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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 16:21

                                                                        cerveau animé

 

 

C’EST « L’HEURE DE L’METTRE »
 
Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6
 
 
 
Le complot, c’est les autres… N’allez pas chercher dans les stratégies impérialistes les explications du coup de force ukrainien ou du sang versé en Syrie. Puisqu’on vous dit que tout est transparent : il s’agit de combats pour la « démocratie ». Et vous êtes victime de la « théorie du complot ».
 
Mais si les faits commencent à vous donner raison, alors on vous objectera que « ce sont les Russes qui sont derrière tout ça », ou que « c’est Assad qui pilote les djihadistes en sous-main ». Le complot, il marche que dans ce sens-là, quand c’est vrai
 
Demandez aux experts comme Caroline Fourest par exemple (http://www.les-crises.fr/fourest-sa-source-etait-un-fan-d-al-qaeda/), ou encore Laurent Fabius, ils savent très bien lire entre les lignes et voir qui se cache derrière le rideau. Mais ils ne sont pas complotistes, car ils sont du côté du manche. Pas possible !
 
Tout est transparent pour eux ! Chavez était un « dictateur », Fidel est un trafiquant de drogue international, Poutine a envahi l’Ukraine, et la poudre blanche dans la petite fiole là, elle pique ! Tant qu’on est du côté du manche, on peut raconter n’importe quelle fable abracadabrantesque, ça aura toujours l’air sérieux…
 
N’allez donc pas lire Annie Lacroix-Riz, elle n’est pas du côté du manche et, lorsqu’elle fait la preuve que « nos » élites ont fait le choix de la défaite en 1940, et que ces élites s’appuyaient sur la très discrète Synarchie, là, c’est la théorie du complot… Passez votre chemin, et regardez le beau feu d’artifice au large des côtes normandes, c’est pour qu’on se souvienne de nos libérateurs soviétiques.
 
Ce mercredi, nous diffusons le deuxième volet de l’entretien qu’Annie Lacroix-Riz a accordé à nos amis Polémix et la Voix Off, à propos de la Synarchie justement…Nous ne manquerons pas, par ailleurs, de vous informer de l’évènement suivant :
 
 
Et parce que la guerre contre les salaires ne s’est pas arrêtée sur les plages normandes, nous nous entretiendrons, en direct de Valenciennes, avec Edith Weisshaupt, déléguée CGT dans l’usine Toyota d’Onnaing. Elle et ses camarades ont besoin de tout notre soutien pour affronter les complots ourdis contre eux par la direction :
 
 
La CGT a fait reculer Toyota en partie. Pour gagner complètement, nos camarades ont besoin de soutien : merci d'envoyer vos dons en chèque à l'ordre de la "CGT Toyota", et les envoyer à CGT Toyota, ZI n°9  BP 16  59264 ONNAING
 
"l'heure de l'mettre"
radio campus lille 106,6
en direct sur www.campuslille.com
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 13:16

 

CHRONIQUES DU FASCISME ORDINAIRE       

                                                                                                                  Maréchal, nous voila!

petain

 

                         

 

 

 

Provocation de Jean-Marie Le Pen : "pas un nouveau dérapage mais le même visage hideux de la haine"


 

                 Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 
Provocation de Jean-Marie Le Pen :

Par Olivier Dartigolles, le 08 juin 2014

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 13:06

 

 

 

8 juin 2014

 

 

 

 

 Le groupe communiste à l’assemblée de Corse a voté comme un seul homme le rapport de l’Exécutif Territorial exigeant la co-officialité entre le Corse et le Français. Il y a quelques jours Paul Antoine Luciani défilait dans les rues d’ Ajaccio au nom de la paternité qu’auraient les communistes insulaires dans la revendication d’ un tel statut. Qu’il me soit permis d’abord deux remarques:

1) Il est vrai que J-B Marcellesi, en 1985, en lançait la proposition. Mais ancien responsable communiste tant au niveau fédéral en Haute Corse qu’au niveau régional (secrétaire de la Région Corse du PCF de 1985 à 1991) je suis en mesure d’affirmer que jamais aucune instance régulière du Parti n’a ni débattu ni faite sienne une telle démarche.

2) Plus grave encore que ce qui pourrait apparaître comme un rappel du formalisme: la proposition avancée par le linguiste, par ailleurs communiste, dans Pour une politique démocratique de la langue n’a rien à voir avec ce qui a été voté. Ceux qui ont avalisé la délibération n°13/096AC en se réclamant de J-B Marcellesi font insulte à sa conception de la co-officialité.

En effet pour Marcellesi et je le cite : « Tous ceux qui veulent par des mesures d’obligation se dispenser de l’ effort de conviction rendent un bien mauvais service à la langue corse ». Et le maître mot qui court tout au long de sa proposition est « Tolérance », y compris en matière d’ orthographe , de graphie et de respect des variétés régionales. Nous sommes aux antipodes du texte voté par les élus régionaux qui fait de la « normalisation » un impératif. A les suivre la langue corse deviendra bientôt une langue étrangère pour les Corses. Il est vrai que les dits élus étaient appelés à avaliser une démarche politique… Ce qu’ils ont fait, toute honte bue, au moins pour les communistes. Car le vote du 13 mai 2003 dessine un choix de société.

