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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 13:06

 

                                                                          MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

Semel MakiElections en Israël : les communistes et les forces anti-sionistes résistent à la droitisation de la société

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Des élections avaient lieu le 22 janvier en Israël. Dans un contexte de droitisation et de fascisation de la société coloniale israélienne, les communistes et les forces anti-sionistes résistent à la vague.

 

Radicaliser à des fins électoralistes la politique colonialiste israélienne – de la relance de la colonisation en Cisjordanie à l’offensive meurtrière contre Gaza en passant par les menaces contre l'Iran – pour radicaliser l’électorat majoritairement raciste du pays : le pari de la droite sioniste israélienne semble réussi.

 

Trop bien réussi même pour le Likoud (droite ultra-conservatrice) de Benjamin Netanyahu, allié cette fois au parti du néo-fasicste de Avigdor Liberman.

 

Le parti au pouvoir et son nouvel allié ne recueillent que 23% des voix et 31 sièges, soit une chute de 11 points et 11 sièges par rapport à 2009.

 

Au jeu de la fascisation, la droite extrême traditionnelle a trouvé plus radicale qu’elle. Une nouvelle extrême droite, encore plus sioniste et raciste, puisant dans un cocktail détonant d’un nationalisme « grand Israël » et d’un judaïsme ultra-orthodoxe.

 

Le parti dit du « Foyer juif » récolte 8,7% des voix et 11 sièges, profitant de l’espace ouvert par la droitisation de la vie politique israélienne.

 

Le consensus sioniste renforcé sur des positions radicales

 

stop_netanyahu_hadash_poster-211x300.jpg Mais la véritable victoire de la droite radicale, c’est sans doute le renforcement, à 90% des suffrages exprimés, d’un consensus sioniste sur des bases encore plus radicales.

 

Les partis religieux conservent leur électorat de condition plutôt modeste ancré à Jérusalem (14% et 18 sièges), ferme sur ses positions racistes et traditionnalistes.

 

Des éléments droitiers comme l’ultra-libéral et militariste Yair Lapid (14% et 19 sièges) ou l’ex-faucon reconvertie au pacifisme intéressé Tzipi Livni (5% et 6 sièges) sont même arrivés à se positionner comme « centriste », une preuve de la droitisation de la campagne.

 

Plus à « gauche », la radicalisation de façade du discours social chez les travaillistes est allée de pair avec une radicalisation de l’option sioniste pure et dure. Alimentant le consensus dominant, ils restent en basses eaux (11% et 15 sièges).

 

A la gauche des travaillistes, le succès relatif de Meretz avec 4,5% des voix et 6 sièges révèle certes une radicalisation de la petite-bourgeoisie juive, notamment à Tel-Aviv, sur les questions sociales mais dans un horizon qui reste celui d’un « sionisme à visage humain ».

 

Les communistes et les forces anti-sionistes résistent

 

Dans ce contexte d’une société coloniale en plein repli chauviniste, les forces anti-sionistes ont résisté et totalisent 9,6% des voix.

 

Elles ont pu s’appuyer en partie sur le potentiel des luttes sociales inédites de 2011 contre les réformes libérales du gouvernement, mais surtout sur l’électorat israélien arabe, à la participation toujours faible (45% contre 66% nationalement).

 

2013-01-23-L.jpgParmi les partis nationalistes arabes, la Liste arabe unie obtient tout de même 3,8% et 5 sièges ( + 0,6% et + 1 siège par rapport à 2009) et Balad 2,6% et 3 sièges ( + 0,2%).

 

Quant au Hadash, la coalition menée par le Parti communiste d’Israël, il a bien résisté avec 3,2% des voix et 4 sièges, manquant de peu la conquête d’un cinquième siège qui aurait été une première depuis 1977.

 

 



Le Parti communiste, seule force réunissant Juifs et Arabes

 

Dans un tel contexte, le résultat est d’autant plus à valoriser que le Parti communiste reste – tout comme le Parti communiste sous l’Afrique du sud d’apartheid –  la seule force à compter dans ses rangs Juifs et Arabes et à proposer un discours anti-sioniste trans-communataire.

