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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 12:01

                                         
                                          

     Le PC Grec sur les incendies en  Grèce
:
la politique de marchandisation de la terre et les projets spéculatifs en cause

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

1) KKE: Des projets spéculatifs à l'origine de ces feux

 

Depuis vendredi soir, le Nord-Est de l'Attique, les environs d'Athènes, sont ravagés par les flammes. Plus de 50 000 acres de terres sont partis en fumée causant des destructions incommensurables. Grammatico, Varnavas, Dionisos, Stamata, Marathon, Ano Souli, Kato Souli, Agios Stefanos, Rodopolis, Pendeli; partout, un spectacle de désolation. La ville de Marathon, avec d'importants sites archéologiques, était encerclé par les flammes mais finalement il semble que les feux aient été maîtrisés. L'Attique est désormais totalement différente de l'Attique que nous connaissions. Personne ne sait quand nous pourrons connaître l'étendue des destructions puisque les feux continuent leur œuvre destructrice. Le projet d'exploitation des sols du gouvernement pour la « nouvelle » Attique a déjà été élaboré: le Nouveau Plan Directeur pour Athènes, les Plans spécifiques d'exploitation des sols pour le Tourisme, l'Industrie, les Sources d'énergie renouvelable, le Décret pour les Parcs Industriels. Tout cela souligne le sombre avenir que nous ont préparé la ND et le PASOK, et qui sont en fait à l'origine de ces grands feux. Voilà le modèle de développement qu'ils mettent en avant pour l'Attique, tout comme pour le pays en général.

 

La bataille menée par les pompiers contre les feux a été héroïque bien que non coordonnée; aucune mesures de prévention n'ayant été prise. Au contraire, les budgets prévus pour la prévention des feux ont été l'objet de coupes répétées au fil des années.

 

Des délégations du KKE menées par la Secrétaire Générale du KKE, Aleka Papariga, des membres du Bureau Politique, des députés, ont été sur le front des incendies dès les premiers moments. Les organisations du KKE en Attique et à Athènes aussi bien que le PAME ont appelé le peuple à la vigilance et à la mobilisation.

 

Les forces du KKE et de la KNE ont été en première ligne de l'organisation de la mobilisation et de la participation populaire dans l'extinction des feux.

 

2) Déclaration d'Aleka Papariga: Un manque total d'organisation

 

« Depuis ce matin, j'ai écouté tous les reporteurs mais quand vous le vivez en vrai, c'est bien pire. Je dois le dire, j'ai éprouvé deux sentiments contradictoires. Premièrement, j'ai ressenti une grande émotion et une certaine angoisse ainsi que de la joie et de la fierté quand les canadairs ont survolé les nuages de fumée et les feux, et je pensais à ces gens qui risquaient leurs vies pour sauver ces maisons »

 

« D'autre part, néanmoins, il est assez évident que ceux qui sont responsables de l'organisation des forces de lutte contre les incendies sont des amateurs. Je ne dis pas cela en jouant le rôle dévolu à l'opposition. C'est ce que j'ai pu constaté. Je demandais: Qui est responsable? Qui organise cela?... Cela manquait totalement de coordination!

 

En fait, je veux insister sur ce point: quand il y a un projet organisé, de spéculation foncière, il ne peut y avoir de plans d'urgence – peu importe comment ils sont organisés – qui puissent résoudre ces problèmes

 

Le cœur du problème est très précis. Quand il y a un plan organisé et bien pensé, s'appuyant sur des incendies criminels, visant les terres ayant le plus de valeur foncière aussi bien qu'un cadre légal favorisant la spéculation foncière, il ne peut y avoir d'organisation de la défense civile de haut niveau. Je crois qu'il pourrait y avoir une meilleure organisation que celle existante mais nous ne pouvons pas nous attendre à ce que soit adopté un véritable plan organisé basée sur l'utilisation optimale des moyens de lutte contre les incendies; en particulier quand le plan est mis en œuvre en fonction des variations importantes de la direction du vent »

 

 

3) Déclaration des organisations Athéniennes du PC Grec:
« tant que la politique qui marchandise les forêts et la terre continuera, elles seront la cible de toutes sortes d'opérations spéculatives »

 Dans ces moments critiques, le KKE demande au gouvernement de ne pas seulement prendre en considération toute aide venant de l'extérieur du pays mais immédiatement, sans délai et sans se préoccuper du coût de l'opération de louer des canadairs et des hélicoptères étrangers. Ainsi, la lutte contre les feux sera renforcée afin de sauver ce qui reste de nos forêts et d'affronter les grands dangers qui mettent en péril les propriétés et des vies humaines. Ce que l'on constate en ce moment, ce sont les immenses carences et insuffisances en termes d'infrastructure et de moyens de lutte contre les incendies.