On pourrait trouver absurdes certaines dispositions: la faculté pour les plaideurs comme pour les hommes de loi de s’exprimer dans la langue de leur choix; la nécessité de traduire les diagnostiques comme les actes médicaux; la possibilité donnée aux élèves et aux étudiants de passer à l’ écrit comme à l’oral leurs examens en langue corse. Nous sommes renvoyés au tribalisme et à un recul de civilisation au nom de la sauvegarde de la langue corse. Avec de telles dispositions un Charpak n’aurait jamais pu enseigner à Corte; un Max Caisson, un Establet, n’auraient jamais pu  faire les beaux jours de la classe de Lettres Supérieures du Lycée de Bastia. Il est vrai que « l’homo corsicus » (Max Simeoni) n’a besoin que de corsitude pour construire son avenir.

Poussons plus loin l’analyse de la délibération. Les articles 15 et 16 effacent le statut de la fonction publique, donnent à la Collectivité Territoriale, donc à une instance politique, un pouvoir régalien sur le déroulement des carrières des fonctionnaires suivant leur niveau de pratique du corse. C’est le retour de Vichy. Que des groupes ou des hommes partisans de l’ultra libéralisme aient voté cette forfaiture peut se comprendre. Mais comment des communistes ont-ils pu jeter à la poubelle le statut de 1946 porté sur les fonts baptismaux par Maurice Thorez? La suppression des instances paritaires est confirmée par les articles 7 et 10: un Conseil Académique Territorial composé majoritairement d’élus devient non seulement maître des programmes mais sera habilité à gérer le recrutement des enseignants et leur affectation toujours selon le critère du niveau de maîtrise de la langue.

Ce texte dont il faudrait décortiquer les 27 articles et leurs alinéa est clair: il vise à faire du corse une « langue nationale » comme une des bases de la construction d’une « région-état » dans laquelle le corps social serait remodelé dans une logique de « spoil system » à l’anglo-saxonne aux antipodes du socle républicain. En se prévalant d’une justification supranationale (La charte des langues régionales et minoritaires) la co-officialité sert de cheval de Troie à une caporalisation de la société et à une remise en cause des valeurs de la citoyenneté.

Ange  ROVERE

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 12:34

 

 

 

Tsipras-Juncker.jpgTsipras prêt à se rallier à la candidature à la Commission européenne du politicien de droite Jean-Claude Juncker !



Article pour http://vivelepcf.fr repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le Parti de la gauche européenne (PGE) a fait du leader grec de Syriza, Alexis Tsipras son héraut pour les élections européennes. Il a porté sa candidature à la présidence de la Commission européenne.



Communistes français, nous faisons partie de ceux qui ont dénoncé ce choix qui légitime l’institution la plus antidémocratique de l’Union européenne et qui valide la logique d’intégration dans l’UE du capital. Nous avons donné tous les éléments sur les orientations réelles de Tsipras et de Syriza, parti qui sert à recycler la social-démocratie grecque, dont les références sont, entre autres, Roosevelt et le Plan Marshall…



Tsipras a joué un temps une partition de « gauche radicale ». Il est encore présenté comme « radical » par une partie de la presse de droite. Il l’a été en France avec insistance, pendant la campagne électorale, par le Front de gauche, par Mélenchon, par Pierre Laurent. Mais derrière le gauchiste, le social-démocrate s’est déjà largement réveillé en donnant des gages à Obama par exemple, ou en faisant de la défense de l’euro en Grèce sa priorité.



Mais Tsipras est largement passé à l’étape suivante : celle du leader d’un parti d’alternance, aspirant à la gestion loyale des affaires du capital en Grèce.



Voilà donc que Tsipras, dans une déclaration du 3 juin, appelle les députés européens à soutenir la candidature à la présidence de la Commission européenne du politicien luxembourgeois de droite, Jean-Claude Juncker. Il pousse sa logique d’adhésion à l’intégration européenne jusqu’au bout. Il justifie sa défense de Juncker au nom du respect du vote européen et des prérogatives nouvelles du Parlement européen, qu’il invite à parler d’une seule voix.



Extraits du communiqué de Tsipras: « «Pendant la campagne, j’étais candidat pour la gauche européenne. Je me tenais vigoureusement en désaccord avec les orientations politiques du Parti populaire européen et de son candidat, M. Jean-Claude Juncker. Ces désaccords persistent. » «Néanmoins, le Parti populaire européen a remporté l’élection. Par conséquent, il revient à M. Jean-Claude Juncker d’être le premier à tenter de rassembler la majorité requise, en négociant avec les autres groupes politiques ». « C’est une obligation morale du Conseil européen de porter la candidature qui est arrivée en tête aux élections ».



La plupart des partis du PGE, confrontés à d’autres situations nationales, sont pris à contrepied. La présidente sortante du groupe GUE-NGL, l’Allemande de Die Linke, Gabi Zimmer, se range derrière la position de Tsipras. Mais la direction de Die Linke ne la suit pas et annonce, comme Mélenchon, qu’elle n’appelle pas à voter pour Juncker mais … pour Tsipras lui-même !

 

C’est le crétinisme parlementaire à la puissance européenne !



La stratégie du Front de gauche a réduit la représentation du PCF à un seul député européen (nous en avions 20 entre 1979 et 1984).



