Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

CHANTS REVOLUTIONNAIRES

Archives

28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 10:35

 

 

Bosnia-EU-map.jpg« Printemps bosnien » : l'UE soutient le gouvernement et n'exclut pas … d'envoyer des troupes contre les manifestants !

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Double discours, double jeu. Pendant que l'Union européenne soutient en Ukraine les manifestants - y compris les plus violents, les groupes fascistes – contre le gouvernement, elle soutient en Bosnie son gouvernement corrompu contre des manifestations populaires.

 

Le focus de nos médias est sélectif. A 1 700 km de Paris, le peuple bosniaque dit « Non » face à un gouvernement corrompu, qui a tout privatisé et ruiné son pays, et qui a épuisé toutes les ficelles du nationalisme ethnique et du fondamentalisme religieux.

 

Certains parlent même de « printemps bosnien » : deux semaines de manifestations populaires, parties de centaines d'ouvriers licenciés dans des entreprises tout juste privatisées et déjà en faillite à Tuzla. Désormais dans toutes les villes, de Sarajevo à Mostar, Bosniaques, Serbes, Croates réclament tout simplement « du travail et du pain ».

 

La Bosnie, du mirage de l'indépendance à la réalité de la dépendance

 

Car la situation, on la connaît. Un pays où 44 % de la population est au chômage (57 % pour les moins de 25 ans), un tiers sous le seuil de pauvreté, un pays totalement dépendant où le déficit commercial frôle les 30 % (4 % pour la Grèce, 2 % pour la France).

 

Le mirage de l'indépendance laisse la réalité du dépendance accrue face au capital allemand, aux banques autrichiennes, aux troupes européennes. La Yougoslavie socialiste, multi-culturelle, pacifique n'est plus qu'un lointain souvenir, entretenu avec nostalgie.

 

L'Europe porte une lourde part de responsabilité dans cette situation. C'est elle, en particulier l'Allemagne, qui a précipité l'éclatement de la Yougoslavie en 1992 en reconnaissant les pays sécessionnistes, afin de récupérer la grosse partie du gâteau.

 

C'est elle qui a imposé, en lien avec le FMI, des « plans d'ajustement structurel » qui ont surtout contribué à détruire la petite agriculture du pays, l'industrie lourde héritée de l'ex-Yougoslavie socialiste, le secteur bancaire, tous privatisés et passés sous dépendance des capitaux étrangers.

 

La Bosnie, un pays sous tutelle européenne : le Haut représentant, un pro-consul

 

Aujourd'hui, la Bosnie est non seulement un pays dépendant mais sous tutelle. Héritage des Accords de Dayton (1995), le « Haut représentant pour la Bosnie » est le véritable maître du pays.

 

Ce haut dignitaire international est toujours membre d'un pays de l'Union européenne, il a droit d'imposer des décisions contraignantes y compris contre l'avis des élus locaux ou nationaux, d'annuler des mesures prises par ces derniers, voire de révoquer ces élus.

 

C'est ainsi le Haut représentant qui a imposé l'adoption du Mark comme monnaie nationale, d'un drapeau national (comme celui du Kosovo) fort similaire à celui de l'Union européenne et bien sûr a pressé pour l'adoption des « réformes structurelles » en vue de l'adhésion à l'UE : coupes dans les aides sociales, baisse de salaires, privatisations des secteurs-clés

 

La révolte populaire depuis plusieurs semaines en Bosnie, c'est donc une réaction de colère contre cet agenda européen qui a réduit le pays – autrefois région plutôt prospère de Yougoslavie – à la misère.

 

Pour le Haut représentant : « il faut penser à l'envoi de troupes européennes »

 

La première réaction vient du pro-consul, le Haut représentant actuel pour la Bosnie, l'Autrichien Valentin Inzko.

 

Dans un entretien au journal viennois « Kurier », le 9 février, il avertit que la situation est « la pire » depuis la guerre civile et lance un appel : « Si la situation se dégrade, nous devrons penser à l'envoi de troupes de l'Union européenne en Bosnie ».

 

Le bouillonnant Paddy Ashdown, qui fut Haut représentant de 2002 à 2006 et a révoqué des centaines d'élus locaux bosniaques, lance un cri d'aide : « Il faut que la communauté internationale agisse maintenant, ou sinon je crains que la menace du sécessionisme ne devienne irrésistible », a-t-il confié à la chaîne américaine CNN.

 

Quelle réponse du côté des dirigeants de l'Union européenne ? Bien différente de celle apportée en Ukraine. Un soutien prudent au gouvernement, un besoin urgent d'accélérer l'intégration européenne … quitte à envisager l'usage de la force pour couvrir l’infamie d'un gouvernement corrompu.

 

« Que ces dirigeants montrent leur leadership, nous les soutiendrons » (Catherine Ashton)

 

Ainsi, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a conseillé aux dirigeants bosniaques discrédités d'apporter une solution aux problèmes de la population, par l'adoption de réformes économiques, et a apporté le soutien de l'UE au gouvernement dans cette optique :

 

« Il y a beaucoup de dirigeants en Bosnie-Herzégovine, et il est temps qu'ils démontrent leur leadership, et nous les soutiendrons dans cette tâche ».

 

Ce n'est pas le même discours qui est tenu en Ukraine face au gouvernement de M.Ianoukovitch !

 

Elle a rajouté, en conférence de presse le 11 février : « qu'il fallait que les manifestants expriment leurs revendications de façon pacifique, sans recours à la violence, que nous condamnons ».

 

Encore une fois, on peut comparer les appels différents en Ukraine, où la répression gouvernementale fut la première condamnée, la violence des manifestants – souvent organisée par des milices d'extrême-droite – minimisée.

 

Le commissaire européen Stefan Füle à Sarajevo ...

dans les palais gouvernementaux !

 

Le Commissaire européenne à l'intégration et à l'élargissement de l'UE, l'allemand Stefan Fule, s'est lui envolé pour Sarajevo pour rencontrer … les leaders des différents partis bosniaques honnis par les manifestants afin d'envisager une sortie de crise.

 

Il a néanmoins ferraillé avec eux, non pour exiger leur démission, pour imposer des réformes sociales mais … le Jugement de la Cour européenne des droits de l'Homme, faire sauter en Bosnie les discriminations qui empêchent Juifs et Roms d'accéder à la Présidence et à l'Assemblée.

