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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 16:00

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:25
Patrimoine d'Emmanuel Macron : les zones d'ombre

Patrimoine d'Emmanuel Macron : les zones d'ombre de sa déclaration

La maison de la femme de Macron au Touquet ©Edouard Bride/photoPQR/Voix du Nord

Immobilier, épargne, retraite… Découvrez le patrimoine du candidat d'En Marche ! décortiqué par Capital après publication de sa déclaration de patrimoine. Son Livret de développement durable dépasse étonnamment le plafond légal.

Nous avons décortiqué les déclarations des candidats à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) publiées le 22 mars 2017.

Si Emmanuel Macron paie l’ISF, il le doit à sa femme, propriétaire d’une maison au Touquet. Car l’ex-ministre de l’Économie, qui a cédé son appartement parisien en 2016 pour redevenir locataire dans le VIIème arrondissement parisien, préfère plutôt les actions à la pierre. Même s’il n’a pas de PEA-PME, placement pourtant lancé quand il était à l’Élysée.

Autre surprise : le créateur du mandat de changement de banque ne met pas la pression sur la sienne, le Crédit mutuel. Selon nos calculs, l’emprunt de 350.000 euros sur quinze ans, souscrit en 2011 pour financer des travaux au Touquet, lui a été facturé près de 2,3%. En le rachetant aux taux actuels, il économiserait 8.000 euros. Il faut dire que le dossier de l’ex-banquier, qui a gagné 1,5 million d’euros net de 2008 à 2012, n’est plus aussi séduisant : il ne peut plus compter que sur les revenus de sa femme, environ 6.700 euros par mois (pension de retraite et loyers).

>>> Crédit immo : Trouvez le crédit immobilier le moins cher grâce à notre comparateur

Le patrimoine d'Emmanuel Macron : 


(cliquez pour agrandir)

PAS D’IMMOBILIER
La maison du Touquet appartenant en propre à sa femme, elle n’apparaît pas dans le patrimoine du candidat. Mais elle lui a valu d’être redressé à l’ISF, au titre de 2013 et de 2014, cet impôt étant dû par les couples vivant sous le même toit.

UN LDD (TROP) BIEN REMPLI
S’agit-il d’une erreur ? Comme dans sa déclaration de fin décembre 2016, Emmanuel Macron continue d'affirmer dans les documents publiés le 22 mars 2017 qu'il détient un Livret de développement durable de 40 316 euros alors que ce livret est plafonné à 12.000 euros depuis 2012 (contre 6.000 euros avant). Certes, un particulier a le droit de dépasser ce montant grâce aux intérêts produits par le placement. Mais nous avons fait et refait les calculs  : même en le garnissant à ras bord et en capitalisant les intérêts depuis le lancement de l’ex-Codevi, en 1983 - il avait alors six ans - le candidat d'En Marche ! ne peut pas avoir aujourd'hui autant d'argent sur ce compte. Avec 36.285 euros au compteur, celui de son épouse Brigitte est tout aussi étonnant.

UN FONDS POUR LE MOINS ÉLITISTE
Ce très bon plan est réservé aux 750 salariés seniors de Rothschild & Cie, où le candidat a travaillé de 2008 à mai 2012. Dédié aux PME et peu liquide, ce fonds rapporte environ 5 à 10% par an. De quoi doubler la mise en dix ans. 

Sylvain Deshayes

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 14:19
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 09:17

Pour ceux qui pensent qua dans le Macron tout est bon !

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Guillaume Gruselle à Catherine Lancelle
17 h ·

dernier soutien en date de macron #MEGALOL

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 17:19

premier candidat sans parti de l'histoire de la Ve république, prétend savoir « ce que c'est que boucler une fin de mois difficile ».

C’est une étiquette qui commence à le gratter. Emmanuel Macron n’est pas toujours apparu très à son avantage lors du grand débat présidentiel sur TF1 lundi soir. Outre sa difficulté à se positionner clairement sur un ensemble de thématiques, ce qui lui a été particulièrement reproché par Marine Le Pen, le candidat d’En Marche ! s’est également vu reprocher à plusieurs reprises son manque d’expérience en politique et son passé de banquier chez Rothschild, qui le couperait des réalités sociales aux yeux de ses détracteurs. Et comme le ramener systématiquement à sa condition d’antan a une fâcheuse tendance à l’agacer en ce moment, lui qui compte bien incarner un renouveau et a même eu l’audace de se présenter comme un concurrent « anti-système » (lui, le pur produit des institutions issu de l’ENA), le soldat Macron a tenté de réagir. Pour ce faire, il a participé hier à un Facebook live organisé par le média Explicite et le site Yahoo.