Notre parti ne peut pas continuer à suivre les Mélenchon ou les Tsipras dans la course, même par étape, à la validation de l’intégration dans l’UE. Il ne peut pas continuer à renier les positions historiques de notre parti, de combat contre l’Europe supranationale du capital, sur une base de classe, donnant au rejet de classe de l’Union européenne par les travailleurs une perspective de rupture progressiste.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 12:14

 

 

Clio

 

Clio, la muse de l'Histoire

 

 

 

Ce que Roosevelt et les américains voulaient vraiment faire de la France en 1944

de gaulle ROOSEVELT Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

  •  « Bien entendu, je traite avec Darlan, puisque Darlan me donne Alger ! Demain, je traiterai avec Laval si Laval me donne Paris ! »

(Franklin Roosevelt, Président des États-Unis, le 23 novembre 1942, devant les émissaires de Charles de Gaulle à la Maison Blanche)

NOTE : Pour comprendre quels étaient les objectifs de Franklin Roosevelt, et des cercles dirigeants américains, quant à l’avenir de la France après le débarquement, il est utile de relire un passage essentiel des Mémoires de Guerre.

Nous sommes en novembre 1942. Les Anglo-Américains viennent de réaliser le débarquement en Afrique du nord française (Opération Torch), d’ailleurs sans en avoir prévenu le chef de la France Libre. [...]

En revanche, une décision fait scandale, aussi bien au sein des Français Libres réfugiés à Londres que parmi l’opinion publique britannique : le général américain Eisenhower, bien entendu avec le plein accord du président Roosevelt, a décidé de maintenir l’Amiral Darlan, l’un des dauphins de Pétain, au pouvoir à Alger. En somme, Darlan a retourné sa veste et les Américains l’en récompensent en le maintenant dans ses fonctions à la tête de l’Afrique du nord française !

Sitôt la nouvelle connue, Charles de Gaulle décide d’envoyer deux émissaires à Washington pour protester avec la dernière énergie auprès du président Rososevelt. Lequel les reçoit et leur livre une vision de la France d’après-guerre proprement scandaleuse. C’est ce célèbre passage des Mémoires de Guerre :

Il n’en faut pas davantage pour que le Président Roosevelt surmonte, à l’égard de Darlan, les scrupules démocratiques et juridiques que, depuis plus de deux années, il opposait au général de Gaulle. Par son ordre, Clark reconnaît le haut-commissaire et entame avec lui des négociations qui aboutissent, le 22 novembre, à un accord en vertu duquel Darlan gouverne et commande, pourvu qu’il donne satisfaction à ses vainqueurs anglo-saxons.

Sans doute, le Président fait-il publier une déclaration affirmant que les arrangements politiques conclus entre Eisenhower et Darlan ne sont « qu’un expédient temporaire. » Mais recevant, le 23, André Philip et Tixier et s’irritant de leurs protestations, il leur crie : « Bien entendu, je traite avec Darlan, puisque Darlan me donne Alger ! Demain, je traiterai avec Laval si Laval me donne Paris ! »

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, Tome 2, l’Unité, 1942-1944, chapitre « Tragédie »  Page 48 (édition Plon)

On voit donc bien la collusion qu’il y avait entre les autorités américaines et les autorités du régime de Vichy. Le président Roosevelt et les cercles dirigeants américains voulaient disposer, au sortir de la guerre, d’une France domestiquée. C’était finalement un conflit d’impérialisme entre les Américains et les Allemands, rien d’autre.

Et Roosevelt souhaitait promouvoir les pétainistes contre de Gaulle parce qu’il savait parfaitement qu’ils seraient infiniment plus dociles, pour obéir à Washington comme ils obéissaient à Berlin, plutôt que le Fondateur de la France Libre, dont l’intransigeance sur l’indépendance de la France était déjà légendaire.

Cette vision stratégique de ce que devait devenir la France d’après-guerre selon Washington a été confirmée et précisée par Charles de Gaulle, vingt ans après les événements. Toujours à Alain Peyrefitte, dans un autre passage capital de l’ouvrage C’était de Gaulle. Passage que voici  :


C’était de Gaulle, Tome 2 (Édition de Fallois Fayard 1997), page 52


  • Palais de l’Élysée, 17 juin 1964

de gaulle roosevelt était un type qui voulait dominer univers Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

  • « Roosevelt était un type qui voulait dominer l’univers et, bien entendu, décider du sort de la France. Alors, de Gaulle, ça l’embêtait ; il ne le trouvait pas assez souple. »

Charles-de-Gaulle : « Roosevelt était un type qui voulait dominer l’univers et, bien entendu, décider du sort de la France. Alors, de Gaulle, ça l’embêtait ; il ne le trouvait pas assez souple. Il pensait que le jour où les Américains auraient débarqué en France, si le Maréchal était encore là, il n’aurait rien à leur refuser ; ce qui était bien vrai.

Ensuite, Vichy étant devenu vraiment impossible, il a laissé tomber Vichy. Il a essayé de se rattraper sur Giraud.

Puis, voyant que ça ne donnait rien, il a essayé de se rabattre sur Herriot. Il a même tenté de fabriquer un gouvernement à Paris au moment où j’allais y entrer, avec Laval, Herriot. Tout ça été manigancé avec Otto Abetz [Représentant de Hitler à Paris sous l’Occupation] et avec Allen Dulles, qui était à Genève pour le compte de la CIA. »

Alain Peyrefitte : – Allen Dulles

Charles de Gaulle : – Oui, c’est ça. D’abord moi, en arrivant à Paris, j’aurais foutu ce gouvernement au [trou][...]. Vous pensez, à l’époque, Herriot, Laval et Abetz ça ne pesait pas lourd. Mais Roosevelt se figurait qu’Herriot assurerait la continuité avec la IIIe et Laval avec Vichy, et que tout ça allait apparaître comme la République.

