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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 16:10
     Projet de loi sur les retraites :
le Medef en a rêvé et le gouvernement socialiste le fait

Dans le prolongement du rapport Moreau et des concertations menées au pas de charge en juillet avec les partenaires sociaux, le projet de loi du Gouvernement sur les retraites reprend les annonces faites par le Premier Ministre en août qui maintiennent le cap de l’austérité sur injonction de la Commission européenne.
Les choix du Gouvernement ne laissent planer aucun doute sur les objectifs poursuivis : si quelques avancées a priori positives (mais malheureusement bien trop frileuses) sont incluses dans le texte (compensation a minima de la pénibilité, la prise en compte de l’apprentissage et des stages, le travail à temps partiel ou la situation de personnes handicapées et de leurs aidants familiaux), elles ne sauraient occulter la logique d’ensemble.
Englué dans une vision purement comptable de l’équilibre des comptes publics et sociaux, le gouvernement reprend à son compte les revendications patronales de baisse du coût du travail et de réduction de la dépense publique et sociale. Le texte entérine l’allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein au motif que l’on vivrait plus longtemps, alors même que la durée réelle de cotisation ne cesse de baisser en raison de l’entrée plus tardive des jeunes sur le marché du travail, du chômage, de la précarité de toutes les tranches d’âge.
Injustes et déséquilibrées, les dispositions proposées dans ce texte rejettent sur les salariés et les retraités l’exclusivité du financement effectif de cette réforme, le Ministre de l’économie ayant d’ores et déjà assuré au patronat que leur contribution serait intégralement compensée.
Ces propositions s’inscrivent dans la continuité des réformes libérales de droite engagées depuis 1993, qu’elles valident et approfondissent.
Au bout du compte, le financement de cette réforme incombera essentiellement aux salariés et aux retraités. C’est une triste première pour un gouvernement de gauche.

Les député-e-s du Front de gauche

 

 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 14:38

 

 

 

transmis par J.M(Facebook)
André Chassaigne traite certains députés...d'imbéciles

Coup de sang du député auvergnat du Front de gauche André Chassaigne. A l'occasion de débats sur les retraites, il a qualifié certains autres élus présents "d'imbéciles". 

André Chassaigne, à son bureau de député à l'Assemblée nationale
André Chassaigne, à son bureau de député à l'Assemblée nationale
  •  Chassaigne ce mercredi 9 octobre dans l'hémicycle. 
    Nous sommes en plein débat sur la réforme des retraites. Les députés ont supprimé mercredi soir à la surprise générale le report de six mois de la revalorisation annuelle des retraites, prévu dans le projet de loi débattu depuis lundi.
    La suppression de cet article, intervenue juste avant la suspension de la séance pour la nuit, a été votée par 44 voix contre 39 à la suite d'une erreur de vote de certains députés socialistes.
    Au total, huit députés socialistes ont fait savoir à l'Assemblée qu'ils s'étaient...trompés.
    Un conseiller de la ministre aux Affaires sociales Marisol Touraine a aussitôt indiqué à l'AFP que le gouvernement reviendrait sur ce point plus tard dans les débats dans la semaine par un amendement ou une deuxième délibération.
    "Le gouvernement ne peut pas demander un nouveau vote sur une telle question. C'est une mesure phare du projet qui est annulée et nous allons demander demain une suspension des débats sur la réforme eu égard aux conséquences financières du vote", ont alors déclaré les députés Front de gauche Marc Dolez et André Chassaigne.

