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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 13:43

                                                                          MARE NOSTRUM-copie-1

                 CHRONIQUES DU FASCISME ORDINAIRE         

De vrais fascistes en vrais t-shirts noirs marchent actuellement à Athènes, des swastikas et torches en flammes à la main, en mutilant et tuant des minorités ethniques, et les gouvernements étrangers apparaissent effroyablement détendus à cet égard, pourvu que les Grecs continuent à payer leurs dettes à l’élite européenne.

 

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L'article suivant a paru au journal britannique "The Independent", le 20 août. Le texte original en anglais est disponible ici et une traduction en NL ici.

traduction
Initiative de solidarité avec la Grèce qui résiste

 

 

« Après les immigrés, vous êtes les prochains ». C'est le slogan écrit sur des tracts apparus fin août dans le quartier gay d'Athènes. Pendant que la violence contre les immigrés monte en Grèce, les supporteurs du parti de l’extrême droite « Aube Dorée » ont commencé à lancé des attaques haineuses contre les homosexuels et les handicapés.

Ces fascistes marchent en t-shirts noirs à Athènes, en terrorisant les minorités ethniques et sexuelles, en brandissant des insignes qui ressemblant à des swastikas, et en déclarant leur mépris à l’égard des procédures politiques. Et pourtant, en Europe, ils sont toujours traités comme un simple symptôme de la crise économique grecque.

 

Auparavant, les voyous de l’extrême droite ne sortaient qu’en nuit pour attaquer les immigrés. Maintenant, ils font ça à la lumière du jour, sans avoir peur des conséquences, puisqu'il n'y en a pratiquement pas.

 

Pendant ces dernières semaines, le nombre et la gravité des attaques ont augmenté –le 12 août, un Iraquien de 19 ans a été poignardé à mort par un groupe de motards, quelques quartiers plus loin du Parlement grec - et si les immigrés portent plainte devant la police, ils risquent de se trouver sous arrestation.

 

Non seulement les crimes contre les immigrés en Grèce ne sont pas considérés prioritaires, mais aussi une grande partie des supporteurs de l’Aube Dorée sont des policiers. Les sondages faits à la sortie des urnes en mai 2012 ont montré que dans certains quartiers urbains, presque 50% de la police grecque a voté pour ce groupe raciste, qui a obtenu 7% des voix aux élections de juin.

 

Les agressions au couteau, les tabassages et les attaques en moto font tellement partie de la routine quotidienne, que dans plusieurs quartiers de la capitale grecque les immigrés ont peur de sortir tous seuls. Etant donné que la Grèce abrite une grosse population d'immigrés -80% des réfugiés vers l’UE arrivent aux ports grecs-, les familles arrivées au pays en quête de sécurité, ont maintenant peur pour les enfants.

 

Un rapport récent de Human Rights Watch, « Hate on the Streets », a montré que les autorités nationales –ainsi que l’UE et la communauté internationale en général- ont pratiquement fermé les yeux devant la violence xénophobe en Grèce.

 

 

Fermer les yeux, c'est déjà assez mal. Mais en plus, le Ministre d’Ordre Public, Nikos Dendias, s’est maintenant engagé de réprimer plus sévèrement l’immigration, qu’il a décrit comme « une invasion » et « une bombe dans le fondement de la société ».

Ce qui est également très révélateur, il a décrit la présence des étrangers en Grèce comme une menace plus importante que la crise économique – un message qu’il aurait surement gravé sur les murs d’Athènes, s’il avait pu.

 

 

Attiser le racisme est devenu une stratégie pour détourner l’attention d’une nation déçue du gouvernement et de la crise de la dette publique. Comme plusieurs gouvernements du centre-droite, la coalition de la Nouvelle Démocratie imite le langage de la droite extrême, en cédant au lieu d'apaiser la xénophobie publique.

Avec le soutien de Dendias, la police rassemble les immigrés, en arrêtant et déportant des milliers lors d'opérations policières à Athènes et dans d'autres villes à proximité, dans le cadre d’un projet, ironiquement appelé « Xenios Zeus », le Dieu Grec de l’hospitalité.

 

 

La montée de la popularité et confiance de l’Aube Dorée n'est pas venue de nulle part. Le parti a été actif pendant des décennies, mais il y a quatre ans, avant la première vague de mesures d'austérité en Grèce, il n’était pas pris au sérieux. Cet été, entrés dans le Parlement, les membres de l’Aube Dorée montent des super-marchés « exclusifs pour les Grecs » et distribuent des paquets de nourriture aux chômeurs à Syntagma - mais seulement aux « vrais Grecs ».

 

 

La gauche n’a pas besoin de démontrer la corrélation historique entre l’austérité économique imposée et la montée du fascisme : l’Aube Dorée rend ce lien explicite, en le célébrant. Mais juste vouloir capitaliser sur la colère publique, ne rendra jamais, chez aucune nation, des voyous racistes la voix du peuple.

 

Comme avec beaucoup de groupes fascistes, l’Aube Dorée prétend représenter la classe ouvrière marginalisée.

Comme les groupes d’extrême droite en Europe –dont la English Defence League et le British Freedom Party britanniques-, l’Aube Dorée se présente comme l’ennemi d’un système démocratique en faillite, en exploitant la colère populaire pour ses propres intentions contre la mauvaise gestion faite par l’économie néolibérale.

 

Pourtant, malgré qu’elle prétende se poser contre l’austérité, elle n’aucun projet économique : ses tactiques sont purement violentes, racistes au point de vomir, et sèment la discorde . Et les gouvernements de la Grèce et de l'Europe ont l’air de tolérer ceci, comme s’il était le coût social d’un consensus d’austérité en cours.

 

Dans la Grèce d’aujourd’hui, l’Aube Dorée est traitée comme un parti politique sérieux, malgré le fait que ses membres nient le processus démocratique et malgré leur tendance d’agresser leurs rivaux politiques dans les studios de télé.

 

Des années après la montée du parti Nazi au pouvoir en Allemagne en 1933, après que le Reichstag est brûlé et que la violence antisémite est devenue la politique officielle de l'Etat, les gouvernements européens ont continué de se soucier plus devant la perspective d'une Allemagne socialiste que d'une Allemagne fasciste.

 

Presque jusqu’à la IIe Guerre Mondiale, la plupart des dirigeants politiques du monde considéraient plus important que l’Allemagne paie ses dettes. Établir des parallèles historiques avec le nazisme est une technique rhétorique usée, que les commentateurs de gauche et de droite ont dévalorisé, en lançant la comparaison dans des discussions sur l'étiquetage des aliments et le contrôle hyper-enthousiaste de la circulation. Mais, dans ce cas, ce n’est pas de la simple rhétorique.

