Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

CHANTS REVOLUTIONNAIRES

Archives

27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 11:19

 

                                                                                                                 Panneau municipales

 

 

  le 27 Mars 2014

               L'éditorial : "La ruse de la raison"

L'éditorial de Maurice Ulrich.

"La réalité, c’est que pour une grande part les électeurs de gauche qui ont boudé les urnes ou marqué leur mécontentement l’ont fait non parce qu’ils attendent une politique de droite mais parce qu’ils ont désespéré d’une politique de gauche".


La sanction du premier tour appelle-t-elle comme conséquence logique une victoire de la droite au second ? Ce serait là sans doute une de ces ruses de la raison dont parlait Hegel. Certes, Jean-François Copé veut le croire et ses amis après lui, se gardant comme ils le disent de tout triomphalisme mais usant et abusant de ces « éléments de langage » censés les présenter comme les tenants d’une véritable alternative. Mais c’est une illusion d’optique : droite où est ta victoire ? Car la réalité, c’est que pour une grande part les électeurs de gauche qui ont boudé les urnes ou marqué leur mécontentement l’ont fait non parce qu’ils attendent une politique de droite mais parce qu’ils ont désespéré d’une politique de gauche. La sanction ne vient pas d’un électorat de droite qui, de toute manière, aurait voté contre le PS, mais elle vient bel et bien d’un électorat qui a fait défaut à gauche, et on comprend pourquoi. Ce qui peut répondre aux hommes et femmes de gauche, et plus largement aux plus modestes, dans les quartiers populaires, les régions frappées par le chômage, ce n’est pas une politique plus libérale mais une politique plus sociale, répondant à leurs attentes en termes d’emplois, de salaires, de logements, de services publics, de solidarités.

La ruse, donc, de la droite c’est de tenter d’accréditer l’idée qu’elle est la réponse, non sans masquer son programme, ou en le présentant, comme le disait Aragon, avec de si grands mots qu’on ne sait lesquels croire. Mais ce qu’elle veut, et elle le clame chaque jour que le quinquennat fait depuis deux ans, c’est plus de flexibilité, moins de services publics, moins de protection sociale. C’est bien la politique qui a été menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, dont on ne saurait oublier à quel point il a favorisé l’argent. Et ils auraient changé ? Allons donc ! Alors oui, des millions d’électeurs ont le sentiment que François Hollande et son gouvernement n’ont pas rompu avec cette politique et qu’ils la continuent dans une sorte de valse avec le Medef où l’on marche sans vergogne sur les chômeurs, les salariés, les syndicats les plus représentatifs du pays, les « partenaires sociaux ». Ce sentiment est-il infondé ? Bien sûr que non. Et si les dirigeants du PS pensent pouvoir faire appel à l’électorat de gauche dimanche pour qu’il sauve sa politique, cette politique-là, ils font une lourde erreur.

Mais ce n’est pas de cela qu’il est question. L’enjeu, dimanche, est le suivant : la France se portera-t-elle mieux avec des villes de droite acquises d’emblée à des politiques libérales ou avec des villes dirigées par des équipes plurielles de gauche et écologistes ? La sanction de dimanche dernier fait que de nombreuses villes dirigées par la gauche, dont certaines par le PCF, sont en ballottage difficile. Mais ce serait un étrange contresens si cela devait profiter aux amis de Jean-François Copé, de Nicolas Sarkozy ou au Front national. Au sein des municipalités de gauche les débats sont parfois rudes, les choix parfois sont difficiles entre relayer des politiques d’austérité ou lutter contre ces politiques. Mais qui peut croire un instant que, lundi, une France ayant pris un virage à droite pourrait répondre à toutes celles et tous ceux dans le pays qui ont besoin, oui, besoin, d’une vraie politique de gauche ?

Maurice Ulrich

Partager cet article
Repost0
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 07:57

 

                                                                                                                 Panneau municipales

 

 

 

                         Le grand écart  bastiais

 

 

 

            6 ambitions au seul service de leurs personnes !

          Qui peut croire qu'est sortie du chapeau, par un heureux hasard, cette coalition, murement préparée dans les salons depuis plusieurs semaines ?

