrir, il faudra le conquérir dans l’unité, avec la lutte sociale, la classe ouvrière, les mouvements communistes et révolutionnaires. »
Maite Mola, vice-présidente du PGE, Parti communiste d’Espagne : « Les Espagnols sont à la mode parce que nous sommes parvenus à l’unité de la gauche. L’unité n’est pas une question propre à un pays ; elle est fondamentale et doit se généraliser. En ce sens, l’Amérique latine a été un exemple. »
Viktoria Georgievska, membre du bureau exécutif du Parti communiste ukrainien (KPU) : « Il y a en Ukraine une atmosphère ultranationaliste, antirusse et anticommuniste qui s’est traduite par l’interdiction de notre parti. Une véritable impunité règne sans que les médias occidentaux n’en fassent le moindre état. L’Union européenne favorise ce silence à sa manière. »
Selahattin Demirtas, coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP) en Turquie : « Les fronts et les unions de guerre se créent très facilement. Certains accords déshonorants et abjects sont faciles à conclure. Malheureusement les alliances entre ceux qui militent contre la guerre, pour la paix et les libertés ne sont pas aussi aisées et rapides. »
Adel Amer, secrétaire général du Parti communiste israélien : « Je vis dans le seul pays au monde qui occupe la terre d’autres peuples. Nous sommes dans un système affiché d’apartheid. Aujourd’hui il y a au sein de la société israélienne un phénomène fasciste évident avec des violences quotidiennes faites aux Palestiniens. »
Fadwa Khader, dirigeante du Parti du peuple palestinien (PPP) : « Rien ne sera fait dans le seul giron d’Israël. Aucune paix ne sera possible dans ce contexte. Nous plaçons donc notre confiance dans la solidarité stratégique internationale pour ramener les Palestiniens et les Israéliens autour de la table des négociations. »
Morihara Kimitoshi, membre du bureau exécutif du Parti communiste japonais : « Obama est venu affirmer à Hiroshima la nécessité d’avancer vers le désarmement nucléaire. Les forces progressistes doivent désormais faire pression sur les cinq puissances nucléaires afin qu’elles fournissent des actes concrets qui seuls établiront la paix. »
Laurent Akoun, dirigeant du Front populaire ivoirien : « Je veux souligner le rôle de la France et des multinationales dans la crise actuelle dans notre région. »
Maître Benéwendé Sankara, vice-président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso : « Inventer une humanité débarrassée des dominations est le sens de notre engagement au début de ce XXIe siècle. La crise de civilisation oblige à repenser les relations entre les êtres humains entre eux et avec leur planète. »
source: http://www.humanite.fr/conference-mondiale-pour-la-paix-ils-ont-dit-608642

Publié dans pcf

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 07:39
L’Europe façon Wall Sreet exige la "Loi Travail

L’Europe façon Wall Sreet exige la "Loi Travail" : corrosif rappel d’une historienne.

Jacques-Marie BOURGET

L'historienne Annie Lacroix-Riz consacre toute sa carrière à mettre au jour les actions de ce que l'on n'appelle plus "le grand capital"... Dommage car il demeure tout puissant. Voulue telle qu'elle est aujourd'hui par les Etats-Unis ( un marché qui obéit et une puissance supplétive au plan militaire), l'Europe, dopée par Washington à partir de 1945, vit maintenant son apothéose ultra libérale. Son dernier avatar : écrire puis imposer la "Loi Travail".

C’est sûrement faire injure au lecteur que d’étaler sous ses yeux une vérité trop première. Si le terrible virus social qu’est la « Loi Travail » nous tombe dessus, ce n’est pas pour, comme le bégaie Valls, « réformer la France en la modernisant ». Bien sûr que non. Ou alors expliquez-nous par quel miracle un gouvernement de droite en Belgique et un supposé de gauche en France, promulguent en même temps des règles identiques qui étranglent au mieux les travailleurs ? C’est tout simple, la consigne unique et mortifère vient de la Commission européenne, un machin livré à tous les lobbies. A Bruxelles, 40 000 personnes sont employées par ces officines « d’influence » qui soumettent au Parlement européen la version des lois qui convient le mieux à Wall Sreet. Ainsi soulagés d’une assommante besogne, avant de foncer à la buvette, les députés européens n’ont plus qu’à dire oui à ces lobbies qui s’activent à notre bonheur. Pendant ce temps, alors qu’ils devraient faire du tapage, peu de ceux dont le métier est de penser et de dire viennent nous mettre sous le nez l’extrait de naissance d’une Europe naguère fécondée par les Etats-Unis.

