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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 16:18
Le MJCF condamne l’intervention au Mali
Extrait des voeux de Nordine Idir, secrétaire national du Mouvement de la jeunesse communiste de France, 14 janvier 2013

 

« Je tiens au nom du MJCF à exprimer ma plus vive condamnation de l’offensive lancée par nos autorités au Mali pour « lutter contre le terrorisme », digne des heures les plus sombres de la Françafrique. Mais de qui se moque-t-on ? Nous connaissons ce discours nauséabond et dangereux du choc des civilisations qui justifie les interventions armées pour les intérêts des multinationales ! Pas de guerre au nom de la liberté pour faire couler le sang et les dollars pour Areva, Total ! Notons le passage en force de cette intervention armée sans mandat international ni vote au Parlement. Chacun connaît la véritable crise que connaît ce pays : c’est la misère que connaît ce peuple dans l’indifférence générale qui a connu les plans d’ajustement structurel du FMI, doux nom pour désigner les politiques d’austérité et de privatisation depuis plus de 20 ans. Voilà le véritable terreau à l’extrémisme, financé au passage par les pétromonarchies amies de nos gouvernements. »

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 16:13

 

  La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg   

 

CN du PCF du 16 janvier 2013 – Corinne Bécourt s’oppose à la mainmise du FdG sur le Parti
Conseil national du PCF du 16 janvier 2013
Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne, en réaction aux explications de Pierre Laurent sur la coordination du Front de gauche

C’est inadmissible. Des instances du Front de gauche que nous ne connaissons pas, décident unilatéralement du contenu et de l’organisation d’une campagne politique nationale qui nous sont imposés. Pierre Laurent nous dit que c’est la « coordination nationale » dont il fait partie, nous ne savons pas avec qui.

Donc, la veille, hier, les groupes et personnalités du Front de gauche annoncent à la presse leur opération politique. Et le lendemain, les membres du Conseil national du PCF n’ont même pas le texte adopté!

Camarades, c’est ça le Front de gauche ! La forme – le coup de force – et le fond – le réformisme politicien – se rejoignent. Ils sont cohérents !

Les communistes sont mis à l’écart. Les propositions communistes de rupture sont effacées. Le Parti est mis sous tutelle des personnalités éminentes du Front, un niveau inaccessible pour les communistes.

Les personnalités qui décideront à la place des communistes?

 Et cela est destiné à durer ! Je découvre une note qui circule, envoyée « aux fédérations du PCF », mais même pas aux membres du Conseil national.

Je lis comment la direction du PCF négocie avec les « partenaires » la future organisation du Front de gauche. Une « stratégie commune », des « initiatives communes », trois niveaux d’organisation hiérarchiques, une prise de décision nationale par les instances du Front de gauche avec ces personnalités « cooptées », suivant la règle du « consensus ». J’en passe et de pires !

Ce n’est pas que notre Conseil national qui est méprisé, c’est le Parti tout entier à quelques jours du congrès !

Dans ce congrès bâclé, les communistes n’auront pas pu se prononcer sur la nature du Front de gauche. Mais le Front de gauche s’organise pour décider à leur place sa ligne réformiste.

Les communistes doivent le savoir et utiliser tous les moyens pour exprimer leur refus du coup de force et leur volonté de faire vivre leur parti.

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 13:15

                                                                      MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

Israël, de plus en plus enraciné à droite, s’apprête à reconduire son Premier ministre Benjamin Netanyahu mardi lors des élections législatives . Pour quelle coalition?

 De son côté,   Amos Oz renvoie le Likoud et les travaillistes dos à dos.

 
L’écrivain israélien Amos Oz, cofondateur en 1978 du mouvement La Paix maintenant et militant du Meretz (gauche pacifiste), n’a pas coutume de mâcher ses mots, ni de traiter avec indulgence la politique de son pays. Et devant l’échéance des législatives du 22 janvier, le romancier durcit encore le ton.

