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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 11:38

 

 

 

               “Gabriel García Márquez, ultime rencontre”
lundi 18 août 2014 par Michel Porcheron

Par Ignacio Ramonet/ Posté par M P
(source : Renaud http://www.je-mattarde.com)
« Petite incursion dans le Diplo du mois d’août avec cet article signé Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique de 1990 à 2008, racontant sa dernière rencontre avec l’écrivain colombien Gabriel García Márquez.
L’auteur des romans Cent ans de solitude (1967), Chronique d’une mort annoncée (1981) ou encore L’Amour aux temps du choléra (1985), décédé en avril 2014, évoque son passé, sa passion pour le journalisme et sa relation à la politique en Amérique du Sud. Les deux hommes s’étaient rencontrés pour la première fois à la fin des années 1970, avant que Márquez ne reçoive le prix Nobel de littérature. Ils s’étaient souvent revus, à Paris, à La Havane ou à Mexico, mais se sont quittés à l’issue de cette rencontre sans savoir qu’ils se voyaient pour la dernière fois » (Renaud)

“Gabriel García Márquez, ultime rencontre”

Par Ignacio Ramonet/ posté par M  P 

(source :

http://www.je-mattarde.com/index.php?post/Gabriel-Garcia-Marquez-ultime-rencontre)

« On m’avait dit qu’il était à La Havane mais que, souffrant, il ne souhaitait voir personne. Je savais où il descendait d’habitude : dans un superbe cottage, loin du centre. J’appelai, et Mercedes, son épouse, balaya mes scrupules: « Pas du tout, me dit-elle avec chaleur. C’est pour éloigner les casse-pieds. Viens, “Gabo” sera content de te voir. »

Par une chaleur mouillée, le lendemain matin, je remontai une allée de palmiers et me présentai à la porte de leur villa tropicale. Je n’ignorais pas qu’il souffrait d’un cancer de la lymphe, et qu’il se soumettait à une exténuante chimiothérapie. On le disait très atteint. On lui attribuait même une déchirante lettre d’adieu à ses amis et à la vie... Je craignais de me retrouver devant un moribond. Mercedes vint m’ouvrir et, à ma stupéfaction, me dit avec un sourire : « Entre. Gabo arrive... Il termine sa partie de tennis. »

Dans la chaude lumière du salon, installé dans un canapé blanc, je le vis peu après s’avancer, en pleine forme en effet, ses cheveux frisés encore mouillés de la douche et la moustache en bataille. Il portait une guayabera (chemise cubaine) couleur or, un pantalon blanc très large et des chaussures en toile. Un vrai personnage de Visconti.

En sirotant un café glacé, il m’expliqua se sentir « comme un oiseau sauvage échappé de sa cage. En tout cas, bien plus jeune que mon apparence ». Mais, ajouta-t-il, « avec l’âge, je constate que le corps n’est pas fait pour durer autant d’années qu’on aimerait vivre ». Tout de suite, il me proposa d’« imiter les Anglais, qui ne parlent jamais de problèmes de santé. C’est impoli. »

La brise soulevait très haut les voilages des immenses fenêtres, et la pièce se mit à ressembler à un vaisseau flottant. Je lui dis tout le bien que je pensais du premier tome de son autobiographie, Vivre pour la raconter (1): « C’est ton meilleur roman »

Il sourit, ajusta ses lunettes à grosse monture d’écaille. « Sans un peu d’imagination, dit-il,impossible de reconstruire l’incroyable histoire d’amour de mes parents. Ou mes souvenirs de nourrisson... N’oublie pas que seule l’imagination est clairvoyante. Elle est parfois plus vraie que la vérité. Regarde Kafka, ou Faulkner, ou tout simplement Cervantès. » En arrière-fond sonore, les notes de la Symphonie du Nouveau Monde, d’Antonín Dvorák, baignaient la pièce d’une atmosphère à la fois joyeuse et dramatique.

J’avais connu Gabo vers 1979, à Paris. Invité par l’Unesco, il faisait partie, avec Hubert Beuve-Méry, le fondateur du Monde diplomatique, d’une commission, présidée par le Prix Nobel Seán MacBride, chargée d’établir un rapport sur le déséquilibre Nord-Sud en matière de communications de masse. A cette époque, il n’écrivait plus de romans, en vertu d’une interdiction qu’il s’était imposée à lui-même tant qu’Augusto Pinochet serait au pouvoir au Chili. Il n’avait pas encore reçu le prix Nobel de littérature, mais il était déjà une immense célébrité. Le succès de Cent Ans de solitude (1967) avait fait de lui l’écrivain de langue espagnole le plus universel depuis Cervantès. Je me souviens d’avoir été surpris par sa petite taille, et impressionné par sa gravité et son sérieux. Il vivait comme un anachorète, ne quittant sa chambre, transformée en cellule de travail, que pour se rendre à l’Unesco.

