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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 15:03

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  Source: El diablo

Lu sur le site Rouge Midi :

Pierre militant connu de la CGT 13, aujourd’hui à la retraite, nous a envoyé ce billet d’humeur que « Rouge Midi » partage totalement...et que nous publions donc bien volontiers

 

La fuite fiscale de Depardieu a déclenché une vague de réactions, certaines du côté du gouvernement condamnent la méthode et non le personnage. C’est pourtant bien le personnage qui a appliqué la méthode consistant à voler la collectivité par détournement d’impôt. D’autres à droite, en profitent pour remettre en cause le principe même de l’impôt refusant l’idée de justice fiscale, n’osant pas toutefois présenter le sieur Depardieu comme un nouveau Robin des Bois.

 

Au PS comme du côté de la droite, on discute de l’opportunité de l’impôt et de son montant pour les exilés fiscaux. Pourtant le problème n’est pas là, effectivement « Depardieu and Co » venant du monde du spectacle, du monde sportif ou de la finance DEVRAIENT PAYER MOINS D’IMPOTS… parce qu’ils DEVRAIENT GAGNER MOINS D’ARGENT.

 

Au nom de quoi, un artiste qui exerce son métier grâce aux subventions publiques doit il percevoir des cachets mirobolants ? Au nom de quoi le salaire d’un sportif professionnel doit il atteindre des sommes extravagantes prélevées en fait sur les revenus des consommateurs s’agissant du sponsoring ou des citoyens par le biais des subventions ?

 

Au nom de quoi un patron d’entreprise (je ne parle pas ici des PME, commerçants et artisans) s’octroie –il des salaires mensuels correspondant à plusieurs années de SMIC alors que cet argent est le fruit certes de son travail, mais pour une infime partie, l’essentiel provenant du travail des salariés de l’entreprise ?

 

On a vraiment l’impression de marcher sur la tête : aux plus pauvres, victimes de la crise, est imposé « un effort de solidarité » garantissant aux plus riches, responsables de la crise, le niveau de leurs profits.

 

Alors d’accord pour que ces messieurs payent moins d’impôts grâce à des revenus revus drastiquement à la baisse.

 

C’est une bonne idée, direz-vous mais comment l’appliquer ? Comment combattre cette inflation scandaleuse de certains salaires ? Commençons par ouvrir les conseils d’administration des entreprises aux représentants des salariés et faisons jouer à la puissance publique son rôle de régulateur par une attribution ciblée et contrôlée des aides, subventions et exonérations de toutes sortes.

 

Pierre Pradel,

secrétaire de section PCF de Vitrolles

 

Gérard Depardieu gagne 3,540 millions d’euros par an. Chiffre tiré du site http://www.argent-salaire.com

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 14:51

20121229_nacionalizacion_evo.jpg

 



 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les nationalisations sont bien à l'ordre du jour en Amérique latine : après le pétrole argentin, le réseau électrique bolivien plus tôt dans l'année, le gouvernement d'Evo Morales a décidé cette fois de poursuivre sa politique de nationalisation avec la distribution de l'électricité.



Un cadeau de fin d'année pour le peuple bolivien. Le président Evo Morales a annoncé ce samedi 29 décembre la nationalisation de Electropaz et ELFEO, deux filiales de l'entreprise espagnole Iberdrola, chargées de la distribution de l'électricité dans les départements de La Paz et Oruro.



1356790788_3.jpgDerrière cette mesure, un impératif de service public : « Nous avons été contraints de prendre cette mesure pour que les tarifs du service électrique soient équitables dans les départements de la Paz et Oruro, et que la qualité du service électrique soit uniforme dans les espaces ruraux et urbains », a justifié Evo Morales.



Il s'agit de garantir « le droit humain des citoyens qui vivent dans les espaces ruraux, en n'amputant pas leur niveau de vie », ajoute le président bolivien.



A l'heure actuelle, un usager à La Paz paie 7 centimes le kilowatt/heure contre 17 centimes pour un usager situé en zone rurale, plus du double.



Selon le décret 1448 signé par le président, toutes les actions détenues par Iberdrola dans les deux entreprises, soit 90% de Electropaz et ELFEO, passent entre les mains de l'Entreprise nationale d'électricité (ENDE) contrôlée par l’État.



Cette dernière mesure s'inscrit dans une longue liste de nationalisations : gaz en 2006, télécoms en 2008, plusieurs gisements de minerais ou champs pétroliers, enfin la distribution de l'électricité en mai 2012.



Cette nationalisation constitue toutefois une première. Alors que tous les décrets antérieurs concernaient des anciennes entreprises publiques privatisées, pour la première fois Evo Morales nationalise une entreprise qui n'a jamais été publique.



Le gouvernement espagnol, à l'agonie financièrement et soumis aux diktats de l'Union européenne, a regretté la décision du gouvernement et exigé une indemnisation « juste ».



Aucune déclaration syndicale à l'heure actuelle, du côté de l'UGT et des Commissions ouvrières. En mai dernier, les deux syndicats majoritaires avaient condamné la décision du gouvernement socialiste bolivien et soutenu leur gouvernement de droite, ainsi que le patronat espagnol.



La politique de nationalisations mais aussi l'avancée de l'âge de départ à la retraite et ses politiques sociales emportent l'adhésion d'une majorité de Boliviens. Selon un récent sondage réalisé par IPSOS, 55% des boliviens soutiennent Evo Morales.



Selon l'agence de l'ONU, la CEPAL (Comission économique pour l'Amérique latine), les résultats de la politique sociale d'Evo Morales sont incontestables : la pauvreté a été réduite de 61 à 49% entre 2007 et 2011, la pauvreté extrême de 34 à 25%.



Mais les résultats de cette politique sont précaires. S'appuyant sur son fief sécessionniste de Santa Cruz, sur le soutien des Etats-unis et jouant des contradictions internes du « bloc social et politique » gouvernemental, la bourgeoisie bolivienne tente d'inverser le processus révolutionnaire.



Un processus révolutionnaire qui n'est pas sans luttes. Chaque acquis social est une victoire conquise de haute lutte par la classe ouvrière et la paysannerie boliviennes.



Les luttes se développent dans tous les secteurs pour approfondir le processus révolutionnaire : indigènes pour le respect de leur terres, travailleurs de la santé pour leurs conditions de travail, mineurs récemment pour exiger la nationalisation des puits d'étain de Colquiri.



bolivian-police-offic-141.jpg.520.360.thumb.jpgSi les six années de gouvernement d'Evo Morales ont permis d’inverser le rapport de force en faveur des travailleurs, l'économie reste encore largement entre les mains du privé. La tentation d'un « capitalisme andin » n'est toujours pas évacuée.



