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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 14:16

                                                                          MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

 

barakeh.jpg

 

« Israël, État juif » : un projet de loi dénoncé par les députés communistes et arabes qui se font exclure du Parlement !

 

Article JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Israel, Etat juif. Rien de nouveau sous le soleil. Sauf que le gouvernement de Netanyahou a décidé d'intégrer la dénomination dans la Constitution. Les communistes, arabes israéliens ont dénoncé la manœuvre. Le débat a été très mouvementé à la Knesset.

 

Cela fait des années que le projet de loi sur la définition d’Israël comme État juif est discuté. Le projet actuel dérive d'une proposition faite en 2011 par le député du Likoud, Zeev Elkin, cela en est sans doute la version la plus extrémiste.

 

« Israel, Etat du peuple juif » : une déclaration de guerre contre les Arabes

 

Ce dimanche 23 novembre, la Knesset (le parlement israélien) devait adopter un projet de loi qui intègre la qualification « Israel, Etat-nation du peuple juif » à la Loi fondamentale, lui donnant une valeur constitutionnelle.

 

Le symbole est fort envers la minorité arabe, quelques mois après l'offensive sur Gaza. Les conséquences concrètes sont inquiétantes : la loi Juive deviendrait une inspiration pour la législation étatique, tandis que l'Arabe perdrait toute reconnaissance comme langue officielle.

 

Les Arabes représentent près de 20 % de la population en Israel, ils subissent les discriminations et un statut de seconde zone qui connaîtra une nouvelle dégradation avec cette loi.

 

Le projet n'a trouvé d'opposition radicale que parmi les députés communistes, membres du Hadash (Front démocratique pour la paix et l'égalité), ainsi que parmi les élus des partis arabes.

 

« Israel – un Etat démocratique et égalitaire », le contre-projet communiste

 

Ainsi, quelques jours avant le vote à la Knesset, le député communiste arabe Mohammed Barakeh a confié au journal Haaretz son impression que :

 

« Netayanhou pose les fondements constitutionnels d'un régime d'apartheid, réduisant Israël à un statut d'Etat-paria. Il pousse à la guerre contre Gaza et l'Iran, construit des murs de séparation, et perpétue l'occupation et les colonies ».

 

Barakeh proposait l'adoption d'un contre projet de loi appelé « Israël – Un État démocratique et égalitaire » affirmant que « toute personne en Israël a le droit à une protection égale de la loi et une complète égalité des chances ».

 

Les députés communistes et arabes exclus du Parlement !

 

La discussion le week-end dernier a été très houleuse. Le député communiste Dov Khenin a accusé Netanyahou de « jeter de l'huile sur le feu de la haine ».

 

Il a ajouté qu' « au lieu de tendre une main aux citoyens arabes, Netanyahou choisit de provoquer. Au lieu de travailler à une réconciliation historique avec le peuple palestinien, il bloque toute avancée vers un accord. Au lieu de construire un avenir fait de paix et d'égalité, il nous conduit à la guerre et à la tragédie. »

 

Pour d'autres députés, le débat s'est fini hors de l'enceinte parlementaire. Le député arabe de Balad, Jamal Zahalka, a été dégagé de la tribune et conduit manu militari à l'extérieur de l'Assemblée, après qu'il a traité l'intervenant Moshe Feiglin, du Likoud, de « fasciste ».

 

On peut rappeler que ce fameux Moshe Feiglin est celui qui préconisait, lors de l'attaque contre Gaza, de placer les Palestiniens dans des camps de concentration. Il représente l'aile-dure de la droite sioniste, décidée à annexer Gaza à l'Etat israélien, et à liquider toute résistance.

 

Le député communiste arabe Mohammed Barakeh a, lui aussi, été expulsé. Encore pour une invective lancée contre Feiglin, lui signifiant qu'il devrait avoir honte de tenir de tels propos.

 

Le gouvernement en difficulté, des milliers de manifestants dans la rue

 

Contrairement aux procédures en vigueur à la Knesset, Barakeh a été viré sans avertissement préalable. Le débat a ensuite été ajourné lundi dernier, après la protestation vigoureuse des députés de l'opposition.

 

F141129YS20.jpgL'extrémisme de Netanyahou semble lui avoir aliéné une partie de ses alliés naturels, ce qui expliquerait le flottement depuis une semaine et l'ajournement du vote sur le projet de loi controversé.