A propos de journalisme, son autre grande passion, il venait alors de publier un reportage retraçant l’attaque d’un commando sandiniste contre le Palais national à Managua, qui avait précipité la chute du dictateur Anastasio Somoza au Nicaragua (2).

Il y apportait des détails prodigieux, donnant l’impression d’avoir lui-même participé à l’événement. Je voulais savoir comment il s’y était pris : « J’étais à Bogotá [Colombie] au moment de l’attaque. J’ai appelé le général Omar Torrijos, président du Panamá. Le commando venait de trouver refuge dans son pays et n’avait pas encore parlé aux médias. Je lui ai demandé de dire auxmuchachos de se méfier de la presse, leurs propos pouvant être déformés. Il m’a répondu : “Viens ! Ils ne parleront qu’avec toi.” Je suis arrivé, et avec les chefs du commando, Edén Pastora, Dora María et Hugo Torres, nous nous sommes enfermés dans une caserne. Nous avons reconstitué l’événement minute par minute, depuis sa préparation jusqu’à son dénouement. Nous y avons passé la nuit. Epuisés, Pastora et Torres se sont même endormis. J’ai poursuivi avec Dora María jusqu’au petit matin. Je suis rentré à l’hôtel écrire le reportage. Puis je suis revenu le leur faire lire. Ils ont corrigé quelques termes techniques, le nom des armes, la structure des groupes... Le reportage est sorti moins d’une semaine après l’attaque. Il a fait connaître la cause sandiniste dans le monde entier. »

J’avais souvent revu Gabo, à Paris, à La Havane ou à Mexico. Nous avions un désaccord permanent, à propos d’Hugo Chávez. Il n’y croyait pas. Alors que je tenais le commandant vénézuélien pour l’homme qui allait faire entrer l’Amérique latine dans un nouveau cycle historique. Du reste, nos discussions étaient toujours très (trop ?) sérieuses : le sort du monde, le destin de l’Amérique latine, Cuba...

Une fois, cependant, j’ai ri aux larmes. Je revenais de Carthagène des Indes, somptueuse cité coloniale, en Colombie ; j’y avais aperçu sa villa sous les remparts, et j’en avais discuté avec lui. Il me demanda : « Sais-tu comment j’ai eu cette maison ? » Aucune idée.

« J’ai toujours voulu habiter Carthagène, me raconta-t-il. Et, quand j’en ai eu les moyens, j’y ai cherché une maison. C’était toujours trop cher. Un ami avocat m’a expliqué : “Ils t’imaginent milliardaire, et ils augmentent le prix. Laisse-moi chercher à ta place.” Quelques semaines après, il repère la maison, qui était alors une vieille imprimerie à moitié en ruine. Il parle au propriétaire, un aveugle, et tous deux tombent d’accord sur un prix. Le vieillard formule toutefois une exigence : il veut connaître l’acheteur. Mon ami revient et me dit : “Il nous faut le rencontrer, mais tu ne dois pas parler. Sinon, dès qu’il reconnaîtra ta voix, il triplera le prix... Il est aveugle, tu seras muet !” Le jour de la rencontre arrive. L’aveugle se met à me questionner. Je réponds par des paroles indistinctes... Mais, à un moment, je commets l’imprudence de répondre par un sonore : “Oui.” “Ah ! bondit-il. Je reconnais votre voix. Vous êtes Gabriel García Márquez !” J’étais démasqué... Il ajoute sur-le-champ : “Il nous faut revoir le prix ! Là, les choses changent...” Mon ami essaye de négocier. Mais l’aveugle répète : “Non ! Ça ne peut pas être le même prix. En aucun cas...” “Bon, combien, alors ?” demandons-nous, résignés. Le vieillard réfléchit un instant, et lâche : “Moitié prix !” On ne comprenait pas... Alors il nous explique : “Vous savez que j’ai une imprimerie. Et de quoi croyez-vous que j’aie vécu jusqu’à présent ? Des éditions pirates des romans de García Márquez ! »

Le fou rire d’alors résonnait encore dans ma mémoire pendant que, dans le cottage de La Havane, je poursuivais ma conversation avec un Gabo vieillissant, mais toujours aussi alerte d’esprit. Il me parlait de mon livre d’entretiens avec Fidel Castro (3).

« Je suis très jaloux, disait-il en riant, tu as eu la chance de passer plus de cent heures avec lui... »

« C’est moi, lui répondis-je, qui suis très impatient de lire la deuxième partie de tes Mémoires. Tu vas enfin parler de tes rencontres avec Fidel, que tu connais depuis bien plus longtemps. Lui et toi, vous êtes deux sortes de géants du monde hispanique. Si on compare avec la France, c’est un peu comme si Victor Hugo avait connu Napoléon... »

Il éclata de rire, tout en lissant ses épais sourcils. « Tu as trop d’imagination... Eh bien, je vais te décevoir : il n’y aura pas de deuxième partie... Je sais que beaucoup de gens, amis et adversaires, attendent en quelque sorte mon “verdict historique” sur Fidel. C’est absurde. J’ai déjà écrit sur lui ce que je devais écrire (4). Fidel est mon ami ; il le sera toujours. Jusqu’au tombeau. »

Le ciel s’était assombri, et la pièce, en plein midi, était maintenant plongée dans la pénombre. La conversation s’était ralentie, puis éteinte. Gabo méditait, le regard perdu, et je me demandais : est-ce possible qu’il ne laisse pas de témoignage écrit sur tant de confidences partagées en amicale complicité avec Fidel ? L’aura-t-il laissé pour une publication posthume, quand tous deux ne seront plus de ce monde ?

