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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 14:01

 

 

                                                           scandale.jpg

 

                              RASSEMBLEMENT            

               MARDI 25 NOVEMBRE,

                        14H 30

SNCM ROND POINT NOGUES  à BASTIA

 


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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 13:35

 

 

 

Declaration de la CGT  au rassemblement de Saint   Florent,le 22 novembre dernier RASSEMBLEMENT.png

C'est avec une certaine émotion qu'aujourd'hui j'interviens au nom de mon syndicat pour apporter notre soutien actif  à Sofia et Yoan.

La réussite de ce rassemblement ne peut que réjouir tous les démocrates épris de justice et

de liberté.

Sofia est d'ici de Saint - Florent, elle a voulu démontrer son attachement a sa terre et marquer

l'endroit où  elle a grandi avec famille.

Que lui reproche-t-on ?

Son origine ? Son identité ?

Elle a travaillé à  Bastia puis  à Ajaccio à la Société Générale, emploi précaire, de cdd en cdd.Ses collègues d'aujourd'hui la connaissent. Pour avoir un emploi stable elle a dù partir sur le continent. Pas de gaité de coeur, elle a quitté sa famille, ses amis, son environnement, lui reproche- t - on d'être partie comme le font des milliers de jeunes, diplomés ou pas, pour pouvoir survivre.ou bien lui reproche - t - on d'avoir un compagnon continental ?Autant de questions que l'on est en droit de se poser .Faute de réponses, et après deux attentats, il faut bien se rendre à l'évidence :  le seul reprochec'est d'avoir postulé  dès qu'un emploi  se libérait, pour revenir chez elle, près de sa famille en novembre 2013.Malgré un enfumage médiatique, elle n'a pris la place de personne, ni elle ni Yoan, personne n'a été licencié.

Le 28 avril,  soit 6 mois après leur arrivée et leur installation, leur véhicule a été vandalisé,quasiment détruit,  l'inscription « a.f.f » sur le mur (arabi,francese fora) acte isolé ou concerté ? Nousavons soutenu Sofia et Yoan,  déjà la relation entre l'agression (car il s'agit bien d'une agression) et leur travail a la société générale s'établissait, le ferment raciste de l'attentat ne faisait plus aucundoute. 6 mois ont passé, peu de soutien, beaucoup d'indifférence, chaque jour, chaque nuit, le stress, la crainte face aux lâches qui se cachent pour exercer leurs actes racistes.

Et puis le 22 octobre nouvel attentat leur voiture détruite, un cercueil dessiné sur leur logement, dernier avertissement…...l'intolérable était atteint.

Ce n'est plus un acte isolé mais la confirmation de l'organisation concerté d'attentats pourexercer une pression sur un couple travaillant et vivant en corse et les amener a partir.(nous avonsdéjà connu ca par le passé)

1ere question : où est passé l'état de droit ? Nous interpellons le préfet de Haute Corse garant de

l'Etat de droit pour que soient arrêtés et condamnes les auteurs de ces actes. Il en va de la crédibilité et du respect des valeurs qui fonde la République et toute société démocratique.

Nous interpelons aussi la direction de la Société Générale qui ne peut se contenter de mails

pathétiques :  le minimum aurait été qu'elle  porte plainte et se porte partie civile afin de dfendre le droit du personnel de la société générale de travailler sans contraintes .Ils doivent dès aujourd'hui prendre en compte la situation de Sofia et Yoan et résoudre ce problème, car c'est aussi leur problème.

La tranquilité ne s'achète pas par la lâcheté, qui peut apparaître comme laxiste face aux actes perpétrés.

Nous avons chacun d'entre nous une responsabilité, elle est individuelle mais aussi collective.

Cette responsabilité dépasse la cadre de notre soutien  syndical face à une crise sans précédent. quelvoie choisir ici en corse ; beaucoup privilégie le repli identitaire, ethnique qui n'a rien a voir avec la défense des travailleurs et des populations. L'emploi, le salaire, le logement, le cadre de vie sont relayés au second plan et émergent des voies nauséabondes proches des thèses de l'extreme droite, l'autre,  l'immigré,  est le responsable de tous les maux, l'autre, n'est -  ce pas Sofia et Yoan serait responsable du chômage, et pourquoi pas du déficit de la Sécu et du manque de logement.

Pour les plus anciens, hier , c' était l'italien, « u luchese », puis l'arabe et le continental.

Demain, à qui le tour ? A  qui et à quand la pureté ethnique pour vivre et travailler en Corse ?

J'ai voulu placer ces quelques mots car notre société en souffrance dérive sur le continent ,

comme en Corse,  dans une voie qui ne peut porter que malheur.

Ce sont nos valeurs, celle de liberté, de démocratie qui sont en cause.

Défendre son pays, sa region, sa langue, son économie, sa culture,  s'ouvrir sur l'autre et ne pas

exiger des autres ce que l'on ne veut pas que l'on exige de nous.

Voila résumé en quelques phrases le fondement de notre engagement auprès de Sofia et Yoan.