Soutenues par le peuple bolivien, ces nationalisations vont toutefois dans le bon sens. Elles créent les bases d'une démocratie sociale, condition préalable de la transition vers le socialisme.



Au moment où l'Europe en pleine crise tourne le dos aux nationalisations, ou s'en saisit comme moyen de renflouer la grande industrie et les banques, les gouvernements progressistes montrent une autre voie : sortir de la crise par des mesures de rupture avec le système capitaliste, par la construction du socialisme.

Les nationalisations toujours à l'ordre du jour en Amérique latine : la Bolivie prend le contrôle de la distribution de l'électricité
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 17:09

                                                                                                                                      

  MAURICETHOREZjpg.jpg"QUE LES BOUCHES S'OUVRENT..."   Soviet---Hammer-02.gif

                   (Maurice Thorez)

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 Lu sur le blog Réveil Communiste

 

Mes désaccords

avec le texte soumis au congrès du PCF 

Chronique de Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP et ancien membre du collège exécutif du PCF, ex-président d’Attac

 

Le Parti communiste français (PCF) tiendra son 36e congrès du 7 au 10 février 2013 à Aubervilliers (93). Pour le préparer, un « Projet de base commune » a été adopté et diffusé par le Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012. Ce projet de texte n’apporte rien de nouveau et ne fait que reprendre pour la énième fois, dans une forme différente, ce qui est écrit dans les textes de congrès du PCF depuis maintenant des années. Tout l’exercice consiste, sous une surprenante enflure verbale qui sert de rideau de fumée rhétorique, à masquer une stratégie inavouable qu’il faut camoufler par tous les moyens : celle de la satellisation du PCF par le PS.

 

Il y aurait beaucoup à dire sur l’effondrement théorique, idéologique et politique du PCF dont témoigne le « Projet de base commune ». Mes désaccords, pour aller à essentiel, sont les suivants :

 

1.- Le PCF a une finalité imprécise

Le PCF ne se réclame pas, dans son texte préparatoire au congrès, du socialisme – et encore moins du communisme - qui ne figure pas comme sa finalité. À la place on trouve des expressions floues et jamais définies comme « changer le monde », « un nouveau monde », « rompre avec le capitalisme », « dépasser le capitalisme », « un mode de développement humain durable », « prendre le pouvoir aux marchés financiers et aux grands possédants ».

 

Toutes ces expressions ont une sonorité positive, mais ne disent strictement rien du projet concret qu’elles sont censées illustrer. Surtout, elles évitent soigneusement la référence au socialisme dont le terme est absent du texte. Or le socialisme est le système politique et économique proposé par la gauche depuis le XIXe siècle pour remplacer le capitalisme. C’est une des valeurs essentielles du mouvement ouvrier. On pourrait comprendre que les dirigeants communistes, craignant d’être assimilés aux partis « frères  » des pays du « socialisme réel », veuillent bannir ce mot. Si telle est leur raison, pourquoi ne le disent-ils pas clairement au lieu de faire de la contrebande en introduisant dans leurs textes des expressions qui n’ont ni queue ni tête ? S’ils ont d’autres raisons, qu’ils les donnent car il reste encore des citoyens qui se demandent pourquoi le PCF ne se fixe plus le socialisme pour horizon !

 

2.- Le rôle de la nation est gravement sous-estimé

Mon désaccord est total avec l’analyse de la « base commune » concernant la nation. Certes, le document du PCF affirme que « la nation est un lieu essentiel du faire peuple et de l’exercice de la démocratie ». Mais cette formulation, que l’on croît être dans la continuation de la position historique du PCF, qui mêlait le drapeau tricolore de la nation et le drapeau rouge du mouvement ouvrier, confirme les renoncements du PCF. Pour lui, la nation ne serait pas « le  » lieu essentiel du faire peuple et de l’exercice de la démocratie, mais simplement « un  » lieu. Parmi d’autres. Lesquels, d’ailleurs, puisqu’ils ne sont pas nommés ? Cette analyse heurte le bon sens. La nation, en effet, est le seul espace où le peuple peut exprimer sa souveraineté. Il n’y en a pas d’autre. On peut, certes, former des vœux pour que les peuples puissent manifester leur souveraineté à un autre échelon que celui de la nation. Ce pourrait être le cas, par exemple, de la zone euro, ou de l’UE 27, ou de l’Europe (49 pays). Et, pendant que nous y sommes, de l’échelon mondial.

 

Sauf qu’à l’échelon de la zone euro, de l’UE 27 ou de l’Europe, il n’existe actuellement aucun mécanisme institutionnel démocratique permettant aux peuples concernés d’exprimer leur souveraineté et de traduire cette expression en actes. Le « faire peuple » et « l’exercice de la démocratie » ne peuvent donc pas s’appliquer aux échelons de la zone euro, de l’UE 27 et de l’Europe. Et encore moins à l’échelon international. Le « faire peuple » et « l’exercice de la démocratie » s’appliqueraient-ils alors à des échelons infra-nationaux, par exemple les communes ? Certes, les luttes locales, les mécanismes institutionnels existants contribuent à la démocratie locale et au lien social. Mais en Aucun cas on ne peut parler de « faire peuple » car il s’agit toujours, par définition, à l’échelon local, de fractions du peuple et non du peuple tout entier qui ne peut faire jouer sa souveraineté qu’à l’échelon national.

 

Dès lors, l’indépendance de la nation, sa souveraineté, n’apparaissent nulle part comme une exigence majeure pour le PCF. Si le PCF considère que l’indépendance nationale n’est pas un sujet, qu’elle est une exigence dépassée, qu’il le dise clairement ! Qu’il argumente ! On comprend son silence, car une telle position est indéfendable. S’il est une leçon à retenir de la crise de l’euro, c’est celle de la nécessité absolue de la reconquête de l’indépendance nationale, qui ne fait que confirmer ce que la mondialisation néolibérale nous avait déjà enseigné.