 

Le mouvement social et pacifiste a profité de la brèche. Ce samedi 29 novembre, ce sont plusieurs milliers de manifestants décidés à dire « Non » à ce projet raciste et belliciste à Jérusalem. Ils ont entouré la résidence du Premier Ministre.

 

bill-jew.jpgTous dénonçaient la dérive anti-démocratique du Premier ministre, la fin de toute perspective de co-existence avec la minorité arabe avec ce projet et le péril d'une fascisation de la société..

 

Un nouveau projet de loi devrait être présenté le 7 décembre, dans les mêmes lignes sans doute sous une version légèrement remaniée. Encore une fois, seuls les communistes s'opposeront de façon conséquente à l'accélération de la dérive raciste de l’État sioniste.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 14:00

 

                                                                 HUMA.fr

 

 

Jean-Marc Durand : « La crise est due aux politiques soutenues par le Medef »
Entretien réalisé par Kevin Boucaud
Mardi, 2 Décembre, 2014
Photo : Patrick Nussbaum
Manifestation, le 15 novembre dernier, à Paris, à l’appel du Front de gauche contre le budget d’austérité gouvernemental.
Photo : Patrick Nussbaum
Alors que le PCF a décidé de riposter à la semaine de mobilisation du Medef, l’économiste Jean-Marc Durand rappelle, contrairement 
à ce qu’avance le patronat, que « les prélèvements obligatoires sur le capital ont baissé de façon importante » depuis trente ans.

Pour la contre-semaine d’actions du PCF en riposte au Medef, pourquoi avoir choisi, comme itinéraire de manifestation, ce soir, d’aller du siège de l’organisation patronale à l’ambassade du Luxembourg, à Paris ?

288555 Image 1Jean-Marc Durand : Le Medef représente tout particulièrement les grosses entreprises, contrairement à ce que l’on raconte. Il y a de petites entreprises en son sein, mais ceux qui décident, ce sont les grands patrons. Ce sont eux qui distribuent les dividendes, qui sont en pleine augmentation. C’est là que la spoliation de la société s’exerce, du fait de tous les allégements fiscaux dont ils sont les grands bénéficiaires, et de l’évasion fiscale et financière. Le Luxembourg est justement le paradis fiscal par excellence, dont l’ancien premier ministre n’est autre que Jean-Claude Juncker, aujourd’hui président de la Commission européenne à Bruxelles.

Que répondez-vous au patronat qui prétend qu’il souffre depuis trente ans ?

Jean-Marc Durand : C’est paradoxal, puisqu’à partir du tournant de la rigueur de 1983-1984, le cours des choses s’est inversé. Les prélèvements obligatoires sur le capital ont baissé de façon importante, alors que les impôts et taxes sur les salaires ont connu le sort inverse. Entre 1981 et 1998, la part des salaires a diminué de plus de 15 % dans les entreprises non financières. Les entreprises du CAC 40 ont un taux d’impôt réel sur les sociétés de 8 %, contre 33 % pour les petites entreprises et 24 % pour les moyennes. Gattaz et le Medef expliquent que les 41 milliards du pacte de responsabilité sont un juste retour des choses pour pallier l’augmentation des prélèvements fiscaux. Il est vrai que, depuis le choc des subprimes en 2008-2009, les prélèvements fiscaux ont augmenté sur les entreprises et sur les citoyens. Sauf qu’il faut savoir que cette crise est largement due au résultat des politiques soutenues et initiées par le Medef. Depuis, les prélèvements fiscaux ont progressé de 66 milliards d’euros, dont un tiers à la charge des entreprises, soit une vingtaine de milliards. Le pacte de responsabilité va donc bien au-delà de ce montant.

La CGPME se plaint de la taxation des dividendes. Est-il en projet de taxer les revenus du capital ?

Jean-Marc Durand : Cette mesure annoncée par le gouvernement est un écran de fumée. S’il avait voulu vraiment prendre une mesure significative en matière de taxation du capital, il fallait revenir sur le dispositif Copé d’exonération des revenus de cession de parts d’entreprises. De plus, les mesures du capital mobilier bénéficient d’un crédit d’impôt annuel d’un montant de 40 %.

Quelles propositions le PCF oppose-t-il aux revendications patronales ?