 

De vrais fascistes en vrais t-shirts noirs marchent actuellement à Athènes, des swastikas et torches en flammes à la main, en mutilant et tuant des minorités ethniques, et les gouvernements étrangers apparaissent effroyablement détendus à cet égard, pourvu que les Grecs continuent à payer leurs dettes à l’élite européenne.

 

Quand les leçons de l’histoire sont enseignées machinalement, c’est facile de les rater au moment où ils sont le plus nécessaires. Cette fois-ci, l’Europe doit se rappeler que le prix de favoriser le fascisme est de loin plus cruel et plus grand, que toute dette nationale.

 

Initiative de solidarité avec la Grèce qui résiste

 

http://www.mleray.info/article-aube-doree-ce-n-est-pas-de-la-rhetorique-d-etablir-un-parallele-avec-le-nazisme--110365645.html

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 13:38

                                                                           EUROFRANKENSTEINpg.jpg

 

 

site: canempechepasnicolas

les nazis sont toujours là

halte au fascisme et au racisme !

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Il y a neuf mois, on découvrait que dix meurtres avaient été perpétrés par des membres du "réseau clandestin national-socialiste" (NSU). Il est aujourd'hui incroyable de voir avec quelle rapidité les responsables politiques et les services de la sécurité intérieure ont tourné la page. L'agitation est retombée, les appels à tirer les conséquences de cette affaire ne se font plus que mollement entendre. Le ministre de l'Intérieur a procédé à quelques changements de personnel, et maintenant tout est fini.

Des informations inquiétantes nous parviennent parfois du rapport d'enquête sur l'indescriptible échec des services de sécurité - que leurs représentants s'efforcent de minimiser. On se livre de temps à autre à quelques explosions de colère lorsqu'on apprend que certaines pièces du dossier des services secrets ont été détruites. Et parfois, on se souvient de l'émotion qui s'était emparée de la toute la communauté nationale après les assassinats commis par la RAF [Fraction armée rouge, organisation d'extrême-gauche] dans les années 70, et l'on s'étonne de l'indifférence générale d'aujourd'hui.

Aucune volonté pour combattre l'extrême droite

Les violences racistes au quotidien n'agitent plus l'opinion allemande. Les citoyens qui combattent les néonazis sont toujours aussi seuls. Lorsque des militants d'extrême droite essaient d'intimider ceux qui osent encore les braver en démolissant leur voiture, la police n'y voit qu'un acte de déprédation tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Les meurtres de la NSU n'ont rien changé dans la mentalité des autorités. Aucune directive n'a été donnée pour mettre tous les moyens au service de la lutte contre les violences d'extrême droite. Aucune nouvelle priorité n'a été fixée dans le domaine de la politique intérieure.

Il n'existe aucun indice d'une énergie ou d'une volonté nouvelle pour combattre l'extrême droite. Comme si les meurtres de la NSU et les violences quotidiennes contre les étrangers n'avaient rien à voir les uns avec les autres. Les deux terroristes Uwe Mundlos et Uwe Böhnhardt sont morts, suicidés, et la troisième, Beate Zschäpe, devrait passer devant un tribunal. Est-ce que cela ne suffit pas? Non, cela ne suffit pas. On ne peut tout simplement pas laisser les choses continuer comme il y a vingt ans.


Il y a vingt ans, l'Etat s'est rendu coupable d'une indifférence criminelle. Il y a vingt ans commençaient les manœuvres d'intimidation qui expliquent pourquoi aujourd'hui encore l'ex-Allemagne de l'Est n'accueille pratiquement pas d'étrangers. Depuis les journées d'émeutes racistes de Rostock-Lichtenhagen, entre le 22 et le 26 août 1992, les étrangers savent qu'ils ne sont pas les bienvenus en ex-Allemagne de l'Est.

Un territoire interdit aux étrangers


Les intimidations n'ont jamais cessé. Aujourd'hui, les minorités visibles – c'est-à-dire non blanches – représentent 1% seulement de la population en ex-Allemagne de l'Est. A l'exception de Berlin, le territoire de l'ancienne république communiste n'abrite presque pas d'étrangers. La plus grande réussite des néonazis en Allemagne n'est pas d'avoir réussi à entrer dans des assemblées régionales, mais d'avoir fait de l'ex-Allemagne de l'Est un territoire interdit aux étrangers. En vingt ans, l'Etat et les responsables politiques n'ont pas réussi à changer ce climat.

Il y a vingt ans, la "maison des tournesols", une barre d'immeuble du quartier de Rostock-Lichtenhagen, était assiégée par des centaines de délinquants d'extrême droite. Cet épisode était le résultat d'un an d'agitation politique contre les réfugiés et le droit d'asile. La foule se sentait l'exécuteur de cette politique et s'en est pris aux demandeurs d'asile et aux travailleurs vietnamiens. Les balcons ont été pris d'assaut, des cocktails Molotov ont été lancés, incendiant la résidence.

Et la police dans tout ça ? Elle s'est retirée, ne laissant qu'une foule hurlante et des milliers de voisins venus applaudir le spectacle. Ce faisant, les autorités livraient plus de 120 hommes, femmes et enfants aux instincts meurtriers des néonazis. Ce fut un miracle qu'il n'y ait eu aucune victime. Les assiégés réussirent à s'échapper de justesse par le toit.

Les victimes transformés en criminels

Les informations en provenance de Rostock sonnaient comme des reportages de guerre. Les agressions contre les étrangers étaient quotidiennes. C'est à cette époque que s'est formé le trio meurtrier de la NSU. Les violences extrémistes étaient à l'offensive, l'état de droit sur la défensive et les politiques se cachaient.

Lors de violences précédentes, les représentants politiques s'étaient précipités dans les foyers d'accueil pour réfugiés afin d'exprimer toute leur sympathie. Après les émeutes de Rostock, les responsables de la CDU [conservateurs], du SPD [sociaux-démocrates] et du FDP [libéraux] se sont enfermés dans une pièce pour modifier les conditions d'obtention du droit d'asile. Les émeutiers de Rostock avaient pratiquement forcé la porte du Parlement. Le droit d'asile revisité porte la tache de cet épisode honteux. Les criminels ont été transformés en victimes, et les victimes en criminels. Tout était de leur faute, ils n'avaient qu'à pas venir en Allemagne!