Dehors, des trombes d’eau se précipitaient du ciel avec la puissance torrentielle des bourrasques des tropiques. La musique s’était tue. De violentes senteurs d’orchidée envahissaient le salon. Gabo eut soudain l’air épuisé d’un vieux guépard colombien. Il restait là, silencieux et méditatif, fixant la pluie inépuisable, compagne permanente de toutes ses solitudes. Je m’éclipsai discrètement. Sans savoir que je venais de le voir pour la dernière fois.

Ignacio Ramonet


(1) Gabriel García Márquez, Vivre pour la raconter, Grasset, Paris, 2003.

(2) Gabriel García Márquez, « Asalto al Palacio », Alternativa, Bogotá, 1978.

(3) Ignacio Ramonet, Fidel Castro. Biographie à deux voix, Fayard, Paris, 2007.

(4) Gabriel García Márquez, « El Fidel que creo conocer », préface au livre de Gianni Minà Habla Fidel, Edivisión, Mexico, 1988, et « El Fidel que yo conozco », Cubadebate, La Havane, 13 août 2009.

+++++++

Nb- Pour ceux qui lisent l’espagnol, lire avec (grand) intérêt 

(Ramonet et Ramon, Gallegos tous les deux, sont frères depuis toujours):

http://ramonchao.wordpress.com/2014/05/04/el-garcia-marquez-que-conozco/

http://ramonchao.wordpress.com/?s=garcia+marquez

(mp)

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 11:24

                                                                    EUROFRANKENSTEINpg.jpg

 

 

 

 

 

source:Canaille Le Rouge

Tourisme en UE

Publié le 22 Août 2014

 

un petit tour en lituanie,

capitale Vilnius

Tourisme en UE

 

 

 

"Le ministre de la santé de la Lituanie Rimantė Šalaševičiūtė, qui a prêté serment en juillet de cette année a déclaré dans une interview à « radio informations » : « l'euthanasie est une bonne solution aux problèmes, pour les couches faibles de la société, n'ayant pas les moyens de se payer les soins médicaux ».

Cette déclaration a été reprise le jeudi 14 août, par le journal lituanien en ligne 15 min.

Cette déclaration scandaleuse a été faite lors du débat sur la légalisation de l'euthanasie en Lituanie qui, selon la ministre, n'est pas un État social avec une aide médicale gratuite et accessible à tous, et, pour elle, l'euthanasie peut devenir une solution pour les personnes qui « ne veulent pas déranger les membres de leur famille témoins de leurs propres souffrances ».

 

Il faut souligner que cette déclaration est le fait de la ministre d'un État-membre de l'union européenne, dont il faut rappeler qu'il verse des pensions aux anciens combattants des unités de supplétifs nazis, alors qu'il les a coupées aux combattants de l'Armée Rouge.

La Lituanie redevient donc adepte de la « solution finale » pour ses citoyens malades et pauvres. Il y a des filiations qui ont la vie dure !

Source : http://lemonderusse.canalblog.com/archives/2014/08/20/304...

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 08:21

 

                                                                                   Gaza sang

 

                                            MASSACRE EN PALESTINE

                                       

                                                     solidarité internationaliste  

 

Déclaration commune des Partis communistes et ouvriers

Le massacre aux dépens du peuple de Palestine doit cesser maintenant 

 


Nous, Partis communistes et ouvriers qui signons cette déclaration commune condamnons l'agression barbare et criminelle de l'Etat d'Israël contre les Palestiniens.

 

Nous exprimons notre pleine solidarité avec le peuple de Palestine et nous appelons les ouvriers de tous les pays du monde à se mobiliser pour renforcer la vague des condamnations contre Israël, afin d'exprimer notre solidarité avec les Palestiniens d'une manière pratique.

 

Les USA portent aussi une énorme responsabilité dans ses développements sanglants, en soutenant Israël de chaque manière dans la poursuite du l'oppression et du massacre des Palestiniens.

 L'Union Européenne porte aussi une responsabilité, quand elle poursuit la politique de mettre une "distance égale" entre la victime et le persécuteur tout en développant simultanément sa coopération avec Israël au niveau militaire, économique et politique. 

 Les Partis communistes signataires de cette déclaration exigent:

 

Que le crime contre les Palestiniens soit condamné 

* La poursuite des raids aériens contre les Palestiniens doit cesser immédiatement et une offensive terrestre doit être empêchée.  

