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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 16:36

 

 

 

 

source:PTB
« Messieurs De Wever et Michel, la Belgique en grève veut prendre un tout autre chemin que le vôtre »

« C’est la plus grande grève qu’a connue notre pays en trente ans ; le signal de la population est donc très clair. L’action a eu lieu dans pour ainsi dire tous les secteurs, les routes sont désertées, la population active s’est croisé les bras. Il est vraiment temps pour une autre politique, dans laquelle les gens tiennent la place centrale et qui ose investir dans le renouveau social », a réagi Peter Mertens, le président du PTB, en tournée de solidarité aux piquets ce lundi.

Du Nord au Sud, en front commun syndical, les machinistes, infirmières, professeurs, métallurgistes, puéricultrices, dockers, gardiens de prison,  artistes, étudiants… sont en colère : la grève générale de ce 15 décembre est « la plus générale » depuis plus de 30 ans.

Tous les grands secteurs industriels, les transports et services publics sont à l'arrêt, mais aussi, et plus encore que lors des grèves régionales, beaucoup de petites et moyennes entreprises, de grands magasins, d'écoles, d'hôpitaux et d’autres institutions du non-marchand sont en grève, parfois pour la première fois de leur existence.

Les mouvements citoyens Hart boven Hard et Tout autre chose, qui représentent plus de 1000 associations de tout le pays, ont défilé à vélo dans les grandes villes du pays. Les grèves suivies dans les universités et hautes écoles par pas mal d'étudiants démontrent aussi la largeur inédite du mouvement dans le pays. Et même des magistrats, des petits commerçants, des associations de médecins ont exprimé leur soutien.

La politique d'inégalité portée par ce gouvernement est rejetée quelle que soit la langue parlée.

«  Cette réalité est en totale opposition avec la volonté du Premier ministre de l’ombre De Wever de tenter à nouveau de communautariser le conflit social dans notre pays et de le marginaliser à de petits groupes de la société, ajoute Peter Mertens. En effet, 80% des Flamands estiment que les mesures du gouvernement répartissent la charge de manière inéquitable.  Et la largeur du mouvement aujourd'hui, aussi forte au Nord qu'au Sud, montre que la politique d'inégalité portée par ce gouvernement est rejetée quelle que soit la langue parlée. »  .

« Que des fédérations patronales affirment que la majorité des entreprises travaillent est tout simplement absurde : les routes sont quasiment désertes, les transports en commun sont à l'arrêt et peu de travailleurs non-grévistes se présentent aux piquets, précise Peter Mertens. Et ceci malgré les multiples pressions qu'ont subies des travailleurs : incitation à dormir sur les lieux de travail, pression financière pour venir travailler, mise en demeure par des huissiers voire menaces de délocalisation. Aujourd'hui, par la force du nombre, le monde du travail a fait pression par la grève sur les parrains du gouvernement Michel-De Wever : les grandes entreprises et leurs fédérations patronales FEB et VOKA. »

Peter Mertens : « Nous avons senti aux piquets de grève un malaise grandissant face à la surdité du gouvernement pour les demandes des travailleurs. Mais, de ce que nous avons pu voir aujourd'hui aux piquets, la détermination est bien là pour continuer le mouvement après la trêve hivernale si le gouvernement ne revient pas sur des éléments clés de sa politique. Comme l'allongement des carrières et l'âge de la pension à 67 ans. Comme le saut d'index et le démantèlement des services publics et de la sécurité sociale. Du côté du monde du travail, l'unité d'action est plus forte que jamais alors que, de l'autre côté, nous voyons les fissures se creuser au sein même de la coalition gouvernementale : de quoi être optimiste pour la suite. »

Il existe une base plus grande que jamais qui demande l’instauration d’une taxe des millionnaires.

« Les gens savent que les recettes de notre gouvernement, qui n’ont pas fonctionné en Allemagne et aux Pays-Bas, ne marcheront pas non plus chez nous comme par miracle, constate Peter Mertens. Les remèdes empirent la maladie, comme les médecins du Moyen Age qui saignaient le patient jusqu’à ce qu’il en rende l’âme. Notre Premier ministre de l’ombre met le monde à l’envers : les grévistes s’insurgent contre une politique qui va précisément encore approfondir la récession. Le besoin d'alternatives grandit dans ce mouvement, n'en déplaise à M. De Wever. Après cinq ans de campagne du PTB pour une taxe des millionnaires, il existe une base plus grande que jamais qui demande l’instauration d’une telle mesure. 85% des gens soutiennent un tel impôt sur les fortunes au-dessus d’1 million d’euros.  Une véritable taxe sur la fortune est la seule mesure qui puisse vraiment atténuer l’inégalité croissante, ce que prouve de manière détaillée le Pr Thomas Piketty dans son récent ouvrage. La seule raison pour laquelle les différents gouvernements n’ont pas encore instauré de taxe sur la fortune, c’est probablement le fait que l’influence des grosses fortunes dans les cercles gouvernementaux est très importante. C’est pourquoi De Wever balaie la taxe des millionnaires en la renvoyant au royaume des contes de fées. »

L’influence des grosses fortunes dans les cercles gouvernementaux est très importante.

« Il est clair que ce gouvernement suit un tout autre cap et qu’il ne veut même pas discuter de propositions alternatives, poursuit Peter Mertens. Celles-ci sont invariablement rejetées de la table, avec une grande virulence verbale. Le gouvernement reste totalement sourd aux attentes de la société. Il est fossilisé dans sa propre vision-tunnel : pour lui, il n’y a pas d’autres recettes possibles que les siennes propres . Il est vraiment temps pour une autre politique, qui donne à l’être humain la place centrale et qui ose investir dans le renouveau social. Oui, messieurs Michel et De Wever, il existe des alternatives, mais il faut les vouloir. Nous avons élaboré un plan étayé et chiffré, le Plan Cactus. Au lieu d’économiser à mort en détruisant le tissu social et culturel de la société, nous plaidons pour de nouveaux investissements dans le domaine social, écologique et industriel. Au lieu de livrer toujours plus de parties de notre société au marché, nous voulons partir de services publics forts en tant qu’épine dorsale du renouveau démocratique. Et au lieu de chercher l’argent chez ceux qui en ont le plus besoin, nous proposons que les fortunes dormantes des multinationales soient activées. »

Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB et député fédéral, lui aussi présent dans le Limbourg et à Liège ce matin, conclut : « Partout où nous allons, nous constatons une grande ouverture pour une réelle alternative. Près de 900 militants du PTB ont visité plus de 1000 piquets de solidarité où ils ont été reçus chaleureusement. Dans les jours et semaines qui viennent, ils continueront à s'investir dans le large mouvement en marche pour faire reculer ce gouvernement antisocial. » 

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 15:18

 

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Compromis de Lima : maintenant c’est aux peuples d’agir !

Le compromis trouvé à Lima, entre les 195 représentants des Etats membres de l’Onu, avec plus de trente heures de retard, est loin d’être à la hauteur de l’urgence. Rappelons que l’objectif de l’accord doit permettre de limiter à 2°C le réchauffement de la planète d’ici 2100. L’accord formalise une méthode de travail pour la définition des contributions nationales que devront remettre les Etats d’ici mars 2015 (année de référence, période d'engagement, plan d'action, secteurs concernés, méthodologie retenue).