Les dirigeants politiques et les services de la sécurité intérieure ont accumulé tellement d'erreurs depuis vingt ans ! Il est temps de qu'ils fassent leur preuves.

 

le Courrier international

 

http://www.mleray.info/article-allemagne-vingt-ans-apres-rostock-halte-au-racisme--110365412.html

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 13:15

                                                                  MARE NOSTRUM-copie-1    

 

 

Syrie : la mythologie des épigones
Ahmed HALFAOUI

La nouvelle sémantique des épigones du marxisme fait florès depuis le début du « printemps » dit arabe. Ils ont trouvé les « révolutions » qui leur manquaient. Ils s’épanchent alors à n’en plus pouvoir. Nous allons en admirer quelques formules en vogue. Il y en a une qui explique le soutien apporté, aux côtés de l’OTAN et des pétromonarques, aux bandes armées. En voici le contenu : « A terme, lorsque le peuple se sera débarrassé de la tyrannie, les divisions de classe apparaîtront inévitablement dans le processus révolutionnaire ». Ces mots sont ceux d’une éminence grise de l’extrême gauche « exilée » en Europe. Il faut soit les prendre pour argent comptant, soit chercher à savoir ce qui est entendu par « peuple », soit s’efforcer d’identifier ce qui peut ressembler au « peuple » dans les milices qui font fuir le peuple, là où elles arrivent à imposer leur présence. Ensuite, il s’agira de s’interroger sur le mode d’apparition des « divisions de classes » au sein de groupes militarisés et structurés, qui sont justement le « processus révolutionnaire », le seul visible, en dehors de la mythologie de l’Office syro-britannique des « droits de l’homme ». Mais on peut le laisser rêver, car c’est bien de rêve qu’il s’agit. Preuve en est que plus loin dans le délire, évoquant les vrais acteurs de la crise syrienne, il oublie qu’il n’était question que de « peuple » et nous informe que « les dirigeants occidentaux voient d’un très mauvais œil aujourd’hui l’expansion de l’organisation Al Qaïda en Syrie ». Et là, on se rend compte qu’il n’a pas le même niveau d’information du dernier quidam qui ne regarde qu’Al Jazeera. Il nous dit que les Occidentaux envisagent « une intervention directe… uniquement en raison de leur crainte d’Al Qaïda et des groupes semblables ». Ne prenant pas, vraisemblablement, en considération que les milliers de combattants islamistes ne pouvaient arriver en Syrie avec armes et bagages, en traversant toutes les frontières comme des touristes en goguette, sans la logistique qu’il faut. Et après moult sentences et fulgurances théoriques, comme celle-ci : « C’est le peuple dans toutes ses composantes de classes qui veut se débarrasser de la tyrannie », notre éminence décrète que « quiconque se considère de gauche ne peut que se ranger au côté du peuple syrien dans sa lutte contre la tyrannie ».

En plus sérieux, les Etats-Unis et leur vassalités ont mis en place « une structure d’échange de renseignements et de planification », en quelque sorte un état-major chargé du pilotage, de l’orientation et de l’approvisionnement de la « révolution ». Une donnée qui ne figure pas dans la problématique du « marxiste » patenté, dont le souci est moins de fournir une compréhension de la tragédie d’un peuple que de s’assurer ce confort intellectuel, indispensable au statut de « révolutionnaire de gauche » en Occident. Quitte à appuyer, ce faisant, l’entreprise de destruction de l’un des derniers pays, qui n’agrée pas les forces du marché en plein désarroi et déchaînées. Les Syriens, eux, font face comme ils peuvent à cette « révolution ». Le Daily Telegraph a rapporté que les communautés chrétiennes de la ville d’Alep ont pris les armes (fournies par l’armée régulière), pour se défendre contre les « révolutionnaires ». Avec qui faut-il se ranger dans ce cas ?

Ahmed Halfaoui

http://www.lesdebats.com/editions/170912/les%20debats.htm

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 12:58

 

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ogidits.jpegSuccès du 38 ème festival de la Jeunesse communiste grecque (KNE) à Athènes sous le mot d'ordre
« Rejoins la révolte, prépare-toi à prendre le pouvoir maintenant ! »

 

Traduction AC pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ et pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Le 38ème festival de la Jeunesse communiste grecque vient de s'achever. Des initiatives ont été organisées dans toute la Grèce dans les mois qui ont précédé, elles ont atteint leur apogée pendant ces trois jours, du 13 au 15 septembre, au parc Tritsis dans les quartiers populaires et ouvriers de l'ouest d'Athènes. L'élément à retenir de cette année reste la participation massive de la jeunesse, des lycéens, des étudiants, des chômeurs et des travailleurs. La participation a été encore plus importante des travailleurs et des chômeurs, toute tranche d'âge confondue.

Le 38ème festival de la KNE avec comme mot d'ordre « Rejoins les révoltés (…) prépare-toi à prendre le pouvoir maintenant », a constitué une réponse importante aux appareils idéologiques du système qui en usant et abusant de la calomnie et d'autres méthodes malhonnêtes ont tenté de dresser un mur entre le KKE, la KNE et la jeunesse. Cela nous prouve qu'en dépit, et en contradiction avec le climat de résignation et d'indignation aveugle, les conditions existent pour une expression plus énergique et résolue de l'émancipation du peuple, pour l'organisation et la riposte des travailleurs et de la jeunesse vis-à-vis du capital, de l'UE, et des partis qui les servent, pour une rupture radicale.

Le KKE salue les membres et les cadres de la KNE, ses amis, qui ont travaillé dans le désintéressement le plus total à organiser et à accueillir les centaines d’événements divers et variés du 38ème Festival de la KNE, et ont mené un travail important de masse parmi la jeunesse. Le KKE salue les centaines d'artistes qui, par leur participation, ont contribué au succès du Festival, soulignant qu'il s'agit d'une initiative politique et culturelle unique, adoptée par la jeunesse et le peuple de notre pays. Cette année, le Festival a encore une fois été l'événement qui a rassemblé le plus grand nombre d'artistes reconnus et amateurs, comparé à tout autre festival ou initiative se tenant en Grèce.

La lutte pour des mesures intermédiaires dans la perspective de la riposte et de la rupture

La dimension politique du Festival a atteint son acmé avec le discours central de la secrétaire-générale du comité central du KKE, la camarade Aleka Papariga. Avant cela, le secrétaire de la KNE, T.Chionis a prononcé un bref discours dirigé essentiellement à la jeunesse issue de la classe ouvrière et des couches populaires pour leur demander de croire dans le KKE et de se mobiliser à ses côtés dans la lutte.