Passons en revue les acteurs et leurs actes :

M. Milani, UMP, a eu le quitus national  et la bénédiction des députés d'ici et de Porto – Vecchio, en passant par celle de J. Baggioni.

L'habillage d'un  accord préliminaire fait à 2, avec la liste des opportunistes se revendiquant à gauche, n'avait pour seul but que de faire avaler à ses propres électeurs le 2 e étage de la fusée, c'est- à -dire la compromission avec les nationalistes.

           Démarche politique pour faire tomber une municipalité de gauche difficilement attaquable sur sa gestion. Quel que soit le résultat, ils seront les grands bénéficiaires de cette manœuvre.

Mr Simeoni, qui voulait laver plus blanc que blanc, n'aura pas réussi sa lessive : Il sort sali, d'abord parmi les siens, et plus largement parmi la population. Il a réussi l'exploit d'effacer une image positive qu'il s'était artificiellement créée. Chantre du peuple corse, il se trouve réduit à accepter le contraire de ce qu'il prechait. Le peuple en devenir est devenu le peuple sans devenir avec un grand programme pour des lendemains qui déchantent : allions nous pour les battre ! Le reste on verra après.

 Finis les idéaux, fini le peuple corse, la soupe est trop bonne !

Enfin, le couple magique Tatti -Degentile et papa derrière le rideau, l'un revendique d'etre le seul héritier trompé par son mentor ; anti - nationaliste primaire, républicain bon teint, il a subi en quelques semaines une métamorphose aussi importante que son ambition ! En le voyant en l'écoutant,  par l'orgueil qu'il dégage, on sent la haine de celui qui pense avoir été cocu et donc M. l'adjoint à la mairie de Bastiaa, M. le responsable, ex du groupe PRG, est tout à coup pris d'amnésie ! Homme d'appareil, il se réveille contre un soit - disant système qui l'a produit et à qui l'on peut faire le reproche du résultat, où le mot servir est mis en attente pour des ambitions personnelles.

Sa compagne ne mérite pas beaucoup de commentaires :  là-aussi beaucoup de prétentions pour des résultats médiocres : mise au placard à l'office hydraulique, elle reste à l'executif de la CTC ! On dit que la place est bonne ! Adjointe à la mairie de Bastia, du moins sur papier !

Savez- vous quelle est sa fonction ?  Les bastiais l'ignorent . Ce serait trop d'honneur que de continuer l'explication de texte.

          Il existe en Corse une classe sociale qui a peur de voir ses acquis et ses rentes, ses privileges  mis en cause ! Elle avance avec ses appuis traditionnels : la droite bien sur et une frange du nationalisme bobo représentant les classes moyennes. La revendication identitaire prenant la tournure de défense de ses privilèges, alimentée par des politiques qui s'inscrivent dans la gestion de la crise .

 Faire tomber Bastia, c'est faire tomber une forme d'union qui combat la crise et où la participation des élus communiste est garante des intérets des plus humbles. C'est affaiblir  Bastia , mais aussi, dans toute la Corse, le combat de classe et ouvrir la voie à des aventures où les chantre du libéralisme auront le champ libre pour s'attaquer aux droits et acquis universels de notre pays. Pour toutes ces raisons nous devons nous mobiliser partout afin de faire échec à ces manœuvres.                      

                  

                                     J.C. GRAZIANI

Partager cet article
Repost0
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 07:23

 

                                                                                               Panneau municipales

 

 

                                                                                      MEETING-BASTIA.JPG

 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:28

 

                                                                 info.gif

 

 

Le FN, ce parti unique des matinales radiophoniques

Le Front national, parti d'extrême droite qui aime tant se déguiser en parti « anti-système », a démontré ce matin qu'il était bien implanté dans le système médiatique. On avait beau changer de fréquence sur sa radio, tour à tour, il y avait Ravier (FN) sur France Info, Philippot (FN) sur France Inter et Le Pen (FN) à RMC et BFM-TV. Le FN est en passe de devenir le parti unique des matinales radiophoniques !