 

Le jour des élections, conscient de son score et de la nouvelle étape dans la droitisation du pays, le Parti communiste a publié une sorte de manifeste se terminant par ses mots évocateurs du combat à contre-courant du parti :

 

« Nous continuerons à : être pacifiste dans un pays qui reste une puissante occupante depuis 1967 ; être des partisans de la démocratie dans un régime qui chasse des populations de leurs terres, avec des lois qui bafouent les droits de l’Homme ; mettre en avant un projet de partenariat Juif-Arabe dans un système qui institutionnalise le racisme et la discrimination dans tous les domaines ; être la force dirigeante d’une lutte contre les privatisations et pour le droit des travailleurs à se syndiquer. Voilà le projet que nous avons porté tout au long de notre histoire ».

 

La coalition sortant du scrutin reste incertaine. Les dirigeants du Hadash ont lancé à faire barrage à Netanyahu, sans illusions. Le Likud devrait être en mesure de conduire un gouvernement de coalition plus à droite que jamais, préparant de nouvelles guerres en Palestine ou en Iran.

 

Le Parti communiste, à la sortie du scrutin, notait qu’il y a « peu d’espoir, dans un camp comme dans l’autre, d’un quelconque changement sur la question israélo-palestinienne et sur la fin de l’occupation israélienne »

 

Plus qu’aux combinaisons institutionnelles, c’est un appel à la lutte que lancent les communistes : « Ce que craint le gouvernement, c’est le retour de manifestations massives pour la justice sociale, comme ce fut le cas il y a un an et demi de cela ».

 

Plus que jamais pour les communistes d’Israël, la lutte pour la justice sociale passe par une véritable égalité entre Juifs et Arabes et la satisfaction du droit du peuple palestinien à disposer de lui-même, libéré de la colonisation et de l’occupation israélienne.

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 17:49

 

                                                                        Gaza-sang.jpg

 

 

 

Les Israéliens sont effondrés par la disparition -brutale (9 ans de coma)- de leur ancien 1er Ministre (autrefois Général) Ariel Sharon. Merci François Hollande de leur avoir apporté les mots de réconfort de la Frrrance...
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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 16:33

 

 

                                                                    cerveau animé

 

La vie politique française est de plus en plus inquiétante et incompréhensible...
En rire et en pleurer... ou sortir du piège ?
samedi 11 janvier 2014
par  pam

La vie politique Française est de plus en plus inquiétante et incompréhensible. L’affaire Dieudonné en est un exemple illustratif qui malheureusement n’est que la confirmation d’une tendance lourde. L’émiettement de la société en groupes d’intérêts, communautés, réseaux, le délitement de l’état républicain qui ressemble de plus en plus à la France d’avant 1789 des cités et des provinces, la disparition de tout projet politique d’ensemble argumenté au profit des coups médiatiques, des alliances de tout bord, tout pousse au repli individualiste, à la débrouille avec les "amis" qu’on peut désormais "acheter" sur les réseaux sociaux...

Le résultat est que beaucoup s’y perdent... Comment s’y retrouver en effet quand Marine Le Pen, Olivier Besancennot et Jack Lang sont d’accord pour défendre la "liberté d’expression" de Dieudonné ? Que penser d’un gouvernement qui agit en justice à deux mois d’élections alors que les discours fascisants de ce faux humoriste s’étalent parmi d’autres depuis des années ? Que penser de ce "maitre Collard" passé de la gauche à l ’extrême droite et faisant appel à la cour Européenne contre cette interdiction alors que son parti est supposé dénoncer l’Europe !

Le fascisme nait toujours des désespérances sociales

L’expérience historique des communistes est claire. A chaque époque de crise, le fascisme apparait sur fonds de désespérance sociale. Il répond à une réalité que les peuples perçoivent dans leur tripes, il n’y a plus de "progrès pour tous" possible, et c’est donc chacun pour soi, dans ce monde où les plus riches font la loi, les politiques économiques et monétaires, et les thèmes médiatiques. Quand des luttes sociales suffisamment fortes n’ouvrent pas une perspective pour affronter un système de plus en plus injuste, pour imposer des solutions collectives, si les oligarchies dirigeantes ne sont pas mises en cause par des peuples unis, alors c’est la guerre des clans, des communautés, des origines, des régions... et à la fin, c’est la guerre tout court !

