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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 12:56

 

 

                                                                         Gaza sang

 

 

(sûrement une bande d'antisémites, suppôts du Hamas!!!_)

                                                                     U Cursinu Rossuu-cursinu-rossu.jpg

La protestation contre le bain de sang à Gaza réprimée à Tel Aviv

 

 
 

En Israël aussi, la clameur de protestation monte, retentissante, contre le bain de sang à Gaza, les appels à la « fin de l’occupation » se mêlant aux cris de « arrêtez de tuer des enfants » et au tonnerre de refus de revêtir l’uniforme de criminels de guerre de la part d’objecteurs de conscience qui se font les plus virulents dénonciateurs de la barbarie au pouvoir.

Samedi, à Tel Aviv, les indignés israéliens, taxés d’être à la solde des Arabes et traités de « terroristes » par la fine fleur du sionisme qui les réduirait volontiers au silence derrière les miradors de l’enfer concentrationnaire, ont subi la répression policière, leur barrant la route vers le centre ville. 17 d’entre eux ont été interpellés, alors que leurs camarades bravaient les forces de l’ordre en transformant leur rassemblement en un défilé aux couleurs de la résistance à la folie guerrière.

 

 

 

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 11:40

                                                                        GAZA SANG

 

 

 

Gaza, envoyé spécial de l'Humanité
Samedi 2 août
L'armée israélienne s'est encore déchaînée, vendredi. Plus de 110 Palestiniens ont été tués, principalement vers Rafah, au sud de la bande de Gaza. Officiellement, il s'agissait de répliquer à l'attaque d'un commando palestinien qui aurait tué deux soldats et capturé un officier. Outre le fait que rien ne corrobore la version israélienne (ni l'heure ni l'action), on ne peut, une fois de plus, que dénoncer la propension israélienne à la punition collective.
Pas un mot du côté de l'Elysée. A la Maison-Blanche, en revanche, Obama s'est exprimé. Qui a encore des illusions sur cet homme? Alors que concernant les frappes israéliennes contre une école de l'Onu à Jabaliya, les Etats-Unis se sont contentés de dire que cet acte était "indéfendable", s'agissant de la capture du soldat israélien en revanche, le président américain parle d'"acte barbare". Rien moins!
Voilà donc cette capture comme nouvelle justification de l'agression israélienne. Hier soir, les chars israéliens se sont positionnés entre Rafah et Khan Younes et les F-16 ont procédé à des bombardements dans la bande de Gaza. Pourtant, si le Hamas reconnaît une attaque, il affirme en revanche ne pas détenir le soldat.
Les rues de Gaza sont encore vides ce matin alors que les avions de chasse survolent la zone. La mort rôde.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:52

                                          CHRONIQUES DU FASCISME

 

source:canempechepasnicolas

Est-ce le plan de Feiglin, un admirateur d'Hitler, qui est en cours à Gaza ?

 |  PAR STEPHANE M.

 

Moshe Feiglin n'est pas n'importe qui en Israël. Il est vice-président du parlement, la Knesset, mais surtout leader de "Manhigut Yehudit ("Leadership juif"), la plus grande faction à l’intérieur du Comité central du Likoud, c’est-à-dire le parti de gouvernement. 

 

Lors de l’élection pour la direction du Likoud en 2012, il a fait campagne contre Netanyahu, trop mou et trop faible à ses yeux, et il avait obtenu 23% des voix. Après les ignominieux "accords d'Oslo", Feiglin avait mené une campagne de désobéissance civile qui lui avaient valu une condamnation à six mois de prison, promptement commuée en "travaux d'intérêt général" dans une colonie juive de Cisjordanie où il vit...

On ne peut en tout cas pas lui reprocher de cacher ses opinions. Dans un entretien au quotidien Haaretz, en 1995, Feiglin disait tout son admiration pour le nazisme :

« Hitler était un génie militaire inégalé. Le nazisme a fait passer l’Allemagne d’un bas niveau à un niveau physique et idéologique fantastique. Les jeunes loqueteux ont été transformés en une catégorie propre et ordonnée de la société et l’Allemagne a disposé d’un régime exemplaire, d’un système de justice adéquat et de l’ordre public. Hitler aimait la bonne musique. Il pouvait peindre. Les nazis n’étaient pas une bande de voyous. »

 

(Voir:Likud Leader, Moshe Feiglin, Israel's Emerging Hitler, to Join Parliament)

 

En 2008, les positions néo-nazie de Feiglin lui avaient valu d'être interdit de séjour sur le territoire britannique.

Il n'est donc pas étonnant qu'il ait salué « l’acte de résistance » que représente, selon lui, le meurtre par l’extrémiste juif Baruch Goldstein, en févier 1994, de vingt-trois fidèles musulmans qui priaient dans la mosquée de Hébron. Bien évidemment, il est favorable à l’annexion de tous les territoires palestiniens et prône l'expulsion de tous les Palestiniens, comme l’indique la devise de son site prônant de transformer la terre de la Palestine historique en « pays juif », exclusivement juif.