 Le 9 janvier, dans des propos rapportés par un article du Ha’Aretz traduit par Courrier international, l’auteur de Une histoire d’amour et de ténèbres lançait ses banderilles aussi bien contre Benyamin Netanyahu, actuel Premier ministre dont la liste (le Likoud allié à l’ultranationaliste Israel Beitenou) arrive en tête des sondages, que contre le Parti travailliste.
"Le gouvernement Netanyahou est le plus antisioniste depuis la création de l’État d’Israël [souligné par nous, B.R.], a ainsi déclaré Amos Oz devant un parterre d’universitaires indécis. Il fait tout pour qu’il n’y ait jamais ici deux États, mais un seul. Il ne cesse de porter des coups moraux, financiers et politiques à Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, et de renforcer le Hamas. Peut-être est-ce vraiment son intention d’étouffer toute chance de parvenir à une solution à deux États. Peut-être croit-il que les Juifs pourront régner indéfiniment sur une majorité arabe. Mais, aussi longtemps qu’il puisse tenir, tout régime d’apartheid finit par s’effondrer."
L’urgence, estime en effet Amos Oz, est de négocier la création de deux États arabe et juif. Car, si ce processus n’est pas mis en oeuvre, "ce n’est pas un État binational que nous aurons ici, mais un État arabe". Or, sur cette "question existentielle", la réponse de Shelly Yachimovich, leader travailliste, est, selon Amos Oz, "pire" que celle de son prédécesseur Ehud Barak. "Ce dernier répondait il n’y a pas de solution, tandis que Yachimovich répond il n’y a pas de problème. Cela fait maintenant quinze ans que le Parti travailliste rampe pour participer aux gouvernements du Likoud. Qu’ont fait les travaillistes pour ralentir le rythme de la colonisation de peuplement et pour conjurer le spectre de la dissolution de l’État du peuple juif ?"

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 12:53

Takieddine balance:

Les 400 millions d'€ de Khadafi, la guerre en Libye, le rôle du Qatar...

                                                         

                                

 

Silvio Berlusconi fait de même de son côté, sur le site Oumma.com:

  Pour il Cavaliere, dans un entretien accordé à Euronews, le 18 janvier, il ne fait pas l’ombre d’un doute que la croisade de Sarkozy en Libye visait à obtenir le contrôle de son pétrole et de son gaz,

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 09:47
  • Dans l'Humanité ce lundi: Hollande, un an après son discours du Bourget
     

    Il y a un an, le candidat François Hollande désignait "le monde de la finance" comme son "adversaire", lors d'un discours resté célèbre prononcé au Bourget. Un an plus tard, le bilan est des plus mitigés. Si quelques réformes ont été votées, des voix nombreuses à gauche l'enjoignent de mener plus loin le combat.

                             A lire  aujourd'hui dans l'Huma

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 09:42

 

 pcf.jpgAlgérie :

« Concertation d'ensemble urgente sur les causes de la crise Sahelo-malienne » (PCF)

 

 

Le bilan de la prise d'otages au siège gazier d'In Amenas en Algérie, n'est toujours pas connu et la confrontation armée, suite à l'assaut de l'armée algérienne, ne semble pas terminée et aurait fait de nombreuses victimes.

Cette attaque d'un groupe djihadiste élargit et aggrave encore la crise sahélo-malienne, et accroît les inquiétudes quant à l'avenir de toute la région.

Le PCF souligne l'importance décisive, dans ces circonstances, d'une concertation de l'ensemble des pays européens et de l'Union européenne avec les pays du Sahel, les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée, l'ensemble des États de l'Union africaine pour entreprendre une transformation radicale des règles et des conditions de la coopération, des financements et des critères de l'aide au développement, pour construire une véritable sécurité et une paix durable pour les peuples de cette région. Le déroulement tragique et très préoccupant de cette crise doit contraindre l'ensemble des gouvernements concernés à l'urgence d'une réflexion collective sérieuse sur les causes afin que des réponses alternatives et fortes soient engagées pour l'avenir.

