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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 13:47

 

                                                         SARKOLEPEN

Le policier était en état de mort cérébrale avant la visite présidentielle : l’ignoble mascarade funèbre de Sarkozy

 

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Révélation plumedepresse et, attention, c’est du très lourd !

 


Pour se faire réélire, Nicolas Sarkozy est vraiment prêt à tout – mais qui en doutait ? Il était aujourd’hui en visite à Marseille et La Provence consacre plusieurs dépêches à l’événement. « Le président de la République vient tout juste d’arriver à l’Hôtel de police de Marseille, peut-on lire à 10h34. Nicolas Sarkozy a salué le patron de la Police judiciaire, Roland Gauze et le préfet de police, Alain Gardère. Pour rappel, ce crochet du chef de l’Etat (il est dans la ville pour participer au congrès du Parti populaire européen) est lié aux derniers événements dans la cité phocéenne. Notamment l’agression d’un policier, toujours entre la vie et la mort, qui a reçu plusieurs balles de kalachnikov lors d’une course-poursuite.«  Deuxième dépêche à 10h59, qui titre Fusillade : Nicolas Sarkozy s’est rendu au chevet du policier gravement blessé : « Avant de se rendre à l’Hôtel de police de Marseille, ce matin Nicolas Sarkozy est allé à l’hôpital Nord, au chevet du policier gravement blessé et qui lutte toujours entre la vie et la mort. Pour rappel, le sous-brigadier Éric Lales, 37 ans, du commissariat d’Aix, a été victime d’une rafale de kalachnikov après une course-poursuite, à hauteur de Vitrolles sur l’A7. » La troisième dépêche annonce 36 minutes plus tard en titre Fusillade de l’A7 : le policier Éric Lales est mort : « Au terme de sa visite à l’Hôtel de police de Marseille, le président de la République a annoncé ce matin, à l’issue de sa rencontre avec les forces de l’ordre, le décès du policier Éric Lales, 37 ans, du commissariat d’Aix, qui a été victime d’une rafale de kalachnikov après une course-poursuite, à hauteur de Vitrolles sur l’A7 dans la nuit de dimanche à lundi 28 novembre. Le président de la République s’était rendu au chevet du sous-brigadier quelques heures auparavant. » La Provence consacre enfin une dernière dépêche à la visite du président-candidat, titrée Sarkozy annonce l’attribution de 150 fusils à pompe pour les Bac : « Au cours de sa rencontre avec les policiers marseillais (à l’Hôtel de ville de Marseille), Nicolas Sarkozy a annoncé l’attribution, pour les Brigades anti-criminalité (Bac) des Bouches-du-Rhône, de 150 fusils à pompe d’ici la fin de cette année. Le président de la République a , par ailleurs, affirmé qu’une réflexion va être menée – avec les constructeurs automobiles – sur le renforcement des pare-brise des véhicules de police afin qu’ils soient plus résistants aux balles. » Plus question du policier décédé, mais un rapport tout de même : le sous-brigadier appartenait justement à la Bac. Et entre parenthèses, la Bac est déjà équipée de fusils à pompe.

Pour en savoir davantage, voyons l’article publié par Le Point à 11h58 : « Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi matin à la presse, lors d’une visite à l’hôtel de police de Marseille, le décès d’un policier grièvement blessé dans une fusillade fin novembre, après s’être rendu à son chevet à l’hôpital Nord. « Je vous annonce le décès du policier Eric Lales, abattu froidement », a déclaré le chef de l’Etat, expliquant qu’il venait d’« assister aux derniers instants de sa vie ». « Il laisse une jeune femme veuve et deux petites filles », a-t-il ajouté. » 