 

Comme le notait Manlio Dinucci dans le journal italien "Il Manifesto",  « le secrétaire-général de l’ONU Ban Ki-moon, à l’ombre du secrétaire d’Etat USA John Kerry, dont il apprécie l’« engagement dynamique », est en train de chercher la façon de « mettre fin à la crise de Gaza », mais il semble cependant ignorer que quelqu’un l’a déjà trouvée.

moshe-feiglin.jpg

Moshe Feiglin, dont il ne faut pas perdre un instant de vue qu'il n'est pas un activiste ou un marginal plus ou moins illuminé maisun membre très influent de l'appareil de gouvernement israélien, chef d'une faction politique capable de défier Netanyahou, et membre depuis peu de la "Commission des affaires étrangères et défense" du Parlement, a en effet présenté le 15 juillet son "plan pour Gaza" qui s'articule en sept points. On peut le dire sans risquer l'outrance, ce "plan pour Gaza" a tout pour mériter le label "solution finale" :

 

1) L’ultimatum, donné à la « population ennemie », à qui est intimé l'ordre d’abandonner les aires où se trouvent les combattants du Hamas, « en se transférant dans le Sinaï, non éloigné de Gaza ».

2) L’attaque, déclenchée par les forces armées israéliennes « à travers tout Gaza avec la force maximale (et non pas avec une fraction minuscule) », touchant tous les objectifs militaires et infrastructurels « sans aucune considération pour les boucliers humains et les dommages environnementaux ».

3) Le siège, simultané à l’attaque, afin que « rien ne puisse entrer à Gaza ou sortir de Gaza ».

4) La défense, pour « frapper avec la pleine force et sans considération pour les boucliers humains » n’importe quel lieu d’où soit partie une attaque contre Israël ou contre ses forces armées.

5) La conquête, opérée par les forces armées israéliennes qui, après avoir « assoupli » les objectifs par leur puissance de feu, « conquerront l’entièreté de Gaza, en utilisant tous les moyens nécessaires pour minimiser tout dommage à nos soldats, sans aucune autre considération ».

6) L’élimination, opérée par les forces armées israéliennes, qui « anéantiront à Gaza tous les ennemis armés » et « traiteront en accord avec le droit international la population ennemie qui n’a pas commis de méfaits et s’est séparée des terroristes armés, à laquelle il sera autorisé de quitter Gaza ».

7) La souveraineté sur Gaza, « qui deviendra pour toujours une partie d’Israël et sera peuplée de juifs », contribuant à « alléger la crise de l’habitat en Israël ». 
Aux habitants arabes, qui « selon les sondages désirent pour la majorité quitter Gaza », sera offerte « une généreuse aide pour l’émigration internationale », qui sera cependant concédée  seulement à « ceux qui ne sont pas impliqués dans des activités anti-israéliennes ». 
Les arabes qui choisiront de rester à Gaza recevront un permis de séjour en Israël et, après un certain nombre d’années, « ceux qui acceptent la domination, les règles et le mode de vie de l’Etat juif sur sa propre terre» pourront devenir citoyens israéliens.


Si l’on examine ce plan que Feiglin est en train de promouvoir activement, que ce soit en Israël ou à l’étranger (surtout aux Etats-Unis et au Canada), on voit que l’actuelle opération militaire israélienne contre Gaza comprend presque intégralement les quatre premières des sept phases prévues.

Sous cet éclairage, écrit Manlio Dinucci dans "Il Manifesto", on comprend que le déplacement des colons israéliens hors de Gaza en 2005 avait pour objectif de laisser le champ libre aux forces armées israéliennes pour l’opération « Plomb durci » de 2008/2009.

On comprend que l’actuelle opération « Bordure de protection » n’est pas contingente mais, comme les autres, est une partie organique d’un plan précis (soutenu au moins par une partie consistante du Likoud) pour occuper de façon permanente et coloniser Gaza, en expulsant la population palestinienne. EtFeiglin a sûrement déjà, aussi, prêt, le plan pour « une solution en Cisjordanie ».

 

Mise à jour le Samedi, 26 Juillet 2014 15:28

http://www.pourlapalestine.be/index.php

http://lesactualitesdudroit.com/2014/07

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:41

 

 

 

humanite.fr

Les vraies raisons de la guerre israélienne contre Gaza

Pierre Barbancey

Vendredi, 1 Août, 2014

Photo : Ashraf Amra/AFP

Le bilan des victimes des bombardements israéliens sur Gaza ne cesse de s’alourdir (près de 1400 Palestiniens ont été tués), Netanyahou, n’a pas caché sa détermination de continuer les opérations militaires, malgré les appels à la paix.

 

Les vraies raisons de la guerre israélienne contre Gaza
Pierre Barbancey
Vendredi, 1 Août, 2014
Photo : Ashraf Amra/AFP
Le bilan des victimes des bombardements israéliens sur Gaza ne cesse de s’alourdir (près de 1400 Palestiniens ont été tués), Netanyahou, n’a pas caché sa détermination de continuer les opérations militaires, malgré les appels à la paix.
Crédit
- See more at: http://www.humanite.fr/les-vraies-raisons-de-la-guerre-israelienne-contre-gaza-548725?IdTis=XTC-FT08-A92UKT-DD-WR2I-39Y#sthash.SLu4sZMG.dpuf

                                                                            gaza-barbancey.jpg

Tel-Aviv, qui se présente toujours en victime, voudrait faire croire que son but est de détruire des tunnels. En réalité, lobjectif politique est de diviser à nouveau les Palestiniens et empêcher la création dun État.