Et que l'on ne nous parle pas de coïncidence. Le CSA a pointé « certains déséquilibres non encore compensés » dans ses relevés, en précisant même que 43 % du temps d’antenne de BFM TV consacrés à l'enjeu national des élections municipales étaient squattés par le parti d'extrême droite entre le 10 février et le 7 mars 2014. Un chiffre effarant, à mettre en regard avec le sort médiatique fait au PCF, pourtant 3eme parti en terme d'élus municipaux, présentant des candidats sur 7500 listes contre moins de 600 pour le FN.

Au soir du premier tour dimanche, si le FN fait un score important, le PCF invite certains médias à balayer devant leur porte. A force de jouer avec le feu, il finit par prendre. Les électeurs ont un bon moyen de déjouer ce mauvais scénario. Ils disposent pour cela d'un atout maitre : leur bulletin de vote. En votant pour les listes du Front de gauche et de large rassemblement soutenues par le PCF, ils feront tord aux Cassandre de tous bords qui annoncent un succès du FN tout en l'organisant. Ils feront œuvre de démocratie.

    SOURCE:pclogo-copie-1.jpg

Partager cet article
Repost0
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:32

 

                                                                    lvres en ligne 1027

 

 

Mercredi 26 mars 2014

 

turse.pngBarack Obama n'a pas rompu avec la politique va-t-enguerre de son prédécesseur, George W. Bush. Il a au contraire approfondi cette politique en lui fournissant de nouvelles armes et un nouveau visage. Dans cette enquête dévastatrice, Nick Turse montre comment le Pentagone et ses partenaires gouvernementaux, s'inspirant des préceptes classiques des guerres coloniales et tirant avantage des dernières avancées technologiques, ne cessent de peaufiner la recette de la guerre du XXIe siècle dont les six principaux ingrédients sont le développement des drones, l'utilisation de « soldats civils », le recours aux troupes supplétives, les opérations spéciales, les missions d'espionnage et la cyberguerre.
De l'Amérique latine à l'Afrique en passant par le Moyen-Orient et l'Asie, cette guerre se déploie chaque jour davantage, à mesure que se poursuit la militarisation de la CIA, que des bases secrètes de drones sortent de terre et que sont initiés des programmes de formation et d'entraînement pour les armées des pays « amis ». Si cette nouvelle doctrine est présentée comme la façon la plus sûre, la plus efficace, la plus éthique et la plus économique d'assurer la sécurité des citoyens américains, nous sommes encore loin d'avoir pris la mesure des ravages de ce nouvel âge de l'impérialisme. « Ce qui apparaît aujourd'hui comme une formule magique pourrait bientôt se révéler un désastre absolu, prévient Nick Turse. Un désastre dont on ne se rendra compte, malheureusement, qu'une fois qu'il sera trop tard. »

 

Traduit du par Pauline BOYER
 
Collection : Cahiers libres
Parution : mars 2014
 
Partager cet article
Repost0
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:55

                                                                cerveau animé

 

 

 

Les États-Unis ont installé un gouvernement néonazi en Ukraine
Mondialisation.ca, 25 mars 2014


Selon le New York Times, « Les États-Unis et l’Union européenne ont épousé la révolution ici comme un autre essor de la démocratie, un coup contre l’autoritarisme et la cleptocratie dans l’ancien espace soviétique ». (After Initial Triumph, Ukraine’s Leaders Face Battle for Credibility, NYTimes.com, 1er mars 2014. C’est l’auteur qui souligne.)

« Essor de la démocratie »? « Révolution »? La dure réalité est tout autre. Il s’agit d’un coup d’État appuyé par les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN en violation flagrante du droit international.

La vérité interdite est que l’Occident, grâce à une opération clandestine soigneusement mise en scène, a conçu un régime par procuration intégré par des néonazis.