 

Füle est reparti furieux de Sarajevo, car les différents partis nationalistes n'ont rien lâché sur cette question centrale à leur fond de commerce raciste. Il n'a pas apporté le moindre soutien aux manifestants, essayé de faire pression sur le gouvernement.

 

« On peut leur donner un coup de main, comme nous le faisons tout le temps »

 

On se rappelle qu'à Kiev, Catherine Ashton mais aussi les ministres des Affaires étrangères allemands et polonais étaient venus apporter leur soutien aux manifestants pro-européens, jusque sur la place Maidan, apportant des oranges aux « indignés » à crânes rasés.

 

Rien de bien différent chez Doris Pack, attachée du Parlement européenne pour la Bosnie, elle pour qui « la situation actuelle peut rapprocher la Bosnie de l'UE (…) si les dirigeants actuels font des efforts pour résoudre les problèmes.

 

On peut juste leur donner un coup de main, comme nous le faisons tout le temps, et leur montrer que nous sommes toujours intéressés par l'avenir de ce pays. Une forte représentation de l'UE peut convaincre les gens de rejoindre l'Union européenne ».

 

Chez les diplomates des principaux pays européens, indignés face à la situation en Ukraine, un silence assourdissant que ce soit du côté des ministres des Affaires étrangers français (Fabius) ou allemand (Steinmaier).

 

Seul le ministre des Affaires étranger anglais, William Hague, a qualifié la situation en Bosnie « d'avertissement pour l'UE », appelant l'Union européenne à accélérer l'intégration de la Bosnie dans le bloc européen.

 

Des troupes d'occupation européennes à Bosnie ? Mais elles y sont déjà !

 

A savoir que la Bosnie abrite encore sur son sol des troupes européennes. On se rappelle que les forces d'interposition de l'ONU avaient cédé la place dès 1995 à celles de l'OTAN (l'IFOR puis la SFOR), elles-mêmes dépassées en 2004 par l'EUFOR : les forces armées européennes.

 

L'EUFOR ne visait pas seulement à garantir une paix désintéressée mais officiellement à assurer un environnement pacifié y compris sur le plan social pour assurer la transition vers l'intégration européenne.

 

Depuis 2004, les troupes européennes sont passées de 6 500 en 2004 à 2 500 en 2007, puis à un peu moins de 1 000 aujourd'hui.

 

Toutefois l'Autriche – à la fois premier fournisseur de troupes, puissance dominant le secteur bancaire et financier bosniaque et pays d'origine du Haut représentant en Bosnie – ait renforcé son contingent sur place, avec l'envoi de 130 hommes supplémentaires en janvier 2014.

 

Peu importe si l'Union européenne osera mobiliser des troupes en Bosnie – ou plutôt renforcer le contingent déjà présent – en tout cas ce que révèlent les crises de Bosnie et d'Ukraine en parallèle, c'est bien l'hypocrisie de nos dirigeants :

 

que la main droite qui aide des manifestants douteux (nationalistes mais pro-européens) en Ukraine ne voie pas qu'elle aide un gouvernement encore plus douteux (nationaliste mais pro-européen) en Bosnie !

Partager cet article
Repost0
28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:55

                                                                        lvres en ligne 1027

 

 

Pour un universalisme critique
Essai d'anthropologie du contemporain
Mondher KILANI

 


Pour un universalisme critique
 

 
Connecté comme jamais, le monde contemporain est traversé d'inégalités et de violences productrices de hiérarchies, sources de maints troubles. Pour le comprendre, l'anthropologie se révèle précieuse. Elle se distingue en effet par sa capacité à faire varier les échelles d'observation. Elle donne à voir le monde pour saisir la fabrique du social, permet de traduire les formes d'expérience, sans y chercher une nécessaire nature, appréhende le réel sur un large fond de possibilités.
Cinq grandes raisons illustrent, dans cet essai lumineux, une telle ambition analytique : la raison civile (rapports entre religions et société civile), la raison identitaire (jeux de la mémoire et de l'oubli dans la construction des identités), la raison sacrificielle (rapport à l'animal, réel ou mythique, et place du sacrifice dans le monde contemporain), la raison génocidaire (stigmatisation et exclusion de populations jusqu'aux violences les plus extrêmes) et, enfin, la raison anthropologique et son nécessaire « ethnocentrisme critique ».
Cette dernière problématique est le point de convergence de toutes les autres. D'où le plaidoyer pour un universalisme critique, conscient de ses présupposés, qui s'assume jusque dans son incomplétude. Du voile islamique en Europe à la mémoire et aux commémorations, en passant par la crise de la « vache folle » et les mythes du cannibale, les théories « racialistes », les massacres de masse ou le nouvel « universalisme » américain depuis le 11 Septembre, l'anthropologie offre une approche unique pour qui veut comprendre la trame invisible du contemporain.
Partager cet article
Repost0
28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:43

                                                                   CERVEAU

 

 

 

                         Comment l’'OTAN a creusé sous l'’Ukraine

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 25 février 2014

Url de l'article:

http://www.mondialisation.ca/comment-lotan-a-creuse-sous-lukraine/5370639

 

 

« Bien creusé, vieille taupe ! » : ainsi Marx décrivait-il le travail préparatoire de la révolution au milieu du 19ème siècle. La même image peut être utilisée aujourd’hui, en sens inverse, pour décrire l’opération conduite par l’OTAN en Ukraine. Elle commence quand en 1991, après le Pacte de Varsovie, se désagrège aussi l’Union Soviétique : à la place d’un seul Etat, il s’en forme quinze, dont l’Ukraine. Les Etats-Unis et leurs alliés européens s’activent immédiatement pour tirer le plus grand avantage de la nouvelle situation géopolitique. En 1999 l’OTAN démolit, par la guerre, la Fédération Yougoslave, état qui aurait pu faire obstacle à la nouvelle expansion à l’Est, et englobe les premiers pays de l’ex - Pacte de Varsovie : Pologne, République Tchèque et Hongrie. Puis, en 2004 et 2009, elle s’étend à l’Estonie, Lettonie, Lituanie (ex partie de l’Urss) ; Bulgarie, Roumanie, Slovaquie ; Slovénie et Croatie (républiques de l’ex - Yougoslavie) et Albanie. L’Ukraine –dont le territoire de 600 mille Kms2  fait tampon entre OTAN et Russie, et est traversé par les couloirs énergétiques entre Russie et UE- reste par contre autonome. Mais elle entre dans le « Conseil de coopération nord-atlantique » et, en 1994, dans la « Partnership pour la paix », en contribuant aux opérations de «peacekeeping » dans les Balkans.