 

Gaza (Palestine), envoyé spécial 

Vingt-cinq jours de guerre aujourd’hui contre la bande de Gaza. L’armée israélienne ne retient plus ses coups. Plus de 1 330 Palestiniens ont été tués et au moins 7 200 blessés. Des quartiers entiers de Gaza-ville ont été détruits, des villes comme Beit Hanoun ont été réduites à l’état de ruines. Des centaines de milliers de personnes sont obligées de trouver refuge dans les écoles de l’ONU, toutes peu sûres. Si l’on en croit la propagande officielle du gouvernement de Tel-Aviv, tout aurait été déclenché par le rapt puis le meurtre de trois jeunes étudiants d’une colonie de Cisjordanie. Selon Benyamin Netanyahou, le Hamas serait responsable, il faut le détruire. Il savait pourtant depuis le début que la direction de ce mouvement palestinien n’était en rien impliquée dans ces odieux assassinats. Le prétexte était tout trouvé pour une nouvelle guerre, approuvée par les chancelleries occidentales, Washington et Paris en tête, sous prétexte qu’Israël avait le droit de se défendre. Et les Palestiniens le droit de mourir, si l’on comprend bien ! Si l’on en croit Netanyahou, l’opération israélienne viserait à détruire les tunnels qui passent sous la frontière. Comme s’il découvrait cette réalité ! Pourquoi alors mène-t-il cette guerre et pourquoi précisément maintenant ? Celle-ci n’a pas été déclenchée n’importe quand. Elle survient alors qu’après près d’un an, les « négociations » menées entre Palestiniens et Israéliens sous l’égide des États-Unis (souvent dans le plus grand secret des thèmes traités et des arguments avancés par les deux parties) ont échoué. Elles ont échoué parce qu’Israël a refusé de stopper son processus de colonisation des terres palestiniennes et n’a même pas respecté ses engagements quant à la libération d’un dernier contingent de prisonniers. Comment discuter des frontières du futur État palestinien quand c’est la politique du fait accompli qui prévaut sur le terrain ? Année après année, sous prétexte de constructions dans le cadre du « développement naturel des colonies », celles-ci s’agrandissent et finissent par constituer un continuum que Tel-Aviv considère alors comme des blocs de colonies qu’il conviendrait d’annexer à Israël, réduisant toujours la Palestine, la transformant en un archipel non viable économiquement et politiquement. D’où l’importance de l’arrêt de la colonisation. Autre argument avancé jusque-là en substance par Israël dans ses « discussions » avec l’Autorité palestinienne (juridiquement c’est l’OLP qui est le signataire de tout accord) : vous ne rayonnez que sur la Cisjordanie, vous ne contrôlez pas Gaza, donc vous n’êtes pas représentatifs. L’annonce de la réunification palestinienne scellée entre toutes les organisations palestiniennes – y compris, donc, le Hamas – a résonné comme un coup de massue dans la tête des dirigeants israéliens. L’argument tombait de lui-même ! Cette division, politiquement mortelle pour le mouvement national palestinien, faisait les beaux jours de Tel-Aviv.

Le calcul cynique de Netanyahou

 

L’unité retrouvée, un processus s’enclenchait visant à l’intégration des mouvements islamistes au sein de l’OLP. Le Hamas et le Djihad islamique, de facto, reconnaîtraient ainsi les accords passés avec Israël, ce qui est une forme de reconnaissance. De cela, Netanyahou et sa coalition d’extrême droite – où certains partis sont d’ailleurs opposés à la création de l’État palestinien sans que personne parmi les Occidentaux n’y trouve à redire – n’en veulent pas. Le but est de conserver et d’étendre les colonies en Cisjordanie, de poursuivre la captation des terres et des puits palestiniens par la construction du mur de l’apartheid et surtout de contrôler les approvisionnements en eau, via le Jourdain et les nappes phréatiques. Quoi de mieux qu’une guerre pour attiser les haines, rendre les populations, meurtries, opposées à toute paix avec un tel voisin, diviser à nouveau les organisations politiques et renvoyer la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale aux calendes grecques ? C’est le calcul cynique de Netanyahou. Voilà pourquoi il a déclenché la foudre sur Gaza. Malgré les morts et les destructions, il pourrait néanmoins être mis en échec. Le peuple palestinien n’est pas prêt à se diviser de nouveau.

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:19

 

 

 

1 août 2014

Dans le cadre de la soirée d’hommage à Jean Jaurés, organisée à l’Espace d’éducation populaire Albert Stefanini sous l’égide de Terre Corse, Michel Stefani a prononcé cette allocution.

Homme de l'avant 1914, Jean Jaurès pourrait ne rien avoir à dire aux femmes et aux hommes de 2014. Célébrer le centenaire de sa disparition serait alors, au mieux, un passage obligé dépourvu de sens. Avec Jaurès, dont on a envie de dire qu'il est plus que jamais notre contemporain, tel n’est pas le cas. A l’heure où une partie de la gauche perd son identité, où la République s’affaiblit dans le libéralisme insatiable, où l'idéal le cède facilement au pragmatisme, où les nationalismes menacent la paix du monde, se tourner vers lui est indispensable. Nous aurions tort, effectivement aujourd’hui, de nous passer de ses réflexions.

Comment penser la fraternité des peuples dans le respect des nations ? Comment défendre la justice sociale et résister au diktat d’un capitalisme financier mondialisé ? Comment penser la révolution ? A toutes ces questions qui continuent de se poser, il a tenté de répondre. Autour de la dernière interrogation va se structurer la scission à gauche, entre communistes et socialistes... La controverse de Lille avec Jules Guesde le 26 novembre 1900 en sera l’un des moments les plus marquants.