    En marge de ces débats, André Chassaigne a demandé un rappel au règlement. Il n'a pas apprécié que certains députés plaisantent lors de la lecture de témoignages de citoyens sur le sujet. Il n'a pas mâché ses mots...
source : Députés du front de gauche sur YouTube
                                                                                  

 

 

 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 14:29

 

 

 

 

Le coup monté de l’UMP

Mur_variante_2.jpg

70ème anniversaire de la libération de la Corse

La Corse a fêté dignement le soixante-dixième anniversaire de sa libération. Le Président de la République François Hollande, comme François Mitterrand en 1993 pour le cinquantième anniversaire, est venu participer aux cérémonies et apporter le soutien et la reconnaissance de toute la nation au « premier morceau de France libéré ». A Ajaccio où il a visité le cachot où est mort Fred Scamaroni, à Levie où il a évoqué le rôle des maquisards dans la guerre, à Bastia où il a prononcé un grand discours mémoriel, partout le Président a salué la résistance patriotique des Corses et honoré ses héros. Les anciens résistants, le monde combattant, l’Education nationale, les médias, les élus dans leur diversité, les simples citoyens, chacun a pris part à cette commémoration avec enthousiasme et fierté : le rôle de précurseur de la Résistance corse, salué dès octobre 1943 par le Général De Gaulle, a été rappelé avec éclat par le chef de l’Etat. La Corse entière a pu entendre ainsi le dernier dirigeant politique vivant de cette épopée, Leo Micheli, apporter devant les plus hautes autorités françaises et marocaines, un témoignage historique de grande portée politique et morale.

Et voilà que le député Laurent Marcangeli, silencieux à Ajaccio pour saluer le combat des Corses, se précipite à l’Assemblée Nationale pour vociférer contre le Président de la République et le dénoncer comme un vulgaire agent électoral du maire d’Ajaccio ! Qui pouvait imaginer que cette commémoration, à laquelle il ne s’était d’ailleurs que très discrètement associé, aurait pu indisposer le nouveau député de la première ville de France libérée ? Quelle mouche antirépublicaine l’a donc piqué ?

Cet été, le président de l’UMP, Jean-François Copé, l’avait présenté comme le « champion » municipal de l’UMP. A-t-il voulu prendre, devant la représentation nationale, une posture agressive et arrogante pour bien montrer à ses chefs parisiens qu’ils avaient fait un bon choix ? Peut-être… Son comportement tranche, en tous cas, avec la réserve de l’autre député d’Ajaccio qui n’a sans doute pas besoin de faire ses preuves vis-à-vis de Paris.

On peut aussi penser que l’appareil UMP, conscient qu’en 2014 il n’aura rien à dire de neuf aux Ajacciens, se hâte de lancer et de nationaliser la campagne en choisissant la tribune parlementaire pour une opération pré-électorale. Ses chefs, obnubilés par cette échéance et les suivantes, engagés dans de féroces luttes intestines qu’ils ne peuvent dissimuler, en sont réduits à monter des coups politiciens. Et ils n’ont pas hésité à polluer, depuis Paris, une commémoration patriotique qui avait justement évité toute récupération politique ! Ils n’auront réussi, en définitive, qu’à pousser à la faute un élu inexpérimenté. Lequel aurait mieux fait de partager respectueusement l’adhésion et la fierté des Corses autour des valeurs de la Résistance plutôt que d’accepter un rôle indigne de sa fonction.

Les Corses, les Ajacciens notamment, n’oublieront pas cette mauvaise action contre leur mémoire et leur culture. Ils sauront la rappeler à l’intéressé chaque fois qu’il sera nécessaire.

Le comité régional du Parti communiste français Ajaccio-Bastia le 12 octobre 2013

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 09:53

 

Jose FORT

 

                    Que cherche Mélenchon?

