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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 17:01

 

 

 

source INA

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:28

 

 

Samedi, veille des municipales : On en profite...courriel 2

 

                                                                                                    

Photo : https://www.facebook.com/pages/BAUDRY/324409304346512
                                        rire
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:19

 

 « Au 21ème siècle, on ne se comporte pas comme au 19ème siècle en envahissant un autre pays sous un prétexte inventé de toutes pièces. » (2 Mars 2014)

                          John Kerry,secrétaire d’Etat U.S. (2 Mars 2014)

 

Précision utile:

J.Kerry a oublié  qu'il a soutenu l'invasion de  l’Irak par l'armée des Etats-Unis

                                                                        U Cursinu Rossu

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:07

                                                                   lvres en ligne 1027

 

 

          Petit Manuel de Désobéissance Citoyenne
Jacques-Marie BOURGET

Ce qui est bien, d’entrée, avec le livre de William Bourdon c’est qu’il attaque de face. Sans préface. Aujourd’hui, en matière de livre, la préface est comme ce palier où l’on est prié de se déchausser avant d’entrer. Les éditeurs aiment bien ce coup de fusil tiré à blanc, avant que ne commence le vrai objet du livre. La règle non gravée veut que l’on demande à un ami plus célèbre que soi d’écrire cette pénitence. Cela permet de mettre son nom sur la couverture du bouquin, en plus gros que le nom de l’auteur.

Si la littérature n’est pas toujours à l’estomac, elle reste une épicerie. Faut croire que Bourdon n’a pas trouvé plus célèbre que lui pour occuper le narthex de son « Petit Manuel de Désobéissance Citoyenne ». Observons qu’au chapitre des rebelles, en France patrie de Louise Michel, les hommes qui disent « non » ne se comptent pas en bataillons. Ceux qui se dressent, comme poussés par une douleur identique à celle de la pointe de bois que l’on glisse sous les ongles, sont plus des individus qu’une légion organisée. Le désobéissant est un être seul. Un matin, lassé de couper l’eau ou l’électricité à des gens sans le sou, le technicien de Véolia ou d’EDF plie son échelle et dit « non ». Des gens comme eux ne sont que des héros de village, leur essence est ordinaire mais eux ne le sont pas. Ils sont de cette matière humaine qui nous fait espérer que l’avenir dure encore un peu. Leurs exploits, le refus d’être complice d’une injustice, vous ne les verrez pas exposés à l’étal de Pujadas, le petit frère des riches. Ces obscurs guérilleros d’un no passaran sans espoir agrémentent plutôt les pages « locales » du Maine Libre ou du Courrier de l’Ouest. Sans pleurnicher, pour ne pas avoir appliqué la loi, celle d’EDF ou de Véolia, ils seront condamnés au chômage sans indemnités. C’est la tête haute qu’ils vont recevoir le saint chrême du RSA. Puis passer dans l’oubli comme les fusillés de 1917.

Sauf qu’il y parfois un Bourdon qui se met en travers. Qui éploré de voir ces héros trop modestes partir vers la guillotine sociale, rédige un petit manuel. Une Bible qu’il faut avoir dans sa boîte à gants avant de désobéir à l’ordre qui fait désordre. L’avocat -notez que je n’ai à pas, ici, utilisé le qualificatif habituellement requis de « ténor du barreau » alors que le maître est aussi musicien- qui pousse à la roue de la désobéissance ne veut pas pour autant envoyer ses lecteurs au casse pipe. Le souhait de Bourdon est de banaliser le « non », le « stop », « le plus jamais ça ». Pour ce faire le juriste vétilleux et malin vient tenir la main du rebelle. Il est à ses côtés pour l’aider à accomplir son devoir : « lancer l’alerte ». Il faut que la France de 2014 soit une société capable d’écouter ses indignés, ceux qui jettent le grain de sable dans les rouages de la colonie pénitentiaire, sans pour autant les envoyer au gnouf ou, dans sa version domestique, à Pôle emploi. Autrement dit, « Allez-y, sautez mais avec un parachute ». Dans son manuel, Bourdon se fait livreur de parachutes. Le lecteur sent que, pour l’avocat -dans un pays ou la réputation des élus a du plomb dans l’aile- il devrait être possible de formuler des doléances, de faire ce qui est juste et moral, dans l’urgence comme en référé, sans que tout cela se termine aux Prudhommes ou au TGI et même aux Assises.