 La situation provoquée par les incendies au nord-est de l'Attique était et reste dangereuse pour la ville d'Athènes. La prévention des feux et la lutte effective contre les feux a prouvé encore une fois prouvé toute sa faiblesse et toutes ses insuffisances, dans leur capacité à traiter les grands feux.

 

Nous en appelons aux membres du KKE et du KNE afin qu'ils soient en première ligne de l'organisation de la mobilisation populaire dans la lutte contre les incendies. Nous les poussons à exiger du gouvernement, des municipalités et de la préfecture des mesures extraordinaires, l'utilisation de tout le matériel nécessaire qui les aidera dans la lutte pour éteindre les feux.

 

Le peuple doit en tirer les conclusions nécessaires. Tant que la politique qui marchandise les forêts et la terre continuera, les forêts seront la cible de toutes sortes d'opérations spéculatives. Tant que la politique qui privilégie les profits des grandes entreprises continuera, les infrastructures et les moyens alloués à la protection des forêts, des vies humaines et des propriétés des couches populaires continueront à être faibles voire inexistants.

 

Site international du Parti Communiste Grec: http://inter.kke.gr/

 

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 11:53

Quatre hectares de maquis brûlés à Cagnano


                                                                

 Hier, il a fallu outre les Canadair, trois trackers et un petit avion d’appui, 35 hommes et 12 véhicules venus des centres de secours de Luri, Sisco et Bastia pour  fixer  l’incendie qui a ravagé quatre hectares de maquis à partir de la crête entre Luri et Cagnano. Naturellement, il y avait du vent( soufflant à 15  noeuds, direction sud-ouest.

 Outre l'intervention déterminante des Canadair, trois Tracker et un petit avion d'appui étaient en action. Avec, bien sûr, pas moins de 35 hommes et 12 véhicules venus des centres de secours de Luri, Sisco et Bastia.


  « Il y a la folie meurtrière de quelques individus aux instincts pyromanes » écrivait ici notre camarade Bucchini, le 29 juillet dernier après les graves incendies du sud, « l’accident », mais ceci n’explique pas tout.
«  il faut entretenir la forêt, la rendre accessible autant que faire se peut, réintroduire l'activité humaine et pourquoi pas réfléchir à des débouchés industriels comme la pâte à papier. »disait-il encore, avant d’ajouter que « La prévention et la lutte contre les incendies exigent des moyens humains, techniques, et financiers autrement plus importants que ceux actuellement dévolus. Cela implique une autre politique du gouvernement car il s'agit d'une responsabilité qui incombe à l'Etat. »

Enfin, ce constat fondamental  : « Le développement du tourisme haut de gamme, mené conjointement par le conseil régional de la Corse du Sud et l’Assemblée de Corse, tout deux à majorité UMP, débouche sur une inégalité de traitement territorial et la mise en concurrence des territoires. On peut résumer la politique de la majorité à la « stratégie de l’immeuble » : la spéculation foncière. D’un côté, le littoral où il y a de la vie et où il se passe des choses, de l’autre, l’intérieur où comme dans d’autres zones rurales de France, la désertification tend à s’accroître. »

                                                                  u cursinu rossu
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 13:51
                                                                                                             

                                                             
Communiqué de Liban Résistance

Lundi 24 août 2009

ILS PILLENT LES ORGANES DE NOS ENFANTS ET DE NOS DETENUS... COMME PRECEDEMMENT DANS UN DE SES ARTICLES, LIBAN RESISTANCE DENONCE ENERGIQUEMENT LA PRATIQUE DE L’ENTITE SIONISTE QUI CONSISTE A PILLER LES ORAGNES PRELEVES SUR DES CORPS DE DETENUS ET DE JEUNES PALESTINIENS KIDNAPPES ET TUES PAR LE TSAHAL

http://mplbelgique.wordpress.com/2009/08/23/farwana-%C2%ABtous-les-faits-sur-le-terrain-prouvent-que-le-reportage-suedois-est-exact/
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 13:16


                                                               




Dimanche 23 août 2009 
Situation politique août 2009, analyse revue de presse envoyé par PCF_Section_GardRhodanien. -

