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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 14:47

                                                                    CERVEAU

 

 

 

" UKRAINE, PALESTINE 2014: L'ÉTÉ DES CRIMINELS DE GUERRE"

 6 Août 2014

Les dirigeants parvenus au pouvoir à Kiev grâce à une insurrection armée ont,sous la direction du milliardaire pro-occidental Porochenko, formé un " gouvernement " dont font partie les organisations fascistes, nostalgiques du Nazisme, Svoboda et Pravy Sektor. Bien que ces partis n'aient obtenu que des scores infimes lors des élections législatives en Ukraine Occidentale, ils sont très influents dans le groupe dirigeant à Kiev, et dans les forces armées qui ont massacré des dizaines de syndicalistes à Odessa, écrasé de bombes les habitants de Slaviansk à l'est du pays, et provoque la fuite de réfugiés ( plusieurs centaines de milliers ). Ce sont les mêmes troupes mercenaires, qui, sous les ordres de Porochenko, tentent de réinvestir par la force la région industrielle de Donetsk: la population, majoritairement ouvrière, s'y est à juste titre opposé au régime pro-occidental de Kiev, sachant que la soumission à l'UE signifiera la mort à brève échéance des usines où ils travaillent et une dictature anticommuniste.

Au cours des combats dans cette zone de guerre, un avion civil qui la survolait de façon irresponsable, à été détruit en vol, à 10.000m. d'altitude, causant la mort de près de 300 personnes totalement étrangères au conflit. Erreur de cible ou volonté délibérée de provoquer une guerre entre la Russie et l'OTAN, l'acte est inacceptable. Mais personne n'est capable à ce jour de désigner les responsables, contrairement à ce qu'affirment sans preuves Porochenko et Obama, et que les médias de France répètent sans le moindre recul critique.

Le pire de ce délire anti-Russie est de le voir cautionné par un journaliste du quotidien l’Humanité. La cause première de ce drame est d'abord le refus des dirigeants de Kiev de négocier pacifiquement avec leurs opposants d'Ukraine orientale, et leur choix obstiné d'écraser toute résistance par la guerre et les tueries..

ET ILS NE L'ONT FAIT QU'ASSURES DU SOUTIEN POLITIQUE, FINANCIER ET MILITAIRE DES USA ET D'AUTRES PUISSANCES OCCIDENTALES, COMME LA FRANCE DE MESSIEURS HOLLANDE, FABIUS ET VALLS.

En Palestine,le gouvernement de l'état colonialiste d’Israël, a détruit par des bombardements massifs des milliers de maisons, tué bientôt un millier de civils palestiniens au cours de la nouvelle guerre d'occupation du territoire de Gaza. Les blessés, les réfugiés devenus sans abris, se comptent par dizaines de milliers. Cette offensive, ces massacres ont été lancés par l'état israélien à l'initiative de l'extrême droite fasciste, raciste et intégriste qui fait partie du gouvernement de Tel-Aviv.

ICI ENCORE, LES CRIMES DE GUERRE D'INSPIRATION FASCISTE N'ONT PU ÊTRE COMMIS QUE GRACE AU SOUTIEN INDÉFECTIBLE DES USA ET DES PUISSANCES OCCIDENTALES À LA COLONISATION ISRAÉLIENNE ET AU REFUS D'ISRAËL DE TOUTE SOLUTION PACIFIQUE DURABLE.

Le gouvernement français vient de donner une nouvelle preuve de cet aveuglement pro-sioniste en interdisant des manifestations dénonçant les crimes israéliens, en prétextant les agissements de quelques dizaines de voyous, intégristes musulmans et antisémites. À Paris, ils se sont opposés verbalement à un groupe de nervis fascistes juifs, la Ligue de Défense Juive. À Sarcelles, ou se manifestent depuis des décennies les fascistes sionistes du Betar, le scénario de heurts, pillages et dégradations, à été identique, sous l’œil complaisant des forces de l'ordre.

Juifs ,musulmans, athées ou chrétiens, tous les fascistes se valent, et sont, les uns et les
autres,étrangers à notre combat anti-impérialiste. Ils sont même les meilleurs alliés objectifs des fascistes israéliens ou d'Ukraine. Les amalgamer avec les Français révoltés par les tueries de Gaza ou de Donetsk est indigne. C'est ce que vient de faire Manuel Valls qui dénonce" l'antisémitisme des quartiers populaires français", et qui reste muet devant les massacres en Palestine.

LES CITOYENS FRANÇAIS SOUCIEUX DE PAIX ET DE MORALE INTERNATIONALE ONT LE DROIT D'EXIGER DE LEUR GOUVERNEMENT QU'IL CESSE DE DONNER UN BLANC SEING AUX CRIMINELS DE GUERRE FASCISTES D'ISRAËL ET D'UKRAINE. IL DOIT PESER AU CONTRAIRE EN FAVEUR DE NÉGOCIATIONS, RESPECTANT LES DROITS DEMOCRATIQUES DES POPULATIONS D'UKRAINE ORIENTALE, ET LES DROITS NATIONAUX DES PALESTINIENS DE GAZA ET D'AILLEURS, SEUL MOYEN DE RÉTABLIR LA PAIX.

                                           Francis Arzalier

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 07:48

 

 

 

 

5 août 2014Michel costume

E Ghjurnate internaziunale di Corti ont accueilli plusieurs élus qui sous ce même chapiteau auraient été qualifiés, il y a peu, de représentants de « la classe politique traditionnelle ». Désormais ils sont « progressistes » et le microcosme médiatique insulaire les adule. « Corsistes », ils incarnent forcément la modernité et le dynamisme.

Récemment ils ont même voté le service minimum dans le transport maritime. C’est dire si lutter contre la déréglementation, le dumping fiscal et social, est archaïque. Pour ces néolibéraux, il faudrait voir le progrès dans la concurrence déloyale et ainsi accepter le low cost, les « travailleurs détachés » sous payés, avec une couverture sociale inférieure, « afin de passer d’une société perfusée à une société productive » nous dit Emmanuelle De Gentili.