>> Relire :ISF Emmanuel Macron rattrapé par le Fisc

Un exercice assez novateur, qui collait plutôt bien à ses ambitions de moderniser la communication politicienne. Mais au lieu d’en tirer bénéfice, l’ancien ministre de l’Economie a réalisé tout le contraire. La faute à une petite remarque qu’il pensait bien sentie, mais l’a finalement totalement desservi. Interrogé sur son expérience de la précarité, il a ainsi lâché : « J’ai vécu, quand j’étais adolescent, avec environ 1 000 euros par mois, oui. Quand j’ai quitté ma famille pour venir à Paris, j’ai vécu en donnant des cours particuliers pendant deux ans. Je sais ce que c’est de boucler une fin de mois difficile ». Dans l’idée, le candidat à la présidentielle espérait se rapprocher de l’électorat précaire en signifiant qu’il comprenait leurs difficultés, les ayant a priori lui-même vécues. Mais il a été aussitôt contré par les internautes, qui ont en fait été scandalisés de constater qu’une fois de plus, Macron était bien loin de comprendre les contraintes de la vie « normale ».

>> Relire :Macron Trois boulettes qui pourraient coûter cher

Beaucoup l’ont notamment interpellé sur le réseau social Twitter, en lui rappelant que très peu d’étudiants pouvaient se targuer de toucher 1 000 euros par mois. Dans cette vague d’indignation, un premier Twittos ironise : « Un étudiant actuel à 1000euros/mois c’est le roi du pétrole ». Dans son sillage, d’autres confirment : « 1000 euros par mois, si c’était 6500 francs de l’époque, ça va t’as pas trop souffert ». Encore plus sarcastique, une jeune femme s’amuse au jeu des comparaisons avec l’ancien pensionnaire de Bercy : « Adolescente, je n’avais qu’une berline avec chauffeur pour me rendre en cours. J’ai connu la misère comme Emmanuel Macron ». Un dernier, plus pragmatique, rappelle que le montant des aides sociales en France est inférieur aux 1 000 euros que touchaient le candidat étant adolescent : « En 2017 en France, une famille de 4 personnes au RSA c’est 936,31 euros/mois ». Avant de rectifier, plus cassant que jamais : « Désolé j’ai fait une erreur, c’est 964,91 euros/mois ». Décidément, il n’est pas facile de vouloir se débarrasser d’une image très tenace.

 
 
 
 
 
 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 16:02

Les choix inavouables cachés à la Ministre

La visite à Bastia de la Ministre du logement, Emmanuelle Cosse, a donné l'occasion à la municipalité de s’auréoler du bilan de la précédente majorité de gauche en matière de logement social et de rénovation du Centre Ancien tout en masquant ses orientations libérales et discriminatoires dans le domaine de l'habitat.

 

S'agissant du programme de requalification des quartiers anciens dégradés, celui-ci a été lancé en 2012. Même modifié, l'essentiel de ce programme a été validé, comme le prouve le lancement prochain des travaux du parking et de l'immeuble HLM au boulevard Gaudin. Quant aux 29% de logements sociaux, construits avant l'arrivée de cette municipalité, ils valent à Bastia d'être citée comme “le bon élève de la classe en Corse” par la Conseillère exécutive nationaliste présidente de l’Agence de l’urbanisme.

La fierté affichée par le Maire laisserait entrevoir un début de réponse aux 1400 demandeurs d’un logement social à Bastia. Hélas, non ! Pour lui ce chiffre de 29% est un plafond de verre à ne pas franchir même si un bastiais sur deux vit avec moins de 1300 euros par mois, et un sur quatre survit sous le seuil de pauvreté avec moins de 1000 euros.

Au nom d'une conception statistique et glacée de la mixité sociale, les difficultés de tous ceux qui peinent à se loger dignement avec un loyer modéré sont balayées. Ceux qui attendent une HLM, se voit offrir la possibilité de quitter leur ville pour se loger dans les communes voisines de Bastia…où il n'y en a pas ou trop peu pour leurs propres administrés!

