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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 17:14
Continuité territoriale : L’Exécutif préfère s’acoquiner au consortium des patrons fraudeurs
10 Mars 2016
Le président de l’OTC lance un appel à la raison mais ses propos n’ont en fait rien de raisonnable. A l’entendre l’opposition n’énonce que des contres vérités quand lui s’en tiendrait à la stricte vérité. Nous allons, pour ce qui est des élus communistes, faire la démonstration du contraire.
Dans un PV de la conférence des présidents de groupes convoquée par le président de l’Assemblée de Corse le 25 février Mr Acquaviva a expliqué : « dès le 5 mars, la MCM pourrait rencontrer des difficultés pour payer les salaires, alors qu’en janvier, un dépôt de bilan avait pu être évité grâce au déblocage de 5 M€ par sa banque, versement facilité par le rapprochement des acteurs auxquels était parvenue la nouvelle majorité territoriale ».
Selon les attendus du jugement du Tribunal de commerce (TC) de Marseille du 25 février, MCM présente une trésorerie d'environ 3 millions d'euros après paiement des salaires au mois de février et prévoit un exercice également excédentaire en mars après avoir honoré 225 000 euros de cotisations sociales.
Pour ce qui est de la Caisse d’épargne, elle a sans doute considéré que le non respect de ses engagements présenterait moins de risque au moment ou se mettait en place un processus de faillite organisée de la MCM. Un prêt classique était prévu dans le cadre du plan de cession. Il a été semble-t-il modifié en prêt relais garanti par les versements mensuels de la compensation financière due au titre de la délégation de service public (DSP).
Que Mr Acquaviva ait facilité le rapprochement entre le consortium de Mr Padrona et Mr Rocca nous n’en doutons pas mais il eut été plus conforme aux décisions de la juridiction commerciale que de ne pas autoriser l’ouverture illégale de la ligne Corsica linea sous pavillon bis international et de cette façon d’empêcher la concurrence déloyale opérée pour détruire le projet industriel validé le 20 novembre 2015 par le TC de Marseille.
Mr Acquaviva fait également valoir que nous ne sommes pas soucieux des intérêts de la CTC et que l’absence de délibération aurait empêché de faire valoir ses droits sur la surcharge combustible. Or il sait que nous avons voté ce jour là la délibération 16/038 sous ce libellé « donne mandat au président du Conseil exécutif pour signer l’avenant n°2 à la convention de DSP maritime entre les ports corses et celui de Marseille (comptes d’exploitation et réajustement des coûts de combustible) ».
Dans Corse Matin du 9 mars Mr Acquaviva explique que « l’enjeu premier » est la fusion entre CM Holding (Patrona) et MCM (Rocca). Dans ce cadre Mr Rocca est devenu dans un premier temps le 15ème actionnaire CM Holding avec l’objectif de lui céder 100% des parts de MCM. Néanmoins la décision du TC de Marseille le 20 novembre 2015 stipule que dans les deux années suivant la cession toute modification du capital de MCM ne peut excéder 49 %.
Le procureur de la République à juste raison a indiqué de surcroit que « la crédibilité » du TC serait mise en cause par le « retour d’un candidat repreneur évincé ». Pour surmonter la difficulté et changer de juridiction est même avancée l'idée d'un transfert du siège de MCM en Corse. Face à ces manœuvres nous avons du mal à croire Mr Acquaviva qui dit : « la seule solution c’est l’alternative proposée par la CTC (majorité régionale) … et de consolider l’horizon d’une compagnie régionale ».
MCM, compte aujourd'hui 903 des 1.500 salariés de l'ex-SNCM et porte le projet industriel de desserte de l’ensemble des ports de Corse en DSP avec la CMN et des liaisons sur l’Afrique du Nord. Partant de là, la volonté de « préserver les opérateurs » devrait se traduire par l’acceptation de ce schéma le plus favorable pour l’emploi à travers le maintien de toutes les activités de la MCM et le recours à la DSP sans se soumettre, sous couvert de discontinuité, aux exigences ultralibérales de Bruxelles.
Au lieu de faire ce choix, qui n’exclut pas la possibilité d’une implication de la CTC quand les choses seront stabilisées, l’Exécutif préfère s’acoquiner dans l’urgence au consortium des patrons fraudeurs auteurs d’un parjure et prélude à un processus de faillite organisée de la MCM. De cette façon le démantèlement de la SNCM se poursuivrait les uns visant les cargos mixtes pour la desserte de la Corse les autres les ferries pour se positionner sur l’Afrique du Nord. Les perdants seront les salariés, les usagers et le service public de continuité territoriale.

