Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

CHANTS REVOLUTIONNAIRES

Archives

29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 09:27

 

                                                                    cerveau animé

 

 

maki-manif-tel-aviv.jpgDes milliers d’Israéliens manifestent à Tel Aviv contre la guerre à Gaza

 

Communiqué du Parti communiste d’Israël

 

Traduction ML pour vivelepcf et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Autour de 7000 Israéliens ont manifesté samedi 26 juillet contre la guerre à Gaza sous le mot d’ordre : «  Assez de morts – La paix maintenant entre Israéliens et Palestiniens ».



Le rassemblement s’est déroulé sur la place Rabin dans le centre de Tel Aviv. Parmi les slogans clamés par les manifestants : « Arrêtez la guerre ! », « Retour des soldats à la maison ! » ou « Juifs et Arabes refusent d’être des ennemis ».



Plusieurs personnalités ont pris la parole dont le député Dov Khenin [de la coalition Hadash], un ancien combattant de l’association « Combattants pour la paix », Yifat Solel, représentant du « forum anti-occupation » du parti Meretz, le professeur Eva, président de l’académie des arts décoratifs Bezalel, Odeh Bisharat, écrivain et ancien secrétaire du Hadash, le docteur Julia Chaitlin, professeur au collège académique Sapir de Sderot, qui habite dans le kibboutz Urim, à proximité de Gaza. Alon-Lee Green, membre du Comité central du Parti communiste d’Israël et responsable syndical, présentait les intervenants.



La chaîne de télévision Channel 2 a remarqué que le parti sioniste de gauche, Meretz et l’association « La Paix maintenant » n’étaient pas présentes en tant que tels.



Ben Kfir, du « cercle des parents », dont la fille a été tuée dans un attentat suicide du Hamas en 2003, a également pris la parole. Il a contredit l’affirmation du gouvernement selon laquelle il n’y aurait pas de partenaire avec qui faire la paix parmi les Palestiniens.



Les intervenants ont critiqué l’attitude du gouvernement qui refuse les négociations de paix. Et qui ne connaît d’autre politique que la guerre. Les manifestants ont réclamé la fin de l’occupation et du siège de Gaza. Ils ont allumé des bougies en mémoire des victimes.



De l’ordre de 300 contre-manifestants d’extrême-droite ont essayé de saboter le rassemblement. Un important cordon de police enserrait la place pour séparer les deux camps. 8 personnes ont été arrêtées.



On pouvait lire dans l’appel à la manifestation :



« Samedi, le camp de la paix se rassemble place Rabin. Le tribut payé à la guerre est lourd en vies, en blessures des deux côtés, en destruction et horreur, sous les bombes et les roquettes. Nous réagissons en nous rassemblant et en portant cette exigence : « Arrêtez la guerre maintenant ! ».



« Nous devons arrêter la guerre et entamer les discussions avec les dirigeants palestiniens reconnus de Cisjordanie et de Gaza pour mettre fin à l’occupation et au blocus et pour arriver à l’indépendance et à la justice pour les deux peuples, israélien et palestinien. »



« Au lieu, encore et encore, d’ajouter des guerres et des actions militaires aux guerres et actions militaires, il est temps d’ouvrir la voie au dialogue et à un règlement politique. Il y a une solution politique. Quel prix devrons nous encore payer, population du Sud et de l’ensemble d’Israël, population de Gaza et de Cisjordanie, avant d’arriver à cette solution ? Ensemble, Juifs et Arabes, nous allons surmonter l’occupation et la guerre, la haine et le racisme et nous allons ouvrir un chemin pour la vie et pour l’espoir. »



Vidéo du rassemblement : http://www.youtube.com/watch?v=85mbQ-gnUQE

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 09:19

                                                                              Gaza sang

 

 

L’attaque sur Gaza a été lancée avec une approbation royale saoudienne

 

 

 

Israël et l’Arabie saoudite : une alliance forgée dans le sang des Palestiniens.
L’attaque sur Gaza a été lancée avec une approbation royale saoudienne

Il y a beaucoup de mains derrière l’attaque de l’armée israélienne sur la bande de Gaza. L’Amérique n’est pas malheureuse de voir le Hamas devoir supporter tant de coups.

Alors que les images des scènes de carnage dans les rues de Shejaiya venaient d’être diffusées, John Kerry a déclaré sur ​​Meet NBC le même jour qu’Israël avait le droit de se défendre, et l’ambassadeur américain Dan Shapiro a déclaré sur la chaîne israélienne Canal 2 que les États-Unis feraient en sorte que les forces modérées soient [après le conflit] dominantes dans la bande de Gaza, ce qui veut dire [qu’Israël amènerait dans ses fourgons] l’Autorité palestinienne.

L’Égypte n’est pas non plus écrasée de douleur. Son ministre des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, a tenu le Hamas pour responsable de la mort des civils, après que le mouvement a rejeté le cessez le feu [concocté par l’Égypte et Israël et totalement à l’écart du Hamas, NdT].

Un troisième partenaire non déclaré dans cette alliance contre-nature a cependant donné un feu-vert à Netanyahu, le couvrant à l’avance pour une opération militaire d’une telle férocité. Nous ne parlons pas d’un allié aussi impuissant que les États-Unis, car cette autorisation ne peut venir que d’un État arabe.