La réussite de ce rassemblement donne des espoirs pour arrêter cette dérive, elle nous

demande dans la diversité des opinions de se retrouver comme aujourd'hui pour peser dans les

débats. Partout dans l'entreprise comme au village, car il faut stopper l'engrenage.

Sofia, Yoan, notre solidarité est sans faille car nous sommes touché dans nos valeurs, celles qui

fondent le vivre ensemble, la liberté de vivre et de travailler sur cette ile

Nous devons tous ensemble vous dire : TENEZ BON ! Nous sommes  avec vous avec la

disponibilité des militants qui sont convaincus de défendre une juste cause.

Ne laissons pas penser que ces actes nous impressionnent  car c'est leur but. La tâche qui nous attend, c'est d'être avec vous, auprès de vous , afin d'isoler ces pratiques et leurs auteurs.

Merci à tous d'être là !  Ensemble, nous pouvons aider et soutenir Sofia et Yoan afin

qu'ils retrouvent  la sérénité dans leur entreprise et tout simplement chez eux, chez nous , en Corse.

Leur problème c'est tout simplement le nôtre.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 12:54

 

 

 

 

Michel costumeLe mauve de la prune va bien au MCD de François Tatti

23 Novembre 2014

François Tatti lance son parti « sous la pression amicale » de Corse Matin. Nous y sommes donc et l’ambition régionale est à la démesure du lancé de noms maladroit qui a précédé cet accouchement.

Le Mouvement Corse Démocrate / Mossa Corsa Democratica MCD sera présidé par le nouvel homme fort de Bastia pour lequel les défections survenus avant même sa création ne sont pas un handicap.

Comment en effet imaginer que la première responsable du parti socialiste en Corse puisse y adhérer nous dit-il avec bon sens ! Par les temps qui courent certains n’hésitent pas dans l’entourage de François Tatti à s’en réjouir.

Toutefois leur champion semble plutôt isolé sur un périmètre de territoire qui pour compter au plan régional ne lui donne pas au regard d’une influence électorale trop bastiaise un poids déterminant.

En déclinant son invitation les maires pressentis l’ont quelque peu renvoyé dans ses cordes.

L’autre difficulté pour François Tatti est de convaincre que ce nouveau parti n’est justement pas créé pour assurer sa promotion. On se souvient des propos qu’il tenait contre les logiques d’appareils.

Le doute est permis dés lors qu’il annonce avoir attendu que passent les sénatoriales pour soutenir le président du Conseil général avant d’engager des négociations aussi bien pour les cantonales que pour les régionales.

Et s’il n’est pas jacobin François Tatti n’en reste pas moins fidèle aux idées de la gauche républicaine. Il se situe à gauche mais la « gauche moderne » celle qui peut nouer des alliances sans a priori, une gauche qui ne confond pas solidarité et assistanat...

Bref la gauche version Macron-Valls qui fait attention à la dépense publique quand elle intéresse les plus modestes et ferme les yeux quand elle arrose le MEDEF...

En définitive la couleur mauve de la prune va bien à ce MCD. Il ne pouvait pas décemment arborer l’orange de Bayrou.

                                       

                                           Michel STEFANI

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 16:45

 

 

 

 

 

PLUS QUE JAMAIS  IL FAUT SOUTENIR LES MARINS, SEDENTAIRES

ET OFFICIERS DE LA SNCM POUR DEFENDRE LE SERVICE PUBLIC DE

CONTINUITE TERRITORIALE !

 

  RASSEMBLEMENT MARDI 25 NOVEMBRE,

 14H 30 SNCM ROND POINT NOGUES  à BASTIA

 

Le 12 novembre, le président du tribunal de commerce, et le procureur de la République ont exprimé des doutes sur le bien- fondé de l’action engagée par la direction de la SNCM.

En clair, la crainte est  que l’actionnaire principal, TRANSDEV, ait engagé a procédure collective sans y être obligé. La  prudence justifiée du procureur et du président du Tribunal de commerce doit être sérieusement prise en compte par le gouvernement. L’Etat actionnaire de la SNCM a la possibilité de donner un coup d’arrêt à cette course vers l’abîme impulsée par les dirigeant de Transdev et de Véolia.


Le gouvernement peut et doit reprendre la main pour impose la  période d’observation de 6 mois et permettre que :


*la participation au capital de la CDC soit régularisée

*la réflexion sur le projet industriel reprenne

*l’attribution de la DSP soit maintenue au groupement CMN SNCM

 

Plus que jamais, il faut soutenir les marins, sédentaires et officiers de la SNCM . Ils se battent avec leurs organisations syndicales  dans un objectif d’intérêt général  pour le service public de continuité territoriale face aux tenants de la logique libérale dévastatrice du low cost.