Michel Stefani

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 15:15
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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 14:46
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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 12:52
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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 18:27

Pour le retrait de la «Loi Travail-El Khomri» Bastia rassemblement devant la préfecture Mercredi 9 mars à 11h

Avec la loi dite « El Khomri », le gouvernement Valls/Hollande a encore frappé. Ce projet sur la négociation collective, le travail et l’emploi, contient des attaques sans précédent contre le droit du travail.

En Corse où le patronat est historiquement irrespectueux du droit du travail, il aurait des conséquences d’autant plus lourdes que les dirigeants insulaires du MEDEF vantent les mérites de la fin de l’emploi stable.

Les premières mobilisations, le million de signataires de la pétition contre cette loi scélérate, ont contraint le gouvernement à en repousser l'examen. Le PCF, appelle les députés de gauche au dépôt d'une motion de censure. Ensemble nous pouvons obtenir le retrait.

A travers ce projet le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes et les salariés. Déjà précaires pendant les études et leur insertion professionnelle, les jeunes devraient accepter la précarité à vie !

Le contenu de ce projet, directement inspiré par le MEDEF, est un recul pour le monde du travail. Les accords seraient négociés par entreprise. Ils primeraient sur les accords de branche et le Code du Travail. Ceux-ci permettront d'augmenter le temps de travail et de baisser les salaires en exerçant le chantage à l’emploi. Cela conduirait à :

Travailler plus pour gagner moins : le patronat pourra imposer des semaines de 46 heures et des heures supplémentaires moins rémunérées. Les apprentis de moins de 18 ans pourront être contraints de travailler jusqu’à 10 h par jour et 40 h par semaine.

Se faire licencier plus facilement : les licenciements seront facilités par l’assouplissement des règles et le plafonnement des indemnités prudhommales

Augmenter encore le chômage : l’augmentation du temps de travail aura mécaniquement un effet sur l’emploi. Il y aura moins d'offres d’emplois disponibles notamment pour les jeunes alors que 25% d’entre eux sont au chômage.

La succession de réformes libérales obligent les jeunes à enchaîner les contrats précaires, les stages et les services civiques rémunérés à la moitié du Smic. Ça suffit !

Ensemble exigeons le retrait de la « loi Travail » et des mesures pour la dignité des jeunes et des salariés :

Pour les apprentis et les stagiaires aucune rémunération sous le SMIC et mêmes droits que les autres salariés comprenant une protection sociale. Les années d’apprentissage doivent être prises en compte dans le calcul de la retraite et l’âge légal de l’apprentissage fixé à 16 ans. Tout apprentissage doit déboucher sur un emploi stable.

Pour offrir à tous les jeunes une éducation et une formation de qualité valorisant le rôle « d'ascenseur social ». Mettre en place, avec les moyens financiers adéquats, une protection sociale durant les études avec un revenu et inclure les années d’études dans le calcul de la retraite et de l'assurance chômage.

Pour en finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la diminution du temps de travail sans baisse de salaire pour réduire le chômage et la répartition pour une protection sociale suffisante à chacun, salariés et privés d’emploi.

Nous appelons à poursuivre le mouvement, à débattre et à s’organiser dans les lycées, les universités, et au delà dans les quartiers et les entreprises notamment lors des journées de mobilisation intersyndicale.

Comme pour le retrait du Contrat Première Embauche (CPE), nous pouvons, aux côté des salariés, faire reculer le gouvernement et le MEDEF et obtenir le retrait de la « loi Travail ».