Pourtant, alors que les bataillons intellectuels sont aux arrêts de rigueur, Annie Lacroix-Riz, inoxydable sentinelle du temps, s’en vient par un livre, Les élites françaises entre 1940 et 1944, jeter boules puantes et verre pilé dans le lit de l’Europe. Cette chercheuse pour laquelle les archives ne sont pas des continents oubliés, nous rappelle, en plein blocages et fumées de lacrymos, l’origine de notre mal, pourquoi nous toussons. Ce catarrhe vient de ce que les « élites » du capitalisme français (banquiers ou élus) et nombre de leurs compères d’états voisins, ont la nécessité d’appuyer leur politique sur un pays qui joue pour eux le rôle de modèle. A partir de 1934 ce fut l’Allemagne nazie, projection d’un mode d’exploitation idéal. Plus tard, Hitler ayant hélas échoué dans la construction de sa nouvelle Europe, les trusts et les banques ont tourné leur veste pour courir au plus vite derrière le nouvel ami étasunien. Ouf. Depuis, le fleuve continue de couler tranquille, Juncker et autres perroquets de Goldman Sachs peuvent lancer leur fatwa de l’ultra libéralisme sur les travailleurs : « il n’y a pas d’alternative ». Voilà pourquoi une Loi Travail nous est tombée dessus, réclamée par ces fonds de pension étatsuniens qui sont à la justice sociale ce que Dracula est à la transfusion sanguine.

Lacroix-Riz, qui laboure le champ de ses connaissances avec une totale obstination, nous a déjà régalés d’un petit livre, Aux origines du carcan européen chez Delga. Belle Europe que cette construction confiée à deux « pères », Robert Schuman (ministre de Pétain) et Jean Monnet (agent de Washington). Cette fois l’historienne nous décrit les douloureux balancements, pour les maîtres de l’économie, entre le prodigieux Adolf Hitler et les plis de la bannière étoilée à mesure que, Staline broyant SS et Wehrmacht dans l’hiver soviétique, les « boys » pouvaient avancer vers La Manche. On plaint presque ces pauvres industriels et banquiers et leurs poulains politique d’avoir à affronter tant d’incertitude, faisant pivoter, comme les spectateurs du tennis, leurs têtes entre Washington et Berlin.

Dans L’Etrange défaite Marc Bloch qui analyse à chaud la déroute française de 40, classe les responsables de cette tragédie en cinq catégories : armée, politiques, presse, affaires et hommes de main. Annie Lacroix-Riz, spécialiste de la Cagoule, ne revient pas sur ces « hommes de main » qu’elle connait trop et qui ne sont que des exécutants (c’est le cas de le dire). Mais elle ajoute le clergé catholique accusé d’avoir été un truchement, un liant entre Vichy ou l’occupant et de trop nombreux français. D’emblée elle piétine le postulat de ces historiens bien-pensants qui écrivent que la collaboration a été essentiellement une affaire de petites gens dévoyés. Pas du tout, au-dessus de la pyramide brune, Lacroix-Riz distingue sans contestation les « élites » et autres puissants, les donneurs d’ordres.

Egale à elle-même, à ce qu’est son livre « culte » Le Choix de la défaite, la chercheuse avec son nouvel ouvrage en béton, nous démontre que plus qu’une affaire de miliciens en manteaux de cuir ou de diatribes de journalistes crapules, la collaboration fut massivement le choix des industriels et banquiers qui préféraient Hitler au Front populaire. Le verdict de l’historienne est tranchant : toute collaboration est létale, ce qui emporte le mythe des « résistants » de Vichy dont Mitterrand est la tête de gondole. Collaborer, même de façon « éloignée », c’est plonger les mains dans le sang nous montre Lacroix-Riz.

« Les élites françaises de 1940 à 1944 » porte un sous-titre qui dit tout « De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine » et, dans cette mutation qui porte d’un amour l’autre, certaines « élites » seront plus perspicaces que d’autres. Ce n’est pas par haine du nazisme ou par désespoir de vivre dans un pays occupé que certains dirigeants ont très vite pris le parti des Etats-Unis. Ni patriotes ni démocrates, ces pragmatiques se sont appuyés sur le rapport du général Doyen en date du 16 juillet 1941, un officier qui a participé à la Commission d’armistice, ou sur de semblables analyses. Pour Doyen, étant donné son degré de culture, sa puissance économique, sa population importante, son obligation de défendre la Grande Bretagne, les Etats-Unis étaient à long terme certains de gagner la guerre. Jouant cette carte, ces « élites » qui collaboraient avec l’Allemagne depuis le Plan Dawes en 1924, et encore mieux à partir de 1933, ont donc sauvé leur réputation à défaut de leur honneur. Et les américains peu regardants n’ont pas hésité à discuter et échanger avec Vichy : il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier et garder une matraque fasciste capable, le moment venu, de lutter contre le communisme. D’autres « élites » moins avisées, ont poursuivi un peu plus leur chemin commun avec les nazis. Pas très grave puisqu’après 1944 les tribunaux d’épuration ont eu pour mot d’ordre de ne pas casser l’outil industriel restant debout, ni le reste d’une économie asthénique. Quelques malchanceux, comme Renault qui ne l’avait pas volé, ont payé pour le compte de tous, histoire de faire symbole.