Le problème, ce sont les réseaux sociaux. Et que lit-on sur Twitter sous la plume du journaliste de La Marseillaise, Philippe Pujol : « Un flic m’avait glissé que le #policier, déjà en mort cérébrale, serait « débranché » après la venue de #Sarkozy. Je ne l’ai pas cru. A tort. » Confirmation via Facebook, sur le mur de l’écrivain et ancien policier, Marc Louboutin, qui publie avant l’annonce de la funeste nouvelle un mystérieux message : « il semblerait, une fois encore, que le passage du Styx soit engagé pour l’un de nous. Charon ne sera pas payé encore de paroles, de discours, mais de notre tristesse à tous. Et peut-être un jour, de notre colère. » Dans la mythologie, le Styx est le fleuve qui sépare le monde des vivants du royaume de la mort, et Charon l’homme qui fait traverser les défunts… Puis il précise : « Je ne peux évidemment pas en dire plus, sans recoupement ni annonce confirmée, par simple respect de la famille, des proches et des amis et collègues du policier gravement blessé à Vitrolles puisqu’il ne vivent chaque minute, aujourd’hui, qu’accrochés à l’espoir. » Et puis tombe l’annonce : « L’État peut-il décider de l’heure officielle de décès d’un policier de terrain mort en service ? Question pas si anodine qu’il peut sembler… », réagit Louboutin. Et sa consoeur Bénédicte Desforges, elle aussi ex-flic et auteure, de commenter : « Depuis hier, un même homme est mort deux fois, et il ne s’est rien passé (j’espère que les gentils fonctionnaires en deuil ont fait leur petit chi-chiffre du jour pour fêter ça). » Louboutin parle ailleurs, au détour d’un commentaire, du « décès du Sous brigadier Eric Lalès que je connaissais depuis l’aube ».

Il se trouve que nous connaissons Marc Louboutin, par blogosphère, mails et téléphone. Un coup de fil pour avoir le fin mot de l’histoire. L’accueil est direct : « Ce que je te dis, c’est en mon nom, tu peux me citer, je me suis toujours battu à visage découvert. Vas-y, ouvre les guillemets. » Voilà donc les révélations annoncées : « Tu veux savoir si, pour des raisons de communication politique, Sarkozy a décidé de l’heure de la mort d’un homme ? Eric Lalès était dans un état désespéré depuis hier après-midi. Après une discussion avec les médecins, sa femme a demandé à ce qu’on le débranche. Il était en état de mort clinique, de mort cérébrale. L’annonce de sa mort est tombée en même temps que celle de la visite de Sarkozy : tu imagines que ça tombait mal… Les réseaux sociaux de policiers ont pleuré sa mort hier soir à partir de 23h. Comment se fait-il que le président de la République puisse « partager les derniers instants » de ce policier 20 heures plus tard ? Les politiques ont demandé à ce que la nouvelle ne soit pas annoncée. Sarkozy n’a pas vu Eric Lalès vivant. » A l’hôpital, un membre du personnel, qui craint pour sa place, confirme anonymement. Voilà donc un président-candidat en mal de voix sécuritaires qui vient danser sur un cadavre en s’appropriant littéralement son agonie, qu’il prétend avoir partagée. Jusqu’où l’indécence peut-elle donc être repoussée ?
PS : question subsidiaire, croyez-vous que l’histoire sortira dans les médias ? Nous l’espérons, mais sommes loin d’en être sûr. Comme Marc Louboutin, sceptique lui aussi à ce sujet. Il y en a pourtant, du monde au courant, de ces policiers qui ont appris la nouvelle avant l’ignoble mascarade funèbre. Et s’il ne s’agit pas là d’un énorme scandale… A voir si notre humble publication peut faire avancer les choses, mais surtout à nos confrères rémunérés par les grands médias d’enquêter, d’interroger l’épouse d’Eric Lalès…

 

http://www.plumedepresse.net/mort-du-policier-blesse-a-vitrolles-une-ignoble-manipulation-sarkozyste/


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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 13:22

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                                       FORTI SAREMU SI SAREMU UNITI  (Pascal Paoli)                                               FRONTE DI MANCA

 

 

 

 

 

 

 

Accord européen : austérité imposée, souveraineté amputée
 

 

 

Les peuples perdent sur toute la ligne, l’accord qui se dessine jeudi soir entre les dirigeants européens. Leur souveraineté est amputée, la rigueur actée et seuls les créanciers ont vu leurs exigences satisfaites.

