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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 10:04

 

                                                                         MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

Louisa Hanoune, la "dame de fer" d’Algérie

 

C’est l’une des personnalités politiques les plus appréciées d’Algérie. Sa liberté de ton mêlée à sa sincérité politique font d’elle une adversaire redoutée, surnommée la "dame de fer algérienne". Seule femme à la tête d’un parti politique dans un pays arabe, Louisa Hanoune a été en 2004 la première candidate à une élection présidentielle dans toute la région. Dix ans plus tard, la voilà en lice pour sa troisième présidentielle consécutive. Et elle ne compte pas y faire de la figuration. Ses mots d’ordre : le "changement radical" par les urnes pour instaurer une deuxième République.

Sa force de caractère, Louisa Hanoune l’a puisée au coeur des montagnes du Jijel, dans l’Est algérien, où elle est née en 1954 d’un père boulanger et d’une mère au foyer. Sa vie bascule une première fois à l’âge de trois ans : elle voit sa maison bombardée par l’aviation française, et doit s’exiler avec sa famille à 250 kilomètres de là, dans la ville d’Annaba, près de la frontière tunisienne. À l’indépendance du pays, en 1962, Louisa est la première fille de sa famille à aller à l’école. "C’est ce droit à l’instruction qui va complètement modifier la place, la représentation des femmes dans notre société et dont je suis en partie le produit", écrit-elle en 1996(*).

Or, son bac en poche, son père s’oppose à ce qu’elle intègre l’université. "À l’époque, les parents n’acceptaient pas que leurs filles fassent des études supérieures", explique-t-elle en 2009 à l’hebdomadaire Jeune Afrique. "L’université était perçue comme un lieu de débauche, de perdition. Une fois l’école finie, les filles étaient bonnes à marier." Contre l’avis de son père, Louisa Hanoune s’inscrit à l’université d’Annaba, où elle décroche une licence en droit.

Parti unique oblige, l’activisme politique n’a, à l’époque, pas droit de cité en Algérie. C’est au sein de son campus qu’elle flirte avec l’interdit. "Tout le pays bruissait encore de la guerre de libération, tout le monde parlait de socialisme, de justice, de progrès. L’Algérie était à la pointe du combat anti-impérialiste", écrit-elle dans son livre. Brillante oratrice, maniant à merveille le verbe et l’humour, tant en arabe qu’en français, elle devient rapidement la star de son université, gagnant le surnom de "pasionaria" de la politique.

Et Louisa Hanoune n’hésite plus à dépasser le stade des bancs de la fac. Séduite par le discours trotskiste, la syndicaliste entre en politique en rejoignant l’Organisation socialiste des travailleurs, un parti clandestin d’extrême gauche, ce qui lui vaut deux séjours en prison, en 1983 et en 1988. Mais la "dame de fer" n’en démord pas. À sa première sortie de prison, elle milite au sein d’associations de défense des droits de la femme. Sa cible : le code de la famille, adopté en 1984 par le Parlement, qui comporte des éléments de la charia restreignant considérablement le droit des femmes en matière de mariage, de divorce et de tutelle des enfants.

L’autorisation du multipartisme en 1989 marque un second tournant dans sa vie et lui permet de fonder le Parti des travailleurs, dont elle est toujours la secrétaire générale. Tournée vers la défense des ouvriers, des femmes et des Palestiniens, l’organisation, qui compterait quelque 100 000 militants à travers le pays, est volontiers taxée de trotskisme. Un terme que récuse formellement sa fondatrice, qui se dit avant tout farouchement "antilibérale", estimant que les réformes économiques ont conduit l’Algérie dans l’impasse.

Troisième tournant dans la carrière de Louisa Hanoune, sa dénonciation en janvier 1992 de l’interruption par l’armée du processus électoral et de la répression des islamistes qui va plonger le pays dans dix années de guerre civile. "Elle est le seul homme politique du pays", dira d’elle Ali Benhadj, ex-numéro deux du Front islamique du salut, qui ne manquera pas de lui rendre visite à sa sortie de prison en 2006. Mais outre ses prises de position remarquées, la militante d’extrême gauche pèse également sur les décisions politiques du pays. C’est elle qui a inspiré la loi de finances complémentaire adoptée en 2009, qui réhabilite le secteur public au détriment du privé.