Il est passionnant de suivre, au travers de ses envoyés spéciaux, de ses « pions », l’action des amis de l’Amérique choisis par Washington dans l’entourage de Pétain. Alger va devenir un roman de Le Carré où les intrigues pour imposer les hommes de demain sont parfois mortelles.

Au-dessus de tout cela il y a un homme détesté des yankees et peu aimé par Churchill, il s’appelle De Gaulle. Il va surfer, jouer sa carte avec pugnacité et l’aide de quelques héros.

En fin de compte Wall Sreet et nos « élites » ne pouvant se mettre en travers, vont laisser le grand général gouverner la France. Mais l’idée de construire cette Europe américaine, un marché aux ordres, demeure. Petit à petit, lui-même entouré de quelques « Atlantistes », De Gaulle va lâcher sa position de « non aligné ». Il ne reste plus qu’à être patient, Bruxelles va être le relais qui commande aux anciennes nations. Par exemple de promulguer des lois « modernes » comme cette monstruosité française sur le droit du travail.

Jacques-Marie BOURGET

PS. Sur Internet un entretien donné par Annie Lacroix-Riz est un élément très convainquant, il permet de saisir parfaitement les recherches de l’historienne.

URL de cet article 30422
http://www.legrandsoir.info/l-europe-facon-wall-sreet-exige-la-loi-travail-corrosif-rappel-d-une-historienne.html

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 15:42

La polémique binaire des Présidents sur les Conseils généraux n’est qu’un trompe l’œil

1 Juin 2016

Depuis la dernière session de l’Assemblée de Corse, il est fait grand cas d’une petite phrase du président de l’Assemblée de Corse prononcée dans son discours d’ouverture. Reprise en Une de Corse Matin, elle a soulevé une vague d’indignation au cœur des Conseils départementaux. Leurs présidents puis des élus départementaux eux-mêmes ont riposté.

Leur forte mobilisation était surement attendue après, il est vrai, une provocation verbale mettant en cause ces institutions honnies depuis toujours par les nationalistes. La phrase en question « les Conseils généraux sont des nids du clientélisme » n’a pas plu et les élus départementaux y sont allés de justification en justification pour faire entendre au président de l’Assemblée de Corse qu’ils n’étaient pas « de mauvais élus ».

Ce dernier n’en a eu cure et leur a répondu qu’il maintenait ses propos.

Les uns et les autres destinataires des fameuses ordonnances en vue de créer une Collectivité unique dans laquelle -après fusion des trois institutions qu’ils président- ils devraient se retrouver, se déchirent donc sous le regard médusé ou amusé des Corses qui n’en pensent pas moins.

Quand on prend les indicateurs sociaux, chômage, précarité, pauvreté, inégalité, cherté de la vie… on ne peut que partager la perplexité ambiante s’agissant d’une réforme de plus dont la principale caractéristique n’est pas d’être institutionnelle, voire administrative, mais bien libérale.

Une fois encore l’essentiel passe à la trappe. Le très large vote qui a prévalu -les élus communistes et citoyen du Front de gauche ont été les seuls à voter contre- comme un enterrement du référendum est presque occulté par ces gamineries de cour d’école où le paraître compte plus que le réel.

Le contenu de la réforme embarquée sur le véhicule législatif de la loi NOTRe, respectueuse des injonctions de la non moins libérale Commission européenne, ne peut pas faire l’objet d’une telle consultation nous dit même le Maire de Bastia parce que les Corses pourraient dire NON.

La confusion est totale et ceux la mêmes qui réclamaient ce « moyen de transport » peu conforme au regard du Statut particulier de la Corse mais prétendument plus rapide pour obtenir la prospérité, en sont à revenir à la nécessité d’une loi décriée en raison du temps qu’elle aurait fait perdre sur ce chemin d’un soit disant meilleur avenir pour la Corse.

Tous adeptes de la simplification administrative, peu contestataires de la politique d’austérité gouvernementale et européenne, ils en sont à s’interroger sur un possible statut quo permettant aux uns et aux autres de maintenir leurs positions.

La CTC pour les uns, les Conseils départementaux pour les autres, cela jusqu’à la fin de la mandature qui verra passer une élection présidentielle et bien sur des législatives à l’assaut desquelles ils pourront monter à partir de leurs bases arrières garantissant la crédibilité des promesses électorales.

Ce cheminement n’est après tout que le prolongement de l’accord politique, unique en son genre et scellé au moment du vote du budget de la CTC, chef de file en Corse sur de nombreuses politiques sectorielles. Les paraphes des deux présidents de l’Exécutif et de l’Assemblée de Corse précédaient ceux de tous les présidents de groupes de l’Assemblée de Corse : nationaliste, droite, FN et gauche sociale démocrate. Seul celui du président du groupe communiste et citoyen du Front de gauche n’y figure pas.

La polémique binaire des Présidents sur les Conseils généraux n’est qu’un trompe l’œil.

Michel STEFANI

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