Jean-Marc Durand : Sur le plan fiscal, il faut d’abord restaurer un véritable impôt sur les sociétés. Nous pourrions le décliner de manière progressive en tenant compte du chiffre d’affaires de l’entreprise et introduire une modulation de cet impôt en fonction de l’utilisation des bénéfices. Il faut ensuite une réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune, qui intègre dans sa base les biens professionnels, dont les actions. Pour finir, il y a la taxation des placements financiers des entreprises. Sur le plan bancaire et financier, il faut mettre en place un fonds national pour l’emploi, et introduire un crédit sélectif à taux dégressif, en fonction de son utilisation par les entreprises. La Banque centrale européenne doit également racheter les dettes des États et développer un fonds social et solidaire pour leur réindustrialisation.

Jean-Marc Durand est économiste et membre du PCF

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 13:44

 

                   CHRONIQUES DU FASCISME ORDINAIRE  

 

                                                          Ukraine

 

                                                                        nazi-ukraine-vadim-troja-che.JPG

                                 Le nouveau chef adjoint de l’UVD Oblast de Kiev, Vadim Trojan.

"In Kyiv officially introduced the new chief policeman of the region - 35-year-old Colonel Vadim Trojan." (c'est ce qu'on peut lire sur la version ukrainienne d'une autre photo du même, un peu plus couvert, celle ci-dessus faisant - peut-être - mauvais genre dans les chancelleries.)

 

               source:Canaille Le Rouge

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 11:57

 

                                                                         pcf.jpg

 

 

 

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 16:30

 

 

                                                                      PCF1

Présidentielle Uruguay : le PCF salue la victoire de Tabaré Vazquez uruguay-tabare-vazquez-.jpeg

Le PCF adresse ses plus fraternelles félicitations à Tabaré Vazquez qui vient d'être élu avec plus de 53% des voix à la présidence de l'Uruguay, à Raul Sendic qui sera son vice-président et au Front large pour cette victoire indiscutable obtenue ce dimanche 30 novembre.

Le peuple uruguayen avait déjà apporté, lors du premier tour, un soutien clair aux politiques de transformation sociale en lui donnant une majorité au Parlement. C'est aujourd'hui la reconnaissance du peuple uruguayen pour les changements accomplis par les gouvernements du Front large depuis la première élection de Tabaré Vazquez à la présidence en 2004 et celle de José Mujica qui cédera son mandat au nouveau président.

Les progrès en matière de niveau de vie, le recul spectaculaire de la pauvreté, les politiques de justice fiscale et l'adoption de droits nouveaux pour les travailleurs montrent qu'il est possible de mener une politique de croissance économique fondée sur la redistribution des richesses et la justice sociale.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 14:28

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                      55 ème fête de TERRE CORSE

        drapeau rouge agitédrapeau rouge agitédrapeau rouge agitédrapeau rouge agitédrapeau rouge agité

    

                 samedi 6 décembre  

                   Espace d'éducation populaire Albert Stefanini  

 

 14 H 30:Conférence-débat: "de Gaza à Kobanê, quel avenir pour les Kurdes et les Palestiniens: une diplomatie de paix contre la guerre.

               avec Pierre Barbancey, grand reporter à l'Humanité et  envoyé spécial à Gaza et Kobanê.

 

                   drapeau rouge agitédrapeau rouge agitédrapeau rouge agitédrapeau rouge agitédrapeau rouge agité          
               dimanche  7 décembre 

                        theâtre municipal_salle des Congrès

                                              Bastia

 

10H30:      Débat:"L'espoir à gauche n'est pas mort, il faut le

                      reconstruire" avec MICHEL STEFANI

 

12 H:          Banquet républicain(15 E)

 

14h 30 :      Débat:"L'avenir de la SNCM et de la continuité  

                   territoriale de service public"

                        avec FREDERIC ALPOZZO, syndicaliste.

 

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 13:35

                                                                       HUMA.fr

 

                                                                                       flouss.jpg

Ce que le Medef cache aux Français

Pierre Ivorra

Lundi, 1 Décembre, 2014

PHILIPPE HUGUEN / AFP

La semaine d’action de l’organisation patronale commence ce lundi. Elle vise à créer un écran de fumée sur les difficultés de PME étranglées par les groupes du CAC 40 qui ponctionnent toujours plus de richesses sur le dos de lemploi et des salaires.