On sait que le richissime Warren Buffet, un des plus grands spéculateurs US et donc un des plus grands "mécènes" de la planète disait avant la crise de 2008 "la lutte de classe existe, et c’est la mienne, celle des riches, qui est en train de la gagner"...Que dirait-il en 2013 ! C’est là qu’est la source de la dérive fasciste qui s’exprime un peu partout dans les scores de l’extrême-droite, dans l’apparition d’organisations populaires ouvertement racistes, antisémites (donc aussi anti-musulmans...) comme les "identitaires", "égalité et réconciliation"...qui organisent les bases sociales de nouvelles jeunesses brunes, de nouvelles milices...

Le fascisme né de la violence de la crise balaie toutes les anciennes attaches politiques et peut "retourner" des gens de toute opinion et de toute histoire personnelle... même avec une histoire "anti-FN". Des jeunes de banlieue qui conspuait Le Pen en 2002 peuvent se retrouver par dérive de la juste cause palestinienne, proche d’une extrême-droite encore plus raciste. Et les mafias et réseaux de trafics en tout genre sentent l’aubaine de la désespérance et de la violence et s’infiltrent partout où ils peuvent !

C’est pourquoi il n’est pas possible de rire aux "blagues" de Dieudonné qui après avoir été candidat contre Le Pen à Dreux, a fait le choix il y a quelques années de devenir l’amuseur public du FN, de l’antisémitisme, de la famille Le Pen et du révisionnisme, de populariser ce geste de la quenelle dont beaucoup ne connaissent pas l’origine dans le film "Docteur Folamour" dont le héros pour ne pas laisser son bras droit faire par réflexe le salut nazi est obligé de le bloquer avec son bras gauche...

Mais s’il ne faut pas en rire, pas question non plus de se contenter d’en pleurer et de se lamenter sur ce monde incompréhensible et dangereux. Car tout ce qui pousse au repli individualiste favorise au contraire cette dérive fasciste qui conduit parfois un peuple a se jeter majoritairement dans les bras de "sauveurs" qui leur paraissent être les seuls "anti-systèmes".


                                                                       [....]

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 16:25

                                                                          cerveau animé

 

 

Philippe Tesson réclame la peine de mort pour Dieudonné !

Dans Accords/désaccords (Radio classique) du 9 janvier 2014, le journaliste Philippe Tesson appelle à l'exécution physique de Dieudonné, car il serait, d'après lui, un propagandiste du négationnisme, niant la Shoah. "Il n'y a pas de pitié pour ça ! Ce type, sa mort par un peloton d'exécution de soldats me réjouirait profondément", lance-t-il de bon matin sur Radio classique. Guillaume Durand n'a pas condamné cet appel au meurtre, mais a accepté d'en faire un sujet de débat, demandant à l'autre invité de réagir à cette proposition. Un tabou saute donc : le débat sur la peine de mort est relancé en France ! Plus loin dans l'émission, Tesson se calme un peu et n'appelle plus qu'à mettre Dieudonné "en taule", car, insiste-t-il, la vérité historique est sacrée. Le CSA va-t-il réagir ? Ou peut-on désormais faire en toute impunité des appels au meurtre sur les radios en France ?

  source: Viktor Dedaj

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 15:59

                  CHRONIQUES DU FASCISME ORDINAIRE       

                                                                                                                  Maréchal, nous voila!

petain

                                                    

                                           

Identitaires

Villages verts pour blancs « pure souche » : quand l’extrême droite se la joue retour à la terre

par Toufik de Planoise 13 janvier 2014

Cultiver son « âme celte », se « ré-enraciner » dans les terroirs de « la France éternelle », respirer « l’essence authentique du peuple de France »... L’extrême droite s’empare à sa manière de la transition écologique et d’expériences de relocalisation et de décroissance. En tentant d’implanter dans plusieurs régions des villages prétendument écolos et conviviaux. Ces projets, en apparence sympathiques pour les non avertis, masquent une vision communautariste, voire raciste, de l’écologie.

L’une des premières alertes est donnée début 2010 dans un petit village du Morvan, Mouron-sur-Yonne, 99 habitants. C’est un coin tranquille perdu entre Auxerre, Dijon et Nevers, juché en lisière d’un parc naturel remarquable. Mais comme dans nombre de petites communes, les riverains, notamment les plus anciens, subissent la désertification rurale. L’espoir renaît lorsque des jeunes décident en 2009 de reprendre l’ancienne tuilerie, un bloc de bâtiments délabrés abandonnés depuis des décennies. Leur objectif : animer un lieu mettant l’accent sur la convivialité et le grand air. La vie s’y installe de nouveau. Les bruits de marteau résonnent, les passages dans les rues autrefois désertes s’intensifient. On espère peut-être voir des familles s’installer un jour. Bref, cette activité fait plaisir et certains villageois la considère même comme salutaire.