Un micro caché après une émission de radio avait enregistré, il y a quelques mois, une sortie de JL Mélenchon: "les communistes, j'en ai rien à foutre". Ce mardi matin sur France2, il s'attaque aux députés FDG, pour la plupart communistes, regrettant qu'ils ne soient pas les doigts sur la couture du pantalon aux ordres du FDG, c'est à dire à ses ordres. Les députés du FDG vont certainement apprécier. Petit rappel historique: les groupes communistes à l'Assemblée et au Sénat ont toujours été autonomes et ont pris leurs décisions (de vote notamment) en toute souveraineté. Parfois des différences et des divergences se sont exprimées. Rien d'anormal dans le fonctionnement démocratique d'un groupe parlementaire que l'on ne peut cantonner au rôle de supplétif.
Quelle signification donner à la multiplication des déclarations de JLM et de ses proches concernant le PCF? Ne viseraient-elles pas à casser dans un premier temps le fdg pour le recomposer à la seule sauce mélenchonniste? Après son score à l'élection présidentielle de 2007, Besencenot avait caressé l'espoir de liquider le PCF. Désormais, le "facteur" ne vit que grâce à la télé, son organisation ayant disparu des radars. Mélenchon devrait se méfier: il risque le même sort.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 08:27

 

 

 

                    LAMPEDUSA LA HONTE           

 

                             photo Huma

                                                                        lampedusa-noye-africain.jpg

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 05:54
  •  
                                                                        lvres en ligne 1027

          L’irrésistible déchéance de Robert Ménard

C’est pour l’avoir lu, vu et écouté depuis des années que je peux tracer le vrai portrait de Robert Ménard : déguisé en chevalier blanc, il savate les faibles au coin des rues sombres, en Zorro, il offre son épée aux latifundistes, en Astérix, il fréquente le camp de Babaorum, en Tintin, il accuse les tziganes d’avoir volé les bijoux de la Castafiore, en Don Quichotte, il monte à l’assaut des bidonvilles, en Abbé Pierre, il shoote dans les abris en carton, en Gandhi, il soufflette ses contradicteurs, en Voltaire, il partage ses propres idées et se battra pour pouvoir les exprimer partout, en Robin des Bois, il prend l’argent des riches pour donner des coups aux pauvres. En d’Artagnan, il s’écrierait peut-être : « Le Pen pour tous, tous pour Le Pen ! ».
Maxime Vivas poursuit son travail de démystification sur Robert Ménard alors que ce dernier tente de se construire un destin politique à Béziers, où il a décidé de se présenter aux municipales usant de relais locaux FN. Décortiquant les déclarations de Ménard, les confrontant aux faits, cet essai est un livre à charge contre l’ancien secrétaire général de RSF. D’une brûlante actualité !

Format: 
Livre
Modèle: 
broché 21x12,5 70 pages
ISSN: 
2263-5130
ISBN: 
978-2-918721-28-4
Parution: 
2013-09
Les éditions Arcane 17
7.00€
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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 08:31

 

 

                                                                      FRONTE DI MANCA

 

 

 

La réforme institutionnelle : Donner la parole au peuple

Le débat sur la réforme institutionnelle occulte pour une large part l’alarmante réalité économique et sociale de la Corse. Dés lors, la réflexion doit partir de ce qui caractérise ces deux dimensions et non de la forme institutionnelle et administrative de la gouvernance territoriale. Cela pour pouvoir répondre, dans le cadre des principes républicains et de la solidarité nationale, au mieux à l’urgence sociale.

En conséquence, la Corse reste institutionnellement une région métropolitaine. Cette affirmation au moment du 70ème anniversaire de la Libération de la Corse prend tout son sens, pour obtenir, au titre de l’insularité qui la distingue, des dispositions particulières. Ce questionnement n’est pas neutre et ne l’a jamais été parce qu’il détermine la nature de la réponse politique aux attentes sociales.

Notre objectif n’est pas de prendre prétexte des difficultés économique et sociales « pour ne pas consacrer du temps à l’analyse et à l’amélioration des institutions particulières » de la Corse mais de ne pas considérer que la dimension institutionnelle serait en elle-même la cause des difficultés et la réforme permanente la seule possibilité d’en sortir.

Cette approche ne résume pas et nous ne le ferons pas le contenu du rapport Chaubon et encore moins des travaux de la commission mais force est de constater que les inégalités, ces 30 dernières années, se sont creusées dans des proportions considérables et connues de tous notamment de celles et de ceux toujours plus nombreux à vivre la pauvreté et la précarité ….