Malheureusement depuis le quinquennat (et pour d’autres raisons aussi) la vie politique française tourne beaucoup trop autour de la question de l’élection du Président de la République. Après un peu de calme estival, voilà le grand barnum de la question présidentielle qui se remet en route et… toujours dans le mauvais sens. Point commun de la période : il y a une stratégie de rassemblement. Du côté de l’UMP on absorbe le Parti de De Villiers et les chasseurs de CPNT et de Nihous. L’UMP est en passe de devenir le PUM : Parti Unique de la Majorité. En cette fin août 2009 il s’est passé près de chez nous deux épisodes de ce mauvais feuilleton. A Nîmes tout d’abord à l’Université d’été d’Europe Ecologie, on n’ose plus dire des Verts car la stratégie ce n’est plus d’être à gauche chez la direction des écolos et à Marseille des personnalités étaient rassemblées autour de Vincent Peillon… encore un qui se fout du destin de la France mais qui croit au sien. Autant le dire tout de suite dans les deux cas ça ne va pas dans la bonne direction. Point Commun des partisans de Cohn-Bendit et de Peillon un rassemblement large sans autre ambition que de gagner et qui fait appel au Modem ! Comme tous les journalistes ne font pas bien leur boulot, nous rappellerons que Robert Hue (présent à Marseille) n’est plus membre du PCF et donc qu’en aucun moment il ne parle au nom du PCF mais en son nom propre. Ses propos n’engagent que lui et en aucun cas le Parti Communiste Français. Bien entendu les communistes ne souhaitent pas une coalition hétéroclite mais un rassemblement clairement à gauche ! Qu’on se le dise ! Alors pour terminer la revue de presse du grand bazar on lit que le candidat préféré à gauche serait Dominique Strauss-Khan. Encore un sondage du même tonneau que ceux d’OpinionWay commandés par l’Elysée ? Est-il besoin de rappeler que Strauss-Khan est à la tête du FMI ? Dans le meilleur des cas il est donc complice de la gestion de la crise mondiale sinon il en est un des responsables par les positions qu’il prend ou qu’il a prises dans ses différents postes à responsabilité comme au ministère de l’économie par exemple. En tout cas une chose est sûre l’espoir à gauche ce n’est pas lui. L’université d’été du PCF (il n’y a pas que La Rochelle dans la vie !) et la fête de l’Huma seront un moment important pour faire entendre une autre musique que le refrain de l’union sans contenu et sans objectif clairement à gauche.
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 13:40

Sur le site : http://cocomagnanville.over-blog.com/
Samedi 22 août 2009

Allemagne :Thälmann sera-t-il assassine deux fois ?


Thälmann sera-t-il assassine deux fois ? NON à la revanche posthume de hitler ! ……………

Sans même avoir le courage politique d’assumer cet acte de négationnisme historique, le pouvoir CDU-SPD orchestre en sous main la destruction du Mémorial Ernst Thälmann érigé en hommage au secrétaire général du KPD, organisateur de la résistance à la prise du pouvoir par les nazis, jeté par eux en 1933 au secret à la prison de Bautzen, puis transféré au camp de Buchenwald et assassiné sur ordre de Hitler, qui fit livrer aux chiens sa dépouille mortelle le 17 août 1944 à la veille de la Libération de son pays. Le prétexte grossier de cette destruction est le sacro-saint droit de propriété du maître actuel des lieux, qui veut faire détruire l’édifice consacré à Thälmann. En réalité nul ne peut être dupe : il s’agit d’un nouvel acte d’exterminisme anticommuniste qui s’ajoute à la série infinie des attentats contre la mémoire communiste allemande, que ce soit celle du KPD, force déterminante de la Résistance antifasciste allemande ou de la RDA dont l’histoire et les réalisations sont saccagées. En vain d’ailleurs puisque un nombre croissant d’ « Ostie » (57%) déclare regretter la RDA, récusant ainsi la politique revancharde de répression anticommuniste et de misère de la « Grande Allemagne » impérialiste, réunifiée à la hussarde. […]

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 14:16
 L' "Huma-Dimanche"  de la semaine
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 14:07
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 13:53
                                      

Travail dominical et alternative à gauche


 
 18 août
On a beau y être habitué, le procédé est toujours aussi détestable. La droite a profité du cœur de l’été pour commettre un mauvais coup qu’il lui avait été plus difficile de mener à bien en une autre saison : le travail dominical.

On savait le président de la République fort attaché à la fin de la reconnaissance d’un jour chômé pour l’ensemble des travailleurs, d’une césure où la famille se retrouve autour d’activités aussi improducti­ves que le sport, la culture, le bonheur d’être ensemble entre générations. Un jour où les Français échappent à l’appel du tiroir-caisse, quel gâchis pour les groupes de la distribution ! À l’aune de la civilisation du tout-marchand, l’homme est à la fois travailleur et consommateur.