Après l’attentat de Sarajevo, il fera tout pour empêcher la déflagration militaire en Europe. Son assassinat met un terme à ses efforts et précipite la majorité de la gauche française dans l’Union sacrée, beaucoup de socialistes et de syndicalistes qui refusaient jusque-là de soutenir la guerre changeront d’avis. Proche des milieux monarchistes et d’extrême-droite son assassin Raoul Villain sera acquitté en 1919. Inspiré par ces courants de pensée réactionnaires, il voulait, en tuant Jaurès non seulement, tuer l’homme opposé avec force à la guerre et à ses atrocités, mais également tuer l’espoir d’un règlement pacifique.

Ainsi, commémorer n’est pas célébrer, c’est faire œuvre de mémoire afin de comprendre en honorant ceux qui ont souffert et donné le meilleur d’eux-mêmes, souvent leur vie. Ils ont droit à ce respect. Mais il ne s’agit pas d’abdiquer les droits de la raison, de tout céder à l’emballement sentimental. Jaurès a su penser et parler librement de la patrie, la démocratie, la République, le socialisme, la condition ouvrière. Contrairement à ce qu’a dit François Hollande il ne s’agit pas de s’accaparer l’homme et son action remarquable mais de commémorer un événement mondial de première importance.

Personne ne peut se réjouir de la souffrance et du drame, mais quand ils sont le fait des hommes, il faut comprendre et pour cela, penser et connaître. Au-delà de la compassion humaine, c’est à cela que les commémorations sont utiles. Aux lycéens d’Albi Jaurès dira : « L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir.» Il était un penseur et un acteur politique de première importance. Pensée comme action sont d’autant plus complexes, évolutives et difficiles qu’elles cherchent à être efficaces dans un monde changeant sans cesse.

Jaurès savait bien que la guerre entraînerait un recul de civilisation, que tout son effort pour une évolution progressive de la démocratie et de la République sombrerait avec un tel déchaînement de violence et de massacres, que les antagonismes sociaux et politiques allaient se manifester tout autrement. Jaurès avait pressenti d’ailleurs la révolution russe et n’aurait surement pas été surpris de sa forme bolchévique. L’aurait-il acceptée ? La question se pose.

Toute sa réflexion est en effet tournée vers ce qu’il appelle «l’évolution révolutionnaire» nourrie par cet antagonisme. Il y voit une grande loi des sociétés où tout se transforme sans cesse. Le combat politique et social doit, selon lui, intégrer cette donnée fondamentale et se placer dans la perspective de sociétés démocratiques où il faut rassembler, s’adapter et construire les meilleurs rapports de forces. Pour connaître l’analyse de Marx qu’il partageait sur bien des points Jaurès n’en contestera pas moins la méthode pratique. Il bouscule ainsi la tradition communiste comme il bousculait de son temps les guesdistes. Il bouscule au moins autant sinon plus la tradition socialiste car il refuse l’adaptation au capitalisme, le renoncement aux idéaux et aux objectifs. Jamais il ne perd de vue la nécessité d’insérer dans la réalité plus de démocratie, plus de droits, plus de formes de vie collective et sociale, plus d’éléments socialistes…

On peut dire beaucoup de choses de nos jours mais on ne pourra pas contester ses choix fondamentaux : justice, démocratie, paix, république, socialisme, au minimum le primat de la propriété sociale. C’est sans doute le secret de l’évolution de son image. Dans les premières décennies après la guerre, on retient davantage le premier aspect, et Jaurès semble camper à la droite du mouvement ouvrier, dans une posture à la fois critique et républicaine. Il est davantage sollicité depuis quelques décennies pour la partie de son œuvre consacrée à l’alternative au capitalisme, et du coup, Jaurès se replace bien à gauche, là où est son idéal.

Symbole de la lutte contre la guerre, contre les guerres, en ce moment cela a du sens, Jaurès est aussi celui qui s’empara de la question sociale pour faire de la République le régime de tous par tous, le socialisme. L’épanouissement de chaque individu était, à ses yeux, toujours plus complet dans la vie collective. Et pourtant, cela n’était pas si évident car il aurait pu avoir un tout autre destin. Né à Castres en 1859 dans une famille de la petite bourgeoisie, déclassée par le retour à la terre, il intègre l’école normale supérieure. Meilleur de sa génération, il est promis à un brillant avenir au sein de l’élite républicaine.

En 1885, il est élu député et devient à 26 ans, le plus jeune élu de la Chambre. Dans ses premiers engagements, il sera plus proche de Jules Ferry et des républicains modérés, il est alors moins à gauche que Clémenceau qui condamne la colonisation. Mais Jaurès est un républicain sincère qui croit à la raison, cherche à analyser les événements qu’il vit et affronte avec courage parfois même physique.

En 1892, il est scandalisé quand le propriétaire de la mine de Carmaux veut renvoyer un de ses ouvriers qui a été élu maire de Carmaux contre son gendre. Jaurès se lance dans cette grande campagne de mobilisation pour obtenir la réintégration, fait le lien avec Paris, intervient dans la presse et gagne. Il sera élu à l’élection législative partielle qui suit immédiatement ce qui fut le premier affrontement de classe pour cet enfant de la République. Il sera réélu lors des nouvelles élections générales de 1893. A partir de cette date, il s’engage de plus en plus dans le camp du socialisme et de la classe ouvrière, il démultiplie son activité journalistique. Il est présent partout pour soutenir la cause de ceux qui travaillent. C’est ainsi qu’en 1896, il soutient les verriers d’Albi et apporte tout son soutien à la création de leur coopérative. Mais il est aussi l’homme de la lutte contre toutes les injustices.