Un KKE fort au sein du peuple et au Parlement, dans les usines et dans les quartiers, peut donner un nouvel élan à la riposte populaire, et être un point de départ d'une campagne victorieuse.

Les bouleversements du système politique bourgeois, avec le désastre électoral de mai pour la Nouvelle démocratie et le PASOK, ont été temporairement colmatés par le gouvernement tri-partite Nouvelle démocratie-PASOK-Gauche démocratique.

Mais les élections ont surtout prouvé que les monopoles, l'UE, tout comme dans une autre série de pays, possède en Grèce d'autres instruments, qu'ils n'ont pas épuisé les solutions temporaires de transition, dans le but de réaliser un « lifting » du système. Ces instruments, tant que le peuple ne décidera pas de s'en débarrasser, seront retournés contre lui.

La secrétaire-générale du KKE a insisté sur le points suivant par rapport à SYRIZA : « le nouveau système bi-polaire qui sera composé du centre-droite et de la droite et de l'autre côté de SYRIZA, qui est devenu aujourd’hui un parti social-démocrate, réunissant bon nombre des traits de l'opportunisme le plus classique, l'instrument le plus ingénieux pour corrompre le mouvement ouvrier.

Est-ce un hasard si aujourd’hui SYRIZA s'est rallié des franges des couches moyennes, des partisans et des serviteurs zélés du pouvoir, qui ont bénéficié de la stratégie du PASOK et des fonds européens, qui se sont pliés ou ont tolérés la corruption et le bradage du patrimoine public, qui se sont lancés dans la course au profit privé ? », a demandé Aleka Papariga avant de continuer :

« Bien sûr que des chômeurs, des pauvres en situation de désespoir ont voté pour SYRIZA. Mais la stratégie de SYRIZA n'est pas fixée par les pauvres mais par son choix d'opérer exclusivement dans le cadre du capitalisme, de soutenir l'économie capitaliste. Sa politique est influencée par l'aristocratie ouvrière et les couches moyennes.

La gauche gouvernementale ne bouleversera pas la ligne politique générale ou ne portera pas un coup décisif à ce système politique pourri. Aucun gouvernement, puisse-t-il s'appeler de gauche, communiste ou même révolutionnaire, ne respectera ses engagements si les moyens de production restent entre les mains des monopoles, si le peuple n'a pas la propriété et le pouvoir d'Etat entre ses mains ».

  • Ce « trop c'est trop » doit se doter d'un contenu politique concret, correspondant aux besoins du peuple et aux nécessités du mouvement. Il doit être dirigé contre la domination des monopoles sur notre économie ;

  • Cela ne suffit pas, même si cela est nécessaire, de lutter juste pour des mesures qui vont atténuer les difficultés des pauvres. Même si la solidarité au sein du peuple est une chose d'une grande importance, cela ne suffit pas de se battre au nom des ménages endettés, et des familles qui ne peuvent payer leur loyer, leur eau, leur électricité. Nous allons lutter pour ces mesures, mais nous n'arriverons à rien si nous ne choisissons pas la voie de la rupture.

L'immense pouvoir que le peuple a entre ses mains doit être libéré des chaînes des fausses alternatives intimidantes, de l'anti-communisme, de l'intimidation patronale et d’État, ainsi que des méthodes autoritaires. Il y a un besoin de renverser le rapport de force, dans le sens des intérêts du peuple.

La secrétaire-générale du KKE a fait référence aux expériences internationales : « il n'y a pas de pays, pas de mouvement qui ait remporté des victoires, gagné des acquis après que les forces et l'influence du Parti communiste ont reculé. Il y a l'expérience du Chili – en prenant en compte toutes les différences – l'expérience de la Révolution des œillets, de la participation des partis communistes aux gouvernements bourgeois en France et en Italie.

L'Amérique latine nous offre quantité d'exemples sur le fait que la contre-révolution freine souvent l'adoption de réformes qui ne renversent pas le pouvoir des monopoles dans l'économie. Il y a beaucoup d'expérience dans notre pays, et une expérience encore plus précieuse accumulée en Europe et au-delà.

Je vous rappelle la réponse de SYRIZA à la proposition que le KKE adresse au peuple, pour un pouvoir ouvrier et populaire. Ils prétendent que cette solution n'adviendra qu'à la fin des temps, autrement dit jamais. Cette position révèle ce qu'est vraiment SYRIZA », a déclaré Aleka Papariga en conclusion.

L'impact international du festival :

23 organisations de jeunesse communistes et anti-impérialistes du monde entier ont participé au festival de la KNE :

  • Fédération mondiale de la jeunesse démocratique ;

  • Jeunesse communiste du Vénézuela ;

  • Jeunesse du Parti du travail de Belgique (COMAC) ;

  • Jeunesse communiste de Bulgarie ;

  • Jeunesse communiste de Géorgie ;

  • Jeunesse communiste du Danemark

  • Collectif des jeunes communistes (Espagne) ;

  • Jeunesse communiste d'Espagne ;

  • Front de la jeunesse communiste (Italie) ;

  • EDON (Chypre) ;

  • Mouvement progressiste des étudiants chypriotes ;

  • Jeunesse du mouvement de la Marche patriotique (Colombie) ;

  • Union de la jeunesse démocratique du Liban

  • Jeunesse communiste du Pakistan ;

  • Jeunesse du Parti du peuple de Palestine ;

  • Jeunesse du syndicat général des travailleurs Palestiniens ;

  • Jeunesse du Front populaire pour la libération de la Palestne ;

  • Jeunesse communiste du Portugal ;

  • Jeunesse communiste turque ;

  • Jeunesse communiste révolutionnaire de Suède ;

  • Jeunesse communiste léniniste de la Fédération de Russie ;

  • Jeunesse communiste révolutionnaire de Russie ;

  • Jeunesse communiste de Yougoslavie (Serbie) ;

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 12:12
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L’impasse avec Israël menace une solution à deux Etats, selon l’Autorité palestinienne

samedi 22 septembre 2012

L’Autorité palestinienne a averti samedi que l’impasse dans les discussions de paix avec Israël menaçait une solution à deux Etats et se solderait par un Etat unique régi par les principes de l’"apartheid".

"(...) Sans un accord politique juste et durable (...) les Israéliens et les Palestiniens vont inévitablement se retrouver dans un seul Etat gouverné par les principes de l’apartheid", peut-on lire dans un document de l’Autorité palestinienne rédigé en prévision d’une réunion des donateurs internationaux à New York lundi.