 

Ce n’est pas le Medef qui vous l’apprendra cette ­semaine, il va pleurer misère avec une semaine d’action pour dire la « souffrance des patrons ». Mais, en cette année 2014, la France serait en tête de gondole au rayon du fric-frac. Elle serait le plus important payeur de dividendes en Europe, hors Royaume-Uni, selon l’indice du cabinet anglo-saxon Henderson. Ce dernier évalue le total de la rémunération des actionnaires à 40,7 milliards de dollars rien qu’au ­deuxième trimestre, en hausse de 30 % par rapport à 2013. De source officielle, du côté des cadors du capital, au cours du premier semestre 2014, les grands groupes du CAC 40 ont engrangé 31,4 milliards d’euros de bénéfices. Près des deux tiers du budget annuel de l’éducation nationale en seulement six mois ! Ce résultat paraît étonnant. En effet, le tassement de la demande en France a pour conséquence d’écraser l’activité et de contribuer fortement à la dégradation des résultats de microentreprises et PME. ­Comment les grands groupes du CAC 40 font-ils pour tirer leur épingle du jeu et dégager, eux, des résultats en progression (voir graphique) ? Ils font leur pelote grâce d’abord à leur redéploiement ailleurs que dans cette Europe plombée par l’austérité. En 2011, selon des données de l’Insee, les multinationales sous contrôle français réalisaient 52 % de leur chiffre d’affaires dans leurs filiales étrangères et y employaient plus de la moitié de leurs effectifs.

Une caste accumule les capitauxen appauvrissant le pays

 

Sur le territoire national, les grands groupes français ont une rentabilité très au-dessus des autres entreprises. Avec seulement 34 % de l’emploi, ils réalisent 40 % de la richesse créée par les entreprises, et la moitié des profits bruts. Des données qui ne sont pas made in Medef mais tirées d’études de l’Insee. Cette profitabilité, ils l’obtiennent à la fois en pratiquant des politiques salariales restrictives, en sabrant l’emploi, mais aussi en spéculant et en étranglant les PME sous-traitantes. Une caste de grands patrons tient les rênes de l’économie, accumule des masses énormes de capitaux, s’enrichit à bon compte en appauvrissant le pays et ses habitants. En cette année 2014, le nombre de milliardaires en France est passé en un an de 55 à 67, selon la revue Challenges. Le montant total des 500 premiers patrimoines professionnels français aurait augmenté de 15 % en un an, pour atteindre 390 milliards d’euros. Leurs ressources sont à l’identique. Comme nous l’avons révélé dans l’Humanité, la moyenne des revenus imposables des 10 % de ménages fiscaux résidant dans le quartier de la Muette, dans le 16e arrondissement de Paris, l’un des quartiers où la grande bourgeoisie française a établi son ghetto, s’élève à 19 946 euros par mois. Ceux du quartier Saint-James, à Neuilly, où habite la première fortune française, Liliane Bettencourt, propriétaire de L’Oréal, disposent, eux, en moyenne, de 28 727 euros par mois, soit l’équivalent de 25 Smic net !

Le renouvellement de l’appareil productif sacrifié

 

Ce pillage a sa source dans l’entreprise. Selon l’Insee, dans les sociétés non financières, les revenus de la propriété versés à des particuliers et à d’autres entreprises représentaient, en 2013, l’équivalent du quart de leur valeur ajoutée, contre 16,3 % pour les cotisations sociales. Au fil des années, ces revenus ont gonflé, gonflé… constituant 15,8 % de la valeur ajoutée des entreprises en 1981, 18,5 % en 1990, 23,8 % en 2000 et donc 24,8 % en 2013. Ces revenus de la propriété prélevés sur les entreprises s’élèvent à 265 milliards d’euros en 2013, ils se décomposent essentiellement en dividendes, en charges d’intérêts payés aux banques. Ils sont supérieurs aux dépenses d’investissements matériels de ces mêmes entreprises non financières (241 milliards d’euros en 2013). On consacre plus d’argent pour payer les actionnaires que pour renouveler l’appareil productif, le rendre plus efficace !