En 1898, il s’engage dans la défense de Dreyfus accusé et condamné parce que juif. Jaurès ne fut pas le premier de ses soutiens et a cru comme beaucoup à sa culpabilité. Mais devant les faits, il s’engage à fond, intervient à l’Assemblée et relance la mobilisation pour obtenir l’annulation du jugement car il ne voulait pas se contenter d’une grâce octroyée d’en haut. C’est à propos de l’affaire Dreyfus et de la place que devait tenir la campagne de mobilisation dans l’action des socialistes que Jaurès débat avec Jules Guesde, l’autre grand dirigeant socialiste de l’époque. Fallait-il que les socialistes s’engagent dans la défense de Dreyfus issu des milieux bourgeois et militaires ? Ou fallait-il donner la priorité seulement à la question sociale ?

Pour Jaurès, le socialisme est dans l’accomplissement de la justice, il ne fallait donc accepter aucune injustice. Malgré leurs désaccords, sous les auspices de l’Internationale socialiste, Guesde et Jaurès engageront l’unification de tous les courants socialistes pour créer la SFIO en 1905.

Jaurès est aussi un des principaux artisans de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat et quoi qu’on en dise parfois fonde aujourd’hui notre vivre ensemble, il sut là trouver la voie d’un compromis mais d’un compromis de progrès, une loi qui permette à tous de se retrouver dans le respect de la liberté de conscience et de la neutralité de l’état en matière religieuse.

Oui Jaurès avait le sens du compromis et, à l’inverse de ce que l’on peut entendre dans la bouche de nos gouvernants, ce n’était pas pour accepter ou faire accepter des régressions sociales mais bien pour changer la société avec, toujours, la visée progressiste chevillée au corps. En 1910, il œuvre ainsi pour les retraites ouvrières premiers pas vers une sécurité sociale. Et s’il n’a jamais participé au pouvoir, il a toujours pensé que les révolutionnaires devaient y prendre toute leur responsabilité à condition d’aller vers du mieux non pour accepter les pires reculs au nom du réalisme. Sa vision ne pouvait être celle de l’impuissance politique. Les réformes, il les rattache donc à un horizon, pour lui ce sont des réformes révolutionnaires qui préparent et introduisent même au sein du capitalisme des formes de socialisme, de communisme.

Et quand Jaurès perd des élections, il n’en rabat pas pour gagner la fois d’après. Homme de convictions, ce sont elles qui fondent son engagement.

Mais Jaurès n’est pas qu’un parlementaire, il est aussi un journaliste engagé, de la Dépêche du midi, de la petite République, de l’Humanité enfin qu’il fonde en 1904. L’Humanité, qu’il veut socialiste et indépendant, l’Humanité qui encore de nos jours dérange dans le paysage médiatique conventionnel, lui permettra d’intervenir dans tous les débats et surtout ceux relatifs à la paix et à la guerre.

Alors suffirait-il aujourd’hui de revenir à Jaurès pour bien se situer à gauche ? Observons d’abord qu’à gauche, ils ne sont plus très nombreux à s’en réclamer alors que sous les ors de la République le Clémenceau de la répression antisociale et du jusqu’au boutisme guerrier serait la référence la plus juste.

Voila pourquoi Jaurès, se définissant lui-même comme un héritier de Babeuf, reste une référence majeure :

• pour la morale en politique quand celle-ci est souvent disqualifiée aux yeux de nos concitoyens par les affaires Cahuzac, Sarkozy…

• pour la paix quand la guerre redevient le moyen d’assurer les intérêts impérialistes dans le monde

• pour la justice sociale alors qu’aujourd’hui toute réforme est symbole de régression.

Nous voyons ainsi le journaliste méticuleux défenseur des grandes causes. Nous voyons ainsi le militant de chaque instant convaincu de la justesse de ses idées. Alors que le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de son vivant, nous voyons ainsi la promesse d’un monde meilleur. Le combat pour l’émancipation humaine passe par cette référence ineffaçable du mouvement ouvrier honneur de la gauche et du socialisme.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:02

                                                                  MARE NOSTRUM-copie-1

 

 
Gaza : Liste (ubuesque !) des produits interdits ou permis d’importation par les Israéliens
GISHA - ISM
Allowed : autorisés - Forbidden : interdits - Unknown due to lack of transparency : inconnu par manque de transparence. (photo Gisha)

Une ONG israélienne, GISHA, vient de publier la liste partielle des produits interdits/permis à l’importation dans la Bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 3 ans. De façon totalement ubuesque mais avec une rare cruauté, cette liste traduit la folie mentale du gouvernement israélien qui ne soucie plus de légalité ni d’humanité depuis longtemps.

De fait, le monde entier sait que des esprits vicieux peuvent aisément fabriquer un engin mortel (menaçant la sécurité d’Israël s’entend) à base de biscuits fourrés au chocolat recouvert de confiture (ou de coriandre, au choix), truffés de quelques bonbons au centre pour faire poids, une feuille de papier A4 formant les ailes de l’engin, et de piaillants et énergiques poussins assurant l’indispensable bruitage, sinon l’envol... : ces produits et ces volatiles sont donc interdits !