Jusqu’au jour où un internaute tombe sur des discussions en ligne décrivant le projet dans ses moindres détails : localité, bâtiments, dates… Et là, surprise : il constate que les débats et le cadre s’orientent ostensiblement vers l’extrême droite, avec son lot de quolibets racistes et d’odes à la mère patrie. L’endroit est nommé « La Desouchière » (sic) par ses partisans, ce qui sous-entend que ce lieu est réservé à ceux qui sont de « pure souche ».

Rapidement, plusieurs personnes, dont des antifascistes, créent un blog pour dénoncer ce qui sera la première tentative avérée de village identitaire. Mois après mois, les auteurs du blog « Desouchière dégage ! » apportent des éléments sur les véritables intentions des nouveaux arrivants, derrière la bonhomie affichée d’un retour à la terre écolo. Plusieurs piliers de la Desouchière sont issus du Bloc identitaire, l’une des composantes de la nébuleuse de l’extrême droite radicale qui s’étend des royalistes aux néo-nazis, et de ses ramifications. Ils concrétisent ici la volonté fantasmée de recréer le bourg gaulois d’Astérix et Obélix, celui d’une vie en communauté, loin du matérialisme, de l’individualisme et du « mondialisme » d’une France jugée « déliquescente ». Une vie en communauté seulement entre « blancs », « au cœur du Morvan, en vieux pays celtique, là où de tout temps une rude race a vécu avec ténacité et indépendance »...

« France éternelle » et « âme celte » version bio

En continuant les recherches, une nouvelle structure est dévoilée début 2011. Il s’agit d’une Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) de l’agglomération dijonnaise, ciblée pour les liens étroits qu’elle entretient avec la Desouchière. Elle s’illustre par la promotion du terroir d’antan et propose les « paniers grevelons », un assortiment de produits locaux estampillé du blason de la Bourgogne. Là aussi, le vernis ne tiendra pas bien longtemps. Après vérification, cette association du nom de « Cercle Vincenot » (en hommage à l’écrivain régionaliste Bourguignon) s’avère issue de la mouvance identitaire et directement de la Desouchière, avec des membres formés au sein de cette dernière et poursuivant les mêmes desseins. Même le boulanger qui venait de s’installer était arrivé par ce biais [1].

L’histoire se répète près de Besançon, où trois membres de la Desouchière puis de l’Amap de Dijon s’installent à la Caborne, du nom d’un habitat typique de la Franche-Comté. La boulangerie et des locaux annexes servent de point de ralliement. Personne dans le village n’est au courant, seuls les initiés sont dans la confidence le temps de développer le projet et de prendre racine. Des activités sportives et culturelles commencent à attirer la population. Un potager et des vignes sont en projet. Un petit blog au nom de l’association valorise le terroir, l’éthique alimentaire, l’amitié autour d’une bonne table. Qui ne pourrait pas avoir de l’empathie devant ces valeurs franches et fraternelles ? En parallèle, des actions du Bloc identitaire se réalisent comme par hasard à proximité. Il faudra mener un gros travail de recherche pour éclaircir la situation. Après divulgation d‘une enquête minutieuse, c’est le choc dans le village. Depuis, la Caborne semble s’être définitivement arrêtée.

Le vert comme cache-sexe de la haine

Le point commun entre la Desouchière – rebaptisée plus discrètement « La maison des elfes » – ou la Caborne ? Une association nommée Des racines et des Elfes, qui recueille les dons et organise des actions de soutien. A première vue, son objet semble (presque) des plus banals : l’association « met en place des solutions alternatives positives, constructives et fortement enracinées dans les domaines qui touchent de près ou de loin à la sauvegarde et à la transmission du patrimoine des peuples d’Europe. » S’impliquer dans des Amap ou un terroir pourrait sembler inoffensif. Mais une idéologie bien plus inquiétante se profile.