Sollicitée par le pouvoir, Louisa Hanoune refuse catégoriquement de rejoindre l’Alliance présidentielle. Persuadée, au contraire, que l’Algérie est prête à accepter une femme au palais d’El Mouradia, elle décide de briguer pour la première fois la fonction suprême en 1999, mais n’est pas retenue par le Conseil constitutionnel. Qu’à cela ne tienne, elle retente sa chance en 2004 et entre enfin dans l’histoire. En dépit de son modeste score (elle ne recueille que 1 % des votes, soit 100 000 voix), elle se représente cinq ans plus tard et récolte 4,22 % des suffrages (soit plus de 600 000 voix).

De biens maigres résultats face à Abdelaziz Bouteflika et sa machine électorale de guerre du Front de libération nationale. À nouveau candidate en 2014, Louisa Hanoune compte bien jouer les trouble-fête, et ne se fait pas prier pour fustiger ses adversaires. La dame de fer accuse notamment Ali Benflis, principal rival du président sortant, d’être le "candidat des multinationales". À 60 ans, la Arlette Laguiller algérienne n’a pas pris une ride, et continue à pourfendre l’impérialisme américain autant que la nocivité des multinationales "acquises au système financier" mondial.

Volontiers conspirationniste, Louisa Hanoune invite les Algériens à se mobiliser massivement le 17 avril prochain pour mettre à mal le "complot" ourdi par les États-Unis et les pays du Golfe. Un discours qui rappelle étrangement celui du président sortant, d’ailleurs relativement épargné par la secrétaire générale du Parti des travailleurs. Au contraire, la pasionaria estime que la candidature Bouteflika, extrêmement décriée en Algérie, a eu l’effet d’une "gifle" pour ses détracteurs.

Ceux-ci ne se privent pas d’accuser la candidate de jouer les faire-valoir dans un scrutin aux "fausses allures démocratiques". Les mêmes critiques lui étaient déjà adressées en 2009. À l’époque, Louisa Hanoune déclarait à Jeune Afrique ne pas avoir "le droit de déserter le champ de bataille". "Participer à une élection présidentielle, disait-elle, c’est la possibilité de disposer d’une formidable tribune pour faire progresser les idées du parti, défendre la souveraineté nationale et changer le destin des Algériens."

Or, à l’issue d’un rocambolesque changement de Constitution (qui limitait le nombre de mandats présidentiels à deux), Abdelaziz Bouteflika s’était représenté et avait remporté le scrutin de 2009 avec 90,24 % des voix.

(01-04-2014 - Armin Arefi)

(*) Louisa Hanoune, une autre voix pour l’Algérie, entretiens avec Ghania Mouffok (éditions La Découverte, 1996).

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 09:53

 

 

 

 

L’Humanité se réinvente pour le 110e anniversaire de sa fondation par Jean Jaurès,
le grand combattant de la paix, de la laïcité, de la justice sociale...
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 07:02

 

 

 

En Corse comme dans tout le pays l’espoir à gauche est à reconstruire.

« Depuis 40 ans je me bats pour ça » Jean louis Milani assouvie enfin son désir et celui de la vieille droite « faggianelliste ». Il siègera désormais sur le banc de la nouvelle majorité municipale aux côtés d’Emmanuelle Degentili dirigeante nationale d’un PS ébranlé dans tout le pays par l’offensive droitière de l’UMP, dont Jean louis Milani porte les couleurs.

Promise au poste de premier adjoint, Emmanuelle Degentili accomplira le dessein de son père après avoir expliqué qu’elle ne pouvait être sur une liste avec « les archaïques communistes de Haute Corse trop critiques à l’égard du gouvernement ». La voila entourée, pour la bonne compréhension des choses, de l’UMP et de nationalistes modérés qui eux le soutiennent sans sourcilier.

Aucune mesure d’exclusion n’a été prononcée par la direction du PS dont elle est membre. En politique il faut savoir anticiper. François Tatti et Emmanuelle Degentili, dans le sillage de leur trahison, projettent de reconstruire un courant politique, à la direction de la ville et de la CAB. Avec le temps, ils espèrent laver la tache de leur imposture ourdie depuis des mois contre la municipalité de gauche à laquelle ils appartenaient.

