Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

CHANTS REVOLUTIONNAIRES

Archives

6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 09:26

 

 

 

 

                                                                   patronat-la-farce-tranquille.png

Partager cet article
Repost0
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 12:42

 

                                                     solidarité internationaliste      

 

 

petrosimonenko.jpg« Ils peuvent interdire le Parti communiste, ils ne pourront pas bâillonner les idées communistes ! »

 

Petro Simonenko, secrétaire-général du Parti communiste d'Ukraine interviewé par Sergei Lozounko, pour le journal de Kiev « 2000 »

 

Traduction VL pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Question : Petro, nous nous rencontrons dans une période très difficile, ce qui se passe dans le pays sera le principal objet de notre conversation. Mais je voudrais commencer par cette question : pourquoi le groupe du Parti communiste continue-t-il à travailler dans le Parlement ? Franchement, beaucoup sont perplexes. J'ai souvent entendu l'idée qu'il se passe des événements importants, certains disent un coup d'Etat dans le pays, et que les communistes votent comme si de rien n'était. Alors pourquoi ?

 

Réponse : Je vous remercie de cette question. Je vous préviens, ma réponse ne sera pas courte. Revenons à la fin de la semaine dernière, le président qui fuit, le Premier ministre qui disparaît, les collectivités locales et les organismes chargés de faire respecter la loi qui sont paralysés, le pays s'enfonce rapidement dans le chaos : la violence contre les manifestants, la confusion autour des « Titouschki » [NdT : agents provocateurs, bandes de hooligans tantôt à la solde du pouvoir ou de l'opposition], de l'exigence du renvoi des « Berkut » [NdT : Forces anti-émeutes du gouvernement], et des forces de la police militaire, et tout simplement le pillage généralisé, qui n'avait plus rien de politique.

 

Donc, les communistes ont pris la décision responsable et réfléchie de continuer à travailler dans le Parlement. Faire tout notre possible pour atténuer les peines des gens du peuple. Le plus simple aurait été de claquer la porte, de quitter le Parlement. Nous sommes restés, nous pensions que c'était ce qui était juste, cela l'était.


 

Q : Le Parlement n'a jamais été aussi actif depuis dix ans. Les lois passent, personne ne les bloquent, le système parlementaire fonctionne. Mais en même temps, il subsiste beaucoup de doutes sur la légitimité de toutes ses lois. Etes-vous d'accord avec cela ?

 

R : Beaucoup de votes sont politiques ou, comme nous devons le dire, des actes à la légalité politique. Pendant que le sang coulait, la principale chose qui devait être tranchée, c'était comment empêcher une nouvelle escalade de la violence, que de nouvelles victimes tombent. Par conséquent, dans ces circonstances, il était juste de rétablir la Constitution de 2005, les députés ont pris la responsabilité de cela. Mais pour les projets de loi, résolutions avec lesquels nous étions fondamentalement en désaccord, nous ne les avons pas voté.


 

Q : L'Ukraine connaît peut-être le moment le plus dramatique de son histoire. Je voudrais entendre votre analyse des événements en cours. Quelles sont les chances que la situation se stabilise ? A-t-on passé les moments les plus durs de la crise ?

 

R Dramatique, c'est un euphémisme ! C'est la période la plus tragique, oui ! Pour la première fois depuis l'indépendance, les batailles politiques ont dégénéré en combat réel, il y a eu effusion de sang, des gens sont morts.

 

L'intégrité territoriale de l'Ukraine a été menacée, son existence même en tant qu’État unifié, indépendant et souverain. Cela signifie une menace pour le bien-être, la santé, les vies de millions de personnes. Et je ne parle pas de l'effondrement de l'économie et du système de Sécurité sociale.

 

Les événements offrent un tableau contrasté : que les manifestations aient été suivies par des centaines de milliers de personnes, cela en dit long sur le mécontentement par rapport au régime de Ianoukovitch, qui a dirigé le pays de façon maladroite, a trompé les gens, et n'a tenu aucune de ses promesses de campagne.

 

Tous les agissements du gouvernement précédent visaient à enrichir un petit groupe de personnes, c'était du vol, du népotisme. Et il s'est produit d'une manière si patente que le fils du président est devenu milliardaire en une seule année. Ce dans un contexte de paupérisation totale. La corruption, l'arbitraire bureaucratique, l'impossibilité de pouvoir obtenir justice devant les tribunaux, ces phénomènes négatifs ont acquis une dimension tout simplement catastrophique. L'autorité est en faillite totale et, au moment décisif, il n'y a eu personne pour la défendre. Les forces de l'ordre qui ont défendu les bâtiments gouvernementaux, et n'ont fait qu'obéir aux ordres, ont été limogées. Elles ont été trahies et abandonnées. Par le président, les ministres, les députés, ceux du « Parti des régions ».

 

Cependant, il faut dire que les manifestations n'ont pas acquis la nature d'un affrontement de classes. En fait, il s'agit d'un combat entre deux groupes de la même classe d'exploiteurs : la bourgeoisie oligarchique. Est-ce que les oligarques de l'opposition sont-ils mieux que ceux du « Parti des régions » ? Exploitent-ils moins les travailleurs, profitent-ils moins de la paupérisation des masses ?

 

Il suffit à cette « opposition » dirigée par divers clans oligarchiques, leurs partenaires étrangers, de poursuivre ses propres objectifs géopolitiques, de canaliser la colère, de diriger cette vague pour faire – appelons un chat un chat – un coup d’État. Mais, en fait, les gens des deux côtés ne sont pas morts pour leurs propres intérêts, mais pour les intérêts d'une poignée d'oligarques.

 

Avons-nous passé le pic de la déstabilisation et de l'anarchie ? Non. CE N'EST QUE LE DEBUT !

 

On ne va pas laisser tomber Lénine !

 

Q : Ces derniers jours en Ukraine, ont été détruits des dizaines de monuments en l'honneur de Lénine. Quand, en décembre dernier, on a détruit un monument à Kiev, cela a même suscité des condamnations dans les camps de l'opposition. Maintenant ce que l'on appelle les « Léninopades » [NdT :chutes de monument de Lénine]sont devenues monnaies courantes. Que pensez-vous de cette vague de vandalisme ?

 

R : La destruction massive de monuments de Lénine caractérise bien l'idéologie de ceux qui se trouvaient à Maidan et qui aujourd'hui ont pris le pouvoir en Ukraine. Des monuments de Lénine, ils sont passés à ceux en l'honneur des libérateurs de l'Armée rouge, qui ont nettoyé l'Ukraine de la peste brune, et maintenant à Brody c'est un monument en l'honneur du Maréchal Koutouzov. Le 23 février, un groupe de voyous à Fastiv a emmené le « Drapeau de la victoire » [NdT : drapeau de l'Union soviétique planté par les soldats de l'Armée rouge sur le Reichstag, symbolisant la victoire sur le nazisme] sur la place centrale et l'a piétiné.