L’attaque sur Gaza a été lancée avec une approbation royale saoudienne

Ce mandat royal n’est rien de moins qu’un secret de polichinelle en Israël, et l’ex-ministre de la Défense comme celui qui est en fonction en parlent de façon très ouverte. L’ancien ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz, a surpris le présentateur sur Canal 10 en disant qu’Israël devait attribuer un rôle à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis dans la démilitarisation du Hamas. Interrogé sur ce qu’il entendait par là, il a ajouté que des fonds de l’Arabie saoudite et des Émirats devraient être utilisés pour reconstruire Gaza une fois le Hamas anéanti.

Amos Gilad, homme-clé au ministère israélien de la Défense dans les relations avec l’Égypte de Moubarak et aujourd’hui directeur du département israélien des Relations politico-militaires, a déclaré récemment à l’universitaire James Dorsey : « Tout est souterrain, rien n’est public, mais notre coopération sécuritaire avec l’Égypte et les États du Golfe est unique. C’est la meilleure période de sécurité et de relations diplomatiques avec les pays arabes ».

Les félicitations sont réciproques. Le roi Abdallah a fait savoir qu’il avait téléphoné au président Abdel Fattah El-Sisi pour approuver une initiative égyptienne de cessez-le-feu qu’il n’avait même pas soumise au Hamas, ce qui a incité des analystes cités par le Jerusalem Post à se demander si un cessez-le feu avait été sérieusement proposé.

Le Mossad et les responsables saoudiens du renseignement se réunissent régulièrement. Les deux côtés se sont concertés lorsque l’ancien président égyptien, Mohamed Morsi, était sur ​​le point d’être déposé en Égypte, et ils sont main dans la main en ce qui concerne l’Iran, à la fois dans la préparation d’une attaque israélienne qui traverserait l’espace aérien saoudien, et dans le sabotage du programme nucléaire.

Il y a même été dit de bonne source que les Saoudiens financent l’essentiel de la très coûteuse campagne d’Israël contre l’Iran.

Pourquoi l’Arabie saoudite et Israël font-ils à ce point bon ménage ? Pendant des décennies, les deux pays éprouvaient une sensation identique quand ils regardaient autour d’eux : la peur. Leur réaction a été similaire. Chacun sentait qu’ils ne pouvaient se prémunir contre ses voisins en les envahissant (Liban, Yémen) ou par le financement de guerres et coups d’État (Syrie, Égypte, Libye). Ils ont des ennemis ou rivaux en commun : l’Iran, la Turquie, le Qatar, le Hamas dans la bande de Gaza, et les Frères musulmans ailleurs. Et ils ont des alliés communs : les lobbies militaro-industriels américains et britanniques, l’homme fort du Fatah et l’atout des États-Unis Mohammed Dahlan qui a essayé autrefois de prendre le contrôle de Gaza et qui serait probablement prêts à le faire à nouveau.

La différence aujourd’hui, c’est que pour la première fois dans l’histoire de leurs deux pays, une coordination militaire a été mise en place. Le prince Turki, neveu du roi Abdallah, est le visage public de ce rapprochement rendu visible par la publication d’un livre sur l’Arabie écrit par un universitaire israélien. Le prince s’est rendu à Bruxelles en mai pour rencontrer le général Amos Yadlin, l’ex-chef du renseignement israélien qui a été inculpé par un tribunal en Turquie pour son rôle dans l’abordage de la frégate Mavi Marmara.

On pourrait faire valoir qu’il n’y a rien de sinistre dans l’implication du prince Turki dans le débat israélien, et que ses motivations sont à la fois paisibles et louables. Le Prince est un fervent partisan d’une initiative de paix proposée par le roi saoudien Abdallah. L’Initiative de paix arabe, soutenue par 22 États arabes et 56 pays musulmans, aurait effectivement été une base pour la paix si Israël ne l’avait pas ignorée il y a environ 12 ans.

Le prince Turki est très lyrique sur les perspectives de paix dans un article publié par Haaretz. Il y écrit : « Et quel plaisir ce serait d’être en mesure d’inviter non seulement les Palestiniens mais aussi les Israéliens que j’allais rencontrer de venir me rendre visite à Riyad, où ils pourraient alors visiter ma maison ancestrale dans Dir’iyyah, qui a souffert aux mains de Ibrahim Pacha le même sort qu’a subi Jérusalem aux mains de Nabuchodonosor et des Romains ».

C’est les moyens utilisés, pas la fin en soi, qui dévoile le véritable coût humain de ces alliances. La promotion par le prince Turki de l’Initiative de paix arabe se fait au prix de l’abandon par le royaume de son soutien historique à la résistance palestinienne.

L’analyste saoudien Jamal Khashogji fait ce même constat quand il parle en langage codé du nombre d’intellectuels qui attaquent la notion de résistance : « Malheureusement, le nombre de ces intellectuels ici en Arabie saoudite est plus élevé que la moyenne. Si une telle tendance se poursuit, elle va détruire la louable prétention du royaume d’avoir soutenu et défendu la cause palestinienne depuis l’époque de son fondateur, le roi Abd Al-Aziz Al-Saoud ».