* Les armées israéliennes d'occupation doivent se retirer. 

* La libération immédiate de tous les prisonniers politiques des prisons israéliennes. 

* La destruction de l'inacceptable mur de la division et la levée de toute forme de blocus des Palestiniens à Jérusalem, dans la Rive Ouest et la Bande de Gaza. 

* La fin immédiate des colonies et le retrait des colons qui se sont implantés derrière les frontières de 1967. 

* Le droit au retour des réfugiés Palestiniens dans leurs foyers, sur les bases des décisions pertinentes des Nations Unies. 

* Toutes les opérations militaires communes et tous les accords militaires de coopération avec Israël doivent être annulés. 

* Un Etat Palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale

 

  1. Communist Party of Albania
  2. PADS, Algeria
  3. Communist Party of Australia
  4. Party of Labour of Austria
  5. Democratic Progessive Tribune, Bahrain
  6. Communist Party of Bangladesh
  7. Workers’ Party of Bangladesh
  8. Communist Workers’ Party of Belarus
  9. Workers' Party of Belgium
  10. Brazilian Communist Party
  11. Communist Party of Brazil
  12. Communist Party Britain
  13. New Communist Party of Britain
  14. Party of the Bulgarian Communists
  15. Union of Communists in Bulgaria
  16. Communist Party of Canada
  17. Communist Party of Chile
  18. Socialist Workers’ Party of Croatia
  19. AKEL, Cyprus
  20. Communist Party of Bohemia and Morevia
  21. Danish Communist Party
  22. Communist Party in Denmark
  23. Communist Party of Denmark
  24. FARC-EP , PCCC
  25. Communist Party of Finland
  26. Pole of the Communist Revival in France
  27. Union of Revolutionary Communists in France
  28. Communist Party of Macedonia
  29. Unified Communist Party of Georgia
  30. German Communist Party
  31. Communist Party of Greece
  32. Hungarian Workers’ Party
  33. Communist Party of India
  34. Communist Party of India (Marxist)
  35. Tudeh Party, Iran
  36. Communist Party of Ireland
  37. Workers' Party of Ireland
  38. Party of the Italian Communists
  39. Communist Party, Italy
  40. Jordanian Communist Party
  41. Communist Party of Luxembourg
  42. COmmunist Party of Malta
  43. Communist Party of Mexico
  44. Popular Socialist Party – National Political Association, Mexico
  45. New Communist Party of Netherlands
  46. Communist Party of Norway
  47. Communist Party of Pakistan
  48. Palestinian Communist Party
  49. Palestinian People’s Party
  50. Peruvian Communist Party
  51. Phillipine Communist Party (PKP-1930)
  52. Communist Party of Poland
  53. Portuguese Communist Party
  54. Communist Party of Romania
  55. Communist Party of the Russian Federation
  56. Communist Workers’ Party of Russia
  57. New Communist Party of Yugoslavia, Serbia
  58. Party of the Communists of Serbia
  59. Communist Party of Slovakia
  60. South African Communist Party
  61. Communist Party of Spain
  62. Communist Party of the Peoples of Spain
  63. Party of the Communists of Catalonia, Spain
  64. Galizan People’s Union, Spain
  65. Sudanese Communist Party
  66. Communist Party of Sweden
  67. Communist Party, Sweden
  68. Syrian Communist Party
  69. Union of Communists of Ukraine
  70. Communist Party USA
  71. Party of Communists USA
  72. Communist Party of Venezuela

 

 

La Déclaration est encore ouverte à d'autres signatures.........  

...............................(le PCF?)

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 14:26

                                                               bolchevisme

 

 

 

Épuration anticommuniste dans les zones "libérées" du Donbass

 

Mercredi 20 Août 2014

L’opération dite "anti-terroriste" (ATO) dans le Donbass se caractérise par d'innombrables crimes de guerre, des massacres de populations et une chasse aux opposants à la junte fasciste de Kiev, et en premier lieu, aux communistes et à leurs symboles - article et traduction Nico Maury
Épuration anticommuniste dans les zones "libérées" du Donbass
A Kramatorsk, ville martyr du Donbass, quelques jour après l'entrée des forces armées de la junte fasciste de Kiev dans la ville, des éléments de la garde nationale profanaient la statue de Lénine puis finalement la déboulonnait. Ces actions ne sont qu'une facette de la politique de terreur qui est appliquée dans les régions du sud-est de l'Ukraine.

Début juillet 2014, l'armée ukrainienne avait arrêté un dirigeant du Parti communiste d'Ukraine, Anatoly Petrovitch Khmelev, 62 ans, un membre du conseil local de la ville de Slaviansk. Les accusations portées contre lui sont farfelues et cyniques, il est accusé d'avoir été impliqué dans les attaques contre l'aviation ukrainienne. Or le dirigeant local du KPU souffre d'hypertension secondaire se qui le rend inapte à l'utilisation d'armes militaires. Mais il n'y a pas de différence pour Kiev, il est communiste, c'est un opposant politique et il doit être mis en prison ou fusillé.