L’ensemble des engagements doit permettre une baisse globale des émissions de Gaz à Effet de Serre de 40 à 70% d'ici à 2050 ; mais c’est seulement en novembre, soit à l’ouverture de la COP21 (Paris Climat 2015), que l’Onu présentera une synthèse dans le but de vérifier qu’elles permettront de tenir l’objectif de 2°C. C’est bien tard pour parvenir à un bon accord à Paris. Les points de difficultés et de blocages majeurs concernent encore et toujours les mêmes questions essentielles :

- Refus des deux pays les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre ( USA et Chine) de s'engager à assumer une réduction de leurs émissions de 40 à 70 % d'ici 2050, à la hauteur de leurs responsabilités, notamment les USA qui ne s'engagent qu'à une faible réduction par rapport à leur engagement initial, non tenu, au titre du protocole de KYOTO.

- Les pays en développement et les pays les plus vulnérables veulent avoir les moyens financiers de parer les conséquences actuelles et à venir du réchauffement climatique tout en poursuivant leur projet de développement. Or les pays riches responsables historiques du haut niveau de pollution planétaire, notamment ceux du G20, continuent de s’enfermer dans leurs égoïsmes locaux. Alors que les pays capitalistes ont su trouver, lors de la crise de 2008, des centaines de milliards de dollars pour renflouer leurs banques ; l’amorce du Fonds Vert pour l’adaptation est, à ce jour, seulement doté de 10 milliards de dollars pour le climat. Rappelons que la promesse de Copenhague était de 100 milliards par an d’ici 2020. Ce faible engagement nourrit beaucoup de défiance. Sans oublier les pressions des grandes multinationales qui pèsent sur les négociations dans le but de préserver leurs profits. Marché et concurrence libérale s'opposent au développement humain durable.

Or pour les communistes, un accord global est possible à Paris en 2015 à condition de dégager une vision solidaire du développement humain durable à l’échelle du monde sur la base de décisions qui doivent être contraignantes pour les États mais différenciées et fondées sur des principes de solidarité et d'équité. Si Laurent Fabius fait bonne figure, le Vice-Président du GIEC, le français Jean Jouzel, exprime lui son scepticisme sur la faiblesse de l’accord de Lima.

Plus que jamais l’intervention des peuples est donc urgente et nécessaire afin de pousser les Etats à conclure un accord positif à Paris. C’est le sens de la campagne internationale, politique et citoyenne, dont le PCF a pris l’initiative avec 30 formations progressistes de toute la planète. Lors de son Conseil National du 12 décembre cette démarche solidaire a été confirmée. Cette campagne sera lancée dès janvier.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 14:37

 

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Palestine-France. Quand les jeunes résistent

   source:JC LEFORT                                                         palestine-livre.jpg

 

 
 
ICI ET LÀ-BAS,
DEUX JEUNES TÉMOIGNENT...
 
Salah Hamouri est né à Jérusalem en 1985. Pour avoir eu soi-disant «l’intention»(!) de commettre un attentat contre un rabbin d’extrême droite, il a connu les prisons israéliennes pendant près de huit ans.
 
Nordine Idir est né à Clichy en 1985. Il est secrétaire général du Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) depuis 2012. Avec le MJCF, il porte dans la jeunesse le combat solidaire pour une paix juste et durable au Proche-Orient, avec la campagne : « Palestine, agir ici et maintenant ».
 
Ce livre est le fruit de leurs rencontres. Ils témoignent de leur parcours et de la place que la question palestinienne y tient. Ils disent aussi leurs espoirs, leurs combats pour une paix qui reconnaisse enfin aux Palestiniennes et aux Palestiniens le droit à la terre, le droit à la liberté, le droit à une vie digne et heureuse.
 
Un regard de deux jeunes sur un Proche-Orient déchiré par les guerres et les injustices, sans concession ni défaitisme.
 

Prix : 10€ (attention à bien multiplier ce prix par le nombre de livres commandés)

Pour recevoir vos livres, il faut :

  1. remplir le formulaire ci-dessous
  2. envoyer un chèque à l'ordre du "MJCF" à l'adresse "MJCF, 2 place du Colonel Fabien, 75019 Paris" avec le montant du nombre de livres commandés et au dos du chèque les nom et prénom donnés dans le formulaire

                                                                            banniere-mjcf.gif

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 14:49

 

 

 

 

 

BDS : Une municipalité belge exclut des marchés publics les entreprises participant à l’occupation israelienne

vendredi 12 décembre 2014

C’est une première qui n’a pas été très médiatisée mais qui le mériterait : la commune bruxelloise de Molenbeek, qui regroupe une centaine de milliers d’habitants, vient de voter « l’exclusion des marchés publics, des firmes actives dans les territoires palestiniens occupés. »

C’est un marché de 1,8 million d’euros qui est passé, le 26 novembre dernier, sous le nez de Radwin/Blue Vision, en raison de l’ implication de ces deux entreprises partenaires dans la surveillance des Palestiniens par Israël. Mais le vote des élus de Molenbeek est allé au-delà, généralisant à toutes les entreprises actives dans les territoires palestiniens l’impossibilité de prétendre à un marché public.

Le Parti des Travailleurs Belges (PTB) à l’initiative de ce vote, raconte :

"Le Conseil communal molenbeekois devait décider des modalités d’un marché public pour des caméras de surveillance. En octobre 2013, le PTB s’était déjà opposé à cet achat, critiquant les priorités de la majorité. Dans ces temps de problèmes budgétaires, il y avait d’autres priorités que d’investir 1,8 millions d’euros dans des nouvelles caméras de sécurité, comme les écoles qui manquent de moyens. Mais à l’époque, Dirk De Block, conseiller communal PTB, avait soulevé un autre problème concernant cet achat. Une des multinationales qui obtient une large part des marchés dans les communes et villes pour installer des réseaux de caméras de surveillance sophistiquées est Radwin, avec son partenaire belge Blue Vision. Radwin est impliqué dans la surveillance et le contrôle des Palestiniens dans les territoires occupés, entre autre par ses installations de caméras de surveillance autour des colonies illégales.

Ce mercredi, la majorité voulait mandater la Région pour conclure un marché public pour l’achat et l’installation de ces caméras de surveillance. Dirk De Block a donc introduit un amendement à ce mandat : exclure du marché public toute entreprise active dans les territoires occupés ou réputée pour sa conduite non-éthique.

La Bourgmestre Schepmans (MR) a argumenté contre cet amendement. Elle prétendait que c’était à la Région que cette discussion devait se mener. Quand le président du conseil, Michel Eylenbosch (MR), a soumis l’amendement au vote, il s’attendait donc à ce que les conseillers de la majorité suivent la consigne de la Bourgmestre et votent contre l’amendement.

Mais à sa grande surprise, une bonne partie des conseillers de la majorité a soutenu l’amendement. Au moment de son approbation, Michel Eylenbosch a voulu réorganiser le vote, argumentant que les conseillers « avaient mal compris ».