Comment ont-ils pu en arriver là ? Leur comportement ne peut se réduire à la seule affirmation du « servir Bastia ». L’ambition personnelle a pesé beaucoup plus, jusqu’à offrir sur un plateau la deuxième ville de Corse au nationaliste Gilles Simeoni en échange de quelques postes. La victoire électorale est incontestable mais dans ces conditions l’honneur restera dans la défaite, à la liste de gauche et aux colistiers de Jean Zuccarelli et Francis Riolacci.

Les images du quatuor remontant vers la place du marché à la tête d’un cortège, noyé sous les « bandiere corse », resteront dans les mémoires du peuple bastiais de gauche comme d’ailleurs cette trinité improbable unissant Jean Baggioni, Edmond Simeoni et Laurent Croce sous le chapiteau d’« Inseme per Bastia ». Clin d’œil à l’histoire, depuis le printemps social de 1989, Bastia n’avait vu autant de monde dans la rue. Paradoxe aussi les trois compères fustigeaient à l’époque la revendication portée par la foule immense occupant les rues de la Ville.

Il reste que le printemps électoral de cet assemblage composite, contrairement à ce qui a été dit n’est pas dû, au courage politique de l’avoir fait, mais à l’opportunité politicienne doublée du non respect des engagements pris avant le premier tour par les uns et les autres. Gille Simeoni dénonçait l’ostracisme envers les nationalistes mais il le pratique avec ses alliés naturels de Corsica libera. François Tatti et Emmanuelle Degentile juraient de ne pas l’installer dans le fauteuil de maire en quelques heures ils auront oublié. Jean Louis Milani a dit pis que pendre du gouvernement et de François Hollande il composera désormais avec.

9431 électrices et électeurs ont cependant validé leur démarche fondée sur le rejet non sur le projet. C’est au total 181 voix de moins que le total des voix des 3 listes Simeoni Tatti Milani au premier tour. Toutefois, la liste de gauche de la municipalité sortante progresse de 2082 voix et 12 % avec une participation légèrement supérieure mais un nombre d’exprimés supérieur d’à peine 69 voix par rapport au premier tour. Le désistement de Jean François Bacarrelli (397 voix au premier tour) en faveur de la liste de Jean Zuccarelli, laisse penser qu’il y a eu un mouvement d’électeurs assez important à l’intérieur de l’électorat de gauche du premier tour provenant de la liste Tatti Degentili.

La crainte de « l’inconnue nationaliste », finalement de courte durée, pour ces derniers aura été moins déterminante dans le choix des électeurs, notamment de droite, que la volonté de revanche après la défaite de Sarkozy à la présidentielle et la possibilité d’exprimer une sanction forte de la politique de François Hollande à cette occasion. La lecture des résultats dans toute l’île le confirme.

Alors qu’elle est traversée par des contradictions fortes relatives à la défaite voulue de Jean Zuccarelli par Jean Charles Orsucci, Pierre Chaubon, Emmanuelle Degentili et François Tatti, la majorité régionale ne peut pas ne pas s’interroger sur la lisibilité de sa politique qui a ouvert un tel boulevard à la droite pour la reconquête de la région avec le concours si besoin de la mouvance nationaliste en tout ou partie. La recomposition politique, validée par les 3 parlementaires UMP s’agissant de Bastia, tend à le démontrer.

En Corse comme dans tout le pays l’espoir à gauche est à reconstruire. C’est à ce défi que les communistes devront consacrés tous leurs efforts dans les prochains mois en commençant le 12 avril par la marche nationale contre l’austérité et ensuite avec les élections européennes du 25 mai pour faire élire de nombreux députés européens du Front de gauche.

Michel Stefani

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 06:42

 

                                                                   PCF animé

 

 

              Second tour des municipales : déclaration du PCF

Le second tour des élections municipales acte indéniablement la poursuite de la mobilisation de la droite avec des victoires significatives. La politique du gouvernement a démobilisé l'électorat de gauche plongé dans la déception et le désarroi. Le Parti socialiste perd de nombreuses villes, parmi elles des terres historiques de la gauche. Le Front national, largement surreprésenté dans le débat politico-médiatique, gagne quelques villes, bien trop, majoritairement sur la droite.