Début août, le Premier secrétaire du Comité de district de Volnovahskiy du Parti communiste de l'Ukraine, Sergei Filindash, avait été arrêté et emprisonné sans procès ou accusations. Plus tôt dans la nuit du 22 Juillet à un point de contrôle, Vyacheslav Kovshun, Secrétaire à l'organisation du Parti communiste dans la ville de Glinki (Donetsk) a été assassiné sur un chek-point de la Garde nationale ukrainienne, il a été torturé puis abattu près du village occupé du Donbass.

Éliminer les communistes et effacer les symboles du communisme

Avec l'avancée des forces armées de la junte fasciste de Kiev, la destruction massive des monuments de Lénine ou des mémoriaux en souvenir du sacrifice des soldats soviétiques pendant la seconde guerre mondiale se multiplie sur le territoire du Donbass sous le contrôle des forces de l'ATO. "C'est une politique délibérée de Kiev" déclare, dans un communiqué le Comité régional du KPU de Donetsk.

"C'est derniers jours ont été marqués par de nouveaux actes de vandalisme dans les territoires du bassin du Donets sous le contrôle de l'ATO. Les monuments de Lénine sont détruits à Mariupol, Novoazovsk, Orlovka et d'autres villes de la région de Donetsk." Les communistes du Donbass pointent aussi le fait que la "restauration de l'ordre constitutionnel et la protection des droits des citoyens" est mené par des groupes nationalistes.

"On constate que c'est une politique délibérée des autorités de Kiev, qui tentent d'effacer l'histoire et la mémoire du peuple ukrainien, pour nettoyer le «terrain» pour de nouveaux symboles et de nouvelles valeurs qui sont étrangères au peuple du Donbass."

Pour les communistes, les autorités factieuses de Kiev veulent réduire au silence le Parti Communiste d'Ukraine (KPU), et rayer de la mémoire tous les symboles liées au communisme, en détruisant des monuments soviétiques, en arrêtant et persécutant les dirigeants communistes. "Vous allez décevoir vos maîtres (occidentaux - ndlr) : Des millions de citoyens ukrainiens restent attachés à l'idéologie communiste, tôt ou tard les monuments démolis seront restaurés, et le KPU sera la seule force d'opposition dans le pays, malgré la répression et de la persécution" conclut le communiqué du KPU de Donetsk.

L'Ukraine d'aujourd'hui est très similaire à l'Allemagne de 1930

"Aujourd'hui, la situation politique de l'Ukraine est très similaire à celle de l'Allemagne des années 1930" commente Sergueï Hrapov, Premier secrétaire du Comité régional de Dnipropetrovsk du Parti communiste lors d'une réunion avec les militants du parti. Selon lui il y a un lien historique avec les tentatives visant à interdire le Parti communiste.

"Tout ce remue-ménage avec l'interdiction du Parti communiste, avec la lutte contre l'opposition, les accusations pour «séparatisme» dès que l'on s'oppose aux autorités de Kiev, l'interdiction de films et de chaînes de télévision entières, montre des similitudes avec la situation politique de Allemagne des années 30, avec l'arrivée des nazis au pouvoir. Les partis politiques ont été interdit, les livres indésirables brûlés, l'opposition persécutée. Maintenant les monuments de Lénine en Ukraine sont détruits par les héritiers spirituels de ceux qui sont venus en 1941 sous le drapeau à croix gammée !" déclare Sergueï Hrapov.
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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 14:21

                                                                       commis du patronat

 

 

 

Fusionner et augmenter la « Prime pour l’emploi » et le RSA : faire payer une partie des salaires par les autres salariés, à la place des patrons !

PCF Paris 15, 20 août 2014

140820_travailleurs_pauvres.jpg Dans sa longue interview au journal Le Monde daté du 20 août, François Hollande a annoncé son projet de fusionner deux dispositifs, la « prime pour l’emploi » (PPE) et le « revenu de solidarité active » (RSA).

Leur coût global serait augmenté de 2,5 milliards d’euros par an à hauteur du dispositif que le gouvernement avait fait voter en juillet mais que le Conseil constitutionnel a invalidé ensuite (voir notre article en lien: Suite de la sape du financement de la Sécu : le Conseil constitutionnel, la droite, les « frondeurs » veulent du sérieux et du durable ! ), la suppression totale des cotisations sociales salariées pour les salariés payés au SMIC, partielle pour ceux payés jusqu’à 1,3 fois le SMIC.

Outre leurs appellations trompeuses et hypocrites, les trois dispositifs relève du même esprit : Faire semblant d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés les plus mal payés, sans que les patrons augmentent les salaires, donc en ponctionnant l’ensemble des salariés eux-mêmes.