Le mensuel Corsica du mois Mai révélait ainsi que dans la tranche des foyers déclarant plus de 100 000 € de revenus annuels on compte désormais 1 600 contributeurs pour un montant global de 290 M€ soit une moyenne par déclaration de 181 000 €. Le paradoxe est d’autant plus alarmant que la précarité touche aux deux extrémités de la pyramide des âges les jeunes et les anciens avec une augmentation de 20 % en trois ans du nombre de foyers aux revenus inférieurs au seuil de pauvreté (954 € en 2009).

Une mention de la Corse dans la Constitution serait-elle adaptée ou indispensable à la mise en œuvre d’une politique susceptible d’améliorer en priorité les conditions de vie de ces ménages ? La question est posée. Une analyse de la situation au regard des dispositions contenues dans les différentes évolutions statutaires de la Corse, depuis 1982, apporte des éléments de réponse sans perdre de vue les grands mouvements sociaux de 1989 et 1995.

Ce n’est pas l’obstacle constitutionnel ou l’impossibilité effective de l’exercice des pouvoirs normatifs reconnus à la CTC, qui ont fait les difficultés actuelles de l’OTC. Dans le même ordre d’idée le détournement des réfactions de TVA et du franco de port (qui contribuent au maintien de la cherté de la vie avec les bas salaires), le « vol » sur la taxe de transport (qui pénalise la Corse) ne découlent pas de l’absence de dérogation aux principes d’égalité devant l’impôt.

La pénurie de logements sociaux comparée à la profusion de logements neufs invendus (1400) n’est pas le résultat non plus d’une impuissance administrative tenant de la confusion des compétences, de la complexité de l’organisation institutionnelle, des financements croisés ou de la clause de compétence générale.

D’autres exemples pourraient étayer la démonstration, notamment l’approche discutable selon laquelle il faudrait pouvoir déroger aux lois et règlements nationaux tout en respectant la réglementation ultralibérale de l’union européenne et les directives de la Commission comme la dernière s’appliquant à la SNCM.

Ce dont nous traitons par conséquent c’est de l’action publique, des instruments administratifs et institutionnels, de sa mise en œuvre, des moyens budgétaires affectés et de fait de la décision politique qui prévaut en amont et non l’inverse.

L’instrument institutionnel ne fait pas la responsabilité politique il en sert les objectifs. En conséquence, il faut dire pour qui et pourquoi une évolution institutionnelle s’impose après un examen poussé des conditions sociales, économiques et politiques pour améliorer sensiblement les conditions matérielles de ceux qui souffrent le plus. A défaut ce sont les choix et la responsabilité politique qui sont dilués.

La réforme institutionnelle, dans cette approche, ne peut pas être le préalable mais bien la conclusion d’un processus transparent et démocratique fondé sur cet objectif prioritaire et validé par la consultation référendaire. Cela correspond d’ailleurs à l’étude d’opinion réalisée pour éclairer l’élaboration du PADDUC comme la rédaction même de ce document stratégique afin qu’il réponde aux attentes de notre peuple.

Les sujets déjà traités ont été distinctement le transfert de la compétence fiscale (partielle ou totale), avec dans notre visée, non pas un statut fiscal, mais des mesures fiscales antispéculatives, la prorogation de l’Arrêté Miot assortie d’une contribution des gros patrimoines, la Coofficialité de la langue Corse au nom d’un bilinguisme non discriminatoire.

Nous sommes directement à l’origine de ces propositions qui, nous le savions, impliquent une révision constitutionnelle. La délibération, attendue par le gouvernement, devait faire expressément référence à ces deux délibérations sans en élargir le champ pour ne pas basculer dans un cadre de dérogation permanent rendu possible par la mention de la Corse à l’article 72 de la Constitution.