La paix serait en effet la bienvenue pour tout le monde, et surtout pour Gaza en ce moment. Mais les moyens par lesquels les alliés d’Israël en Arabie saoudite et l’Égypte veulent y arriver, en encourageant Israël à donner au Hamas un coup fatal, amènent à douter de ce qui se trame vraiment. Le père de Turki, le roi Faisal bin Abdulaziz, se retournerait dans sa tombe s’il voyait ce que son fils fait en son nom.

Cette alliance israélo-saoudienne est forgée dans le sang, le sang palestinien, le sang, ce dimanche, de plus de 100 victimes dans Shejaiya.

20 juillet 2014 Middle East Eye

Traduction : Info-Palestine.eu

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 09:15

                                                                MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

Comment l’Italie contribue aux raids aériens israéliens

 

 
JPEG - 29.1 ko

Tandis que Washington déclare qu’« Israël a le droit de se défendre des attaques lancées par une organisation terroriste de Gaza », en assurant cependant travailler avec les Palestiniens comme avec les Israéliens pour la désescalade du conflit, Bruxelles exprime une « ferme condamnation » du lancement de roquettes depuis Gaza sur Israël et sa « déploration » pour les victimes civiles palestiniennes provoquées par les raids aériens effectués « par rétorsion » par Israël. Même position de Rome, qui insiste sur la nécessité de « reprendre le fil du processus de paix ». Pour ce faire, il faut cependant rompre le fil du processus de guerre, dans lequel les États-Unis et les plus grandes puissances européennes jouent un rôle de premier plan.

Les chasseurs bombardiers qui pilonnent Gaza sont des F-16 et F-15 fournis par les USA à Israël (plus de 300, outre d’autres avions et hélicoptères de guerre), avec des milliers de missiles et bombes à guidage satellite et laser. Comme le note le Service de recherche du Congrès étasunien (voir document joint), Washington s’est engagé à fournir à Israël, en 2009-2018, une aide militaire de 30 milliards de dollars, à quoi l’administration Obama a ajouté plus d’un demi milliard pour le développement de systèmes anti-roquettes et anti-missiles. Israël dispose à Washington d’une sorte de caisse constante pour l’achat d’armes étasuniennes, parmi lesquelles sont prévus 19 F-35 d’un coût de 2,7 milliards. Il peut en outre utiliser, en cas de nécessité, les puissantes armes stockées dans le « Dépôt US d’urgence en Israël ». En comparaison, l’armement palestinien équivaut à celui de quelqu’un qui, ciblé par un tireur dans le viseur télescopique d’un fusil de précision, essaie de se défendre en lui lançant la fusée d’un feu d’artifice.

Une aide consistante à Israël provient aussi des plus grandes puissances européennes. L’Allemagne lui a fourni 5 sous-marins Dolphin (dont deux offerts) et sous peu en consignera un sixième. Les sous-marins ont été modifiés pour lancer des missiles de croisière nucléaires à longue portée, les Popeye turbo dérivés de ceux étasuniens, qui peuvent frapper un objectif à 1 500 km. L’Italie est en train de fournir à Israël les premiers des 30 vélivoles M-346 d’entraînement avancé, construits par Alenia Aermacchi (Finmeccanica), qui peuvent être utilisés aussi comme chasseurs pour l’attaque au sol dans des opérations de guerre réelles. La fourniture des chasseurs M-346 ne constitue qu’une petite part de la coopération italo-israélienne, institutionnalisée par la Loi n. 94 du 17 mai 2005. Celle-ci implique les forces armées et l’industrie militaire de notre pays dans des activités dont personne (même pas au Parlement) n’est informé. La loi établit en effet que ces activités sont « soumises à l’accord sur la sécurité » et donc secrètes. Comme Israël possède des armes nucléaires, de hautes technologies italiennes peuvent être secrètement utilisées pour potentialiser les capacités d’attaque des vecteurs nucléaires israéliens. Elles peuvent aussi être utilisées pour rendre encore plus létales les armes « conventionnelles » employées par les forces armées israéliennes contre les Palestiniens.

La coopération militaire italo-israélienne s’est intensifiée quand le 2 décembre 2008, trois semaines avant l’opération israélienne « Plomb durci » à Gaza, l’Otan a ratifié le « programme de coopération individuelle » avec Israël. Il comprend :
- des échange d’informations entre les services de renseignement,
- la connexion d’Israël au système électronique de l’Otan,
- la coopération dans les secteurs des armements,
- l’augmentation des manœuvres militaires conjointes.

C’est dans ce cadre qu’entre « Blue Flag », la plus grande manœuvre de guerre aérienne jamais effectuée en Israël, à laquelle ont participé, en novembre 2013, les États-Unis, l’Italie et la Grèce. « Blue Flag » a servi à intégrer dans l’Otan les forces aériennes israéliennes, qui n’avaient auparavant effectué des manœuvres conjointes qu’avec des pays singuliers de l’Alliance, comme celles à Decimomannu avec l’aéronautique italienne. Les forces aériennes israéliennes, souligne le général Amikam Norkin, sont en train d’expérimenter de nouvelles procédures pour potentialiser leur propre capacité, « en augmentant de dix fois le nombre d’objectifs pouvant être repérés et détruits ».

Ce qui est en train d’être fait en ce moment à Gaza, grâce aussi à la contribution italienne.