 

Hélas, de telles actes barbares ne sont pas analysés correctement ni par les représentants du nouveau gouvernement, ni par les représentants officiels de l'UE et des Etats-unis, qui ont inspiré et soutenu « Euro Maidan » en Ukraine. Les nazis ont démoli les monuments de Lénine quand ils sont entrés en territoire occupé, leurs partisans idéologiques aujourd'hui font de même.

 

C'est la démonstration claire du fait qu'ils sont prêts à mettre en place un ordre nouveau dans le pays, nazi au fond.

 

Il est tout à fait évident que de telles actions n'ont rien de commun avec les valeurs européennes, ni avec la démocratie, ni les représentations élémentaires qu'on peut se faire de la moralité humaine.

 

Personne n'a demandé aux gens, aux habitants quels monuments ils voulaient garder intacts, et lesquels ils voulaient déboulonner. Tout cela se passe de façon déchaînée, j'ose dire terroriste, arbitraire. De toute évidence, il y a aussi la tentative de montrer qui est le patron. Et tout cela sous un verbiage sur la nécessité de conserver l'intégrité du pays. Mais est-ce que ces actions contribuent à la préservation de l'unité – quand on crache à la visage de millions de citoyens ukrainiens, je m'excuse pour l'image. C'est une provocation.



Vous l'avez fait remarqué fort justement, les protestations que cela a soulevé même chez les partisans de Maidan (la destruction de la statue de Lénine à Kiev), ce qui était inconcevable à l'échelle de tout un pays est devenu en un éclair, un acte routinier. Que c'est dangereux, si ce n'est effrayant !



Je tiens à souligner qu'ils ne réussiront pas à débarrasser l'Ukraine des monuments de Lénine. Parce que parmi les monuments de Lénine, on trouve la station hydro-électrique du Dniepr, l'usine d'armement « Ioujmach », les chantiers navals, les usines d'aéronautique, l'industrie métallurgique, les installations de machines-outils, autrement dit – tout ce qui a été créé dans l’État soviétique de Lénine, cet État des ouvriers, paysans, travailleurs intellectuels, et qui existe aujourd'hui encore en Ukraine.



Mais, malgré tout, cela redonne du baume au cœur, de l'espoir, que les gens ne perdent pas le sens de l'humour. Apprendre, par exemple, qu'à la station de métro « Théâtre », où on a démonté une représentation murale de Lénine, les habitants de Kiev ont fait circuler la blague : pourquoi on ne démonterait pas le métro, comme « héritage de l'époque totalitaire » ?



Avec la destruction des monuments de Lénine, la vie ne sera pas meilleure, les salaires, les retraites n'augmenteront pas, la corruption ne disparaîtra pas, la justice sociale ne sera pas instaurée. Mais l'hostilité entre les différentes régions, entre les citoyens va s'exacerber, c'est sûr.



La destruction massive des monuments va se développer de tous les côtés – par les activistes, le nouveau gouvernement puis toute l'Ukraine.



Quant à Lénine, c'est une figure de niveau mondial. Si je puis utiliser les termes de Pouchkine : « Il a érigé un monument superbe, durable ». Donc, essayez de le détruire, peine perdue. Effacer la mémoire de Lénine, pire détruire ses idées : c'est tout simplement impossible.




Q : Vous ne pouvez pas dire que le pays reste silencieux. La destruction de monuments provoque des protestations, mais les gens sont absolument sans défense et craignent le pire, ils achètent des produits et ont peur de sortir de leur maison le soir.



R : C'est dur à dire, mais vous avez raison. Nos concitoyens commencent à s'habituer à ce à quoi une personne normale, a priori, devrait s'indigner. L'Ukraine se résigne à ce que de façon incroyable on puisse facilement arrêter quelqu'un, faire une perquisition, lui saisir des affaires personnelles. Le pays s'habitue à ce que chez nous on fasse irruption dans une maison pour la voler ou l'incendier. Si l'orgie actuelle n'est pas stoppée, j'ai peur que nous puissions tomber dans l’abîme.

 

 

Q : Vous-mêmes, personnellement, vous avez souffert de ces cambrioleurs.



R : Oui mais cela ne concerne pas une maison, mais la totalité du phénomène. Aujourd'hui, ils brûlent les maisons des communistes – demain cela peut être celle de n'importe qui. « Maidan » clamait à la tribune des slogans démocratiques, autour des valeurs européens, pendant que régnaient le chaos, le pillage, le banditisme !



Vous savez que l'on a saccagé le siège du Comité central du Parti communistes. Des actes de vandalisme ont eu lieu dimanche et lundi. Maintenant, on a cassé des ordinateurs, des documents ont été brûlés. C'est seulement grâce aux résidents de l'immeuble, sympathisants du KPU, auxquels nous sommes très reconnaissants, que nous avons pu prévenir un incendie criminel.



En ce moment, comme le disait un camarade du parti, la démocratie ukrainienne est un masque pour agir une matraque à la main. Ces pilllards et ces voyous – quel que soit le parti ou l'organisme auxquels ils appartiennent – Maidan ou Anti-Maidan, doivent se voir opposer l'attitude la plus ferme qui soit.



On était, est et on reste le parti d'opposition populaire



Q : Au moment où on parle, 72 députés du Parti des régions ont déjà fait faux bond. Du côté du Parti communiste : aucun. Cela est au crédit de votre parti. Vous restez dans le Parlement. Avez vous l'intention de participer à tel ou tel nouveau gouvernement ?



Notre parti a déjà déclaré que nous sommes dans l'opposition au pouvoir. Aller à la quête au strapontin dans un gouvernement, il n'en est pas question.



Dans le même temps, je dis, si on propose des projets de loi qui correspondent à notre programme, le KPU est prêt à leur donner ses voix.



Un exemple, a été soumis au vote un projet de loi sur la nationalisation de la résidence Mezhyhiria (ancien palais du président Vikotr Ianoukovitch), les communistes ont voté pour à l'unanimité. Qu'on redonne, comme nous communistes l'avons toujours dit, au peuple tout ce que les oligarques ukrainiens lui ont volé !




Q : Petro, vous vous exprimez avec beaucoup d'assurance, mais vous savez que la proposition monte d'interdiction du Parti communiste. Au Parlement, un projet de loi a été déposé en ce sens. Quelle est la probabilité que de telles initiatives débouchent sur votre interdiction ?



Dans les circonstances actuelles, on ne peut rien exclure. Y compris l'adoption de mesures anti-constitutionnelles de ce type. Mais parler de démocratie, de pluralisme politique, de triomphe des principes européens, alors ce sera juste absurde. Cette interdiction ne sera qu'un acte de répression, une tentative d'imposer la pensée unique dans le pays.



Le Parti communiste, comme nous le savons bien, a déjà été interdit. Ceux qui l'ont fait on dû admettre qu'ils agissaient en dehors de tout cadre légal.



Je le déclare, clair et net, le Parti communiste, ils peuvent l'interdire, mais ils ne pourront pas bâillonner les idées communistes !