Il faut pour cela que certains abandonnent leur dimanche à leurs semblables qui vont errer dans les allées des centres commerciaux. La grisaille du libéra­lisme. Nicolas Sarkozy est donc parvenu à réduire à résipiscence les voix qui, dans son propre camp, regimbaient jusqu’alors à entériner une pro­position de loi qui concentrait contre elle nombre d’oppositions. Mais attendre un lendemain de 14 juillet, alors que la moitié des salariés sont en vacances, pour venir à bout d’un dossier sur lequel il a échoué à trois reprises précédemment, c’est plutôt l’aveu des difficultés qui l’obligent à passer en force.

Et pourquoi mettre tant de ténacité pour imposer un projet aussi impopu­laire ? Parce qu’il participe, comme le dénonce le groupe communiste, d’une entreprise d’ensemble de « détricotement du Code du travail ». Le texte introduit en effet des discriminations entre les salariés, selon qu’ils opèrent dans des zones dites touristiques, où le travail dominical sera réputé de plein droit, c’est-à-dire sans possibilité pour les salariés de s’y refuser et sans augmentation de salaire, et les travailleurs du commerce et des services des périphéries des grandes métropoles.

Derrière ces éléments de discrimination, la loi vise à banaliser le travail dominical et à supprimer les rémunérations supplémentaires auxquelles les salariés avaient droit jusqu’alors. Pierre par pierre, le gouvernement démonte le modèle social français, auquel le président de la République avait fait référence dans son discours devant le Congrès de Versailles.

Toute la question est aujourd’hui de savoir comment la gauche entend répondre à ces attaques et incarner une alternative véritable. Du côté des communistes et de leurs partenaires réunis dans le Front de gauche, le message adressé pour la première fois, lors des élections européennes, ne souffre pas d’ambiguïté : la gauche doit se rassembler sur des objec­tifs de transformation. Le contexte de crise du capitalisme et des politi­ques libérales devrait être favorable aux forces qui veulent changer de politique.

Mais le Parti socialiste, en dépit d’une posture d’opposition à Sarkozy, reste illisible sur la nature de ses propositions. Face à l’offensive relancée par la droite depuis les élections européennes, la gauche sera-t-elle capable d’accomplir sa mission historique, construire une alternative politique à la hauteur, faute de quoi, alerte Marie-George Buffet, « l’oppo­sition populaire risque d’être condamnée à l’impuissance ».

La gauche ne peut s’unir que sur la clarté de ses choix.
                                 
                                    Parti Communiste Français

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 13:38

                                                                                                                          
                                                  

                                                             
La revanche de la classe ouvrière. Quand l’ouvrier gagne.

 

 

La classe ouvrière est morte. La conscience de classe avec, c’est la Crise, il faut se serrer la ceinture, il faut être moderne et réaliste. Et voilà que 49 ouvriers de l’Innse, une entreprise métallurgique milanaise, nous donnent une leçon magistrale de ce que c’est la classe ouvrière italienne aujourd’hui. Une entreprise à démanteler et à brader, des syndicats prêts à tous les compromis, et des ouvriers qui disent non. Voilà comment Gianni Rinaldini le secrétaire national des métallos de la CGIL (la F.I.O.M.) explique cette lutte qui s’achève sur une victoire. (1)

« Je me sens libéré d’une grande angoisse, serein, oui les ouvriers de l’Innse ont gagné [...] J’ai éprouvé la même émotion, le même enthousiasme que lors des 21 jours à la Fiat de Melfi. Cette fois-ci nous avons gagné à Milan et la ville en avait vraiment besoin. Ici l’industrie et le tissu social ont subi une dévastation sans pareil. C’est la première, fois depuis des années, qu’à Milan les travailleurs et le syndicat obtiennent une victoire si nette. [...] C’est une représentation en petit des raisons qui ont produit la crise globale. Il ya l’abandon d’une entreprise industrielle, cédée pour être mise à la casse à ceux qui veulent spéculer sur les machines. Les esprits les plus entreprenants jouent à la roulette de la finance et des affaires immobilières. Les bulles éclatent et après la cuite on s’aperçoit que l’industrie a encore des cartes à jouer. [..] Ces ouvriers ont résisté 15 mois, ils ont tenu grâce au rapport qu’ils ont, non pas avec le travail, mais avec leur travail. Ils ont très professionnels avec un très grand orgueil de métier [...] C’est vrai l’action éclatante a attiré l’attention mais cela n’explique pas tout […]. C’était une lutte de longue durée. L’action éclatante n’a été que la dernière action dictée par la rationalité et non pas par le désespoir : Si on laissait démonter les machines et les amener, pour eux c’était fini [...] Ils ont fait 3 mois d’autogestion gratis. Puis dès qu’ils arrivaient à se faufiler à l’intérieur de l’usine, ils faisaient de la manutention pour garder les machines en état. […] Sans les machines le nouveau propriétaire n’aurait pas acheté. »