A contrario, les préoccupations du gouvernement israélien en matière d’hygiène domestique et corporelle des Gazaouis — alors même qu’il a quasiment coupé l’accès à l’eau, notamment potable, à ces 1,5 millions d’habitants (dont 70 % de réfugiés du fait de la création d’Israël) — me semblent également relever de la psychiatrie lourde.

Quant à l’importation de matériaux (ciment, fer, plâtre, ...) destinés à permettre aux Palestiniens de reconstruire (à leurs frais !) leurs maisons et infrastructures détruites par l’armée israélienne, ou pour consolider les huttes dans lesquelles ils vivent souvent maintenant, on savait déjà que c’était interdit. On comprend pourquoi les bateaux de la Flottille de Gaza ont été piratés et leurs passagers massacrés ou maltraités. Les Arabes palestiniens, selon les Israéliens, se doivent de vivre par terre et à ciel ouvert (mais avec une collection complète de produits ménagers, ne n’oublions pas !). Et rappelons que c’est grâce à John Kerry (ex-candidat à la Maison Blanche) que les pâtes alimentaires sont passées il y a peu de l’interdit au permis.

Après le ’Rachel Corrie’ qui vient d’être également piraté, le Gush Shalom (Bloc de la Paix) israélien annonce le prochain départ du ’Jewish Boat’ (le Bateau Juif), rempli de juifs européens et notamment de juifs allemands... A suivre ! En attendant, merci de diffuser autour de vous.

Claire Paque.

Liste partielle des produits interdits/autorisés dans la Bande de Gaza - Mai 2010

La liste suivante est approximative et partielle, et fait l’objet de modifications de temps en temps. Elle est établie sur la base des informations de commerçants palestiniens et de personnes du monde des affaires, d’organisations internationales, et du Comité de Coordination Palestinien, tous ayant « déduit » ce qui était permis ou ne l’était pas selon leur expérience de terrain à partir des autorisations d’importation de produits à Gaza et les réponses reçues des autorités israéliennes (approbations ou refus).

Il est impossible de vérifier cette liste auprès des autorités israéliennes car elles refusent de divulguer des informations au sujet des restrictions d’importations dans Gaza. Il convient de noter qu’Israël autorise certains produits « interdits » dans Gaza (par exemple : papier, biscuits et chocolat), à la condition qu’ils soient utilisés par des organisations internationales, tandis que les demandes de commerçants privés font l’objet de refus.

Pour plus d’informations, voir l’article de l’ONG israélienne GISHA – Legal Center for Freedom of Movement (Centre juridique pour la liberté de mouvement) : « Restrictions on the Transfer of Goods into Gaza : Obstruction and Obfuscation, January 2010 ». http://gisha.org/UserFiles/File/HiddenMessages/ItemsGazaStrip060510.pdf

Produits interdits (mais certains de ces produits sont autorisés s’ils sont utilisés par des organisations internationale)

Sauge, cardamone, cumin, coriandre, gingembre, confiture, halva, vinaigre, muscade, chocolat, fruits en conserve, graines et noix, biscuits et bonbons, chips, gaz pour boissons gazeuses, fruits secs, viande fraîche, plâtre, bitume, bois de construction, ciment, fer, glucose, sel industriel, contenants en plastique/verre/métal, margarine industrielle, revêtements à base de bitume pour les huttes, tissus pour vêtements, rehausseurs de goût et d’odeurs, cannes à pêche, divers filets de pêche, bouées/balises, cordages pour la pêche, filets de nylon pour serres, couveuses pour poussins et pièces détachées, pièces détachées pour tracteurs, laiteries pour étables, tuyaux d’irrigation, cordages pour serres, planteurs pour jeunes pousses, chauffages pour poulaillers, instruments de musique, papier format A4, instruments pour écrire, carnets de notes, journaux, jouets, rasoirs, machines à coudre et pièces détachées, chauffages, chevaux, ânes, chèvres, bétail, poussins.

Produits autorisés (1)

Farine, sucre, faux sucre, riz, sel, huile de cuisson, semoule, levure, pâtes, pois chiches, haricots, autre sorte de haricots, lentilles, pois, farine de boulgour, maïs, autre sorte de haricots, lait en poudre, produits laitiers, margarine, houmous, viande congelée -poisson-légumes, vitamines et huiles pour animaux, sacs à farine, équipement médical, couches, produits d’hygiène féminine, papier toilette, lingettes pour bébés, shampoing et après-shampoing, savon et savon liquide, dentifrice, lessive, adoucisseur lessive, savon à vaisselle, produit pour nettoyage des vitres, produit pour nettoyage des sols, produit pour nettoyage des salles de bains, chlore, insecticide domestique, café, thé, salami, viande en boîte, poisson en boîte, éponges pour vaisselle, éponges pour laver, éponges pour sols, serpillières, toute nourriture en boîte sauf fruits en boîte, épice zaatar, poivre noir, sésame, bouillon de poule en poudre, couvertures, allumettes, bougies, balais, balais éponge, chiffons à poussière, poubelles, anis, camomille, cannelle, poudre pour purifier l’eau, verre / 200 camions, rafraîchisseurs d’eau + chauffage, eau minérale, tehine (pâte de sésame), brosses à cheveux, peignes, chaussures, vêtements, bois (pour portes et fenêtres), aluminium, sacs en plastique léger, fruits, légumes, paille, œufs fertilisés, pesticides agricoles, terreau agricole, particules pour dilution de la terre, fertilisants chimiques, seaux en plastique, caissons en plastique pour fruits et légumes, cages en plastique pour volaille, cartons à œufs, cartons pour poussins, casiers en fibre de verre et plastique pour plantations, diverses graines agricoles, œufs (à manger), nylon pour serres, divers médicaments et produits vétérinaires, blé, orge, nourriture pour animaux.