Evidemment, les conseillers ont refusé de revoter. Cela aurait été pris comme une insulte de devoir revoter jusqu’au « bon vote », celui attendu par la Bourgmestre et le président.

Ce vote empêchera donc que le marché public régional accepte Radwin/Blue Vision pour installer des caméras de surveillance. Les députés régionaux du PTB interpelleront la Région pour que ceci soit bien respecté.

Source : http://ptb.be/articles/molenbeek-premier-boycott-d-entreprises-actives-dans-les-territoires-occupes-palestiniens

CAPJPO-EuroPalestine

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 14:42

                                                                    cerveau animé

 

 

Z’avez pas vu mon Beijinois ?
Bernard GENSANE

Jacques Drillon est linguiste, stylisticien, musicien, écrivain. Un homme de culture au sens parfait du terme. Il a publié récemment un texte aussi savoureux qu’argumenté : “ Non, défendre la langue Française n’est pas réac. ”

       J’ai adoré. En particulier, ce passage : « La soif d’anglais, c’est le syndrome du crocodile, cousu sur les polos des banlieusards ou les chemisettes des bourgeois, et qui signifie seulement : vêtement cher. En être ou ne pas en être, là est la question. Voyez la hâte piteuse avec laquelle nous avons dit Beijing pour Pékin. Comme nous aimons perdre ! Comme nous aimons notre servitude ! Quelle fierté nous tirons de notre propre abaissement ! Comme elle était heureuse, Christine Ockrent, de pouvoir interroger en anglais Shimon Peres, qui parle parfaitement le français ! Quelle impatience dans l’humiliation !  »

Effectivement, beaucoup, chez nous aiment perdre, jouissent de perdre, appellent, sinon l’humiliation, du moins la soumission intéressée, cette inclinaison totale du corps quand la tête touche le sol, que les Chinois (patience, on va revenir à la Chine dans un instant) appellent « kowtow » (叩頭), un vocable qui est passé dans la langue anglaise au XIXe siècle, quand les Anglais s’occupaient beaucoup de la Chine.

Je voudrais insister ici sur l’adoption, via les desiderata de l’empire étasunien, de l’orthographe « Beijing » en lieu et place de Pékin. En soi, cette adoption n’avait rien de scandaleux : Composé de 北 (běi, « nord ») et 京 (jīng, « capitale »). D’où 北京, « la Capitale du Nord », en opposition à l’ancienne capitale dans le sud du pays, devenue 南京 (nánjīng).

Pourquoi disions-nous « Pékin », au moins depuis le XVIIe siècle ? Parce que les Chinois ont changé la prononciation du terme en palatalisant le [k] devant un [i], ce qui a donné [tɕ], (noté j en pinyin, le système de transcription du mandarin depuis 1958). Les autres Européens avaient transcris comme nous : Pechino [pekino] en italien, Peking en allemand et en néerlandais, Pequim (prononciation semblable à celle du français) en portugais, par exemple. Jusque dans les années soixante, lorsque les Anglais nommaient la capitale chinoise, ils disaient « Peking » [pi:kiŋ]. Pour des raisons politiquement correctes, il a fallu, toute affaire cessante, passer à « Beijing ». Cette graphie fut reconnue par l’ONU, et par la France, alors que, normalement, en français, elle devrait se lire « béjingue », ou quelque chose d’approchant. Le politiquement correct connut néanmoins ses limites : Canton resta Canton et ne devint pas réellement Guangzhou. Bref : un joyeux bordel. D’ailleurs, s’il faut faire plaisir aux Chinois, cessons d’évoquer les Îles Paracels (probablement riches en pétrole et en gaz naturel), anciennes colonies française, et parlons de « Xisha ». Et tant pis pour les Vietnamiens qui rêvent de récupérer « Hoàng Sa ».

Je vous demande, moi, comment les Chinois nomment Paris, comment les Japonais se débrouillent de Buenos Aires, comment les habitants du Boutan (Bhutan ?) prononcent Ferkessedougou ? Vous savez comment les Flamands nomment Lille ? Moi, je sais, et cela n’a rien à voir avec « Lille », et grand bien leur fasse. Et au nom de quoi devrions-nous persister à dire « Londres » et non pas « Londonne » d’autant que le nom de la capitale anglaise vient du latin « Londinium » ? Dans la même veine, j’en ai ras le bol d’entendre parler des Emirati et des Qatari. Il s’agit de désinences anglaises reprises de l’arabe. Ou alors il faut désormais écrire « les Saoudi » et « les Algéri ».

Les Allemands nomment notre pays Frankreich (et non pas « Frantz »), ce qui est d’ailleurs un peu bizarre puisque « Reich » signifie empire, par extension royaume, domaine. Nous disons « Espagne » et non pas « Espagna ». Les Allemands ne se gênent pas avec « Spanien » (et tout se complique car, en hébreu, « séfarade » signifie « Espagne »).

Devrons-nous cesser de dire « Varsovie » pour quelque chose comme « Varchava » ? Moscou pour « Moskva », Prague pour « Praha » ? Les Anglo-Saxons (comme on dit, car très peu d’entre eux sont effectivement anglo-saxons) nous ont donc bassiné avec « Beijing » mais ils se sont bien gardés de toucher à « The Hague » qui, euphoniquement, n’a rien à voir avec l’original néerlandais. Ni à « Norway » (Norge, qui signifie – bien vu les Anglais – « le chemin du Nord »), « Finland » (Suomi), « Ireland » (Èire), « Wales » (Cymru). Devrons-nous cesser de dire « Lettonie » pour « Latvia » (comme les Anglais … et les Lettons) ? Allons-nous écrire « Chad » pour « Tchad », « Peru » pour « Pérou », « Ecuador » pour « Équateur » ?

Décidément, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 10:58

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  SNCM :

Manifestation vendredi 19 décembre à Ajaccio devant la préfecture de Région à 11 heures et ensuite devant l’Assemblée de Corse.

Pour la SNCM et le service public de continuité territoriale

APPEL

Après avoir été précipitée dans l’impasse de la concurrence déloyale qui pratique le dumping social et fiscal, puis vers une privatisation au parfum de scandale financier, les 2000 travailleurs de la SNCM pourraient perdre leur emploi et la Corse l’outil indispensable à la mise en œuvre du service public de continuité territoriale.

L’heure est grave car pour la Corse comme pour la région PACA, sinistrées par le chômage et la crise économique, cette saignée porterait le nombre d’emplois menacés à 4000 à travers l’ensemble des prestataires affectés par la perte d’activité.

En Corse il est question de 1200 emplois, de l’avenir de l’école de marine, de perte sèche pour la SITEC émanation de la CTC qui gère la billetterie, d’autres activités comme la blanchisserie ou la fourniture de produits de consommation et de restauration sont concernées directement.

Voila de quoi il est question mais cette logique « low cost » ni ne s’arrête, ni ne s’arrêtera là. Dumping fiscal, social et commercial concurrence déloyale sont les traits caractéristiques de ce modèle économique et antisocial. L’ensemble de la desserte publique aérienne et maritime de continuité territoriale entre le continent et la Corse est fragilisée.