"Le statu quo n’est tenable ni politiquement ni économiquement", poursuit le rapport, qui a été envoyé aux médias samedi soir par l’Autorité palestinienne.

"L’établissement d’un Etat de Palestine viable politiquement et économiquement est impossible sans la fin de l’occupation israélienne dans l’ensemble de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, y compris à Jérusalem-Est", ajoute le document de 22 pages.

Il appelle les pays donateurs à faire pression sur Israël pour qu’il démantèle les barrages militaires en Cisjordanie et permette le développement de tout le territoire palestinien, y compris de la zone dite "C", sous contrôle total civil et militaire israélien, qui s’étend sur 60% de la Cisjordanie.

Le document demande aussi que des protestations internationales soient adressées à Israël concernant les démolitions de maisons palestiniennes.

Trente ONG ont appelé vendredi le Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) à intervenir pour "sauver des villages palestiniens" visés par des ordres de démolition israéliens dans le sud de la Cisjordanie.

Selon le dernier rapport hebdomadaire du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), Israël a détruit depuis le début de l’année 465 structures appartenant à des Palestiniens en Cisjordanie ou à Jérusalem-Est, dont 136 habitations, entraînant le déplacement de 676 personnes.

(22 Septembre 2012 - Avec les agences de presse)

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:09

                                                                   

Appel à la constitution d’un collectif de secours à la population syrienne   (????????????:u Cursinu Rossu)


Les manifestations pacifistes de jeunes dans toute la Syrie réclamant la démocratie depuis mars 2011 ont dévoilé la nature du régime syrien : pour rester au pouvoir en stoppant les manifestations, et punir collectivement les millions de syriens qui ont manifesté quotidiennement contre lui, le régime syrien a pris la responsabilité d’une répression criminelle et d’une confrontation armée. Depuis 18 mois, il a fait plus de 30000 victimes hommes, femmes et enfants (dont plus de 5000 pour le seul mois d’août) tout en expulsant de leurs foyers plus de 3,5 millions de Syriens, (dont 1/2 million ont pu s’échapper en Turquie, en Jordanie, au Liban ou en Irak) en bombardant les quartiers qu’il considère opposants, puis en y envoyant des mercenaires massacrer les familles. Le régime ne cessant pas ses bombardements et destructions, le nombre de Syriens sans toit risque d’augmenter dans les semaines à venir. La pluie et le froid vont aggraver l’insécurité de ces millions de victimes de la répression de masse aveugle du régime.

Les considérant comme des ennemis, le régime bombarde, exécute ou enlève les déplacés rassemblés de façon visible. Grâce à l’extraordinaire mobilisation de solidarité de la société civile syrienne, la plupart des déplacés sont hébergés, cachés et nourris jusqu’à ce jour par les autres familles syriennes. Par exemple à Deraa, au sud de la Syrie, 45.000 des 60.000 habitants déplacés, après 45 jours de bombardements continus, ont pu être accueillies par les familles des environs. Mais 15.000 d’entre eux n’ont pu trouver de refuge, et restent exposés à la vengeance du pouvoir dans des écoles, des églises, des mosquées, ou dans la rue.

La population syrienne, par toutes les composantes, sociales, confessionnelles, ethniques et politiques, a pris en charge financièrement les blessés et les déplacés, depuis mars 2011. Des bénévoles ont constitué des réseaux d¹entraide à travers toute la Syrie qui ont assuré les secours depuis le début de la révolution. Les milliers de jeunes des "coordinations" locales démocratiques et laïques qui organisent les manifestations sont également ceux qui, avec d’autres volontaires dans la population, collectent les dons auprès des habitants et organisent les secours.

Mais après 18 mois de blocus et de bombardements, les familles n’ont plus de moyens. Les réseaux militants et associations de secours syriens à l’intérieur, liées au mouvement révolutionnaire, et qui partagent ses objectifs de société démocratique, laïque et de justice sociale ont réussi à collecter des dons pour nourrir les réfugiés qui ne sont pas pris en charge par d’autres familles jusqu’au mois de septembre. Elles redoutent une forte détérioration de la malnutrition à partir d’octobre et l’apparition de la famine pour la plupart des déplacés sans toit.

Face à cette urgence, les organisations et personnalité signataires ont décidé de :

1- D’exiger des gouvernements et instances des Nations Unies la mise en oeuvre immédiate des moyens financiers, juridiques, diplomatiques et logistiques, sans intervention militaire étrangère, nécessaires à l’entrée d’organisations de secours internationales ou toute autre organisation civile syrienne indépendante du régime permettant l’acheminement des secours directement aux millions de syriens dans le besoin, victimes des bombardements, déplacés ou réfugiés, par les organisations de secours internationales, hors de tout contrôle du régime syrien.

2- D’expliquer à la population française la situation en Syrie et la nécessité de secourir la population syrienne hors du contrôle du régime et par l’intermédiaire des organisations démocratiques laïques issues de la population (organisations de secours locales, coordinations locales et conseils municipaux et locaux indépendants du régime).

3- De collecter dès maintenant en France des moyens financiers pour les faire parvenir aux organisations de secours démocratiques et laïques de l’intérieur indépendantes du régime. Les organisations de secours françaises et syriennes en France agréées partenaires du collectif garantissent l’acheminement des dons aux personnes qui en ont le plus besoin. Des rapports réguliers ne mettant pas en danger la sécurité des bénéficiaires seront fournis aux donateurs par ces associations partenaires.

4- D’appeler les organisations progressistes et des droits de l’homme dans les autres pays à constituer des collectifs semblables dans chaque pays.

 

Pour vous joindre à cet appel, envoyez votre signature (nom, prénom et profession) à la rédaction du site à l'adresse : redaction@assawra.info  qui transmettra.
 