Le Parti communiste français

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 09:10

                                                                               MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

PADS2.jpg Non aux ingérences des impérialistes au Mali et aux provocations de leurs agents islamistes en Algérie

 

L’impérialisme français poursuit sans relâche l’exécution de son plan de contrôle politique et militaire total de ses anciennes colonies africaines.
Après la Côte d’Ivoire où ses commandos avaient démis par la force Gbagbo, envoyé ce dernier dans une prison de La Haye et installé sa marionnette Ouattara, il vient de lancer son armada aérienne et de débarquer ses troupes au Mali sous le prétexte de combattre des groupes armés islamistes déployés au nord de ce pays et de défendre son intégrité territoriale.
Depuis maintenant une semaine les impérialistes français tentent de réaliser un de leurs objectifs : déployer durablement leurs troupes militaires au Mali, transformer ce pays en tête de pont afin de contrôler les richesses du Sahel, avec la bénédiction de l’ONU, instance de marchandage et de partage du monde en zones d’influence des puissances impérialistes. Grâce à la soi-disant légitimité internationale délivrée à son action par l’ONU, l’impérialisme français a obtenu l’habilitation de la Cédéao, son instrument néo-colonialiste, à jouer au gendarme de la Françafrique, faire et défaire les régimes africains au gré de ses intérêts.
Ce prétexte est grossier et hypocrite. Que ce soit sous un gouvernement de droite ou un gouvernement de "gauche", l’impérialisme s’est toujours appuyé sur les mouvements réactionnaires qui se camouflent sous la religion pour contrer la volonté d’émancipation des peuples de la domination impérialiste et abattre les dirigeants qui lui tiennent tête.
Il vient de faire d’une pierre deux coups. Ses troupes prennent pied au Mali.
Et il camoufle sous cette intervention son plan d’encerclement de l’Algérie par le sud en vue de renforcer ses pressions sur nos gouvernants pour les pousser encore plus dans la voie de la compromission et de la rupture avec ses orientations anti-impérialistes traditionnelles. Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme condamne l’autorisation accordée par le gouvernement algérien au survol du territoire de l’Algérie par les avions militaires français.

L’impérialisme trompe le peuple malien auquel il veut faire croire qu’il cherche à le protéger des hordes obscurantistes. Il faut être naïf, aveugle ou de mauvaise foi pour oublier ou ne pas voir que depuis des dizaines d’années ces groupes et leurs régimes sont et ont été les meilleurs auxiliaires de l’impérialisme : Afghanistan, Bosnie, Kosovo, Libye, et maintenant Syrie.
Peut-on oublier que durant les années 1990 les dirigeants socialistes français ont appuyé le Front islamique du Salut en Algérie en exigeant de reconnaître sa prétendue "victoire électorale" de décembre 1991 et contribué à répandre les pires campagnes de mensonges visant à innocenter les groupes islamistes armés dans les massacres commis en Algérie ? Comment peut-on croire que les puissances impérialistes vont libérer les Maliens de la dictature des groupes obscurantistes, alors qu’elles ont mis à feu et sang la Syrie pour tenter de les placer à la tête de ce pays avec l’appui des régimes monarcho-théocratiques de l’Arabie saoudite et du Qatar ?