 

Là encore, le Medef et son président « bidonnent ». À les entendre, pour investir et embaucher, il faudrait donner plus de marges au capital, mais l’histoire récente dément une telle affirmation. Sous les coups de butoir de la politique de rigueur conduite par les gouvernements socialistes, puis ceux de la droite dans les années 1985 et 1990, la part des salaires dans la richesse créée par les sociétés non financières (SNF) est tombée de 73,3 %, en 1981, à 70,3 %, en 1985, 62,6 % en 1998. Cela n’a pas pour autant permis de booster l’investissement, qui lui aussi a piqué du nez, passant d’environ 22 % de la valeur ajoutée des SNF, dans les années 1970-1980, à un petit 20 % dans les années suivantes.

 

Le redressement du taux de marge a en fait servi à augmenter les ­dividendes des actionnaires. Cet enrichissement a un effet terriblement pervers, le capital grossit, mais plus il grossit, plus il réclame rémunération, cela d’autant que les taux de rentabilité élevés obtenus dans les opérations spéculatives imposent leur diktat aux activités productives qui s’efforcent de se hisser à leur niveau en utilisant les nouvelles technologies contre la croissance, l’emploi, les salaires, le développement humain et l’environnement. Deux exemples le montrent. Fin décembre 2007, avant le krach financier de 2008, l’action Renault valait 98 euros. Après le krach, elle est tombée à 11,52 euros, puis elle est remontée. Actuellement, elle est à 64,52 euros. Comment la direction du groupe a-t-elle fait pour regonfler le cours ? En relançant la distribution de dividendes. Zéro dividende en 2009 et 2010, 0,30 euro par action en 2011, 1,16 euro en 2012, 1,72 euro en 2013 et 2014. Ce « décollage » s’est effectué contre l’emploi, en France particulièrement. En 2013, par rapport à 2012, les effectifs mondiaux du groupe ont diminué de 5 279 personnes, soit 4,2 %. Les effectifs français ont diminué de 4 653 personnes, soit de 8,7 %. C’est dire que 88 % des réductions de postes dans le groupe ont été réalisées dans les sites hexagonaux.

 

En 2013, Sanofi a perçu 11,5 millions d’euros au titre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, et près de 125,7 millions d’euros en crédit d’impôt recherche. La même année, le groupe a supprimé près de 600 emplois en France. Entre 2009 et 2014, 4 800 emplois ont été supprimés en France. Durant la même période, le dividende par action est passé de 0,66 euro à 2,81 euros et le rendement du titre (ratio dividende-cours) de 0,79 % à 3,63 %. Au niveau des entreprises, en France pour un PIB qui a progressé de 5,3 % entre mars 2009 et mars 2014, l’indice CAC 40, qui mesure l’évolution de la valeur des actions des grands groupes français, c’est-à-dire le capital accumulé de ces sociétés, a augmenté de 71,1 %. On constate une même enflure des dettes publiques. En France, pour un PIB en progression de 8,6 % entre 2007 et 2013, on a une dette ­publique en hausse de 57,7 %. Or, si pour le contribuable français celle-ci représente un coût, pour les banques et les compagnies d’assurances qui achètent ces titres de dette, c’est une source de rapport. Les charges d’intérêts payées par les finances publiques représentent 48,5 milliards d’euros, soit un peu plus que le budget de ­l’éducation nationale. Avec la même dette, mais un taux proche de 0 %, cette charge d’intérêts disparaîtrait quasiment, générant un ballon d’oxygène.

 

Le contraste est saisissant : des masses énormes de capitaux sont accumulés, des profits considérables sont dégagés et, par ailleurs, le nombre de chômeurs ne cesse de progresser. Le niveau de vie est en recul. Selon les données de l’Insee, de 2009 à 2012 son niveau médian est passé de 1 680 euros à 1 645 euros. Comment mettre un terme à cette hémorragie ? En faisant reculer cette emprise de la finance. En ­impulsant d’autres critères de financement et de développement des ­activités que ceux fondés sur l’accumulation d’argent.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 13:19

 

 

 

                
La Grande Guerre sera au coeur des débats et des spectacles de la prochaine édition de Parole Vive, qui s'ouvre ce mercredi 3 décembre à Bastia.