(1) Les produits "autorisés" n’entrent à Gaza que de manière très aléatoire, et de toutes façons pas en fonction des besoins de la population (note ISM).

Source : GISHA http://www.gisha.org/index.php?intLanguage=2&intItemId=1795&in...

Traduction : Claire Paque

»» http://www.ism-france.org/communiques/Gaza-Liste-ubuesque-des-produits...
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 21:36

 

 

 

                           UNE CONFERENCE INTERNATIONALE POUR UN ETAT PALESTINIEN

 

 Patrick Le Hyaric, directeur de l'Huma, député européen

En cette semaine de commémoration du centenaire de l’assassinat  de Jean Jaurès – «  ce héros mort en avant des armées » -, il est utile de s’arrêter sur une situation mondiale de plus  en plus incertaine, confuse et à bien des égards dangereuse. Des rives de L’Europe au Mali, de la Côte d’Ivoire à l’Irak, de La Lybie à la Syrie ou en Afghanistan, et depuis le Proche-Orient nous parviennent l’écho des tensions et conflits,  les lourds bruits d’enfer de guerres. A Gaza, non content d’emmurer tout un peuple, le privant de tout ce qui est essentiel à la vie quotidienne ,voilà que la cinquième armée du monde déverse sur lui un déluge de fer et de feu , expérimentant des armes de plus en plus sophistiquées, rasant maisons ,écoles, hôpitaux et quartiers entiers sans que rien ne vienne arrêter le massacre. Des « guerres de proies » disait Jaurès, celles qui sont mues par l’appât des gains : gains financiers, gains de territoires, gains de ressources énergétiques et demain, recherche de gains hydrauliques.  Pendant longtemps, des populations entières, dans la souffrance, pouvaient compter sur la forte et originale voix de La France. Celle de la justice et de la paix qui a commencé à s’éteindre au fur et à mesure que notre pays s’inféodait   à une Union Européenne se plaçant sous la coupe de L’OTAN. Une France dont la conception gaulliste a été foudroyée quand Mr Sarkozy  l’a faite rejoindre le commandement intégré de cette OTAN, quand il a insulté les peuples africains et  s’est allié en quelques heures avec Mr Cameron pour aller bombarder La Lybie aujourd’hui en lambeaux. Cette insupportable rupture avec l’orientation constante de la diplomatie française depuis la Libération se poursuit aujourd’hui avec Mr Hollande. Déjà de gros doutes existaient sur les objectifs réels des opérations militaires françaises .Voici que le président de la République se place ostensiblement en soutien de la droite Israélienne elle-même alliée à l’extrême droite la plus raciste, haineuse à l’endroit des arabes . Or comme membre permanent du conseil de sécurité de l’organisation des Nations Unies, la France  a la responsabilité très particulière  de dire et de faire respecter le droit international. Celui-là même que le pouvoir de Tel-Aviv viole en permanence. Faut-il le rappeler  sans cesse ? Depuis 1967, l’Etat D’Israël bafoue des dizaines de résolutions des Nations Unis et occupe, domine et colonise des terres, vole des maisons et l’eau des palestiniens. C’est la violence de cette interminable et profonde injustice qui ne peut que provoquer en retour des refus justifiés, des révoltes, des résistances que l’OLP et l’autorité palestinienne ont voulu pacifique. C’est d’ailleurs pour décrédibiliser les légitimes résistances palestiniennes que les gouvernements israéliens ont favorisé l’émergence d’organisations comme Le Hamas contre le Fatah et L’OLP après que cette dernière, sous l’impulsion de Yasser Arafat, ait reconnu clairement le droit à l’existence de l’état d’Israël. Pourquoi les autorités françaises et la plupart des médias ne partent-ils  pas de là au lieu d’alimenter des haines malsaines en faisant croire à une guerre de religion, alors qu’il s’agit d’un mouvement de libération nationale  et de  résistance contre un occupant ? Pourquoi donner le mauvais signal d’interdiction de manifestations qui ne réclament que l’application du droit international si ce n’est  pour donner des gages au gouvernement de Tel-Aviv alors que là-bas aussi on manifeste courageusement pour le droit, la justice et la paix ? Chez nous, ces nombreuses et dignes manifestations  sont pourtant l’honneur de la France de Jaurès,  celle des Lumières et de la Résistance au nazisme, qui virent, ensemble, gaullistes, communistes, socialistes, avec des catholiques, des juifs et d’autres humanistes, empêcher le pire au prix d’indicibles sacrifices et souffrances. Aujourd’hui encore, cette unité, dans la diversité des citoyens et des peuples, peut enfin obliger les chancelleries à agir autrement et fortement. Tel est l’intérêt des citoyens israéliens. Qui peut croire en effet , qu’après avoir détruit le dernier tunnel à Gaza, éliminé le dernier combattant du Hamas ,après avoir semé pour la cinquième fois en quelques années la terreur, la mort et la désolation dans ce petit bout de territoire, les Israéliens connaîtront la sécurité et la paix ? Bien au contraire, seule la haine de l’autre aura progressé avec la promotion de nouveaux  combattants encore plus radicalisés. L’Histoire démontre amplement qu’ on ne peut impunément maintenir un peuple sous domination, enfermé dans une prison à ciel ouvert, sous un blocus de fer. La France officielle doit donc faire entendre la voix de la raison et de la justice et agir à partir d’un principe simple et indiscutable : Celui du respect du droit international.