Les détournements de réfactions de TVA au détriment des consommateurs ou de la Taxe de transports au détriment des usagers sont certes le fait de gens indélicats mais ils perdurent sans perturber la dirigeante nationale du PS encore moins son gouvernement. Aussi sa formule a dû en ravir plus d’un au cabinet du premier Ministre où on taille dans la dépense publique. Les moins sont pour ces nantis retraités, salariés, fonctionnaires les plus pour le MEDEF. Dans la foulée les budgets des hôpitaux comme des services publics en général fondent aussi vite que les dotations aux collectivités locales. La « société productive » c’est finalement celle des chômeurs en masse. En Corse ils sont plus de 20 000, nouveau record. Pour eux c’est la lourde peine : chomage, vie chère, précarité et pauvreté.

La vie en low cost existe chez nous mais elle était absente des discours de Corté. « La place de la Corse dans la réforme », engagée par le président de la République, en revanche y était. Et si la spécificité insulaire doit être maintenue par rapport aux autres régions métropolitaines, il faut surtout dire pour qui et pour quoi. Car après trois décennies, évolution après évolution, l’amplitude des inégalités s’est accrue et l’usage des compétences dévolues, notamment dans les transports n’a pas été convaincant.

A présent il faudrait supprimer les départements, vider de leur substance les communes créer des méga régions aptes à la compétition économique européenne la plus féroce opposant les territoires et les hommes. Des pays entiers sombrent dans la crise entretenue par cette politique de prospérité des marchés financiers et la Corse devrait s’y précipiter au lieu de s’en préserver en suivant l’exemple de la Catalogne ou de l’Ecosse. Dans cette course à l’abîme des grandes régions européennes la Corse, à plus forte raison à la périphérie de la solidarité nationale, ne peut avoir un avenir radieux.

Voila pourquoi, un débat sur ces enjeux eut été instructif au-delà des poncifs antijacobins d’autant que Jean Guy Talamoni a enfoncé le clou : « Quelle que soit l’évolution que connaîtra la Corse sur le plan institutionnel dans les années à venir, nous ne reconnaîtrons jamais le principe de la tutelle française sur notre pays ». C’est bien du rapport à la France qu’il est question et au cœur de celui-ci, de la juste répartition de la richesse produite dans le pays.

Au menu également, « de ce rendez-vous politique incontournable » : les prochaines régionales. Le préalable de la violence indépendantiste étant tombé, l’accès au pouvoir des élus nationalistes de toutes tendances devient possible. Jean-Baptiste Luccioni confirme : « Le préalable est bien levé, sans compromis, ni compromission ». Au concert des louanges le Maire de Pietrosella, tout un symbole, ajoutera même : « Le FLNC a contribué à préserver l’équilibre de la Corse et lui a permis d’être ce qu’elle est ».

A retenir enfin une phrase de Jean Guy Talamoni : « si tout ce qui est immatériel est écarté au nom du pragmatisme, que reste-t-il de la politique : di sparte si a manghjatoghja cum’elli ferebbenu i porchi ? » (se partager l’auge comme le feraient les porcs). Celle-ci, destinée aux « nationalistes modérés », n’a que survolé la nouvelle première adjointe PS de Bastia, alliée de Femu a Corsica et de l’UMP, pour laquelle « il faut regarder devant ». Ainsi le consensus des élus doit être préservé et la cible désignée « la haute administration jacobine ». La formule est du Conseiller Exécutif candidat aux sénatoriales Pierre Ghionga. C’est la posture libérale classique plus on tire sur l’Etat plus les responsabilités politiques sont diluées.

Michel STEFANI

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 13:51

 

 

 

SNCM : la résistance sociale aux appétits privés et aux low cost est d’intérêt général.

Lorsqu’un gouvernement fait preuve de désinvolture dans un contexte social difficile où sa politique ne cesse d’enfoncer le pays dans les difficultés c’est grave. Lorsqu’il ment à des milliers de travailleurs auxquels, de par son attitude, il ouvre la porte du chômage, il montre un cynisme abject.

C’est le cas avec la SNCM.

Le non respect des engagements pris le 10 janvier traduit ainsi un médiocre calcul politicien tendant à laisser passer l’épisode électoral. Au lendemain d’un Conseil de surveillance révélateur de ce comportement honteux, la dérobade de Cuvillier, repoussant de 3 jours son rendez-vous avec les Organisation syndicales, confine au mépris des grévistes et des usagers.

Pire encore le gouvernement par des fuites maitrisées explique que la seule façon d’en sortir c’est la liquidation de la SNCM en s’abritant lamentablement derrière la Commission européenne et ses amendes « anti service public ».

Ce n’est pas un hasard non plus, si la veille du premier jour de grève Paul Giacobbi devant l’Assemblée Nationale défendait une position contraire aux votes de l’Assemblée de Corse mais conforme à la feuille de route masquée du gouvernement, de Transdev et de Veolia tout autant qu’aux attentes des dirigeants de Corsica Ferries.

La larme à l’œil ces messieurs s’apprêtent à liquider plusieurs milliers d’emplois en Corse et sur le continent alors que les chiffres du chômage ont dépassé ce mois encore la côte d’alerte. En réalité, ils s’obstinent, en bon libéraux qu’ils sont, à faire un pont d’or à la concurrence déloyale au dumping social et fiscal.

Si la SNCM est en difficulté c’est pour cette raison non à cause des travailleurs. Antithèse du modèle économique low cost fondé sur la surexploitation, tous les moyens sont bons pour faire disparaître cette compagnie du paysage maritime libéral où elle fait « tache ».