Dans le même esprit nous rejetons l’idée d’un statut fiscal dont la caractéristique essentielle serait de rompre avec les principes de péréquation et de solidarité nationales, pour maintenir les avantages que le détournement des réfactions de TVA, de la Taxe de transport, et la non imposition des gros patrimoines, procurent à quelques uns. Le problème des inégalités et donc de la juste répartition des richesses, en un mot de l’argent, se pose et se posera y compris avec un statut de résident ou une citoyenneté corse auxquels nous sommes fondamentalement opposés.

En effet, ce statut ou cette citoyenneté n’empêcherait pas les Corses fortunés de spéculer sur un marché qui de fait leur serait réservé au bénéfice d’une confusion subtilement entretenu entre droit à la propriété et droit au logement. Appliqués au droit du travail, (c’était dans le projet rejeté par les alsaciens) à l’accès aux soins, à la protection sociale incluant la retraite, les prestations familiales, les minimas sociaux, on mesure l’implication et les retombées de telles mesures car la citoyenneté n’est ni une affaire de générosité, ni de culture ou d’ouverture d’esprit supposée, elle est une question de droits reconnus à chaque citoyen à partir desquels se fonde leur destin commun.

Le vote étant intervenu dans un rapport de force politique à l’Assemblée de Corse largement favorable à cette réforme constitutionnelle. Pour autant rien ne permet d’affirmer que cela correspond à la volonté du peuple. Plus inquiétant encore est le refus de l’ensemble des groupes, à l’exception du Front de gauche, d’inscrire dans la délibération le référendum qui permettrait de s’en assurer et de lui donner toute sa légitimité populaire. A présent il faut donner la parole au peuple.

Michel STEFANI

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 08:25

 

                                                                                MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

Le copalestine libreût de l'occupation israélienne : l'économie palestinienne amputée d'un tiers par les restrictions israéliennes



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Selon la Banque mondiale, l'occupation israélienne en Cisjordanie coûte à l'économie palestinienne plusieurs milliards de dollars chaque année, privant délibérément un État palestinien, actuel et futur, de toute viabilité économique.



Le coût de l'occupation israélienne vient d'être quantifiée par la Banque mondiale dans son rapport « La zone C et l'avenir de l'économie palestinienne ».



La zone C, située en Cisjordanie est actuellement occupée par l’État israélien. Elle concentre les 300 000 colons israéliens qui s'approprient les ressources naturelles, en premier lieu la terre et l'eau. Ces territoires auraient dû être rendus à l'Autorité palestinienne en 1998. Ils ne l'ont jamais été.



Un tiers du PIB amputé, la moitié du déficit budgétaire : une stratégie de sape de l'économie palestinienne



Selon le rapport, « sans la capacité de mener à bien une activité économique déterminée dans la zone C, la région de la Cisjordanie restera sur-peuplée et arriérée, habitée par une population dont les interactions avec Israël seront caractérisées par le malaise, la rancœur et la frustration ».



La Banque mondiale caractérise le manque à gagner comme s'élevant à 3,5 milliards de $ par an, soit 35% du PIB palestinien, et une perte de 800 millions de $ dans les caisses de l’État, soit la moitié du déficit budgétaire palestinien.



Le rapport dénonce également les restrictions qu'impose Israël au développement de l'économie palestinienne dans au moins six secteurs : agriculture, exploitation des minerais de la Mer Morte, exploitation de mines et carrières, bâtiment, tourisme et télecommunications.



Ainsi dans l'agriculture, les restrictions israéliennes sur l'accès à l'eau et à la terre handicapent dramatiquement le développement de cultures palestiniennes auto-suffisantes, tandis que les colons israéliens peuvent, eux, se doter de cultures (dattes, grenades) d'exportation.



De la même façon, les minerais de potasse et de bromure de la Mer Morte constitueraient un atout décisif pour le décollage de l'économie palestinienne.