Manuela Cartosio, de Il Manifesto demande à Gianni Rinaldini : « A l’Innse ont a vu une communauté à l’œuvre. Différente de celles qui se sont rassemblées pour « nettoyer le territoire des Roms et des migrants ». Rinaldini fait une mise au point : « Le mot communauté ne me plait pas. Il indique quelque chose qui exclut au lieu d’inclure. Je préfère parler d’expérience collective où l’on passait de moment d’euphories à des moments d’abattement. […] Le succès de l’Innse est un message d’espoir pour tous les travailleurs non seulement les métallos. Il dit que « la lutte paie » ce n’est pas une phrase toute faite. Cela nous donne des forces pour les défis de l’automne prochain, y compris pour le renouvellement du contrat national ».

A Milan, l’un des protagonistes de la lutte explique leurs rasions et les moments clé de celle-ci :

L’unité entre les ouvriers a été notre force.

Mariangela Maturi, il Manifesto 13 août 2009.

« Vincenzo Acerenza et ses collègues ne sont plus sur la grue. Ils ne sont plus au piquet de grève. Ils sont accueillis comme des héros. Courtisés par les journalistes, embrassés par les parents et par ceux qui pendant des mois leur ont apportés des sandwichs, du vin et un peu de soutient.

Vincenzo n’est plus un jeune homme, (qu’il ne nous en veuille pas) avec ses cheveux blancs, ses lunettes ronde et sa chemise rigoureusement bleue.

En somme a-t-il été plus difficile de monter ou de descendre de cette fameuse grue ?

Nous avons décidé d’y monté alors que nous entrions dans l’usine, sur le moment. Que faire une fois que nous étions dedans ? Ils auraient pu nous jeter dehors. Nous sommes montés sur le pont roulant. Après une semaine en descendant je n’y croyais pas ! Je n’y crois même pas maintenant, à vrai dire. Pour nous tous, la plus grande peur, à ne pas réussir à en dormir la nuit, était de pouvoir démontrer que ce n’est pas toujours le patron qui gagne. Je pensais à quel exemple nous aurions donné si nous avions échoué. Ils auraient gagné et nous aurions été obligés de l’admettre : « oui vous avez raison, il n’y à plus rien à faire ». Ce qui nous faisait le plus mal c’était quand même ceux qui nous soutenaient tout en nous disant : « il n’y à plus rien à faire ».

Mais c’est vous qui avez gagné. Des héros ?

Mais non ! Pas des héros ! Nous savions depuis longtemps que l’action finale ne pouvait être seulement qu’une occupation symbolique. La nuit où nous sommes entrés, la police en position était très nombreuse. Nous n’aurions pas pu passer, ils étaient bien plus forts que nous. Donc nous devions contourner le problème. Pour ne pas nous faire choper nous nous sommes écriés : « Hé ! Nous faisons un saut à la réunion de la bourse du travail ? » Et nous nous sommes éloignés à cinq, en catimini. Nous avons pris la voiture, et au lieu de partir nous avons contourné la zone, qui était très grande. Nous connaissons toutes les entrées latérales depuis trente ans que nous sommes à l’Innse. Nous avons traversé les champs, je te dis pas… au milieu des faisans, quelle scène ! Mais ainsi nous avons réussi à rentrer, puis nous sommes montés. Je ne te dis pas la tête d’un type de la digos (2) qui trois heures plus tôt m’avait dit « Eh les gars c’est fini ! » Cela dit nous sommes et nous restons des ouvriers, nous n’allons pas devenir des entrepreneurs. Nous retournerons travailler pour le patron pour 1300 euros par mois. Mais maintenant nous savons ce dont nous sommes capables !

L’espériez vous cela il y a un an ?