 

Le PCF, malgré tout, livre enfin sa véritable analyse : « il est vain d’enfermer toute tentative de changement dans la seule nation ». On ne comprend pas très bien à qui s’adresse cette remarque, à part le Front national. Car à gauche, la tradition comme la doctrine est celle de l’internationalisme : toute lutte sociale, toute perspective politique nationale doit s’inscrire dans un cadre internationaliste. Faut-il pour autant, comme le texte du PCF y incite subrepticement, suspecter toute forme de lutte au niveau national ? D’autant que c’est à l’échelle nationale que des changements peuvent être obtenus plus rapidement qu’à l’échelle internationale ou européenne.

 

Du coup, la « base commune » emmène ceux qui croiront à son contenu dans une impasse qu’il est pourtant simple d’éviter. Il faut bien se frotter les yeux avant de lire la prose indigente suivante : « nous voulons agir dans le même temps aux plans local, national, européen et international pour gagner des changements à tous les niveaux qui se nourriront mutuellement ». Bien sûr, il est tout à fait logique et cohérent de lutter à tous les niveaux pour arracher tous les acquis qui peuvent l’être. Mais peut-on sérieusement placer sur le même plan les échelons local, national, européen, international ? Les sujets, de toute évidence, n’ont pas la même importance. Ceux qui sont évoqués lors des réunions de conseil municipal n’ont rien à voir avec ceux traités lors des sommets des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne ou du G20. Dès lors, affirmer qu’il faut « gagner des changements à tous les niveaux » efface toute hiérarchie entre les sujets, interdit de fixer des priorités aux luttes puisque tout a le même poids. Cette façon de voir les choses est particulièrement stérile.

 

Personne ne devrait trouver à redire si on affirme que les changements pouvant être obtenus au plan local ne sont pas de même nature que ceux pouvant être obtenus au plan national ou international. Il est parfaitement possible d’obtenir de nombreux changements au plan local, par exemple dans une municipalité : taux modiques des transports en commun, accès facilité des enfants des classes populaires aux cantines scolaires… À l’échelle nationale, les luttes et les changements qu’elles permettront porteront sur d’autres sujets : la nationalisation des banques, la réduction du temps de travail, le redéveloppement des services publics et de la Sécurité sociale… Sans opposer le local au national, c’est quand même au niveau national qu’il est possible de rompre avec le capitalisme, pas au niveau local ! Voilà pourquoi il ne faut pas tout mettre sur le même plan et qu’il est nécessaire d’établir des priorités.

 

D’autant que s’ajoute la dimension du temps. Un changement local peut être obtenu plus rapidement qu’un changement national, et un changement national plus rapidement qu’un changement international. Des luttes locales sont plus faciles à organiser, les élections municipales permettent d’élire des équipes qui mettront en œuvre les changements.

 

Au niveau national, une majorité vraiment de gauche pourra voter, par exemple, une loi de justice fiscale, allégeant les contributions de ceux qui ont le moins, et alourdissant celles de ceux qui ont le plus. Au niveau de l’UE, la remise en cause des articles du traité de Lisbonne organisant la liberté de mouvement des capitaux, autre exemple, sera un véritable parcours du combattant. Car pour modifier les traités européens il faut l’accord unanime des Vingt-Sept. Le rapport des forces politiques montre sans ambigüité que l’adoption d’un nouvel article du traité de Lisbonne, organisant au contraire le contrôle des mouvements de capitaux, n’est pas pour demain.

 

On peut donc souhaiter que des changements se produisent à l’échelle de l’UE ou à l’échelle planétaire, mais ce sera long.

 

3.- L’Union européenne n’est pas analysée comme l’un des piliers de l’ordre néolibéral mondial

La position du PCF sur la question européenne est proprement tragique. Pour ce parti, qui avait joué un rôle essentiel dans la lutte contre « l’Europe des monopoles » au moment du Marché commun, puis en 1992 lors du référendum sur le traité de Maastricht et encore en 2005 pour le référendum sur le traité constitutionnel européen, l’effondrement est vertigineux. Aujourd’hui, le PCF pense que la « finalité même de la construction européenne doit être redéfinie ». Comme si cette « finalité  » avait été un jour conforme aux intérêts des peuples, qu’elle aurait ensuite dévié et qu’il faudrait la remettre sur les rails.

 

Comme s’il était souhaitable et possible de « redéfinir  » le capitalisme à l’européenne ! Comme si cette « construction  » avait eu un jour le moindre objectif social ou démocratique !

 

Pour le PCF, « l’Europe doit devenir un grand projet humain ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Quel est ce charabia ?

 

Est-ce aux communistes qu’il faut rappeler que le processus de « construction  » européenne a été initié par les États-Unis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour faire pièce au communisme extérieur (l’URSS) et intérieur (essentiellement le PCF et le PCI) ? C’est un système mis en place par le capitalisme, pour le capitalisme, aucun socialisme n’est possible dans le cadre de ce système dont il faut s’émanciper. L’Union européenne est un des piliers de l’ordre néolibéral, au même titre que l’OTAN, le FMI, le Banque mondiale, l’OMC. C’est ce que refuse d’admettre la direction du PCF.

 

Celle-ci est alors conduite à faire des propositions invraisemblables comme « mettre fin à l’indépendance de la Banque centrale européenne qui doit être placée sous contrôle démocratique et citoyen ». C’est très bien de vouloir mettre fin à l’indépendance de la BCE, et sur ce point nous sommes d’accord. Mais la suite logique de cette prise de position est la reconquête de la souveraineté monétaire nationale. Car un gouvernement de gauche, en France ou ailleurs, aura besoin de la puissance de sa banque centrale nationale pour briser les marchés financiers et financer les investissements publics. Hélas, ce n’est pas du tout le chemin que prend le PCF. Ce dernier préfère le fédéralisme monétaire en parlant de « contrôle démocratique et citoyen » - une formule particulièrement creuse – à l’échelle de l’UE. Sans jamais préciser de que signifie concrètement ce « contrôle démocratique et citoyen ».

 

On atteint un sommet avec la position du PCF sur l’euro. Le parti qui avait fait campagne contre la monnaie unique au moment du traité de Maastricht a fait une conversion complète : « Là où des forces actent l’impuissance à changer l’Europe, prônant une dissolution de la zone euro qui renverrait d’une autre manière chaque peuple à la même guerre économique, nous pensons indispensable de lutter contre les divisions et les nationalistes ».