 

 PCF1FDG CORSE

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 15:58

 

 

                                                                       MARE NOSTRUM-copie-1

                                                                                 ujfp-titre.gif

 

 

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 15:37

 

                                                                             lvres en ligne 1027

 

 

 

Sortie en France du livre de Ziad Medoukh sur Gaza

zyad medoukh


La sortie en France du livre de Ziad Medoukh sur Gaza


Ziad Medoukh, directeur du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza en Palestine, poète et écrivain d’expression française, vient de sortir en France son nouveau livre sur les derniers événements dramatiques vécus par la population civile de la bande de Gaza suite à la nouvelle offensive israélienne de juillet-août 2014.
Ce livre intitulé « Chroniques d’un été meurtrier à Gaza, récit d’un génocide répété » est publié aux éditions Kairos-Nancy, il regroupe les témoignages quotidiens de l’écrivain palestinien durant les 50 jours de l'agression israélienne de l'été dernier.
C’est le premier livre sorti en France sur cette dernière agression, deux mois après l’arrêt de cette nouvelle attaque sanglante contre les civils de Gaza.
Dans cet ouvrage, le citoyen de Gaza présente ses chroniques quotidiennes ainsi que ses articles et quelques poèmes écrits pendant les 50 jours de 7 juillet au 26 août 2014, dans des conditions très difficiles, sous les bombardements et les pluies de missiles tombant partout, à chaque minute.
Ces chroniques sont qualifiées par l’éditeur d'appel déchirant, un cri légitime contre l’injustice, mais surtout une espérance, celle de la vie qui continue, qui résiste et qui reste digne.
Ziad Medoukh devait se rendre à Nancy cette semaine pour assister à la sortie de son livre, mais en raison du blocus israélien et de la fermeture des passages qui relient la bande de Gaza à l’extérieur, il est resté bloqué dans sa prison à ciel ouvert.
Il a déjà publié 4 livres en français, trois recueils de poésie sur Gaza et la Palestine, deux en France et un au Québec, ainsi qu’un livre de pédagogie.

15647_C_V0.pdZIAD ET SON LIVRE.pdf

bon de commande livreziadmedoukhNancy2014Gaza.doc

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 15:13

 

 

  cerveau animé

 

Palestine : un peuple vivant, un Etat virtuel (IV)
Pierre VERHAS

Deux gouttes d’eau dans la mer

C’est souvent dans l’oppression que quelques-uns éprouvent le besoin de changer les rapports sociaux, de construire quelque-chose de nouveau.

Voici deux initiatives parmi bien d’autres qui, si elles sont infimes au regard des enjeux du conflit, amènent l’espoir. L’occupant l’a d’ailleurs bien compris, car il fait tout pour les entraver.

Croire en l’homme.

La première est un centre de revalidation pour handicapés à Bethléem, la Bethlehem Arab Society for Rehabilitation (BASR) dont le directeur général est le Docteur Edmund Shehadeh qui est un Palestinien chrétien.

La Palestine, comme tout pays touché par la guerre, compte beaucoup d’handicapés aussi bien moteur que psychiques. Le centre est ouvert à toute personne quelle que soit sa religion et est constitué en une association sans but lucratif. Tout le monde y est soigné. Chacun paye selon ses moyens et ceux qui en sont incapables sont soignés comme les autres. Le BASR se finance par les dons et les aides qu’il perçoit de pays étrangers, d’associations, de la solidarité, ainsi que la vente d’artisanats palestiniens. Et cela fonctionne !

En dépit des évidents sabotages des autorités israéliennes – ainsi des équipements ultramodernes fournis par la Belgique, restent bloqués depuis deux ans au port d’Haïfa pour d’obscures raisons de dédouanement – le centre maintient un bâtiment avec un personnel compétent et dévoué et un équipement ultramoderne. Le docteur Shehadeh nous a dit : « Avant tout, je crois en l’homme ! » et c’est pour cela qu’il se bat.

Le BASR fonctionne sur la base de la méthode holistique, c’est-à-dire en traitant un traumatisme dans sa totalité par la prise en compte de l’ensemble (la situation sociale et familiale du patient, son état général de santé physique et psychologique, etc.). Ainsi, le patient est pris en charge dans un système pluridisciplinaire qui permet la spécialisation dans le traitement de son traumatisme. Le Docteur Shehadeh donne son credo : « Nous pensons que pour que chaque personne puisse vivre pleinement sa vie, nous devons tout faire pour l’aider et l’encourager à exploiter elle-même tout son potentiel.  »

Il faut tenir compte que la présence d’une personne handicapée est incontestablement un facteur de déstabilisation pour son milieu familial et pour la société. C’est donc non seulement sur le plan médical et hospitalier qu’il faut aborder le problème, mais aussi sur le plan social. La personne handicapée doit être réintégrée dans la société – surtout dans une société éprouvée par un conflit interminable – pour pouvoir revivre le plus normalement possible.

En dépit du terrible contexte dans lequel vit la Palestine, cette démarche est exemplaire. Certes, cette institution, le BASR, a cinquante années d’expérience. Cinquante années au cours desquelles ses dirigeants et ses équipes ont réussi à franchir tous les obstacles de la guerre, de l’occupation, de l’oppression pour apporter à des milliers d’handicapés de toute la Palestine les soins appropriés dans tous les domaines comprenant la réhabilitation médicale, psychologique, et aussi l’éducation et les loisirs, afin de permettre la meilleure réinsertion possible dans la société.