Et nous ne sommes pas seuls, l'annonce de ces projets d'interdiction du Parti communiste a provoqué un tollé chez tous les partis de gauche en Europe, des condamnations ont même été émises depuis la Chine et le Vietnam. Et bien sûr, les partis communistes des républiques sœurs d'ex-URSS ont été les premiers à répondre présents.




Q : Se préparent aussi des projets de loi sur la « lustration » (chasse aux sorcières anti-communistes dans l'administration publique)



R : Nous résisterons à l'adoption de cette loi mais il est évident qu'en cas de « purge anti-corruption », un seul groupe résistera au Parlement : celui du Parti communiste.




Q : Ne vous attendez-vous pas, même de manière symbolique, à une amélioration du sort des travailleurs, à des mesures allant vers le rétablissement de la justice sociale, après la « révolution » ?



R : Pas du tout. Les leaders de Maidan ont joué et continuent à jouer sur des slogans sociaux et, après la victoire, ils ont organisé des visites, des tours pour faire étalage du luxe kitsch de ces demeures princières des anciens gouvernants. Mais pourquoi ne pas avoir invité les gens à venir chez eux pour montrer que vous, vous n'êtes pas de ceux-là ?



Personne n'a porté à une telle initiative, tout comme personne n'a « proposé de venir rendre visite » directement aux oligarques, et tout le monde comprend pourquoi.



En effet, je me répète, il ne s'agit pas de quitter le système actuel de pillage du pays pour juste changer les « bénéficiaires ». Au peuple, désolé, on a jeté un os à ronger en le baladant dans ces palais luxueux pour le détourner des vraies causes de la crises, et des moyens d'en sortir.



Regardez : en ne pointant pas les oligarques, aucun des dirigeants de la « révolution » ne propose la la voie la plus claire et la plus juste de sortie de l'impasse économique : la nationalisation des biens appartenant à l'oligarchie, pour que les profits n'aillent pas dans ces palais luxueux mais pour des salaires décents, des retraites, des bourses d'étude, pour le développement d'infrastructures en pleine décrépitude.



Non, le nouveau gouvernement veut résoudre ces problèmes en passant un prêt avec le FMI, dont les termes sont dans les intérêts du capital international, ce qui conduira les gens à se serrer toujours plus la ceinture : hausse des prix et des tarifs, gel des allocations, retraites et salaires. C'est le résultat direct de la « révolution » : puisque l'on sait d'où on doit attendre l'aide, l'aide financière de la Russie, dans ces circonstances, va cesser.



Et encore, pourquoi on ne supprime pas cette réforme anti-populaire de la santé, pourquoi on ne revient pas sur la réforme des retraites. Mais l'ancienne opposition qui maudit le « Parti des régions » est pour ces réformes !




Défendre les travailleurs, renforcer le parti, éviter la guerre civile



Q : Je peux vous demander ce que le parti va faire dans l'immédiat. Quels sont les objectifs et la voie tracée par le KPU ?



R : Poursuivre nos efforts. Nous n'abandonnerons pas notre peuple, tout le monde le sait. On vous a parlé des actes de vandalisme contre le siège central et les bureaux régionaux du Parti. Les vandales se sont eux-mêmes auto-proclamés « groupes d'auto-défense », « centuries noires ». Ces gens là viennent vraiment de Maidan ? Après tout, il n'y avait pas là-bas de slogans anti-communistes. Non, ce sont des voyous envoyés par ceux qui veulent contrôler la vie politique du pays.



Avec le Parti des régions, c'est facile – il s'est disloqué en un rien de temps. Mais nous, communistes, comme vous l'avez dit, on a fait bloc, on a pas cédé. C'est à ce moment-là qu'a commencé cette campagne brutale. Notez que c'est arrivé soudainement : une attaque contre le Comité central, les comités régionaux, des raids à nos domiciles. Et puis ils ont balancé des calomnies dans les médias. Par exemple, on a dit qu'on m' « aurait vu » dans un hôtel à Moscou. Ma réponse à ceux qui essaient de me discréditer : j'étais ici, en Ukraine, où je rencontrais les militants du parti sur le terrain.



Pour moi, la calomnie n'est pas une chose nouvelle, ce n'est pas une surprise. Je comprends aussi que, pendant la campagne électorale, l'opposition d'hier veuille piquer, sur le traitement des questions sociales, les slogans du Parti communiste. Et puisque les communistes sont les défenseurs authentiques du peuple, une ligne que nous ne lâcherons pas, ils sont passés à la persécution organisée contre nous. Finalement, les voyous, avec derrière eux les oligarques, ont pris le pouvoir et, sous couvert de Maidan, ils ont organisé la terreur.




Q : Petro, que voudriez-vos dire à vos camarades, sympathisants ?



R : En premier lieu, je souhaite remercier tous ceux qui sont restés fidèles à nos idéaux, ceux qui n'ont pas fui ni trahi – ni le parti, ni nos électeurs.



Dans ces circonstances, la tâche la plus importante est de conserver la structure, les effectifs, les cadres du Parti, de faire preuve de vigilance pour ne pas succomber aux provocations. Il est important d'utiliser toute opportunité d'expliquer ce qui se passe aux travailleurs, ses conséquences dangereuses pour les travailleurs – à savoir la détérioration de la situation économique, la hausse du chômage et de l'endettement, la baisse des salaires et des retraites, l'augmentation des prix et des tarifs, la criminalité galopante.



Quant à la direction du Parti, au groupe parlementaire, nous ferons tout notre possible pour, dans ces conditions très difficiles, défendre les intérêts des travailleurs, renforcer le parti, défendre l'Ukraine et éviter la guerre civile.




Q : Notre journal est lu par de nombreux partisans de Maidan. Peut-être pouvez-vous leur adresser quelques mots.



 

R : Avant tout, je demanderais aux partisans de Maidan de se rappeler les raisons pour lesquels ils sont descendus dans la rue, sous quels slogans ils protestaient : contre l'arbitraire, contre le régime de non-droit, contre la violence. Pour la démocratie, pour l'Etat de droit, pour le respect strict de la Constitution, pour les droits politiques, pour les droits civils, pour les droits de l'Homme. Et bien, tous les efforts de la nation doivent se diriger vers un processus qui aille dans ce sens, ne permettant plus le règne du non-droit et de la violence.

Partager cet article
Repost0
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 12:36

 

             8 mars: Journée des Femmes

 

 

Un héritage des pratiques étasuniennes à Abu Ghaïb : torturer les prisonnières irakiennes (The Palestine Chronicle)
Ramzy BAROUD

« Quand ils m’ont appliqué l’électricité, j’ai étouffé, mon corps s’est raidit et le sac est tombé de ma tête, » a déclaré à Human Rights Watch (HRW) Israa Salah, une détenue irakienne dans un témoignage poignant.