Signataires :

Personnalités : 1. Aïcha Arnaout, poète syrienne 2. Alain Baron, Syndicaliste 3. Annick Coupé, Syndicaliste 4. Aziz Hmoudane, Syndicaliste et militant politique (UFICT – CGT et PCF)) 5. Benjamin Joyeux, Militant politique (Responsable de la commission Transnationale d’EELV). 6. Christian Mahieux, Syndicaliste 7. Driss El Kherchi, Militant associatif (Président ATMF) 8. Frédiric Sarkis, Militant associative (J’aide la Syrie Libre) 9. George Pons, Universitaire 10. Gérard Gendre, Economiste 11. Ghayath Naisse, Militant politique (Gauche révolutionnaire syrienne) 12. Hala Alabdalla, Cinéaste syrienne 13. Ilham Maad, Réalisatrice, France 14. Jean-Jacques Maset-Urpi, Editeur 15. Jérôme Gleizes, Militant politique (EELV) 16. Marc Prunier, Conseiller municipal Gentilly 94, Syndicaliste et Militant politique (FSU et NPA) 17. Marcel Siguret, 18. Michel Bafour, Formateur retraité 19. Michel Kilo, Opposant syrien 20. Michel Morziere, Militant droits humains(Porte parole de Collectif Urgence Solidarité Syrie). 21. Monique Loubeyre-Brasquet, Ecrivain 22. Nadia Aissaoui, Féministe Algérienne 23. Naïssam Jalal, flutiste syrienne 24. Renée Le Mignot co-présidente du MRAP 25. René Magniez, Médecin 26. Renée Le Mignot, Militante associative (Co-présidente du MRAP) 27. Saâd Zouiten, Militant droits humains 28. Salameh Kaileh, 29. Sami Boumadjel, Militant associatif 30. Samia Ammour, Militante internationaliste 31. Subhi HADIDI, Ecrivain syrien 32. Tarek Ben Hiba, Conseiller Régional Île-de-France 33. Ziad Majed, Professeur Universitaire, Libanais.

Organisations : 1. Inter-co, Inter-collectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe 2. ACDA, Agir pour le changement et la démocratie en Algérie 3. AMAL, Association pour la mémoire algérienne 4. AMDH-Paris, Association Marocaine des Droits Humains. 5. AMF, Association des Marocains en France 6. Association Revivre, (Droits Humains) 7. ATMF, Association des Travailleurs Maghrébins en France 8. ATTAC-France, Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne 9. Collectif CAAC, Comores 10. EELV, Europe Ecologie Les Verts 11. FCMA, Forum Citoyen du Monde Arabe 12. FCSME, Forum Citoyen Solidaire des Marocains en Europe 13. Forum Palestine Citoyenneté 14. Forum Democratique Syrien 15. FTCR, Fédération Tunisienne pour la Citoyenneté des deux Rives 16. LDH, Ligue des droits de l’Homme 17. La Maison Internationale de Rennes 18. Le MRAP 19. Les Alternatifs 20. Manifeste des libertés 21. Mouvement du 20 février Paris/IDF (Maroc) 22. MRAP, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples 23. NPA, Nouveau Parti Anticapitaliste. 24. PADS-Fédération d’Europe, Parti d’Avant-garde Démocratique Socialiste (Maroc) 25. PCF, Parti Communiste Français 26. PG, Le Parti de Gauche.

                                                                                           site: "Assawra"

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 10:37

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Pour une autre base de rassemblement
36ème congrès : Commencer à décrypter la nature du vide
Rompre avec le capitalisme, nommer le socialisme, combattre pour sa construction.
vendredi 21 septembre 2012
par  Jacques Cros


Le rapport de Patrice Bessac ne peut être passé sous silence. Une deuxième série de réflexions. La préparation du congrès l’exige. Nécessaire place dans nos réflexions des bilans : bilan (électoral entr’autres) du Front de gauche. Bilan également de trente années d’union de la gauche sous trois variantes : Union de la gauche, Gauche plurielle, Front de gauche. Rassembler les communistes sur la base d’un projet commun de construction du socialisme.

36ème congrès du PCF

Oui, je n’ai pas l’habitude de perdre mon temps à lire les déclarations des dirigeants nationaux du parti communiste, mais là, sur la recommandation de mon secrétaire de section, j’ai entrepris la lecture du rapport de Patrice Bessac au conseil national de l’organisation.

Je sais qu’on a les dirigeants qu’on mérite mais à ce point de vide, je suis effrayé ! De temps en temps, Bessac met un point, ça lui fait une phrase, il va à la ligne et il obtient un paragraphe, et s’il change de page, il doit avoir un chapitre. Pour le reste, c’est la vacuité la plus complète ! Cette vacuité est meublée avec des idées creuses complètement déconnectées du réel, tellement incompréhensibles qu’on a de la peine à engager une discussion sur un tel texte, sauf à dire qu’il est hors sujet.

Pendant que Bessac élabore ses phrases savantes où l’inexactitude (bilan positif des résultats électoraux du Front de Gauche par exemple) le dispute parfois à la volonté manifeste du rapporteur d’aller chercher la nuit dans les armoires (objectif qu’il atteint sans difficulté), sur le terrain nous sommes confrontés à la dégradation sociale et politique sans précédent qui caractérise la situation présente. Si on tente ici un état des lieux, on risque de ne pas pouvoir être exhaustif ! Pouvoir d’achat, emploi, services publics, protection sociale, environnement, sans oublier la paix et le désarmement… par quel bout qu’on aborde les choses, il n’y a que souffrance à la clé !

Bessac pose quand même une bonne question : comment être utile au peuple et à la France, à l’Europe et à l’humanité ? Eh bien pour ce qui le concerne il devrait abandonner les responsabilités qui lui ont été confiées.

Au fond Bessac évacue ce qui est l’essentiel : la nécessité d’un parti révolutionnaire qui ait une analyse juste de l’ampleur de la crise, de sa nature et des moyens à mettre en œuvre pour la résoudre. Plus exactement cette donnée est diluée dans un magma confus de considérations sur tout et le contraire de tout.

Bessac a, sans doute malgré lui, un mot heureux quand il déclare qu’il faut accroître notre entropie ! Oui j’étais professeur de physique et je sais ce qu’est l’entropie, c’est ce qui mesure la quantité de désordre dans un système. Plutôt que des élucubrations de Bessac, nous avons besoin de dresser sans concession le bilan de ce qu’a été notre politique d’union avec la social-démocratie depuis les trente dernières années. De programme commun en gauche plurielle et en Front de Gauche, on connaît le résultat des courses : l’aggravation de la situation économique et sociale sur fond de disparition du parti communiste tant au plan idéologique que de son organisation et de son activité.

A l’heure où il est évident, voir en particulier l’état de délabrement des pays qui composent l’Europe, que le capitalisme a fait son temps et qu’il faut une rupture franche avec lui, à l’image de ce qu’a été la Révolution de 1789 pour en finir avec une société alors fondée sur les privilèges de la noblesse et du clergé, il faut offrir une perspective claire de substituer à la logique du profit, celle de la satisfaction des besoins humains. D’autant qu’avec le TSCG à la clé les choses ne vont qu’empirer !