 

En 2002 est adopté le « Plan d’’action OTAN-Ukraine » et le président Kuchma annonce son intention d’adhérer à l’OTAN.

En 2005, dans le sillage de la « révolution orange », le président Yuschenko est invité au sommet OTAN à Bruxelles. Immédiatement après est lancé un « dialogue intensifié sur l’aspiration de l’Ukraine à devenir membre de l’OTAN » et en 2008 le sommet de Bucarest donne le feu vert pour son entrée. En 2009, Kiev signe un accord permettant le transit terrestre en Ukraine des approvisionnements pour les forces OTAN en Afghanistan. Désormais l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN semble sûre mais, en 2010, le président nouvellement élu Ianoukovytch annonce que, tout en continuant la coopération, l’adhésion à l’UE n’est pas dans l’agenda de son gouvernement. Entre temps cependant l’OTAN est arrivée à tisser un réseau de liens à l’intérieur des forces armées ukrainiennes. Des officiers supérieurs participent depuis des années à des cours du NATO Defense College à Rome et à Oberammergau (Allemagne), sur des thèmes concernant l’intégration des forces armées ukrainiennes à celle de l’OTAN. C’est dans ce cadre que s’insère l’institution, auprès de l’Académie militaire ukrainienne, d’une nouvelle « faculté multinationale » avec des enseignants OTAN.

 

Notablement développée aussi la coopération technico-scientifique dans le domaine des armements pour faciliter, à travers une plus grande interopérabilité, la participation des forces armées ukrainiennes à des « opérations conjointes pour la paix » sous conduite OTAN. En outre, étant donné que « de nombreux Ukrainiens manquent d’informations sur le rôle et les objectifs de l’Alliance et gardent à l’esprit des stéréotypes dépassés de la guerre froide », l’OTAN a institué à Kiev un Centre d’information qui organise des rencontres et séminaires, et même des visites de « représentants de la société civile » au quartier général de Bruxelles. Et comme n’existe pas que ce qui se voit, il est évident que l’’OTAN  a un réseau de liaisons dans les milieux militaires et civils beaucoup plus étendu que celui qui est apparent. Comme le confirme le ton de commandement avec lequel le secrétaire général de l’OTAN s’adresse le 20 février aux forces armées ukrainiennes, en les avertissant de « rester neutres », sous peine de « graves conséquences négatives pour nos relations ». L’OTAN se sent désormais sûre de pouvoir accomplir un nouveau pas dans son extension à l’Est, en englobant probablement la moitié de l’Ukraine, tandis qu’elle continue sa campagne contre « les stéréotypes dépassés de la guerre froide ».

 

Manlio Dinucci

 http://ilmanifesto.it/allargamento-a-est-si-ma-della-nato/

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Copyright © 2014 Mondialisation.ca

Partager cet article
Repost0
28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:28
europa-parteitag-linke.pngDie Linke adopte son programme européen : union sacrée pour la défense de l'Union européenne et de l'euro !


Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



14-15 février, les « Journées européennes » de Linke à Hambourg devaient décider de la ligne du parti pour les européennes : 100 ans après 1914, une véritable « union sacrée » pour l'Union européenne et l'Euro, que le « Parti de gauche » désire sauver contre tous.



La mise en scène médiatique de ces dernières semaines entre aile « radicale » favorable à la sortie de l'euro, la rupture de l'UE et aile « réformatrice » pro-européenne a volé en éclats à Hambourg : Die Linke est unie pour la défense de l'Union européenne des monopoles, plus que jamais.



Le « Parti de gauche » allemand, partenaire du Front de gauche dans le PGE, a mis la barre à droite adoptant comme manifeste européen, un texte de 36 pages intitulé : « Une autre Europe est possible : sociale, pacifique, démocratique – pour une réorientation de l'Union européenne ».



Pour Die Linke, non l'UE n'est pas un bloc « militariste, non-démocratique, néo-libéral » !



La guerre de Hambourg n'a pas eu lieu. Les médias, ces dernières semaines, ont concentré leurs feux sur une formulation comprise dans le texte préparatoire aux « Journées européennes » : « l'Union européenne est un bloc militariste, non-démocratique et néo-libéral ».



Un constat qui avait permis à Gregor Gysi d'utiliser la tribune de der Spiegel pour dénoncer l'idée que l'on puisse critiquer l'Union européenne : « En tant qu'internationaliste, nous devons être les partisans de l'intégration européenne : c'est une idée de gauche ! »



Au début des « Journées européennes », la formule avait disparu : pour Die Linke l'Union euroépeenne n''est donc pas un bloc militaire, non-démocratique, néo-libéral !



Les « radicaux » menés par Sarah Wagenknecht n'ont pas mené la bataille, celle-ci préférant rejoindre le consensus dominant en appelant « à une autre Europe, une autre Union européenne ».



« Sauver l'euro » : la mission de die Linke



Les débats sur l'Euro ont occupé une bonne partie des discussions. Faut-il sortir de l'Euro ? Là encore, entre les caciques du parti, il n'y a pas eu de débat : c'est un « non » unanime.



Gysi, de l'aile-droite « réformatrice », a produit une défense serrée de la monnaie unique européenne. Pour lui, « il nous faut sauver l'Euro ». Pourquoi ?



« 1) la dissolution de l'euro, ce serait un pas en arrière dans l'intégration européenne, ce que nous ne voulons pas ; 2) il serait plus facile de spéculer contre les monnaies nationales ; 3) la dévaluation massive dans un pays comme la Grèce accélérait la désintégration sociale ; 4) l'économie d'exportation allemande rencontrerait des difficultés sérieuses. »



L'argumentaire patronal bien rôdé par Gysi qui débouche sur la nécessité de sauver les industriels allemands et la construction européenne qui la favorise actuellement !



Et dans la gauche dite « radicale », Sarah Wagenknecht avait déjà mis les choses au point avant le Congrès, dans une interview à Junge Welt :



« Non, je n'ai pas demandé la fin de l'Euro », précisant « le danger en cas de retrait de plusieurs pays, c'est le début d'une attaque spéculative contre les monnaies, la dégradation de la situation en Grèce par la hausse des biens importés ». Du Gysi, mais de gauche !



Finalement, dans son intervention au Congrès, Mme Wagenknecht n'a pas mentionné l'euro une seule fois. Ce qui a permis aux « centristes » opportunistes d'intégrer au Manifeste du Parti l'idée d'une « réforme du système monétaire européen », tout en excluant la sortie de l'Euro.