 

Répondons au PCF qu’il ne s’agit pas « d’impuissance  » à changer l’UE (et non à changer « l’Europe  », le PCF ne faisant manifestement pas la distinction entre le système politique qui rassemble 27 pays et qui s’appelle l’Union européenne, et le continent européen qui rassemble 49 pays). Il s’agit d’un choix politique de démanteler l’un des piliers de l’ordre néolibéral mondial dont la construction s’est faite sur des bases qui ne peuvent pas être améliorées de l’intérieur, sauf lorsque tous les pays de l’UE se donneront des majorités de gauche. La vraie !

 

Sur un autre plan, il est pathétique de voir le PCF reprendre les slogans anxiogènes déversés par les adorateurs de l’euro. Non, ce n’est pas parce que les pays de la zone euro retourneraient à leurs monnaies nationales qu’ils se mèneraient une « guerre économique ». Tenir un tel raisonnement, c’est ne rien comprendre aux effets destructeurs de l’euro. Car avec l’euro, par construction, c’est l’austérité, la pression sur les salaires, les délocalisations, le chômage de masse permanent. C’est pourquoi rien n’est plus urgent que de lutter pour la sortie de l’euro, c’est-à-dire la sortie de l’ordre monétaire néolibéral afin de respecter l’indépendance des nations et leur permettre de coopérer librement.

 

Quant à l’assimilation – l’insulte – faite par le PCF de la sortie de l’euro avec du nationalisme, elle est scandaleuse et inacceptable. Le PCF lui-même, pendant des années, était contre la monnaie unique. Il existe un très puissant courant de gauche favorable à la sortie de l’euro. D’autres forces veulent sortir de l’euro, sans être nationalistes pour autant. C’est le PCF qui divise en proférant de telles invectives !

 

4.- Le travail et l’emploi restent évoqués par le concept vide de la « sécurité d’emploi et de formation »

S’agissant du travail, « il faut le réorganiser et le repenser », estime le PCF. Et il a la solution : il faut un « système de sécurisation de l’emploi et de la formation pour éradiquer le chômage ». Sauf que ce slogan est asséné depuis une vingtaine d’années, sans que personne, au PCF, ne soit capable d’en dire plus. Et pour cause, car il s’agit d’un slogan courant d’air, rempli avec du vide.

 

5.- Tout ce qui concerne les relations avec le Parti socialiste est soigneusement évité

En lisant la « base commune » soumise au 36e congrès du PCF, on ne sait pas que le PCF fait partie de la majorité politique qui gouverne le pays, avec le PS. Si les communistes ont été consultés par référendum pour savoir s’ils devaient avoir des ministres avec François Hollande, ils ne l’ont pas été pour savoir s’ils devaient faire partie de la majorité politique avec le PS. Il n’est pas trop tard, ce serait un beau sujet de congrès que d’en débattre. La discussion serait éclairée par les dernières décisions gouvernementales : plan d’austérité, abandon de la sidérurgie, etc. Toutefois, le débat est apparemment interdit sur ces questions.

 

Parce qu’il ne faut pas trop froisser le « grand frère » socialiste, il faudra faire un accord avec lui aux municipales. L’objectif de la « base commune » est clairement l’alliance avec le PS : « aller vers des rassemblements les plus larges possibles à gauche, avec la volonté de faire échec aux appétits de la droite et de l’extrême droite ».

 

Au total, voter pour la « base commune » présentée au 36e congrès du PCF c’est voter pour la poursuite et l’accélération de la satellisation du PCF par le PS. C’est voter contre un socialisme du XXIe siècle, contre la nation, pour l’Union européenne et l’euro, pour l’inertie en matière de lutte contre le chômage, pour l’alliance privilégiée avec le PS. Le PCF a une occasion unique de se remettre sur les rails : voter contre le projet de loi de finances qui sera présenté au Parlement à la fin de l’année (pas s’abstenir, voter non !).

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 16:38

                                                                      MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

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Izquierda Unida organise avec le PGE sa mue en une SYRIZA espagnole: entre « gauchisme institutionnel » et « réformisme radical »

 

Près de 1 000 délégués ont assisté à Madrid entre le 15 et le 17 décembre à la X ème Assemblée d'Izquierda Unida. Une assemblée où a été présenté le projet d'IU : celui de constituer une nouvelle organisation et de représenter une « option de gouvernement » calquée sur Syriza.

 

« La voilà la SYRIZA espagnole, pas besoin de la chercher ailleurs ! », ces mots lancés par le coordinateur général d'IU, Cayo Lara, à la presse espagnole révélait l'enjeu de ce Congrès : transformer la formation créée en 1986 et moribonde il y a quatre ans en SYRIZA espagnole.

 

Les « guest-stars » parmi les invités internationaux confirment le projet : le Bloc de gauche côté Portugais et surtout SYRIZA en Grèce. Deux modèles du PGE en lutte acharnée contre les deux Partis communistes. Alexis Tsipras, a ainsi pu délivrer un long message depuis Athènes.

 

Les médias l'ont souligné, le contraste avec la IX ème Assemblée de 2008 est saisissant : une impression d'unité si ce n'est d'unanimité, un climat de paix interne après des années de querelle.

 

En 2008, Izquierda Unida sortait de plusieurs années de collaboration avec le PSOE de Zapatero, d'une cuisante déroute électorale (3% aux législatives), et surtout d'une fronde des militants du PCE (Parti communiste d'Espagne) posant la question de la sortie d'Izquierda Unida.

 

Dans un climat de crise interne et de remise en cause de la stratégie institutionnelle et réformiste de la « gauche unie », le projet avait alors été sauvé par des dirigeants membres ou proches du PCE, inscrits dans le projet européen du PGE (Parti de la gauche européenne)

 

L'élection de Cayo Lara en 2008 a ainsi permis de relancer le processus de « refondation d'Izquierda Unida ». Malgré de bons résultats tardifs (6,8% en 2011 avec un effondrement du PS), ces quatre années ont été émaillés de crises politiques aiguës : en Andalousie, Asturies, Extrémadure.

 

L'objectif de cette Assemblée est bien de parachever ce projet en suivant trois axes : radicaliser le discours sur les questions « identitaires », dessiner une alternative institutionnelle et réformiste et enfin construire une nouvelle organisation éliminant tout risque de fronde des bases communistes.

 

Sur l'UE, le rapport au PS : derrière la radicalisation du discours, des positions de compromis

 

Dans la résolution finale « Transformer la mobilisation en organisation, la rébellion en alternative et l'alternative en pouvoir », au-delà de la radicalisation dans le vocabulaire employé, plusieurs discours co-existent dans la résolution.