L’ouverture de la desserte publique à Corsica Ferries en 2002, grassement subventionnée ensuite pour enlever des recettes à la CMN et à la SNCM, ne peut être un exemple de bonne gestion de l’argent public de la continuité territoriale et encore moins celui d’un exercice parfait de cette compétence pleinement dévolue à la CTC.

La privatisation scandaleuse de 2005, bénéfique aux seuls amis du gouvernement Villepin Sarkozy, participe de la même approche, du même raisonnement, des mêmes choix politiques qui consistent depuis des années à abandonner aux opérateurs privés des pans entiers du service public, les plus lucratifs.

Le fonds spéculatif Buttler a empoché 60 millions d’euros en trois ans et le vol de la taxe de transport a privé la CTC de 5 millions d’euros de recettes fiscales. Pourtant ces authentiques pilleurs de la continuité territoriale n’ont jamais été inquiétés.

Il est plus facile de stigmatiser la CGT et le syndicalisme, de vilipender les grévistes de la SNCM et, dans la tradition poujadiste antidémocratique, de leur faire porter le chapeau d’une mauvaise saison touristique plutôt que de s’en prendre aux véritables racines de la crise. Elles seules font qu’en Corse le chômage a progressé en une année de 12 % et que la fréquentation touristique de tout temps aléatoire est cette année rongée par la politique d’austérité.

Alors que la nouvelle DSP est censée garantir la SNCM d’une compensation financière de 600 M€, le scénario de liquidation judicaire, plus encore dans ces conditions, serait un troisième scandale public le second pour l’Etat en moins de 10 ans. Voila pourquoi le combat des marins, des sédentaires et des officiers de la SNCM, leur résistance sociale aux appétits privés et aux low cost, est d’intérêt général et qu’il faut être à leurs côtés.

                                              Michel STEFANI

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 08:15

 

 

 

SOURCE:Terre Corse

 

Littérature: « Ricordi Muratinchi » Sixte Ugolini

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Samedi 9 août 2014 à 18 heures, salle des fêtes de la Mairie de Murato, son village natal, Sixte Ugolini présente au cours d’une conférence, son dernier ouvrage : « Ricordi Muratinchi ».

          Ce récit est l’histoire de son enfance Murataise dans laquelle chacun pourra retrouver sa propre histoire.

         C’est aussi l’évocation d’une époque qui trace la frontière entre un avenir qui douloureusement se construit et un passé définitivement révolu.

         Ce récit est émaillé d’anecdotes drôles et de réflexions judicieuses qui donnent à l’ouvrage toute sa saveur et qui nourriront avec bonheur l’échange qui suivra la conférence.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 13:48

                                                                   Gaza sang

 

 

 

AFPSAprès l’alignement honteux de la France sur la position israé­lienne aux pre­mières heures de l’agression contre Gaza, Laurent Fabius vient de faire une décla­ration qui marque une évo­lution que lui impose la réalité des faits.

F. Hol­lande et son gou­ver­nement étaient allés très loin dans leur soutien à la poli­tique israé­lienne, en cher­chant à museler le mou­vement de soli­darité en France et sans jamais condamner les mas­sacres qui ont fait plus de 1800 morts dont une immense majorité de civils. Le silence de la France devant la répression contre les Pales­ti­niens de Cis­jor­danie après la dis­pa­rition et le meurtre des trois jeunes colons, sa com­plai­sance au début des bom­bar­de­ments ont pesé lourd. Tout comme son refus de signifier clai­rement à Neta­nyahou qu’il portait l’entière res­pon­sa­bilité de l’échec des négo­cia­tions. Combien de vic­times et des­truc­tions aurait-​​on pu éviter avec une réaction ferme de la France et de ses par­te­naires ? L’absence de pres­sions a constitué un puissant encou­ra­gement de fait aux diri­geants cri­minels de Tel Aviv pour accomplir en toute impunité leur plan cynique d’épuration eth­nique et d’écrasement des Palestiniens.

Aujourd’hui, fait nouveau, parlant de « ce qu’il faut bien appeler le carnage de Gaza », Laurent Fabius note que la sécurité d’Israël « ne jus­tifie pas qu’on tue des enfants et qu’on mas­sacre des civils ». Jugeant la res­pon­sa­bilité du Hamas « écra­sante dans cet engrenage macabre », il considère que « celle-​​ci non plus ne jus­tifie pas ce que le Secré­taire général des Nations unies a qua­lifié de crimes ». Il en conclut qu’ « une solution poli­tique (…) devra être imposée par la com­mu­nauté internationale ».

Il semble ainsi avoir compris que la position fran­çaise était inte­nable face à l’indignation générale et à la mobi­li­sation sans pré­cédent qu’elle entraîne en plein cœur de l’habituelle « trêve estivale ». François Hol­lande lui-​​même a dénoncé ce 4 août « le bom­bar­dement inad­mis­sible d’une école de Rafah » et a dit se joindre « au Secré­taire général des Nations Unies pour demander que les res­pon­sables de cette vio­lation du droit inter­na­tional répondent de leurs actes ».

Nous prenons acte avec intérêt de cette évo­lution. Reste à savoir si elle procède de la « ges­ti­cu­lation média­tique » ou si elle exprime une réelle volonté poli­tique. Ce qui serait en effet tout à fait nouveau.

Que compte faire la France pour que les res­pon­sables de crimes de guerre répondent de leurs actes ? Comment compte-​​t-​​elle col­la­borer avec la com­mission d’enquête inter­na­tionale constituée, malgré son abs­tention hon­teuse, par le Conseil des Droits de l’homme des Nations unies ? Comment va-​​t-​​elle contraindre Israël à res­pecter le droit inter­na­tional ? Laurent Fabius a pu per­son­nel­lement mesurer le mépris de Neta­nyahou pour ceux qui l’appellent à la retenue avec de belles paroles. Il n’entend que le langage de la force. Ce sont donc des sanc­tions immé­diates qu’il va falloir mettre en œuvre.