Avec la suppression des cotisations sociales salariées, l’augmentation du salaire net se serait faite au détriment de la part socialisée du salaire, celle qui finance les systèmes solidaires de santé et de retraite de tous les salariés.

Avec le RSA, établi sous Sarkozy par Martin Hirsch (que le gouvernement PS vient de promouvoir à la tête de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris) l’argent public paye, à la place des patrons, des compléments de revenu à des salariés pauvres, le plus souvent à temps partiel leur fournissant de la main d’œuvre très bon marché, qui plus est obligée de se vendre à ce prix pour continuer à toucher l’ex-RMI.

La PPE date de 2001, du gouvernement Jospin. Elle tend à faire payer par le contribuable, par un système de « crédit d’impôt », « d’impôt négatif » expérimenté dans les pays anglo-saxons, une partie des bas salaires, là encore, à la place du patron.

Depuis 2001, l’effet politique de la PPE a été décevant pour ses promoteurs : les salariés concernés ne sont pas tombés dans l’illusion d’une augmentation de leur pouvoir d’achat qu’ils n’ont pas réellement constatée. Mais le patronat, lui, tire bien son avantage et espère plus encore.

Nous reproduisons ci-dessous l’intervention en 2001 de la sénatrice communiste Marie-Claude Beaudeau démontant le mécanisme de la PPE. Elle l’a prononcée à l’époque à titre personnel quand les ministres PCF continuaient à soutenir la politique antisociale de la « gauche plurielle ». Le raisonnement est toujours valable aujourd’hui, adaptable à tous les tours que trouvent les gouvernements pour faire pression sur les salaires réels en prétendant aider le pouvoir d’achat.

Nous nous opposerons évidemment au nouveau projet de Hollande et Valls et continuerons à soutenir et animer les luttes pour de vraies hausses de salaires.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 14:06

 

 

 

 

                                                                                     MARE NOSTRUM-copie-1
                                                                                          TUNISIE DRAPEAU ANIME  

Tunisie : Une jeune Tunisienne affronte courageusement une bande d'islamistes, venus l'obliger à se voiler : Elle monte sur la voiture et leur répond : « Ici c'est la Tunisie, un pays de plus de 3000 ans d'histoire! Vous, vous n’êtes que des intrus, des parvenus de l’histoire, les descendants du sanguinaire Okba Ibn Nafi .. Jamais la Tunisie ne sera l'Afghanistan » . 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:49

                                                                              rep._metissee.jpg

 

                                                                      Jeudi 21 août 2014

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«La France est un État laïc: Il convient de l'aimer, de respecter sa culture et le droit des femmes ou il convient d'aller vivre ailleurs !» : il est incroyable qu’une ancienne ministre puisse tenir de tels propos à la vision d’une femme voilée sur une plage.

La «  laïcité » de Nadine Morano est celle de l’extrême droite qui vise à rendre acceptable un racisme à peine voilé, générateur de tensions, de rejets et de divisions.

Nadine Morano oublie que la majorité des 6 millions de musulmans sont des citoyens français qui n’ont pas vocation à aller vivre ailleurs. La laïcité, c'est aussi ce qui leur permet de vivre leur foi dans le cadre des lois républicaines qui garantissent la liberté de conscience pour tous et la non-discrimination en matière de religion et de conviction.

Quoi que l'on pense d'une tenue vestimentaire, son choix relève d’une liberté individuelle protégée par la loi.

Quant au droit des femmes, Nadine Morano, féministe à géométrie variable, devrait balayer devant la porte de l’UMP qui a payé des amendes aux élections législatives pour non-respect de la parité et qui s’apprête, de nouveau, à contourner la parité, aux élections sénatoriales du 28 septembre 2014.

C'est la preuve que la domination patriarcale n'est pas extérieure à l'identité de la France et que le combat pour l'égalité homme-femme est un combat permanent.

 

Fabienne HALOUI

Commission Droits et Libertés au PCF

(crédit photo Marine Le Pen : Michel Soudais)


                                                        SOURCE:ROUGE CERISE

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:33

 

 

 

                                                                  HUMA.fr

                François Hollande fait le choix de l’impasse

 

                                                                                         adieu-la-gauche.jpg

 

 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:20

                                                                                                           GAZA SANG        

Trop, c’est trop ! Il faut des pressions sur Israël (Collectif)