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 06:46

                                                                  CERVEAU

 

 

 

Les mensonges de BHL (suite, sans fin)

                         Israël, les juifs et Gaza

lundi 21 juillet 2014,

par Alain Gresh

A chaque offensive israélienne contre Gaza, nous avons droit à un nouvel éditorial de Bernard-Henri Lévy et à une accumulation de mensonges. Ce fut le cas en décembre 2008, quand l’homme rendait compte de l’invasion israélienne sur la tourelle d’un char. Ce fut le cas en novembre 2012. C’est à nouveau le cas avec sa dernière chronique, « Gaza Paris », parue sur le site de la revue qu’il dirige, La Règle du jeu, le 15 juillet dernier. Le discrédit de cet essayiste dont les livres ne se vendent plus n’empêche pas les médias de lui ouvrir leurs colonnes et leurs plateaux à l’envi [1]. Au demeurant, ce texte concentre tous les mensonges proférés sur la Palestine, et largement repris ailleurs.

Premier mensonge, la photo qui illustre l’article et qui prétend montrer la synagogue de la rue de la Roquette assiégée. Une fois de plus BHL se prend les pieds dans le tapis, car selon le rabbin, il n’y eu aucune attaque contre la l’établissement (« Incidents rue de la Roquette : Serge Benhaim dément toute attaque de la synagogue », ITélé, 18 juillet). D’où vient la photo ?

« Ainsi donc il s’est trouvé des milliers d’hommes et de femmes pour, ce dimanche, à Paris, sous couvert de “défense de la Palestine”, s’en prendre à nouveau aux juifs. A ces imbéciles doublés de salopards, ou l’inverse, on rappellera, à toutes fins utiles, que confondre juifs et Israéliens dans une même réprobation est le principe même d’un antisémitisme qui, en France, est puni par la loi. »

De s’en prendre aux juifs ? On sait que l’affaire de l’attaque de la synagogue a été montée de toutes pièces, que l’AFP, qui l’a rapportée, n’avait aucun journaliste sur place, et que les médias ont été contraints de rectifier. Les déclarations de Michèle Sibony, secrétaire générale adjointe de l’Union juive française pour la paix (UJFP) sur LCI ont permis de remettre les pendule à l’heure et de rappeler que non seulement il n’y a eu aucun slogan antisémite dans la manifestation, mais que de nombreux juifs y ont participé.

On sait qu’il y a eu quelques affrontements entre des nervis de la Ligue de défense juive (LDJ) — organisation fasciste interdite en Israël et aux Etats-Unis que les autorités françaises refusent de dissoudre — et une centaine de jeunes dont certains ont crié des slogans antisémites répondant aux slogans anti-arabes de leurs adversaires. Il faut les dénoncer avec force et dénoncer tous ceux qui amalgament juif et Israélien.

Car BHL a raison, il faut bannir l’identification juif et Israélien. Mais qui contribue à la créer ? Israël, qui refuse l’existence d’une nationalité israélienne et ne reconnaît que des juifs et des Arabes parmi ses citoyens. Israël, qui affirme être un « Etat juif » et qui parle de son armée comme d’une « armée juive ».

Et quand l’armée israélienne organise en mai 2014 une rencontre à la synagogue de la Victoire pour vanter ses mérites et pour recruter, qui crée l’identification Israélien/juif ? (Devant la “publicité” un peu encombrante, la réunion a été annulée). Quand s’organise à Paris tous les ans un gala de soutien à la police des frontières israéliennes, qui importe le conflit en France ? L’ambassadeur de France à Tel-Aviv ne manque pas de saluer « l’engagement courageux » de jeunes Français dans l’armée israélienne. Que dirait le gouvernement français si de jeunes Français musulmans allaient se battre en Palestine ? Et pourtant il accepte que certains participent aujourd’hui à l’offensive contre Gaza.

« On rappellera qu’aucune indignation, aucune solidarité avec quelque cause que ce soit ne saurait, je ne dis même pas autoriser, mais excuser, ce geste virtuellement pogromiste qu’est la tentative d’intrusion, par la violence, dans une synagogue.

A ces salopards doublés d’imbéciles, ou l’inverse, on redira que se rassembler derrière des Qassam en carton-pâte censés reproduire les obus tirés, à l’aveugle, sur les femmes, les enfants, les vieillards, bref, les civils d’Israël, n’est pas un acte anodin mais un geste de soutien à une entreprise terroriste.

A ceux d’entre eux, s’il y en a, qui avaient réellement à cœur, enfin, la cause de Gaza et qui défilaient sous des banderoles évoquant les dizaines d’innocents tués depuis qu’a commencé la contre-offensive israélienne, on n’aura pas la cruauté de demander pourquoi ils ne sont jamais là, jamais, sur le même pavé parisien, pour pleurer, non les dizaines, mais les dizaines de milliers d’autres innocents tués, depuis trois ans et demi, dans cet autre pays arabe qu’est la Syrie. »

L’argument revient en boucle tout au long des luttes de ces dernières décennies. Vous vous mobilisez pour l’indépendance de l’Algérie, pourquoi vous ne faites rien contre les dictateurs arabes ? Vous vous mobilisez contre l’agression américaine au Vietnam, pourquoi vous ne protestez pas contre le goulag ? Vous dénoncez l’Afrique du Sud de l’apartheid, et le gouvernement de Pretoria rétorquait : regardez plutôt les crimes commis au Congo ou en Ethiopie.