L’impérialisme est confronté à la plus grave crise économique structurelle de son histoire. Il a besoin de diviser les peuples. Tout en prétendant les combattre dans certains pays il soutient dans d’autres les groupes religieux fanatiques qui organisent dans les pays arabes et musulmans des diversions en imposant par la terreur des pratiques religieuses moyenâgeuses. Ces diversions ont pour but et pour résultat d’empêcher les peuples de réfléchir aux mesures politiques, économiques et sociales à prendre pour se libérer du pillage de leurs richesses par les multinationales, pour secouer la domination impérialiste, transformer de façon révolutionnaire les bases économiques de leurs pays. L’impérialisme entretient de façon sournoise ou déclarée l’existence et l’influence de ces groupes. Il en tire profit pour justifier le fichage policier de tous les peuples. Il propage le racisme islamophobe. Il allume les guerres internes dans les pays arabes et islamiques. Il se présente ensuite sous le masque du "sauveur". En fait, il tente de se créer de toutes pièces les prétextes pour dépêcher dans ces pays ses espions, ses agents, ses mercenaires, ses tueurs à gage et ses militaires, et installer des marionnettes aux commandes.
Ce qui se passe au Mali et ce qui vient de se passer dans le complexe gazier de In Amenas avec l’incursion de groupes lourdement armés à partir de la Libye, la prise de dizaines d’otages étrangers, le massacre d’un certain nombre d’entre eux, ne sont que la suite prévisible de l’intervention militaire en Libye des puissances impérialistes, des USA, de l’Angleterre, de la France, de l’OTAN, de l’Union européenne. La liquidation par la force du régime de Kaddafi avec l’appui des forces les plus rétrogrades de ce pays fait peser sur l’Algérie de graves dangers et l’expose à toutes les provocations montées par les services subversifs de ces puissances. Cette liquidation a encouragé partout les forces obscurantistes à relever la tête dans leur sinistre marche pour la prise du pouvoir. Ce sont les puissances impérialistes qui organisent l’insécurité généralisée dans la région pour justifier leurs ingérences. L’émir du Qatar, ami des dirigeants français, ne cache pas qu’il soutient et finance ouvertement les terroristes islamistes intégristes envoyés de Libye au Mali. Aucun gouvernement, pas même le gouvernement algérien, ne l’a condamné. Les dirigeants français exploitent ensuite la présence des bandes terroristes pour s’ingérer dans les affaires du Mali.
Sous prétexte de prêter leur assistance dans la lutte contre les bandes islamistes armées, les puissances impérialistes font pression pour amener le régime algérien à accepter le principe de la présence de leurs "experts" militaires dans le Sahara algérien, premier pas vers l’installation de bases militaires destinées à miner le pays de l’intérieur. Le peuple algérien n’est pas dupe. C’est pourquoi il rejette l’intervention de ces puissances dans ses problèmes internes et réagit avec indignation aux tentatives des dirigeants de la Grande-Bretagne, des USA et d’autres pays de dicter leurs vues aux responsables militaires algériens sur la manière de neutraliser ces groupes criminels.
Ce sont les dirigeants des puissances impérialistes qui portent la responsabilité de la mort de nombreux travailleurs, techniciens algériens et étrangers du site gazier de In Amenas. Les communistes algériens expriment leur solidarité avec les familles de toutes les victimes de l’opération terroriste d’In Amenas, sacrifiées par l’impérialisme pour réaliser ses plans de domination de la région.

Ces événements ne surprennent pas les communistes algériens. Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme a prévenu à maintes occasions les travailleurs et le peuple algériens sur les conséquences qui allaient résulter de l’agression impérialiste en Libye et, d’une manière générale, de son agressivité dans le monde. Mais il n’y a pas de fatalité. Les travailleurs et les peuples sont en mesure de lui résister et de lui infliger des défaites. Il appartient aux peuples, à leurs forces révolutionnaires et progressistes de combattre par leurs propres moyens les courants rétrogrades, les ingérences et les guerres destructrices impérialistes qui favorisent l’extension de ces courants, renforcent l’exploitation et l’oppression des peuples. Face à cette collusion réactionnaire interne et externe, ils doivent compter sur la mobilisation interne de leurs masses laborieuses et sur la solidarité des forces de progrès dans le monde. La clé de la résistance est d’abord l’édification de partis révolutionnaires décidés à mettre fin à l’exploitation et à la domination capitaliste et impérialiste.

Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme
19 janvier 2013

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 15:41

                                                                            TURC.jpg 

 

 

14 janvier 2013

Bahar Kimyongür

 
                                                                      

En France, on peut appeler à armer les rebelles terroristes en Syrie, diffuser leur propagande, maquiller ou justifier leurs crimes, organiser des collectes pour leur acheter des armes et même leur recruter des combattants. Par contre, l’expression d’une sympathie même la plus symbolique envers des rebelles réfractaires aux ordres du FMI et de l’OTAN peut vous conduire en prison. Quinze sympathisants d’un mouvement rebelle turc de gauche viennent d’être condamnés par le tribunal correctionnel de Paris à des peines d’une sévérité inouïe. Leurs crimes : distribution de tracts et de journaux, organisation de pique-niques, de concerts et de manifestations.