Seulement, Hitler, ça l’a exaspéré quand il a su ça. Il a dit : « De quoi, de quoi ? Laval, Herriot, et tout ceux-là ? » Alors, il a fait savoir à Laval de s’en aller à Sigmaringen, il l’a fait dire aussi au Maréchal, il a désavoué Abetz, il a fait remettre Herriot dans sa prison. Il a tout nettoyé.

Roosevelt voulait imposer aux Français Pierre Laval et Édouard Herriot Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

Le gouvernement que Roosevelt (ci-dessus) voulait imposer aux Français en 1944 : Pierre Laval et Édouard Herriot (ci-dessous)  !

L’opération avait été préparée en concertation avec le chef de la CIA Allen Dulles et l’ambassadeur d’Hitler à Paris Otto Abetz…  

CIA Allen Dulles et lambassadeur dHitler à Paris Otto Abetz Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

NOTE : Le Président Roosevelt refusa toujours de reconnaître la légitimité de la France Libre, préférant maintenir une ambassade auprès de Pétain et du régime de Vichy jusqu’en novembre 1942, puis usant des manœuvres les plus tortueuses pour tenter d’écarter Charles de Gaulle du pouvoir et installer, à sa place, des dirigeants plus malléables.

Ainsi, en août 1944, soit plus de deux mois après le débarquement de Normandie, le Président Roosevelt espérait encore installer au pouvoir à Paris Édouard Herriot – homme politique radical de la IIIe République – et Pierre Laval – la figure la plus honnie de la Collaboration, avec lequel il avait d’ailleurs des liens de parenté par alliance. Ce projet scandaleux, minutieusement décrit par de Gaulle dans ses Mémoires de guerre, avait été ourdi par une étroite concertation entre le chef de la CIA Allen Dulles, l’ambassadeur d’Hitler à Paris Otto Abetz et le dauphin de Pétain.

Allen Dulles (1893 – 1969) fut le premier directeur civil de la Central Intelligence Agency (CIA), du 26 février 1953 au 29 novembre 1961, et l’un des sept membres de la commission Warren chargée d’enquêter sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy.

Il était également le frère cadet de John Foster Dulles, Secrétaire d’État des États-Unis du gouvernement Dwight Eisenhower, de 1953 à 1959, et actionnaire principal de la United Fruit Company, société bananière influente dans les républiques bananières d’Amérique latine.

Allen Dulles est un personnage des plus controversés : sa carrière au sein de l’État américain ne cessant d’être émaillée de conflits d’intérêts personnels et familiaux plus ou moins importants, dus à sa participation à la vie de grands groupes industriels internationaux ainsi qu’à la carrière de son frère John Foster Dulles qui travailla lui aussi pour ces grands groupes.

Otto Abetz (1903 – 1958), francophone et francophile, représenta l’Allemagne en France en 1938 et en 1939, d’où il fut expulsé le 30 juin 1939 comme présumé espion. Le 8 juillet 1940, à la suite de l’armistice entre la France et l’Allemagne, il fut de nouveau envoyé en France. Nommé ambassadeur de l’Allemagne le 3 août 1940, il conserva ce poste jusqu’en 1944 et travailla à mettre en place une politique de collaboration. En juillet 1949, le tribunal militaire de Paris le condamna à 20 ans de travaux forcés pour crimes de guerre, en particulier pour son rôle dans l’organisation de la déportation des juifs de France vers les camps de la mort. Il fut libéré en avril 1954.

Charles de Gaulle : « Bohlen [L’ambassadeur des États-Unis en France] se comporte envers moi comme Roosevelt il y a vingt ans. Il reçoit en permanence des députés, des sénateurs, des journalistes, et il les monte contre nous. Je n’en ignore rien. Ils font tous ça, les Américains.

Bohlen ambassadeur des États Unis en France Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

NOTE : Charles E. Bohlen (1904 – 1974) fut ambassadeur des États-Unis en France de 1962 à 1968. Très hostile à de Gaulle, Charles E. Bohlen avait des liens de parenté proches avec Alfried Krupp von Bohlen und Halbach, héritier des aciéries Krupp, l’un des principaux fabricants d’armes de l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, criminel nazi reconnu coupable de pillage et de crime contre l’humanité le 31 juillet 1948, et condamné à douze ans d’emprisonnement et à la confiscation de ses biens.

Charles de Gaulle : « Roosevelt, c’était pareil, il ne traitait qu’avec des gens qui étaient mes ennemis. Il avait autour de lui, à Washington, des types comme Chautemps.

Alain Peyrefitte : – Et Saint John Perse.

Charles-de-Gaulle : – Oui, Léger qui avait été limogé par Paul Reynaud. Et d’autres du même tonneau, avec qui Roosevelt prenait le thé. Ils le montaient contre moi, en remâchant leurs échecs. Seulement, ça continue. Alors, Bohlen ne voit que nos adversaires, les Mitterrand et les Maurice Faure.

Camille Chautemps ministre dÉtat du Front populaire successeur de Léon Blum Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

 NOTE : Camille Chautemps, ministre d’État du Front populaire, successeur de Léon Blum de juin 1937 à mars 1938 à la tête du gouvernement, fut vice-président du Conseil des gouvernements Édouard Daladier, puis du gouvernement Paul Reynaud. Ardent partisan de l’Armistice et très hostile à de Gaulle, il fit partie du gouvernement de Philippe Pétain jusqu’au 12 juillet 1940. En novembre 1940, chargé d’une mission officieuse, il partit pour Washington, et choisit d’y demeurer jusqu’en 1944.