Pas ennuyeux, ce livre est plus un manuel d’histoire qu’une analyse du Code pénal. Comme dans les bons ouvrages pédagogiques, les pages sont porteuses d’exemples. Tout en haut des étagères nous trouvons les super héros Edward Snowden et Julian Assange, le révélateur du scandale des écoutes de la NSA et celui des petits télégrammes échangés secrètement entre ces amis qui gouvernent le monde. En cette saison de Sotchi, difficile de faire mieux, mais la France n’est pas minable. Elle a la sainte de Brest, Irène Frachon qui, dans sa solitude de coureur de fond (de fondamental), a tordu le bras de Servier et de son Médiator. Elle a aussi Hervé Falciani, un banquier rendu nauséeux par la cohorte des délinquants, ces évadés fiscaux dont les dossiers passaient quotidiennement sous ses yeux à la HSBC de Genève. Un jour il a craqué, pris les listes pour les passer à l’ouest et les confier au procureur Montgolfier. Et cet homme, au prétexte qu’il a dénoncé l’argent noir et sale, a acquis derechef le statut généralement réservé aux criminels en série ou aux génocidaires. Pour une fois d’accord, les états d’Europe ont alors décidé d’avoir la peau de Falciani : on ne joue pas avec l’argent des riches. Outre ces lanceurs d’alerte stars, Bourdon se préoccupe surtout de ceux qui n’ont ni nom ni grade. Comme ces techniciens qui refusent de couper l’eau, le gaz et l’électricité à une famille qui, alors, devra partir à la rue.
Dans son « Manuel » l’avocat évoque le cas de Paul Magnaud, président du tribunal de Château Thierry qui, en 1898 (quand voler un œuf était voler un bœuf), a refusé de condamner Louise Ménard accusée d’avoir volé du pain. Ayant pour unique excuse « qu’elle et son enfant de deux ans n’avaient pas mangé depuis trente six heures »… Le président Magnaud a justifié sa relaxe de la façon suivante, « il est regrettable que, dans une société bien organisée, un de ses membres, surtout une mère de famille, puisse manquer de pain autrement que par sa faute ». Vite une souscription afin de payer une statue en hommage à cet excellent juge.

Bien sûr la notion de rebelle n’est pas nouvelle et le Chevalier de Labarre a été guillotiné pour avoir refusé de saluer un ostensoir. Plus près de nous, rendons hommage la trop petite cohorte de ceux qui, dès 1954, ont refusé d’aller « servir » en Algérie. Puis ces « salopes » qui se sont accusées d’un délit, l’avortement, pour sortir enfin la condition des femmes des mains des faiseuses d’anges. Il y aussi ces médecins discrets qui mènent le combat contre leur Ordre, refusant d’oublier qu’il relève d’un esprit de police inventé par Vichy.

Puisque l’auteur du Manuel a pour objet d’empêcher que le lancement d’une alerte soit une forme de suicide, il donne de leçons de guérilla juridique à ceux qui décident de dire « Non ». Au-delà, sur le plan collectif, Bourdon poursuit sa conception du droit et de la vie en société, son utopie qui n’est pas pour autant décrocher la lune. Ainsi, dans l’esprit d’Hannah Arendt il lance l’idée de créer un organisme d’État dont la fonction serait d’écouter tous ces hommes et femmes qui se lèvent pour dire « Basta ». A défaut d’être rouge, l’avenir sera désobéissant.

Jacques-Marie BOURGET

Petit Manuel de Désobéissance Citoyenne. Par William Bourdon. Editions JC Lattès. 12,50 euros.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 15:50

 

                                                                      cerveau animé

 

l’OTAN est devenue antirusse après avoir été antisoviétique car, communiste ou pas, la Russie est un obstacle.
La cocotte qui tue.
Anatole BERNARD

Ici Beyrouth ! Nous sommes le samedi 8 mars 2014 à 14 heures et, depuis pas mal de temps, des femmes et des hommes convergent en direction du Musée National, lieu de départ de la manifestation de protestation des femmes Libanaises contre la violence ordinaire qui les tue et les minore ainsi que pour la mise en place d’une loi qui leur donnera enfin les mêmes droits qu’aux hommes.