La compétence de la CTC est contestée sans cesse par les opérateurs « low cost » auprès de la Commission européenne qui répond toujours favorablement à leur acharnement juridique notamment celui des dirigeants de CFF, pour peu que celui-ci réclame la disparition des Services Publics, au nom de l’idéologie libérale. C’est le sens des amendes anti service public de la Commission.

Ceci étant, l’Etat ne peut pas et ne peut plus se cacher aujourd’hui derrière « Bruxelles » quand celle-ci refuse d’offrir à l’Etat et à Transdev, une réponse de complaisance sur la transmission de la DSP, impossible juridiquement en cas de disparition de la SNCM.

Dès lors, le séisme économique et social programmé ne relève que du seul choix du Gouvernement et du Parlement, qui contrôlent majoritairement le capital de la SNCM, avec 58% des parts répartis entre la Caisse des Dépôts et l’Etat, sans compter les salariés qui possèdent 9% de la compagnie.

Il faut stopper cette marche à la catastrophe, le choix de la continuité de la SNCM et de la relance industrielle de toute la filière maritime nationale est encore possible. Cela implique des mesures immédiates que le gouvernement peut et doit prendre, sans rien demander à Bruxelles, pour garantir la continuité de la SNCM et à travers elle, la pérennité du service public de continuité territoriale.

En ce sens le gouvernement doit reprendre la main pour :

  • Garantir la continuité de la SNCM par l’intervention de la Caisse des Dépôts au capital de Transdev, et donc sa sortie immédiate du Redressement judiciaire 

  • Régulariser la participation de la CDC au capital de la SNCM

  • Préserver l’emploi en Corse et sur le continent en imposant le respect des règles du pavillon français premier registre pour tout armateur opérant sur les lignes de la continuité territoriale

  • Défendre les contentieux jusqu’au bout des 5 prochaines années de procédure afin de garantir le maintien de l’attribution de la DSP au groupement CMN SNCM, et d’obtenir l’annulation des dernières décisions de l’Union Européenne pour la défense de toutes les compagnies publiques maritimes et aériennes, SNCM-CMN et AIR CORSICA-AIR France, et des emplois qu’elles génèrent

  • Relancer les commandes de nouveaux navires au GNL sobres et respectueux de l’environnement au Chantiers Navals de ST NAZAIRE pour la SNCM et la CMN

Dans ces conditions nous qui sommes signataires du Comité de soutien pour défendre la SNCM et les service public de continuité territoriale appelons à manifester le vendredi 19 décembre à Ajaccio devant la préfecture de Région à 11 heures et ensuite devant l’Assemblée de Corse.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 10:46

 

  Michel costume

      Michel Stefani                                             bonifaciocorse.gif

Collectivité unique = Pouvoir unique

13 Décembre 2014

Examen du projet de réforme territoriale par l'Assemblée de Corse intervention de Michel Stefani au nom des élu(e)s communistes et citoyens du Front de gauche.

Nous sommes appelés à nous prononcer ce jour sur un projet de reforme institutionnelle de l’organisation du territoire à partir des travaux de la CCRL puis du Comité stratégique. Notre groupe s’y est impliqué pleinement sans approche statique tant il est nécessaire d’approfondir la décentralisation, d’irriguer la société de démocratie et de transparence, de mettre en œuvre des politiques publiques de progrès pour répondre aux attentes sociales.

La dernière mouture qui nous a été présentée au-delà des évolutions dont nous prenons acte ne correspond pas à ces objectifs et je vais m’efforcer d’en faire la démonstration.

La faiblesse principale de ce projet c’est en effet de s’inscrire dans le cadre politique qui consiste à établir LA gouvernance nouvelle des collectivités locales, le rapport le dit, pour l’adapter au contexte de restriction budgétaire au moment même où l’échec du pacte de responsabilité est reconnu par le gouvernement. Dans ce décor ce sont les directives qui, depuis l’Union européenne, exigent de tous les Etats membres une application stricte de la « règle d’or » dont la finalité, ainsi déclinée en cascade, est de réduire la dépense publique. C’est paraît-il la modernité moins de moyens pour la santé, pour la protection sociale, pour les retraites, pour le logement, pour le service public aux populations.

Seulement voila, cette politique, qui nourrit la spirale infinie des déficits, plonge la France dans une grave crise démocratique. C’est ainsi que le président de la République et son premier ministre connaissent une crise de légitimité, d’autant plus forte et durable que les électeurs de gauche à fortiori rejettent cette politique « macronique » ressentie à juste titre comme une trahison. Voila pourquoi le gouvernement de gauche auquel nous pensons ferait le choix de politiques publiques s'appuyant sur une vraie démocratie économique, sociale et politique, de nouveaux droits dans l’entreprise et la cité pour les salariés et les citoyens et des moyens financiers nécessaires aux investissements créateurs d'emplois, aux projets industriellement, socialement et écologiquement novateurs.

Avec l’inversion du calendrier électoral et le quinquennat la dérive du présidentialisme s’est accentuée au point d’en devenir caricaturale avec des scandales contraires à l’exemplarité annoncée quel que soit le pouvoir en place. Ce type de pouvoir inféodé à la finance et la façon même de l’exercer en piétinant la moralité politique plombent la démocratie. Voila comment la Constitution, à bout de souffle et la 5ème République en fin d’usage font gonfler la crise plus que les institutions trop souvent décriées pour masquer la responsabilité politique de ceux qui dirigent et décident.

Le chantier d’une nouvelle République doit être ouvert pour sortir du piège sclérosant de l’alternance à l’anglo-saxonne sans risque pour les intérêts capitalistes. Il faut écrire une autre Constitution, établir la proportionnelle, stimuler l'initiative citoyenne. Refonder la République c’est ainsi promouvoir des valeurs en commençant par la laïcité antidote au poison identitaire communautariste et xénophobe. C’est aussi affirmer des principes de solidarité opposés aux logiques exacerbées de la concurrence libre et non faussée mais toujours déloyale et à la compétition mortifère à laquelle les hommes et les territoires sont poussés.

Après les résultats catastrophiques des élections municipales et européennes, au lieu de prendre ce cap nouveau, du progrès social et de la modernité réelle, le président de la République a préféré s’attaquer à l’architecture administrative du pays et aux institutions sans consulter les élus locaux et en écartant la consultation du peuple. Partant de là, cette réforme imposée est aussi un bâillon posé sur la contestation des politiques libérales et un instrument pour réduire l’impact de la mobilisation des citoyens face à ces décisions.

L’évolution institutionnelle avancée pour la Corse est pour partie prisonnière de ces critères quand tous les indicateurs sociaux et économiques sont dans le rouge.

La réforme des collectivités se décline donc en deux volets visant à réduire démagogiquement le nombre d'élus et à redécouper les régions pour qu'elles acquièrent la taille dite « européenne » par leur PIB et leur démographie et à créer à côté d’elles des métropoles. Pour simplifier c’est surprenant !