14-18 : impressions de guerre, expression de l'art

PAROLE VIVE à BASTIA

 

- Mercredi 3, 18H30, théâtre du lycée Jeanne d’Arc, montée Ste Claire

Fucilati in prima ligna

Projection-débat avec Jackie Poggioli

Documentariste à F3 Corse – Via Stella

-> Également à Prunelli le  mardi 9 à 20H30, école de musique ANIMA

 

- Jeudi 4, 18H30, Bibliothèque centrale, rue Favalelli

Les peintres européens face à la Grande Guerre

Présentation d’œuvres par Janine Vittori

Conseillère pédagogique en arts visuels

-> Également à Prunelli le dimanche 7 à 17H00, salle Cardiccia

 

- Vendredi 5, 18H30, théâtre du lycée Jeanne d’Arc, montée Ste Claire

14 auteurs pour 14 – 18

Lecture – spectacle par Philippe Forcioli

15 – 10 et 5 €

-> Également à Prunelli le samedi 6 à 20H30, salle Cardiccia

 

- Samedi 6, 18H30, théâtre du lycée Jeanne d’Arc, montée Ste Claire

Sonates de guerre

Concert classique

Par Laura Sibella (piano) et Paul – Antoine de Rocca Serra (violoncelle)

15 – 10 et 5 €

* Renseignements / Réservations Bastia : 04 95 32 47 75 / 06 81 31 10 19

E-mail : uneminutedesoleil@neuf.fr

Facebook

  

* Renseignements / Réservations  Prunelli di Fium’Orbu : 04 95 56 26 67

  

Mercredi 3 décembre, 18H30, théâtre du lycée Jeanne d’Arc

Fucilati in prima ligna

En présence de Jackie POGGIOLI

"C'est sur le chemin de la critique historique - a écrit le philosophe Paul Ricoeur - que la mémoire rencontre le sens de la justice. Que serait une mémoire heureuse qui ne serait pas une mémoire équitable ? " Cette réflexion est au coeur du film « Fusillés pour l'exemple » de la réalisatrice Jackie Poggioli.

Réalisé en 2011 pour le magazine Ghjenti, sur Via Stella, le documentaire constitue un véritable matériau de référence pour comprendre, au travers du sort réservé à six soldats corses, l’arbitraire subi par des centaines de fusillés pour l’exemple.

  

Jeudi 4 décembre, 18H30, Bibliothèque centrale

Les peintres européens face à la Grande Guerre

Par Janine VITTORI

Un parcours en images à travers les œuvres d’artistes enrôlés dans la tourmente de la guerre. Certains très jeunes tout juste sortis de l’école des Beaux Arts, comme Otto Dix, André Masson ou Ossip Zadkine, marqués pour toujours par l’inhumanité de ce conflit. D’autres à peine plus âgés, comme Franz Marc, Umberto Boccioni ou Fernand Léger, au parcours artistique reconnu, et qui paieront un lourd tribut. Egalement évoquées, les œuvres d’artistes trop vieux pour combattre mais qui ont voulu témoigner de la dureté de cette guerre ainsi que ceux qui ont refusé de peindre une guerre jugée insoutenable.

 

Vendredi 5 décembre, 18H30, théâtre du lycée Jeanne d’Arc

14 auteurs pour 14 – 18

Lecture – spectacle par Philippe FORCIOLI

Chanteur à la plume poétique ou malicieuse et à la voix chaude et ensoleillée, Philippe Forcioli se donne aujourd’hui un nouveau défi : symboliquement et en mémoire des héros disparus il y a cent ans, il a choisi 14 auteurs qui de près ou de loin ont un lien avec 14-18, pour offrir une lecture entrecoupée de poèmes mis en musique, de chansons, de dépêches d'actualité de l'époque.

Pages graves, bouleversantes, terribles à entendre, pages amusantes, clins d'oeil et vie, espérance et joie, pages de paix.

 

 

Samedi 6 décembre, 18H30, théâtre du lycée Jeanne d’Arc

 

Sonates de guerre

 

Par Laura SIBELLA (piano) et Paul – Antoine de ROCCA SERRA (violoncelle)

 

La musique a occupé une place importante durant la Grande Guerre. De près ou de loin elle a influencé le parcours de nombreux compositeurs européens.

Au cœur du concert, 2 sonates pour violoncelle et piano en ré mineur : l’une composée en quelques jours par Debussy en1915, mélange d'humour sarcastique et de poésie mélancolique ; l’autre par Fauré en 1917, œuvre d’une grande concentration. En complément de programme, la première sonate de Saint-Saëns, écrite en 1872 dans le sillage de la guerre de 1870 et une pièce de Messiaen composée en détention en 1940.