Il faut cesser immé­dia­tement toute coopé­ration mili­taire avec Israël et mettre un embargo total sur les armes à des­ti­nation d’Israël et, dans le même temps, agir pour la sus­pension sans délai de l’accord d’association entre l’Union Euro­péenne et Israël, sur la base de son article 2. Il faut aussi s’en prendre direc­tement à la colo­ni­sation en inter­disant l’entrée des pro­duits des colonies sur le sol français et en inter­disant toute relation d’affaires en rapport avec la colonisation.

La diplo­matie fran­çaise est désormais au pied du mur… et pendant ce temps, la mobi­li­sation citoyenne continue. Elle conti­nuera pour que cette nou­velle position fran­çaise se tra­duise par des actes concrets pour l’application du droit international.

Le Bureau national

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 09:08

                                                               CERVEAU

 

 

 

Mehdi Hasan
Huffington Post UK, 28 juillet 2014

medium_mehdihasan

Alors que les trêves “humanitaires” se multiplient sans succès et qu’une issue diplomatique peine à se concrétiser, le directeur politique du Huffington Post UK, Mehdi Hassan, discrédite 11 mythes avancés par l’État d’Israel autour du conflit en s’appuyant sur des rapports officiels d’ONG, de l’ONU, ainsi que des articles publiés dans des médias internationaux et des sources présentes sur le terrain.


1) La bande de Gaza n’est pas occupée par Israël

Boston Globe: “Les zones tampons imposées par Israël absorbent maintenant près de 14 % du territoire de Gaza et au moins 48 % des terres cultivables. Pareillement, la zone tampon maritime couvre 85 % de la zone maritime promise aux Palestiniens dans les accords d’Oslo, réduisant 28 milles nautiques à trois ». Human Rights Watch: « Israël continue aussi de contrôler le registre de la population des habitants de la bande de Gaza, des années après qu’il en ait retiré ses forces terrestres et ses colonies ». B’Tselem, 2013: « Israël continue de maintenir un contrôle exclusif de l’espace aérien et des eaux territoriales de Gaza, comme il l’a fait depuis qu’il a occupé la bande de Gaza en 1967 ».

2) Israël veut un cessez-le-feu mais pas Hamas

Al Jazeera: «Meshaal a dit que Hamas veut que ‘l’agression stoppe demain, aujourd’hui ou même cette minute. Mais [Israël doit] lever le blocus avec des garanties et non avec une promesse de futures négociations’. Il a ajouté ‘nous ne fermons pas la porte à tout cessez-le-feu humanitaire renforcé par un véritable programme d’aide’». Jerusalem Post : « Un jour après qu’un cessez-le-feu arrangé par l’Égypte, accepté par Israël mais rejeté par Hamas, ait échoué, l’organisation terroriste a proposé un arrêt des hostilités de 10 ans en échange de l’acceptation de ses conditions par Israël, a rapporté Channel 2 mercredi. Les conditions de Hamas étaient la libération des prisonniers palestiniens libérés lors de l’accord Shalit et arrêtés de nouveau, l’ouverture des passages frontaliers Gaza-Israël pour permettre aux citoyens et aux biens de passer, et une supervision internationale du port de Gaza au lieu du blocus israélien actuel ». BBC: « Le cabinet de sécurité d’Israël a rejeté ‘tel qu’il est’ une proposition de cessez-le-feu d’une semaine mise en avant par le secrétaire d’État US John Kerry ».


3) Israël, contrairement à Hamas, ne vise pas délibérément et civils

The Guardian: « C’est là que le deuxième obus [israélien] a touché la plage, ceux qui tiraient ajustant apparemment leur feu pour viser les survivants qui s’enfuyaient. Alors qu’il explosait, les journalistes situés sur la terrasse on crié : ‘Ce ne sont que des enfants’». Navi Pillay, haut commissaire de l’ONU pour les droits humains: « Un certain nombre d’incidents, ainsi que le grand nombre de morts civiles, dément l’affirmation [israélienne] que toutes les précautions nécessaires ont été prises pour protéger les vies civiles ». Mission d’enquête de l’ONU sur le conflit de Gaza, 2009: « Les tactiques utilisées par les forces armées israéliennes dans l’offensive de Gaza sont en accord avec les pratiques précédentes, le plus récemment pendant la guerre du Liban en 2006. Un concept appelé doctrine Dahiya a alors émergé, impliquant l’usage d’une force disproportionnée et causant de grands dommages et destruction aux biens et aux infrastructures civiles et de grandes souffrances aux populations civiles. La mission conclue de l’examen des faits sur le terrain que ceci semble précisément ce qui a été mis en pratique ».


4) Seul Hamas est coupable de crimes de guerre, pas Israël

Human Rights Watch: « Les forces israéliennes peuvent aussi avoir volontairement ou imprudemment attaqué des personnes clairement civiles, comme de jeunes garçons, et des structures civiles, dont un hôpital – violation des lois de la guerre indicatrices de crimes de guerre ». Amnesty International: « Attaquer délibérément un habitat civil est un crime de guerre, et l’échelle écrasante de destructions des habitats civils, dans certains cas avec des familles entières dedans, indique une disposition alarmante à des violations répétées des lois de la guerre ».

5) Hamas se sert des civils de Gaza comme « boucliers humains »

Jeremy Bowen, éditeur à BBC Moyen-Orient: « Au cours de ma semaine à Gaza, je n’ai pas vu d’indices de l’accusation israélienne que Hamas utiliserait les Palestiniens comme boucliers humains ». The Guardian: « Cette dernière semaine, le Guardian a vu beaucoup de gens s’enfuir de différents quartiers, et aucune indication que Hamas les forçait à rester ». The Independent: « Certains Gazaouis ont admis qu’ils avaient peur de critiquer Hamas, mais aucun n’a dit qu’ils avaient été forcés par l’organisation à rester dans des lieux dangereux et à devenir des boucliers humains involontaires ». Reuters, 2013: « Un organisme des droits humains des Nations unies a accusé mardi les forces israéliennes de mauvais traitements des enfants palestiniens, y compris de torture d’enfants en détention et d’utilisation d’autres comme boucliers humains ».