Avec ses 300 000 habitants et un PIB de 8 milliards d’euros la Corse est loin de disposer des caractéristiques lui permettant de ne pas subir les effets néfastes d’une compétition qui n’est pas faite pour elle. Région de France métropolitaine à part entière avec son statut particulier, la Corse, sans être directement concernée par ces textes, ne sera pas pour autant épargnée par l’impact des politiques qu’ils supposent. On voit bien qu’il ne suffit pas d’affirmer qu’il faille maintenir l’originalité conférée par ce statut, ce à quoi nous sommes favorables, mais plutôt de voir dans quelles conditions il survivra au compresseur libéral.

Dés lors l'organisation administrative locale avec ses 4 échelons : commune, intercommunalité, département, région, n’est ni le facteur de l’urgence sociale dans ni un l’obstacle pour y trouver réponse. En effet avec des sources de financement multiples les politiques publiques locales ont plus de chances d’aboutir en donnant tout son sens à la clause de compétence générale appelée à disparaître dans ce schéma. Avec la création de la Collectivité unique de Corse la lisibilité de l'organisation et de l’action territoriale ne sera pas améliorée loin s’en faut. Le parallèle peut être fait lorsqu’il est question d’augmenter ses compétences en une collectivité unique symbole du pouvoir unique.

Ici on s’en tiendrait à une structure hétéroclite, pour ne plus dire hybride, sous la tutelle renforcée d’un président qui cumulerait les fonctions exécutives essentielles. La Commission permanente de 15 membres se réunirait à Corté. Son poids deviendra très rapidement disproportionné par rapport à l’organe délibérant sous dimensionné. Au regard des compétences c’est un obstacle au bon exercice de la fonction et effectivement il eut été incongru de maintenir la prime de 9 sièges à la liste arrivée en tête et à la barre des 7 % à franchir pour pouvoir se présenter au second tour.

La chambre des territoires à statut d’établissement public administratif mettraient en œuvre au plan local certaines compétences de la collectivité et assureraient la coordination des intercommunalités et dans ce cadre je cite « renforceraient le niveau communal en étant associé au niveau territorial ». Cela manque de clarté surtout quand la commune, creuset de la démocratie locale, est si souvent décrite comme un objet inutile dans un raisonnement confus ignorant à dessein que les communes sont avant tout mises à mal par les choix de déménagement du territoire et d’assèchement de leurs ressources.

En application du principe de subsidiarité, cette chambre de territoire serait les l’exécutante des politiques de la collectivité de Corse par convention pluriannuelle, révisée chaque année. Le président de la collectivité de Corse pourrait suspendre et déférer à l’Assemblée de Corse, pour décision, une délibération d’une chambre des territoires qu’il jugerait contraire aux intérêts de la collectivité de Corse ou aux délibérations de l’Assemblée de Corse. Dans ce dernier schéma l’Assemblée de Corse déterminerait les affaires relevant de sa compétence dont le traitement pourrait être délégué à la commission permanente. Le président de la collectivité de Corse assisterait de droit aux travaux de la commission permanente.

Le président de la Collectivité de Corse, les conseillers exécutifs et les conseillers de Corse auraient un « statut » défini par la loi. Les Conseillers à la chambre des territoires percevraient une indemnité.

Le CESC verrait ses prérogatives élargies, nous nous en félicitons notamment pour la dimension environnementale tout en craignant une sous représentation des salariés. Les compétences de la Collectivité territoriale de Corse, du département de la Haute-Corse et du département de la Corse-du-Sud seraient intégralement transférées à la Collectivité de Corse, les personnels également sans modification de statut et de situation.

Les régimes indemnitaires, dont bénéficiaient les agents dans leur collectivité d’origine, seraient maintenus sur une période transitoire de quatre années, durant laquelle ils seraient harmonisés et enfin unifiés. Qu’en sera-t-il des régimes indiciaires de la prise en compte des différentes fonctions, de la définition des postes de la mobilité des agents et de leur intégration à la Collectivité unique ? L’absence de concertation avec les organisations syndicales représentatives des agents qui était une lacune a été partiellement levée mais nous doutons que cela suffise à ramener la sérénité comme d’ailleurs l’absence d’évaluation plus précise au niveau des budgets, de la fiscalité, de l’endettement soulève des interrogations.

De même le rapport ne prend pas suffisamment en compte le fait que les budgets des Conseils généraux sont lourdement impactés par le transfert de charges et le désengagement de l’Etat dans le domaine le plus contraignant pour eux celui de l’action sociale. Notre inquiétude augmente d’autant quand ressurgit l’idée d’une absorption des agences et offices.

S’agissant de la procédure nous restons attachés à la plus démocratique prévue à l’article 4124-1 du CGCT lequel requiert les délibérations concordantes des trois collectivités concernées et la consultation populaire par référendum pour confirmation. Inversement la procédure retenue celle du 4422-16, alors même que l’expression du Comité stratégique est apparue très nuancée sur la question, retient la consultation pour avis des Conseils généraux avec option facultative pour la consultation du peuple. Ce faisant et s’il on s’en tient à la date prévue pour les prochaines cantonales, les futurs candidats une fois élus seraient promis à disparaître aux prochaines élections territoriales. C’est peu démocratique et peu compréhensible pour l’électeur qui sera fondé à s’interroger sur l’intérêt de son vote dans ces conditions.

Pour ce qui nous concerne nous voyons une atteinte à la souveraineté populaire et une mise à l’écart plus importante du citoyen alors qu’il réclame participation et proximité. C’est l’objet de l’amendement que nous avons déposé demandant que la CTC organise le référendum avant l’adoption définitive de la loi pour vérifier si cette réforme est effectivement conforme à la volonté du peuple.

Sans examen réel des politiques conduites dans chaque collectivités, des compétences exercer et de leurs résultats, nous ne voyons pas non plus comment il est possible d’affirmer que ce projet est un gage d’efficacité future. Parler d’organisation défaillante déficiente est excessif. Les départements jouent un rôle important et reconnu en matière sociale comme en matière d’aménagement du territoire, de solidarité et de qualité de la vie. Leur disparition ne supprimerait pas les besoins des habitants et marquerait un recul de la démocratie de proximité sans générer les économies escomptées. Sachant que sur cette question la demi mesure nuit à la clarté nous préconisons leur maintien et un mode de scrutin proportionnel et paritaire pour l’élection des Conseillers généraux.

Cette réflexion nous renvoie aux principes fondateurs de la décentralisation et notamment de d'article 7 de la loi du 7 janvier 1983 qui détermine l’exercice et la répartition des compétences : « la répartition des compétences entre les collectivités territoriales et l'Etat s'effectue, dans la mesure du possible, en distinguant celles qui sont mises à la charge de l'Etat et celles qui sont dévolues aux communes, aux départements ou aux régions de telle sorte que chaque domaine de compétences ainsi que les ressources correspondantes soient affectées en totalité soit à l'Etat, soit aux communes, soit aux départements, soit aux régions ». L’avis de la Cours des compte du 11 juillet 2013 n’invalide pas la pertinence de ces principes véritablement décentralisateurs au contraire il relève « le défaut de délimitation des interventions » de chaque échelon. C’est vrai ! C’est pourquoi nous pensons que l’amélioration de la vie publique en Corse ne peut se satisfaire d’une seule réforme centrée sur la CTC mais qu’il convient de réfléchir sur l’espace public dans son ensemble, en recherchant les articulations entre niveaux (par délégation, mutualisation ou contractualisation) tout en respectant le principe démocratique de liberté des collectivités locales, traduit par la clause de compétence générale.