 

Un double discours même, fruit autant d'un compromis entre divers courants internes qu'il n'est lui-même expression d'une ligne politique délibérément éclectique et ambiguë :

 

On peut y parler tantôt de « dictature du capital » que de « pouvoir des marchés » ; d'une « Union européenne sans issue » pour ensuite évoquer « la refondation de cette Union européenne ».

 

Dans ce document, sur les deux questions centrales que sont l'Union européenne et le rapport au Parti socialiste, derrière la radicalisation du discours, un flou intégral est délibérément maintenu sur le concret :

 

Sur l'Union européenne : maintien du cap de l'Europe sociale

 

La critique semble radicale d'une « UE sans issue » qui n'est pas « au service des gens ». Or, dans le détail, IU ne fait que re-proposer le projet d'une « Europe sociale » tout en escamotant le débat actuel, brûlant à gauche en Espagne, celui sur la monnaie unique.

 

Ce que reproche IU à l'UE, c'est d'avoir « dérégulé le marché et le système financier » et d'avoir créé une « monnaie unique sans Trésor public ni Banque centrale capable d'agir comme une Réserve fédérale », donc d'avoir rendue impossible « une intégration régionale au service des gens » et une réelle « cohésion sociale, territoriale et la création d'emplois ».

 

Ce n'est donc pas le processus d'intégration européenne capitaliste qui est en cause, mais son orientation actuelle. Et la solution, c'est donc « Plus d'Europe », l'approfondissement d'une autre intégration européenne au service des gens.

 

Ce que propose IU, c'est une « refondation de l'UE pour la mettre au service des gens ». Comme l'a affirmé Cayo Lara lors de son discours en plénière : « Ce que nous voulons, c'est une Europe sociale ».

 

Dans son élan, il a rajouté un éclairant : « Ce qu'il nous faut c'est une Gauche unie dans toute l'Europe pour obtenir la majorité au Parlement européen et changer les institutions européennes ».

 

A noter que le débat autour de la monnaie unique a été totalement escamoté. La question a été soulevée par de nombreux intervenants lors de l'Assemblée, posant la question d'une sortie de l'Euro. Un débat qui monte dans les milieux de gauche en Espagne, pourtant totalement passé sous silence dans les documents finaux.

 

Sur le rapport au PS : silence sur la collaboration dans les exécutifs régionaux

 

Dans le discours, la prise de distance est nette avec un PS assimilé au PP (droite) : par les mesures libérales qui ont conduit à la crise, par leur soumission aux diktats des marchés et de Bruxelles, par leur connivence dans les réformes constitutionnelles

 

« La gauche ne doit pas seulement parler d'une autre politique, mais la mettre en pratique », proclame la résolution finale.

 

Qu'a fait concrètement Izquierda Unida à l'échelon où elle a pu agir jusque-là, c'est-à-dire dans les régions pour mener « une autre politique » que celle du PS ?

 

Dans les Asturies, après plusieurs années de collaboration dans la mise en œuvre des réformes de libéralisation, les bases d'IU refusent en 2012 un nouveau gouvernement PS-IU. La direction nationale d'IU tente d'imposer un « pacte de gouvernement » mis en échec par les bases militantes qui désavouent leur direction à 51% lors d'un référendum pourtant verrouillé.

 

En 2011, en Extrémadure, la direction régionale décide courageusement de refuser de cautionner un gouvernement social-libéral et s'abstient lors de l'investiture. La direction nationale lance une chasse aux sorcières contre la direction régionale pour lui imposer un pacte de gouvernement.

 

Enfin, en Andalousie, deuxième région d'Espagne, la direction régionale et nationale d'IU est parvenu à faire imposer un pacte de gouvernement avec le PS régional, particulièrement corrompu et libéral. Une première depuis trente ans. Parmi les premières mesures de la Junta de Andalucia : baisse de salaires, hausse des impôts, réduction du nombre de fonctionnaires.

 

Derrière les grandes proclamations, aucune réflexion critique sur les expériences gouvernementales, régionales, à laquelle a participé IU depuis 2008. Frappant dans un pays où la régionalisation est si poussée, où la santé et l'éducation sont quasiment intégralement à la charge des régions.

 

Une alternative moulée dans le « gauchisme institutionnel » et le « réformisme radical »

 

L'alternative avancée par Izquierda Unida s'inscrit à la fois dans un discours nettement radicalisé mais inséré dans une perspective réformiste keynésienne sur le plan économique, et institutionnel sur le plan politique.

 

L'alternative économique, c'est un keynésianisme de gauche : une politique d'investissement public pour créer des emplois, la création d'un « système bancaire au service des gens », un « audit sur la dette » pour ne pas payer la partie illégitime de la dette (donc l'acceptation de payer le reste), enfin la « modernisation » des services publics.

 

Si le flou est maintenu sur l'échelle à laquelle pourrait être mise en place cette politique, la partie sur l'Europe regrette cette UE « sans trésor public ni Banque centrale comme l'est la FED ». Autrement dit, le projet d'une politique d'investissement européenne, d'une ré-orientation de la BCE et enfin d'un approfondissement du fédéralisme fiscal est donc présent.

 

Sur le plan politique, selon les mots du secrétaire du PCE, José Luis Centella, il s'agit de « transformer une majorité sociale en majorité politique ». Cesser d'être le « point de référence politique » pour « organiser politiquement la rébellion sociale ».

 

Le projet, radical en apparence, s'inscrit dans une perspective institutionnelle : faire d'Izquierda Unida une « option de gouvernement » plus crédible à gauche que le Parti socialiste, canaliser les mouvements sociaux que connaît l'Espagne, des travailleurs en grève dans tous les secteurs aux « Indignés » vers une solution institutionnelle à la crise.

 

IU dénonce un Parlement, une constitution vidés de leur sens, une « démocratie formelle pour proposer le changement... par la voie parlementaire, « démocratique ». Les trois propositions phares d'IU sont :

 

  • un processus constituant pour une nouvelle Constiution « démocratique et républicaine », masquant une volonté d'éviter la question de la rupture avec le système économique derrière la proposition d'un changement institutionnel juste par ailleurs ;

     

  • l'organisation de référendums contre les mesures libérales, au lieu de mettre l'accent sur la convergence des luttes et la grève générale - au moment où un potentiel de lutte inédit existe dans le pays - c'est proposer le vote comme seule solution ;

     

  • enfin, la conquête de toutes les institutions, des communes à l’État. Le mot d'ordre « Prenez le pouvoir » signifiant « prise de pouvoir » par les élus d'IU dans toutes les institutions « démocratiques » en espérant pouvoir les subvertir de l'intérieur. On a vu ce qu'il en est advenu en Andalousie ou dans les Asturies.