 

                                       source: investig'action

 

On peut aussi se plier au diktat américano-israélien , passer outre à une décision de justice et garder en prison Georges Ibrahim Abdallah!!!
                                                         (U Cursinu Rossu)
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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 15:33

                                 Mali: Chant pour les ouvriers syndicalistes

 

19 avril 2012

 

ATT a vendu le chemin de fer a une société canadienne qui s'est débarrassée de la plupart des travailleurs et de l'essentiel du transport public. 2005, les chwatcheminots sont en colère. Aminata Diarra chante le courage des ouvriers syndicalistes qui se battent et les associe aux héros maliens des temps passés, au cours d'un meeting des cheminots en lutte pour la renationalisation. 2005. Dans la région des rizières, les paysans sont saignés par les charges, les expulsions de leurs champs au profit de bourgeois nantis et de sociétés étrangères, méprisés, ignorés par les autorités qui en profitent pourtant. Les femmes chantent pour leurs luttes qui n'en finissent pas, un chant populaire historique qui dit en substance :

                         les puissants passent, nous, restons !

 

 

                                                                

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 14:57

 

                                                                               CERVEAU.gif 
  
                                     source: Nouvelles d’Orient Les blogs du Diplo
Mali, Afghanistan, les leçons oubliées

lundi 14 janvier 2013, par Alain Gresh

Une nouvelle fois, un consensus politique se dessine autour de l’intervention militaire française au Mali. Le Parti socialiste comme l’UMP et le Front national soutiennent l’initiative du chef de l’Etat. Seules quelques voix discordantes se font entendre, au Parti communiste (« L’intervention militaire française comporte de grands risques de guerre », PCF, 12 janvier) ou au Parti de gauche. L’ancien premier ministre Dominique de Villepin, dans une tribune au Journal du dimanche (« Villepin : “Non, la guerre ce n’est pas la France” », 13 janvier), s’inquiète également :

« Ne cédons pas au réflexe de la guerre pour la guerre. L’unanimisme des va-t-en guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la “guerre contre le terrorisme” m’inquiètent. Ce n’est pas la France. Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye.

Jamais ces guerres n’ont bâti un Etat solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les Etats faillis, la loi d’airain des milices armées.

Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. »

Il est ironique de noter que cette intervention a commencé au moment où la France se retire d’Afghanistan (Lire « Fin de mission en Afghanistan », Défense en ligne, 19 décembre 2012) et où le président Hamid Karzaï se trouvait à Washington pour discuter du retrait total (ou presque) des forces américaines. Est-ce sur un succès que ces troupes se retirent d’Afghanistan ? « Mission accomplie » ?

Rien n’est moins sûr.

Le pouvoir qui s’est installé à Kaboul, dans les fourgons des armées étrangères, est dirigé par Karzaï, dont il faut rappeler qu’il n’a gagné l’élection présidentielle de septembre 2009 que grâce à des fraudes massives ; sa légitimité ne dépasse pas celle de son clan, de ses affidés, profondément corrompus. Ce sont des dizaines de milliards de dollars d’aide internationale qui ont disparu dans les poches sans fond des responsables politiques. Sans parler du fait qu’une part importante de cette aide « retourne » aux pays donateurs, comme le remarque Oxfam-France :

« L’aide internationale à l’Afghanistan est relativement significative en volume, mais elle reste largement inefficace : presque 40 % des montants versés depuis 2001 sont retournés aux pays donateurs sous la forme de profits ou de rémunérations. De plus une large part de l’aide ne parvient pas aux Afghans les plus pauvres. »

Et, du point de vue social, la situation reste terrible, marquée par une guerre qui n’en finit pas. Toujours selon Oxfam :

« Si quelques progrès ont été enregistrés en matière de santé et d’éducation dans les années qui ont suivi la chute des talibans, les défis à relever dans ces secteurs restent écrasants : actuellement un enfant sur cinq meurt avant l’âge de cinq ans, une femme sur huit meurt de complications liées à la grossesse ; deux millions d’enfants, dont deux tiers sont des filles, ne sont pas scolarisés. On estime actuellement que près de la moitié de la population afghane vit toujours en dessous du seuil de pauvreté, tandis que plus de la moitié des enfants souffre de malnutrition chronique. »

Qui peut croire que la guerre amène une amélioration de la situation des populations ?