 

Dans ce contexte et après avoir fait élire 94 maires de villes de + de 3500 habitants au premier tour, le Parti communiste français n'est pas épargné par les gains de la droite, eux-mêmes alimentés par des transferts d'électeurs venus du Front national. Le PCF enregistre des pertes dans plusieurs départements. C'est une bien mauvaise nouvelle pour les populations qui se retrouvent ainsi privées de boucliers locaux contre l'austérité. Pour autant, le Parti communiste français reste le troisième réseau national de maires, conserve des villes importantes et gagne Aubervilliers, Montreuil et Thiers.

 

Le bilan à tirer à chaud de ces élections municipales est l'urgence absolue de changer de politique, à commencer par le pacte de « irresponsabilité » dicté par le MEDEF et la commission européenne. Ce pacte est totalement étranger aux valeurs de la gauche et du monde du travail, il est l'expression de la dérive politique du gouvernement qui conduit aux résultats de ce scrutin municipal. Sans changement politique, le remaniement ministériel sera totalement hors sujet pour le peuple et le pays.

 

D'ores et déjà le PCF et le Front de gauche organisent une riposte à la droite pour un changement de cap à gauche. Ils donnent rendez-vous le 12 avril prochain dans la rue pour un sursaut politique à toutes les forces progressistes et à tous celles et ceux qui ont le cœur à gauche. Le Parti communiste français et le Front de gauche vont engager toute leur énergie et leurs forces dans la campagne européenne à venir, notamment dans le combat contre le grand marché transatlantique pour stopper net l'avancée de la droite et offrir une réelle alternative à gauche.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 06:38

                                                           HUMA.fr

 

 

 

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L'éditorial de Patrick Apel-Muller.

"Tout confirme qu’à moins de faire le choix d’une crise politique grave et d’une rupture entre le pouvoir et les citoyens, un changement de cap gouvernemental est nécessaire. Tout artifice, tout changement de tête sans rupture avec les politiques d’austérité, remanier aujourd’hui pour ne rien changer, sera interprété comme un mépris."

Le Parti socialiste a perdu hier soir plus de 100 villes de plus de 10 000 habitants. L’électorat populaire n’a pas voulu se mobiliser pour renverser les situations et a confirmé son choix du premier tour. Les noms de villes dont le PS avait fait le socle de son influence tombaient peu à peu comme des prises de guerre de l’UMP : Limoges, Belfort, Nevers, Roubaix, Tourcoing, Angers, Pau, Saint-Étienne, Reims, Quimper, Brive-la-Gaillarde, Laval, Périgueux… avec l’exception quasi unique du gain d’Avignon et la consolation parisienne du succès d’Anne Hidalgo. La carte municipale de la France a profondément changé et, dans les régions et les départements, on imagine ce qu’un tel mouvement pourrait signifier dans ces collectivités. D’ores et déjà, les rêves de métropoles dominées par les barons de la majorité gouvernementale s’envolent. Le Front national l’a emporté dans deux grandes villes, à Béziers et à Fréjus, mais aussi à Hayange ou Beaucaire. Il perd en revanche à Perpignan, Carpentras, Saint-Gilles et Florange. Les premiers résultats concernant des mairies communistes montraient une meilleure résistance avec leurs confirmations à Dieppe, Martigues, Port-de-Bouc, Arles, Vierzon, Firminy, Villerupt, Échirolles, Fontaine… Mais des pertes étaient enregistrées, comme à Roissy-en-Brie. L’UMP plastronnait hier, Jean-François Copé proclamant que l’UMP est devenu le premier parti de France. Il aurait tort cependant d’interpréter ces résultats comme une adhésion au sarkozysme et au libéralisme sécuritaire qui ont été rejetés il y a moins de deux ans.