Le discours est d’abord implicite. On se revendique « Européens, libres, fiers, enracinés et solidaires », on évoque « l’essence authentique et historique du peuple de France », on vante la « restauration de l’âme véritable de ce sol (âme celte, franque, gréco-latine, et slave) », on vend un calendrier pour voyager « au cœur de la France éternelle »... Comprenez : tout ce qui n’en fait pas partie – immigrés, juifs, homos... – est prié de passer son chemin. La convivialité affichée, teintée de bio et de simplicité volontaire, se révèle des plus discriminatoire, voire raciste. Une idéologie que l’on l’applique d’abord au lieu communautaire tout en prévoyant de l’étendre à l’ensemble de la commune. À « la Desouchière », le plan final allait jusqu’à préparer la prise de la Mairie en calculant le poids démographique de leur communauté sur le reste du village ! Le blog « Desouchière dégage ! » a révélé des documents démontrant le montage immobilier et financier de ses occupants. Ils prévoyaient à terme le rachat d’une partie significative des habitations du village, en jouant sur la spéculation et le vieillissement de la population, l’objectif était d’instituer une véritable confrérie idéologique et raciale. Depuis, la Desouchière s’est métamorphosée en « maison des elfes » [2].

Paganisme blanc ou catho terroir

Actuellement, le nombre de structures similaires à l’ex Desouchière est difficile à évaluer. Ce qui est certain, c’est que la mouvance d’extrême droite cherche à les multiplier. On peut par exemple citer le « Réveil de la Vivre », structure située en Bourgogne. Selon ses promoteurs, V.I.V.R.E. est l’acronyme de « valeur, identité, vérité, résistance et espoir ». Ils devaient trouver un local et tenter une expérience de culture biologique en autonomie, c’était du moins la volonté initiale. Le site Internet du projet relaie de nombreuses publications d’extrême droite, des vidéos du Renouveau français (contre le mariage pour tous) ou des articles issus de la revue Eléments, issue de la nouvelle droite. Le projet ne semble pas avoir bouger depuis fin 2011 [3].

Encore bien active, l’association Racines charnelles, située en Rhône-Alpes, tente exactement le même parcours. Un blog du même nom relaie les appels à soutenir la « maison des elfes » de Mouron-sur-Yonne, entre des autocollants prônant la légitime défense, assorti du slogan « national, social et radical », ou des extraits de texte de Pierre Vial, ancien membre du FN (proche de Bruno Mégret), défenseur de « la race blanche », et bien davantage païen que catho.

Un « ré-enracinement » qui s’étend des Flandres à la Bretagne

On peut citer aussi la Ferme du Bout du Monde située en Haute-Loire, Retour à la Terre dans l’Allier pour un « ré-enracinement », une antenne des « Vlaams Huis » (maison flamande) à Lambersart dans le Nord, animée par d’anciens membres du FN (lire ici), et plus récemment Jeune Bretagne (issu du Bloc identitaire) qui a acheté pour 330 000 € une bâtisse pour en faire un « centre des identités » nommé « Ti Breizh ». Ce projet semble cependant avoir du plomb dans l’aile puisque Jeune Bretagne cherche à revendre la maison pour financer la création d’une web-TV nationaliste, selon Le Télégramme. Cette liste n’est pas exhaustive. Et montre que la vigilance et la vérification sont de mises pour entraver puis stopper ces entreprises aussi insidieuses que dangereuses. Car les militants d’extrême-droite que drainent ces lieux prétendument « anti-système » expriment régulièrement leur violence. Attention à ce qu’elle ne s’enracine pas.

Enquête réalisée par Toufik de Planoise, publiée par la revue Lutopik et adaptée et complétée par Basta !

Photo : CC David

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 17:01

 

source: P.Le Hyaric

               Nouveau tournant … libéral 

Francois-Hollande-prone-une-profonde-reforme-de-l-Etat_article_popin

On n’a sans doute pas assez mesuré à gauche la nature de l’exposé des vœux du Président de la République.