Un nouveau traité dit de stabilité entre pays de la zone euro prend douloureusement corps. Ses principes sont globalement ceux déjà imposés par Merkel à Sarozy, à savoir une rigueur budgétaire affirmée, sous peine de sanctions automatiques pour pays dont les déficits seront supérieurs à 3% de leur PIB. Chaque pays de l’Union devrait donc se doter, dans sa constitution, d’une règle d’or contraignante, conforme à ce que décide l’UE. L'objectif est pour un Etat d'être à l'équilibre sur un cycle économique mais, selon le projet de texte final appelé à être validé ce vendredi, la règle proposée devrait  autoriser aux pays un très léger déficit budgétaire structurel (0,5%), avec prise en compte de circonstances particulières. Et pour être sûr qu'il n'y aura pas d'abus, le Fonds de stabilité sera encadré par la BCE et le très procédurié Mario Draghi, qui ne risquera pas de faire du zèle lorsqu'il s'agira de racheter de la dette d'Etats en difficulté.

Un problème juridique se pose alors. L’UE, c’est 27 pays, et la zone Euro 17. Si les gouvernements des 17 semblent s’accorder sur ce point, d’autres membres de l’UE, la Grande Bretagne en tête, y sont réfractaires. D’où l’idée d’un pacte entre les membres de la zone Euro. Ce qui ne peut, juridiquement, se faire au sein de l’Union. Il va donc falloir bidouiller un nouveau cadre juridique pour ce faire, nouvel affront démocratique. Au terme des discussions, la Grande-Bretagne a d'ores et déjà annoncé ne pas vouloir signer ce traité. Les neuf autres Etats membres de l'UE n'utilisant pas l'euro ont quant à eux accepté l'idée, même si certains d'entre eux doivent encore consulter leurs parlements.

Autre problème, de nombreux pays de la zone euro veulent que la BCE joue un rôle massif dans le rachat de la dette sur les marchés, notamment celle de l’Italie. Or, le président de la BCE, l'Italien Mario Draghi a jeté un froid jeudi en écartant une intervention de grande ampleur sur le marché de la dette. Si cet ancien de Goldman Sachs et Angela Merkel avaient réussi à convaincre Nicolas Sarkozy de se rallier à leurs mauvaises idées, d’importants désaccords demeurent avec les autres pays membres. 

Les seuls principes qui restent, c’est la volonté pour les gouvernements d’agir sans consulter leurs peuples, et de leur imposer toujours plus d’austérité. Il est d'ailleurs bien spécifié que ce nouveau traité ne devra pas obligatoirement faire l'objet d'un référendum dans les pays qui le signeront. C’est ce qu’explique bien le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui a prédit que l'accord trouvé au sommet européen de Bruxelles se traduirait par "plus d'austérité sociale" au profit des "spéculateurs". C'est "un accord pour plus d'austérité sociale en Europe, pour répondre aux exigences des marchés financiers, des spéculateurs". "Cette Europe-là, elle est condamnée si les chefs d'Etat ne prennent pas conscience que Union européenne égale régression sociale". "Lorsque, dans des pays, on suspend l'application des conventions collectives, on ne cesse de reculer les âges de départs à la retraite, on a une augmentation de la précarité de l'emploi, de l'exclusion, qui peut croire que les citoyens vont continuer à adhérer à cette Europe ?" s’est-t-il insurgé sur France Info.

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 13:16

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                                       FORTI SAREMU SI SAREMU UNITI  (Pascal Paoli)                                               FRONTE DI MANCA

 

 

 

 

La Fondation abbé Pierre lance aujourd'hui une campagne de sensibilisation au problème de la précarité énergétique. Aujourd’hui, 8 millions de Français n'ont pas suffisamment les moyens de chauffer leur logement.
La Fondation abbé Pierre lance aujourd'hui une campagne de sensibilisation au problème de la précarité énergétique. Aujourd’hui, 8 millions de Français n'ont pas suffisamment les moyens de chauffer leur logement. | DR

Un chiffre qui fait froid dans le dos. Près de huit millions de personnes en France n'ont pas les moyens de chauffer leur logement. La Fondation Abbé Pierre veut frapper fort pour le lancement de sa campagne d'hiver. En dressant ce nouveau bilan de «précarité énergétique», la Fondation diffuse un peu partout en France des affiches où l'on peut voir notamment deux personnes âgées dans leur appartement aux murs défraîchis, enroulées sous une couverture ou encore une femme avec son fils dans un lit, qui ont froid.