Les principales organisations en Ukraine, y compris le parti néonazi Svoboda, ont été généreusement soutenues par Washington, ce qu’a confirmé la secrétaire d’État adjoint, Mme Victoria Nuland : « Nous avons investi plus de 5 milliards de dollars pour aider l’Ukraine à atteindre, entre autres, ces objectifs [...] Nous allons continuer à faire avancer l’Ukraine vers l’avenir qu’elle mérite. »

Les médias occidentaux ont tout simplement évité d’analyser la composition et les fondements idéologiques de la coalition gouvernementale. Le terme « néonazi » est tabou. Il a été exclu du vocabulaire des chroniqueurs des médias de masse. Il n’apparaîtra pas dans les pages du New York Times, du Washington Post ou de l’Independent. Les journalistes ont reçu comme consigne de ne pas utiliser le terme « néonazi » pour désigner les partis Svoboda (Liberté) et Pravy Sektor (Secteur de droite).

Composition du gouvernement de coalition

Il n’est pas question d’un gouvernement de transition au sein duquel des éléments néonazis ont intégrer la frange de la coalition, officiellement dirigée par le parti Batkivschina (la Patrie).

Le Cabinet est non seulement intégré par les deux principales entités néonazies, Svoboda et Pravy Sektor (sans compter les anciens membres de la défunte organisation fasciste UNA-UNSO), on leur a également confié des postes clés qui leur donnent de facto le contrôle sur les forces armées, la police, la justice et la sécurité nationale.

Bien que le parti Batkivschina de Yatsenuyk contrôle la majorité des portefeuilles et que le chef néonazi de Svoboda Oleh Tyahnybok n’ait pas obtenu de poste ministériel important (apparemment à la demande de la secrétaire d’État adjoint Victoria Nuland), les membres de Svoboda et de Pravy Sektor occupent des postes clés dans les domaines de la défense, de l’application de la loi, de l’éducation et des affaires économiques.

Le chef néonazi de Svoboda Oleh Tyahnybok

La secrétaire d’État étasunienne Victoria Nuland avec le chef néonazi de Svoboda Oleh Tyahnybok (à gauche)

Andriy Parubiy [à droite], co-fondateur du Parti national-socialiste de l’Ukraine (parti néonazi rebaptisé Svoboda), a été nommé secrétaire de la Commission de la sécurité et de la défense nationale (RNBOU) (Рада національної безпеки і оборони України), un poste clé chargé de superviser le ministère de la Défense, les Forces armées, l’application de la loi, la Sécurité nationale et le renseignement. Le RNBOU est l’organe de décision central. Bien qu’il soit formellement dirigé par le président, il est géré par le secrétariat avec un personnel de 180 membres, incluant la défense, le renseignement et des experts de la sécurité nationale.

Parubiy a été l’un des principaux dirigeants de la révolution orange en 2004. Son organisation a été financée par l’Occident. Les médias occidentaux le surnomment le « kommandant » du mouvement EuroMaidan. Andriy Parubiy, tout conmme le chef du parti Oleh Tyahnybok, est un adepte du nazi ukrainien Stepan Bandera, qui a collaboré au massacre des juifs et des Polonais durant la Seconde Guerre mondiale.

Marche en l’honneur du néonazi Stepan Bandera

Pour sa part, Dmytro Yarosh, chef de la délégation de Pravy Sektor au parlement, a été nommé secrétaire adjoint de Parubiy à la RNBOU.

Yarosh était le chef du groupe paramilitaire des chemises brunes néonazies durant les « manifestations » du mouvement EuroMaidan. Il a appelé à dissocier le parti des régions et du parti communiste.

Discours de Dmytro Yarosh à Euromaidan (Centre)

Le parti néonazi contrôle également le processus judiciaire avec la nomination d’Oleh Makhnitsky du parti Svoboda au poste de procureur général de l’Ukraine. Quelle sorte de justice prévaudra avec un néonazi renommé en charge du Bureau du Procureur de l’Ukraine?

Des postes au Cabinet ont également été attribués à d’anciens membres de l’Assemblée nationale ukrainienne – Autodéfense  nationale ukrainienne (UNA-UNSO), une organisation néonazie marginale:

« Tetyana Chernovol, que la presse occidentale dépeint comme une journaliste d’enquête militante sans faire référence à son implication passée dans l’organisation antisémite UNA-UNSO, a été nommée présidente du comité gouvernemental anticorruption. Dmytro Bulatov, connu pour son enlèvement présumé par la police, mais aussi pour ses liens avec UNA-UNSO, a été nommé ministre de la jeunesse et des sports.