Sur cette base l’unité des communistes est nécessaire et possible, possible précisément parce que nécessaire ! Si c’était cela que contenait le rapport de Bessac, je n’aurais pas connu comme je l’ai fait la montée d’adrénaline que je viens de vivre à sa lecture !

J. Cros, bureau de section de l’Ouest Biterrois

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 09:49

 

      La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg   

 

 

 

Congrès 2013 d’Aubervilliers
36ème congrès : 1917 % PCF
                  Proposition pour un texte alternatif
vendredi 21 septembre 2012
par  Jean-Jacques Karman

1°) Construire l’orientation révolutionnaire.

La direction du PCF prétend, que le choix fait lors du congrès de Tours en 1920, d’un parti communiste de lutte de classes serait dépassé (surannée la matrice bolchevick du non à la guerre de 1914 et du oui à la révolution sociale ?). Pierre Laurent dit même, dans le journal Libération : « Le PCF d’aujourd’hui est l’héritier des traditions socialistes et communistes de la première moitié du XXe siècle… ». Non, on ne peut être, à la fois, porteur des traditions révolutionnaires et aussi de celles du réformisme. Hier comme aujourd’hui, il n’y a pas de troisième voie. Entre les deux guerres, le PS réformiste était colonialiste et de plus il a fait le choix de la non intervention aux côtés du Front populaire d’Espagne face aux fascistes, et dit oui à Munich et à Pétain…

L’option prise à Tours est plus que jamais d’actualité. Sans aucun dogmatisme, les analyses de Karl Marx ont trouvé en 1917 toutes leurs pertinences dans la victoire de la révolution d’Octobre, autre chose est la période stalinienne. Aujourd’hui, face à la crise ultime du capitalisme, au moment où tout le monde dit que Karl Marx avait raison, il est impératif de reprendre le cap révolutionnaire dans les conditions d’aujourd’hui. L’analyse de Marx est la seule viable...

La recherche du taux de profit capitaliste est bien toujours l’impasse de cette société. La lutte des classes n’est pas dépassée, au contraire elle est au cœur de la lutte pour le progrès.

La révolution sociale et démocratique, est la seule issue pour un monde plus juste.

2°) Identifier les luttes prioritaires.

Il nous faut être sur tous les fronts de lutte, mais surtout sur ceux qui sont au cœur de la contradiction capital/travail et qui feront comprendre, au plus grand nombre, les conditions du changement. Ces fronts, de lutte de classes, doivent être nos luttes prioritaires et permanentes. Sans négliger les élections qui seront de toute façon nécessaires, ce sont ces luttes de classes qui créeront la conscience des conditions du changement de société en créant des ruptures avec le capitalisme. Face au capitalisme mondialisé qui rejette la Nation, le prolétariat moderne doit réinvestir cette question de la Nation, la lutte de classe est bien avant tout nationale.

- Lutte pour l’interdiction des licenciements.
- Lutte contre l’Union Européenne capitaliste et lutte pour une Europe des peuples.
- Lutte pour la nationalisation des secteurs clés de l’économie, en premier lieu des banques…
- Lutte pour la sortie de l’OTAN
- Lutte pour l’institution de l’échelle mobile des salaires.
- Lutte pour l’élection d’une Assemblée constituante pour une République sociale.

3°) Quelle union et quelle rassemblement pour réussir ?

L’union : il y a urgence à reconstruire une nouvelle politique d’union. L’union avec le parti socialiste répété sous différentes appellations depuis 1935 est aujourd’hui obsolète. Si le changement majoritaire nécessite aussi l’union du courant révolutionnaire et du courant réformiste sur des bases de lutte de classes, nous devons modifier notre pratique.

Aujourd’hui le PS, principal représentant du courant réformiste, a tous les pouvoirs. C’est la dixième fois que le PS dirige le gouvernement de la France. 10 fois cela s’est mal terminé, même parfois dramatiquement. Par exemple : en 1956/1957 la généralisation de la torture en Algérie. Ou encore en 1997/2001, jamais un gouvernement n’a autant privatisé.

La preuve est faite qu’un rapport des forces favorables au PS ne créera jamais les conditions d’une rupture avec le capitalisme, faire croire le contraire, c’est agir contre le changement. L’expérience actuelle de Hollande le confirme, regardez la trahison sur la fermeture du site PSA d’Aulnay, nous devons être en opposition de gauche à cette politique.

Alors l’union avec le PS ne peut se faire que dans un rapport des forces favorables au courant révolutionnaire. Chaque question de la plus petite à la plus importante doit être traitée en termes de rapport des forces entre le PS et nous.

Le rassemblement : travailler et développer la notion de peuple, de tous ceux qui vivent en France. Le rassemblement du peuple, des forces populaires est incontournable pour un processus majoritaire de changement de société. Les formes peuvent être diverses, celle du « Front de gauche » peut être retenue, mais aussi celle d’un « Front du peuple de France anticapitaliste », à la seule condition que le PCF ne se dilue pas dans ces fronts et y joue un rôle moteur, pas en s’imposant anti démocratiquement, simplement par notre dynamisme et la qualité de ses choix.

Le « Front de gauche » doit rester un rassemblement et non se transformer en un parti.

Dans toutes actions, le PCF doit être visible et reconnaissable. Les élus communistes doivent toujours préciser qu’ils sont communistes. Par exemple l’élu X communiste Front de gauche. Le nom des groupes d’élus doit toujours y faire figurer la précision : communiste. Par exemple : Groupe Front de gauche, PCF, PG, Fédération… Le matériel : tracts, affiches etc.… doivent aussi faire figurer le logo du PCF.

4°) Le PCF, l’outil incontournable, notre priorité.

C’est le développement du PCF qui rendra possible le rassemblement et l’union pour réussir réellement à changer de société. Le développement du PCF comme force organisée, comme apport idéologique, comme force de rassemblement est impératif, sinon il n’y aura aucun changement de société car le rapport des forces ne sera pas en faveur des forces révolutionnaires.

La direction du PCF suggère une meilleure approche des ouvriers, bien, mais elle reste à mi chemin. Il faut faire un véritable virage vers la classe ouvrière pour que notre action réussisse : revenir à la classe ouvrière comme base principale de notre action (le PCF n’a jamais été aussi fort parmi les intellectuels que lorsqu’il était organisé prioritairement dans la classe ouvrière). Toutes les directions du PCF doivent être composées d’un minimum de 25 % d’ouvrières/iers.