6) Le conflit actuel de Gaza a commencé avec un tir de roquettes de Hamas le 30 juin 2014

Times of Israel: « Les membres de Hamas ont été derrière une grande salve de roquettes qui a touché Israël lundi matin, pour la première fois depuis des années, le groupe islamiste a défié directement l’État juif, d’après les responsables israéliens de la défense. Les sources sécuritaires, parlant sous condition d’anonymat, ont estimé que Hamas avait probablement lancé ce tir de barrage en riposte à une frappe aérienne israélienne quelques heures auparavant, qui avait tué une personne est blessé trois autres. Hamas n’a pas tiré de roquettes sur Israël depuis la fin de l’opération Pilier de défense en novembre 2012 ». The Nation: « Pendant les 10 jours de l’opération Brother’s Keeper en Cisjordanie [avant le début du conflit à Gaza], Israël a arrêté environ 800 Palestiniens sans motif ni procès, tué neuf civils et opéré des raids sur environ 1300 immeubles résidentiels, commerciaux et publics. Son opération militaire a visé les membres de Hamas relâchés au cours de l’échange de prisonniers avec Gilad Shalit en 2011 ».

7) Hamas n’a jamais cessé de tirer des roquettes sur Israël

Quotidien juif Forward: « Hamas n’avait pas tiré une seule roquette depuis [le conflit de Gaza en 2012] et avait largement supprimé les tirs de petits groupes jihadistes. Les tirs de roquettes, en moyenne 240 par mois en 2007, sont tombés à cinq par mois en 2013 ». International Crisis Group: « moins de roquettes ont été tirées depuis Gaza en 2013 que dans toute autre année depuis 2001, et presque toutes les roquettes tirées entre le cessez-le-feu de novembre 2012 et la crise actuelle ont été lancées par d’autres groupes que Hamas ; les organismes sécuritaires israéliens ont témoigné des efforts anti-roquette agressifs effectués par la nouvelle force de police de Hamas spécifiquement établie dans ce but. Comme Israël (et l’Égypte) sont revenus sur les accords de 2012 – dont certains étaient appliqués au mieux en pointillés – alors Hamas est revenu aussi sur ses efforts anti-roquettes ».


8) Hamas a provoqué Israël en kidnappant et en tuant trois jeunes israéliens

Quotidien juif Forward: « Le gouvernement [israélien] savait presque depuis le début que les garçons étaient morts. Il a maintenu la fiction qu’il espérait les trouver vivants comme prétexte pour démanteler les opérations de Hamas en Cisjordanie. Ce ne fut pas le seul bobard. Il était clair depuis le début que les kidnappeurs n’agissaient pas sur ordre de la direction de Hamas à Gaza ou à Damas. La branche de Hamas à Hébron – plus une famille criminelle qu’une organisation clandestine – avait un long passé d’actions sans que les leaders les connaissent, parfois contre leurs intérêts ». Correspondant BBC Jon Donnison: « Le policier israélien Mickey Rosenfeld m’a dit que les hommes qui ont tué trois jeunes israéliens sont carrément une cellule isolée, affiliée à Hamas mais n’agissant pas sous sa direction. Paraît contredire la ligne du gouvernement Nétanyahou ».

9) Le pouvoir de Hamas, pas le blocus israélien, est à blâmer pour la crise humanitaire dans la bande de Gaza


Câble du Département d’Etat US
: « Les dirigeants israéliens ont confirmé aux responsables de l’ambassade en de multiples occasions qu’ils ont l’intention de garder le fonctionnement de l’économie de Gaza au plus bas niveau possible permettant d’éviter une crise humanitaire. Les dirigeants israéliens ont confirmé, en de multiples occasions, qu’ils ont l’intention de garder l’économie de Gaza à la limite de l’effondrement sans la faire basculer complètement ». The Guardian: « L’armée israélienne a fait des calculs précis sur les besoins caloriques quotidiens nécessaires pour éviter la malnutrition pendant un blocus imposé sur le territoire palestinien entre 2007 et mi 2010, d’après les dossiers rendus publics mercredi après une ordonnance du tribunal. Le groupe de défense israélien Gisha a mené une longue bataille judiciaire pour rendre public le document. Ses membres ont dit qu’Israël a calculé les besoins caloriques de la population de Gaza pour restreindre la quantité de nourriture lui étant permise ».

10) Le gouvernement israélien, contrairement à Hamas, veut une solution à deux Etats

Times of Israel: « [Nétanyahou] a explicité clairement qu’il ne pourrait jamais en aucun cas approuver un État palestinien pleinement souverain en Cisjordanie. Au cœur du conflit actuel, a-t-il développé, ‘Je pense que le peuple israélien comprend maintenant ce que j’ai toujours dit : il ne peut pas y avoir de situation, sous aucun accord, dans laquelle nous renonçons au contrôle sécuritaire sur le territoire à l’ouest de la rivière Jourdain ».

11) Tous les analystes sérieux sont d’accord que Hamas et non Israël a commencé le conflit actuel

Nathan Thrall, grand analyste Moyen-Orient à International Crisis Group
, écrivant dans le New York Times: « L’escalade actuelle à Gaza est le résultat direct du choix par Israël et par l’Occident de faire obstacle à la réalisation de l’accord de réconciliation palestinien d’avril 2014 ». Henry Siegman, ancien directeur national à l’American Jewish Congress, écrivant pour Politico: « L’assaut israélien sur Gaza n’a pas été déclenché par les roquettes de Hamas dirigées sur Israël mais par la détermination d’Israël d’abattre le gouvernement palestinien d’unité formé début juin, même alors que ce gouvernement s’était engagé à honorer toutes les conditions imposées par la communauté internationale pour la reconnaissance de sa légitimité ».