Die Linke se battra donc pour sauver l'Euro des griffes des dirigeants européens



Die Linke, le « parti pro-européen » contre les « anti-européens » de Merkel aux 'souverainistes' de l'AfD !



Les ficelles sont grosses au moment où l'Union européenne est plus impopulaire que jamais en Allemagne : en cas de référendum demain en Allemagne, selon un sondage Gallup, seuls 49 % voteraient pour rester dans l'UE, 31 % pour la sortie, avec 20 % d'indécis !



Comment justifier cette position conservatrice, défendre l'Europe des Schroder et Merkel ?



D'abord, c'est un paradoxe apparent, en présentant Merkel comme une « anti-européenne » contre laquelle Die Linke devrait nécessairement être « pro-européen » !



Gysi est toujours à la manœuvre : « quand je dis que nous devons sauver l'Euro, c'est d'une façon très différente de Merkel. Et si Merkel venait à détruire l'Euro, ce serait sa responsabilité ». Gysi est clair, nous ne laisserons pas l'euro-sceptique Merkel casser notre Euro !



Les « centristes » Cornelia Ernst et Katja Kipping ont mis le paquet. Pour Ernst, ce sont « les Merkels et cie qui sont les diviseurs de l'intégration européenne, les vrais anti-européens : Résistance ! ». Sauvons l'Europe des monopoles des griffes de Merkel !



Kipping défend l'idée européenne comme « idée de gauche », l' « Europe est à nous », c'est pourquoi il faut « critiquer la politique européenne de Merkel » qui privilégie la grande puissance allemande sur l'avenir de l'Europe.



Kipping se réjouit que le philosophe « libéral de gauche » Jurgen Habermas ait soulevé les mêmes mises en garde au congrès du SPD sur les risques de l' « Europe allemande » … une référence qu'on retrouve également dans l'intervention de la « radicale » Wagenknecht.



La « radicale » Wagenknecht qui dénonce, elle aussi, la « politique anti-européenne du gouvernement Merkel » pour mieux se rallier avec Habermas dans la défense de l'idée européenne.



Ensuite, en défendant l'idée d'une « autre Europe », à partir de la réforme de celle actuelle. L'argument est spécieux. Cette Europe-là ne nous convient pas, celle des banquiers et des industriels qui affament les peuples. Alors, nous allons nous battre pour améliorer, humaniser, cette Europe !



Gaby Zimmer, la nouvelle tête de liste pour les Européens pousse le plus loin cette schizophrénie, ici dans un entretien à Die Zeit, le 17 février :



« Nous ne critiquons pas l'Europe, mais cette Europe-là. Mais si la critique vise généralement à rejeter l'Union européenne, elle ne cherche pas à la traiter comme telle. La critique doit être concrète, on ne peut pas laisser croire qu'en sortant de l'UE, cela irait mieux ».



Elle raconte son parcours ensuite, de pauvre est-allemande dans un monde où l' « Europe n'existait pas » avec l'URSS, l'Europe de l'est. Mais « j'ai fait des études de français, mon rêve était de voyager n'importe où, à Paris d'abord ». Heureusement le mur est tombé, « moi qui ai toujours été européenne, mon parcours en Allemagne m'a menée vers l'Europe ».



La pédagogie de l'annexion de la RDA par la RFA, comme le dit la présidente de Linke Katja Kipping au Congrès : « C'est beau de voir qu'on a plus de mur dans les têtes entre Est et Ouest ». Tous des ouest-allemands !



Enfin, Die Linke agite l'épouvantail de la droite anti-européenne, l'AfD (Alternative pour l'Allemagne – un parti créé par une fraction euro-sceptique du capital allemand, sur le modèle de l'UKIP britannique) pour mieux justifier son adhésion au consensus dominant.



Le consensus est total dans le Parti, des « réformateurs » aux « radicaux ».



Toujours maître Gysi, « l'AfD est contre les hausses de salaire, de retraites, des allocations. Il est anti-social, très anti-social. Il est pour la sortie de l'euro, peut-être de l'Europe (…) alors nous, il nous faut nous battre pour faire cette Europe, nous battre pour l'idée européenne ».



Chez les « centristes », pour la tête de liste Gabi Zimmer « Linke est un contre-modèle à l'AfD » (Die Zeit, 17 février), nous n'avons rien à faire avec ce parti, ajoute-t-elle. Ce qui permet de défendre l'Union européenne de la finance.



Enfin, le clou, chez la « radicale » Wagenknecht qui oppose l'AfD « qui veut des baisses de salaire, une redistribution des richesses vers le haut » et Linke « qui se bat pour taxer les riches ». Linke est donc « l'opposé du programme de l'AfD ». Encore une fois : donc nous défendons l'UE.



« Nous sommes tous des européens » : de Gysi à droite à Wagenknecht à gauche, le même cri !



Nous sommes tous des européens. Il faut écouter Mme Wagenknecht pour y croire : « Certains veulent nous faire croire qu'il y aurait des anti-européens contre des pro-européens dans ce parti. En fait, il n'y a pas d'anti-européens ».



On a même eu droit au couplet sempiternel sur les « fondateurs de l'idée européenne ». Gysi a fait dans le sobre, du Victor Hugo. Kipping, présidente de Linke, est allée beaucoup plus loin.



Elle a osé faire référence au « Manifeste de Ventotene » écrit par trois militants anti-fascistes italiens pour une « Europe libre et unie », texte devenu depuis le Manifeste des fédéralistes européens, prétexte à la propagande sur la nécessité d'une « Europe de paix et de liberté ».



Selon Kipping, voici le « manifeste fondateur de la gauche socialiste européenne ». Ce qui est très juste. Pour elle, ce document est la preuve que « l'idée européenne est étroitement liée à l'anti-fascisme, que c'est une idée de gauche ! ».



Une étrange réécriture de l'histoire où un obscur texte écrit par trois individus, à la portée fort limitée, a plus de poids dans l'histoire de l'Allemagne que toute la propagande pro-européenne, l'organisation économique et politique européenne façonnées par le III ème Reich !



Cette œuvre de réhabilitation de l' « unité de l'Europe » passe chez Die Linke par une insistance sur la « chute du Mur » : « les murs sont tombés dans les têtes » pour Kipping, « le chemin en Allemagne m'a mené vers l'Europe » pour Zimmer. Une apologie de l'annexion de la RDA.