 

« L'organisation de demain » : mouvementisme, centralisme anti-démocratique et petits arrangements entre amis

 

C'est dans le cadre de ce projet d'une « alternative » institutionelle et réformiste que se dessine l'ambition de créer une nouvelle organisation à partir de la « refondation d'Izquierda Unida » dont les yeux sont rivés vers la Grèce et SYRIZA, le modèle antagoniste à celui du Parti communiste.

 

Si les contours définitifs de cette organisation sont encore à définir, les traits de ce SYRIZA espagnol semblent les suivants :

 

  • une « aspiration mouvementiste » dépassant la vieille forme-parti autour d'un « Bloc politique et social » envisageant dans le discours une fusion entre « mouvements sociaux » notamment des Indignés et « mouvement politique » représenté par IU et d'autres partenaires. Concrètement, le modèle actuellement mis en avant est celui de la coalition « Alternative galicienne de gauche » (AEG) qui a réalisé une percée électorale aux élections régionales galiciennes d'octobre 2012. Or, loin de représenter une « nouvelle forme d'organisation », il ne s'agit que d'un cartel électoral avec la frange de « gauche » des nationalistes galiciens, autour de Xosé Manuel Beiras, dirigeant historique du nationalisme social-démocrate galicien.

 

  • le renforcement d'un « centralisme anti-démocratique », paradoxalement ce discours mouvementiste s'alimente d'un retour à une gestion centralisée et autoritaire depuis Madrid de l'organisation. L'idée est d'éviter les rebellions des organisations régionales refusant la collaboration avec le PSOE. Non moins de quatre mesures ont été adoptées en catimini lors de l'Assemblée par la révision des statuts : une réduction du poids des fédérations dans la structure centrale, un renforcement de la gestion nationale du fichier des adhérents, la possibilité de faire annuler nationalement toute décision prise par les organes régionaux et enfin l'octroi exclusif à l'échelon national de la décision de la politique d'alliances ;

 

  • dernier point éclairant, le maintien des « négociations de couloir entre courants ». Dans ce nouveau parti déstructuré en apparence mais centralisé comme jamais, le règne des petits arrangements entre « amis », courants supposés contradictoires. Un seul exemple, le cas du courant « Gauche ouverte » de Gaspar Llamazares. L'ancien secrétaire d'IU entre 2000 et 2008, partisan zélé des alliances avec le PS, a servi d'épouvantail de droite commode à la direction nationale. Pestant contre un discours trop anti-PS, posant la menace d'une scission interne, il a joué son rôle jusqu'au bout obtenant finalement le statu quo institutionnel, soit 20% des postes de direction, négociés directement avec Cayo Lara. Comme le rappelle avec cynisme ce spécialiste des magouilles institutionnelles : « Il y a bien plus de choses qui nous rapprochent que ce qui nous sépare » ;

 

Ce projet explique mieux les fortes tensions entre le Parti communiste grec (KKE) et Izquierda Unida. Le KKE avait proposé l'an dernier une critique intégrale du programme d'aménagement du système d'IU. Récemment, le KKE s'est opposé à ce que le PCE organise la prochaine « Rencontre des partis communistes et ouvriers ».

 

Il faut rappeler que la Jeunesse communiste d'Espagne (UJCE) a récemment clarifié sa position sur la situation en Grèce, affirmant haut et fort que son référent en Grèce était le Parti communiste et non l'organisation « réformiste » que constitue SYRIZA. Sa position peut servir de point de repère pour refuser ce processus d'effacement et de liquidation de l'organisation communiste en Espagne.

 

Comme en Italie, quatre ans après l'existence d'un rapport de force historique pour reconstruire un véritable Parti communiste dans un pays laminé par trente ans de liquidationnisme dans la veine euro-communiste, le rapport de force a été anéanti, perverti, récupéré par les directions proches du PGE pour les orienter vers un projet de « Bloc de gauche », à la SYRIZA, tantôt compatible avec la social-démocratie, tantôt force de substitution de cette social-démocratie

 

Article AC

 

source Solidarité Internationale PCF 

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 16:32

                                                                         MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

colonies.jpg  

 

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

Construction de nouvelles colonies, blocage des revenus et des salaires, incursions punitives et provocatrices, détentions dans des conditions extrêmement dures et maintien du blocus sur Gaza sont quelques-unes des mesures appliquées par Israël en représailles de la reconnaissance de la Palestine comme État à l'Assemblée-générale des Nations unies.

 



La décision de construire un nouveau complexe immobilier avec six mille logements à l'Ouest constitue le dernier acte d'installation massive de colonies imposée ces dernières semaines. Auparavant, les autorités sionistes avaient déjà décidé de construire plus de 2 610 logements à Jérusalem-Est, territoire annexé par les sionistes où se trouvent déjà près de 200 000 israéliens.



Dans le monde entier, on estime pourtant à près de 11 millions le nombre de Palestiniens réfugiés, la moitié dispersée dans divers pays du Moyen-orient.



La politique d'expulsion des Palestiniens et de construction de quartiers pour les colons a été initiée et condamnée dès 1967, l'histoire se répétant à l'ONU, avec un appel du Conseil de Sécurité pour que le gouvernement de Tel-Aviv suspende ses projets qui, a souligné l'organisme, sont en violation du droit international et rendent impossible la solution pacifique des deux États.



Israël fait la sourde oreille et poursuit, aggrave même un terrorisme d’État depuis que l'ONU a voté à une large majorité le statut de membre-observateur à l’État palestinien.



Parmi les actions à caractère punitif imposées depuis lors, la confiscation des salaires des fonctionnaires palestiniens et des impôts, soit un total de près de 93 millions d'euros, justement au moment où les Nations unies lancent un appel aux donateurs internationaux pour qu'ils mettent de toute urgence à disposition des fonds pour aider le peuple et l'Autorité palestinienne.



Dans le même temps, le blocus de fer contre Gaza continue. Il a plongé, depuis 2007, 80% de la population dans la dépendance vis-à-vis des aides internationales, et a détruit 60% des entreprises de la Bande.



S'intensifie par exemple la destruction de citernes (44 depuis le début de 2011). Les infrastructures sont utilisées dans l'agriculture et constituent un élément historique de la souveraineté palestinienne sur le territoire qui, dans ce contexte, est abandonné faute d'accès des populations à l'eau.