Pendant ce temps, je découvre que rien n’a changé en France. François Hollande a le même ministre des affaires étrangères que Nicolas Sarkozy, Bernard-Henri Lévy, une gueule magnifique d’entarté chronique, mais surtout un fanatique pour qui celui qui ne pense pas comme lui est un révisionnisme ou un antisémite, en tout cas « une personne qui glisse sur une pente dangereuse », sa formule préférée. Alors, c’est l’éternel retour d’un cauchemar : je le vois à la télévision, blotti à l’arrière d’une voiture, un peu rabougri, tendance vieux beau, qui accompagne le boxeur autoproclamé « voie nouvelle de l’Ukraine » en direction de l’Elysée où un Président élu démocratiquement reçoit ce Vitali Klitschko triple champion du monde poids lourds choisi par les USA et l’Europe sans doute au bout d’une révolution que certains appellent plus prosaïquement un coup d’Etat : rien ne change, le choix des mots est tout simplement une guerre de communiqués. Ainsi, les médias fixés sur la Crimée, notre Président désirant, met en pratique son vrai projet politique, pas celui de la campagne, mais celui qui met en œuvre la diminution du coup du travail, en rémunérant encore plus le capital ; c’est tout simplement le glissement progressif vers la rupture de l’équilibre social. Ça ressemble à une soumission à la ligne éditoriale de l’OTAN dont un des supporters les plus distingués déclarent à qui veut bien l’entendre : La raison pour laquelle je m’oppose au salaire minimum est qu’il détruit des emplois, chose que, je pense, est indiscutable. (Alan Greenspan , ancien président de la Réserve fédérale).

A Beyrouth, si la Syrie voisine fait entendre sa guerre, la manifestation qui se met en place produit un autre son, celui des femmes qui protestent contre la violence domestique, véritable guerre intérieure où tombent chaque jours de plus en plus de mères, d’épouses et de filles. La mobilisation dénonce aussi l’atermoiement des forces gouvernementales autour d’un projet de loi sur « la violence contre la femme ». Une loi pour qu’un avocat général au service de la famille puisse prendre la décision d’éloigner la victime de l’auteur des violences ; une loi pour favoriser la création d’une force de sécurité intérieure affectée spécialement à la gestion de cette violence, car la femme qui va porter plainte à la gendarmerie est souvent perçue comme une suspecte. Jusqu’ici, le mari peut même porter plainte contre la femme qui fuit le foyer : une vraie vie en enfer ! En ce jour, l’urgence est de vaincre les dernières oppositions, et c’est pour cela que les protestataires réclament haut et fort l’urgence d’une confrontation publique et directe avec les autorités religieuses et les députés qui les soutiennent, car l’enjeu n’est plus de parler de démocratie mais de la vivre.

Mais que signifie aujourd’hui vivre la démocratie ? Est-ce comme l’autre soir sur France 2, chez Frédéric Taddeï, où aussi bien Roger-Pol Droit que Alain Duhamel, avec un aplomb et un sérieux confondants, tenaient une ligne de front impossible pour dire, un peu à la manière des proches de Nicolas Sarkozy, qu’un excès de transparence portait atteinte à la démocratie. Les écoutes de conversations de l’ancien chef de l’Etat étaient sur la sellette et il faut reconnaître que si les propos nauséeux rapportés ont été vraiment tenus, c’est bien ceux qui les ont prononcés qui mettent la démocratie en danger, ceux qui précisément ont en charge le respect des valeurs qui font notre République et qui s’en moquent ouvertement. Je ne suis nullement l’ennemi du secret dans le domaine des négociations en cours ou dans le jeu de la vie privée, mais si le jardin secret cultive des fleurs empoisonnées, il est indispensable de le savoir et de les arracher ou bien de les exhiber pour en finir avec le respect à ceux qui ne le méritent pas. Oui, la vérité est une quête du philosophe, mais c’est aussi le métier du journaliste, une vérité qui ne se négocie pas, qu’elle soit désespérante ou mortelle. Et la menace d’un avocat brouillon ne pourra rien y changer. Oui, Monsieurdubarreau, lorsque face à la facile évidence, quelqu’un choisit la vérité qui fait mal, c’est un acte démocratique. Alors, j’ai peur que le modèle démocratique promu par le turbo-capitalisme ne soit plus que le masque d’une certaine décomposition de la Démocratie, de l’idée même de partage qui la fonde, ce à quoi aspirent les femmes de Beyrouth.

Dans la capitale libanaise, la manifestation commence par un spectacle sur les marches du Musée National témoin du passé d’un peuple profondément enraciné dans l’Histoire de la pensée méditerranéenne. C’est un couple de marionnettes géantes, le mari en noir et la femme en blanc, une séparation nette et franche entre le bourreau et l’innocence, une séparation dogmatique certes, mais que la réalité confirme, car, juste avant, une mère en pleurs, la photo de sa fille et de ses petits enfants dans les mains, raconte devant les caméras le calvaire d’une femme tuée par son mari à coups de cocotte-minute ; c’est tout simplement insoutenable. La scène est poignante, car les larmes ne troublent pas une voix profonde, sortie des tripes, râpeuse, qui exprime toute la douleur du corps et de l’âme, mais aussi qui réclame justice et la fin de cette tragédie, de ces crimes à répétition qui ressemblent à un massacre massif, toléré, en tout cas intériorisé comme un destin, un héritage de la tradition religieuse ou pas, ce qui complique encore les choses. Etre dans ce cortège réclame du courage et toutes celles qui sont là n’en manquent pas. Des jeunes, des moins jeunes, des femmes âgées, dignes et silencieuses avec ou sans foulard sur la tête, mais fières d’être là pour protester et manifester leur souffrance et leur détermination de ne plus se taire. Elles font vivre, par les conversations, les témoignages, les mots d’ordre, un versant dynamique et nourricier de la démocratie, celle de la rue puisque, jusque là, aucune autre voie ne leur est autorisée.