Le plus paradoxal est que le seul progrès représenté par la scolarisation plus importante des filles reste menacé : les seules chances de l’administration actuelle afghane de ne pas être éliminée après le départ des troupes de l’OTAN est de négocier avec les talibans. Et, comme le remarquent les responsables d’Oxfam, ce sont les femmes qui risquent d’être les victimes de cette réconciliation. Quoiqu’il en soit, il est faux de croire que la libération des femmes peut être imposée par les baïonnettes des armées étrangères (lire Christine Delphy, « Une guerre pour les femmes ? », Le Monde diplomatique, mars 2002). Le colonialisme aussi prétendait « libérer » les femmes musulmanes.

Mais les interventions en Afghanistan (puis en Irak) ont eu bien d’autres conséquences régionales et internationales dont on paie encore le prix. La guerre s’est étendue au Pakistan, où les talibans locaux se sont renforcés au détriment d’un pouvoir central affaibli. Et l’utilisation massive des drones par l’administration Obama pour éliminer des « terroristes » — avec de nombreuses victimes « collatérales » —, alimente les haines anti-occidentales.

Ces expéditions militaires menées au nom d’une guerre sans fin contre le terrorisme ont eu pour effet paradoxal de renforcer ces organisations que l’Occident affirmait vouloir détruire. Il s’est créé, en réponse aux interventions multiples, « une autoroute de l’internationale insurgée », du Pakistan au Sahel, en passant par l’Irak, la Somalie : par elle circulent les combattants, les idées, les techniques de combats, les armes de tous ceux qui veulent lutter contre « les nouveaux croisés ». Des combattants irakiens se sont formés en Afghanistan, tandis que des Maghrébins ont pu acquérir en Irak une compétence militaire incontestable. La guerre contre le terrorisme a facilité l’unification de groupes très divers sous le drapeau d’Al-Qaida. Et, sans doute, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) n’aurait jamais pris cette dimension sans l’intervention en Afghanistan. Et aussi, rappelons-le, sans la guerre en Libye qui a « libéré » des arsenaux militaires considérables et de nombreux combattants enrôlés (et contrôlés) par Kadhafi. Peut-on s’étonner que de nombreux musulmans voient dans ces interventions une croisade contre l’islam ? Toutes, depuis 2001, ont eu lieu dans des pays musulmans — Afghanistan, Irak, Somalie, Liban, Mali, sans oublier les guerres menées à Gaza. Et au moment où l’islamophobie fait des ravages dans les sociétés occidentales.

Combien de fois nous a-t-on expliqué qu’il n’y avait pas le choix, que « nous » défendions en Afghanistan la sécurité de l’Occident : si « nous » étions battus là-bas, les combats se déplaceraient demain dans nos banlieues. Et pourtant « nous » allons partir d’Afghanistan comme si de rien n’était, sans avoir stabilisé la situation, sans même parler de démocratie. Et personne ne prétend que les conséquences en Europe seront catastrophiques. On peut remarquer, au contraire, que chacune de ces expéditions coloniales aboutit à plus d’insécurité, plus de contrôles, plus de surveillance et, par là même, à une atteinte aux libertés fondamentales.

Pourtant, c’est le même argument qui est repris pour le Mali : éviter que s’installe à nos frontières un foyer terroriste, un Sahelistan (lire, dans Le Monde diplomatique de janvier, le reportage de Philippe Leymarie). Et la première décision du gouvernement français au lendemain de l’engagement au Mali est de renforcer le plan Vigipirate ! N’est-ce pas parce que nos gouvernants savent que ce type d’intervention alimente le terrorisme, qu’elle ne l’affaiblit pas ?

Douze ans après, l’intervention occidentale en Afghanistan est un fiasco. Celle en Irak a abouti à la déstabilisation durable du pays (et à une implantation de groupes liés à Al-Qaida qui n’y étaient pas présents avant 2003). D’ici douze ans, quel bilan dressera-t-on de l’engagement de la France au Mali ?

 

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