Enfin, bouquet final, le texte de Gysi est tout empli d'un rêve européen qui fait froid dans le dos, plus d'intégration européenne, culturelle, politique et militaire :



« Et si on lançait le projet que les enfants dans toute l'Europe parlent une même langue dès la petite-enfance ? Ce serait probablement l'anglais, difficile à faire accepter en France. Mon Dieu ! Cela créerait une génération qui pourrait communiquer avec autrui. Quelle progression européenne ! ».

                     (souligné et grossi par   U Cursinu Rossu)



Un projet d'assimilation culturelle, moulée dans la mondialisation capitaliste, qui peut effrayer !



Gysi enchaîne : « Et qu'en pensez-vous si on mettait en place une bonne petite armée européenne pour protéger l'UE, en supprimant les armées nationales ? Ce serait bien. » Quel filou, ce Gysi, une armée européenne sous hégémonie allemande, pour parler d'une seule voix derrière les USA et l'Allemagne, servir de bras armé au 'pilier européen' de l'OTAN.



Mais le petit kaiser Gysi va plus loin : « l'intégration européenne doit être défendue contre toutes les critiques, ses faux amis qui ont quitté cette belle idée humaniste. C'est notre travail. Cela concerne aussi l'Europe de l'est, jusqu'à la Russie. Nous voulons unir toute l'Europe ».



L'Ukraine ? Gysi renvoie dos à dos les deux positions … pour affirmer que l' « Ukraine peut être un pont entre l'Europe et la Russie ». Dans l'UE bien sûr !



La Turquie ? « Certes il y a des évolutions anti-démocratiques qui font peur ». Mais, il faut « utiliser les négociations d'adhésion pour forcer la démocratisation en Turquie ». CQFD.



Le manifeste de Linke repose ainsi sur une intégration maximale, à la fois irréaliste en l'état et terrifiante comme processus de dessaisissement de ce qu'il reste des droits démocratiques et sociaux : c'est le TSCG puissance dix !



Au programme, entre autres : harmonisation fiscale et salariale à l'échelle européenne ; défense d'une politique de services publics européens ; réforme de la BCE et de l'Euro. Que des solutions qui supposent une intégration monétaire, bancaire, budgétaire supérieure.



 

Ce congrès « européen » de Linke montre en tout cas qu'une partie de la « gauche européenne » est bien décidée à sauver l'Union européenne, l'Euro. Y compris contre l'avis des peuples, des travailleurs exigeant la rupture avec cette Europe-là.

Partager cet article
Repost0
28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:15

                                                                       MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

 

Grèce: "Une décomposition pure et simple du système de santé"

Angélique Kourounis (Correspondante à Athènes)   Publié le mardi 25 février 2014 

lAprès six années de récession, le nombre des non-assurés en Grèce est estimé à trois millions, soit plus d’un quart de la population.

Kostas, la soixantaine marquée, tourne à vide la poignée de la porte d’entrée du centre de soins public grec, l’Eopy d’Aghios Dimitrios, en banlieue populaire d’Athènes. Peine perdue : la porte ne s’ouvre pas. Le retraité se tourne vers les médecins et volontaires qui tiennent à même le trottoir une infirmerie de fortune. "C’est fermé et cela restera fermé pour un mois." Kostas s’inquiète : "Qui va me prescrire mes médicaments ?" Georgos Georginis, médecin orthopédiste, arrive, le rassure. Il l’ausculte derrière des paravents et lui prescrit ses médicaments pour la tension.

Popi, qui tient la permanence, prend le relais. Elle va envoyer une demande à l’un des quarante dispensaires populaires de solidarité, qui ont ouvert dans tout le pays avec des volontaires, pour tenter de trouver les médicaments et, une fois qu’elle les aura, préviendra le patient pour qu’il vienne les chercher. Dans la foulée, pour rassurer Kostas, elle lui prend la tension et contrôle sa glycémie.

Elle soupire. "Depuis samedi, quarante personnes sont venues. On pare à l’urgence. Mais cela ne peut pas durer un mois…" Pourtant, selon le ministre de la Santé Adonis Georgiadis, les quelque cinq cents centres de soins du pays resteront fermés un mois, "le temps de réorganiser le réseau national de santé du pays".

Les médecins ont occupé toute la semaine plusieurs centres de santé, en signe de protestation. Celui d’Aghios Dimitrios est le dernier à résister. "Vous pouvez vous imaginer cela en Belgique ? Pas moins de 5500 médecins mis en disponibilité en une nuit et, du jour au lendemain, tous les centres de sécurité sociale fermés ? Cela serait possible chez vous ?", demande Georgos Georginis.

"Le cadet de leurs soucis"

L’Eopy est déjà le fruit d’une réforme qui a restructuré il y a deux ans l’ancienne sécurité sociale, le fameux IKA. Mais les créanciers et le gouvernement grec ont jugé les économies et la rentabilité du nouveau système "insuffisantes", d’où la création du Pedy, le Réseau national de soins du premier degré.

Reste qu’il est plus facile de liquider un système que d’en créer un nouveau. La preuve, Andonis Georgiadis n’a rien prévu pour pallier ce vide de soins, si ce n’est en envoyant les malades vers les hôpitaux déjà surchargés, en manque d’effectifs et souvent en panne de matériel le plus basique. Georgos Georginis s’emporte : "S’ils voulaient juste réformer un système qui n’était pas rentable, pourquoi ne pas l’avoir fait en le maintenant ouvert ? Le procédé montre que la santé publique est le cadet de leurs soucis, ils s’en foutent ! Le temps d’attente pour n’importe quelle consultation, je ne parle pas des urgences, est de 8 à 10 heures", dit-il. "Pour les personnes âgées ou les salariés, il est impossible d’attendre aussi longtemps. Soit ils vont dans le privé et ils payent, soit ils ne se soignent pas ou demandent au pharmacien ce qui pourrait les soulager. Ou, dans le meilleur des cas, ils vont dans l’un des dispensaires de solidarité. Quelle régression !"

Mortalité infantile

Selon Liani Maili, présidente de Médecins du Monde Grèce, la régression ne s’arrête pas là. "La mortalité infantile a augmenté de 43 %", indique-t-elle. "Ici, la situation est extrême. On assiste à la décomposition pure et simple du système de santé. Il y a des millions de gens exclus du système. Et ceux qui en bénéficient ne peuvent y avoir accès, car il a fermé ses portes. Il y a aussi ceux, de plus en plus nombreux, qui ont un travail et un salaire, mais qui ne peuvent payer leurs médicaments. Ceux-là aussi, on doit s’en occuper. La situation est tragique."