« Etats fantômes au Proche-Orient », dossier du Monde diplomatique de juillet 2014.Je ne sais pas ce qui permet de dire à BHL que les manifestants qui sont descendus dans la rue ces derniers jours ne se mobilisaient pas pour d’autres causes. J’en connais qui ont fait beaucoup pour dénoncer le régime syrien. Mais il est vrai que la cause palestinienne est emblématique, non pas par le nombre de victimes, mais par le fait que c’est le dernier conflit colonial. J’ai longuement expliqué dans De quoi la Palestine est-elle le nom ? pourquoi il était un conflit symbolique, sur la ligne de fracture de l’Orient et de l’Occident, du Nord et du Sud.

« Mais on fera observer que, pour ces tués-ci, pour ces dizaines de femmes, enfants, vieillards, bref, civils, qui, si la fuite en avant criminelle du Hamas n’est pas stoppée, seront, demain, des centaines, il y a, non pas un, mais deux responsables : le pilote qui, visant une rampe de missiles iraniens cachée dans la cour d’un immeuble, touche par erreur l’immeuble voisin ; mais aussi, voire d’abord, ces monstres de cynisme qui, au message du pilote annonçant qu’il va tirer et invitant les voisins à quitter le quartier pour se mettre à l’abri, répondent invariablement : “que personne ne bouge ; que chacun reste à son poste ; que 10, 100 martyrs offrent leur sang à la sainte cause, inscrite dans notre charte, de la destruction de l’Etat des juifs”. »

D’abord il est évident que la citation donnée par BHL « que personne ne bouge, etc. » est une pure fabrication. Il est clair que les Palestiniens hésitent à quitter leur maison de peur qu’elle ne soit pillée et détruite comme chaque fois que l’armée israélienne envahit un territoire. Il est clair aussi que certaines pratiques des groupes armés — et rappelons qu’à Gaza se battent aux côtés du Hamas, le Jihad islamique, le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) et des groupes liés au Fatah — sont condamnables. Mais rappelons également qu’Amnesty International a dénoncé dans son rapport de 2010 (sur l’invasion israélienne de Gaza) l’utilisation de Palestiniens par l’armée israélienne comme boucliers humains. Et que, encore une fois, nous n’avons pas affaire à deux armées qui se battent à armes égales. Il faut toujours rappeler cette formule du dirigeant du Front de libération nationale algérien Larbi Ben M’hidi, arrêté le 23 février 1957 par l’armée française et interrogé par des journalistes à propos du FLN posant des bombes dans des cafés dissimulées dans des couffins : « Donnez-nous vos avions, nous vous donnerons nos couffins. » L’homme sera « suicidé » par Paul Aussaresses quelques jours plus tard.

« Et quant aux autres, quant à ceux qui considèrent ces débordements en songeant que des fièvres partagées en sont probablement la cause, quant aux médias qui ne cessent d’évoquer en boucle l’“agression” israélienne, ou la “prison” qu’est devenue Gaza, ou la “spirale” des “violences” et des “vengeances” censée alimenter cette guerre sans fin, on leur objectera :

1. qu’il n’y a pas agression, mais contre-attaque d’Israël face à la pluie de missiles qui, encore une fois, s’abattaient sur ses villes et qu’aucun Etat au monde n’aurait tolérés si longtemps ; »

Si la France recevait des obus tirés de Suisse ou de Belgique, ne répondrait-elle pas à cette agression ? Seulement la France n’occupe pas la Suisse et la Belgique depuis des décennies et ne risque donc pas de voir s’abattre sur elle des obus.

« 2. que Gaza est, en effet, une sorte de prison mais que, les Israéliens l’ayant évacuée depuis bientôt dix ans, on voit mal comment ils pourraient en être les geôliers — mais quid, par contre, du Hamas qui tient l’enclave sous le joug, qui traite ses habitants comme des otages et qui, alors qu’il lui suffirait d’un mot ou, en tout cas, d’une main tendue pour que cesse le cauchemar, préfère aller au bout de sa folie criminelle ? »

Il n’y a que BHL pour croire qu’il n’y a pas de geôliers à Gaza. Ces geôliers ont beau être à l’extérieur, la bande de Gaza reste un territoire occupé : les Nations unies continuent de la considérer comme tel parce que ses accès terrestres, maritimes et aériens restent dépendant d’Israël — qui interdit l’accès à des franges importantes de Gaza (30% des terres agricoles) ainsi qu’à la mer au-delà de 6 miles (réduites à 3 miles depuis le début de l’opération —, que l’état civil reste aux mains des Israéliens, que le blocus imposé par Israël depuis 2007 reste en vigueur, malgré les condamnations « verbales » unanimes de la communauté internationale, Etats-Unis compris.