Sionisme criminel...



Dans les prisons d’Israël, en ce moment, 18 palestiniens gravement malades se trouvent sans assistance médicale et, depuis le début du mois, en Cisjordanie, 20 autres furent blessés pendant une action de provocation israélienne. L'armée a envahi Hébron pour capturer un policier palestinien, qui a résisté à une détention arbitraire et fut aidé par des camarades du quartier, ce qui fut suffisant pour déclencher une bataille qui a fait une dizaine de victimes côté palestinien en quelques heures.



Ce même 7 décembre, Human Rights Watch a publié un communiqué accusant Israël d'avoir systématiquement violé les lois de guerre lors de la dernière agression contre la Bande de Gaza, et deux jours auparavant, le 5 décembre, 174 pays votaient un texte aux Nations unies qui exigeait d’Israël qu'il permette une visite d'inspection internationale sur son programme nucléaire. Le document ne fut rejeté que par le Canada, la Micronésie, Palau, les îles Marshall, Israël et les États-Unis.



Les nord-américains sont même allés plus loin et, en guise de cadeau de Noël, ont annoncé l'envoi à Israël d'une nouvelle livraison de 17 000 bombes de tout type. L'objectif est de recharger les stocks épuisés lors de la récente attaque contre la Bande de Gaza, manifestant, une fois de plus, le soutien des États-Unis aux crimes réitérés des sionistes.





...et pauvreté en Israël



Israël, dont la population enregistre un des taux les plus élevés de pauvreté parmi les pays partageant les mêmes caractéristiques. C'est ce qu'affirme l'OCDE, qui ne cache pas, dans un rapport publié récemment, que les problèmes économiques sont la principale préoccupation du peuple israélien, loin devant le terrorisme et les agressions extérieures.



La même étude révèle que 75% de la population craint l'effondrement économique et social du pays, une crainte manifestée par une autre recherche, sous la responsabilité de l'Institut national des assurances sociales, selon laquelle une famille israélienne sur cinq vit en-dessous du seuil de pauvreté.



Tout cela ne fait que confirmer la thèse marxiste selon laquelle « un peuple qui en opprime d'autres ne peut pas être libre ». Et ce n'est pas le cas, de fait, des israéliens, maintenus dans la misère imposée par leurs propres gouvernants.

 

Source: Avante, organe du Parti communiste portugais

Israël renforce son terrorisme d’État contre la Palestine : constructions de colonies, incursions punitives, blocus contre Gaza

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 16:23

                                                                               MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

Depuis le début du conflit en Syrie les organisations syriennes en France dénoncent et manifestent leur soutien au peuple syrien et son gouvernement légitime. Mais les médias ne relaient pas toutes les informations.

C'est pour informer les français et le monde que l'Union des Étudiants Syriens en France et la Communauté Syrienne de France organisent régulièrement, depuis le début du conflit, des rassemblements et des conférences d'information et d'échanges sur la Syrie.

Un reportage couvrant deux jours de mobilisation à Paris en solidarité avec la Syrie, les 8 et 9 Décembre 2012 organisées par l'Union des Étudiants Syriens en France et la Communauté Syrienne de France.

Reportage réalisé par : Smaïn Bédrouni

 


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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 13:10

OUTILS ANIMES 01Section Louis Calisti du Cap Corse

 

                                      2013

 

                                                                    

  COCO-PLUS-QUE-JAMAIS---2.jpg

                                        

                       PACE E SALUTE A TUTTI

 

                                                                                le-pcf-est-mort---2.jpg

  bande revolutionnaire

                                                                                 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 12:54

                                                                                                                                     

  MAURICETHOREZjpg.jpg"QUE LES BOUCHES S'OUVRENT..."   Soviet---Hammer-02.gif

                   (Maurice Thorez)

  •  

  

  Symboles, sens des modifications statutaires proposées, cellule, démocratie dans le parti, vie à l’entreprise...

Hervé Poly et le débat sur les statuts
Une expression qui tranche dans "Communiste"
Répondant au cours d’une table ronde parue dans "Communiste supplément à l’Huma du 19 décembre", notre camarade Hervé Poly, secrétaire de la fédération du Pas de Calais, troisième fédération de France avec 3303 adhérents (1309 votants) derrière le Nord et la Seine-Saint-Denis, a pris position de la façon suivante sur l’essentiel des questions posées par le projet de statuts.

Les questions en gras sont de G. Streiff journaliste de l’Huma. La structuration en paragraphes et les italiques sont de mon choix.

Paul Barbazange.


Quels changements sont nécessaires dans notre organisation ?

Hervé Poly : D’abord je pense qu’il ne faut pas faire de la question de la transformation du parti une forme de course de vitesse vers un pseudo modernisme qui cacherait dans les faits un recul idéologique.

Je ne pense pas, par exemple que la nouvelle carte du parti où l’on supprime la faucille et le marteau et ce sans aucun débat, soit une avancée transformatrice. Les symboles sont porteurs de sens, et le nôtre traduit notre ancrage du mouvement politique révolutionnaire. Vouloir le faire disparaître apparait de manière tout-à-fait légitime comme une volonté : celle de rompre avec un courant d’idées qui est l’essence même de notre organisation.

Les transformations du parti doivent pour moi être en prise avec le parti et avoir pour préalable notre volonté d’un épanouissement démocratique des militants à la base. Or, la réforme des statuts va à l’encontre de cette exigence, on peut faire toutes les déclarations de bonnes intentions, mais dans les faits, ce qui est proposé au travers des nouveaux statuts s’avère tout le contraire.

La modification de la clef de répartition financière des quatre organisations structurantes de notre parti pose un grave problème. Passer de la règle financière des quatre quarts [cellule, section, fédération, direction nationale] à une nouvelle règle de trois [section, fédération et direction nationale] entérine la mort des cellules et assèche de fait de 17% les finances de nos organisations de base. Il s’agit là d’une faute politique lourde qui s’assimile à la nouvelle bureaucratie du futur fonctionnement de notre parti.

Nous ne sommes plus en l’espèce dans une transformation mais dans une liquidation de nos organisations de base. On croit bien faire mais c’est prendre le parfait contre-pied de ce que désire l’immense majorité des communistes. La "cellule" doit rester l’organisme "vivant" de notre parti.

Comment renouveler notre activité avec le monde du travail ?