  Avec dessous, ce message : «Ils s'aiment mais ce n'est pas ce qui les rapproche. Huit millions de personnes souffrent du froid parce qu'elles n'ont pas les moyens de chauffer leur logement. Agissons!».

En menant cette nouvelle campagne de sensibilisation, la Fondation Abbé Pierre veut surtout interpeller les pouvoirs publics sur la création d’un «bouclier énergétique», capable d’assurer à tous «une capacité minimum à se chauffer»
«En , aujourd'hui, 3,8 millions de ménages souffrent de précarité énergétique, soit un ménage sur six, soit 8 millions de personnes. Ce sont des gens qui ne peuvent se chauffer et s’éclairer normalement, et parfois qui ne peuvent pas se chauffer du tout», détaille Emmaüs dans un communiqué.

Un million de propriétaires occupants aussi concernés

Parmi ces précaires «énergétiques», il y a même des ménages modestes qui vivent dans des maisons individuelles. Parmi eux, «plus d'un million de propriétaires occupants sont aussi concernés par cette forme de précarité», rapporte encore la fondation sur le mal-logement.

Si le phénomène n'est pas nouveau, la précarité énergétique, elle, explose depuis maintenant quelques années. En cause, une inflation des loyers «de près de 50 % en 10 ans», ainsi qu'une «hausse dramatique des charges de gaz, d'électricité ou de fuel».
Mêmes les mesures actuelles (tarifs sociaux, aide aux impayés...) ne suffisent plus. «Elles n’allègent qu’une partie du public concerné et ne compensent pas les diverses augmentations subies par les familles les plus modestes», plaide la Fondation Abbé Pierre.

Le gouvernement avait révélé au printemps dernier que 800 000 ménages sont éligibles au tarif social du gaz mais que seulement 300 000 en bénéficient réellement.

Quant aux litiges sur les factures énergétiques, le nombre de dossiers traités par le médiateur de l'énergie a explosé en 2011.

LeParisien.fr

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 13:11

 

 

1 863Le Parti Communiste Russe conteste des « élections illégitimes » et soutient les luttes populaires pour de nouvelles élections transparentes

 

 

Article BL pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Alors que le régime de Poutine est affaibli et délégitimé, le Parti Communiste de la Fédération de Russie organise la riposte.

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier et aujourd’hui dans plusieurs grandes villes de Russie pour protester contre les fraudes massives qui ont été observées au cours des élections législatives de dimanche dernier.

 

Alors que le Comité Central aux Élections s’apprête à proclamer les résultats officiels des élections législatives, donnant à Russie Unie, le parti de Poutine et des oligarques, près de la moitié des voix et une majorité absolue à la Douma, le peuple russe a massivement manifesté sa colère.

 

A l’appel de divers collectifs d’opposition, ou à l’initiative des citoyens eux-mêmes, ils ont été plusieurs dizaines de milliers à braver le froid et la répression policière pour porter leurs justes revendications.

 

Les manifestants réclament la tenue de nouvelles élections et la libération de toutes les personnes emprisonnées depuis dimanche.

 

De tous les partis représentés au Parlement, le Parti Communiste de la Fédération de Russie a été le seul à prendre le parti du peuple dans la lutte qui s’est engagée, montrant par là le degré d’allégeance au pouvoir oligarchique, et désormais ouvertement dictatorial, de Vladimir Poutine des soi-disant partis « d’opposition » pilotés par le Kremlin (le parti de centre-gauche Russie Juste et le parti d’extrême-droite LDPR).

 

D’après un observatoire « indépendant »1, mais réputé proche des partis libéraux, les résultats réels des élections de dimanche donneraient au KPRF environ 25% des voix, talonnant Russie Unie qui n’aurait qu’un point d’avance. Plus que jamais, le KPRF apparaît comme le grand vainqueur de cette élection et s’engage dans la lutte historique qui débute contre la dictature et le régime oligarchique.