Des mesures d’accompagnement nécessaires permettraient aux collectivités locales d’assumer leurs compétences. Cela suppose une réforme de la fiscalité fondée sur la justice fiscale, sur la péréquation et la solidarité nationale, sur des règles empêchant le cumul des mandats et la confusion des pouvoirs économique et politique.

Tels sont les arguments qui nous conduisent à voir dans ce projet une volonté forte de concentration des pouvoirs et en définitive l’avènement d’un pouvoir unique.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 10:32

                                                                      Terre Corse

 

 

 

Quel projet pour Ajaccio ? Pour les Ajacciens, le choix est simple : La renaissance avec la gauche ou La régression avec l’UMP

 

                                            fl-che-copie-1.gifterrecorse.tumblr.com

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 10:26

                                                                   lvres en ligne 1027

 

       

 

 

 

 

 

 
 
 
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 10:13

 

                                                     solidarité internationaliste  

 

 

 

 

B1IgwgIIcAEcxwX.jpg16 ème Rencontre internationale des Partis communistes à Guayaquil (Equateur) : analyse convergente, actions communes

 

Introduction et traduction pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Les 13, 14 et 15 novembre dernier se tenait la 16 ème Rencontre des Partis communistes et ouvriers, à Guayaquil, en Equateur.

 

85 délégués venant de 53 partis ont assisté à ce qui est devenu depuis 1998 le point de rencontre annuel des partis communistes du monde entier, un moment d'échanges sur les situations politiques nationales, de coordination à l'échelle internationale de la riposte à la politique du capital mondialisé, de l'impérialisme de plus en plus belliqueux.

 

Le mérite de cette relance est venu au Parti communiste de Grèce (KKE) qui en 1998 a fait le choix d'affirmer que les partis communistes, le socialisme comme projet de société alternatif, avait un avenir au moment où beaucoup abandonnaient le terrain de la lutte pour une transformation révolutionnaire de la société.

 

La liste des partis et villes hôtes illustrent depuis une dizaine d'années la dimension mondiale acquise par l'initiative, son soutien parmi des partis communistes encore puissants : Lisbonne, Moscou, Sao Paulo, New Delhi, Athènes, Beyrouth, Johannesbourg, et Guayaquil.

 

En 2014, parmi les 53 partis venus en Équateur et qui ont laissé une contribution :

 

ceux d'Australie, d'Argentine, du Bahreïn, de Belgique (PTB), de Biélorussie, de Bolivie, du Brésil (PCB/PCdoB), de Grande-Bretagne, du Canada, de Chine, de Colombie, du Costa Rica, de Cuba, de Chypre (AKEL), de République tchèque, du Danemark, d'Equateur, de Finlande, de France (PCF), d'Allemagne, d'Inde, de Hongrie, de Grèce, d'Irlande, d'Italie (PdCI), de Jordanie, de Corée, du Laos, de Liban, de Lituanie, du Mexique, de Norvège, de Palestine, du Panama, du Pérou, du Portugal, de Russie, d'Espagne, d'Afrique du sud, de Syrie, de Turquie, des États-Unis et du Vietnam.

 

Un certain nombre d'autres partis n'ont pu matériellement être présents et ont envoyé un message de soutien à l'initiative. Nous tâcherons dans les prochaines semaines de réaliser des traductions des interventions des différents partis ayant participé au meeting international.

 

Nous vous communiquons ci-dessous le résumé des débats de la Rencontre Internationale tel qu'il a été formalisé par le Parti communiste d'Equateur :

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PC D'EQUATEUR SUR LA XVI EME RENCONTRE INTERNATIONALE DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS

 

Les 13, 14 et 15 novembre dernier se tenait à Guayaquil, en Equateur, la 16 ème Rencontre internationale des Partis communistes et ouvriers, sous le thème « Le rôle des partis communistes et ouvriers dans la lutte contre l'exploitation impérialiste et capitaliste, à l'origine de crises et de guerres et de la montée des forces fascistes et réactionnaires. Pour les droits des travailleurs et des peuples, pour l'émancipation nationale et sociale ; pour le socialisme ».

 

La rencontre, à laquelle ont assisté 53 partis venant de 44 pays et qui a reçu les messages de salutation d'autres partis qui pour diverses raisons n'ont pu venir, a rassemblé 85 délégués.

 

Ont été analysés les effets dévastateurs de l'exploitation capitaliste et impérialiste exacerbée qui se traduisent aujourd'hui par une recrudescence des conflits régionaux, dans le danger réel d'un nouvel affrontement mondial et par la résurgence de courants fascistes et néo-fascistes, par lesquels les oligarchies et les puissances impérialistes tentent de faire durer cet ordre mondial injuste.

 

Les participants ont aussi discuté de la riposte que pouvaient apporter les peuples et du rôle dirigeant que peuvent avoir les partis communistes et ouvriers à ce stade.

 

La Rencontre a dressé le constat du processus néo-libéral que l'on cherche à imposer aux peuples. Insoutenable, ses contradictions s'aggravent par la crise écologique et alimentaire, ce qui produit des transformations profondes et complexes dans le monde d'aujourd'hui, avec l'ascension de nouveaux acteurs sur la scène internationale, révélant la perte d'influence des centres traditionnels de pouvoir.

 

L'agressivité impérialiste se manifeste avec toujours plus de vigueur, via les guerres conventionnelles ou non, dans différentes parties du globe. L'impérialisme cible de nouvelles régions géopolitiques qui lui garantiraient un plus grand contrôle sur les ressources naturelles du dit Tiers-monde et sur les routes du commerce international. Nous sommes ainsi les témoins d'une offensive visant à empêcher que ne se consolident les tendances à la multi-polarité.

 

La réunion a pris note que les États-Unis, pour rétablir leur hégémonie uni-polaire, ont un recours toujours accru à la force militaire, articulée à des instruments médiatiques, politiques, idéologiques, culturels et économiques qui provoquent des conflits.

 

L'issue de la situation dépendra entre autres, de la capacité des forces communistes, démocratiques, progressistes et révolutionnaires dans le monde à participer résolument à la lutte politico-idéologique en faveur de transformations sociales et d'un nouvel ordre international.

 

Il a été dénoncé le fait que, dans cette nouvelle vague belliciste et réactionnaire, se démarque la contre-offensive néo-libérale contre l'Amérique latine et les Caraibes, dont l'objectif principal est l'élimination des gouvernements progressistes de la région qui défendent des politiques sociales et la défense de leurs intérêts souverains, ainsi qu'un nouveau type d'intégration économique, politique et sociale.

 

Ont également été soulignées les activités subversives impérialistes déployées par les instruments traditionnels d'ingérence, qui vont de la CIA à l'USAID, avec la participation de franges de la bourgeoisie nationale étroitement liées au capital nord-américain.