Tout confirme qu’à moins de faire le choix d’une crise politique grave et d’une rupture entre le pouvoir et les citoyens, un changement de cap gouvernemental est nécessaire. Tout artifice, tout changement de tête sans rupture avec les politiques d’austérité, remanier aujourd’hui pour ne rien changer, sera interprété comme un mépris. D’autres claques suivraient alors celle enregistrée aux municipales, jusqu’à dévaster le paysage de la gauche. Durant les jours qui viennent, les bouches doivent s’ouvrir à gauche pour retrouver les valeurs de solidarité, d’égalité et de justice que la politique gouvernementale a abandonnées et que l’électorat populaire attend malgré la profondeur de son désenchantement. L’aile gauche du PS jugeait ainsi que le « pacte de responsabilité est mort-né ». Il est urgent de refouler le social-libéralisme.

Remanier pour ne rien changer conduirait à des désastres politiques pires encore.

 

Patrick Apel-Muller

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 15:35

 

 

                                             Source: canempechepasnicolas

 

Matthieu Pigasse
Directeur général de la Banque Lazard

et actionnaire du Monde

fixe sa feuille de route
au prochain gouvernement :

"frapper fort" pour

accélérer la mise en route du "pacte de responsabilité"

réduire davantage les dépenses publiques

et alléger les cotisations des entreprises

privatiser massivement ce qui reste du secteur public

supprimer les départements

poursuivre l'intégration eruropéenne

 

EN CLAIR,

TOUT ET TOUT DE SUITE

LE PROGRAMME DU MEDEF

Matthieu Pigasse, directeur général de la banque d'affaires Lazard France, plaide pour une politique industrielle volontariste qui permettrait à la France de rattraper son retard dans les secteurs d'avenir comme le numérique. /Photo prise le 28 mars 2014/REUTERS/Christian Hartmann

 

Matthieu Pigasse, directeur général de la banque d'affaires Lazard France

 

Selon l'Agence Reuter...

 

Pour Matthieu Pigasse, directeur général de la banque d'affaires Lazard France, actionnaire du quotidien Le Monde et propriétaire du magazine culturel Les Inrockuptibles, l'heure est grave et les décisions sont urgentes face à une France repliée sur elle-même, plongée dans une triple crise politique, économique et sociale qui se traduit par une montée de l'extrémisme politique et un développement du fanatisme religieux et du communautarisme.

"Ces élections sont l'expression d'une colère face à la gravité de la situation et à la violence de la montée du chômage et des inégalités. C'est aussi l'expression d'un rejet et d'une frustration face à la perception que le politique est incapable d'agir ou de réagir", déclare-t-il dans une interview à Reuters.

"C'est un coup de semonce à tous les politiques de droite comme de gauche. C'est un 'wake-up call'", ajoute-t-il. "Nous sommes à un moment de danger pour la démocratie."

Selon lui, la priorité doit être donnée à une réforme en profondeur de l'Etat - qui passerait notamment par une réduction du millefeuille administratif et la disparition des départements - une poursuite de l'intégration européenne.

Selon lui, la France devrait s'inspirer des premières réformes lancées par le nouveau président du Conseil italien, Matteo Renzi, qui a annoncé un vaste plan de relance de plusieurs dizaines de milliards d'euros, en s'affranchissant ainsi des critères européens en matière de déficits publics.

"En Italie, vous avez un Premier ministre, Matteo Renzi, qui a décidé d'un coup de renverser la table, de casser les dogmes qui prévalaient jusqu'à maintenant et qui s'est libéré des contraintes", observe-t-il. "A rebours de ce qu'exigent les politiques européennes, il a lancé un plan de relance de près de 90 milliards d'euros."

"Il a ce courage incroyable d'agir au lieu de rester hébété comme un lapin pris dans les phares d'une voiture", ajoute-t-il.

Même s'il juge que le "pacte de responsabilité" annoncé en janvier par François Hollande va dans la bonne direction, il en dénonce le flou sur les modalités de la réduction des dépenses publiques et des allégements de cotisation des entreprises, ainsi que sa lenteur d'exécution.

"FRAPPER FORT"

"Pour ce plan  financer, outre une baisse ciblée des dépenses publiques improductives, il faut céder des titres de participations publiques cotées. Il faut le faire sans tabou", dit encore celui qui fut à Bercy conseiller technique au cabinet de Dominique Strauss-Kahn et directeur adjoint du cabinet de Laurent Fabius.