Yegor Sobolev, chef d’un groupe de citoyens de la place de l’Indépendance et politiquement proche Iatseniouk, a été nommé président de la Commission d’épuration, chargée de purger du gouvernement et de la vie publique les adeptes du président Ianoukovitch. (Voir Ukraine Transition Government: Neo-Nazis in Control of Armed Forces, National Security, Economy, Justice and Education, Global Research, 2 mars 2014)

Le Comité d’épuration organisera la chasse aux sorcières contre tous les adversaires du nouveau régime néonazi. Les cibles de la campagne de purges sont des personnes en position d’autorité au sein de la fonction publique, des gouvernements régionaux et municipaux, de l’éducation, de la recherche, etc. Le terme « épuration » fait référence à la « disqualification massive » des personnes associées à l’ancien gouvernement. Il a également des connotations raciales. Selon toute probabilité, l’épuration sera dirigée contre les communistes, les Russes et les membres de la communauté juive.

Il est important de réfléchir sur le fait que l’Occident, officiellement dévoué aux valeurs démocratiques, a non seulement orchestré la chute d’un président élu, mais il a également instauré un régime politique intégré par les néonazis.

C’est un gouvernement par procuration permettant aux États-Unis, à l’OTAN et à l’UE d’interférer dans les affaires intérieures de l’Ukraine et de démanteler ses relations bilatérales avec la Fédération de Russie. Il faut cependant comprendre que ce ne sont pas les néonazis qui mènent le bal. La composition du Cabinet coïncide largement avec les « recommandations » qu’avait faites la secrétaire d’État adjoint des États-Unis, Victoria Nuland, à l’ambassadeur américain en Ukraine lors d’un appel ayant fait l’objet d’une fuite.

Washington a choisi de mettre les néonazis dans des positions d’autorité. En vertu d’un « régime de gouvernance indirecte », ces derniers prennent toutefois leurs ordres du département d’État étasunien, du Pentagone et de l’OTAN en ce qui concerne les décisions cruciales en matière de politique étrangère et militaire, dont le déploiement de troupes contre la Fédération de Russie.

Le monde est à un carrefour dangereux: Les structures et la composition de ce gouvernement par procuration installé par l’Occident ne favorisent pas le dialogue avec le gouvernement et l’armée russes.

Un scénario d’escalade militaire menant à la confrontation entre la Russie et l’OTAN est tout à fait possible. Le RNBOU, contrôlé par les néonazis, joue un rôle central dans les affaires militaires. Dans la confrontation avec Moscou, le RNBOU, dirigé par le néonazi Parubiy et son adjoint chemise brune Dmytro Yarosh, pourrait prendre des décisions, en consultation avec Washington et Bruxelles, pouvant avoir des conséquences dévastatrices.

Cependant, il va sans dire que l’« appui » des États-Unis à la formation d’un gouvernement néonazi n’implique aucunement le développement de « tendances fascistes » au sein de la Maison Blanche, du département d’État et du Congrès.

« L’essor de la démocratie » en Ukraine, pour reprendre les termes du New York Times, est approuvé par les républicains et les démocrates. Il s’agit d’un projet bipartisan. Rappelons-nous que le sénateur John McCain est un fervent partisan et ami du chef néonazi de Svoboda, Oleh Tyahnybok (image à droite).

Michel Chossudovsky

 

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

 


Guerre et mondialisation


Mondialisation de la pauvreté.

 

Article original : The U.S. has Installed a Neo-Nazi Government in Ukraine

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca 

Partager cet article
Repost0
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:47

                                                                    Panneau municipales

 

 

 

 

« Inseme per Bastia »… à n’importe quel prix

François Tatti et Emmanuelle Degentili ont atteint les 24 %. Ils y sont parvenus, non comme ils le prédisaient avant le premier tour par leur seule capacité de convaincre l’électorat de gauche, mais au bénéfice d’une alchimie, jusque là improbable, avec l’UMP UDI. Fait unique en France dira un journaliste.