Mais les Israéliens voient cette institution d’un mauvais œil. Ainsi, le blocage de matériel médical fourni par la Belgique et destiné au BASR depuis deux ans à la douane du port de Haïfa.

De la musique avant toute chose

A Ramallah, capitale administrative et politique de la Palestine où se trouve la tombe de Yasser Arafat, existe dans la Vieille ville, une école de musique. Quelle peut être donc l’utilité d’une telle école dans un pareil contexte, demanderont les esprits chagrins.

Elle est née dans la tête d’un jeune résistant Palestinien, Ramzi Aburedwan qui est devenu un violoniste. Il a eu la possibilité d’être formé à Angers. Ramzi, enfant, lançait des pierres sur les soldats israéliens. Il raconte qu’un jour, il cala un caillou vers un groupe de soldats. L’un d’eux pointa son arme dans sa direction. Ramzi le défia : « Dépose ton arme et viens me chercher si tu es un homme ! » Piqué au vif, le soldat déposa son fusil et s’avança vers le jeune Palestinien qui redoubla d’ardeur, balançant pierres sur pierres vers les militaires. Ils n’osèrent riposter de peur d’atteindre le soldat désarmé qui s’avançait vers lui !

Ramzi habitait le camp de réfugiés Al Amari à Ramallah. Il fonda l’école appelée Al Kamandjati (le violoniste) qui a pour objet de soutenir l’éducation et la scolarisation des enfants palestiniens en leur permettant d’apprendre et de jouer de la musique. Afin de rendre celle-ci accessible au plus grand nombre, ils vont jouer dans des camps de réfugiés, dans les villages dans toute la Palestine et au Liban.

L’intifada culturel

Grâce à la solidarité, à l’aide internationale, au partenariat avec d’autres institutions culturelles, à la vente de CD et de DVD, à la recette des concerts que les jeunes musiciens d’Al Kamandjati donnent un peu partout et même en Europe, l’école parvient à assurer son financement et même à donner des bourses d’études.

Un des effets les plus pervers de l’occupation israélienne est l’atteinte au patrimoine culturel des Palestiniens. C’est une des manières les plus efficaces d’affaiblir un peuple. C’est donc un acte de résistance d’éduquer les enfants à un des aspects fondamentaux de la culture, la musique. C’est donc l’intifada par la culture. C’est cela le projet de Ramzi Aburedwan.

En plus, Al Kamandjati emmène des groupes d’enfants jouer près des check points et même à Jérusalem devant la porte de Damas, une des principales entrées dans la Vieille ville qui est interdite aux Palestiniens. C’est ainsi que la culture devient une arme redoutable.

Les Israéliens l’ont d’ailleurs bien compris : ils mettent des entraves au fonctionnement de cette école, par exemple, en n’accordant pas de visas à des professeurs étrangers invités, ou en ne dédouanant pas des instruments et du matériel de musique nécessaires à l’enseignement et aux concerts.

Cela n’empêche pas l’extension de Al Kamandjati. Ainsi, un centre a été ouvert dans le principal camp de réfugiés de la Palestine, dans la vieille ville de Jenine, située au nord de la Cisjordanie, avec entre autres l’appui de la fondation hollandaise du Prince Claus, du Fonds arabe pour les arts et la culture et bien d’autres associations.

Cette aventure est loin d’être terminée. Le Peuple palestinien connaît toutes les armes pour se libérer. Et l’une d’elles est incontestablement la musique.

Une chanson intitulée « Oh this World ! » évoque la violence que connaissent les enfants palestiniens aussi bien dans leurs écoles qu’à l’extérieur par la chape de plomb de l’occupation. La violence est un des principaux problèmes de la jeunesse palestinienne. Et son origine se trouve dans l’occupation.

Ramzi qui lançait des pierres pendant son adolescence, aujourd’hui, a choisi la voie de l’éducation par la musique pour préserver et épanouir la culture du peuple palestinien et aussi user de l’art comme arme de résistance.

Cette chanson a été composée par Ivad Staiti et chantée par les élèves d’Al Kamandjati à Jénine.

Voici la traduction anglaise de cette chanson entonnée par les enfants qui est à la fois un message de résistance, de paix et d’espoir.

When a child of my country speaks
When he laughs, when he cries

It means he has a message and he wants
It to be received, this is how a child complains

Oh world… I have the right
For the world to hear my words

Oh my teacher (male) oh my teacher (female)
We don’t understand ideas with a stick

Don’t turn my school into a prison
It’s nice for the school to be a family

Oh world… I have the right
For the world to hear my words

Al Rosana… Al Rosana
Children speak in songs

With violence they can silence our tongues
But our eyes will sing

I have the right to carry my dreams
And not be stopped by violence or checkpoint

My dream in my bag should not be searched
And my dream should not be tied and disabled

Ala Al Daloona… Ala Al Daloona
Children light up the darkness of the world

Let us dream and play
Let us keep hiding us in a warm embrace

Hala Laha Laya… Hala Laha Laya
Come on, take my hand

Don’t leave me alone
The life is difficult for me

Oh world… I have the right
For the world to hear my words

C’est dans cet état d’esprit que des Palestiniens éclairés forment les jeunes à la fois dans la résistance non violente, dans la liberté et dans l’ouverture sur le monde.