Oui, mais c’était des mois terribles. D’abord nous avons essayés avec la production directe « regardez ce n’est pas difficile de mener une usine sans un patron ». Puis le magistrat a fait un choix à mi-chemin, ils ne nous a pas laissé continuer et à scellé l’usine. Cela a été pour nous un moment difficile et nous avons choisi de continuer la lutte. En décembre, l’Innse a été « restituée » à Genta qui pouvait ainsi la démanteler. Cela a été un autre moment dramatique. A un moment donné, après des mois de disputes, nous avons fait une réunion à la Préfecture avec toute les institutions, la Ormis (l’entreprise qui voulait racheter la Innse) et un fonctionnaire du ministère qui au lieu de résoudre les choses a dit à tous : « Que chacun dise ce qu’il veut ». Après une demi-heure l’acheteur est parti et la rencontre a sauté.

Absence des institutions ?

Oui seul la Province est intervenue, mais ce n’était que des belles paroles. Et les syndicats nous proposaient des compromis que nous ne voulions pas accepter. A la fin ça c’est passé comme il fallait : Nous, les ouvriers, avons pris toutes les décisions et le syndicat nous a suivi. Comme cela doit être. Après c’est nous qui avons tout choisi avec les risques que cela comporte, mais nous avons voulu tenter le tout pour le tout, jusqu’à la fin.

Choix gagnant.

Oui mais quel effort ! La fameuse « politique du travail » a échoué, quand dans la négociation on est passé à l’affrontement entre police et ouvrier. Et puis, excuse moi, si je me retrouve au sommet d’une grue à devoir faire mes besoins dans un sachet et à les jeter par-dessous, ou à demander à un collègue de tenir une bouteille d’eau pour rincer le champoing de ma tête à dix mètres de hauteur, je crois qu’on m’enlève aussi ma dignité. Nous nous sommes sentis seuls de nombreuses fois. Mais l’honnêteté profonde et la solidarité entre collègues a été notre force. Nous voulons le dire aussi aux autres ouvriers. Quand il y à un affrontement entre la volonté d’un patron et l’unité des ouvriers, la partie reste ouverte. »

Le caractère exemplaire et le retentissement de cette lutte vont bien au-delà d’un fait local mais représentent une mise en scène de la revanche et de la dignité retrouvée. Pour reprendre les mots de Roberto Gramiccia sur Liberazione d’aujourd’hui : « Les ouvriers de l’Innse nous fournissent un courageux exemple opposé au « ne pas faire ». Il se sont réappropriés la possibilité d’interférer avec leur propre destin. Ils l’on fait par une action qui, y compris sur le plan esthétique est une magnifique œuvre d’art conceptuelle. Les quatre hommes volants ont déjà gagné » (3) .

                                                     L.A.

EN COMPLEMENT
INNSE usine occupée à Milan ( Italie) - reportage vidéo
http://ozhonaaye.wordpress.com/2009...

(1) Interview de Gianni Rinaldini par Manuela Cartosio, Il Manifesto 13-8-09.

(2) Divisione investigazioni generali e operazioni speciali. C’est une division spéciale de la police.

(3) Roberto Gramiccia, Performance su gru, opera contemporanea, dans Liberazione 13-8-09.

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/La-revanche-de-la-classe-ouvriere-Quand-l-ouvrier-gagne.html

 

 

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 13:09

                                            
                                                                                                      

Parti communiste libanais : Pour le renouveau des forces de la Gauche et des forces démocratiques

                                             

dimanche 16 août 2009, par Marie Nassif-Debs

La situation politique au Liban et dans la région arabe a connu des développements très dangereux sur tous les plans, à la suite de la visite du président étasunien Barak Obama et du discours qu’il avait prononcé au Caire (juin 2009).