De fait, après six années de récession, le nombre des non-assurés en Grèce est estimé à trois millions, soit plus d’un quart de la population. Sans parler des 28 % de chômeurs qui souvent n’ont plus de droits.

La fermeture brutale de tous les centres de sécurité sociale fait penser à la fermeture tout aussi brutale de la télévision nationale grecque ERT en juin dernier. Et c’est là que le bât blesse. "C’est une chose de dire : tu ne vois plus de télé. Et une autre de dire : tu ne te soigneras plus", relève Eleni Hatzimichali, à la tête de la coordination du mouvement Solidarité pour tous, un mouvement qui rassemble toutes les initiatives de solidarité du pays.

Solidarité pour tous a fait récemment venir en Grèce un groupe de médecins allemands, qui ont tourné dans le pays pour se rendre compte par eux-mêmes de la situation. Dans leur rapport, ils ont comparé la situation des non-assurés en Grèce à celle de patients dans des pays en reconstruction après une guerre. "On ampute des diabétiques faute de soins, on laisse des cancéreux mourir, les femmes enceintes ne font plus de contrôles prénatals. C’est juste inimaginable."

 

                                                                                         AKROPOLI2

Partager cet article
Repost0
28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:04

 

                                                                          MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

source: Françoise Dumahu 

                           A VOIR SUR FRANCE 24 CE DIMANCHE 2 MARS

   Un entretien avec Abeer, l’une des participantes à la mission des femmes contre le blocus de Gaza sera diffusé dimanche à :

7h45, 16h15 et 21h15 sur France 24
Photo : A VOIR SUR FRANCE 24 CE DIMANCHE 2 MARS Un entretien avec Abeer, l’une des participantes à la mission des femmes contre le blocus de Gaza sera diffusé dimanche à : 7h45, 16h15 et 21h15 sur France 24
Partager cet article
Repost0
28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 08:47

                                                                Paco-Lucia.jpg

 

Le guitariste espagnol Paco de Lucia, de son vrai nom Francisco Sanchez Gomez, est décédé d'une crise cardiaque au Mexique à l'âge de 66 ans, a annoncé mercredi la mairie d'Algeciras, sa ville natale du sud de l'Espagne, qui rendait hommage à "la plus grande figure qu'ait connu le monde de la guitare".

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 08:23

 

                                                     solidarité internationaliste      

 

 

Rostislav Vasilko, dirigeant communiste à Lviv (Ukraine) torturé par les néonazis de EuroMaïdan par Nicolas Maury

26 fév

LLEV torture

Nicolas Maury | Mercredi 26 Février 2014

Le Premier secrétaire du Comité ville de Lviv du Parti communiste d’Ukraine, Rostislav Vasilko, a été torturé par les "gentils démocrates pacifiques" néonazis de EuroMaïdan – article et traduction Nico Maury.
Après que les mêmes aient brulé la maison du Secrétaire national du Parti communiste d’Ukraine (une force au plan national qui représente plus de 10% de l’électorat ukrainien et qui dans l’ouest est passé à la clandestinité alors qu’à l’Est et à Kiev il organise des milices antifascistes.
Lviv était la ville Polonaise de Lvov, annexée par les Russes. Le 30 juin 1941, la ville, entre-temps vidée d’une grande partie de ses habitants polonais, fut occupée par l’Allemagne nazie dans les premiers jours de l’opération Barbarossa par lesquels l’armée allemande encadrée par les SS entrèrent en Union Soviétique. Les nazis capturèrent et exécutèrent les membres de la direction de la prison et les membres du NKVD local sous prétexte qu’ils étaient tous juifs.Au début de novembre 1941, les Allemands créèrent un ghetto au nord de la ville (en allemand Lemberg). Les Einsatzgruppen assassinèrent des milliers de Juifs âgés ou malades pendant qu’ils traversaient le pont de la rue Peltewna pour rejoindre le ghetto. En mars 1942, les Allemands commencèrent à déporter les Juifs vers le camp d’extermination de Belzec. En août 1942, plus de 65 000 Juifs avaient été déportés du ghetto de Lemberg et exterminés. Des milliers d’autres furent envoyés dans le camp de travail forcé voisin de Janowska. Au début du mois de juin 1943, le ghetto fut détruit et des milliers de Juifs furent encore tués à cette occasion. Les survivants du ghetto furent envoyés au camp de travail forcé de Janowska.Le 27 juillet 1944, l’armée allemande est définitivement chassée de la ville par l’Armée rouge. En 1945, la région est définitivement rattachée à l’Union soviétique et les Polonais survivants sont déplacés vers Wrocław (en allemand Breslau), en Silésie alors donnée à la Pologne. Sans Polonais, ni Juifs, la ville est à moitié vide d’habitants.

 

Aujourd’hui C’est la principale ville de l’ouest de l’Ukraine, le bastion de l’extrême-droite de Svoboda, la ville la plus pro-européenne très proche des Polonais qui souhaitent son intégration en Europe. Le parti communiste y est très faible alors qu’à l’Est il fait des scores de 25% dans cette zone il n’atteint pas les 5 %. (note de Danielle Bleitrach)

Rostislav Vasilko est actuellement demandeur d’asile. Le premier secrétaire du Comité de Lviv (bastion des néonazis de Svoboda) demande l’asile politique pour quitter l’Ukraine. Il raconte dans «Живом журнале» comment les partisans de EuroMaïdan ont torturé le responsable communiste.

Le 22 février 2014, entre 11h et 23h, il a été la victime de la haine des néonazis et de ceux que nos "bons" médias osent nommer des manifestants pacifiques. Il raconte que ces "gentils démocrates pacifiques" néonazis de EuroMaïdan l’ont torturé.

"Ils m’ont glissé des aiguilles sous les ongles, battus avec des bâtons et des coups de poing, ils m’ont frappé au poumon droit, ils m’ont cassé trois côtes, la cloison nasale, j’ai un kyste du visage. Mon crâne est éventré. J’ai subi une commotion cérébrale au deuxième degrés. Mon corps est couvert de bleus. Ils m’ont battus avec toutes sorte de documents , de l’argent, une chaîne en or avec une croix ".

LLev torture 2

Rostislav Vasilko est toujours à l’hôpital à Kiev dans un état grave.

Selon le chef des communistes de Lviv "ils ont poursuivi ma mère, mes enfants, ils les ont menacé de mort. Ils ont menacer de mort ma conjointe et moi même. Aidez moi à trouver un asile politique dans un autre pays".