Israa (ce n’est pas son vrai nom) a été arrêtée par les forces étasuniennes et irakiennes en 2010. Elle a été torturée au point de reconnaître des accusations sans fondement d’être une terroriste. Selon un rapport de 105 pages publié le 6 février par HRW et intitulé « Personne n’est à l’abri, »ce sont des milliers de femmes irakiennes en prison qui sont soumises à de semblables pratiques, retenues sans charges, battues et violées.

Israa a enduré la plupart de ces traitements dégradants et hélas typiques. Elle a été menottée, forcée de s’agenouiller puis frappée à coups de pied au visage jusqu’à ce que sa mâchoire soit brisée. Et quand elle a refusé de signer la confession, c’est alors que des fils électriques ont été fixés à ses menottes.

Bienvenu dans « l’Irak libéré » une « démocratie » en devenir que les dirigeants étasuniens ne cessent de célébrer... Il n’y a aucun doute que les pratiques brutales du gouvernement irakien de Nouri Al-Maliki sont une suite des mêmes pratiques de l’administration militaire des États-Unis qui a dirigé l’Irak à partir de 2003 jusqu’au départ des troupes US en décembre 2011.

C’est comme si les tortionnaires avaient appris du même manuel. En fait, c’est ce qu’ils ont fait.

La torture et les traitements dégradants des prisonniers irakiens – hommes et femmes – dans la prison d’Abu Ghraib ne sont pas des incidents isolés dont se rendraient responsables quelques « fruits pourris ». Seuls les naïfs donneraient du crédit à cette interprétation des faits, car l’horreur et la fréquence des abus sont systématiques. Beaucoup de récits identiques ont filtré depuis les révélations d’Abu Ghraib plus tôt en 2004, confirmés par des preuves irréfutables non seulement dans l’ensemble de l’Irak mais également en Afghanistan. Ces crimes ont été aussi bien commis par les Etasuniens que les Britanniques, suivis des Irakiens en charge aujourd’hui de poursuivre la mission de « démocratisation ».

Le rapport « Personne n’est à l’abri » fournit certaines des évidences les plus horribles des abus exercés à l’encontre des femmes par le criminel « système judiciaire » irakien. Les kidnapping, tortures, viols et mises à mort de femmes sont si répandus que s’en est profondément choquant, même comparé à la triste situation des droits du homme dans le pays par le passé. Si une telle réalité s’imposait dans un contexte politique différent, le scandale au niveau international aurait été immense. Certains des médias occidentaux dits « libéraux » et censés se préoccuper des droits des femmes auraient réclamé une sorte d’intervention humanitaire, voir une guerre. Mais dans le cas de l’Irak, le rapport de HRW ne va probablement rencontrer que peu d’écho, et si cela se produit l’information sera déformée puis vite oubliée.

En fait, la question des abus à l’encontre de milliers de femmes – sans parler des dizaines de milliers d’hommes – a déjà été traitée mais sans ses aspects politiques. La formule à la mode semblant s’imposer depuis la publication du rapport, est que ces abus confirment les « faiblesses » du système judiciaire irakien. Le défi serait alors de renforcer un système trop faible, peut-être en envoyant plus d’argent, en construisant de plus grands équipements et en assurant une meilleure formation, vraisemblablement fournie par du personnel étasunien.

Particulièrement absentes sont les voix des groupes intellectuels et féministes qui semblent pourtant constamment affligés, par exemple, des pratiques traditionnelles dans les mariages yéménites, ou des visages couverts des femmes en Afghanistan. Et il n’y a jamais beaucoup de tumulte quand des femmes basanées souffrent aux mains d’hommes occidentaux ou de leurs supplétifs comme c’est le cas en Irak.

Si le rapport de HRW apparaissait de façon complètement isolée dans le terrible contexte politique créé par l’invasion de l’Irak par les États-Unis, on pourrait à contrecœur excuser un relatif silence. Mais ce n’est pas le cas. La culture d’Abu Ghraib continue d’être la tactique par laquelle les Irakiens ont été régis depuis mars 2003.

Des années après que l’enquête sur les mauvais traitements appliqués à Abu Ghraib ait commencé, le Commandant général Antonio Taguba, qui avait mené l’enquête, a indiqué qu’il y avait plus de 2000 photos non publiées faisant état de plus d’abus. « Une photo montre un soldat américain apparemment en train de violer une prisonnière tandis qu’une autre photo montre un traducteur masculin violant un détenu, » a rapporté le journal The Telegraph en mai 2009.

Taguba avait alors appuyé la décision d’Obama de ne pas éditer les photos, pas pour des raisons liées à la morale mais simplement parce que « la conséquence serait de mettre en danger nos troupes – rempart de notre politique étrangère au moment où nous avons le plus besoin d’elles – et les troupes britanniques qui essayent d’imposer la sécurité en Afghanistan. » Naturellement, les Anglais supposés établir la sécurité en Afghanistan, ont écrit leur propre histoire pleine d’infamie avec toute une série d’abus qu’ils n’ont eu de cesse de commettre depuis qu’ils ont mis le pied en Afghanistan.

Vu le climat politique qui prévaut en Irak, les dernières cruautés rapportées sont naturellement à placer dans leur propre contexte. La plupart des femmes maltraitées sont musulmanes sunnites, et leur liberté a été un important cri de ralliement dans les provinces sunnites en rébellion dans le centre et l’ouest de l’Irak. Dans la culture arabe, déshonorer quelqu’un par l’occupation et le vol de sa terre vient en second lieu après le déshonneur imposé aux femmes. L’humiliation ressentie par des millions de sunnites irakiens ne peut être expliquée uniquement par des mots, et l’insurrection armée a été la réponse prévisible aux politiques gouvernementales de déshumanisation, de discrimination et de violence.

Alors que l’Irak dans la foulée de l’invasion étasunienne était loin d’être un paradis pour la démocratie et les droits de l’homme, le « nouvel Irak » a renforcé une culture d’impunité où plus rien n’est sacré. Déshonorer des sociétés entières a été une tactique exploitée par al-Maliki dans sa guerre sale. Beaucoup de femmes « ont payé pour des activités terroristes alléguées dont se seraient rendus coupables des membres masculins de leur famille, » a rapporté l’Associated Press, citant le rapport de HRW.

« Les actes des forces de sécurité et des agents irakiens, pour brutaux qu’ils soient à l’égard des femmes, rendront le pays plus sûr, » a déclaré Joe Stork, directeur adjoint à HRW. Il s’agit de la même logique que celle consistant à vouloir soumettre les Irakiens par le « choc et l’effroi » (shock and awe).

Ni l’une ni l’autre de ces théories n’a de sens. La guerre et la rébellion en Irak continueront tant que ceux qui détiennent la clé de cette immense prison irakienne ne comprendront pas que les droits humains doivent être respectés, comme condition préalable à toute paix durable.

Ramzy Baroud

Traduction : Info-Palestine.eu - Claude Zurbach

Partager cet article
Repost0
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 12:21

 

 

  SAMEDI 8 MARS 15 H au Musée de Bastia.

                 Journée de la femme.