"Il n'y a pas aujourd'hui de différence dans l'exercice du contrôle entre détenir 80%, 67% ou même 51% du capital d'une entreprise. Il existe donc des marges de manoeuvre dans de nombreuses entreprises publiques pour réduire le poids de l'Etat sans qu'il perde en influence."

L'Etat a cédé l'an dernier une participation de quelque 3% dans Safran et 9,5% d'Aéroports de Paris. Mais pour le patron de Lazard, le gouvernement doit aller plus loin :

"Il faut frapper vite et fort. Il est possible de céder jusqu'à 20 milliards et de les destiner en totalité à l'innovation."

Selon lui, la France a aussi tort de refuser l'exploration du gaz de schiste vivement dénoncée par les défenseurs de l'environnement. Ces derniers ont finalement obtenu gain de cause en octobre dernier après la validation du Conseil constitutionnel de la loi interdisant l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste par la technique de la fracturation hydraulique en France.

"Je pense que c'est une erreur historique, c'est une hérésie de se priver de cette ressource", s'agace Matthieu Pigasse.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 15:23
 

 


lenin.gifLe devoir d'un parti vraiment révolutionnaire n'est pas de proclamer une renonciation impossible à tout compromis, mais bien de savoir rester, à travers tous les compromis, dans la mesure où ils sont inévitables, fidèle à ses principes, à sa classe, à sa mission.
                                             Lénine

               

                                       (source: Belaïde Bedreddine) 

 
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 09:22

 

                                                     solidarité internationaliste      

 

 

Levons l'embargo de Cuba !Contrairement à certains clichés tenaces diffusés tous azimuts par la droite et par de soi-disant progressistes en mal de références idéologiques, Cuba a depuis les premières heures de la Révolution attaché une grande importance à la jeunesse. Sa formation a naturellement constitué pour le nouveau régime un défi capital.

Fidel Castro, qui a fêté l’an dernier son quatre-vingt-septième anniversaire, écrivait il y a déjà cinquante ans : « nous ne voulons pas d’une jeunesse qui se contente d’écouter et répéter, nous voulons une jeunesse qui pense. Nous ne voulons pas d’une jeunesse qui nous imite, mais qui apprenne par elle-même à être révolutionnaire et qui se convainque toute seule de l’être. Nous voulons une jeunesse qui développe pleinement sa pensée ».fidelcastro4.jpg

Ces mots ont été écrits en 1962. Depuis, Cuba a vu le monde évoluer considérablement : la crise des missiles, l’hostilité des Etats-Unis et l’effondrement bloc soviétique sont passés par là.  Lors de la période spéciale des années quatre-vingt-dix, très peu auraient parié un kopeck sur l’avenir de son modèle socialiste.

Pourtant, les conditions difficiles dans lesquelles l’a plongée l’impérialisme étasunien n’ont pas empêché l’île rebelle de résister. Mieux, Cuba a fait des émules dans toute l’Amérique latine. Des expériences nouvelles et originales ont vu le jour : au Nicaragua sandiniste en 1979, au Venezuela de Chavez dans les années quatre-vingt-dix, en Bolivie avec Morales et en Équateur avec Correa au début du troisième millénaire. Dans le même temps, les deux géants du continent sud-américain, le Brésil et l’Argentine, souscrivent à un mode de développement autonome malgré des contradictions considérables qui se sont manifestées par des manifestations démocratiques de masse comme on a pu le voir il y a quelques mois dans les principales villes brésiliennes.

Inutile évidemment de nier que l’étranglement économique permanent et les attaques terroristes sporadiques dont a été victime Cuba n’ont pas eu d’effets négatifs sur la qualité de vie de ses citoyens, et ce tant du point de vue de la disponibilité des produits manufacturés que de celui de la démocratie. Onnéglige naturellement ces aspects fondamentaux quand on est en guerre. Cuba, fondée de facto en 1898 comme une colonie des États-Unis, est dans les faits en situation de conflit non déclaré depuis cinquante pour défendre son indépendance acquise de haute lutte en 1959.