« Trop, c’est trop ! », c’était le cri lancé en décembre 2001 par Madeleine Rebérioux, Pierre Vidal-Naquet, Stéphane Hessel et d’autres lorsque des coups dramatiques étaient portés contre Yasser Arafat et l’Autorité palestinienne à Ramallah. C’est ce cri que nous répétons aujourd’hui face à cette nouvelle offensive militaire qui ne mène à rien. Pas plus que les précédentes opérations de l’armée israélienne à Gaza, ou que l’invasion du Liban à laquelle avait réagi un texte de ce même collectif intitulé « Assez ! », paru le 27 juillet 2006, le dernier que Pierre Vidal-Naquet a signé quelques jours avant sa mort. Il disait l’essentiel : « À l’opposé de la logique guerrière, nous pensons que des victoires militaires ne garantissent pas l’avenir d’Israël. Seuls un dialogue ouvert et la recherche patiente d’une cohabitation avec un véritable Etat palestinien permettraient aux Israéliens d’obtenir la paix avec leurs voisins arabes. » Un mois après l’entrée de l’armée israélienne à Gaza, le bilan humain est très lourd – plus de 2 000 morts palestiniens, dont 85% de civils, sans compter les milliers de blessés et les centaines de milliers de sans-abris, ainsi que 67 morts israéliens dont trois civils – et, surtout, il n’y a pas de vainqueur et il ne peut y avoir de vainqueur. Les autorités israéliennes pensaient pouvoir contrôler l’ensemble de la bande de Gaza et obliger les groupes armés à y cesser le combat, elles ont constaté, au vu de la résistance qu’elles y ont rencontrée, que ce serait au prix de pertes décuplées dans leurs rangs et de la transformation de tout ce territoire en un champ de ruines, avec plusieurs milliers de victimes civiles. L’opinion israélienne, elle-même, qui soutenait cette guerre à plus de 90% estime très majoritairement qu’au bout d’un mois, elle n’a pas conduit à une victoire. De fait, quand une guérilla s’enfouit sous terre pour combattre, elle montre à la fois qu’elle dispose du soutien d’une grande majorité de la population et que ses soldats sont prêts à creuser leur propre tombe plutôt que se soumettre. Chacun sait qu’il n’existe pas de solutions militaires et que seule une solution politique est possible. Mais la société israélienne ne veut pas, aujourd’hui, rechercher une solution fondée sur deux Etats et le retrait des territoires palestiniens occupés en 1967, qui puisse assurer à long terme à Israël un avenir pacifique. L’hystérie guerrière aux accents parfois franchement racistes qui a déferlé pendant ce mois d’opérations militaires à Gaza s’est accompagnée d’une répression encore jamais vue contre les pacifistes israéliens et de violences contre les Palestiniens, y compris ceux de nationalité israélienne, elle a aggravé l’aveuglement nationaliste dominant. Un aveuglement qui a conduit le gouvernement israélien à suspendre sa participation à des négociations laissant entrevoir une trêve durable et à reprendre les bombardements sur Gaza. Une solution ne peut venir que d’une démarche résolue de la communauté internationale et des sanctions contre l’Etat d’Israël et ses institutions pour l’amener à respecter enfin le droit international et les légitimes aspirations des Palestiniens à vivre eux aussi en paix au sein de frontières sûres et reconnues. Or, cinquante-sept ans après la guerre des Six jours, la colonisation de la Cisjordanie se poursuit et les habitants de Gaza sont toujours enfermés dans un ghetto qui vaut occupation. L’émotion légitime que cette situation provoque dans notre pays comme partout dans le monde ne doit certes pas être détournée par une extrême minorité qui dévoie le soutien aux droits du peuple palestinien en un antisémitisme toujours aussi insupportable et qui doit être réprimé. Mais rien ne justifie que certaines organisations communautaires juives marquent du sceau infamant de l’antisémitisme ceux et celles qui revendiquent haut et fort un Etat pour la Palestine. Il n’est pas plus acceptable que ces mêmes organisations se fassent les porte-paroles des intérêts israéliens en tentant de criminaliser toute tentative citoyenne, notamment au travers d’un boycott des produits israéliens, de s’opposer à une politique meurtrière pour les Palestiniens et suicidaire pour les Israéliens. Comme le gouvernement, nous n’acceptons pas que le conflit israélo-palestinien soit importé en France. Mais nous refusons que le droit de s’exprimer soit rendu tributaire de telle ou telle solidarité. C’est alors la capacité de débattre démocratiquement qui est mise en cause, ouvrant la voie aux assignations à résidence et aux affrontements communautaires. Nul n’est légitimé à se faire le porte-parole de l’une des parties au conflit. Face à cette nouvelle guerre meurtrière, face aux atteintes à la liberté d’expression nous ne pouvons nous taire. Nous demandons : que les Nations unies imposent, sous peine de sanctions, le retrait durable des troupes israéliennes de Gaza, l’envoi d’une force d’interposition et de protection du peuple palestinien et la fin du blocus aérien, maritime et terrestre de ce territoire ; que l’Union européenne suspende son accord d’association avec Israël, comme le prévoit son article 2 ; que la France cesse immédiatement toute coopération militaire avec Israël et mette un embargo total sur les armes et transferts de technologie pouvant déboucher sur un usage militaire à destination d’Israël ; que la Palestine soit, enfin, reconnue comme un membre à part entière de l’ONU ; que le Conseil de sécurité saisisse la Cour pénale internationale pour que les responsables de tous les crimes de guerre aient à rendre compte devant la justice ; que l’on impose aux produits israéliens issus des colonies un traçage particulier pour les distinguer des autres et que l’on cesse de poursuivre ceux et celles qui tentent de faire respecter la législation ou manifestent leur solidarité avec le peuple palestinien. Nous appelons à un engagement plus déterminé encore de l’opinion démocratique française pour imposer le droit international, soutenir les aspirations trop longtemps écrasées du peuple palestinien, imposer l’arrêt de la colonisation et le renoncement au projet de « Grand Israël », faire comprendre enfin à la société israélienne qu’elle se dirige dans une impasse suicidaire et qu’elle doit regarder la réalité en face.