Bastia accueille 40% des logements sociaux de la Corse, 75% du département et 96% de la Communauté d'agglomération. Le Maire l’a rappelé. Il l'avait déjà fait dans une interview d'août 2016. C'était alors pour s'en plaindre et surtout accuser les précédentes majorités de gauche d'avoir sacrifié le développement économique au bénéfice des besoins sociaux.

“Les choix politiques à Bastia ont été désastreux! [Disait-il] Certains s'enorgueillissent que la commune compte 30% de logements sociaux… Ces choix que nous n'avons pas faits, nous les assumons. Mais ce n'est pas de cette façon qu'on construit une ville”. Comme le prouve la construction du parking Gaudin doit on en déduire une nouvelle fois, de surcroit devant la ministre, que le double langage est désormais pratique courante!

Derrière l'alibi de l'équilibre social de l'habitat se cache un calcul financier moins avouable. Pour le Maire, le nombre important de logements sociaux “pose un problème pour les taxes d'habitation et foncière” qui procurent moins de recettes fiscales que les logements de catégories supérieures. “Nous devons attirer des gens avec un pouvoir d'achat plus important” avait-il déjà déclaré. De fait, la mairie favorise la construction de nouveaux logements en fonction de leur plus-value fiscale et non pas à partir des besoins réels de la population. C'est clairement une politique libérale “d’optimisation financière”, à l'image du projet de stationnement tout payant en centre ville.

S'ajoutent à cette orientation, des propos particulièrement inquiétants. Récemment, un conseiller départemental de droite, membre du conseil d'administration de l'Office de l'Habitat de la Haute-Corse, par ailleurs adjoint au maire de Bastia, s'est fait le porte-voix complaisant de prétendus propos que tiendraient des locataires déclarant: “C'è tropp’ Arabi”! “Il y a trop d'Arabes”! Il faut prendre le problème à bras le corps, je l'ai dit à la mairie". Faut-il comprendre que le critère ethnique prendrait le pas sur le droit universel ?

Ces propos inquiètent d'autant plus que la ville de Bastia est désormais un service enregistreur des demandes de logements locatifs sociaux lui donnant accès aux données nominatives relatives aux demandes de logement du département. La municipalité va-t-elle ainsi s’affranchir du respect des droits des demandeurs et des règles républicaines? Cela ne serait être la traduction du slogan de campagne “U Campà inseme”, le “Vivre ensemble” empreint de générosité !

De tout cela, la ministre EELV, soutien de Benoît Hamon, n'aura rien su. Flanquée de la première adjointe socialiste, elle a pu constater des résultats sociaux remarquables, fruits des précédentes mandatures, revendiqués sans scrupule par cette municipalité. Elle pourrait croire que la présence contre nature dans la municipalité de quelques socialistes aux côtés de la droite et des nationalistes est une garantie pour poursuivre dans cette voie. La triste réalité prouve plutôt le contraire. Les valeurs de gauche, de l'écologie politique et les valeurs républicaines ne sont vraiment pas compatibles avec les choix libéraux et identitaires. A Bastia comme dans tout le pays.

Toussainte Devoti Francis Riolacci

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 15:45
  REMUE-MENINGES:DEBAT .....RAPPEL:
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 15:29
REMUE -MENINGES:tous nos ancêtres sont Noirs . Yves Coppens
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 08:11

Terre Corse

Développer l'emploi productif et les services publics pour plus de croissance et faire reculer vraiment le  chômage.(Manifestation de ce jour A Bastia).

Plusieurs dizaines de militants de l'Hôpital, des Douanes, de la CTC de La Poste de la mairie de Bastia de la Préfecture, des retraités  se sont rassemblés devant les locaux du Centre des Impôts de Bastia.De nombreux bureaux de Poste du département ainsi que des cantines scolaires étaient fermées au public. Des mouvements de grève et des débrayages ont eu lieu dans de nombreux services. Concernant les services des impôts alors  que les suppressions d'emplois continuent,l'accueil du public se réduit mettant à mal la qualité des missions et les conditions de travail des agents. Alors que le ministre Baylet est annoncé en Corse  jeudi pour inaugurer une nouvelle maison des services au public à Cervione (qui se traduit le plus souvent par la seule mise à disposition d'un ordinateur dans un Bureau de poste) les menaces sur la fermeture prochaine de la Trésorerie de cette même commune se précisent.