 

N’est-il pas enfin temps de mettre un terme à cette situation ? Beaucoup de mesures en ce sens ont été entreprises ces dernières années de la part des autorités cubaines. Une certaine libéralisation économique pour donner un peu d’air aux petites entreprises, un élargissement de l’accès à Internet rendu possible grâce à un nouveau câble téléphonique développé avec le soutien du Venezuela, la possibilité de voyager à l’étranger, la libération de la plupart des soi-disant dissidents.

 

De toute évidence, la Révolution ne craint pas la libre-circulation des idées. Yoani Sánchez, la bloggeuse que les champions autoproclamés de la démocratie ont élevée au rang d’icône (en oubliant au passage les dizaines de journalistes tués chaque année au Mexique, en Colombie ou au Honduras) peut aller et venir à sa guise sur la planète entière.

 

La Révolution ne craint pas la libre-circulation des idées, des personnes et des biens. L’impérialisme si ! Tant et si bien qu’il continue de maintenir un embargo anhistorique et haineux qui se heurte, paradoxalement, aux principes fondés sur la liberté du commerce international. Le capitalisme n’est pas à une contradiction près…

 

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté en octobre 2013 pour la vingt-deuxième année consécutive une résolution sur « la nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique », décrété après « un différend qui a vu le jour alors que la majorité de la population actuelle n’était même pas née », a affirmé le représentant de la Zambie. Le blocus a encore été renforcé sous la présidence de M. Barack Obama, « particulièrement dans le secteur financier ». Fidèles au rendez-vous onusien, les États-Unis et leur fidèle allié Israël se sont une vingt-deuxième fois d’affilée opposés à la résolution de l’ONU. Selon les chiffres cités par La Havane dans le rapport du secrétaire général, le blocus aurait coûté depuis son origine en 1960 la bagatelle de 1.126 milliards de dollars à Cuba. Rien que ça !

 

Le gouvernement des États-Unis est seul, défiant la volonté des Nations du monde, dans la mise en œuvre de ce crime contre l’humanité. Il agit dans l’intérêt d’une poignée de groupes économiques qui veulent s’approprier les richesses de Cuba et appauvrir le peuple cubain dont la Révolution apporta la santé, les libéra de la misère et apporta aussi une éducation universelle partagée par les pauvres de la planète. Il faut plus que jamais mettre fin au blocus de Cuba, cette honte de l’humanité !

source:    Poing RESISTANCE

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 09:17

                                                                    MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 09:11

                                                                    MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

sevra-baklaci_545965.jpgReporter de guerre anti-impérialiste en Syrie et candidate communiste aux municipales : c'est Sevra Baklaci, en Turquie!

 

Article pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Ce 30 mars, ce sont les élections municipales. En France et en Turquie aussi où notre « ami » Erdogan est en pleine dérive autoritaire. Pour le Parti communiste turc (TKP), il s'agit moins d'éviter le moindre mal que de porter des candidatures indépendantes et rassembleuses.

 

Sevra Baklaci a 30 ans. Son nom n'est pas inconnu, même en France, à ceux qui ont suivi de près les événements en Syrie. Reporter de guerre en Syrie depuis près de trois ans, son honnêteté journalistique comme son courage politique lui ont permis de briser le mur du silence médiatique.

 

Originaire d'Antioche, ville multi-culturelle arabophone où coexistent Arabes, Turcs, Kurdes, Arméniens, Chrétiens, juifs et musulmans, elle décidait en 2011 de se rendre en Syrie pour perfectionner son arabe. Quelques mois avant la guerre civile.

 

Reporter de guerre en Syrie, option anti-impérialiste !

 

Au cœur du conflit fratricide, elle décide de ne pas rentrer au pays mais plutôt de participer à la résistance contre les interventions étrangères, les bandes djihadistes. Elle devient interprète en turc pour l'agence d'information syrienne, puis présentatrice du journal télévisé en langue turque.

 

Dans le même temps, à partir de 2012, elle écrit régulièrement une chronique depuis la Syrie dans le journal du Parti communiste turc (TKP), « Sol » (La gauche).

 

Depuis Sevra Baklaci est devenue une cible prioritaire des groupes islamistes qui ont multiplié les menaces de mort à son égard. Il faut dire que ses articles pointaient un certain nombre de massacres, d'exécutions sommaires, d'actes de barbarie commis par les rebelles.