 

Etienne Balibar, philosophe ; Anne Brunswic, journaliste et écrivain ; Alice Cherki, psychanalyste ; Jocelyne Dakhlia, historienne et anthropologue ; Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue et philosophe ; Jean-Pierre Dubois, juriste ; Catherine Lévy, sociologue ; Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien et essayiste ; Gilles Manceron, historien ; Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue ; Pierre Nicodème, mathématicien-informaticien ; Abraham Ségal, documentariste ; Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l’Homme ; Jacques Testart, biologiste ; Michel Tubiana, président du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme.

                                              Source : LDH

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 07:11

                                                                                   MARE-NOSTRUM-copie-1

 

 

 

erdogan-israel.jpgLa présidence d'Erdogan n'est pas légitime



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



L'élection à la présidence de la Turquie a eu lieu le 10 août dernier. Recep Tayyip Erdogan, en dépit du passif de l'AKP en termes de meurtres, de massacres et de fraude avérée, a été élu douzième président de la Turquie.



Le Parti communiste de Turquie, rappelant que les crimes qu'il a commis rendent la candidature d'Erdogan inacceptable et qu'il devrait immédiatement être poursuivi en justice, a appelé le peuple à boycotter les élections.



34 millions de personnes ne se sont pas exprimées pour Erdogan.



Selon les résultats, Erdogan a obtenu 21 millions de voix (51 %) tandis que 34 millions de personnes ont soit voté contre lui ou ne sont pas allés voter. Les abstentionnistes s'élèvent à 15 millions de personnes.



En prenant en compte la faible participation, atteignant des records, Erdogan est devenu le nouveau président en remportant l'adhésion d'à peine 38 % de l'électorat. Ces résultats se reflètent dans son discours de victoire, qui était circonspect et pas aussi enthousiasmé qu'on aurait pu s'y attendre.



Le Parti communiste de Turquie, dans le communiqué publié après les élections, a déclaré la présidence d'Erdogan illégitime et appelé les gens à lutter contre la dictature islamiste et néo-libérale.



Il y avait deux autres candidats lors de ces élections : Ekmeleddin İhsanoğlu était le candidat de deux partis d'oppositions, le Parti républicain du peuple (CHP) et du Parti du mouvement nationaliste (MHP).



Il est décrit comme un islamiste plus modéré comparé à Erdogan. Auparavant, il a servi comme secrétaire-général de l'Organisation de la coopération islamique de 2004 à 2014 et il a été nommé à cette position par le gouvernement de l'AKP.



Ses bonnes relations avec Erdogan se sont détériorées après une divergence d'opinions sur le dit Printemps arabe.



İhsanoğlu, soucieux de ne pas froisser les Etats-unis et l'Arabie saoudite, est resté silencieux sur l'intervention militaire récente en Égypte. Erdoğan a publiquement attaqué İhsanoğlu pour sa position et ne l'a pas nommé de nouveau pour le poste de secrétaire-général.



Selahattin Demirtas, leader du Parti démocratique populaire (HDP) était le candidat choisi par le mouvement kurde mais il n'avait pas comme perspective de remporter les élections.



En dépit de la candidature de Demirtaş, le mouvement kurde a tacitement attendu qu'Erdogan soit élu pour poursuivre les négociations de « paix » avec le gouvernement AKP.



Le mouvement kurde a apprécié qu'Erdoğan lance et se fasse le co-architecte du « processus de paix » avec Abdullah Öcalan, leader emprisonné du mouvement kurde.



Les trois partis d'opposition au parlement, bien qu'ils aient présenté des candidats aux élections, n'ont pas adopté une stratégie électorale qui remette franchement en cause le pouvoir d'Erdoğan.



Cela eut aussi une influence sur le faible niveau de participation et le nombre de voix nulles, dont certaines étaient des voix de protestation.



C'est la première fois que le président est élu par une vote populaire en Turquie. Mais il y a un hic ; les candidats participant à la présidence étaient nommés par le parlement, pas par le peuple.



On s'attend à ce qu'Erdoğan, qui devint le premier président élu de la Turquie, exploite son nouveau poste pour renforcer sa dictature et sa pratique fasciste.



 

Encore une fois, voilà la preuve ; cette fois par l'électorat, qu'il n'est pas élu comme président par l'ensemble du pays puisque les résultats électoraux et les débats actuels montrent que la moitié des Turcs voient son pouvoir comme totalement illégitime.

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