Mehdi Hasan est directeur politique de Huffington Post UK

Traduction : JPB-CCIPPP pour l’Agence Média Palestine

Source: Huffington Post

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 09:02

                                                           Gaza sang

 

 

Gaza, envoyé spécial de l'Humanité
Mardi 5 août
Un cessez-le-feu doit entrer en vigueur dans deux heures, accepté par la résistance palestinienne et par Israël. On ne peut que s'en réjouir. Le plus dur commence peut-être. Cette trêve de 72 heures doit permettre l'ouverture de discussions entre Israéliens et Palestiniens.
Il est intéressant de remarquer que samedi soir, Netanyahou continuait à jouer les gros bras, affirmant continuer son opération et n'ouvrant aucune porte de sortie. 48 heures plus tard, pourtant, un retrait des troupes qui se trouvaient à Gaza a débuté et une délégation israélienne se rend au Caire où se trouvent déjà les représentants palestiniens. Que s'est -il passé entretemps? Devant les massacres qui se multipliaient, l'incapacité militaire d'Israël à vaincre la résistance palestinienne, la mobilisation toujours plus importante des opinions publiques à travers le monde et les prises de position fermes de certains pays notamment d'Amérique latine, les gouvernements occidentaux ont été contraints d'intervenir plus fortement. Des pressions ont commencé à s'exercer sur Israël. Les déclarations de Washington sont devenues inhabituellement plus critiques vis à vis de Tel Aviv. Londres a annoncé réexaminer toutes les licences d'exportation conclues avec Israël, notamment celles sur les armes et les équipements militaires, pour s'assurer qu'elles sont "appropriées" au vu de la situation à Gaza. Même François Hollande, dernier carré des supporters de Netanyahou, a été forcé de sortir de son silence!
Tant mieux. Cela prouve qu'Israël est sensible à ces pressions. Comment pourrait-il en être autrement? Israël serait en banqueroute économique sans les milliards de dollars insufflés par les Occidentaux. Il est donc possible de continuer à faire pression pour que rien ne fasse capoter les négociations et qu'un véritable accord stipulant la levée du blocus et l'ouverture des points de passage, soit signé. Si des signes sont donnés dans ce sens cela permettrait de faire taire ceux qui, au sein de la branche armée du Hamas, ne souhaitent pas un arrêt des hostilités.
Il est peut-être temps de rappeler que seules la levée du blocus et création d'un véritable Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-est comme capitale, sont les garants de la sécurité d'Israël. Pas les tapis de bombes déversés sur les enfants de Gaza.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 14:03

                                                                       MARE NOSTRUM-copie-1

 

En Andalousie, la protestation a des airs de flamenco
  • Publié le :
    03/08/2014 à 17h10

 

Cette vidéo remonte à fin juin, mais elle nous avait échappé. Elle vient d’être « exhumée » par notre partenaire Global Voices, qui explique :

L’Andalousie, dans le sud de l’Espagne, est la patrie du flamenco, un genre artistique sur base de folklore, caractérisé par sa musique riche d’émotion, son chant puissant et sa danse sensuelle. Les paroles évoquent souvent l’amour et la séparation, mais aussi la douleur, la pauvreté et le chagrin — des sujets qui ne sont que trop familiers ces dernières années pour les Andalous.

L’Espagne a taillé sans pitié dans les dépenses depuis que le pays est aux prises, ces dernières années, avec une crise économique destructrice. Le nombre de pauvres et de chômeurs a explosé dans toute l’Espagne, mais l’Andalousie souffre particulièrement.

Si les manifestations n’ont rien de rare, un collectif donne aux siennes un cachet purement andalou. Fin juin, trois membres de FLO6x8, un collectif d’activistes artistes, ont interrompu successivement une séance du parlement d’Andalousie en chantant des chansons dans le style flamenco, qui dénonçaient le chômage, la corruption et la crise.

A chaque fois, les protestataires ont été évacués de la galerie du public à peine avaient-ils commencé à chanter. A l’époque, les médias n’en ont que peu parlé, mais une vidéo de l’action avec un nouveau montage publiée sur Facebook est devenue virale depuis.

 

 

 

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 13:45

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Cuba,

un modèle selon l’Organisation mondiale de la santé 

 

Salim Lamrani

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/babel/37221/cuba+un+mod%E8le+selon+lorganisation+mondiale+de+la+sante.shtml

 

   Selon l’organisme onusien, le système de santé à Cuba a valeur dexemple pour tous

les  pays du monde.

     Le système de santé cubain est mondialement reconnu pour son excellence et son efficacité.

Malgré des ressources extrêmement limitées et l’impact dramatique causé par les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis depuis plus d’un demi-siècle, Cuba a réussi à universaliser l’accès aux soins à toutes les catégories de la population et à obtenir des résultats similaires à ceux des nations les plus développées.

            Lors de sa récente visite à La Havane en juillet 2014, Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, a fait l’éloge du système de santé cubain et s’est montrée impressionnée par les réussites dans ce domaine.

«  Cuba est le seul pays qui dispose d’un système de santé étroitement lié à la recherche et au développement en cycle fermé. C‘est la voie à suivre, car la santé humaine ne peut s’améliorer que grâce à linnovation », a-t-elle déclaré. Elle a salué « les efforts de la direction de ce pays pour faire de la santé un pilier essentiel de développement [1] ».

    Cuba a basé son système de santé sur la médecine préventive et ses résultats sont exceptionnels. Selon Margaret Chan, le monde doit suivre l’exemple de l’île dans ce domaine et remplacer le modèle curatif, inefficace et plus couteux, par un système basé sur la prévention. « Nous souhaitons ardemment que tous les habitants de la planète puissent avoir accès à des services médicaux de qualité, comme à Cuba », a-t-elle  souligné[2].