 

Il s’est agi de la déclinaison d’un programme politique, marquant un nouveau tournant à droite, pleinement assumé. F Hollande n’a même pas pris le temps de  se référer à ses concitoyens qui travaillent dur, à celles et ceux qui sont privés d’emploi ou qui galèrent entre précarité et chômage, aux jeunes, inquiets pour leur avenir. Il ne leur a demandé que « plus d’efforts » parce que paraît-il, «  la crise s’est révélée plus longue et plus profonde que nous l’avions nous-mêmes prévu ». Ah bon ! Curieuse révélation ! S’il a été élu, ce n’était pas pour mesurer la longueur de la crise, mais pour en sortir en tournant le dos aux politiques d’austérité de la droite sarkozyste, qui, partout en Europe, font tant de mal aux populations. Sans rire, le Président s’est permis de déclarer que « les impôts sont devenus trop lourds, à force de s’accumuler », la veille où il faisait augmenter le plus injuste d’entre eux : la TVA cette sorte de racket d’état, non pas pour remplir les caisses de l’Etat, mais pour financer son fameux « pacte de compétitivité » qui n’est que l’autre nom d’un cadeau annuel de vingt milliards d’euros transférés aux grandes entreprises, sans contrepartie.

 

En vérité, durant cette cérémonie des vœux, le Président, F. Hollande a poursuivi son inquiétante mue du socialisme vers  le libéralisme. Certains qualifient ces choix de social-démocrate. On en est plus là. Ce n’est même plus du social-libéralisme car le « social » a disparu. Il a fini de tourner le dos au fameux discours du Bourget contre la finance pour commencer à expliciter la mise en œuvre des orientations des institutions de l’Europe ultralibérale : baisse des crédits publics de l’Etat, de la sécurité sociale et des collectivités territoriales, poursuite du démantèlement du droit du travail, nouvel abaissement de la fiscalité des entreprises.  « Nous devons faire des économies partout où ce sera possible. C’est vrai pour l’Etat, pour les collectivités locales…et pour la sécurité sociale, qui doit en terminer avec les excès et les abus ». Dans son élan il a failli reprendre le vocabulaire de la droite qui parle des « assistés »  Bref, il s’agissait bien plus d’aveux sur la réalité d’une politique libérale que de vœux pour faire vivre la solidarité et la justice sociale et fiscale.

 

Ce programme va être explicité tout au long de ce mois de janvier. Et F. Hollande envisage même de l’appliquer par « ordonnances ». Ainsi il ne veut aucun débat à gauche au sein du Parlement. C’est le passage accéléré à l’acte de ce que P. Moscovici a  qualifié il y a un an de « révolution copernicienne » du parti socialiste. En vérité, les militants socialistes ne sont en rien associés à tous ces reniements qu’ils apprennent comme tout le monde à la télévision. Après le « crédit d’impôt compétitivité », c’est un nouveau pacte avec le grand patronat qui va répondre du nom fumeux de « pacte national de responsabilité », une trouvaille qui « va très bien » au président du Medef. Ce dernier s’est empressé, le surlendemain de cette annonce, de courir à l’Elysée pour en définir les modalités. Il s’agit d’exonérer à terme  le patronat du paiement de sa part des cotisations famille et maladie de la protection sociale. Nouveau cadeau de 37,7 milliards d’euros pris sur les droits des salariés. Le projet à terme est de parvenir à ce que les employeurs ne participent plus au financement de la protection sociale. C’est ce que veut Mr Gattaz qui, tout en félicitant F. Hollande, réclame un allègement des contributions patronales de 100 milliards d’Euros qui ne sont en réalité que du salaire différé. Ceci aboutira évidemment à mettre à bas l’une des avancées phare du programme du Conseil national de la résistance, mise en place sous l’égide du général De Gaulle par le ministre communiste Ambroise Croizat, dans un pays ruiné. Pour combler les déficits ainsi créés, on imagine en haut lieu une nouvelle augmentation de la TVA ou de la contribution sociale généralisée.

 

Avec de nouvelles réductions des dépenses publiques, c’est la solidarité nationale qui subirait de nouveaux coups de boutoir. Tout le monde sait pourtant que le marché proposé par F. Hollande au patronat et à la grande oligarchie est un marché de dupes : « moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur les activités » en contrepartie de « plus d’embauches et plus de dialogue social ». Cela fait près de quarante ans que cette logique est à l’œuvre avec les désastreux résultats que l’on connaît.