Que conclure ?

Voilà donc, tel que j’ai pu le décrire, ce court – trop court – parcours en Palestine merveilleusement organisé par S’Académie, « coaché » de main de maître par Rebecca Lejeune et bénéficiant de l’accueil et de l’hospitalité de tous les Palestiniens et les Israéliens que nous avons eus le privilège de rencontrer.

Ce conflit déchirant deux peuples que l’histoire contraint à vivre côte à côte, est devenu le terreau de fanatismes plongeant leurs racines dans d’antiques et incertaines légendes qui ne cherchent qu’à séparer les hommes dans la violence et dans le sang.

« Je crois en l’homme » proclame le Docteur Shehadeh. Le conflit oppose-t-il Juifs et Arabes ? Non, il oppose des fanatismes, des intolérances qui se nourrissent l’une et l’autre du sang de leurs victimes.

Etre « pro Israélien » ou « anti Israélien », être « pro Palestinien » ou « anti Palestinien » n’ont aucun sens. Le véritable engagement est de combattre pour la Justice, valeur universelle sans tenir compte des identités coupables de combien de meurtres.

Il est indéniable – et c’est l’argument utilisé par le lobby sioniste en Europe – que des antisémites européens tirent parti du conflit pour stigmatiser la communauté juive en général. Mais, à y réfléchir, ces gens là font partie du lot des fanatiques et des intolérants qui s’abreuvent de cette guerre.

La Justice signifie donner à chaque peuple sa dignité, c’est-à-dire une nation où il pourra disposer de lui-même sans entraves. La Justice implique de donner à chacun un Etat qui lui assure protection, liberté et ouverture sur le monde. La Justice exige que la solidarité s’exerce partout où c’est nécessaire.

Pierre Verhas

Le blog de Pierre Verhas

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 15:05

 

                                                              cerveau animé

 

 

 

Requiem pour le communisme.
Mauris DWAABALA

Ces quelques lignes sont dédiées d'une part à ceux qui n'ont que la Stasi, le Goulag ou Pol Pot, c'est-à-dire Le Livre noir du communisme à brandir, d'autre part à ceux qui votent « socialiste » ou « écologiste » sans plus se poser de question, ou « Front national » pour emmerder le monde, ou s'abstiennent ayant le dégoût et le désintérêt pour parti, enfin à ceux, les rares, qui au nom de « l'humain » tournent le dos à l'histoire et à la théorie auxquelles ils doivent jusqu'au titre qu'ils revendiquent... j'allais oublier UMP et centrisme, mais la plupart peuvent se reconnaître chez les premiers, ou les seconds.

Le communisme, au sens marxiste du terme, pour ce que je croyais avoir compris, n’est pas un parti, ni une intention, ni une morale, et par conséquent n’est pas une utopie non plus.

Et ceci, même s’il a pu ou peut, comme il ne se prive pas de le faire chez ses rares défenseurs ou partisans et ses quasi universels ignorants ou détracteurs d’aujourd’hui, - ou pourra revêtir l’un ou l’autre de ces oripeaux.

Il est stupéfiant que personne, au moins parmi celles qui s’expriment quelquefois avec les meilleures et touchantes intentions ne semble, ne serait-ce que seulement entrevoir comment il conviendrait sans doute de poser le concept.

Alors que, pour la théorie, il est simplement la forme sociale encore parfaitement indéterminée qui émergera de la période socialiste pendant laquelle le mode de production dominant sera celui de la propriété sociale et non plus privée des moyens de production et d’échange.

Cette position demande évidemment un gros effort intellectuel, sauf le respect dû au lecteur, – et une longue phrase par conséquent difficile à suivre, puisqu’elle demande d’admettre d’abord que le mode de production actuel, capitaliste, c’est-à-dire celui de la propriété privée des moyens de production et d’échange et son corollaire, celui de l’exploitation du travail salarié, n’est pas plus éternel que ne le furent le mode de production primitif encore à l’œuvre chez les peuples qui se survivaient naguère ou peuvent encore exister de manière devenue rarissime au stade du paléolithique, ni que le mode de production esclavagiste, qui survécut jusqu’au XIXe siècle au sein de la civilisation la plus avancée, ni que le mode de production féodal avec lequel la plus grande révolution consciente de l’histoire eut à découdre en Russie, alors que d’un autre côté ce pays développait cependant une industrie capitaliste de production de masse des plus moderne, celle qui fournit l’avant-garde des troupes révolutionnaires.