A l’heure http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/m/Rostislav-Vasilko-dirigeant-communiste-a-Lviv-Ukraine-torture-par-les-neonazis-de-EuroMaidan_a7497.htmlactuelle,

voici la photo officielle de Rostislav Vasiko dans ses fonctions de premier secrétaire

militant torturé kiev

 
Partager cet article
Repost0
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 08:04

                                                                     CERVEAU

 

 

25 vérités sur les manifestations au Venezuela
Mondialisation.ca, 25 février 2014

Comme en 2002, l’opposition radicale, incapable de prendre le pouvoir par les urnes, multiplie les actions violentes dans le but de rompre l’ordre constitutionnel.



1.         Nicolas Maduro, Président légitime du Venezuela depuis avril 2013, fait face à une opposition puissante, soutenue par les Etats-Unis, qui aspire à reprendre enfin le pouvoir qu’'elle a perdu en 1998.

2.         Ayant perdu les élections présidentielles d’avril 2013 par une différence de 1,59%, l’opposition a dans un premier rejeté les résultats électoraux pourtant avalisées par les plus importantes institutions internationales, de l’Union européenne à l’Organisation des Etats américains en passant par le Centre Carter, et a exprimé sa colère au cours de violences qui ont coûté la vie à onze militants chavistes.

3.         Néanmoins, la faible marge séparant le candidat de l’'opposition Henrique Capriles du vainqueur Nicolás Maduro a galvanisé la droite, motivée par la perspective d’une reconquête du pouvoir. Elle a donc fait des élections municipales de décembre 2013 un enjeu stratégique.

4.         Contre toute attente, les élections municipales se transforment en plébiscite pour le pouvoir chaviste qui remporte 76% des mairies (256) contre 23% (76) pour la coalition MUD qui a regroupé toute l’opposition.

Efe

Le président du Venezuela, Nicolás Maduro,durant une conférence de presse au Salon Simón Bolívar du Palais de Miraflores 

5.         Démoralisée par ce sérieux revers, voyant la perspective d’une reconquête du pouvoir par la voie démocratique une nouvelle fois s’éloigner – les prochaines élections étant les législatives de décembre 2015 –, l’opposition s’est décidée à reproduire le schéma d’avril 2002 qui avait débouché sur un coup d’Etat militaire et médiatique contre le président Hugo Chávez.

6.         Dès janvier 2014, le secteur radical de l'’opposition est passé à l'’action. Leopoldo López, leader du parti Voluntad Popular, qui avait déjà participé au coup d’Etat d’avril 2002, a lancé un appel au soulèvement à partir du 2 février 2014 : « Nous voulons aux Vénézuéliens lancer un appel au soulèvement [...]. Nous appelons le peuple vénézuélien à dire ‘ça suffit’ [...]. A partir de maintenant, nous discuterons d’un objectif : ‘La sortie ! Comment sortir de ce désastre’ ? ».

7.         Le 2 février 2014, l'ors d’une manifestation, Leopoldo López désigne le pouvoir comme le responsable de tous les maux : « Les pénuries dont nous souffrons aujourd’hui sont le fait d’un coupable. Ce coupable est le pouvoir national ».

8.         Le 2 février 2014, Antonio Ledezma, figure de l’opposition et maire de la capitale Caracas, a également lancé un appel au changement : « Cela fait 15 ans que ce régime promeut la confrontation. Aujourd’hui commence l’'unité dans la rue de tout le Venezuela ».

9.      Maria Corina Machado, députée de l’'opposition a lancé un appel à mettre fin à la « tyrannie » : « Le peuple du Venezuela a une réponse : ‘Rébellion ! Rébellion ! ». Elle a clairement lancé un appel à la rupture de l'’ordre constitutionnel : « Certains disent que nous devons attendre les élections dans quelques années. Est-ce que ceux qui n'’arrivent pas à alimenter leurs enfants peuvent attendre ? Est-ce que les fonctionnaires, les paysans, les commerçant, a qui on ôte leur droit au travail et à la propriété peuvent attendre ? Le Venezuela ne peut plus attendre ».

10.      Le 6 février, suite à une manifestation de l’'opposition, un groupe d’une centaine d'’étudiants masqués attaque la résidence du gouverneur de l’Etat de Táchira, blessant une dizaine de policiers.

11.      La même semaine, plusieurs manifestations de l’'opposition se succèdent dans différents Etats et dégénèrent toutes en violences.

12.      Le 12 février 2014, une autre manifestation, orchestrée par l'’opposition devant le Ministère Public, et composée d'’étudiants des universités privées à Caracas organisés en troupes de choc, est d’une violence inouïe, causant trois morts, près d'’une centaine de blessés et des destructions considérables.

13.      Comme lors du coup d’Etat d’avril 2002, les trois personnes décédées ont toutes été abattues d'’une balle dans la tête.

14.      Parmi celles-ci, se trouvaient un militant chaviste Juan Montoya et un opposant nommé Basil Alejandro Da Acosta. Selon l'’enquête balistique, tous deux ont été exécutés par la même arme.

15.      Les jours suivants, les protestataires, officiellement mobilisés « contre la vie chère et l'’insécurité », se sont installés sur la Place Altamira, située dans un quartier huppé de Caracas.

16.      Depuis plusieurs mois, le Venezuela subit une guerre économique larvée orchestrée par l’'opposition qui contrôle encore de larges secteurs, avec l’'organisation artificielle de pénuries, d’'accaparement de denrées et de produits de première nécessité, et de multiplication des actes spéculatifs.

17.      Ainsi, le 5 février 2014, les autorités ont saisi dans l'’Etat de Táchira près de mille tonnes de produits alimentaires de première nécessité (riz, sucre, huile, café, etc...) cachés dans des entrepôts. Depuis janvier 2013, plus de 50 000 tonnes d’'aliments ont été saisies par les autorités.

18.      Le gouvernement bolivarien a décidé d'’agir et de punir les accapareurs et spéculateurs. En novembre 2013, la chaîne Daka de produits électroménagers a été saisie par les autorités qui ont décidé de réguler les prix. En effet, l’'entreprise surfacturait ses produits avec plus de 1000% de bénéfice, les rendant inaccessibles pour la majorité des Vénézuéliens.

19.      Désormais, la marge maximum pour les entreprises ne pourra pas dépasser les 30%.

20.      Le Président Nicolás Maduro a dénoncé une tentative de coup d'’Etat et a appelé les citoyens à faire front au « fascisme ». « Rien ne nous écartera du chemin de la patrie et de la voie de la démocratie », a-t-il affirmé.