Bastia rassemblement devant la préfecture

Mercredi 9 mars à 11 h

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 17:40

Pour les communistes, le projet doit primer sur la primaire

Sébastien Crépel

Lundi, 7 Mars, 2016

L'Humanité

Le Conseil national a adopté ce week-end le « Projet de base commune de discussion » soumis par la direction aux débats des communistes pour le 37e congrès du PCF qui aura lieu du 2 au 5 juin.

Photo : Patrick Nussbaum

Le Conseil national du Parti communiste français, réuni ce week-end, appelle aux mobilisations contre la loi travail, et soumet aux militants, en vue de son congrès prévu en juin, une proposition de rassemblement des électeurs de gauche pour 2017.

Le million de signatures recueilli depuis vendredi par la pétition « Loi travail, non merci » annonce-t-il une contre-offensive sociale aux projets du gouvernement apte à faire renaître l’espoir ? Les responsables communistes, réunis en Conseil national samedi et dimanche pour plancher sur le 37e Congrès du PCF, du 2 au 5 juin prochains, estiment pour leur part qu’« un mouvement profond est en train d’émerger », qui « prend force au moment où le débat est relancé à gauche ». Dans ce cadre, les communistes entendent « prendre toutes les initiatives » pour « contribuer à gagner le retrait du texte », expose une résolution adoptée hier. À commencer par un appel à « toutes les mobilisations à venir » que le PCF entend appuyer par une « campagne de propositions et d’actions “zéro chômage, pour une société de partage” ».

Les déclarations de Manuel Valls dans le Journal du dimanche n’ont pas infléchi leur position. « Nous ne voulons pas de ce texte-là », a réaffirmé, hier sur France Inter, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles. Contre « la loi de trop », la direction du PCF propose aux communistes de « contacter localement toutes les forces politiques de gauche, syndicales, associatives et citoyennes pour décider d’actions communes, a exposé samedi le rapporteur Igor Zamichiei, secrétaire de la fédération de Paris. Proposons-leur de tenir des meetings départementaux, des réunions d’informations et de mobilisation pour alerter nos concitoyens sur les dangers de cette loi, préparer et prolonger les journées d’action ».

Investir le processus des primaires

Reste – et ce n’est pas la moindre des tâches – à permettre la construction d’un débouché politique de progrès à la colère qui monte, en agissant pour que « convergent le débat relancé à gauche et les mouvements de luttes sociales et politiques qui émergent ». « L’espoir renaît pour que le peuple, les jeunes, retrouvent la confiance, la voie de l’action et de l’union, écrivent les dirigeants communistes. La société est prête à se questionner à nouveau. (…) Dans le même temps, nous le savons bien, la défiance dans la politique reste immense. » Comment dans ces conditions, « ne pas rater le coche », et « déverrouiller le scénario infernal » du « match à trois entre le président sortant, le candidat de droite et Marine Le Pen » à la présidentielle ? Pour la direction du PCF, le Front de gauche reste un « acquis » qu’il ne faut surtout « pas brader », mais cela exige de « dépasser » les difficultés qu’il connaît en donnant « un prolongement à l’ambition stratégique qui a présidé à la création du Front de gauche, celle d’un nouveau front populaire et citoyen, un nouveau front social et politique ». Une ambition aujourd’hui « en contradiction avec la façon dont Jean-Luc Mélenchon a présenté sa candidature à la présidentielle », lui qui « ne se réfère plus au Front de gauche et ne se fixe pas pour objectif d’unir les forces de gauche opposées à la politique gouvernementale », analyse Igor Zamichiei.

Pour le PCF, au contraire, il faut rassembler ces forces, et 2017 peut en être l’occasion, alors qu’« un affrontement à gauche est en cours, jusqu’au cœur du PS », et que la proposition de primaires à gauche montre que « de nombreuses forces sont disponibles pour un large rassemblement en 2017 pour imposer une alternative de gauche ». Pour autant, « des interrogations fortes » et des demandes de « clarification » demeurent chez les communistes, auxquelles s’est attelé à répondre le Conseil national, non sans débats en son sein. Concernant la présidentielle, la direction du PCF propose aux communistes d’« investir le processus de primaires de gauche », en commençant « par le projet avec l’élaboration d’une plateforme commune qui soit le socle d’entrée de la primaire pour les candidats comme pour les électeurs ». Quant aux législatives, l’idée est de bâtir un programme et des candidatures de rassemblement à partir d’« états généraux » dans chaque circonscription. Enfin, le PCF prendrait l’initiative d’une « consultation citoyenne » de 500 000 personnes d’ici à la fin de l’été. Ces propositions sont « une base de discussion, a indiqué le secrétaire national, Pierre Laurent, en conclusion des travaux. Nous allons les mettre en débat, et nous évaluerons l’évolution de cette discussion au fur et à mesure, pour construire jusqu’au congrès la stratégie des communistes. » Un premier point d’étape de cette discussion est d’ores et déjà prévu mi-avril.