Ces constations débouchent tout naturellement sur d’autres perspectives, certes réservées seulement à ceux qui peuvent admettre, conceptuellement au moins, le passage à un mode de production supérieur, celui du socialisme, les autres devant suspendre ici leur effort de compréhension : d’abord, qu’il n’est pas question d’imaginer un instant que ce passage puisse s’effectuer sans l’action peu ou prou consciente des masses éclairées et conduites par la théorie.

Depuis Hegel et la Révolution française, dont ce furent les derniers avatars, et l’essor du socialisme en tant que science au XIXe siècle, le temps où l’histoire se faisait massivement dans le dos des peuples est révolu ; ce qui ne veut évidemment pas dire que tout est écrit d’avance, que drames, mésaventures ou erreurs sont écartés par la grâce de la théorie et de l’action.

La vérité de ces dernières est relative dans la pratique bien qu’elle soit absolue dans le principe. Sinon l’avenir, à défaut d’être dépourvu d’épisodes tragiques déjà traversés et prévisibles, serait bien dépourvu de charme et l’appétence pour s’y projeter ferait cruellement défaut.

Ensuite : de même que les autres modes de production et les formes d’organisation politique (démocratie, république, empire, principauté, féodalité, royauté...) et le folklore les accompagnant ont été dominants sans jamais pour autant être exclusifs ( par exemple : esclavage sous la féodalité et le capitalisme, coexistence d’États féodaux et capitalistes, etc), de même le socialisme doit coexister pendant un temps indéterminé avec les formes d’organisation sociale qu’il remplace.

Et cette indétermination est à la base même de ce qui rend impossible de définir le communisme d’un point de vue théorique, – autre que celui-ci : il est l’état de l’humanité qui succèdera au stade du socialisme devenu prépondérant.

D’un point de vue concret maintenant : l’héroïque révolution russe et l’épopée soviétique, la révolution chinoise et ses démêlés actuels avec le capitalisme tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, les luttes des peuples d’Amérique latine, les luttes qui furent vaincues en Afrique, ou victorieuse ailleurs, je pense en particulier au Vietnam, l’épisode du Front populaire en France, voire de la Libération sont autant de pas faits en direction du socialisme et ceci qu’ils se soient proclamés ou se proclament comme tels ou non.

C’est sans doute la raison pour laquelle en France aujourd’hui puissance impérialiste alliée, avec d’autres, de l’impérialisme le plus puissant, la notion de socialisme a été vidée de tout sens par le parti qui porte son nom et qui prétend exercer le pouvoir alors qu’il n’est que la courroie de transmission du grand capital.

Requiescat in pace.

Le 18 novembre (mois de la révolution d’octobre 1917 selon le calendrier julien) 2014

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 14:41

 

                                                                   MARE-NOSTRUM-copie-1

 

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Rashid I. Khalidi – Reuters – 13 novembre 2014

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Des jeunes Palestiniens jettent des pierres sur la police des frontières israélienne lors d’affrontements à un check-point entre le camp de réfugiés de Shuafat et Jérusalem, le 7 novembre 2014.
(Reuters/Finbarr O’Reilly)

Une fois encore, des troubles populaires généralisés ont éclaté à Jérusalem. Depuis juillet, des affrontements ont lieu entre des jeunes Arabes et les forces de sécurité israéliennes utilisant des grenades lacrymogènes, des balles d’acier enrobées de caoutchouc, des balles réelles et des matraques.

Pourquoi les habitants arabes de Jérusalem sont-ils descendus dans la rue ?

Beaucoup se sont sentis provoqués par les tentatives toujours plus nombreuses des fanatiques religieux juifs de s’emparer du troisième site le plus saint de l’Islam, l’Haram al-Sharif, pour les juifs, le Mont du Temple.

Les activistes religieux, représentés par des groupes de tutelle comme les organisations du Mont du Temple, ont souvent manifesté leur intention d’instaurer un culte juif sur le lieu saint musulman, de détruire ses magnifiques structures du VIIe siècle – la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher – et de les remplacer par un nouveau temple juif.

                     Le grand rabbin d’Israël a fustigé les juifs qui tentent de prier sur le site, suggérant que cela devrait être « passible de la peine de mort », car cela peut profaner le « saint des saints » – lieu où les juifs pensent que l’arche de l’alliance était gardée autrefois. Le ministre de la défense israélien, Moshe Ya’alon, a déclaré de son côté que les venues de ministres et de législateurs israéliens sur le site étaient « provocatrices » et qu’elles pouvaient avoir des « effets déstabilisants ».

Pourtant, les partis sionistes religieux extrémistes, comme le Habayit Hayehudi (Foyer juif), qui soutiennent le culte juif sur le site ne sont pas atypiques dans la société israélienne – ils sont même largement représentés au gouvernement, au parlement, dans les services de sécurité et dans l’armée d’Israël.