 

Le secrétaire général du Parti, Guennadi Ziouganov, a d’ores et déjà refusé de reconnaître les résultats de ces élections, les qualifiant d’ « illégitimes, tant du point de vue moral que du point de vue politique ». Les brigades d’observateurs mises en place par le Parti ont pu mettre en évidence l’étendue des fraudes auxquelles ont donné lieu ces élections, parfois au péril de leur vie, comme l’illustre le destin tragique du camarade Sergueï Mikhailovitch Babenko, de Krasnodar, battu à mort par les responsables d’un bureau de vote dont il avait dénoncé les fraudes.

 

Le KPRF entend s’appuyer sur la légitimité que lui confèrent ses succès électoraux, notamment dans les grandes villes, pour organiser les luttes. Le Parti a appelé à une grande marche le 18 décembre qui, partant de la place Pouchkine à Moscou, aura pour destination la place Loubianka, siège du FSB, principal organe de la répression policière.

 

Face au risque de montée des tensions et de la violence du régime, un scénario révolutionnaire est de plus en plus plausible. Devant les incertitudes que réservent les temps à venir, le vice-président du Comité Central Ivan Melnikov a été particulièrement clair :« La protestation du peuple russe est une affaire intérieure ». Si le peuple russe entend mener à bien sa lutte pour la liberté et la dignité, il ne tolérera aucune ingérence de l’impérialisme occidental. Répondant aux insinuations du président géorgien Mikheil Saakachvili, Ivan Melnikov a mis en garde : « Ce qui se passe actuellement en Russie ne concerne ni M. Saakachvili, ni ses idoles de l’administration américaine ».

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 09:42

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                                       FORTI SAREMU SI SAREMU UNITI  (Pascal Paoli)                                               FRONTE DI MANCA

 

 

                 

 

 Julien Lauprêtre(Secours Populaire):

« C’est un véritable raz-de-marée de pauvreté qui s’installe sur la France"


Julien Lauprêtre, président du Secours populaire affirme que le taux de pauvreté dévoilé par l'Insee ce mardi est bien "en dessous" de la réalité. Ces chiffres datent en effet de 2009 et ne sont donc plus actuels. Le président du Secours populaire s'inquiète de ce "raz-de-marée de pauvreté" qui s'installe sur la France. Interview pour l’Humanité.fr

Vous avez critiqué ce matin les chiffres de l’Insee de 2009 spécifiant qu’ils sont en dessous de la réalité, quelle est la situation actuelle ?

Julien Lauprêtre. Le secours populaire a pris ce matin les chiffres de l’Insee sur la pauvreté avec grand intérêt et ils sont effectivement révélateurs d’une grande pauvreté de notre pays. Cependant ces chiffres remontent à 2009 et sont en conséquent en dessous de la réalité. Tous les indices montrent que la pauvreté a gagné du terrain. D’autre part ces chiffres sont bien réels mais ne couvrent pas tous les aspects. Il est nécessaire de prendre en compte d’autres facteurs. Un français sur deux n’est pas parti en vacances cet année. Par ailleurs, 39% des français ont renoncé aux soins qui leur étaient prescrits pour des raisons financières. Enfin, il est important de noter que tous les français n’ont pas accès au sport, à la culture. C’est un véritable raz-de-marée de pauvreté qui s’installe sur la France. Aujourd’hui nos bénévoles font tous le même constat. La pauvreté ne cesse d’augmenter. Et ce quelque soit la région. Il n’y a pas une région en France qui ne soit pas sinistrée.

Quels sont les moyens mis en œuvre par le Secours populaire ?

Julien Lauprêtre. Aujourd’hui les problèmes de la précarité sont devenus des problèmes de société. Nous alertons les autorités publiques : de plus en plus de jeunes sont touchés. Ces dernières années nous avons observé un afflux de jeunes dans nos centres. En novembre nous organisons à Nancy les « assises nationales de la jeunesse solidaire » le 24, 25 et 26 novembre. Le Secours populaire essaye d’être le plus proche possible des jeunes. Mais seul nous ne pouvons pas régler le problème.

Quelles sont les réponses apportées par le gouvernement et l’Union Européenne ?