Le discours de Jean-Pierre Battestini (UD CGT 2B)

Nous sommes réunis ce jour à Bastia mais aussi dans tout le pays pour porter nos revendications pour l'emploi et la défense des services publics. Nous sommes à un mois de l'élection Présidentielle. Les programmes des candidats pour certains font froid dans le dos. Pour la CGT même si nous n'appelons pas à voter pour un candidat il n'est pas question de rester silencieux pendant cette période ni après l'élection. Le syndicalisme c'est agir au quotidien quelle que soit la période et quelle que soit la couleur politique des majorités aux responsabilités ; que ce soit au plan national ou ici chez nous en Corse.

Il ne se passe pas un jour dans le pays sans qu'une usine ferme  ou que des plans sociaux avec casse de l'emploi et du savoir faire ne soient annoncés. La France qui détenait un fort potentiel industriel a perdu 2 millions d'emplois dans ce secteur en 30 ans. Le 1er ministre B Caseneuve s'est rendu à Amiens la semaine dernière non pas pour s'opposer à la délocalisation de l'usine Wirpool de fabrication de machines à laver en Pologne mais pour au contraire en prendre acte impuissant voir complice de cette décision. Au-delà des 300 ouvriers au chômage et des conséquences dramatiques pour leur famille c'est toute une ville qui va souffrir de cette décision dictée uniquement pour accroître les profits boursiers de ces patrons .

Ce désastre social et économique aura un impact immédiat aussi sur les ressources des collectivités locales et les services publics. Hausse des impôts locaux pour faire face à la perte de contribution de l'entreprise, augmentations des  tarifs publics de certaines prestations, fermeture d'une école, hausse du chômage et ainsi de suite.

Voilà le scénario qui nous est imposé depuis trop longtemps et auquel il faut mettre un terme et c'est possible à condition de prendre les bonnes décisions. Et ce n'est sûrement pas en appliquant le programme de F Fillon le Tatcher de la Sarthe que les conditions de vie des gens vont s'améliorer et le chômage reculer.Celui qui prétend que la fin des 35H n'est pas un effort considérable qu’il n'a aucun regret à vouloir supprimer 500 000 postes dans la fonction publique, d'augmenter la TVA tout en supprimant l'impôt sur la fortune, de confier la protection sociale aux assurances privées ; autant de mesures qui ne le toucheront pas lui qui se fait offrir pour 50 000 euros de costumes ou qui paie avec nos impôts des salaires pour des emplois fictifs de 4000 à 8000 euros à ses enfants et son épouse. Bien sur il n'est pas le seul à vouloir dans son programme continuer à s'attaquer aux droits sociaux acquis de Haute lutte. M Macron déjà à l'origine de la loi travail qui permet de ne plus majorer les heures supplémentaires, s'attaque à notre système de retraite soit disant pour le simplifier mais surtout pour faire baisser le montant des pensions déjà pourtant très affaibli par les réformes passées.

Avec tout ça comment s'étonner que les citoyens soient écœurés, désabusés et révoltés et qu’ils puissent pour certains se laisser séduire par un parti d’extrême droite le FN pourtant dangereux pour nos libertés et nos droits. Même si le discours a changé, le fond est toujours le même. Son positionnement en faveur des salariés n'est qu'un e posture. Que ce soit pour vouloir remettre la retraite à 60 ans ou l'augmentation du pouvoir d'achat, aucun chiffrage concret n'est avancé et pour cause ce parti est foncièrement pro patronal..

Pour la CGT il faut continuer de porter nos revendications de partage des richesses, de contrôle des aides publiques, de réduction de la durée du travail à 32H, et de renforcement des droits pour les salariés.

En Corse le renforcement des services publics est une nécessité. A la Poste, à Pôle emploi, à la CAF et à la Sécu, dans les Préfectures, mais aussi les collectivités locales, les personnels croulent sous le travail et les usagers n'ont plus le service qu’ils sont en droit d'attendre. Et c'est toute la société qui en paie le prix fort. Aux Douanes les conséquences sont dramatiques. Fraude à la TVA, lutte contre le trafic de Drogue, protection des consommateurs et des espaces maritimes autant de missions essentielles pour les Corses qui sont très mal assurées aujourd’hui  par les Douanes faute d'effectifs suffisants.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 08:02
REMUE -MENINGES:Le Français pour tous ?

Le Français pour tous ?

Semaine mondiale de la langue française et de la francophonie

Un enjeu de classe proprement stratégique :

la résistance populaire au tout-anglais.