 

       

Conférence « Marie Bonaparte et la Psychanalyse » par alain de Mijolla, historien et psychanalyste.

Marie Bonaparte, « princesse Bonaparte », puis, par son mariage, princesse de Grèce et de Danemark, est née le 2 juillet 1882 à Saint-Cloud (dans les Hauts-de-Seine) et morte le 21 septembre 1962 à Gassin (dans le Var). C’est une princesse, une écrivaine et une pionnière de la psychanalyse en France.

Manifestation organisée dans le cadre de la journée de la femme par:

l’association Isula Viva et la Municipalité de Bastia

 

Partager cet article
Repost0
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 16:36

 

 

                                         Ukraine : Déclaration du PCF

Par la voix de son secrétaire national, Pierre Laurent, sénateur de Paris, le Parti communiste français s'est adressé aujourd'hui au président François Hollande pour qu'aucune décision de la France dans la crise ukrainienne ne soit prise sans consultation en amont des chefs de partis et des présidents de groupe au Parlement.

L'Ukraine est sous le feu depuis trois mois d'une lutte sans merci pour le pouvoir de ses oligarchies, toutes plus avides et corrompues les unes que les autres et qui se sont enrichies grâce aux politiques néo-libérales soutenues tant par l'UE que par la Russie.

L'Union européenne, la Russie, les États-Unis par l'intermédiaire de l'OTAN ou directement ont versé dans la surenchère, la démonstration de force et l'escalade militaire. C'est le peuple ukrainien qui est pris au piège entre la peste et le choléra.

Cette logique a pour toile de fond l'enjeu stratégique que représente l'Ukraine pour les grandes puissances qui s'affrontent dans une guerre économique féroce. 70 % du gaz et du pétrole russes transitent par l'Ukraine, et l'Europe représente 90 % des achats de pétrole russe. Ce n'est pas le retour de la Guerre froide à laquelle nous assistons mais bien à un conflit au sein du G8 entre, d'une part, les États-Unis, appuyés par l'UE et servis par l'OTAN, et, d'autre part, la Russie, pour sauver ou conquérir leur place parmi les puissances mondiales.

À l'instar de l'Allemagne qui met en place un groupe de contact, la France devrait jouer un rôle premier pour se démarquer significativement de l'OTAN et pour stopper l'escalade militaire. Le but de la France devrait être de contribuer à un processus qui mène au retrait à terme de toutes les forces militaires étrangères aujourd'hui présentes sur le sol ukrainien.

L'Ukraine ne doit pas servir de « zone tampon » ou de « zone militarisée », unique ou coupée en deux, où Américains, Européens et Russes se jaugeraient sur le dos des Ukrainiens.

La France doit aussi avoir pour objectif premier la mise en place d'un véritable processus démocratique en Ukraine permettant au peuple ukrainien de reprendre la pleine maîtrise de sa destinée.

La nouvelle faction oligarchique aujourd'hui aux affaires projette une élection présentielle le 25 mai dans une situation hautement tendue, où l'extrême droite et les groupes néo-nazis dictent à l'opposition sa ligne politique et font régner la terreur dans le pays.

Ni la France, ni l'UE ne peuvent s'inscrire dans une telle démarche quand il s'agirait au contraire d'aider les forces démocratiques, en butte à la violence de l'extrême droite, à prendre le dessus pour que s'engage un véritable processus de réformes démocratiques, sociales et constitutionnelles. La France devrait appuyer les forces démocratiques et progressistes ukrainiennes qui plaident pour que le peuple ukrainien puisse se prononcer par voie référendaire sur les réformes à engager.

Il faut s'extraire de la logique de guerre et de ce tête-à-tête cynique « Occident » - Russie, et dans l'objectif d'appuyer les efforts de l'ONU et de son secrétaire général qui rencontre aujourd'hui le ministre russe des Affaires étrangères, la France devrait prendre l'initiative d'appeler à la tenue d'une table-ronde sous l'égide des Nations unies et de son conseil de sécurité réunissant autour de l'Ukraine, l'UE, les États-Unis et la Russie devant trouver un accord de sortie politique de crise sur deux points immédiats : l'arrêt de l'escalade militaire et la mise en place du processus démocratique.

La France, enfin, a une responsabilité particulière pour que l'Union européenne revoie de fond en comble ses relations avec la Russie et travaille avec elle à l'élaboration d'une politique de voisinage qui dépasse les tensions et ruptures du passé par la mise en place d'un partenariat de haut niveau fondé sur des échanges économiques, politiques et culturels dans un cadre de sécurité commune qui appelle au retrait des forces armées étrangères de l'Ukraine.

La France doit parler d'une voix qui lui est propre pour la paix et la démocratie.

Partager cet article
Repost0
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 16:18

                                                                 MARE NOSTRUM-copie-1

 

                                                                         drapeau-palestine-.gif

 

    Palestine occupée : comment disparaît un village

 par Fadwa Nassar

Le village de Ramyé, dans al-Jalil, est menacé de disparition. La colonie tentaculaire Karma’el compte s’étendre sur le village, devenu un quartier encerlé au fil des ans, et l’avaler. C’est ainsi qu’ont procédé les centaines de points de colonisation installés par l’occupant en Palestine : à partir d’un point, la colonie s’étend peu à peu et avale les terres qui l’entourent, tel que le prévoient les divers organismes de l’entité sioniste, depuis le gouvernement jusqu’à la municipalité, en passant par le Fonds National Juif, l’Agence Juive, la Histadrout et autres.

La colonie de Karma’el fut installée en 1964 en plein milieu de terres appartenant à plusieurs villages palestiniens. Depuis, elle s’est étendue de part et d’autre, vers le nord et le sud, vers l’est et l’ouest, avalant les terres de Deir al-Assad, Baane, Majd El-Kroum, al-Maghar et Nahaf. Non seulement les terres de ces villages furent confisquées, mais les liaisons entre les villages situés de part et d’autre de cette colonie furent coupées. D’ailleurs, une des fonctions des colonies placées au centre des agglomérations palestiniennes a consisté et consiste toujours à briser les liens sociaux et à détruire toute continuité géographique ou sociale entre Palestiniens. De plus, les colonies sont les principaux centres d’où rayonnent la judaïsation. Elles sont d’abord interdites aux Palestiniens, qui ne peuvent prétendre y vivre, à moins d’être admis par un comité qui juge de la disposition des candidats à approuver le sionisme et leur capacité de s’adapter au mode de vie et de pensée des colons. Ensuite, les routes traversant al-Jalil sont conçues en fonction de leurs besoins, les pancartes de signalisation des villages sont écrits en hébreu, et les noms arabes sont judaïsés en fonction de leur projet. Pour les colons et le projet de judaïsation de la région d’al-Jalil (mais il en est ainsi ailleurs), eux sont les maîtres, les autres (Les Palestiniens) n’existent qu’accidentellement, et provisoirement. C’est ce que signifie le label « village non-reconnu » d’ailleurs, il n’est pas reconnu par l’entité occupante qui prévoit sa disparition.