Alexis Léger secrétaire général du Quai d’Orsay 1933 à 1940 Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

NOTE : Alexis Léger, secrétaire général du Quai d’Orsay 1933 à 1940, artisan de la rencontre de Munich (et grand poète sous le pseudonyme de Saint-John-Perse) avait été mis en disponibilité par Paul Reynaud, Président du Conseil, le 20 mai 1940. Il s’était ensuite réfugié aux États-Unis.

Charles de Gaulle : « Churchill, lui non plus, n’admettait pas qu’on ne plie pas. Au lieu de trouver des gens de caractère qui lui auraient tenu tête, il s’entourait de gens qui étaient couchés par terre.

« Je me rappelle un soir, quand j’ai rencontré Roosevelt pour la première fois, au Maroc. Roosevelt voulait m’obliger à me soumettre à Giraud. J’ai envoyé Roosevelt faire foutre, poliment mais fermement. Alors, Churchill m’a fait une scène invraisemblable. Je l’ai mal pris, et je lui ai dit : « Qu’est-ce que ça veut dire : On ne vous comprend pas ? Vous n’êtes pas digne de votre charge ! » Je l’ai très mal traité.

Alors, le dernier jour, on s’est réuni autour de Roosevelt pour se dire adieu. Churchill, devant tout le monde, a commencé à me refaire une scène en me disant : « Vous n’avez pas suivi le Président. » Il piquait une lèche éhontée à Roosevelt, et c’est Roosevelt qui, à la fin, a trouvé que ça suffisait et lui a imposé silence. Il a dit : « Maintenant, il faut que ces deux généraux se serrent la main devant les photographes. »

« La politique de Roosevelt, c’était exactement celle qu’ont aujourd’hui les Américains dans le Sud-Est asiatique. Ils ne peuvent pas en imaginer d’autre. Des marionnettes, c’est ça qu’ils veulent en face d’eux. »


Général Giraud promue par Roosevelt pour tenter de contrer Charles de Gaulle Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

La marionnette nommée Général Giraud, promue par Roosevelt pour tenter de contrer Charles de Gaulle. 

NOTE : Cette célèbre et hypocrite poignée de mains entre de Gaulle et le général Giraud, pétainiste passé au service des Américains, fut exigée par Roosevelt lors de l’entrevue des quatre hommes au Maroc en 1942. On distingue Roosevelt (à gauche) et Churchill (à droite) assis à l’arrière-plan, en train de contempler avec satisfaction cette scène de théâtre organisée devant les appareils photos des journalistes de la presse anglo-saxonne.

Le président américain voulait absolument promouvoir Giraud, pour empêcher Charles de Gaulle d’accéder au pouvoir. Car le patron de la Maison Blanche avait parfaitement compris que de Gaulle était le seul homme d’État français, le seul capable de faire échec au projet des États-Unis de vassaliser la France après la fin de la guerre.

Extraits sélectionnés et annotés par François Asselineau.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 12:06

 

 

 

Clio

 

Clio, la muse de l'Histoire

 

 

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 12:04
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 12:00

 

 

Clio

 

Clio, la muse de l'Histoire

 

 
 

Extraits de l’excellent livre C’était de Gaulle d’Alain Peyrefitte


Pourquoi Charles de Gaulle refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 juin ?

C’était de Gaulle, Tome 2 (Édition de Fallois Fayard 1997), pages 84 à 87


  • Palais de l’Élysée, 30 octobre 1963

En nommant Jean Sainteny ministre des Anciens combattants en décembre 1962, le Général lui avait demandé de consacrer son énergie à l’année 1964. Elle était propice à raviver le souvenir de deux des années glorieuses : cinquantenaire de 1914 et vingtième anniversaire de 1944.

À la fin du Conseil du 30 octobre 1963 , Jean Sainteny a évoqué les cérémonies prévues pour la commémoration de la libération, Pompidou me prend à part : « Tâchez de faire revenir le Général sur son refus d’aller sur les plages de Normandie… » Je suis stupéfait et de l’information et de la demande. « Enfin, reprend Pompidou, prenez des précautions… Je m’y suis cassé les dents. »

Sainteny m’apprend ensuite qu’il se les était déjà lui-même cassées. Naturellement, je vais me les casser aussi.

de gaulle Churchill france Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

  • « La France a été traitée comme un paillasson ! Churchill m’a convoqué comme un châtelain sonne son maître d’hôtel. » 

Alain Peyrefitte (l’air candide) : « Croyez-vous, mon Général, que les Français comprendront que vous ne soyez pas présents aux cérémonies de Normandie ?

Charles-de-Gaulle (sévèrement) : – C’est Pompidou qui vous a demandé de revenir à la charge ? (Je ne cille pas). Eh bien, non ! Ma décision est prise ! La France a été traitée comme un paillasson ! Churchill m’a convoqué d’Alger à Londres, le 4 juin, il m’a fait venir dans un train où il avait établi son quartier général, comme un châtelain sonne son maître d’hôtel. Et il m’a annoncé le débarquement, sans qu’aucune unité française ait été prévue pour y participer. Nous nous sommes affrontés rudement.

Je lui ai reproché de se mettre aux ordres de Roosevelt, au lieu de lui imposer une volonté européenne (il appuie).