A Paris, François Hollande continue de menacer la Russie, la fable de la grenouille tient encore la route. Il aime bien occuper le devant de la scène, sans comprendre ou en le sachant, ce qui est encore plus grave, qu’il est le complice d’une guerre d’un jusqu’auboutisme singulier des USA pour réduire une puissance qui gêne encore son désir d’hégémonie. Qui peut fermer les yeux et ignorer que, depuis la chute du Mur de Berlin, les Etats-Unis encerclent au plus près la Russie, avec de plus en plus de nouvelles bases, y compris en Ukraine, qui mettent la Russie à portée de missiles ?

Et vous voudriez que Poutine se laisse faire ? C’est désormais clair comme de l’eau de roche, l’OTAN est devenue antirusse après avoir été antisoviétique car, communiste ou pas, la Russie est un obstacle. Alors, tous les coups sont permis : le 2 Mars, le secrétaire d’Etat US John Kerry a condamné « l’acte incroyable d’agression » de la Russie en Ukraine (Crimée) et menacé de sanctions économiques, car « Au 21ème siècle, on ne se comporte pas comme au 19ème siècle en envahissant un autre pays sous un prétexte inventé de toutes pièces. » ; il avait sans doute oublié que l’Irak, c’était à la fois et successivement au 20ème et au 21ème siècle et qu’un certain sénateur John Kerry avait voté en la faveur de son invasion. La encore La Fontaine nous apprend que la loi du plus fort est celle de l’hypocrisie et du mensonge tout en réduisant au silence le plus « faible ». En tout cas, Monsieur le Président François Hollande, vous irez la faire la guerre avec vos tirailleurs atlantistes préférés, Laurent Fabius et Pierre Moscovici. Ou alors, s’il vous plaît, écoutez un peu Hubert Védrine et la prudence qu’il suggère dans une affaire où s’agitent des attitudes bien légères.

A Beyrouth, le cortège est de plus en plus dense et s’étire à l’infini du dédale qui caractérise Beyrouth, les télévisions sont nombreuses, les riverains ou autres promeneurs encouragent les manifestantes en reprenant les slogans et les chansons, dans un écho harmonieux : c’est un chant de lutte et d’amour, qui embrase la ville, car toutes ces femmes et ces quelques hommes ne disent qu’une chose, vivre, rien que vivre : encore « des fanatiques illuminés » qui osent réclamer des jours heureux. La dignité est le centre de gravité de ce cortège où les plus âgées ne sont pas les plus à la peine, leurs youyou percent la ville et mon corps se couvre du frisson des profondeurs. Lésées, battues, violées, minorées, mais quel est donc ce monde qui se baigne dans la fange de l’oubli de l’être. Elles gonflent des ballons blancs sur lesquels se dessine une goutte de sang accompagné d’une simple phrase « notre sang est le même », une petite fille demande à sa mère si elle a le même sang que son père, la mère sourit et lui dit tout simplement que OUI.

Le même jour en France, au journal de 20 heures de la 2, la célébration de la journée de la femme bat son plein et le service public a choisi une femme qui a réussi. Partie de presque rien, coiffeuse, elle est désormais à la tête de plusieurs dizaines de salons. Une véritable meneuse de femmes, elle, qui parle avec une fermeté arrogante à des apprentis ou des ouvrières de son entreprise. C’est une battante célibataire qui veut désormais fonder une famille et avoir des dizaines d’enfants, sans doute. Une réussite au bout des ciseaux que salue un spécialiste du marketing, rien que ça ! Et oui, encore un spécialiste qui sait de quoi ça parle, de la réussite industrielle ou commerciale, mais pas des femmes, en tout cas pas vraiment des conditions de vie faites aux femmes dans le monde.