 

Que les baisses des coûts du travail d’aujourd’hui soient  les profits de demain de l’oligarchie est incontestable. Mais il est totalement faux de laisser penser qu’ils feront les emplois d’après demain. Dans ce monde de la « concurrence »  tous les salaires et les droits sociaux sont attaqués partout. Le Président de la République tourne définitivement le dos à tout idéal socialiste pour inscrire encore plus la France dans la « compétitivité » de la loi de la jungle du capitalisme mondial au lieu de faire ce qu’il avait annoncé il y a deux ans dans son discours du Bourget. Sa mue intervient sans proposer de débat au sein du parti socialiste et encore moins dans la gauche, sans les syndicats, mais avec le président du Medef. Il a annoncé une initiative européenne avec Mme Merkel. Quelle initiative lorsque l’on sait que la chancelière allemande se bat pour un nouveau traité après les élections européennes pour instaurer un système de pilotage automatique des budgets d’austérité nationaux depuis Bruxelles ?

 

L’heure est à développer sans attendre la contre offensive contre ce nouveau tournant libéral. Cela passe par des explications, des débats, des actions unitaires, populaires, larges pour changer de politique avec le retour aux idéaux de la gauche. Ceux de la justice, de la solidarité, qui passent par une égale répartition des richesses. Ensemble, militants syndicaux, associatifs, du Front de gauche mais aussi socialistes, écologistes ou républicains, attachés à l’égalité et la justice, unissons-nous et tournons nous hardiment vers nos concitoyens pour avec eux sortir le pays de l’ornière des inégalités  et du chômage dans laquelle il s’enfonce.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 16:00

  Si Hitler revenait...La LDH défendrait la "Liberté d'expression" du bourreau et voudrait rencontrer " son public" 

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 15:54

 

 

Clio

Clio, la muse de l'Histoire

 

 

 

"La seconde guerre mondiale" par Annie Lacroix-Riz

 

 

Conférence donnée dans le cadre d'une "journée d'étude" organisée par l'A.R.A.C.

   12 novembre 2013

 

Cliquez ICI :

 

https://vimeo.com/83524956

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 15:31

                                                                            cerveau animé

 

J’ai peur de Manuel Valls par Jean Ortiz

Le ministre dieudonéphobe de l’Intérieur sonne faux. Droit dans ses bottes, Manuel Valls est dans la posture (l’imposture ?), avec sa "loi d’exception", alors que l’arsenal juridique existant permet de poursuivre le racisme et l’antisémitisme. En malin matamore, le ministre alimente "l’affaire Dieudonné" pour se donner une stature de "présidentiable", en jouant avec de la dynamite. Peu importent les explosions présentes et à venir, pourvu qu’il apparaisse comme "homme d’ordre", de fermeté, de "combat politique", défendant "la France" et le système. Ses conseillers en "comm" méritent du sarkozysme et de "l’excellence libérale".

A ce jeu machiavélique les partisans du "comique" antisémite vont se multiplier et se radicaliser. Mais qu’ importe : tout fait ventre pour faire diversion, et "Normal premier" doit s’en réjouir. Enfin un leurre efficace, un répit sur le chômage, les retraites, les salaires, la TVA, la fiscalité, les services publics, la Centre Afrique... Et tant pis pour "la gueuse", la République et les dangers qui guettent notre déjà maigre démocratie. Le Front national à nos portes ? Quel formidable repoussoir !!

Ça pue les années 1930, à la différence près que l’on ne sait où se situeraient tel ou tel, bien que...

J’ai peur lorsque de pâles politiciens impeccablement cravatés jouent des personnages de composition à des fins carriéristes. L’histoire est pleine d’exemples de "petits messieurs" qui pour devenir "grands" ont piétiné les libertés, la démocratie, la justice, embastillé les syndicalistes, les opposants...

Ça commence par la stigmatisation des Roms, ça continue par l’instrumentalisation de Dieudonné, et ça peut finir par la répression contre le mouvement social, les militants de gauche, les communistes, et l’instauration d’un "régime d’ordre". Les capitalistes en redemandent. L’histoire peut se répéter en grimaçant. Bénis soient les profits. Ils y trouvent toujours leurs comptes.

Alimentée par les propos haineux, insupportables, de l’ex bouffon et les réactions "anti-système" nées de la crise sans rivages, du rejet du cirque politique, des magouilles, du si commode "tous pourris", la vague Dieudonné monte, monte... (attisée par une "coalition" contre-nature). Qui sert-elle ? Qui a intérêt à l’alimenter ? Des milliers de jeunes s’y trompent de colère. Manuel Valls s’en réjouit-il ? Il me fait vraiment peur. J’ai peur des pompiers pyromanes.

Jean Ortiz

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 15:17

                                                                   MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

 


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