37ème congrès du PCF, mode d'emploi. Après l’adoption ce week-end de la proposition de la direction, la possibilité de déposer des textes alternatifs pour le congrès du PCF est ouverte jusqu’au 6 avril. Le vote des adhérents pour le choix de la base commune se déroulera du 2 au 5 mai. Ensuite se tiendront les congrès de sections et de fédérations du 6 au 29 mai, et le congrès national du 2 au 5 juin.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 17:10

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Table des matières

PRIX : 5,00 €

Une parole juive contre le racisme

Collection "Arguments et mouvements"

Auteur: Union juive française pour la paix

Parution : mars 2016
Pages : 96 pages
Format : 160 x 240
ISBN : 978-2-84950-500-7

Y a-t-il besoin d’une parole juive sur le racisme ? N’est-ce pas un étrange projet que de vouloir lutter contre le racisme en commençant par prétendre avoir un point de vue spécifique sur cette maladie sociale ?

Car c’est du racisme dont nous voulons parler, pas seulement de sa variante antisémite. Nous voulons montrer ici comment le racisme n’est pas divisible. Toutes les attitudes et toutes les politiques de rejet, d’exclusion, de persécution, d’épuration ethnique sont à combattre.

Le souvenir des persécutions et du génocide juif nous incitent à une vigilance particulière, nous enjoint de ne jamais être du côté des bourreaux, quelle que soit leur religion supposée.

Nous avons certes dans le cœur cette blessure liée à l’antisémitisme et à Auschwitz, comme une écharde purulente. Mais nous vivons maintenant et nous devons constater que les principales victimes du racisme ne sont plus les Juifs.

Proposer une parole juive contre le racisme aujourd’hui, c’est prendre le parti de l’universel, contre tous les nationalismes ; de la fraternité, contre tous les replis sur soi ; de l’action solidaire en faveur des réfugiés, des Rroms, des peuples en lutte contre l’oppression.

Ce livre est une initiative de l’UJFP, l’Union juive française pour la paix, fondée en 1994 et membre de la Fédération des Juifs européens pour une paix juste (EJJP).

Il s’adresse à un public large d’élèves, de professeurs, d’éducateurs qui souhaitent faire le point sur le racisme et sur les moyens de le combattre ensemble. Sa publication a reçu le concours du Commissariat général à l’égalité des territoires.

Union juive française pour la paix, fondée en 1994 et membre de la Fédération des Juifs européens pour une paix juste (EJJP).

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 08:52
congres du parti:Quelques considérations « primaires »

Jean Ortiz

Lundi, 29 Février, 2016 - 21:20

Quelques considérations « primaires »

"Je n’accepte pas que nous nous fondions une nouvelle fois dans un magma ectoplasmique, sur une base minimaliste, loin du mouvement social et de la rue."

Opter pour des « primaires à gauche » revient à s’engager une nouvelle fois dans une stratégie au final « socialo dépendante » . Elle risque d’assimiler les communistes à cette « gauche » qui n’en est plus une depuis longtemps déjà . Si nous sommes peu lisibles, peu visibles, malgré la nécessité aujourd’hui comme hier d’un puissant parti communiste, de classe, c’est que nous avons en quelque sorte renoncé à être pleinement nous-mêmes, antisystème et propositionnels, à refuser radicalement le capitalisme, à rompre avec lui. Rompre, rupture, radicalité... Etre partisan de la révolution, même si le mot a été tant et tant dégradé, n’est-ce pas revendiquer et commencer à construire, par nos résistances, nos pratiques quotidiennes, des relations et des valeurs nouvelles, une société de partage, non cannibale, libérée du marché. Un socialisme d’aujourd’hui, citoyen, autogestionnaire, démocratique, écosocialiste, qui socialise les grands secteurs économiques et les leviers financiers, qui remette en cause le carcan européen, le productivisme sans limites, la monopolisation des richesses... Mais pour cela il convient d’abord de ne pas renoncer aux mots, « socialisme », « révolution », et au sens de la marche. Je ne sais plus qui a dit : Ne pas nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.