                  L’OMS rappelle que le manque d’accès aux soins dans le monde n est en aucun cas une fatalité découlant d’un manque de ressources. Il traduit, au contraire, un manque de volonté politique de la part des dirigeants de protéger les populations les plus vulnérables. L’organisation cite à ce titre le cas de l’ île  de la Caraïbe comme étant le parfait contre-exemple[3]. D’ailleurs, en mai 2014, en guise de reconnaissance à l’excellence de son système de santé, Cuba a présidé la 67ème Assemblée mondiale de la Santé[4].

            Avec un taux de mortalité infantile de 4,2 pour mille, l’île de la Caraïbe présente le meilleur indicateur du continent et du Tiers-Monde, reflétant ainsi la qualité de son système et l’impact sur le bien-être des enfants et des femmes enceintes. Le taux de mortalité infantile de Cuba est même inférieur à celui des Etats-Unis et se situe parmi les plus bas au monde[5].

            Avec  une espérance de vie de 78 ans, Cuba est l’un des meilleurs élèves du continent

américain et du Tiers-monde, avec un indicateur similaire à celui des nations les plus développées. En moyenne, les Cubains vivent 30 ans de plus que leurs voisins haïtiens. En 2025, Cuba disposera de la plus grande proportion de personnes de plus de 60 ans d’Amérique latine[6].

 

Un système de santé au service des peuples du Tiers-monde

 

            Cuba fait également bénéficier les populations du Tiers-monde de son expertise dans

le domaine de la santé. En effet, depuis 1963, Cuba envoie des médecins et autres personnels de santé dans les pays du Tiers-Monde afin de soigner les déshérités. Actuellement, près de 30 000 collaborateurs médicaux travaillent dans plus de 60 pays de la planète[7].

L’exemple emblématique de cette solidarité vis-à-vis des plus démunis est l’Opération Miracle lancée

en 2004 par Fidel Castro et Hugo Chávez. Cette campagne humanitaire, mise en place au niveau continental dans le cadre du projet d’ intégration de l Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), consiste à opérer gratuitement les Latino-américains pauvres atteints de cataractes et autres maladies oculaires[8].

            En une décennie, près de 3,5 millions de personnes ont pu retrouver la vue grâce à l’internationalisme cubain. Ce programme social, créé dans un premier temps pour le Venezuela, a été étendu à tout le continent avec l’objectif d’™opérer un total de 6 millions de personnes. En plus des opérations chirurgicales, la Mission Miracle fournit gratuitement des lunettes et des lentilles de contact aux personnes atteintes de troubles de la vue[9].

            Au total, près de 165 institutions cubaines participent à l’™Opération Miracle, qui dispose d’€un réseau de 49 centres ophtalmologiques et de 82 blocs opératoires dans 14 pays d’Amérique latine : la Bolivie, le Costa Rica, l™Equateur, le Guatemala, le Guyana, Haïti, le Honduras, la Grenade, le Nicaragua, le Panama, le Paraguay, Saint-Vincent et les Grenadines, le Venezuela et l’™Uruguay[10].

            La solidarité médicale cubaine s’étend également à l€Afrique.

En 2014, LABIOFAM, l’™entreprise de production chimique et biopharmaceutique cubaine, a lancé une

campagne de vaccination contre le paludisme en Afrique de l’™Ouest, dans pas moins de 15 pays[11].

Selon l’€OMS, ce virus, qui affecte en majorité les enfants, coûte la vie à pas de moins de 630 000 personnes par an, « la plupart étant des enfants âgés de moins de cinq ans vivant en Afrique ». « Cela signifie que 1 000 jeunes enfants meurent chaque jour de paludisme[12] », rappelle l’Organisation.

            De la même manière, Cuba forme de jeunes médecins du monde entier au sein de l’€Ecole latino-américaine de médecine (ELAM). Depuis sa création en 1998,l’™ELAM a diplômé plus de 20 000 médecins de plus de 123 pays.

       Actuellement, 11 000 jeunes en provenance de plus de 120 nations suivent une carrière de médecine au sein de l’ institution cubaine. Selon Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations unies, l’ELAM est « l’école de médecine la plus avancée au monde ». Il a également fait l’éloge des médecins cubains qui travaillent dans le monde entier et notamment à Haïti : « Ce sont toujours les premiers arrivés et ce sont les derniers à partir. Ils restent sur place après les crises. Cuba peut montrer au monde entier son système de santé, un modèle pour beaucoup de pays[13] ».

 

            En faisant l’éloge de Cuba, l Organisation mondiale de la santé souligne qu™il est possible pour un pays du Tiers-monde aux ressources limitées de mettre en place un système de santé performant et d’ offrir à l ensemble des populations une protection sociale digne de ce nom, s’il y a la volonté politique de placer l’être humain au centre du projet de société.

 

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entreCuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’ intitule Cuba. Les médias face au défi de l’ impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’ Eduardo Galeano.

http://www.amazon.fr/Cuba-m%C3%A9dias-face-d%C3%A9fi-limpartialit%C3%A9/dp/2953128433/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1376731937&sr=1-1

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

 

                                                                            CUBA SI 1 094

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 13:11

 

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humanite.fr

 

« Israël vise l’annexion de la Cisjordanie et la consolidation du système d’apartheid »

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui

Samedi, 2 Août, 2014

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Entretien avec le Dr Mustapha Barghouti. Le climat reste très tendu en Cisjordanie, où un Palestinien de vingt-deux ans a été tué par l’armée israélienne ce vendredi au cours de heurts à Tulkarem. À Hébron, cinq-mille personnes ont manifesté pour réclamer qu’Israël soit traduit devant la justice internationale pour ses crimes de guerre à Gaza. Le secrétaire général de l’Initiative nationale palestinienne parle de soulèvement populaire.