Le village de Ramyé est devenu, après l’occupation en 1948, un village non-reconnu, c’est-à-dire voué à la disparition ; il réussit à se maintenir jusqu’à présent, comme tant d’autres villages non-reconnus dans al-Jalil et al-Naqab, à cause de la persévérance de leurs habitants, bien que ses terres (400 dunums) furent confisquées en 1976 au profit « du bien public », c’est-à-dire l’extension de la colonie pour accueillir de nouveaux colons immigrés.

L’administration coloniale a refusé de reconnaître le village de Ramyé, même en tant que quartier à l’intérieur de la colonie Karma’el qui s’est étendue jusqu’à l’entourer de toutes parts. Le village palestinien de Ramyé est aujourd’hui encerclé mais il refuse de s’auto-détruire. Bien que l’affaire dure depuis les années 90, lorsque l’administration sioniste a sommé la population de partir, ce n’est que depuis quelques mois que l’expulsion et la destruction du village sont sérieusement envisagées et que la lutte pour demeurer et vivre à Ramyé rassemble de nouveau les Palestiniens de 48.

Dans les années 90, un accord était intervenu entre l’administration coloniale et les habitants de Ramyé, selon lequel la population se déplacerait vers un autre lieu, et l’Etat leur accorderait des compensations sous forme de terrains pour construire leurs maisons et des terrains agricoles. Cependant, l’occupant a refusé d’honorer sa promesse, pensant que la population, lasse, s’en irait sans compensation aucune. Mais les habitants de Ramyé ne sont pas partis, bien qu’ils vivent sans électricité, sans eau courante, et sans routes asphaltées menant à leur village, la colonie Karma’el refusant de relier le village à tous ces services de base.

Depuis le renouveau des plans de judaïsation d’al-Jalil, la question du village de Ramyé est revenue dans l’agenda de l’administration coloniale. Le « Département des terres d’Israël » a alors proposé aux familles des terrains de construction très réduits pour pouvoir loger tous les habitants de Ramyé, mais pire encore, des terrains dispersé ça et là, en vue de détruire les liens sociaux entre ses habitants, avec un ultimatum, sinon les bulldozers viendraient et détruiraient tout sur leur passage, et il n’y aurait plus de compensations.

Entretemps, les habitants de Ramyé avaient accusé le Département de ne pas avoir appliqué l’accord signé en 1995 devant le tribunal de Haïfa, qui avait donné raison aux habitants. Mais quelques années plus tard, le Département porte l’affaire devant les mêmes tribunaux et obtient gain de cause en août 2013, le précédent jugement en faveur des habitants de Ramyé étant rejeté. C’est alors qu’un nouveau ultimatum est donné à la population de Ramyé, qui devait abandonner son village avant le 4 novembre 2013, sinon, toutes les compensations dues seraient annulées.

Ayant réalisé que les tribunaux ne sont que des outils du pouvoir colonial, la population de Ramyé a décidé de résister, d’appeler à la résistance et au rassemblement de tous les Palestiniens autour de leur cause. Depuis plusieurs mois, une tente de résistance est plantée dans le village pour accueillir toutes les délégations politiques, associatives, culturelles et artistiques qui viennent soutenir la lutte des habitants de Ramyé. Les partis politiques des Palestiniens de 48 ont affirmé leur solidarité, et organisent des meetings et des manifestations, que ce soit dans la colonie Karma’el ou devant les organes administratifs coloniaux, pour protester contre la disparition du village de Ramyé. Des débats politiques sont organisés sous la tente, des films sont visionnés, et plusieurs fois par semaine, des activités pour les enfants de Ramyé sont animées par des chanteurs, des jongleurs, des artistes et des conteurs venant d’al-Jalil et d’ailleurs.

Il y a une semaine, la presse internationale a commencé à s’intéresser à l’affaire de Ramyé. Cela n’est due qu’à la persévérance de ses habitants et du rassemblement unanime des Palestiniens de 48 autour du village menacé. C’est une nouvelle preuve que la bataille menée sur le plan juridique est sans issue, sinon perdue d’avance. Seule la résistance à l’occupation permet d’envisager un avenir sans oppression ni injustice. Le village de Ramyé résiste, il ne doit pas être détruit. La mobilisation médiatique internationale doit pouvoir faire reculer l’occupant.

(20-02-2014 - Fadwa Nassar)

Partager cet article
Repost0
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 14:37

                                                                             MARE NOSTRUM-copie-1

                                                                     AKEL 2- 2

 

hands-off-cyprus.jpgCrise à Chypre : mise en échec des privatisations imposées par l'UE, chute du gouvernement ... grâce aux communistes ! 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La petite île chypriote est un grain de sable pour la « Troika » : ce vendredi, un plan de privatisation de trois entreprises publiques a été mis en échec par le Parlement, après des mobilisations populaires, le gouvernement a donné sa démission collective.



Peut-être n'est ce qu'un répit, mais au vu de l'affolement dans la presse économique européenne, c'est aussi un camouflet pour l'Union européenne, le FMI, les milieux financiers européens qui ont tenté d'imposer le bradage du patrimoine national chypriote.



« Nous n'accepterons pas le bradage du patrimoine national » (AKEL)



Le plan de privatisation de trois entreprises publiques majeures a été rejeté par le Parlement à 25 voix contre, 25 voix pour et 5 abstentions. Sur les 25 voix contre, 19 viennent des communistes de l'AKEL, 5 des socialistes de l'EDEK avec 1 écologiste. 5 parlementaires de droite se sont abstenus.



Le plan de privatisation est un élément-clé de l'accord conclu avec le FMI, l'UE l'an dernier de 10 milliards de $. Le leader du parti de droite DISY, Averof Neophytou, a réaffirmé que « les privatisations sont une nécessité ».



Le dirigeant du parti communiste AKEL a, lui, déclaré au Parlement qu'il n'accepterait pas « le bradage du patrimoine national », dénonçant le « chantage des prêteurs internationaux », visant l'UE et le FMI.



Le gouvernement a proposé ce vendredi la privatisation de trois fleurons nationaux : Cyprus Telecom (CyTA), l'Entreprise nationale électrique et les ports du pays, avec comme objectif de lever la somme de 1,4 milliards d'euros pour rembourser les créanciers européens.



Le gouvernement démissionne après le rejet du plan de privatisation



Le rejet de ce plan de privatisation s'inscrit dans le cadre d'une semaine de mobilisation populaire qui a culminé ce vendredi par une manifestation de plusieurs milliers de Chypriotes en colère, devant le Parlement, juste avant le vote.



Ce vendredi, les membres du gouvernement ont donné leur démission collective. Le président chypriote a accepté cette décision et devrait annoncer un nouveau Cabinet d'ici la mi-mars.



Le camouflet du vote contre le plan de privatisations au Parlement, ainsi que des désaccords dans la coalition gouvernement sur les pourparlers de paix autour de la « question nationale » expliquent cette crise politique.