« 3. qu’entre les violences et vengeances que l’on nous présente comme “symétriques”, entre le meurtre des trois adolescents juifs kidnappés et retrouvés morts près de Hébron et le meurtre du jeune Palestinien brûlé vif, deux jours plus tard, par un gang de barbares qui fait honte aux idéaux d’Israël, il y a une différence qui ne change, hélas, rien au deuil des quatre familles mais qui, pour ceux qui ont la possibilité et, donc, le devoir de garder la tête froide, change tout : les autorités politiques, judiciaires et morales d’Israël se sont horrifiées du second, l’ont condamné sans réserve et ont fait en sorte que l’on traque et arrête sans tarder ses présumés coupable[s] ; pour le premier, dont les auteurs courent toujours, il fallait avoir l’oreille bien fine pour entendre quelque mot que ce soit dans les rangs palestiniens — si, tout de même, une phrase, celle de Khaled Mechaal, chef en exil du Hamas, “félicitant” les “mains” qui ont “enlevé” les trois jeunes gens brutalement requalifiés, pour l’occasion, de “colons juifs” »

BHL semble ignorer les campagnes de haine qui déferlent sur Israël depuis des années et qui amène une majorité des habitants à souhaiter l’expulsion des citoyens arabes de l’Etat. Ignorer encore le rôle des colons et des groupuscules d’extrême droite qui disposent, depuis des années, d’une impunité totale, et qui ont multiplié les agressions contre les Arabes.

« Je doute que ces remarques puissent avoir quelque effet sur les djihadistes du dimanche, toujours les mêmes, qui, un jour, déplorent qu’on les empêche de rire avec Dieudonné ; un autre qu’on leur interdise de dire leur respect pour Mohamed Merah ; et, un autre, que la diplomatie française ne se range pas comme un seul homme derrière les “indignés” pro-Hamas. »

C’est ce qu’on appelle un amalgame. Mérite-t-il vraiment une réponse ?

« Le reste de la France, en revanche, les femmes et hommes de bonne volonté, ceux qui n’ont pas renoncé au rêve de voir, un jour, cette terre enfin partagée, on aimerait tellement qu’ils brisent le cercle de la désinformation et de la paresse de la pensée ! Non, entre Israël et Hamas, les torts ne sont pas également distribués. Oui, le Hamas est une organisation fascislamiste dont il est urgent de libérer, aussi, les Gazaouites. Et, quant au chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, il en appelle aux Nations unies pour qu’elles fassent “pression” sur Israël : mais ne serait-il pas plus logique, plus digne et surtout plus efficace qu’il en appelle à ces fous de Dieu qui sont redevenus, après tout, depuis quelques semaines, ses partenaires de gouvernement pour exiger et obtenir d’eux qu’ils déposent, sans délai, les armes ? »

Lire « Pourquoi les négociations au Proche-Orient échouent toujours ? », Le Monde diplomatique, juin 2014.Déposer les armes, comme le demande BHL, conduira-t-il à la paix ? Cela fait dix ans environ, depuis la mort de Yasser Arafat, que Mahmoud Abbas négocie avec Israël, poursuit une coopération sécuritaire avec l’armée d’occupation, coopération qu’il a qualifiée de « sacrée ». Le Hamas n’est pas partie prenante des négociations et ne le sera pas dans l’avenir car ce n’est pas le gouvernement palestinien qui négocie mais l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Et quel est le résultat de ces négociations ? Davantage de colonies, davantage de colons, plus de répression, un refus absolu de rendre les territoires occupés en 1967.

Quant au « fascisme » du Hamas, rappelons que siègent au gouvernement israélien des partis qui, s’ils étaient élus dans n’importe quel pays européen, seraient dénoncés par BHL qui refuserait de les recevoir. Un fasciste israélien juif est-il plus acceptable qu’un fasciste néerlandais ou autrichien ?

« Les Gazaouites méritent mieux qu’un destin de boucliers humains. Les peuples de la région, tous ses peuples, sont fatigués de la guerre et de son cortège d’horreurs : donnons une chance à la paix. »

Oui, donnons une chance à la paix. Appliquons des sanctions contre Israël pour qu’il accepte enfin de se conformer aux résolutions de l’ONU, renonce à la colonisation et évacue les territoires occupés.

Notes

[1] Voir le dossier Internet du Monde diplomatique, « L’imposture Bernard-Henri Lévy ».

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 06:40

 

                                                                            cerveau animé

 

 

jacob-COHEN.jpg

Algeriepatriotique : Vous faites partie des personnalités qui ont écrit au président François Hollande. A-t-il répondu à votre tribune ? Pensez-vous que le fait d’interpeller le chef de l’Etat français puisse changer «son allégeance inconditionnelle» à Israël, comme vous l’avez écrit ?


 Jacob Cohen : Le président François Hollande ne m’a pas répondu, évidemment, bien que j’aie envoyé ma lettre à l’Elysée. J’ai la conviction que cette lettre, qui a été partagée par des milliers de personnes sur les réseaux sociaux, aura son petit impact. Comme d’autres actions. Je ne crois pas que François Hollande puisse perpétuer son allégeance inconditionnelle à Israël. Les temps changent. Il est obligé d’en tenir compte.


Vous dites que les institutions françaises, telles que la police et la justice, sont des «auxiliaires du Crif» et qu'elles se mobilisent pour interdire ou condamner dès qu’il s’agit d’Israël. Que pense la France d’en bas du soutien du gouvernement français à Israël ? 

 

Le peuple français est soumis, dans sa grande majorité, au matraquage des médias qui sont détenus, influencés ou contrôlés par des éléments favorables aux sionistes. N’oublions pas la présence de centaines de sayanim dans tous les grands médias français, c’est-à-dire des juifs français acquis au sionisme et qui travaillent pour le Mossad. Dernier exemple en date : le contrôle du journal Libération par le milliardaire franco-israélien Patrick Drahi. Donc, le peuple français n’a qu’une vision partiale et partielle des événements.