Hervé Poly : Sur la question de l’entreprise force nous est de constater que nous avons fortement reculé dans la vie des cellules à l’entreprise. La tâche est immense et reste une priorité difficile à mettre en oeuvre. Pourtant, une présence régulière, un contact étroit avec les organisations syndicales, peuvent permettre à terme de nous redéployer dans des lieux de travail éclatés où il est plus difficile d’être présents. Par ailleurs une présence régulière aux portes des boîtes, un contact étroit avec le monde du travail peut nous permettre de rendre visibles et plus pertinentes encore les interventions de nos élus. Avec nos élus, en charge des questions économiques nous nous employons, filière par filière, à prendre des points d’appuis pour faire des propositions offensives permettant le développement économique de notre région. C’est le cas sur la filière ferroviaire où d’ailleurs les militants communistes à la SNCF ont décidé de mutualiser leurs actions en créant un réseau de militants cheminots dans le Nord-Pas-De-Calais ; être à l’offensive idéologique, par exemple sur les questions industrielles, peut nous permettre à terme d’aller mieux dans nos combats sur cette question du travail politique à l’entreprise.


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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 12:48

                                                                                                                                    

  MAURICETHOREZjpg.jpg"QUE LES BOUCHES S'OUVRENT..."   Soviet---Hammer-02.gif

                   (Maurice Thorez)

  •  

  

 

 

 

 

Faudra-t-il écrire : "Après le PCI, qui a tué le PCF ?"
samedi 22 décembre

Relisons l’expérience italienne, le crève-coeur de l’autodestruction du PCI...C’est à pleurer.

Le PCF prendrait-il le même chemin ? Pourquoi n’y a-t-il plus la faucille et le marteau sur la carte ? Qui décide pour l’histoire, la mémoire de tous les autres ? Qui décide d’effacer comme ça l’histoire collective qui ne sera jamais la propriété d’un décideur, d’un bureau politique ??

Attention au fantasme très petit bourgeois de l’openspace appliqué à tout domaine humain. Il ne s’agit pas de nostalgie.Il s’agit de savoir qui décide quoi vis à vis de l’histoire de tous.

Relisez Qui a tué le PCI avant d’avoir à lire Qui a tué le PCF.....Ce n’est même pas drôle.

JCapelle.

 source:Faire vivre le PCF

 

1951-2012, une vie de militant, indisposée par un parti qui abandonne les références révolutionnaires marxistes  pour se concilier la "modernité" du capitalisme prédateur de la force de travail salariée.

 

1951, issu d'une famille de militants et de résistantes, après avoir fréquenté les organisations de jeunesse, j'adhère au Parti,

Un Parti à qui la base des militants a fait honneur contre la barbarie nazie, un Parti qui a entretenu dans les luttes ses bases d'action marxiste, un Parti qui est encore un parti ouvrier avec de larges alliances qui ne rougissent pas de lui.

 

Mais déjà on purge, on écarte les anciens résistants jugés indociles par une direction qui, en 1940, n'avait pas su mesurer clairement la situation. Pourtant des camarades l'avaient fait, ainsi Charles Tillon, auteur le 17 juin 1940 d'un appel au peuple pour une résistance armée contre l'envahisseur. Le même, à la Libération, semi-ministre aux armées, avait essayé de socialiser les entreprises et le travail, à l'opposé d'une nationalisation-étatisation. Il fut exclu !

 

Les décennies suivantes verront nos bases marxistes se réduire encore, jusqu'à l'abandon de la dictature du prolétariat, faussement interprétée, mais qui explique la mutation achevant de faire du Parti une escorte du PS. Nous nous trouvons, aujourd'hui, dans une situation gravissime, tant économiquement que politiquement, pour les salariés et les retraités. Il n'existe plus de parti effectivement communiste, visant à la destruction du capitalisme au cours d'un processus socialiste pour aboutir à une société communiste.

 

Aujourd'hui, un Front de gauche avec une attirance gauchiste et romantique, un Mélenchon tape-à-l’œil, un humanisme creux, social-chrétien, un PS hégémonique qui révèle chaque jour davantage sa vraie nature de trahison de classe, confirmant Léon Blum disant "Nous sommes les gérants loyaux du capitalisme", un parti de gouvernance capitaliste !

 

Mes désaccords sont devenus trop nombreux et trop profonds pour que je reste dans un tel parti qui refuse de faire une  analyse politique objective de l'évolution économique contemporaine et une analyse critique de sa propre démarche. Ma démission satisfera le secrétaire de section-cellule, Michel Navarro, qui me conseillait impérieusement de quitter ce parti dans lequel, selon lui, je n'avais plus rien à faire; c'est plus facile que de discuter en communistes, en continuant la bonne vieille méthode de l'exclusion qu'ils dénoncent comme "stalinienne".

 

Oui, Camarades, à la veille de ce congrès de février 2013, je quitte le PCF.

 

Un congrès qui, comme les précédents, ne visera pas un redressement communiste sur des positions anticapitalistes fermes, ni une dénonciation de l'instrument capitaliste européen. Ce congrès ne sera celui que d'un parti de la collaboration avec les ennemis- exploiteurs du monde du travail.

 

Je rejoins clairement la multitude de communistes qui sont sortis en gardant clairement l'espoir en la constitution offensive d'une nouvelle force de combat, nouvelle force qui se purgera du passé, de tous les crédos du XXème siècle, pour envisager effectivement l'avenir, les chemins des socialismes.

 

Décembre 2012, Michel Mélinand.

                                    source: Réveil Communiste


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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 12:16

    

    INTEGRISTES DE TOUS PAYS , UNISSEZ-VOUS!

 

 

Un cheikh tunisien émet une fatwa contre la célébration du réveillon du 31 décembre

 
 source: oumma.com

 

 
 

En Tunisie, certains cheikhs ont le sens des priorités. Dans une phase transitoire délicate pour ce pays, alors que les préoccupations économiques taraudent les esprits, le Cheikh Béchir Ben Hassine, vice-président de la ligue tunisienne des prédicateurs et savants, a cru bon de se prononcer sur  le  réveillon du 31 décembre.  Il n' a pas hésité à émettre une fatwa dans son traditionnel prêche du vendredi contre la célébration de cette date. Selon le quotidien arabophone Tunisien Assarih,  cette célébration représente pour le Cheikh Béchir Ben Hassine  "une forme de rétablissement de la subordination de la Tunisie aux pays de l’Occident".

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