AKEL : refus des privatisations, sortie de l'Euro et alternative à l'UE



AKEL s'est réjoui de cette victoire au Parlement et exige que le « le gouvernement respecte l'issue du vote (…) et ne fasse pas comme à l'accoutumée, méprisant le vote populaire ».



Les communistes chypriotes réaffirment à nouveau la nécessité « d'être ferme avec la Troika et de ne laisser passer aucune privatisation (…) nous sommes prêts à proposer des alternatives au bradage de notre patrimoine national ».



On se rappelle que l'AKEL avait décidé l'été dernier d'adopter officiellement la position de « sortie de l'Euro », après avoir appelé à une politique de rupture avec l'Union européenne et le FMI, faisant son auto-critique par rapport aux espoirs qu'elle avait pu avoir d'aménagement du cadre européen.



 

Un parti qui refuse les privatisations, exige de sortir de l'Euro, construit la mobilisation contre les politiques anti-sociales dans la rue et au Parlement : voilà ce dont nous aurions bien besoin dans la période, à Chypre et partout en Europe !

Partager cet article
Repost0
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 14:13

 

 

 

Impérialistes français, allemands, polonais, UE, USA : Bas les pattes d’Ukraine !

source: Pcf Paris 15

2 mars 2014

La crise politique en Ukraine tourne au drame depuis plusieurs semaines. Aucune issue allant dans le sens de maintien de l’unité du pays et d’un début de réponse à la crise économique et sociale n’apparaît. Au contraire, une aggravation des tensions, des violences, une logique de partition du pays en zones d’influence se dessinent.

140303_ukraine.pngLe renversement anticonstitutionnel du président élu, malgré l’accord signé la veille entre les différentes parties, a brusquement envenimé les choses. Le fascisme menace de prendre le contrôle politique de plusieurs régions. A Kiev, plusieurs membres du parti néo-nazi « Svoboda » ont été proclamés ministres, à des postes clefs. Le nouveau gouvernement est dirigé par des oligarques tout aussi corrompus que l’ex-président Iakounovitch, seulement encore plus inféodées aux puissances impérialistes occidentales.

La multiplication des exactions à caractère antisémite, des intimidations et des attentats contre les opposants politiques de gauche, d’abord communistes, font froid dans le dos. La nouvelle xénophobie officielle antirusse compromet toute réconciliation nationale dans un pays où un tiers de la population à le russe comme langue maternelle et les trois quarts comme langue d’usage. Les réactions à l’est du pays, ou en Crimée, sont les conséquences directes de ce choix politique, comme la position de la puissance russe voisine et sœur.  

En France, nous ne pouvons pas rester indifférents devant cette situation, d’autant que notre gouvernement n’a cessé de s’ingérer directement dans les affaires ukrainiennes, à côté des autres puissances impérialistes de l’Union européenne, Allemagne et Pologne en tête,  et des Etats-Unis.  Fabius et Hollande n’ont pas hésité à jouer, avec elles, avec le feu, à apporter une aide idéologique et logistique à un mouvement dont l’extrême-droite a pris la direction depuis des semaines, profitant du vide politique, du désarroi du mouvement de protestation sociale.

La propagande des media français n’a pas pu masquer l’image les milices armées jusqu’aux dents, portant croix gammées, n’ayant rien à voir avec des hommes de la rue en colère.  

Plus que jamais, il convient d’identifier les intérêts réels des puissances capitalistes, notamment celles de l’UE.

Depuis des années, elles entendent faire de l’Ukraine un protectorat, une base arrière fournissant une main d’œuvre à vil prix, dans le pays même ou via l’émigration, pour enrichir leurs trusts, casser les droits sociaux dans toute l’Europe. Les travailleurs ukrainiens, plus proches, sont déjà plus « compétitifs » que les Chinois ! Etats-Unis et UE entendent aussi repousser l’influence de la Russie, pays certes converti au capitalisme sauvage, mais aussi puissance concurrente.

Le projet d’accord « d’association » entre l’UE et l’Ukraine poursuivait exactement cet objectif en intégrant l’Ukraine dans une zone de « libre »-échange avec l’UE (bientôt avec l’Amérique du Nord) et en instaurant une « libre » circulation des capitaux et des exploités. Iakounovitch l’a négocié avec l’UE mais n’a pas réussi le faire passer en novembre, devant les réalités budgétaires du pays.

Ses concurrents politiques et les partis fascistes se sont emparés de l’événement et ont tenté de capter et dévier la protestation sociale générale. De concert, l’Occident frustré a accablé le partenaire privilégié d’hier, Iakounovitch. Il s’agit de reporter sur lui la responsabilité de la ruine du pays. Il s’agit d’édifier un mythe « européen » de sortie de crise, de liberté, dans une population déboussolée, pour mieux asseoir un pouvoir qui continuera à laisser faire le pillage et la colonisation du pays.

Montrer que « l’Europe c’est la paix » en soutenant les fascistes ukrainiens, cela relève de l’exploit idéologique!

Le suivi populaire a été poussif, culminant à 200.000 manifestants, avant de décliner, dans une ville de 3 millions d’habitants et un pays de 45 millions d’habitants. En 2010, Sarkozy a affronté une mobilisation dix fois supérieure pour les retraites… Mais la crise politique, dans un pouvoir miné par la corruption, totalement discrédité, a perduré, entretenue par les ingérences étrangères. La montée des provocations fascistes a finalement trouvé la dérive répressive d’un pouvoir de Ianoukovitch à bout pour lancer le coup de force.

Le nouveau pouvoir pro-UE espère réussir à se forger une légitimité en transformant les cent victimes civiles tuées  la semaine dernière (à côté des 50 membres des forces de l’ordre) en martyrs de ses propres intérêts. C’est mal parti. La foule, place Maïdan, a réservé un accueil distant aux ministres autoproclamés. A l’est, comme à l’ouest du pays, des mobilisations, beaucoup plus fortes que les précédentes, s’affirment contre les fascistes. Voilà une raison d’espérer.     

Dans cette situation confuse, dont les media internationaux ne peuvent cacher entièrement les réalités, nous affirmons notre soutien à l’analyse et aux positions actuelles de nos camarades du Parti communiste d’Ukraine.

Nous manifestons d’abord notre entière solidarité avec eux, notre indignation devant les attentats dont leurs permanences sont victimes, devant les menaces personnelles reçues par leurs militants, devant les menaces d’interdiction que le nouveau pouvoir fait peser sur leur organisation.

Nous saluons leur courage, notamment celui de leurs députés, qui continuent à siéger au Parlement pour défendre pied-à-pied, dans cette période de quasi non-droit, les acquis démocratiques et sociaux qui subsistent encore dans le pays.

Nous faisons connaître leur proposition d’organisation d’un référendum national pour que le peuple ukrainien puisse, en toute connaissance de cause, s’exprimer sur l’accord d’association avec l’UE. C’est l’origine, même superficielle, de la dernière crise. Ses promoteurs ukrainiens, polonais ou allemands ont visiblement peur de l’avis éclairé des électeurs. Le référendum s’impose. C’est tout autre chose que les élections anticipées décidées, sous influence, où les féodalités locales, dans un climat de tensions, pèseront de façon déterminante.