Julien Lauprêtre. Le Secours populaire aiguille les pouvoirs publics et est l’avocat des pauvres. Ces chiffres sont la confirmation de ce que nous disons depuis des années. Aujourd’hui nous avons la preuve avec ces chiffres que la pauvreté ne cesse d’augmenter. C’est une réalité. Désormais les pouvoirs publics doivent prendre conscience de ces indices. Malheureusement ce taux de pauvreté ne va certainement pas s’améliorer avec la décision en juin de la Commission européenne qui ampute de 400 millions à son programme européen d’aide au plus démunis (PEAD). Cette décision est dramatique le budget va être amputé de 75% avant d'être totalement supprimé. En France ce programme aide près de 4 millions de personnes à se nourrir par le biais de 4 associations (Croix-rouge, Banques alimentaires, Restos du cœur et Secours populaire français). S’agissant de nos services, si cette mesure n’est pas revue à la baisse la moitié des repas ne pourront pas être distribués. Le 18 septembre a lieu une réunion des ministres de l’Agriculture : si l’on ne peut pas revenir sur cette décision c’est un véritable tsunami alimentaire qui va s’abattre sur notre pays.

Pour finir, pouvez-vous nous dire un mot de l’objet de votre présence sur la fête de l’Humanité ?

Julien Lauprêtre. L’objectif de la présence du Secours populaire à la Fête de l’Humanité est de présenter au public l’importance du développement de note association dans la société actuelle pour faire toujours plus de solidarité. Nous allons également contribuer à diffuser notre message : notamment en alertant le public sur la gravité de la décision européenne par le biais d’une pétition.

Dans son étude l’Insee annonce que le taux de pauvreté a atteint en 2009 13,5% de la population, soit 5% de plus qu’en 2008. Le seuil s’est établi cette année à 954 euros par mois. En 2009 8,2 millions de personnes vivent en dessous. Sur ces 8,2 millions la moitié vivrait avec moins de 773 euros mensuel.

    À lire également:

Communiqué de presse du PCF: Seuil de pauvreté: "le gouvernement, coupable de non assistance à personne en danger"

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 17:01

                             Au moment que l'on parle du vote des immigrés aux élections locales, que la droite et son extrême néo-fasciste agitent l'épouvantail,  ce texte de Tahar Ben Jelloun, daté du 13 juin dernier est toujours d'actualitéu-cursinu-rossu.jpg

 

                                                                                                                  

                                                                                                              u cursinu rossu

13 juin 2011


LE DERNIER IMMIGRE : une fable de Tahar Ben Jelloun.
(Copyright Tahar Ben Jelloun.)

Le dernier immigré arabe – en réalité un Berbère – vient de quitter le sol français ce matin. Le premier ministre ainsi que le ministre de l’intérieur se sont déplacés pour assister à ce départ et exprimer à M. Mohamed Lemmigri la reconnaissance de la France. Mohamed n’était ni ému ni en colère. Il était simplement content de rentrer pour toujours dans son pays natal. Il reçut comme cadeau un chameau en peluche et un petit drapeau bleu, blanc, rouge d’un côté, de l’autre rouge avec au milieu une étoile verte. Il l’agitait sans conviction face aux caméras des télévisions et aux photographes qui insistaient pour obtenir de lui un grand sourire. Il éclata de rire et mit le double drapeau dans une poche de son vieux manteau.

La France respire. Elle n’a plus à résoudre des problèmes pour lesquels elle n’était pas préparée. Elle tourne une lourde page de son histoire coloniale. A présent, comme dans un geste magique, un siècle de présence arabe en France vient d’être effacé. La parenthèse est fermée. Le pays ne sera plus dérangé par les odeurs de cuisine trop épicée, il ne sera plus envahi par des hordes de gens aux coutumes étranges. Le racisme n’aura plus de raison de se manifester. Il reste bien des Africains, des Asiatiques et quelques familles des pays de l’Est, mais qui, apparemment, ne posent pas de gros problèmes. Les Africains se tiennent tranquilles de peur de subir le même sort que les Arabes ; ceux qui squattaient des immeubles abandonnés ont pour la plupart cramé avec leurs enfants durant leur sommeil. Quant aux Asiatiques, tout le monde loue leur discrétion.