« La levée des restrictions aurait des avantages énormes pour l'économie palestinienne, lançant une nouvelle période de croissance durable », souligne le rapport qui précise que le chômage pourrait être réduit d'un tiers si Israel laissait l'économie palestinienne se développe.



Le rapport a été salué par les représentants de l'Autorité palestinienne comme une « analyse objective », dénoncée naturellement par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères israélien comme « incomplet et partial ».



Jeux et double-jeux autour du rapport : calculs sécuritaires et recherche de profits faciles en toute hypocrisie



Si le rapport constitue assurément un point d'appui dans la lutte palestinienne pour un État indépendant et viable, il ne doit pas masquer aussi les jeux et doubles jeux des grandes puissances occidentales, des pétro-monarchies du Golfe et des institutions internationales.



On se souvient de la visite du cheikh du Qatar à Gaza, du renforcement des liens historiques avec le Hamas et surtout des promesses d'investissement massifs en Palestine. Le Qatar entretient pourtant des relations cordiales avec l’État sioniste et soutient la rébellion syrienne contre le régime d'Assad.



Surtout, ce rapport tombe deux semaines après la visite de Tony Blair en Palestine. Représentant du « Quartet » (Union européenne, ONU, Etats-unis, Russie), il y a exposé un « plan pour l'économie palestinienne » soutenu par les capitaux nord-américains.



Dans ce plan, une insistance sur le « développement du secteur privé » pour relancer l'économie palestinienne, appelant Israel à « un assouplissement des restrictions », s'appuyant sur un plan d'investissement américain de 4 milliards de $ dans huit secteurs de l'économie palestinienne.



Outre le rapport de la Banque mondiale insistant sur le potentiel privé de l'économie palestinienne, un autre rapport du FMI souligne la non-viabilité des finances palestiniennes, dépendante des aides extérieures, faisant craindre un effondrement aux conséquences sociales et politiques imprévisibles.



Du côté des puissances occidentales, la recherche de profits faciles dans des secteurs encore peu exploités se couple à l'exigence sécuritaire dans le nouveau « Grand Moyen-orient », ce qui suppose d'éviter à tout prix dans la période un embrasement général en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza … sans pour autant remettre en cause frontalement le principe de l'occupation israélienne.



 

Vigilance face aux manœuvres derrière la publication de tels rapports mais aussi confirmation de l'infamie de l'occupation israélienne et de la nécessité politique de lutter pour le retrait immédiat des troupes d'occupation, des colonies des territoires palestiniens de Cisjordanie.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 15:59

        drapeau rouge agité                                                                                                          drapeau rouge agitéTerre Corse                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

 

                                            54ème Fête de Terre Corse

 

Samedi 26 octobre - Espace d’éducation populaire Albert Stefanini

11 rue César Campinchi (1er étage gauche)

Syrie : « la guerre n’est pas la solution »

15 heures : Débat avec Pierre Barbancey grand reporter au quotidien l’Humanité

 

 

Dimanche 27 octobre - Salle des Congrès Théâtre municipal de Bastia

10 heures débat : « la commune, lieu privilégié de l’intervention démocratique, de la citoyenneté, levier de l’investissement public et du progrès social » avec Michel Stefani secrétaire régional du PCF

 

                 12 heures 30 banquet républicain (25€)

 

14 heures 30 débat : « Europe des peuples ou Europe du capital » avec Marie Christine Vergiat Députée européen

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 12:19

  cerveau animé

                                                                      

 

                Encore espérer après Brignoles ?
mardi 8 octobre 2013
par  Charles Hoareau
 

Coup de tonnerre imprévisible ou conséquence attendue d’années de renoncements politiques sur le plan économique et de mise en œuvre de choix qui bafouent la souveraineté populaire ?
Coup de tonnerre sans doute, mais imprévisible certainement pas.