 

 

 

 
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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 16:23

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Jérusalem: colère après une attaque raciste contre une école bilingue arabe-hébreu

Dans la cour du seul établissement bilingue arabe-hébreu de Jérusalem, parents d'élèves israéliens et palestiniens partagent choc et colère après un incendie et des tags anti-Arabes contre leur école, rare lieu de coexistence dans la Ville sainte.
Samedi soir, des inconnus ont rassemblé des livres et des cahiers dans une salle de classe avant d'y mettre le feu. Puis ils ont recouvert les murs de slogans racistes.
Dimanche, aux "Mort aux Arabes" et "Stop à l'assimilation" tagués en lettres hébraïques en noir, l'école publique Max Rayne a répondu par de larges banderoles en arabe et en hébreu proclamant: "Non à la haine et au racisme, oui à la coexistence et au vivre-ensemble".
A l'intérieur, la salle de classe sent encore le brûlé, mais on s'active pour balayer les débris de verre et les cendres, tandis que des dizaines de personnes sont attroupées dehors, venues en solidarité avec les 624 élèves qui étudient en arabe et en hébreu du cours préparatoire à la terminale.
Dans chaque classe de cette école fondée en 1998 par l'association "Hand in Hand" ("Main dans la main"), il y a deux professeurs, l'un s'exprimant en hébreu, l'autre en arabe. Et les élèves sont tenus de répondre dans les deux langues.
Une expérience unique à Jérusalem, divisée en deux parties où l'on enseigne en hébreu à l'Ouest et en arabe à l'Est, et rare en Israël, où seules six autres écoles ont choisi ce modèle.
- Miser sur un avenir meilleur -
Les deux enfants de Hatem Matar, co-président palestinien du Conseil des parents d'élèves, y sont passés --l'aînée, Imane, a rejoint l'université cette année et sa soeur la suivra l'an prochain. S'il a fait ce choix, dit-il, c'est pour miser sur un avenir meilleur.
"Le racisme est toujours présent, ça on le sait, mais notre devoir c'est de changer les choses par l'éducation car on ne pourra rien changer par la force", assure-t-il.
Ici, raconte Imane, "nous avons appris à respecter et comprendre l'autre sans faire de distinction de religion ni de de couleur, à regarder l'autre comme un être humain". Alors quand elle est revenue dans son ancienne école ce matin, elle a "beaucoup pleuré", dit-elle, car "des élèves de CP ne devraient pas avoir à aller à l'école la peur au ventre".
Les trois enfants de Orli Beham-Iran fréquentent aussi l'école Max Rayne. Cette Israélienne a fait le choix de la mixité. "Mes enfants ont des amis arabes et je ne veux pas qu'ils les voient comme différents, mais comme leurs amis seulement", assure-t-elle.
Cette école, jure Imane, a toujours été "l'endroit le plus sûr du monde", malgré d'autres attaques d'extrémistes partisans d'une séparation totale entre Israéliens et Palestiniens. C'est la première fois qu'ils parviennent à entrer dans l'établissement, note d'ailleurs la directrice de l'école.
Mais aujourd'hui, Khawla, qui reste tard pour nettoyer les classes de classe, dit à l'AFP redouter de travailler une fois la nuit tombée.
Alors que les tensions sont très vives entre Palestiniens et Israéliens dans la Ville sainte, les autorités israéliennes ont promis la fermeté face à cette nouvelle attaque qui rappelle les nombreuses autres commises par des colons extrémistes ainsi que par l'extrême-droite israélienne.
Sous le label "le prix à payer", ils taguent, incendient, agressent et commettent des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des Arabes-israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même l'armée israélienne.
(30-11-2014 - Avec les agences de presse) source: as sawra

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 15:38

                                                                         Terreanim

 

 

 

Actualité News Environnement dénonce :« La pollution atmosphérique coûte cher à l’Union Européenne», se référant à une pollution qui « provient notamment des secteurs de l’énergie et des transports ».

Mais que fait-on concrètement depuis des décennies pour mettre fin à cette situation qui ne cesse de s'aggraver, alors qu'une proposition de loi visant les moteurs Diesel vient d'être rejetée par le Sénat à la demande du gouvernement ?

 

                       source: Indépendance des Chercheurs



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