Il m’a crié de toute la force de ses poumons : « De Gaulle, dites-vous bien que quand j’aurai à choisir entre vous et Roosevelt, je préférerai toujours Roosevelt ! Quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains ! Quand nous aurons à choisir entre le continent et le grand large, nous choisirons toujours le grand large ! » (Il me l’a déjà dit. Ce souvenir est indélébile.)

Winston Churchill choisir entre francaise et americain de gaulle Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

 « De Gaulle, dites-vous bien que quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains ! »  (Winston Churchill)

  • « Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi ! »

Charles-de-Gaulle : « Le débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! Comme ils venaient de le faire en Italie et comme ils s’apprêtaient à le faire en Allemagne !

Ils avaient préparé leur AMGOT qui devait gouverner souverainement la France à mesure de l’avance de leurs armées. Ils avaient imprimé leur fausse monnaie, qui aurait eu cours forcé. Ils se seraient conduits en pays conquis.

NOTE : AMGOT = « Allied  military government for occupied territories », gouvernement militaire allié pour les territoires occupés

billets americains france Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

billets americains france 2 Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

NOTE : Comme le révèlent leurs coloris et leur graphisme – très voisins de ceux du dollar – ces billets libellés en francs furent imprimés aux États-Unis, de février à mai 1944, par le Bureau of Engraving and Printing, qui est normalement chargé d’imprimer les dollars américains et les autres documents officiels du gouvernement fédéral. Étant fabriqués aux États-Unis, c’est le papier, l’encre, la matière, la présentation et le format des dollars américains qui servirent de référence.

 Dès les premiers jours suivant le débarquement du 6 juin 1944, les armées américaines commencèrent à distribuer ces billets de banque pour remplacer les billets français émis durant l’Occupation.

Dès le 14 juin 1944, le Commissaire de la République François Coulet, présent en Normandie, fut confronté à cette circulation de monnaie, qui était d’ailleurs mal accueillie par la population. Il recommanda aux banques de les encaisser et de ne pas les remettre en circulation.   

Dès le 27 juin 1944, le général de Gaulle – arrivé entretemps sur le sol français – tapa du poing sur la table en dénonçant cette « fausse monnaie », et en en interdisant la circulation, dès son installation au pouvoir au sein du Gouvernement provisoire de la République française. Cette interdiction alla de pair avec l’effondrement du projet de commandement militaire imposé à la France(AMGOT).

Charles-de-Gaulle : « C’est exactement ce qui se serait passé si je n’avais pas imposé, oui imposé, mes commissaires de la République, mes préfets, mes sous-préfets, mes comités de libération !

Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi ! Je veux bien que les choses se passent gracieusement, mais ma place n’est pas là !

« Et puis, ça contribuerait à faire croire que, si nous avons été libérés, nous ne le devons qu’aux Américains. Ça reviendrait à tenir la Résistance pour nulle et non avenue. Notre défaitisme naturel n’a que trop tendance à adopter ces vues. Il ne faut pas y céder !

  • « M’associer à la commémoration d’un jour où on demandait aux Français de s’abandonner à d’autres qu’à eux-mêmes, non ! »

Charles-de-Gaulle : « En revanche, ma place sera au mont Faron le 15 août, puisque les troupes françaises ont été prépondérantes dans le débarquement en Provence, que notre première armée y a été associée dès la première minute, que sa remontée fulgurante par la vallée du Rhône a obligé les Allemands à évacuer tout le midi et tout le Massif central sous la pression de la Résistance.

charles de gaulle débarquement de Provence Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

Charles de Gaulle commémore le débarquement de Provence le 15 août 1964 : cf. extrait d’actualités disponible sur le site de l’INA : http://www.ina.fr/video/CAF94058797

Charles-de-Gaulle : – Et je commémorerai la libération de Paris, puis celle de Strasbourg, puisque ce sont des prouesses françaises, puisque les Français de l’intérieur et de l’extérieur s’y sont unis, autour de leur drapeau, de leurs hymnes, de leur patrie ! Mais m’associer à la commémoration d’un jour où on demandait aux Français de s’abandonner à d’autres qu’à eux-mêmes, non !

« Les Français sont déjà trop portés à croire qu’ils peuvent dormir tranquille, qu’ils n’ont qu’à s’en remettre à d’autres du soin de défendre leur indépendance ! Il ne faut pas les encourager dans cette confiance naïve, qu’ils paient ensuite par des ruines et par des massacres ! Il faut les encourager à compter sur eux-mêmes !

Allons, allons, Peyrefitte ! Il faut avoir plus de mémoire que ça ! Il faut commémorer la France, et non les Anglo-Saxons ! Je n’ai aucune raison de célébrer ça avec éclat. Dites-le à vos journalistes. »

Il reprend : « Ceux qui ont donné leur vie à leur patrie sur notre terre, les Anglais, les Canadiens, les Américains, les Polonais, Sainteny et Triboulet seront là pour les honorer dignement. »

NOTE : Sainteny et Triboulet étaient respectivement Ministre des anciens combattants et Ministre de la coopération en 1964.

  • 13 mai 1964

Espérant que le général aura oublié sa vive réplique, ou en tout cas aura oublié que c’est à moi qu’il l’a adressée, je remets la question sur le tapis, 10 mois et demi plus tard, le 13 mai 1964.

  • « Ces messieurs de la presse qui me reprochent de ne pas aller en Normandie 20 ans après, que faisaient-il alors ? Il ne se battaient ni en Normandie, ni ailleurs. La Libération s’est passée sans eux. Elle s’est passée d’eux. »

Alain Peyrefitte : « Ne craignez-vous pas, si nous ne devons pas du moins quelques explications, que votre absence du 6 juin en Normandie soit mal interprétée ?