Beaucoup d’Arabes parlent aussi d’un précédent de mauvais augure. Depuis la guerre de 1967, Israël contrôle la mosquée Ibrahimi à Hébron, qui abrite le Tombeau des patriarches, site juif vénéré. C’est une mosquée depuis près de 14 siècles, avec une interruption durant les Croisades, mais le culte musulman ici a été progressivement restreint et certaines parties de la mosquée ont été accaparées pour un culte exclusivement juif. Cette prise de contrôle progressive n’a fait que s’accélérer après le massacre de dizaines de fidèles musulmans à l’intérieur de la mosquée par un colon israélo-américain durant le Ramadan en 1994.

Pour comprendre la récente vague de violence, il faut regarder au-delà du seul Haram al-Sharif, cependant.

Les tentatives de changer le statu quo de ce site religieux unique sont venues après des décennies d’occupation par Israël de Jérusalem-Est, occupation qui a commencé en 1967. En tant que non-juifs, les habitants arabes de Jérusalem sont soumis à des lois, règles, règlements et modes de répartition des fonds municipaux et nationaux ouvertement discriminatoires, notamment concernant les permis de construire, l’enseignement, les parcs publics, le ramassage des ordures et tout autre équipement urbain.

Ceci s’intègre dans une politique cohérente israélienne qui a pour but de restreindre la croissance de la population arabe de la ville, et de privilégier et développer sa composante juive.

Les habitants arabes autochtones de Jérusalem ont, pendant plus de quatre décennies et demie, été soumis à un barrage inexorable de tentatives pour les isoler dans des zones strictement limitées de la ville, certaines entourées de mur et clôturées. Alors que dans le même temps, l’expansion de la population juive au sein des colonies dans toute la Jérusalem-Est occupée – des colonies qui sont une violation du droit international – est subventionnée et soutenue sans compter par l’État israélien, et appuyée par des services de sécurité oppressifs.

Les Palestiniens à Jérusalem se considèrent eux-mêmes comme vivant sous occupation, tout comme les Nations-Unies d’ailleurs. Même les États-Unis ont voté en faveur de la résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies de 1969, laquelle résolution condamne les actions d’Israël dans la ville.

L’occupation est attestée par l’omniprésence de gardes-frontières paramilitaires puissamment armés dans les quartiers arabes, par les démolitions sélectives de structures appartenant à des Arabes accusés de violer le code de la construction, par l’utilisation de fouilles archéologiques à des motifs politiques afin de s’emparer des sites stratégiques, et par une myriade d’autres harcèlements et désagréments à un rythme quotidien.

Les Palestiniens de Jérusalem, qui constituent 38 % de la population totale de la ville, estiment que Jérusalem n’est pas gérée pour eux et par eux. Ils considèrent qu’elle est dirigée par l’État israélien et au profit exclusif de sa population juive, avec l’objectif d’établir une hégémonie juive absolue sur la ville.

Avant 1967, Jérusalem était divisée entre l’Ouest, sous contrôle israélien, et l’Est, sous contrôle jordanien. Après la guerre de 1967, Israël a annexé toute la ville et s’est maintenu en tant que force occupante à Jérusalem-Est. Depuis lors, ces politiques discriminatoires israéliennes ont systématiquement cherché à découper le cœur géographique et spirituel de la Palestine arabe.

Ces provocations ont créé les conditions d’une explosion majeure de troubles dans Jérusalem, et peut-être bien au-delà : dans le reste de la Palestine occupée et plus largement dans le monde arabe et islamique.

Les gouvernements des États-Unis et des pays européens portent une lourde responsabilité pour avoir abandonné les Jérusalémites à leur sort entre les mains des extrémistes de l’intérieur et de l’extérieur du gouvernement israélien – d’énormes sommes en dons caritatifs défiscalisés venant des États-Unis soutiennent les colonies dans Jérusalem-Est.

Des extrémistes nationalistes religieux au plus haut niveau du gouvernement israélien, comme le ministre de l’Économie Naftali Bennet, chef du parti Habayit Hayehudi, et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, chef du parti Yisrael Beiteinu (Israël notre maison), y sont allés de leur propre voie pour manifester leur hostilité envers les Palestiniens, qu’ils soient citoyens d’Israël ou habitants de Jérusalem.

Bennet est allé jusqu’à dire qu’il devrait y avoir « tolérance zéro » à une identité nationale non juive, et qu’Israël devrait empêcher que Jérusalem ne devienne jamais la capitale d’un futur État palestinien.

Pour toutes ces raisons, les développements préoccupants dans et autour de l’Haram al-Sharif sont considérés par les Palestiniens, et par beaucoup dans le monde, comme une nouvelle tentative des fanatiques religieux de débarrasser cette ville antique de son histoire culturelle arabe et musulmane riche – qui fait aussi partie intégrante de son patrimoine mondial. Si aucune mesure n’est prise pour intervenir, alors les manifestants à Jérusalem-Est n’auront d’autre alternative que de défendre leur dignité, et leurs lieux saints, par eux-mêmes.

Source: Reuters

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 17:05

 

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La souffrance de Gattaz : parlons-en !