Nous faisons connaître la perspective nationale pour l’Ukraine portée par les communistes une souveraineté et de la cohésion de la nation et de l’Etat reposant sur le respect de la diversité culturelle de ses composantes.

 

Cette perspective est la seule à même de faire échec à la partition en zones d’influence entre impérialismes occidentaux et Russie que l’actuelle montée du rapport de force laisse présager.

Indépendamment de la situation présente, il est clair que l’imbrication historique, culturelle, économique entre l’Ukraine et la Russie nécessite, dans l’intérêt mutuel, malgré l’état dégradé de ces deux pays écrasés par la restauration capitaliste, une coopération économique étroite.

Au contraire, les prétentions de l’Allemagne, de la Pologne, de l’ensemble des impérialismes associés dans l’UE ne viseront jamais qu’au pillage de l’Ukraine. Nous dénonçons en France, dans l’intérêt également des travailleurs et producteurs français, le projet de soi-disant « association » UE/Ukraine. Nous condamnons d’avance toute manœuvre visant à le présenter sous un meilleur jour, par exemple en faisant payer aux peuples de l’UE une partie de la dette ukrainienne que cette même UL et ses alliés oligarques ont creusée.

Nous appelons enfin à manifester par les moyens appropriés pour la fin de l’ingérence et des manœuvres françaises, du gouvernement, de Hollande et de Fabius, dans les affaires internes de l’Ukraine.

Pour le respect du droit du peuple ukrainien à disposer de lui-même, dans l’intérêt de tous les peuples, halte à l’intervention de l’UE du capital !

 

QUELQUES RAPPELS :

Depuis la restauration capitaliste en Ukraine en 1991, jadis une des régions à l’industrie et l’agriculture les plus florissantes d’URSS, l’activité économique a reculé de 50%. La population a chuté de 6 millions d’individus, soit un huitième, du fait d’abaissement de l’espérance de vie et de l’émigration. Les richesses du pays ont été captées et dilapidées par des familles d’oligarques vendues à l’Occident. Les inégalités sociales, très faibles sous l’URSS, ont rejoint le niveau du Brésil.

En 2004, les impérialismes occidentaux ont déjà essayé d’utiliser cette situation en inventant et promouvant la « révolution orange », afin d’accroître leur domination directe et faire refluer la puissance russe. Mais les oligarques pourris mis en place, avec Mme Timochenko, n’ont pas pu tenir les rênes d’un pays qu’ils ont continué à détruire et diviser. Déchue, elle a dû laisser la place à Ianoukovitch. Le soi-disant « homme des Russes », politicien pourri lui-même, est vite devenu l’interlocuteur privilégié de l’UE…

La dépendance de l’économie ukrainienne au capitalisme mondialisée, l’économie de pillage, sont devenues telles que la crise américaine des « subprimes » a amené un recul économique de 15% pour la seule année 2009. Pourtant jamais, depuis des décennies, les besoins de la population ukrainienne n’ont été aussi mal satisfaits.   38% des Ukrainiens, 80% des retraités, selon les agences internationales, ont des ressources inférieures au minimum vital.

Un modèle encore plus avancé pour l’UE des capitalistes que la Grèce !

Partager cet article
Repost0
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:56

 

                                                                              MARE-NOSTRUM-copie-1

 

 

Egypte : Une situation meurtrière...

 

115-1536 IMG

Depuis le 3 juillet, plus de 1.400 personnes ont péri en Egypte, des manifestants pro-Morsi tués par les forces de l’ordre pour la quasi-totalité, selon Amnesty international. Dans la seule journée du 14 août, plus de 700 ont été tuées au Caire quand les forces de l’ordre ont dispersé des rassemblements pro-Morsi.

Par ailleurs, des milliers de Frères musulmans ont été arrêtés, dont la quasi-totalité de leurs leaders, jugés —à l’instar de M. Morsi en personne— dans divers procès, notamment pour "complot", "trahison" et "espionnage" en relation avec des mouvements islamistes étrangers, dont le Hamas de Gaza, considéré comme la branche palestinienne des Frères, et que la justice   vient d' interdire sur le sol égyptien..

 

                                                            (sources arabes)

Partager cet article
Repost0
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:34

 

 

 

                                                                     CERVEAU

 
 
L’affaire semble entendue : il y aurait d’un côté l’ours russe complice de toutes les tyrannies, et de l’autre Nous. Un Nous qu’il est inutile de définir, qui n’a pas de contours, qui n’a pas d’histoire, qui n’a pas d’intentions, un Nous absolu, indiscutable, un Nous en soi, qui nous suffit, nous englobe, nous dépasse, nous habite.
 
Le discours n’est plus que méthode, une litanie à la gloire du Nous, un catéchisme sans grandiloquence ni mystère, puisque le Vrai est en Nous naturellement, banalement, et imprimé, télévisé, reproduit à l’infini.
 
Cet Empire qui nous colonise de l’intérieur ne comprend pas ses limites. Il outrepasse, il s’étale, il se poursuit et, lorsque se trouve un obstacle, forcément malencontreux, à son expansion, il n’interroge que l’obstacle. Les Russes n’aiment pas la démocratie, ils sont belliqueux, ils défendent leurs intérêts, ils méprisent les peuples. L’exact contraire de Nous.
 
Nous se rengorge de toutes les bassesses de l’ennemi, il met en lumière tous ses forfaits, les Ministres de Nous les condamne toujours sans appel, les penseurs de Nous sont toujours dans l’objectif des caméras de Nous, et Nous est toujours dans la position du maître dans sa classe. Nous agit en fonction d’idéaux, toujours, quand les Russes agissent en fonction d’intérêts inavouables.
 
Nous soutient des démocrates ukrainiens, qui parfois font des quenelles à l’envers et des coups d’Etat. Ce n’est pas contradictoire. Quand Nous arme les gangsters takfiris en Syrie, ce n’est pas contradictoire. Quand Nous détruit l’Irak, bombarde Gaza, crache sur Chavez ou Allende, ce n’est pas contradictoire. Parce que c’est Nous, et que la contradiction, flagrante, n’est jamais dite, entendue, analysée, exposée. Elle est d’autant plus flagrante qu’elle n’existe pas. Pour Nous. Donc elle n’existe pas.
 
Lorsque la guerre débutera, ce sera de la faute des Russes. Car nous, qu’est-ce qu’on a fait ? Rien. Nous ne pouvons rien faire. C’est Nous qui l’a dit. Nous n’y sommes pour rien. Transportés par un vieil air connu, nous nous dirigeons vers le précipice.
             Pour le meilleur, croit-on, et pour l’Empire.
                                                                                                                           
 
Source:   "l'heure de l'mettre"

en direct sur www.campuslille.com
Partager cet article
Repost0