A Beyrouth, les manifestantes ont mis du temps à se séparer, à s’arracher à cette assemblée de femmes qui les a rechargées. Heureuses et déterminées, elles ont fini par se disperser en chantant, dans la lumière chaude d’un crépuscule incertain. La rumeur de la ville a repris le dessus où les klaxons ont repris leurs appels sauvages. Dans ma chambre d’hôtel, à la fin du journal de la 2, j’ai la nausée, car le journaliste homme, content de lui, a vraiment l’impression d’avoir parlé de la femme, alors même que ce choix était une esquive, un masque de la décomposition du vivant comme il ne veut pas la voir ou peut-être comme ceux qui l’emploient ne souhaitent pas qu’on en parle. Qu’on se le dise ! pour le service public, ce soir- là, une femme, digne d’être une femme dont on parle, ne peut être qu’« un » chef d’entreprise : une conception du monde qui est une autre forme de violence et pas la moindre.

Anatole Bernard (pour Le Grand Soir).

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 15:12

 

 

 

Petite leçon d’enfumage tranquille.
Et si le PS gagnait les élections dimanche grâce à la femme de Manuel Valls ?
Vladimir MARCIAC

Plusieurs organes de presse nous donnent la nouvelle : « La femme de Manuel Valls aurait usé de ses relations pour faire sauter le P-V de stationnement d’une amie mal garée dans la rue où vit le couple ».

Et franchement, on s’en fiche ! Les PV qui sautent, les tentatives pour faire sauter un PV, voilà bien qui n’est pas une innovation du couple Valls. Ce n’est pas bien, mais ça porte sur quelques dizaines d’euros alors que des milliards sont volés légalement aux pauvres et donnés au MEDEF.

Ces articles sur les PV d’une amie de madame Valls, étalés dans plusieurs médias, sont des non-informations, des numéros de prestidigitation où le gogo regarde la main gauche quand tout se passe dans la main droite. Oui, la droite.

Tenez, pour rester avec Manuel Valls, je suis allé faire un tour sur le blog de Jean-Luc Mélenchon.

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2014/03/15/au-debut-des-magnolias/

Et qu’ai-je appris que chaque électeur devrait savoir mais qu’il ne saura pas ?
Qu’est-ce que ne lui disent pas les médias pour que l’enfumage soit bien réussi le dimanche 23 mars dès 20 H ?

Ceci :

De nouvelles bidouilles électorales de Valls

Le jour même des élections européennes auront lieu les élections consulaires des Français de l’étranger. Depuis plusieurs mois, nous nous mobilisons pour monter des listes Front de Gauche et donner sens à l’opposition de gauche sur ce terrain aussi. Pour se présenter à ces consulaires, que l’on peut comparer à des municipales vu le nombre d’inscrits, les conditions sont assez rocambolesques. Valls la bidouille est passé par là. En effet le décret d’application de ces élections de type entièrement nouveau était promis pour décembre dernier. Il est paru au JO le six mars dernier ! Et cela alors que les listes étaient à déposer le seize mars ! Dix jours de délais, c’est royal. Et tellement mieux que de la veille pour hier ! Comme si cela ne suffisait pas, ce décret, déjà publié en dernière minute, a encore été complété par un « mémento » vendredi hui ars ! Cette fois ci, c’est de la veille pour l’avant-veille. Jamais aucun gouvernement en France n’a traité avec autant de mépris et de grosses combines l’organisation des élections.

Encore un exemple ? Retenez votre souffle ! Vous saviez déjà que Manuel Valls, c’est l’homme qui a créé une « nuance » qui permet à madame Le Pen de ne plus être comptée à l’extrême droite aux municipales. On comprend alors qu’il n’en est plus à une faveur près. Il a donc aussi autorisé le FN à mettre des bulletins d’adhésion dans les professions de foi.[souligné par U Cursinu Rossu] Mais oui ! Vendredi sept mars se tenait la réunion de la commission de propagande à la sous-préfecture d’Arles. Il s’agissait de valider les professions de foi et bulletins de vote des candidats pour les villes de Tarascon et Arles. Surprise de la réunion : les représentants des candidats FN ont demandé d’insérer dans leurs professions de foi un bulletin d’adhésion (détachable) à leur parti. Refus évident et prévisible opposé par le président de la commission ! Pourtant, les représentants du FN sont revenus à la charge. Ils ont demandé une commission restreinte. Durant celle-ci, le ministère de l’Intérieur a donné son accord. Quel que soit celui qui est intervenu, une chose est certaine : les professions de foi des candidats FN d’Arles et de Tarascon qui sont déposées en sous-préfecture intègrent un bulletin d’adhésion au FN. Evidemment, nous demandons à la sous-préfecture d’Arles de nous éclairer sur ce revirement de la commission de propagande. Elle doit rendre public les éléments qui ont motivé une telle décision. Et si elle ne le fait pas, pourquoi la préfecture de la Creuse, qui a accordé la même faveur, ne le ferait pas ? Avec Valls et Hollande, il fait bon être au Front national. Comme la démocratie est belle depuis « le changement c’est maintenant » !