Et, « pour faire gagner Bastia », ils seront passés de la soupe au plat de lentilles en expliquant que Gilles Simeoni avait publiquement affirmé, son « refus de la violence clandestine ». L’obstacle ainsi levé, non par le principal intéressé, mais par ceux là mêmes qui s’inquiétaient il y a peu encore de l’absence de condamnation de sa part, le chemin s’ouvrait à eux…. pour Canossa.

En effet, le 17 février dans une déclaration remise à la presse par François Tatti et Emmanuelle Degentili l’ambition affichée était celle « d’une Gauche capable de rassembler son camp à travers une vision dynamique ouverte et progressiste contre une vision dynastique refermée sur les choix du passé. Nous sommes prêts à partager le pouvoir et à faire des ouvertures. Mais que personne ne compte sur nous pour installer Gilles Simeoni ou Jean-Louis Milani dans le fauteuil de maire. »

Le 12 mars, François Tatti enfonce le clou dans Corse Matin : « Je compte sur le bon sens des bastiais préoccupés par l’inconnu de l’option nationaliste. Ils doivent me faire confiance car notre liste, c’est le changement avec les garanties du respect des valeurs qui nous rassemblent ». 12 jours après, il bazarde les préoccupations des bastiais et bafoue ses engagements. C’est, parait-il, « Bastia par passion ».

Pour Jean-Louis Milani l’espoir de transformer une débâcle en victoire a balayé les réticences. Le 19 mars dans Corse Matin il se battait encore pour disait-il : « faire triompher mes valeurs et celles de notre famille politique. Je ne suis pas une force d’appoint et je ne suis ne suis pas là pour faire gagner quelqu’un ». C’est « Bastia avant tout ».

L’épilogue de cette imposture a été symboliquement scellé sous les remparts de la citadelle de Bastia par Gilles Simeoni : « Notre démarche est une démarche ouverte, une démarche innovante, une démarche respirante ».

C’est véritablement « Inseme per Bastia »… à n’importe quel prix.

Michel Stefani

Partager cet article
Repost0
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:40

 

                                                                           MARE NOSTRUM-copie-1

 

Le Parlement européen enquête sur le sort des prisonniers palestiniens

120118-palestinian-prisoners

Fait historique ! Une délégation du Parlement européen s’est rendue en Israël afin d’évaluer la situation des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes. La délégation multipartite composée de  Emer Costello (socialiste, Irlande), Présidente de la délégation Nicole Kill-Nielsen (Verts, France), Patrick Le Hyaric (vice-président du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) et par ailleurs directeur de l’Humanité), Jacek Protasiewicz (vice-président du Parlement européen, PPE, Pologne), a eu de nombreuses réunions dans la région en fin de semaine dernière.

 

Cette visite de travail, dite « mission d’établissement des faits » a été décidée par une majorité du Parlement européen, le 14 mars 2013 à la suite de la mort d’Arafat Jaradat, après six jours d’interrogatoire par les militaires israéliens.

 

Plus de 200 palestiniens ont perdu la vie dans les prisons israéliennes et les centres de détention depuis 1967. C’était la première mission internationale de ce type, chargée d’enquêter sur le sort des prisonniers palestiniens. Elle doit être considérée comme une importante manifestation du Parlement européen, pour le droit des palestiniens et la libération des prisonniers, au moment où les négociations pour un accord entre israéliens et palestiniens battent leur plein.

 

Tous les interlocuteurs palestiniens rencontrés par la délégation européenne, dont le ministre palestinien des prisonniers, Issa Qaraqe et Fadwa Barghouti,  ont d’ailleurs soulignés la grande importance de cette mission, même si le gouvernement israélien a tout fait pour l’empêcher d’enquêter au fond.

 

En effet, en dépit de son mandat clair, la délégation s’est vue refuser l’accès aux prisons. Les ministères israéliens de la justice, de l’intérieur et des affaires étrangères refusant de les rencontrer. Les députés ont exprimé une protestation solennelle contre le refus des autorités israéliennes de coopérer avec la mission du Parlement européen, l’empêchant de s’acquitter de son mandat.