 

L'objectif de cette subversion à visage découvert est de déstabiliser ces sociétés, pour justifier un scénario politique qui impliquerait le renversement violent des régimes progressistes.

 

Lors de la réunion, des informations ont été apportées sur les expériences des gouvernements progressistes et révolutionnaires en Amérique latine, et les avancées importantes en matière de réduction de la pauvreté, la consolidation de l'intégration latino-américaine et caribéenne, et la récupération de la souveraineté, ce qui a suscité une violente réaction des oligarchies nationales, qui redoublent d'efforts pour remettre sur pied des projets néo-libéraux dans cette partie du monde.

 

Il a été constaté que l'Amérique latine connaît aujourd'hui des expériences clairement progressistes, qui sont le résultat des aspirations et luttes populaires dans la région pour la défense de la souveraineté nationale, des efforts pour l'indépendance économique, du renforcement des Etats, cherchant à mettre un terme au néo-libéralisme, et de la formation d'organismes économiques régionaux, recherchant l'indépendance et le soutien solidaire entre égaux, comme l'UNASUR, le MERCOSUR, la Banque du Sud, la CELAC.

 

Il s'agit d'un processus de lutte contre le colonialisme, de résistance contre le pillage économique. Ces expériences ont rendu possible ce qui apparaît désormais comme de nouveaux signaux d'espoir envoyés dans la recherche de la justice sociale, et s'est transformé de fait en un point de repère politique dans la lutte pour le changement en direction de ce monde possible que nous souhaitons.

 

Il a été tout particulièrement fait référence au rejet international unanime du blocus économique, financier et commercial contre Cuba, une politique toujours en vigueur, en violation ouverte des principes de la Charte des Nations unies, renforçant la pression sur les institutions commerciales, financières et bancaires qui entrent en relation avec Cuba, élargissant son caractère extra-territorial et touchant jusqu'à ses alliés les plus proches.

 

On a dénoncé la crise économique et financière persistante qui en Europe a servi de justification et de prétexte aux élites de ce bloc impérial pour intensifier la destruction de ce qu'on connaît sous le nom d’État social.

 

Avec les politiques d'austérité fiscale ( = des coupes massives et la suppression totale des programmes à dimension sociale), les grands groupes capitalistes européens voient dans un regain de compétitivité l'issue à la crise, ce qui se traduit par des licenciements massifs, la précarisation du travail et l'érosion accélérée du niveau de vie des travailleurs.

 

Les participants ont aussi condamné la participation européenne à des conflits menés par l'OTAN, sous prétexte de « crise humanitaire », de nécessité de « préserver des vies humaines ».

 

Il a été souligné que la crise a un impact sur les forces politiques de la région, conduisant à une dégradation de la culture politique, rendant les pays de moins en moins gouvernables, soumis à une instabilité sociale de plus en plus importante, des éléments qui mettent en évidence les vulnérabilités du modèle démocratique-libéral bourgeois.

 

La rapacité du capitalisme européen, avec le soutien de l'impérialisme nord-américain, le conduit à chercher à mettre en œuvre une politique de chantage économique coercitif misant sur un blocage des importations et exportations, ce qu'on appelle les « sanctions » au détriment des peuples de ces pays.

 

Cependant, dans ce scénario compliqué, l'idéologie néo-libérale progresse, les forces ultra-réactionnaires et d'extrême droite prolifèrent, captant des parties importantes de l'électorat.

 

Il a été mis en avant que l'OTAN continue ses pressions pour étendre ses frontières, tout particulièrement en Europe de l'est, participant aux conflits se déroulant sur ce territoire.

 

Les participants ont exprimé leur solidarité avec les camarades ukrainiens, qui ont du affronter directement la montée du néo-fascisme dans ce pays. La vie de nombreux communistes a été mise en danger, en toute impunité, victimes d'agressions violentes contre leurs maisons, les sièges de l'organisation. Le massacre contre le peuple de Donetsk continue, et contre les régions qui affichent leurs velléités d'indépendance politique et territoriale.

 

Ce conflit dont le coût humain énorme a été ignoré par les démocraties occidentales, est l'expression la plus crue de la résurgence du fascisme sur le sol européen et des guerres comme instrument du capitalisme pour maintenir sa politique d'exploitation. L'instabilité et le chaos sont une réalité terrible dans des régions de plus en plus vastes.

 

Les participants ont condamné le récent bombardement sioniste contre Gaza, partie intégrante de la stratégie globale de l'impérialisme dans la région. Son objectif est de briser l'unité des forces palestiniennes, de détruire la résistance et de maintenir la politique d'occupation sur les territoires occupés, ce qui correspond pleinement aux intérêts des États-unis. La réaction de la résistance palestinienne et la solidarité internationale ont obligé Israël à mettre un frein au génocide et à s'engager à continuer les négociations indirectes.

 

L'importance géopolitique de la région en fait un champ de bataille dans la prétendue lutte contre le terrorisme à une période où monte le besoin de s'assurer les routes maritimes, ce qui est vital pour le développement du commerce, pour la garantie de la sécurité nationale des principales puissances mondiales.

 

La réunion a analysé ces bandes mercenaires criminelles, organisées par la CIA, l'OTAN, autorisées, soutenues et financées par les gouvernements réactionnaires du Moyen-orient qui continuent d’assassiner des hommes, des femmes, des enfants et des peuples autochtones dans des proportions massives, ce qui conduit à une migration contrainte née de la faim, de la misère, des discriminations, sans aucun espoir certain d'y survivre.

 

La nouvelle situation créée en Irak et en Syrie avec la proclamation de l’État islamique, rejeton des États-Unis, de l'Occident, et d'un groupe réactionnaire de pays arabes, déborde le cadre national et est à relier à des intérêts étrangères qui poussent pour changer le rapport de forces géopolitique régional avec une stratégie qui inclut le maintien de la crise en Syrie pour faire tomber Bachar al-Assad, recomposer la structure de pouvoir en Irak et faire obstacle à l'influence régionale de l'Iran. La menace de l'Etat islamique a servi aux États-Unis pour justifier des actions qui sont dans ses intérêts dans la région.

 

La prolifération des groupes djihadistes et l'instrumentalisation du facteur religieux rentrent dans le jeu des nord-américains.

 

La rencontre a souligné qu'en Afrique sub-saharienne, les problèmes politiques, économiques et sociaux hérités du colonialisme et du néo-colonialisme, combinés aux effets de la grande crise mondiale actuelle et de la politique de l'impérialisme, provoquent instabilité, conflits et interventionnisme impérialiste.

 

La richesse naturelle du continent en a fait une région stratégique pour les intérêts de l'impérialisme. La lutte pour les marchés et les sphères d'influence a exacerbé les contradictions entre les diverses puissances impérialistes pour acquérir l'hégémonie.

 

Afrique orientale, centrale et occidentale voit l'activité de groupes djihadistes, suivant Al-Qaeda comme Boko Haram au Nigeria ou al Shabaab en Somalie.

 

Les pays de l'OTAN utilisent ces réalités pour justifier le renforcement de leur présence militaire sur le continent. S'approfondit la ruée du grand capital vers les énormes ressources économiques de ce continent, qui est à la fois une des régions les plus riches et les plus pauvres de la planète.