De Ramallah (Palestine), envoyée spéciale

 

Que change cette nouvelle guerre contre Gaza dans l’esprit des Palestiniens ?

Dr Mustapha Barghouti. Rien ne sera plus comme avant. Israël est en train de commettre à Gaza le pire des crimes humanitaires. Le problème ne se pose pas seulement avec Israël, il se pose avec tous les pays qui se rendent complices de ces crimes. C’est honteux, inacceptable. Les dirigeants du monde devraient venir constater par eux-mêmes qu’Israël a le droit de se défendre, tandis que les Palestiniens ne peuvent exercer ce droit. Ce sont eux, pourtant, qui sont opprimés depuis plus de 70 ans par l’occupation et par un système de ségrégation. Nous assistons aujourd’hui à la fin d’une ère, celle du processus d’Oslo. L’approche des Palestiniens est désormais complètement différente, ils réalisent qu’Israël ne comprend malheureusement que le langage de la force. D’importants efforts seront déployés à l’avenir, pour adopter une nouvelle stratégie unifiée, basée sur la résistance, que nous espérons non violente. Il nous faudra aussi renforcer la campagne en faveur du boycott et des sanctions. Enfin, les Palestiniens doivent impérativement s’unir. Les trois formations qui sont encore à l’extérieur de l’OLP, le Hamas, le Jihad islamique et l’Initiative nationale devront y entrer. La direction palestinienne devra être rajeunie et plus attentive aux besoins de notre peuple. Avec cette agression, Benyamin Netanyahou a tenté de faire voler en éclat nos efforts d’unification. Jusqu’ici, nos divisions lui permettaient d’affirmer qu’aucune force n’était représentative des Palestiniens. La constitution d’un gouvernement d’entente nationale l’a rendu fou. Avec le Hamas, nous avons de profonds désaccords idéologiques. Mais ils sont issus de notre peuple, c’est aux Palestiniens de choisir qui les représente. Ces évènements ne feront en définitive que renforcer le Hamas. Il incarne désormais la résistance, au détriment du Fatah, qui apparaît comme incapable de combattre l’occupation.

 

Comment expliquez-vous la complaisance qui permet à l’armée et au gouvernement israéliens de violer le droit international, le droit humanitaire, en toute impunité ?

Dr Mustapha Barghouti. Les Israéliens laisseront derrière eux, à Gaza, un désastre. Toutes les infrastructures sont détruites. Les pertes humaines sont au-delà de toute description. Des civils, des femmes, des enfants sont massacrés. Comment l’armée israélienne aurait-elle pu se permettre de bombarder une école de l’ONU où des civils étaient réfugiés, sans la complicité, sans le silence du monde ? Je constate toutefois qu’il y a un abîme entre les peuples, révoltés par ce massacre, et les gouvernements, soumis aux pressions des lobbies pro-israéliens. Selon la propagande israélienne, cette offensive militaire serait dirigée contre le seul Hamas, qualifié d’organisation terroriste. Mais cette agression vise en réalité tous les Palestiniens ! C’est toute la population qui souffre aujourd’hui à Gaza ! Tous ceux qui se taisent devant cette catastrophe devront rendre, un jour, des comptes. Nous exhortons le président Abbas à porter l’affaire devant la justice internationale et je ne doute pas que des démarches en ce sens seront engagées dans les heures qui viennent. Des commissions d’enquête internationales feront, j’en suis sûr, la lumière sur ces crimes de guerre.

 

Vous parlez d’un soulèvement populaire en Cisjordanie…

Dr Mustapha Barghouti. Ceux qui pensaient que la Cisjordanie resterait calme et silencieuse devant le spectacle du massacre à Gaza se trompaient. La manifestation durement réprimée qui a réuni près de 30 000 personnes à Qalandiya le 24 juillet a marqué un tournant. Mais ce qui se passe aujourd’hui à Gaza révolte le monde entier. Aux antipodes des positions honteuses de certains pays, États-Unis en tête, et du silence des Européens, il y a aussi la réaction de ces huit pays d’Amérique latine qui ont rappelé leurs ambassadeurs en Israël. Quant à la plupart des dirigeants arabes, c’est peu dire qu’ils se sont mal comportés.

 

Pensez-vous à l’Egypte ?

Dr Mustapha Barghouti.   L’Egypte pose des limites à son implication à cause de ses conflits internes avec les Frères musulmans. Nous disons aux pays arabes que la Palestine ne peut être ni le terrain de règlement de leurs affaires interne, ni l’enjeu de compétitions régionales, au prix du sang.

 

Cette nouvelle guerre contre Gaza permet-elle au gouvernement israélien de faire oublier la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-est ?

Dr Mustapha Barghouti. Bien sûr. Gaza serait à part, il n’y aurait pas de problème palestinien… En fait, leur jeu vise l’annexion de la Cisjordanie et la consolidation du système d’apartheid. Rappelons que cette guerre a commencé en Cisjordanie, avec l’arrestation de plus de 1000 personnes, avec les actions de punition collective. Les Israéliens poursuivront cette politique tant qu’on les laissera s’affranchir du droit international. À mon avis, le problème ne se résume pas au gouvernement israélien. C’est toute la société israélienne qui a glissé. Un profond racisme s’y exprime désormais ouvertement. Un pays qui accepte qu’un membre de la Knesset appelle en séance à l’assassinat des femmes palestiniennes pour qu’elles ne puissent plus donner naissance à « des serpents »,  un pays qui tolère que l’un de ses scientifiques de renom appelle publiquement à user du viol comme arme de guerre, un pays où l’écrasante majorité de la population s’oppose au cessez-le-feu est, à mon avis, un pays qui a déjà glissé vers le fascisme.

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