 

Elle doit agir pour que désormais l’Organisation des Nations Unies ait le mandat de relancer un processus de discussions pour la mise en œuvre des toutes ses résolutions. Celui-ci serait appuyé par la France, l’Union Européenne, les Etats Unis, La Russie se prononçant sans ambiguïté pour l’existence des deux Etats. Cela implique d’urgence la mise sous protection internationale du peuple palestinien en même temps que serait assurée la sécurité des Israéliens. Ceci nécessiterait sûrement le déploiement de forces internationales sous mandat de l’ONU et des couloirs humanitaires protégés de telle sorte que les palestiniens puissent partout accéder à une vie normale, partout y compris dans les camps de réfugiés. Autant de conditions nécessaires pour permettre la reconstruction de  Gaza. Le dialogue inter-palestinien entamé avec la formation du gouvernement d’unité nationale doit être soutenu pour déboucher sur des élections législatives et présidentielles. Dans ce cadre, les prisonniers politiques, à commencer par les parlementaires palestiniens, au premier rang desquels Margwan Barghouti, doivent être libérés.

 

La relance d’un tel processus pourrait se faire par une conférence internationale pour la justice et la paix au Proche Orient dont La France devrait prendre l’initiative. Son objectif,  clairement proclamé à la face du monde, serait la reconnaissance des deux Etats dont celui pour le peuple palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale avec toutes les garanties de sécurité pour Israël et sa population. Les faucons israéliens doivent sentir que, cette fois, il n’y aura pas d’échappatoire.

 

L’administration américaine et les institutions européennes ont pour responsabilité de le leur faire comprendre. Enfin, un plan d’aide et de développement économique et humain doit aider à enclencher une nouvelle dynamique qui ouvrirait la porte au droit au retour des réfugiés et à la souveraineté économique et politique de la Palestine.

 

Il revient à la France de porter un tel projet. En renouant ainsi avec le  meilleur de ses traditions,   elle rendrait un immense service au monde. Elle regagnerait un considérable crédit auprès des peuples arabes et bien au delà,  tout en régénérant sa reconnaissance auprès du peuple Israélien. « Impossible »? me dira-t-on. Les grandes puissances, le conseil de sécurité disposent d’une multitude de moyens politiques, diplomatique, commerciaux, à commencer par l’arrêt de la fourniture d’armes à l’armée israélienne. Seul le mouvement international des peuples peut débloquer la situation. Aux actes donc ! Il y a urgence.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 12:57

                                                       Gaza sang                     

 

 

José Fort
J « Gaza 1200 morts parmi lesquels 500 enfants. A ceux qui au gouvernement, à droite et au PS, au Crif, dans les médias, se rangent derrière le gouvernement du massacreur Netanyahu, je vous souhaite cette nuit un sommeil ravagé par les cris de ces 500 enfants martyrisés. »

 

                                                                              gaza, l'homme et l'enfant

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 12:53

                                                              logo-posterpalestina.jpg

 

 

 

 


mardi 29 juillet 2014

 

AFPSNous apprenons avec stu­pé­faction la mise en examen d’Alain Pojolat, membre du NPA, pour « maintien de mani­fes­tation interdite ».

Non seulement le gou­ver­nement vient d’interdire à deux reprises des mani­fes­ta­tions à Paris, mettant en cause un droit fon­da­mental de la Répu­blique, alors que plus de 250 mani­fes­ta­tions et ras­sem­ble­ments se sont déroulés de façon tota­lement res­pon­sable dans l’ensemble des villes de France pour dénoncer le mas­sacre per­pétré par le gou­ver­nement israélien à Gaza.

Mais voilà main­tenant qu’il inculpe les mili­tants, comme s’il voulait donner une suite à l’inculpation des mili­tants du boycott citoyen, lancée sous son pré­dé­cesseur avec la cir­cu­laire Alliot Marie, tou­jours pas abrogée.

Jusqu’où ira aller ce gou­ver­nement pour museler la parole des mili­tants et l’expression de l’opinion publique, dès lors qu’il s’agit de mettre en cause la poli­tique cri­mi­nelle du gou­ver­nement israélien ?

Nous manifestons à Alain Pojolat notre entière solidarité.

Le Bureau National

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 12:37

 

 

 

Collectif national pour une Paix juste et durable entre palestiniens et israéliens

Le Collectif national pour une Paix juste et durable entre palestiniens et israéliens appelle à manifester dans toute le pays le :

Le jeudi 31 juillet

Le PCF et le Front de gauche parties prenantes du collectif appellent dans ce cadre

au rassemblement devant la Préfecture de Haute Corse à 17 heures 30

·                     Pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza

·                     Pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem

·                     Pour la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza

·                     Pour des sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international

·                     Pour le soutien au peuple palestinien et au gouvernement d’entente nationale

·                     La cause palestinienne n’a rien à voir avec l’extrême droite et n’accepte aucun soutien de leur part

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