21.      Le 17 février 2014, trois diplomates étasuniens en poste à Caracas ont été expulsés du pays en raison de leur implication dans les événements sanglants. Ils s'’étaient réunis avec les étudiants des universités privées afin de coordonner les manifestations, selon les autorités vénézuéliennes.

22.      Le 18 février 2014, Leopoldo López a été arrêté pour sa responsabilité politique dans les manifestations violentes et présenté à la justice.

23.      L'’administration Obama a condamné le gouvernement de Caracas pour les violences, sans jamais évoquer la responsabilité de l'’opposition qui cherche à réaliser un putsch. Au contraire, le Département d’Etat a exigé la libération immédiate de Leopoldo López, principal instigateur des événements dramatiques qui ont coûté la vie à plusieurs Vénézuéliens.

24.      Les médias occidentaux ont occulté les actes de violence des groupuscules armés (métros et édifices publics saccagés, magasins Mercal – où le peuple se fournit en matières premières alimentaires ! – vandalisés, etc.), tout comme le fait que la télévision publique Venezolana de Televisión a été attaquée avec des armes à feu.

25.      Les médias occidentaux, loin de présenter les événements dramatiques survenus au Venezuela en toute impartialité, ont pris fait et cause pour l'’opposition putschiste et contre le gouvernement démocratique et légitime de Nicolás Maduro. Ils n’hésitent pas à manipuler l’'opinion en présentant la situation comme un soulèvement populaire massif contre le pouvoir en place, alors que ce dernier bénéficie du soutien de la grande majorité des Vénézuéliens, comme l’illustrent les rassemblements gigantesques en faveur de la Révolution bolivarienne.

Salim Lamrani

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s'’intitule Cuba. Les médias face au défi de l'’impartialité (Paris, Editions Estrella, 2013) et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

http://www.amazon.fr/Cuba-m%C3%A9dias-face-d%C3%A9fi-limpartialit%C3%A9/dp/2953128433/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1376731937&sr=1-1

Contact : lamranisalim@yahoo.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

 

 

Partager cet article
Repost0
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 07:58

 

                                                     solidarité internationaliste      

 

 

 

Emblem of the Ukrainian SSR.svg Déclaration sur les événements réactionnaires en Ukraine



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les derniers événements dramatiques en Ukraine ne constituent pas une « victoire de la démocratie » par les dits « révolutionnaires », comme les dépeignent les médias américains et européens, mais bien un processus dangereux, d'abord pour les Ukrainiens eux-mêmes.



Les forces politiques réactionnaires, les descendants idéologiques des Nazis, refont « surface » politiquement avec l'aide de l'Union européenne et des États-Unis.



Ce sont des forces qui, en plus de détruire les sièges de leurs opposants, préparent les persécutions politiques, l'interdiction de partis, surtout les communistes, et même l'adoption de législations racistes au détriment de la population russophone, comme c'est déjà le cas depuis vingt ans dans les pays baltes « européens », avec le soutien politique patent de l'Union européenne.



Les Partis communistes et ouvriers qui signent cette Déclaration commune :



  • Expriment leur solidarité avec les communistes d'Ukraine, surtout avec ceux qui sont descendus dans les rues afin de défendre les monuments de Lénine et autres monuments soviétiques et anti-fascistes, qui se trouvent être la « cible » du « nettoyage » idéologique de l'histoire, envisagé par les groupes armés nationalistes-fascistes ;


     

  • Dénoncent l'ingérence patente dans les affaires intérieures de l'Ukraine de la part des États-Unis et de l'Union européenne, le soutien qu'ils ont apporté et apportent aux groupes armés fascistes, appuyant leur revanchisme historique face à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, faisant de l'anti-communisme une politique officielle, tout en glorifiant les groupes fascistes, leur idéologie criminelle et leur activité, défendant la division du peuple ukrainien avec des persécutions envisagées au détriment des Ukrainiens russophones ;


     

  • Soulignent que les positions des forces opportunistes adoptent une position dangereuse, lorsqu'elles répandent l'illusion qu'il peut y avoir une « autre Union européenne », « un autre meilleur accord d'association UE/Ukraine ». L'UE, comme toute union capitaliste inter-étatique, est une alliance prédatrice qui a caractère profondément réactionnaire, elle ne peut être dans les intérêts populaires, et elle agit et continuera à agir contre les droits des travailleurs et contre les peuples ;


     

  • Font remarquer que les événements en Ukraine sont liés à l'intervention de l'UE et des États-Unis, ils sont le produit d'une féroce rivalité entre ces puissances avec la Russie pour le contrôle des marchés, des matières premières et des réseaux de transport du pays. Cependant le peuple d'Ukraine, comme tous les autres peuples d'Europe, n'ont aucun intérêt à se positionner avec une ou l'autre de ces alliances impérialistes, prédatrices ;


     

  • Les intérêts de la classe ouvrière et des couches populaires d'Ukraine impliquent de ne pas se laisser « piéger » dans des dilemmes nationalistes, diviseurs, sur la base de particularismes ethniques, linguistiques, religieux et de mettre la priorité sur leurs intérêts de classe communs, de tracer la voie de la lutte de classe, pour leurs droits et pour le socialisme. Le socialisme reste plus actuel et nécessaire que jamais. C'est la perspective contre toute union capitaliste inter-étatique, afin d'ouvrir la voie à une économie et une société qui ne fonctionnent pas sur la base du profit, mais sur la base des besoins des travailleurs.



Premiers signataires :

 

1 – Parti communiste d'Albanie

2 – Tribune progressiste démocratique, Bahreïn

3 – Parti des travailleurs du Bangladesh

4 – Parti communiste du Canada

5 – Parti communiste au Danemark

6 – Parti communiste allemand

7 – Parti communiste unifié de Géorgie

8 – Parti communiste de Grèce

9 – Parti communiste jordanien

10 – Parti communiste du Mexique

11 – Parti communiste de Norvège

12 – Parti communiste de Pologne

13 – Parti communiste portugais

14 – Parti communiste de la Fédération de Russie

15 – Parti communiste ouvrier de Russie

16 – Parti communiste d'Union soviétique

17 – Nouveau Parti communiste de Yougoslavie

18 – Parti communiste de Suède

19 – Parti communiste de Turquie

20 – Union des communistes d'Ukraine

 

Partager cet article
Repost0