 

Vous avez dénoncé la politique de deux poids et deux mesures concernant les sanctions prises contre la Russie dans l’affaire de la Crimée, alors qu’Israël occupe El-Qods et le Golan impunément depuis 1967. Comment expliquez-vous cette réaction contradictoire que l'Occident impute à ce qu'il appelle «la communauté internationale» ? 

 Pour une raison évidente. Israël est un allié privilégié et donc on lui passe tout. Il viole les lois de la guerre, des réfugiés ; il occupe, annexe, confisque, torture, dans la plus totale impunité. Car il faut le protéger et le renforcer sans cesse. Alors que la Russie est considérée comme un adversaire de l’Occident, comme le pays qui empêche la mainmise totale de l’impérialisme sur le monde. Aussi, toute violation du droit, ou jugée comme telle, par la Russie est immédiatement et fortement sanctionnée. Tout est fait pour contenir la puissance russe. Le droit international n’est finalement qu’un prétexte qu’on utilise quand ça arrange.

 

D’aucuns affirment que l’offensive israélienne sur Ghaza est venue en réaction à l’accord sur un gouvernement d’union nationale entre le Hamas et le Fatah. Pourquoi ce rapprochement entre ces deux mouvements fait-il peur à Israël ? 

 

Ça peut être une des raisons. Mais je ne crois pas que ce soit la principale. Israël a besoin d’un ennemi permanent et le Hamas joue idéalement ce rôle. La propagande en a fait un mouvement «terroriste qui veut détruire Israël» et personne ne relève l’énormité de cette assertion. Comment un mouvement de quelques milliers de militants sommairement armés peut-il menacer la cinquième puissance militaire du monde ? Par ailleurs, faire la guerre au Hamas permet à Israël de souder le front intérieur et de réveiller les sentiments nationalistes et patriotiques. Enfin, Israël ne supporte pas qu’un mouvement palestinien lui résiste. L’Autorité palestinienne est déjà totalement soumise à la volonté sioniste en échange de quelques privilèges et de fausses négociations. Israël, par ses bombardements violents et aveugles, veut briser la volonté du Hamas et la capacité de résistance des Gazaouis.

 

Des milliers d’Israéliens ont manifesté contre les crimes contre l’humanité commis à Gaza. Selon vous, Netanyahu agit-il réellement au nom du peuple israélien ? Les Israéliens ne sont-ils pas lassés par la guerre provoquée et entretenue par leur gouvernement ?

Ceux qui ont manifesté en Israël contre la guerre ne représentent qu’une minorité infime de la population. Le consensus autour du gouvernement et de l’armée est impressionnant. Bien sûr, les Israéliens sont globalement lassés par la guerre en général, mais la propagande leur fait croire qu’ils ne peuvent pas faire autrement, qu’il n’y a pas de partenaire de l’autre côté pour faire la paix. Il n’y a aucun risque que le front intérieur se fissure.

 

Qu’est-ce qui pourra arrêter Israël dans son arrogante impunité ? 

 

La lassitude des chancelleries occidentales et la conscience d’un prix élevé à payer pour un soutien sans faille ; le réveil, hélas improbable, des élites arabes ; l’extension du boycott contre Israël qui prend diverses formes et qui commence à poser des problèmes ; la délégitimation d’Israël et le ras-le-bol grandissant dans le monde.

 

Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi


Partager cet article
Repost0
28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 14:06

                                                                     CERVEAU

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 14:00

 

 

                                                                  Gaza sang

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 13:50

                                                                   cerveau animé

 

 

 

Lundi 28 juillet 2014

Michel Warschawski du Centre d’Information Alternative (Jerusalem/Beit sahour)

25 juillet 2014

A propos d’une manifestation interdite...

http://www.ujfp.org/local/cache-vignettes/L150xH198/arton3395-e8a53.jpgIl y a deux ans, au nom du Centre d’Information Alternative (AIC), je recevais des mains de Christiane Taubira, Garde des Sceaux de la République Française, le Prix des Droits de l’Homme pour notre combat contre l’impunité. Mais ce matin, en lisant les informations, j’ai pensé un moment rendre ce prix aux autorités françaises : j’entendais réagir à l’interdiction prononcée par le gouvernement de François Hollande et de Manuel Valls à propos de la manifestation organisée samedi dernier à Paris contre les crimes commis par l’armée israélienne à Gaza. La semaine dernière encore, nous manifestions à Tel Aviv autour de mots d’ordre similaires à ceux de la manifestation interdite en France. Hollande est donc plus sioniste que Netanyahou et Manuel Valls moins démocrate que Aharonvitch [ministre de l’intérieur, du parti d’extrême droite Israël Beitenou] !