 

Elle doit faire avec de dures réalités, comme la récente épidémie d'Ebola qui frappe les pays d'Afrique occidentale.

 

Il a été dit qu'en Asie et dans le Pacifique, la région la plus dynamique économiquement de la planète, l'Administration d'Obama a adopté la « politique du pivot » qui consiste dans le redéploiement des Etats-unis vers cette région qu'ils considèrent comme partie intégrante de sa stratégie de sécurité nationale, et également de sa politique d'endiguement de la Chine et de la Russie.

 

Dans ce contexte, la lutte des partis communistes pour garantir la poursuite des processus socialistes en Chine, au Vietnam, au Laos et en Corée du nord, avec pour objectif de garantir leur stabilité et leur souveraineté, prend une importance toute particulière au vu de ses répercussions intérieures et sur la politique internationale.

 

Il a été souligné que la situation internationale troublée, marquée par la crise systémique de l'impérialisme mondial, la multiplication des conflits armés aux quatre coins du globe et le développement de tendances néo-fascistes, exige des partis communistes et ouvriers ainsi que des forces, organisations progressistes et révolutionnaires un débat ouvert, sans préjugés et rassembleur, qui se départisse de tous les dogmatismes et sectarismes.

 

Nous devons construire ensemble, et selon nos réalités, des alternatives de développement socialiste, que les peuples puissent identifier comme la solution à leurs graves problèmes. C'est une tâche de tout premier ordre, non seulement pour les partis communistes et ouvriers, mais aussi pour les autres forces politiques et mouvement sociaux dans le monde.

 

Seules des propositions socialistes qui posent les bases pour transformer la réalité du monde d'aujourd'hui seront capables de sauver l'humanité de la débâcle de la guerre, l'exploitation effrénée des ressources naturelles, et du soutien périlleux à un néo-fascisme qui sous de nouvelles formes trompe et manipule des millions de personnes.

 

Les partis réunis à Guayaquil, ont réaffirmé que la seule alternative viable au capitalisme est le socialisme, ce qui suppose une indépendance pleine et entière, condition préalable pour le développement, la justice sociale, l'égalité des chances, la répartition équitable des richesses, la solidarité humaine, le respect de l'environnement et le droit des peuples au libre choix, démocratique, du projet de société dont ils veulent.

 

Les participants ont souligné que les Rencontres internationales des Partis communistes et ouvriers sont d'une importance vitale pour le mouvement anti-impérialiste, progressiste et révolutionnaire mondial, dans une période où se décident des choix capitaux pour l'humanité.

 

La science du marxisme-léninisme a acquis une réputation mondiale comme instrument fondamental d'analyse de la situation sociale, de mise en œuvre pratique en faveur des transformations révolutionnaires, ouvrant la voie au socialisme et au communisme.

 

La seule option pour faire face aux nouveaux défis de ce monde, et aux pouvoirs impériaux, trans-nationaux et mondiaux dominants, ce sera l'unité dans la diversité, de façon créative, la solidarité entre forces de transformation et de progrès.

 

La réunion a adopté 11 lignes et initiatives d'action commune ou convergente des Partis communistes et ouvriers à appliquer d'ici la réalisation de la 17 ème Rencontre, ainsi que le mandat des réunions du Groupe de travail des Partis communistes et ouvriers pour sa préparation.

 

 

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ACTIONS COMMUNES ET CONVERGENTES DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS A ORGANISER D'ICI LA 17 EME RENCONTRE DES PC

 

1 – Célébrer le 1er mai, par la participation aux luttes de la classe ouvrière dans chaque pays, en insistant sur les droits sociaux et démocratiques, soulignant le rôle du mouvement ouvrier, en commémorant le 70 ème anniversaire de la FSM en octobre 2015 ;

 

2 – Dévoiler les plans d'hégémonie impérialiste, les véritables raisons derrière la guerre et l'instrumentalisation de la lutte contre le terrorisme, insistant sur l'importance de la défense de la paix. Développer des actions contre les bases militaires de l'OTAN et celles que l'impérialisme a imposé dans de nombreux pays, contre les interventions et le militarisme, avec une attention spéciale sur la mise en place de la « Situation Trident 2015 » ;

 

3 – Faire monter la lutte contre les guerres impérialistes en Irak et en Syrie, contre celle menée par les groupes criminels soutenus par l'impérialisme et les Etats réactionnaires contre le Liban, la Libye, la Tunisie. Condamner les Etats-unis, l'OTAN et l'intervention impérialist européenne en Ukraine et en Afrique ;

 

4 – Commémorer le 70 ème anniversaire de la victoire sur le fascisme et le nazisme soulignant le rôle de l'URSS et des partis communistes dans la lutte et l'unité contre le fascisme et le nazisme, et mener la lutte contre la ré-écriture réactionnaire de l'histoire et la réhabilitation du fascisme et du nazisme ;

 

5 – Commémorer le 40 ème anniversaire de la victoire du Vietnam dans sa libération contre l'agression impérialiste nord-américaine ;

 

6 – Dénoncer et luter contre les lois anti-communistes. Développer des actions de solidarité avec les partis qui subissent des attaques anti-communistes, des interdictions et persécutions, telles que celle qu'endurent les communistes ukrainiens ;

 

7 – Renforcer la solidarité, avec des actions communes, avec ceux qui sont en première ligne de la résistance contre l'offensive impérialiste. Renforcer la solidarité et l'action commune de soutien aux peuples, aux camarades qui sont à l'avant-garde de la résistance à l'offensive impérialiste. A l'occasion du 29 ème novembre, renforcer la solidarité avec les Palestiniens. Faciliter une visite de solidarité en Palestine, à Gaza, ouverte à tous les membres de la liste Solidnet ;

 

8 – Renforcer la solidarité avec les Partis communistes, les ouvriers et avec les peuples qui luttent pour leur émancipation nationale et sociale, en Amérique latine et dans d'autres parties du monde. Affirmer le droit des peuples à la souveraineté, la lutte contre les diktats du capital, les ingérences et agressions impérialistes. Réaffirmer notre solidarité avec la lutte des peuples pour construire le socialisme dans chaque pays ;

 

9 – Réaffirmer notre solidarité avec Cuba socialiste, afin de mettre un terme au blocus américain, à la position commune de l'UE et pour rejeter toute intervention impérialiste, toute guerre menée par les médias bourgeois. Intensifier l'activité pour la libération des trois Cubains qui sont dans les prisons américaines, et soutenir la campagne internationale qui culminera en septembre 2015 ;

 

10 – Soutenir et renforcer les organisations anti-impérialistes internationales de masse,la Fédération syndicale de masse (FSM), le Congrès mondial pour la paix (CMP) et la Fédération démocratique internationale des femmes (FDIM), soulignant leur rôle et leur importance dans les anniversaires respectifs qui seront commémorés en 2015 ;

 

11 – Donner des instructions au Groupe de travail afin qu'il entame une réflexion, en coordination avec les partis de l'ancienne Union soviéitique, sur la commémoration et des actions communes à l'occasion du centenaire de la Révolution socialiste ;

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