Nous relayons ici, par solidarité active, cet appel du secrétariat national du Pôle de Renaissance Communiste en France, à résister à la promotion massive du Business globish français qui nous semble largement dépasser le cadre des "militants franchement communistes" et intéresser tous ceux qui se préoccupent de ces enjeux.

« A chaque fois qu’affleure, d’une manière ou d’une autre, la question de la langue, cela signifie qu’une série d’autres problèmes est en train de s’imposer : la formation et l’élargissement de la classe dirigeante, la nécessité d’établir des rapports plus intimes entre les groupes dirigeants et la masse national-populaire, c’est-à-dire de réorganiser l’hégémonie culturelle ». Antonio Gramsci, fondateur du PC italien, linguiste, résistant antifasciste.

« Il ne restait de ce pays que son langage. Un beau langage qui servait à tout. Vous savez, comme on a chez soi une chose précieuse qui est là depuis si longtemps qu’on en use à n’importe quoi, à empêcher la fenêtre de se fermer, et le petit la prend comme une règle pour dessiner, et c’est un presse-papier si commode ! Qui donc se souciait que ce fût un pays, ce pays, et il est indiscutable que c’est un grand progrès que de perdre le sens de la jalousie, cette haine du voisin, cet orgueil de son toit, un grand progrès sur les ténèbres, un grand progrès sur le néant ». Louis Aragonauteur de La Diane française, animateur des Lettres françaises clandestines

Alors que l’entreprise d’arrachage du français et des autres langues nationales au profit du Business Globish franchit un seuil alarmant en France et en Europe, force est de reconnaître que, jusqu’ici, la résistance des forces progressistes à cette inavouable politique oligarchique reste faible, dispersée, voire inexistante.

Si l’on excepte le PRCF, qui en fait un axe structurant pour sa proposition stratégique de Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique, mais aussi l’association internationaliste CO.U.R.R.I.E.L. qui produit un travail d’analyse et de mobilisation d’avant-garde, et quelques groupes, syndicats, personnalités et organisations progressistes très honorables qui tardent hélas à unir leurs effortsle mouvement ouvrier et populaire n’a pas encore saisi que cette stratégie linguistique de substitution du tout-anglais au français en France (ainsi qu’à l’allemand en Allemagne, à l’italien en Italie, à l’espagnol en Espagne, etc.) constitue un enjeu stratégique, voire historique, pour l’oligarchie euro-atlantique, pour le MEDEF, l’UE/OTAN et le Parti Maastrichtien Unique composé des LR, des Euro-Ecologistes, du « Young Leader » Macron et du parti « socialiste ». Pourtant, l’attentat linguistique est systématique, visant tous les secteurs « de prestige » de la société :

·       Publicité, enseignes commerciales, « produits » mis sur le marché par des entreprises publiques (Pulse, chez EDF, Family TGVTGV Night, à la SNCF, Learning Centers dans l’Education nationale…)

·       Journaux (Society, We demain, So Foot…) et médias audiovisuels, où les émissions titrées en anglais (The Voice, The Kids Voice, The Wall, BFM News, etc.) pullulent dans l’indifférence coupable du CSA, notamment sur TF 1 et BFM TV…

·       Chanson, où les quotas radiophoniques de chanson francophones ont été abaissés par les députés à la demande du CSA et où la « France » continue de chanter en anglais, ou pire encore en franglais, aux Concours annuels de l’Eurovision

·       Science, où certaines revues subventionnées par l’argent public ne se donnent même plus la peine de publier en français alors que le droit de comprendre est une prérogative inaliénable du contribuable-citoyen qui finance lesdites revues,

·       Ecole et Université où les gouvernants successifs poussent à enseigner en anglais les disciplines les plus diverses et à pratiquer dès la maternelle le « bain linguistique » en anglais alors que la langue maternelle française n’est pas encore acquise et structurée ; si bien que le seul résultat probable de ce pré-formatage souvent aussi peu respectueux de l’anglais que du français véritables sera seulement de déstabiliser le français des jeunes francophones sans leur permettre pour autant d’accéder plus tard, par la connaissance approfondie de leur langue et par l’apprentissage méthodique d’autres langues, au véritable plurilinguisme

·       Entreprise où nombre de cadres supérieurs sont recrutés en tant que « English Mother Tongue » (anglais langue maternelle, ce qui institue une préférence nationale à l’envers lors de l’embauche) et où des firmes comme Airbus, PSA, Renault, basculent toute leur communication interne à l’anglais avec la complicité manifeste du gouvernement représenté dans les conseils d’administration.

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