Aux élections municipales, la bidouille de Manuel Valls est confirmée telle que je l’avais dénoncée ici même. Le ministère de l’Intérieur a publié sur son site internet la totalité des listes dans toutes les communes. Le ministère a attribué à chaque liste une « nuance ». Ces « nuances » servent à deux choses. Premièrement, additionner les résultats de toutes les communes pour présenter un total national par « nuance ». Deuxièmement, aider la presse à se repérer : les résultats commune par commune sont ainsi présentés le lendemain du vote accompagnés de la nuance officielle. L’enjeu est donc très politique : il s’agit de la manière dont sera présenté le résultat des élections municipales.

J’ai déjà alerté sur les bidouilles de Manuel Valls avec ces attributions de « nuances ». Le but de Manuel Valls est simple. Camoufler la défaite à venir du PS. Pour cela, tous les moyens sont bons : remplumer le score du PS en lui attribuant certaines listes, camoufler le résultat du PS dans un vaste ensemble « Union de la Gauche » allant jusqu’au Modem… Et, bien sûr, briser la représentation médiatique du Front de Gauche en minorant le nombre de listes Front de Gauche et en éclatant nos listes dans plusieurs nuances différentes : liste Front de Gauche, liste Parti de Gauche, liste Communiste, liste Divers gauche, liste d’Extrême gauche…

Une première analyse des « nuances » attribuées montre que la bidouille s’est faite de manière très grossière, dans un mélange d’amateurisme, de mauvaise foi, et de perfidie. Il en résulte une situation illisible. La perfidie du nuancier a été utilisée à plein régime. Valls utilise à tour de bras la nuance Liste « Union de la gauche » pour camoufler l’isolement du PS. Ainsi, à St Ouen, en Seine-Saint-Denis, la liste de la maire sortante Front de Gauche est « nuancée » liste « Front de gauche ». Mais la liste de division du PS qui essaie de nous ravir la ville voit sa liste « nuancée » liste d’« Union de la gauche » car elle a le soutien du PRG et EELV ! A Montauban, la liste FDG-EELV-NPA est nuancée liste « DVG » (Divers Gauche) alors que la liste PS-PRG est nuancée « LUG » (liste d’Union de la gauche) ! La centaine de listes entre le Front de Gauche ou le Parti de Gauche et Europe Ecologie est aussi passée par pertes et profits, et réduite à la seule étiquette de leur tête de liste : liste FDG à Cholet, liste VEC (Europe Ecologie) à Grenoble ou Bergerac.
Le chaos est atteint dès lors qu’il s’agit des listes du Front de gauche là où le PCF a choisi de quitter le Front de Gauche pour aller avec le PS. Pour les listes rassemblant le Parti de Gauche et Ensemble (et parfois le PCOF), on finit par croire que le classement est fixé à pile ou face. On décompte ainsi au moins trois « nuances » différentes pour des listes rassemblant exactement les mêmes partis ! D’un point de vue juridique, c’est une rupture d’égalité entre différents points du territoire national. Du point de vue politique, c’est la preuve des tripatouillages de Manuel Valls. A Paris, la liste PG-Ensemble-PCOF est nuancée liste « PG ». Mais à Clermont-Ferrand et Toulouse, nous avons obtenu gain de cause et les listes PG-Ensemble sont nuancées liste « FDG ». Par contre, à Besançon, la liste PG-Ensemble est nuancée liste « Extrême-gauche » ! Pourtant, à Besançon, la tête de liste est membre du PG, comme à Toulouse ! La bidouille et la malhonnêteté sont allées très loin. Ainsi, à Paris, les 20 listes d’arrondissements sont nuancées liste « PG » même dans les 4 arrondissements où la tête de liste est d’un autre parti, en l’occurrence Ensemble (2e, 7e, 13e, 19e arrondissement).

Des erreurs grossières ont aussi été commises. Ainsi, à Saint Denis, la liste Front de Gauche conduite par un communiste est classée « liste PG ». Mais encore à Carcassonne : la liste FDG-EELV est elle aussi « nuancée » liste « PG ». C’est une énormité à tout point de vue. D’abord parce que, selon le nuancier du ministère, elle aurait dû au moins être « nuancée » « liste Front de Gauche ». En effet, elle a été « investie par le Parti de Gauche et le Parti Communiste Français » comme l’exige le nuancier de Valls. Il est d’autant plus stupide d’avoir classé cette liste comme « « Parti de Gauche » qu’elle est conduite par… la secrétaire départementale du PCF, Amandine Carazzoni. J’ajoute qu’une liste similaire (FDG-EELV avec tête de liste PCF) est nuancée liste « FDG » à Nîmes, dans la même Région. Bravo Valls ! Le chaos est à son comble. Et personne ne dira rien. A la fainéantise médiatique habituelle s’ajoute la peur du monsieur qui écoute aux portes, sans doute [...] J-L. M.