 

Néanmoins, les députés ont rencontré des représentants israéliens et palestiniens, la société civile et des organisations des droits de l’homme.

 

Rappelons que 5000 détenus palestiniens, y compris les femmes et les enfants et onze députés du conseil législatif palestinien, dont Marwan Barghouti, sont toujours détenus dans les prisons israéliennes. Israël continue de recourir à la détention administrative, sans inculpation, ni jugement, contre les Palestiniens comme un substitut à une procédure judiciaire équitable. Les prisonniers palestiniens sont détenus dans les prisons et centres de détention qui sont, tous sauf un, situés à l’intérieur d’Israël en violation de la Quatrième convention de Genève. Les droits humains fondamentaux, tels que les visites des familles, l’accès aux soins de santé et à l’éducation sont limités.

 

Le procureur en chef du tribunal militaire de Ofer, rencontré par la délégation, a décrit un système de justice militaire très loin de la réalité et de tous les témoignages d’avocats de responsables de la Croix Rouge ou de l’Unicef qui ont témoigné devant cette mission.

 

Les députés ont conclu que la question des prisonniers palestiniens est inextricablement liée à la situation politique et à l’occupation israélienne. La délégation parlementaire a jugé qu’il n’y aura solution que dans un contexte de conclusion du processus de la paix au Moyen-Orient, basé sur la solution de deux Etats, impliquant la reconnaissance de l’Etat palestinien. Les députés ont appelé à la poursuite du programme de remise en liberté des prisonniers et ont appelé à la libération des membres du conseil législatif palestinien.

 

Raison de plus pour amplifier la campagne internationale, dont notre journal est partie prenante pour la liberté des prisonniers palestiniens, à commencer par Marwan Barghouti.

Partager cet article
Repost0
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:36

                                                                        cerveau animé

 

 

ACR, ALE, accords, désaccords...
Alors que l'Ukraine a connu une crise déclenchée, entre autres, par la décision de leur président de rejeter l'accord avec l'Union européenne, des Français ne veulent pas de l'Accord transatlantique avec les États-Unis, en négociations très discrètes, tandis que les Colombiens protestent contre le TLC avec l'Union européenne. Les accords de libre-échange (ALE), négociés et conclus entre deux ou plusieurs États, connaissent un regain d’intérêt : en janvier 2012, le Comité des accords de libre-échange régionaux de l’OMC recensait, de par le monde, plus de 500 ALE.

Malgré la décision du tribunal de l'AELE (Association européenne de libre-échange), le Royaume-Uni et les Pays-Bas présentent à nouveau l'addition à l'Islande avec, cette fois, les intérêts en plus...

Aide, dette, audit...
Au Mali, la CAD (Coalition des alternatives africaines "Dette et développement"), membre du réseau CADTM, a lancé un audit citoyen de la dette malienne. Quelles sont les conséquences de la dette sur la population ? À qui ont profité les prêts ? À qui profite l'aide ? Autant de questions auxquelles les citoyens vont chercher des réponses.

source: L'équipe du CADTM France

--
Partager cet article
Repost0
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:32

 

CHRONIQUES DU FASCISME ORDINAIRE       

                                                                                                                  Maréchal, nous voila!

petain

 

 

 

source: Al Faraby
Mercredi, 26 mars 2014

Cosmin, 23 ans, travaille pour l’association Les Enfants du canal à Paris et habitait jusqu’à ces derniers jours dans un bidonville de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne).
Il affirme ne pas avoir été autorisé fin janvier à monter dans le bus 213 à cause de son origine, confirmant une information de Mediapart. "Les Roumains, ils vont à pied, pas dans le bus", lui aurait déclaré le chauffeur, selon la plainte contre X qu’il a déposée dans un commissariat parisien pour "provocation à la discrimination raciale".
Lorsque Cosmin, accompagné de deux autres Roumains, a expliqué avoir une carte de transport, le chauffeur lui aurait répliqué "Je m’en fous, tu peux avoir deux passes Navigo, tu ne monteras pas dans mon bus", avant de traiter les Roumains de "chiens", selon cette plainte.

Partager cet article
Repost0