Charles-de-Gaulle : – Mais je vous l’ai déjà dit ! Il n’a jamais été question que j’y aille ! Je ne suis pas allé pour le cinquième anniversaire ; ni pour le dixième ; ni pour le quinzième. Pourquoi voulez-vous que j’y aille pour le vingtième ? Et j’ai demandé au Premier ministre de ne pas y aller non plus. D’ailleurs, le Premier ministre anglais n’y va pas. Johnson ira pas non plus. Pourquoi irions-nous ?

(Évidemment, Wilson et Johnson n’y vont pas, parce que De Gaulle n’y va pas.)

Alain Peyrefitte : – Eisenhower et Montgomery doivent y aller.

Charles-de-Gaulle : – Ce sont des acteurs, qui se font payer cher à la télévision. »

Finalement, Eisenhower et Montgomery, après avoir annoncé leur participation, ne sont pas venus.

  • 10 juin 1964

Après le Conseil du 10 juin 1964, le Général laisse percer encore son agacement :

« Ces messieurs de la presse qui me reprochent de ne pas aller en Normandie 20 ans après, que faisaient-il alors ? S’étaient-ils battus pour que la France recouvre sa liberté, pour qu’elle contribue à sa délivrance ? Que faisaient-ils pendant la guerre ? Il ne se battaient ni en Normandie, ni ailleurs. La Libération s’est passée sans eux. Elle s’est passée d’eux. »

Et lui, il a dû se battre pour que le débarquement ne se passe pas complètement de la France libre. S’il a prononcé son discours de Bayeux le 16 juin 1946, ce ne fut pas pour commémorer le débarquement du 6 juin, mais son débarquement sur les talons des Américains, le 16 juin 1944 à Bayeux.

Il recule son fauteuil, cale son dos. Il a envie de parler.

Vous croyez que les Américains et les Anglais ont débarqué en Normandie pour nous faire plaisir Lhistoire vraie : il y a 50 ans, le 6 juin 1964, Charles de Gaulle refusait de commémorer «le débarquement des anglo saxons»

  • « Vous croyez que les Américains et les Anglais ont débarqué en Normandie pour nous faire plaisir ? »

Charles-de-Gaulle : « Vous croyez que les Américains et les Anglais ont débarqué en Normandie pour nous faire plaisir ? Ce qu’ils voulaient, c’était glisser vers le nord le long de la mer, pour détruire les bases des V1 et des V2, prendre Anvers et, de là, donner l’assaut à l’Allemagne. Paris et la France ne les intéressaient pas. Leur stratégie, c’était d’atteindre la Ruhr, qui était l’arsenal, et de ne pas perdre un jour en chemin.

Churchill avait demandé à Eisenhower d’essayer de libérer Paris pour Noël. Il lui avait dit : « Personne ne pourra vous en demander davantage. »

Eh bien si, nous étions décidés à demander davantage ! Le peuple de Paris s’est soulevé spontanément et il aurait été probablement écrasé sous les décombres, comme le peuple de Varsovie, s’il n’avait pas été soutenu. Mais il y avait des hommes qui, trois ans plus tôt, à Koufra, s’étaient juré de libérer Paris, puis Strasbourg. Ce sont eux qui ont libéré Paris avec son peuple.

NOTE  : Leclerc et sa colonne, qui venaient du Tchad pour rejoindre la Tunisie en guerroyant, avaient fait, dans l’oasis de Koufra, le serment de ne pas déposer les armes avant d’avoir libéré Paris et Strasbourg.

  • « Les Américains ne se souciaient pas plus de libérer la France que les Russes de libérer la Pologne. »

Charles-de-Gaulle : « Mais nous n’avions pas l’accord des Américains. Quand j’ai vu que l’insurrection parisienne allait être écrasée par une division allemande intacte qui arrivait de Boulogne-sur-Mer, j’ai donné l’ordre à Leclerc de foncer. C’est ainsi que nous avons évité à Paris le sort de Varsovie. Nous avons obligé les Anglo-Saxons à changer de stratégie. Les Américains ne se souciaient pas plus de libérer la France que les Russes de libérer la Pologne. Ce qu’ils voulaient, c’était en finir avec Hitler, en essuyant le moins de pertes possibles. Ce qu’ils voulaient épargner, c’était le sang des boys, ce n’était pas le sang, les souffrances et l’honneur des Français.

« Effectivement, si les Anglo-Saxons avaient pu mener leur stratégie jusqu’au bout, ils auraient peut-être réussi à frapper l’Allemagne au cœur plus vite. De toute façon, Hitler aurait fini par être battu, et la France aurait fini par être libérée. Mais si les Français étaient restés passifs, et si nous n’avions pas eu de part à la défaite d’Hitler, c’est au bout du compte lui qui aurait vaincu la France.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 11:55

                                                             courriel 2     

 

 

 

 

Deux Saoudiennes arrêtées pour avoir épousé plusieurs hommes

 

 
 

La polygamie étant plus répandue en Arabie Saoudite, il est  plutôt rare de constater  des cas de polyandrie (sa version féminine), de surcroît lorsqu’il s’agit de  musulmanes mariées avec plusieurs hommes. Le dernier cas  connu date de 2012 et concernait une marocaine  mariée à deux hommes, l’un résidait en Belgique et l’autre en Suède.