************************************
Vas-y chérie, va provoquer les Bidochon au café du Commerce en faisant savoir que tu as fait sauter un PV. Moi, je prépare les éléments de langage pour la soirée électorale de dimanche. Objectif d’enfumage : le FN progresse (vote utile nécessaire au second tour), la vraie gauche stagne ou recule, le PS s’en tire mieux que prévu.

Vladimir MARCIAC (pour Le Grand Soir).

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 15:07

 

 

 La citation:

 

 

              " La Crimée est perdue pour l'OTAN. Tant mieux."

                       
  http://www.jean-luc-melenchon.fr/

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 14:56

                                                                     courriel 2

 

 

 Capture d’écran 2014-03-22 à 07.23.27

 

C’est avec beaucoup d’émotion et de gravité que nous souhaitons nous associer ici au deuil cruel qui a frappé le Front National à Enghien-les-Bains. Elle est en effet bien dure, la disparition de cette colistière nonagénaire.

Mais, nous dira-t-on, cela peut se produire pour n’importe quel parti. Certes, et avec la parfaite loyauté et la totale absence de mauvaise foi qui nous caractérisent, nous en donnons acte bien volontiers.

Ce nonobstant, il nous apparait que ce triste évènement était prévisible. En effet, le F.N. s’est fait une spécialité de compléter ses listes par des vieillards, de préférence sous curatelle, ou frappés d’ Alzheimer. Or, les lois statistiques sont implacables.

L’histoire compte beaucoup de poursuites infernales. On citera pour mémoire l’acharnement que mettait, dit-on, la vérole à pourchasser le bas clergé breton. On évoquera la férocité avec laquelle les bohiscoutes traquaient les petits pauvres afin de les gaver de lait concentré. Eh bien, la chasse aux vieux organisée par le F.N. mérite largement de figurer dans ce palmarès, d’autant que parfois, du gibier proteste et se rebiffe, mécontent de ne pas avoir été prévenu.

Passons sur l’humanisme et l’honnêteté du procédé. Mais tout de même, est-il bien raisonnable, quand il s’agit d’un parti qui représente l’avenir du pays ?

Il y a plus grave : on nous dit que Jean-Marie Le Pen sera tête de liste pour les élections européennes. Mais le sait-il? Le précédent des municipales nous autorise à nous demander si sa progéniture l’a mis au courant… N’abuse-t-on pas sournoisement de la faiblesse de Jean-Marie?

            rire                       source:Rouge cerise

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 14:43

                                                                cerveau animé      

 

     En Ukraine, ces nazis  qu'on ne voit pas...

 

                           (on??: BHL.;L.Fabius....)

 

Comme le premier Ausaresse ou Bigeard venu, ils passent les rouges à la gégenne, tabassent en public les journalistes et lâchent leur jeunesse progomithlerienne traquer le juif dans les rue de Kiev, cela en arborant les insignes SS de la division Das Reich (pour les plus jeunes, celle d'Oradour). 

 

 

 

 Mussolini: "le fascisme c'est quand l'interêt de l'état se confond avec les interêts économiques".

 

 

 

"Le fascisme, ce n'est pas d'empêcher de dire, c'est d'obliger à dire."

                                                                                                        (Roland Barthes)

 

"Le facisme est une dictature terroriste ouverte des éléments les plus réctionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier"

                                                                                 1935, Palmiro Togliatti

 

                                             source:Canaille Le Rouge

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 14:25

 

                                                                    MARE NOSTRUM-copie-1

 

Vols, éboulements : Pompéi dépérit

 

Une nouvelle éruption du Vésuve pourrait-elle sauver Pompéi ? En ensevelissant une nouvelle fois la cité antique sous des tonnes de cendres comme ce fut le cas le 24 août 79, elle la protégerait peut-être mieux des ravages du temps et de la cupidité des hommes que les autorités qui en ont la charge. Le site archéologique, qui reçoit plus de 2 millions de visiteurs par an, a perdu un de ses chefs-d'œuvre : un morceau de fresque représentant la déesse Artémis. A sa place, dans la maison de Neptune fermée au public, ne subsiste qu'un rectangle de stuc blanc de 20 centimètres de côté. Ce vol n'a été découvert que le 12 mars par un gardien, mais il est possible qu'il ait eu lieu bien avant, la maison de Neptune n'étant couverte par aucune des 180 caméras de surveillance disposées sur les 66 hectares (dont 44 à l'air libre) du site.