I.Sur le plan du conflit arabo-israélien

En effet, l’activité, tant politique que militaire, déployée depuis un mois par les Etats-Unis dans la région arabe montre que la nouvelle administration dirigée par Barak Obama a, non seulement, renforcé ses liens avec Israël qu’elle qualifie désormais d’Etat « des Juifs dans le monde », mais aussi que Washington fait fi des droits du peuple palestinien, en premier lieu du droit au retour de centaines de milliers de réfugiés. Et cette situation ne manquera pas d’avoir des répercussions très graves sur tout le monde arabe, surtout si nous considérons la poursuite de la politique de colonisation des terres palestiniennes en Cisjordanie, les nombreuses déclarations des membres du gouvernement Netanyahu sur la nécessité de recourir, une fois de plus, à la politique de « transfert », y compris des Palestiniens vivant dans les territoires dits « de 1948 »… Sans oublier les tentatives de supprimer la présence palestinienne dans la partie Est d’Al Qods, où plus d’un millier de familles sont actuellement menacées. Tout cela nous conduit à dire que le discours étasunien sur la création d’un Etat palestinien signifie, en réalité, la préservation de l’état de fait existant depuis 1993, à la suite des Accords d’Oslo.
Il faudra ajouter que les Etats-Unis et Israël profitent des divisions palestino palestiniennes et, surtout, des concessions avancées par le dernier gouvernement formé par Mahmoud Abbas pour poursuivre son plan et refuser de discuter du point concernant le droit au retour.
D’ailleurs, au moment où la diplomatie étasunienne met fin à l’initiative arabe, qui fut présentée par le roi saoudien, il y a quelques années, et tandis qu’elle insiste sur la priorité de normaliser les relations arabo-israéliennes « sans poser de conditions préalables », la Ligue arabe fait la sourde oreille à propos des déclarations de certains de ses membres sur l’ouverture des airs devant les avions israéliens ou, encore, sur le passage des navires de guerre et des sous-marins israéliens dans le Canal de Suez et la possibilité d’établir des relations diplomatiques entre les Emirats Arabes Unis et Israël. Ce qui montre que ceux qu’on appelle les « Arabes modérés » poursuivent leur obéissance aux directives de Washington, y compris celles visant à faciliter une possible agression israélienne contre les installations nucléaires iraniennes, si les pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran n’aboutissent pas en ce qui concerne les problèmes de l’Irak et de l’Afghanistan…

II.Sur le plan du conflit israélo-libanais

Le gouvernement israélien, dirigé par le tandem Netanyahu-Lieberman, se base, dans les nouvelles menaces lancées contre le Liban, sur ces positions arabes, ainsi que sur celle présentée, dernièrement, par les Etats-Unis au Conseil de sécurité à propos de la transformation de la zone libanaise au Sud du fleuve Litani (zone concernée par la résolution 1701, à la suite de l’agression de 2006) en une zone d’opérations de « Forces multinationales » (de l’OTAN ?) qui viendraient relayer la présence de la FINUL (Forces Intérimaires des Nations Unies au Liban). Il va même jusqu’à parler d’une opération terrestre allant jusqu’à la ville de Saïda et d’un plan de destruction de toute l’infrastructure libanaise au cas où le Hezbollah est représenté dans le nouveau gouvernement, parce que cette présence constitue, d’après Tel Aviv, « un danger » politique et militaire sur ses frontières.
Il faut dire que ces menaces sont lancées au moment où l’armée de l’air israélienne continue ses violations quotidiennes contre le Liban et qu’elle se prépare à participer, à la fin du mois d’août 2009, aux plus grandes manœuvres aériennes jamais organisées par l’OTAN. Fait qui remet en mémoire l’agression israélienne de 2006, préparée, longtemps à l’avance, dans les bases étasuniennes de la Méditerranée, mais aussi celle perpétrée par Ariel Sharon en 1982 et qui eut pour prétexte une attaque armée contre l’ambassadeur d’Israël à Londres ; surtout que le Mossad commence à parler d’une coordination entre l’Iran (et, donc, le Hezbollah) et le Venezuela dans le but de porter un coup aux intérêts israéliens en Amérique latine. Ce qui nous amène à nous demander sur la présence d’une relation tangible entre le putsch au Honduras, l’accord signé avec l’Equador et les nouvelles déclarations contre le Venezuela et le Liban : les Etats-Unis préparent-ils un nouveau plan contre les points de résistance qui s’opposent à son hégémonie et à sa mainmise sur les sources de pétrole ?
La réponse est affirmative. Washington vient de commencer une contre-offensive contre ceux qui avaient mis en échec son projet du « Nouveau Moyen-Orient » et d’une Amérique latine docile ; il veut contrer la nouvelle poussée à gauche sur ses frontières directes, mais aussi contre son allié principal au Moyen Orient. Mais réussira-t-il là où il avait échoué lamentablement ?