 

Au début, Sevra comptait parfaire ses études linguistiques et journalistiques, ses trois années en Syrie lui ont permis brillamment d'achever sa formation sur le terrain … en ayant pris l'option anti-impérialiste !

 

Candidate communiste aux municipales à Antioche ...

« pour la paix, la fraternité, la lutte anti-impérialiste »

 

Sa proximité avec les communistes va plus loin que cette simple coopération journalistique. Ce 30 mars, elle sera la candidate du Parti communiste turc (TKP) pour la ville d'Antioche, dans la province d'Hatay (Antioche en turc).

 

Sa déclaration de candidature, émise par le TKP, insiste sur le combat anti-impérialiste, si vif dans la ville d'Antioche, dont on se souveint qu'elle fut au moment du mandat colonial français sur la Syrie l'objet d'un marchandage entre la France et la Turquie, retirant ce territoire à la Syrie, causant des discordes continus depuis l'indépendance acquise après-guerre :

 

« L'hostilité aux politiques de l'AKP a dépassé les frontières de notre pays. Les ennemis du peuple syrien, ces gangs armés, utilisent les frontières de notre pays pour semer la terreur, révélant chaque jour passant leur collusion avec le régime AKP turc, l'impérialisme américain, la nécessité d'être solidaire avec le peuple syrien face à cette criminalité organisée.

 

Les gens d'Antioche ne sont pas dupes, ils n'ont pas montré la moindre hostilité envers le peuple Syrien. Les gens d'Antioche, face à l'impérialisme, la barbarie, sont solidaires avec leurs frères syriens qui résistent.

 

Ce 30 mars, le TKP soutiendra une amie du peuple syrien, Sevra Baklaci, pour la mairie d'Antioche. La fraternité, la paix, la lutte contre l'impérialisme (…) couplés avec la lutte pour le travail, le bien-être social, voilà nos engagements pour rassembler à gauche.

 

Pour renforcer notre position contre la guerre : votez Sevra Baklaci ! »

 

Une déclaration qui a le mérite d'être clair. Ce scrutin municipal aura une valeur certaine en Turquie pour faire barrage à la dérive autoritaire, si ce n'est fascisante, du pouvoir turc.

 

« Ne baissez pas la tête », le slogan du TKP toujours d'actualité !

 

La censure grandissante, la répression brutale contre les mouvements sociaux, au milieu des scandales révélant une corruption généralisée : sanctionner, battre les « islamistes » de l'AKP est une nécessité.

 

Sans illusion sur la fausse alternative « de gauche », représentée par les républicains laics du CHP, tout aussi libéraux économiquement, pro-impérialistes, autoritaires politiquement que leurs frères ennemis de l'AKP.

 

Ainsi, à Istanbul, Mustafa Sarigul (CHP) manie le populisme, cela ne l'empêche pas d'entretenir une certaine proximité avec les milieux d'affaires stambouliote, et même avec la confrérie pro-américaine de Fetullah Gulen.

 

A Ankara, le CHP a réussi à se rallier au candidat du parti nationaliste d'extrême-droite MHP pour essayer de battre le maire historique de l'AKP dans la capitale.

 

La révolte populaire du printemps 2013 en Turquie a réveillé les consciences, abattu le poids de décennies de résignation. Le slogan du TKP « Boyun Egme » (« relève la tête ») a été repris dans le mouvement populaire.

 

Le TKP a gagné de l'audience, connu une vague de recrutements inédite, s'est imposé comme un point de ralliement dans une « gauche » turque, sans encore sortir de l'étiquette de « parti mineur » qui lui est affublé.

 

Il peut s'appuyer sur le quotidien fondé seulement en 2012 dans lequel écrit Sevra, « Sol », qui tire tout de même à près de 20 000 exemplaires par jour, des chiffres fort honorables si on les compare même à ceux de l'Humanité en France.

 

Dans beaucoup de villes du pays, le « vote utile » anti-AKP risque d'entraver les possibilités de faire entendre une voix alternative, réellement de gauche. Mais à Antioche, il y aura une voix alternative : voter Sevra Baklaci !

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