Un nouveau « cas » de polyandrie  s’est  déroulé   en Arabie Saoudite où deux femmes  ont été arrêtées. La Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice  -  plus communément appelée '' police religieuse '' -  a interpellé  un groupe de Saoudiens  organisateur  de ces  mariages,  dans un pays où  la polyandrie est  strictement  interdite par l’islam.  

Le groupe est accusé d’avoir aidé deux femmes Saoudiennes déjà mariées à s’unir à d’autres hommes. L’enquête a révélé que le groupe en question  détenait un complice qui se chargeait de valider les mariages illégaux. Les prévenus risquent des peines très lourdes dans cette monarchie  régit par la Sharia (loi islamique issue du Coran et la  Sunna).

 

                                                                           islam polygamie

                                                            

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 07:59

 

 

 

GUE : une situation politique à éclairer
samedi 7 juin 2014
par  pam


L’annonce par le KKE que ses deux députés ne siégeraient plus au groupe GUE, après le constat de résultats très différenciés selon les pays des partis se réclamant du GUE ou du PGE, doit conduire à s’interroger sur la situation politique de ce groupe poltique au parlement européen.

La décision du KKE ne concerne pas que le groupe, puisque leurs élus ont annoncé qu’ils ne siégeraient dans aucune instance européenne, mais elle illustre les difficultés à construire des relations de confiance entre forces communistes.

Voici le tableau des élus des partis appartenant, ayant appartenu, ou associés au groupe GUE depuis 1999. pour chacun est précisé si la force politique fait partie ou pas du PGE.

Les données de 1999 sont à lire dans un contexte très différent, les 6 élus Français du PCF n’étaient pas (encore) des élus du PGE !

Il faut d’ailleurs constater que les sites internet du GUE et du PGE entretiennent une grande confusion sur leurs relations. Le site du PGE présente son historiquecomme celui des coopérations des élus au sein du GUE, sans dire quand a été créé le PGE comme parti politique européen, ce qu’on trouve malgré tout dans ses statuts, adopté au congrès fondateur de Rome, en 2004, et sans bien sûr noter que des élus appartenant au groupe GUE sont élus par des partis qui ne sont pas membres du PGE, dont certains ont clairement exprimé leurs désaccords avec le PGE !

Groupe Pays Parti Affiliation 1999 2004 2009 2014
GUE Allemagne Die Linke PGE 6 7 8 7
GUE Angleterre Sinn Féin . 1 . 1
GUE Autriche Parti communiste d’Autriche PGE . 2 . .
GUE Belgique Région flamande Parti communiste . . . .
GUE Belgique Région wallonne Parti communiste PGE . . . .
GUE Bulgarie Gauche bulgare PGE . . . .
GUE Chypre Parti progressiste des travailleurs PGE . 2 2 2
Associés Danemark Mouvement populaire contre l’Union européenne 1 1 1 1
GUE Espagne Gauche unie PGE 4 1 1 5
GUE Espagne Podemos . . . 5
GUE Estonie Parti de la Gauche unie PGE . . . .
GUE Finlande Gauche PGE 1 1 . 1
GUE Finlande Parti communiste de Finlande PGE . . . .
GUE France Front de Gauche PGE . . 1 1
Associés France LCR 2 . . .
Associés France Lutte ouvrière 3 . . .
GUE France Parti Communiste Français (FdG) PGE 6 2 2 1
GUE France Parti Communiste Réunionnais PGE . 1 1 1
GUE France Parti de Gauche (FdG) PGE . . 1 1
GUE Grèce Mouvement social démocratique 2 . . .
Grèce Parti communiste de Grèce 3 3 2 2
GUE Grèce Synaspismós / Syrisa PGE 2 1 1 6
GUE Irlande Parti socialiste GACE . . 1 .
GUE Irlande du Nord Sinn Féin . 1 1 3
GUE Italie Autre Europe . . . 3
GUE Italie Parti des communistes italiens PGE 2 1 . .
GUE Italie Refondation communiste PGE 4 5 . .
Associés Lettonie Centre de l’harmonie - Parti socialiste de Lettonie . . 1 .
GUE Luxembourg La Gauche PGE . . . .
GUE Pays-Bas Parti socialiste 1 2 2 2
Associés Portugal Bloc de gauche PGE . . 3 1
GUE Portugal Parti communiste portugais 2 1 2 3
GUE République Tchèque Parti communiste de Bohême et Moravie PGE . 6 4 3
GUE République tchèque Parti du Socialisme démocratique PGE . . . .
GUE Roumanie Parti de l’Alliance socialiste PGE . . . .
GUE Suède Parti de gauche PGE 3 . 1 1
Total 43 38 35 50
PGE 33 29 24 29

Le graphique de l’évolution des élus du GUE réparti entre PGE et non PGE est assez illustratif.

PNG - 7.5 ko

Le PGE gagne 2 élus en 2014 sans retrouver son niveau de 2009, alors que 10 nouveaux élus non membres du PGE arrivent dans le groupe GUE...

Les communistes ont tout intérêt à s’interroger sur le rôle de ce PGE qui inscrit dans nos statuts l’acceptation des institutions européennes et de leur "concurrence libre et non faussée" qui en est le coeur.


données collectées à partir des sites du GUE et du PGE, ainsi que de wikipedia...merci d’avance de signaler toute erreur...

A noter que ce 6 juin, le site du GUE n’a toujours pas publié les résultats des européennes 2014...

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