Nous vivons des temps inhumains de « contreréforme », des temps terribles pour les millions de « perdants », des temps dangereux de basculement conservateur, où la tentation est grande de diluer le discours révolutionnaire dans l’air fétide et régressif du moment, de s’adapter plus que de « révolutionner », pour tenter de gagner quelques voix... La politique cède le pas à une sorte de campagne électorale permanente dominée par le marketing politique, vide, avilisseur, par la com. manipulatrice, les coups politiques tordus ou pas, le tango des égos... Et le peuple dans toute cette ratatouille ? On se trompe si l’on croit que les sondages doivent être pris au pied de la lettre. La colère gronde dans ce pays et peut éclater sans nous, voire contre nous, assimilés au « tous pareils », à « la caste » comme disent les Espagnols.

Les « primaires », ces combats de coqs frelatés, ces rideaux de pseudo-démocratie et d’enfumage sur l’essentiel, cette singerie des « States », accentuent la personnalisation outrancière, la dépolitisation, les postures, les revirements, les petits et gros calculs, au détriment des contenus, des batailles d’idées, des compétences des militants, finalement contournés. Comme le référendum d’entreprise contourne les syndicats...

En tant que communiste, « refonder la gauche » n’est pas vraiment mon affaire. Refonder, consolider, renforcer, le PCF et le Front de gauche : OUI. OUI.

Réanime le parti socialiste qui voudra, qui pourra !! Il a infligé tant de souffrances et d’humiliations à notre peuple pour en payer le prix. Va-t-on une nouvelle fois contribuer à recrédibiliser un parti socialiste (sauce Valls ou sauce Cambadélis) plus libéral que les ultralibéraux ? A lui donner une nouvelle caution « de gauche » et à nous retrouver Gros-Jean comme devant, avec le titre de « meilleurs artisans de l’unité de la gauche »... et le « vote utile » pour le « nouveau PS » ? Se souvient-on du CERES, de la fable toujours bien vivante des « bons » et des « mauvais » socialistes, des « flingueurs » d’hier et d’aujourd’hui ? Où sont-ils passés, ceux d’hier ? Que sont-ils devenus ? La fable permet de ratisser large.

Comment peut-on décréter l’échec du Front de gauche (notre enfant) s’il n’a été qu’un cartel politique de circonstance et de sommet ? Si on ne lui a pas permis vraiment de prendre racine, d’ouvrir largement ses portes, de se structurer en bas? Nous, communistes, avons eu en quelque sorte peur de notre ombre . Je n’accepte pas que nous nous fondions une nouvelle fois dans un magma ectoplasmique, sur une base minimaliste, loin du mouvement social et de la rue.

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 16:03

Le Conseil national du PCF adopte le « Projet de base commune de discussion » du 37ème congrès