Plus tard, en voyant les milliers de manifestants qui défiaient l’ordre inique de leurs dirigeants ainsi que les rassemblements à Saint Etienne, à Lille, à Strasbourg et dans une douzaine d’autres villes françaises, je me suis dit que le prix qu’avait reçu l’AIC, c’était la France qui nous l’avait donné, pas son Premier Ministre. La France peut être fière, ce sont Valls et Hollande qui se sont déshonorés. Car la population française a massivement manifesté contre l’impunité qu’accordaient ses dirigeants à l’Etat d’Israël. Un des arguments utilisés – on pourrait dire usés jusqu’à la corde – par les Valls et cie, c’est la volonté de "ne pas importer le conflit en France". Je n’ai jamais compris ce que voulait dire "importer un conflit". Depuis quand la solidarité avec les victimes d’une agression s’appelle une "importation de conflit" ? A moins qu’ils ne parlent de leurs amis du CRIF, un organisme qui est devenu la principale ambassade d’Israël en Europe et qui a pris en otage les Juifs de France dans un soutien inconditionnel aux crimes de guerre commis par l’Etat Hébreu ?

L’honneur de la France, ce sont aussi le regretté Stéphane Hessel et sa compagne Christiane qui n’ont jamais ménagé leurs efforts pour exprimer leur soutien a Gaza, s’y rendant a plusieurs occasions afin d’affirmer haut et fort leur solidarité avec sa population martyrisée.

En se solidarisant avec l’agresseur israélien et en faisant interdire des manifestations de soutien au peuple de Gaza dans plusieurs villes françaises et notamment à Paris qui, pour le reste du monde, symbolise la capitale des Droits de l’Homme, Manuel Valls et Francois Hollande se sont déshonorés. Pas la France qui, dans sa majorité, a su choisir son camp, celui de l’indignation face aux crimes de guerre et celui de la solidarité avec les enfants massacrés de Gaza. Ces manifestants, en désobéissant, ont marqué fortement leur refus de voir le massacre se prolonger.

Publie originellement en anglais, dans Alternativenews.org – site du Centre d’Information Alternative (Jerusalem/Beit sahour)

 

Michel Warschawski du Centre d’Information Alternative (Jerusalem/Beit sahour)
Partager cet article
Repost0
28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 05:41

 

 

 

Programme:

2ème saison de rencontres – Projection, débats et concerts 

Espace d’éducation populaire Albert Stefanini

11 rue César Campinchi 20200 Bastia (1er étage)

 Mardi 29 juillet à 18 heures 30

Projection débat

« Low cost-les dents de la mer »

Le système Corsica Ferries

Documentaire vidéo d’Enrico Porsia

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 16:41

 

 

 

 

  grâce à Jose Fort
27 juillet 2014                                                              
                                         BARGHOUTI.jpg

Prison d’Hadarim, cellule 28

Marwan Barghouti : « Le chemin de la liberté et de la dignité est pavé de sacrifices »

Nos amis de Ramallah viennent de me faire parvenir un appel que lance Marwan Barghouti à son peuple et au monde.

« Permettez-moi tout d'abord de saluer notre peuple, les martyrs tués au cours de la barbare agression israélienne contre la bande de Gaza, notamment les enfants, les femmes et les personnes âgées, de saluer le soulèvement populaire à Jérusalem, en Cisjordanie et à l’intérieur d’Israël ainsi que les mouvements de résistance. De ma cellule étroite, parmi les milliers de Palestiniens emprisonnés, je souligne ce qui suit:

« Je condamne l'agression barbare contre notre peuple en soulignant que c'est une agression contre toute la Palestine et la totalité de notre nation, contre tous les Arabes, les musulmans, tous les gens épris de liberté à travers le monde,

« J'appelle les dirigeants palestiniens, à commencer par le Comité exécutif de l'OLP, le Comité central du Fatah, le président Mahmoud Abbas, son gouvernement, la direction de la bande de Gaza, de prendre part, aux côtés de notre peuple, dans la bataille constante de résistance, de la levée du siège et de la reconstruction,

« J'appelle notre peuple à lancer un mouvement populaire massif et à prendre part aux manifestations contre l'agression et l'occupation,

« La nécessité de lever le blocus inhumain contre notre peuple dans la bande de Gaza, d'assurer l'ouverture de tous les passages, aussi bien qu’à veiller à l'ouverture du passage de Rafah immédiatement et de façon permanente,

« J'appelle les services de sécurité palestiniens et les forces nationales à défendre leurs obligations en protégeant nos citoyens dans tout le pays,

« Il est important de saisir à nouveau l'Organisation des Nations Unies pour obtenir la totalité de l’adhésion de l'Etat de Palestine, et d’accéder à toutes les conventions et institutions assurant la protection des droits de notre peuple, à commencer par la Cour pénale internationale,

« Le chemin de la liberté et de la dignité est pavé de sacrifices. Les nations ne doivent pas baisser les bras, elles ne peuvent pas être vaincues et doivent refuser de coexister avec l'oppression et l'occupation. Notre peuple a des ressources inépuisables pour poursuivre la lutte. Nous avons l'obligation de transformer son sacrifice en victoires politiques les portant au plus près de la liberté et de l'indépendance. Notre peuple doit unifier ses efforts pour en finir avec l'occupation et incarner l'unité nationale qui constitue la loi de la victoire pour les peuples opprimés.

Enfin, je dis à notre peuple palestinien, partout où qu’il soit : notre rencontre prochaine viendra bientôt, tout comme ces barreaux de prison, comme le siège, l'oppression et l'occupation, seront vaincus.

Marwan Barghouti

Prison d’Hadarim, cellule 28

Partager cet article
Repost0