Ce larcin fait suite à une nouvelle série d'éboulements qui se sont succédé début mars. 

Coup sur coup, quelques pierres d'un arc du temple de Vénus et un mur de la nécropole de Porta di Nocera sont tombés sous l'effet des pluies abondantes à cette période. Même si leur écho médiatique a été moins important que les écroulements de ces trois dernières années (maison des Gladiateurs, maison du Moraliste, pilier d'une pergola de la maison de Loreius Tiburtinus, poutre de soutien du toit de tuile dans la villa des Mystères), ils soulignent l'éternelle fragilité du lieu depuis que les archéologues du XVIIIe siècle l'ont rendu à la lumière.

L'Union européenne a exhorté l'Italie, déjà rappelée à l'ordre par l'Unesco en 2013, à " prendre soin de Pompéi, lieu emblématique pour l'Europe mais aussi pour le monde ". En réponse, le gouvernement a débloqué 2 millions d'euros pour des interventions d'urgence et le nouveau premier ministre, Matteo Renzi, a fait appel aux entrepreneurs de la Péninsule comme pour la restauration du Colisée, confiée au maroquinier Tod's, ou celle de la fontaine de Trevi, réalisée par le couturier Fendi. " Si le privé peut faire en sorte que les murs tiennent debout, pourquoi ne pas lui en donner la possibilité ? ", s'est-il interrogé alors que le budget de la culture, diminué de deux tiers en cinq ans, frôle à peine 1 % du budget de l'Etat (1,4 milliard d'euros).

" Vols ou effondrements sont les épisodes d'une même histoire, analyse Antonio Irlando, président de l'Observatoire du patrimoine culturel. L'histoire d'un site hors de contrôle et d'une gestion au jour le jour. Personne ne pense à l'après-demain. " Deux ans auparavant, cet homme qui visite le site presque quotidiennement pour y relever tous les dommages, petits et grands, nous disait déjà la même chose.

Pourtant, en 2011, l'UE a débloqué 70 millions d'euros (qui s'ajoutent à 30 millions de l'Etat) pour entreprendre une campagne de restauration, baptisée " Grande Progetto Pompei ", pour les villas les plus belles et souvent fermées au public pour des raisons de sécurité. Pour s'assurer que tout sera fait dans le temps imparti par le commissaire à la culture, Rome a nommé un général des carabiniers, Giovanni Nistri, pour prendre la tête du commando qui doit superviser les travaux.

Un général ! Et pourquoi pas un archéologue ou un manager ? Pour son plus grand malheur, Pompéi est située en Campanie, région où la Camorra, la mafia napolitaine, s'est insérée dans presque tous les échelons politiques et les rouages économiques. Spécialiste de la récupération des œuvres d'art volées, le général Nistri doit donc avant tout veiller, à la demande expresse de Bruxelles, à ce que les entreprises retenues pour conduire les travaux présentent un certificat antimafia en bonne et due forme.

Depuis, trois ministres de la culture sont passés, et rien ou si peu a été fait. Le général attend toujours de disposer d'un bureau sur le site et l'équipe de vingt fonctionnaires aguerris qui lui a été promise n'a pas été nommée. Un seul chantier de restauration est parvenu à son terme, celui de la villa du cryptoportique. Quatre sont lancés. Une dizaine d'autres attendent encore les autorisations administratives.

Cette fois, c'est la lenteur de la bureaucratie et de la justice italiennes qui est en cause. Les entreprises retoquées pour un projet de restauration font systématiquement appel de la décision devant le tribunal administratif, retardant d'autant le lancement des travaux. Selon le quotidien Il Corriere della Sera, seuls 588 000 euros avaient été dépensés, soit " 0,56 % des fonds " du Grand Projet Pompéi. Il faut pourtant faire vite. Si cette manne n'est pas investie d'ici à la fin 2015, Bruxelles récupérera sa mise.

La logique des interventions d'urgence prévaut, alors que Pompéi aurait davantage besoin de soins quotidiens. La disparition du visage d'Artémis, laissant désormais Apollon contempler le vide, ne peut faire oublier les milliers de morceaux de fresques et de stucs, ramassés au jour le jour par les 138 gardiens, qui s'entassent dans des cageots, dans des hangars battus par les vents. " C'est comme si Pompéi était dépecée ", se plaint M. Irlando. Selon lui, 10 % du budget du Grand Pompéi suffirait pour former des artisans qualifiés pour restaurer quotidiennement le site et le mettre en sécurité. " C'est un chantier permanent, explique-t-il, mais plus les jours passent et plus la mission deviendra impossible. "

Philippe Ridet

Le Monde, 21 mars 2014 

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