L’organisation du PCF dans les 100 plus grandes entreprises de France doit être en liaison directe et permanente avec le Conseil national du PCF. Tout en respectant l’indépendance syndicale, il nous faut promouvoir la présence des syndicalistes dans toutes directions du PCF, de la section au conseil national. Sur le territoire de chaque section du PCF avoir une action régulière en direction, au minimum, de la plus grande entreprise du secteur.

Jean Jacques Karman, membre du CN et conseiller général 93

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 09:28

                                                                        MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

Libye - Les autorités décident la dissolution des milices armées "illégitimes"

dimanche 23 septembre 2012, par La Rédaction

Les autorités libyennes ont annoncé dans la nuit de samedi à dimanche avoir décidé de dissoudre toutes les milices et tous les groupes armés ne relevant pas de l’autorité de l’État, au lendemain de la sanglante rébellion des habitants de Benghazi, dans l’est du pays, contre des miliciens islamistes. L’armée a également fixé un ultimatum de 48 heures aux milices et groupes armés pour évacuer les bâtiments publics et les propriétés des membres de l’ancien régime dans la capitale et ses environs. Il a été décidé "la dissolution de toutes les brigades et formations armées qui ne sont pas sous la légitimité de l’État", a déclaré le président du Congrès général national libyen (CGN, Parlement), Mohamed al-Megaryef, qui lisait un communiqué à Benghazi.

Les autorités ont décidé également la mise en place d’un "centre opérationnel" à Benghazi, regroupant l’armée, les forces du ministère de l’Intérieur et les brigades d’ex-rebelles qui dépendent du ministère de la Défense, a ajouté Mohamed al-Megaryef. Elles ont chargé par ailleurs le chef d’état-major, Youssef al-Mangouch, d’asseoir son autorité sur les brigades qui font partie de l’armée, en plaçant des officiers de l’armée régulière au commandement de ces formations d’ex-rebelles qui avaient combattu le régime de Muammar Kadhafi.

Le nouveau pouvoir n’est pas parvenu à désarmer ces groupes d’ex-rebelles bien que plusieurs d’entre eux aient intégré les ministères de la Défense et de l’Intérieur. Vendredi, des dizaines de milliers de Libyens avaient manifesté pacifiquement contre la présence de milices armées dans la ville, où l’ambassadeur américain en Libye et trois autres Américains avaient été tués, le 11 septembre lors des premières protestations contre le film anti-musulman L’innocence des musulmans.

Des centaines de manifestants avaient ensuite délogé le groupe salafiste d’Ansar al-Charia de la caserne qu’il occupait au centre-ville. Pointé du doigt par la population et plusieurs médias, le groupe avait démenti toute implication dans l’attaque du consulat. Par la suite, des centaines d’entre eux ont pris d’assaut des quartiers généraux et des bases de ces milices, délogeant certaines d’entre elles, au terme de violences ayant fait 11 morts et des dizaines de blessés.

Six membres des forces de sécurité figurent parmi les tués. "Vu la nature des blessures, c’est clair que les six personnes ont été exécutées", a indiqué un médecin sous le couvert de l’anonymat. Les autorités ont décidé de nommer un juge pour enquêter sur ces violences, a indiqué Mohamed al-Megaryef. Il a précisé que les décisions annoncées avaient été prises à l’issue de plusieurs réunions avec le futur chef du gouvernement, Moustapha Abou Chagour, le chef des services de renseignements, Salem al-Hassi, et le chef d’état-major, Youssef al-Mangouch, ainsi que des membres du conseil local de Benghazi et du CGN.

Par ailleurs, l’armée a fixé un ultimatum aux milices et groupes armés pour évacuer les bâtiments, et les propriétés des membres de l’ancien régime à Tripoli et ses environs, selon un communiqué publié par l’agence libyenne Jana. "La force nationale mobile qui dépend du chef d’état-major (...) demande à tous les individus, groupes et formations armés qui occupent des casernes de l’armée, des bâtiments publics ou des propriétés des membres de l’ancien régime ou des enfants (de Muammar Kadhafi) à Tripoli ou dans les villes environnantes d’évacuer ces sites dans un délai de 48 heures". L’armée a précisé qu’elle ferait "usage de la force si ces ordres n(’étaient) pas suivis".

Après la chute du régime de Muammar Kadhafi, des centaines d’ex-rebelles ont occupé des installations stratégiques militaires et civiles de l’État, ainsi que des propriétés des partisans et dirigeants de l’ancien régime. Après les violences de Benghazi, deux milices islamistes à Derna, à l’est de Benghazi, ont annoncé leur dissolution et décidé d’évacuer les installations publiques qu’elles occupaient à la demande de la population locale, a indiqué l’agence officielle Jana, en précisant qu’il s’agit de la branche locale d’Ansar al-Charia et de la Brigade des martyrs d’Abou Slim.

(23 Septembre 2012 - Avec les agences de presse)

  site:"Assawra"

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 15:48

                                                                                  CERVEAU.gif                           

 

 

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir la conférence :
LA STRATEGIE DU CHOC.

par worldhistoria


Une partie notable de la population savait, à l’époque où un mouvement ouvrier puissant et radical l’expliquait à ses nombreux mandants, que la guerre contre le salaire était une constante du mode de production capitaliste.

Dans la phase systémique de la longue crise ouverte au tournant des années 1960 où le capitalisme est parvenu, cette guerre pour le maintien ou l’augmentation du profit, via la réduction drastique des salaires, s’est considérablement durcie. C’est cet impératif qui conditionne « la stratégie du choc », comme à l’occasion des deux précédentes crises (1873-1914 et 1929-1939).

La victoire remportée par le grand patronat depuis la fin des années 1980 et l’affaiblissement consécutif du mouvement ouvrier (comme avant 1914) ont laissé à l’idéologie dominante le terrain libre pour expliquer, soit que les intérêts opposés pouvaient se concilier à condition que les salariés aient le sens du sacrifice, soit que « la stratégie du choc » était réservée aux « pays pauvres » de la « périphérie » et que « le centre » impérialiste en serait à jamais préservée. Tant aux Etats-Unis que dans l’union européenne, sa violence est désormais presque aussi vive que dans les pays décrits par Naomi Klein.

C’est du programme économique, social et politique lié à la guerre généralisée contre les salaires dans les années 1930 en France qu’il sera ici question.

Son actualité impose permet de comprendre pourquoi les media du grand capital la masquent en dénonçant à tout propos le « conspirationnisme ».

 

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=11514

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