Situer la cause du mal, comme on l’entend ici ou là, à la division à « gauche » au 1er tour (sans même revenir sur la pertinence du classement à "gauche" d’EELV) alors que dans notre constitution, ce tour est justement celui de l’expression de l’identité des forces en présence, tandis que le 2ème est celui des alliances et des compromis éventuels, est totalement hors de propos. Comment justifier le pluralisme politique quand dans les moments forts de débat que sont les élections, on le nierait par des listes de « rassemblement » qui gomment forcément les raisons de ce pluralisme ?

Chercher à comprendre ce qui s’est passé à Brignoles ne veut certainement pas dire excuser.
Un des éléments du vote FN est l’absence de perspective politique.

- Il est clair pour de plus en plus de gens qu’il n’y a guère de différence dans les choix économiques et sociaux entre ce gouvernement et le précédent. Ne pas le dire clairement, ne pas se situer dans une opposition progressiste à ce gouvernement, expose les forces qui se réclament du camp du progrès à être jetées dans le même camp que ceux qui bafouent les droits du monde du travail. A Brignoles, le soutien affirmé du PS (jusque dans sa direction nationale) au candidat PCF, les bandeaux siglés du poing et de la rose portant son nom, loin de rassembler (la preuve !) ont grandement contribué à jeter le PCF et le Front de gauche dans le camp de ce gouvernement de toutes les attaques.et de tous les reculs sociaux. Voter contre (et surtout ne pas voter pour puisqu’il y a eu 2/3 de refus de vote) le candidat de « gauche » était perçu comme désapprouver le gouvernement.

- L’UE est de plus en plus dictatoriale pour faire passer partout sur son territoire des plans d’austérité afin de faire grandir les profits du capital. La désormais tristement célèbre « troïka » fait partout des ravages sans que ni l’UMP, ni le PS ne trouvent à redire. A contrario le FN, avec son discours sur la souveraineté nationale séduit. La question de la sortie de l’Euro et de l’UE a certainement pesé dans le scrutin de Brignoles.

- Dans ces conditions, s’entêter à répéter et répéter encore en tapant du pied « Europe sociale » sans se poser la question de la crédibilité de ce mot d’ordre (ce qui revient à dire « si le peuple n’est pas content, il faut changer de peuple ») contribue aussi au résultat de ce premier tour de Brignoles.

Où est aujourd’hui l’opposition résolue à ce gouvernement de régression sociale ?
A gauche ? Le PCF et le Front de gauche réfutent la notion même d’opposition !
Au NPA sans réelle implantation populaire, groupusculaire et en plein désarroi suite aux nombreuses scissions dont il a été récemment le théâtre ?

Où est aujourd’hui l’opposition frontale à cette alliance ouest européenne du capital dont on voudrait nous faire croire qu’elle peut constituer un jour un progrès pour les peuples ?

Ne trouvant pas de réponse à ces questions essentielles, à Brignoles et ailleurs le peuple se réfugie dans le nationalisme et se trompe de colère. Des années de pouvoir cultivant l’individualisme comme une vertu opposée à la solidarité renommée "collectivisme" et la banalisation continue du racisme ont fait le reste.

Le gouvernement peut-il changer de cap ? Prendre des mesures de progrès social ? Si on se réfère à ce qui se passe et s’est passé dans un passé plus ou moins récent en France et dans le monde, [1] OUI.

Oui si un mouvement politique et social résolu et « ferme sur les prix » ouvre des perspectives dans lesquelles le monde du travail pourra se reconnaître. Justice sociale, politique de paix, souveraineté populaire, protectionnisme au service d’un internationalisme de progrès en lutte contre le dumping social mondial doivent être non seulement nos priorités mais sont aussi le moyen de sortir de cette situation.
Rouges Vifs 13,avec d’autres, y travaille modestement mais opiniâtrement.

Assurément aujourd’hui l’espoir passe plus par la rue que par les urnes.
Pour l’instant.


[1] de la lutte des colombiens à celle des brésiliens en passant par les portugais ou en France celle des FRALIB


 

 

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