Réuni les 5 et 6 mars à Paris, le Conseil national du PCF a adopté une résolution appelant à amplifier sous toutes ses formes la mobilisation contre le projet de loi El Khomri et à participer aux journées d'action des 9 et 31 mars. Cette résolution lance également une campagne nationale d'actions et de propositions sur le thême « Zéro chômage, pour une sociéte de partage ». (Voir déclaration en pièce jointe).
Le Conseil national a adopté le « Projet de base commune de discussion » soumis par la direction nationale aux débat des communistes pour le 37eme congrès du PCF qui aura lieu du 2 au 5 juin.
Ce projet comporte trois textes.
Le premier intitulé « Le temps du commun » porte sur le projet du Parti communiste.
Le second, intitulé « 2017 : une autre voie pour la France » propose de « construire dans les conditions inédites crées par l'échec du quinquennat de François Hollande une nouvelle étape de rassemblement à gauche pour ouvrir un chemin d'espoir ». Il s'agit de « poursuivre la démarche du Front de gauche et d'écrire une nouvelle étape »
Le PCF lance « une grande consultation citoyenne pour construire un mandat populaire pour 2017 », avec l'objectif de rencontrer 500.000 personnes d'ici la fin de l'été. Le PCF propose de construire dès maintenant, à travers des « état généraux » dans chaque circonscription des candidatures aux élections législatives pour une majorité sur un contrat de législature démocratique et d'intégrité.
Il propose de s'incrire dans le processus de primaire à gauche sur la base de la construction avant l'été d'un socle commun d'entrée dans cette primaire. Pour le conseil nattional, « ce processus, pour réussir, passe par une démarche collective, populaire et citoyenne ». Il doit viser à « écarter l'impasse Hollande et Valls par l'émergence d'une autre voie à gauche ».
Enfin, le troisième texte vise à construire « les transformations utiles et concrètes pour un Parti communiste de nouvelle génération », ce texte doit déboucher sur l'adoption d'un relevé de décisions lors du Congrès.
Les 3 textes de la base commune ont été respectivement adopté par 90 %, 81 % et 88 %. Il seront rendus publics lors d'une conférence de presse qui précédera « les lundi de gauche » :
Lundi 6 mars à 18h au siège du conseil national
Espace Neimeyer, 2 place Colonel Fabien, Parie 19eme
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, présentera et commentera pour la presse les travaux du Conseil national.

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 09:44

Lénine, les juifs, les conspirationnistes et la lutte des classes

« L’antisémitisme signifie de répandre la haine contre les juifs. Quand la monarchie tsariste maudite vivait ses derniers jours, elle essaya de monter les ouvriers et paysans ignorants contre les juifs. La police tsariste, en alliance avec les propriétaires terriens et les capitalistes, organisa des pogroms contre les juifs. Les propriétaires terriens et les capitalistes essayèrent de dévoyer par défaut la haine des ouvriers et paysans torturés contre les juifs.

Dans d’autres pays aussi, on voit souvent les capitalistes fomenter la haine contre les juifs afin d’aveugler les ouvriers, de détourner leur attention du véritable ennemi du peuple travailleur, le capital. La haine contre les juifs subsiste uniquement dans ces pays où l’esclavage des propriétaires terriens et des capitalistes a créé une ignorance abyssale parmi les ouvriers et paysans.

Seuls les personnes les plus ignorantes et les plus opprimées peuvent croire les mensonges et les calomnies qui sont répandus contre les juifs. Cela est une survivance des anciens temps féodaux, où les prêtres brûlaient les hérétiques au bûcher, où les paysans vivaient dans le servage, et que où les gens étaient écrasés et amorphes. Cette vieille ignorance féodale est en train de s’éteindre ; les yeux du peuple sont en train de s’ouvrir.

Ce ne sont pas les juifs qui sont les ennemis du peuple travailleur. Les ennemis des ouvriers sont les capitalistes de tous les pays. Parmi les juifs, il y a des travailleurs, et ils forment la majorité. Ce sont nos frères, qui, comme nous, sont opprimés par le capital ; ce sont nos camarades dans la lutte pour le socialisme. Parmi les juifs, il y a des koulaks, des exploiteurs et des capitalistes, tout simplement comme il y en a chez les russes, et parmi les peuples de toutes les nations. Les capitalistes s’efforcent de semer et fomenter la haine parmi les ouvriers de différentes confessions, différentes nations et différentes races. Ceux qui ne travaillent pas sont maintenus au pouvoir par la puissance et la force du capital. Les riches juifs, comme les riches russes, et les riches de tous les pays, sont en alliance pour opprimer, écraser, voler et désunir les ouvriers.

Honte au tsarisme maudit qui torturait et persécutait les juifs ! Honte à ceux qui fomentent la haine contre les juifs, qui fomentent la haine contre d’autres nations !

Vive la confiance fraternelle et l’alliance combattante des ouvriers de toutes les nations dans la lutte pour renverser le capital ! »

Contre l’antisémitisme (discours enregistré)
Lénine, mars 1919.

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