III. Sur le plan intérieur libanais

Cette situation de crise en général a empêché la formation d’un nouveau gouvernement libanais, malgré des tentatives datant de plus de sept semaines et, surtout, des rumeurs sur une entente syro-saoudienne basée sur une tutelle équilibrée entre les deux Etats et soutenue par les Etats-Unis, l’Union européenne et l’Iran.
Il faut dire aussi que la formule agréée par l’entente syro-saoudienne, et consistant à donner au président de la République libanaise la possibilité de jouer à l’arbitre entre la majorité (71 députés) et l’opposition (57 députés), a reçu un coup dur à cause des changements dans l’équilibre des forces survenus et exprimés par les propos du président du Parti Socialiste libanais, Walid Joumblatt, sur la nécessité de mettre fin au dualisme « 8 mars »-« 14 mars », de redessiner un nouveau paysage politique, avec un courant centriste et de retourner à une alliance entre les forces musulmanes, afin « d’éviter » au pays un nouvelle guerre sunnite-chiite.
Ce cercle vicieux se répercute sur toute la situation politique libanaise, tant par le retour aux campagnes médiatiques virulentes que par les différends entre les « amis » d’hier sur la répartition du gâteau gouvernemental et, même, sur les ministrables. De plus, la tension contre les Palestiniens s’est réinstallée dans certains milieux déjà hostiles et qui trouvent de nouveaux atouts, tant dans le refus d’Israël de permettre aux réfugiés palestiniens de retourner dans leur pays que dans les armes palestiniennes à l’extérieur des camps et, surtout, dans les cellules et les réseaux « fondamentalistes » arabes qui élaborent au sein des camps palestiniens leurs attaques contre la FINUL et les Libanais aussi.

IV.Sur le plan de la situation économique et sociale

Il faut dire que les nouveaux plans étasuniens et israéliens n’ont pas des répercussions sur la seule situation politique, mais aussi sur les plans économique et social, surtout si nous prenons en considération la crise mondiale du capitalisme qui va s’envenimant. Et, si les forces de la bourgeoisie libanaise, présentes au pouvoir ou non, se battent entre elles afin d’améliorer leurs parts au pouvoir, elles s’unissent dès qu’il s’agit de défendre leur régime et contrecarrer les aspirations et les intérêts des masses populaires.

• Ainsi, la dette publique continue à grossir, dépassant le cap des 50 milliards de dollars ; cette dette est décrite dans le rapport du Fonds monétaire international comme étant « une des dettes gouvernementales les plus élevées dans le monde, surtout par rapport au PIB et en raison de la « dollarisation » à outrance dans le système bancaire (…). Et, avec la chute de la Banque étasunienne d’investissement (Liman Brothers), le Liban a paru, tel un livre scolaire ouvert, comme un des buts de la crise des marchés financiers ».
• Le gouvernement sortant n’a rien fait et ne fait rien à propos de la fuite des capitaux, ni à propos de la baisse des investissements (plus de 8%).
• Les prix enregistrent des hausses dangereuses tandis que la livre libanaise recule et que le déficit budgétaire va augmentant.
• Les jeunes cadres sont dans un désarroi complet : pas de débouchées pour eux ; ils tentent d’émigrer vers des horizons lointains, à la suite de la fermeture des portes du Golfe arabique devant des dizaines de milliers d’entre eux.
• Les taxes, surtout celles sur les carburants, augmentent selon une bourse hebdomadaire : elles constituent presque 50% du prix de l’essence.
• La crise dans le secteur de l’électricité s’aggrave et les coupures du courant deviennent plus fréquentes, surtout dans les campagnes.

A partir de cette situation de fait, mais aussi des résultats des élections législatives, qu’il a longuement étudiés, le Parti Communiste libanais trouve que le dernier semestre de l’année en cours va connaître des développements négatifs sur tous les plans et qu’il est nécessaire de prévoir des solutions rapides, afin de diminuer, autant que possible, les répercussions dangereuses de ces développements, tant sur l’économie que sur la vie des masses.
Le PCL, tout en affirmant la nécessité de sauvegarder et de développer la Résistance patriotique contre les possibilités d’une nouvelle agression israélienne et les nouveaux projets étasuniens visant à liquider la cause palestinienne et le conflit arabo-israélien contre les intérêts des peuples arabes, trouve que la mission essentielle réside, aujourd’hui, dans le renouveau des forces de la Gauche et des forces démocratiques sur la base d’un plan national et de classe pouvant mobiliser les masses et les forces syndicales dans la lutte contre le nouveau projet étasunien. Ce renouveau est le seul capable de trouver les solutions adéquates aux problèmes nationaux (en premier lieu la solution du problème palestinien et le droit au retour des réfugiés). Enfin, il est le seul capable de mettre au point les assises d’un nouvel Etat libanais laïc et démocratique dans lequel la corruption n’a pas droit de cité et où l’économie se basera sur les seuls secteurs productifs (l’agriculture et l’industrie).

                   Section des relations internationales du Parti Communiste libanais
(12 août 2009)

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Published by BANDERA ROSSA - dans pcfcapcorse
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