Après avoir demandé le droit de licencier sans justification et la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF), Pierre Gattaz organise avec le Medef, une semaine de provocation patronale, du 1er au 5 décembre, pour sangloter et exprimer « la souffrance des patrons ».

Le MEDEF se moque du monde

Depuis 2012, le MEDEF a tout obtenu du gouvernement : multiplication des exonérations, démantèlement du code du travail, précarisation, subventions publiques, recul de l’âge de la retraite... Tout cela en pure perte : le chômage atteint des records historiques, la précarité explose, l’économe est à l’arrêt. L’austérité fait des ravages. Seuls le patronat et les grandes entreprises profitent de cet immense gâchis. Et ils en veulent toujours plus. Pourquoi s’en priver ? Depuis 2012, Hollande et ses gouvernements n’ont cessé de leur servir la soupe !

La vérité sur le MEDEF

Il ne faut pas confondre les petites entreprises et celles du CAC 40. Les premières, majoritairement, sont asphyxiées par les banques et subissent la loi des grands groupes. Les secondes représentent une véritable caste. Une centaine de personnes trustent les sièges de leurs conseils d’administration. Gattaz défend bec et ongles les intérêts de cette oligarchie. Aujourd’hui, le gouvernement et le patronat doivent rendre des comptes.

Où va l’argent public versé au patronat ? Où va l’argent prêté aux banques par la BCE à 0,05 % d’intérêt ? Quelles sont les retombées réelles de ces cadeaux sur l’emploi et les salaires ? A ces questions, le MEDEF, le gouvernement et les grands médias se gardent bien d’ap- porter des réponses. Et pour cause ! Le vrai scandale, c’est le coût du capital !

Les vrais assistés sont au MEDEF

Les prestations aux entreprises ? Plus de 200 milliards d’euros, dont 30 d’exonérations de cotisations, 10 de Crédit impôt compétitivité-emploi (CICE), 6 de Crédit Impôt Recherche... Cette politique se poursuit de- puis 30 ans, sans aucune efficacité sur l’emploi. La question dérange. Peu d’entreprises osent donner les chiffres et les services de l’État sont silencieux. Mais nous savons que des grands groupes, tels que Auchan, Orange, PSA ou Sanofi ont encaissé des millions au titre du CICE sans aucune contrepartie.

Proposition : Une modulation du taux des cotisations sociales pa- tronales pour pénaliser les entreprises qui cassent l’emploi, versent des bas salaires, préfèrent les profits financiers.

Les vrais fraudeurs sont au MEDEF

L’argent est là pourtant : la fraude fiscale pour 50 milliards, la fraude aux cotisations sociales patronales pour 20 milliards, l’évasion fiscale entre 60 et 80 milliards d’euros chaque année... Il faut avoir le courage d’aller les chercher.

Proposition : Mettre en œuvre les 61 propositions avancées par la commission parlementaire contre l’évasion fiscale.

Les cadeaux fiscaux, c’est pour le MEDEF

C’est le grand dada du MEDEF, de l’UMP, du FN et du gouvernement : il faut réduire les impôts ! Ce slogan occulte une vraie question : l’injustice aujourd’hui devant l’impôt. Avec la TVA qui rapporte trois fois plus que l’impôt sur le revenu et six fois plus que l’impôt sur les sociétés, on paye tous l’impôt. La vérité c’est que la pression fiscale est plus forte sur les couches moyennes et populaires que sur les plus riches.

Proposition : Une véritable réforme fiscale de gauche pour un impôt juste, utile et éthique.

La cupidité, c’est le MEDEF

Dividendes, rachats d’actions et circuits financiers captent une part crois- sante de la richesse produite. La part des dividendes dans la richesse produite est passé de 2% au début des années 1980 à 14% en 2013.

Les dividendes et rachats d’actions - stériles économiquement : ni emploi, ni investissement - viennent d’atteindre 95% du résultat des entreprises cotées à Wall Street ! En France, pour le CAC 40, ce taux a dépassé 80% en 2013.

Proposition : La mise à contribution des revenus financiers des en- treprises et des banques au même taux que celui de la cotisation so- ciale des salariés.

L’argent des banques, c’est pour le MEDEF

La Banque Centrale Européenne s’apprête à réinjecter 1.000 milliards d’euros en prêtant aux banques commerciales à un taux de 0,05% ! Mais elle ne prête toujours pas aux États, alors qu’un pays comme la France pourrait économiser plusieurs milliards d’euros sur les 45 milliards du « service de la dette » en se refinançant directement auprès de la BCE !

Proposition La BCE doit prêter directement aux États.

 

TENONS TÊTE AU MEDEF !

1. Semaine de mobilisation

Dans chaque département comme au plan national, les communistes organisent du 1er au 5 décembre, une contre-semaine d’actions et de mobilisations face au MEDEF et à la politique gouvernementale d’austérité.

2. Pierre Laurent lance un défi au medef

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, lance un défi à Pierre Gattaz, président du MEDEF « Venez débattre avec moi, argument contre argument, de ces questions à la télévision pour que les Françaises et les Français se fassent leur opinion ».

 

 

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