L’extrême droite est la seule à regretter le départ de ces millions de Maghrébins. Tout en étant satisfaite de voir réalisé l’un de ses vœux les plus chers, elle se rend compte qu’un pan entier de son programme va lui manquer. Grâce à leur présence, elle avait pu se développer, progresser dans les sondages et les élections, et même arriver au second tour de la présidentielle de 2002. Sans immigrés nord-africains, elle se demande ce qu’elle pourrait faire et quel épouvantail exhiber aux Français pour se maintenir en tant que force politique. Le parti de la peur et de la haine s’est trouvé tout d’un coup démuni. C’est ce qui expliquerait son revirement et un humanisme soudain. Des militants ont organisé quelques rassemblements, à Marseille notamment, et ont écrit sur des banderoles : « Rendez-nous nos Arabes que nous aimons tant ! » ; « La France n’est plus ce qu’elle était ! Il lui manque le petit épicier arabe ! ». Sur une ancienne affiche on a barré « 3 millions de chômeurs = 3 millions d’immigrés de trop » et on a ajouté « Besoin d’Arabes » ! Une main anonyme a aussi inscrit « besoin de haine ! ».

Le nettoyage du pays a pris quelques mois, mais presque tout le monde en convient : les choses se sont passées dans des conditions presque normales. En fait, on n’a pas laissé le choix aux immigrés. C’était accepter de s’en aller ou se retrouver dans un centre de rétention perpétuelle, sorte de camp de concentration surnommé « Santiago du Chili ». Tout était prêt : les camions bâchés, les tentes grises, les fils barbelés, les matons et même les linceuls. Les départs ont été pour la plupart volontaires. Question d’orgueil et de fierté. Le nez ! L’honneur est au bout du nez !

Les protestations traditionnelles de la gauche et de l’extrême gauche, ainsi que de certains hommes d’Eglise, n’ont pas fait céder le gouvernement. Il est resté, comme a dit son premier ministre, « droit dans ses bottes » ! Le ministre de l’intérieur a déclaré : « La France a enfin réussi à tourner cette page écrite en algérien. » A un journaliste qui lui demandait quelle était cette langue, le ministre a répondu : « C’est la langue du sang versé sur une terre qui nous appartenait et que nous avons perdue ! Une terre où les bienfaits de la colonisation ont été remarquables. »

Même si ces départs ont créé des problèmes graves dans le pays, le gouvernement n’a laissé voir aucun signe d’inquiétude. Certes, des constructions sont restées inachevées, des usines ont dû fermer, des entreprises licencier une grande partie de leurs salariés, des boucheries et des épiceries ont disparu, certaines ont été transformées en salons de coiffure ou en boutiques de téléphonie, les poubelles ne sont plus ramassées qu’une fois par semaine ; privé du tiers de ses effectifs, l’aéroport de Roissy fonctionne au ralenti. Pénurie de médecins aussi et de personnels hospitaliers. Mais le pays va bien. On manque de beaucoup de choses mais la France a le sentiment d’être libre ou plutôt libérée. Tant pis pour les sacrifices que cela implique. Comme a dit un dirigeant de la droite musclée, parlant d’une voix nasillarde : « C’était le renvoi massif, sursaut de la France, ou l’islamisation de notre pays ! »

Les citoyens apprennent désormais à se remettre au travail comme au temps où il n’y avait pas d’immigrés du Maghreb. Tout va bien. Les Français ont retrouvé l’énergie nécessaire pour faire redémarrer leur économie, ils ont appris l’effort et la flexibilité, ont eu le courage d’abandonner les 35 heures, les partis politiques sont redevenus crédibles, les syndicats ont signé un contrat de paix sociale. Plus de grèves, plus de manifestations. Le paysage humain est redevenu blanc, confiant, magnifique. Les Parisiens sont maintenant particulièrement courtois et bienveillants. Ils ont retrouvé le sourire. Ils ne protestent plus contre la politique de la mairie qui empoisonne la vie des automobilistes. La France est rendue à elle-même comme au bon vieux temps où les Maghrébins n’osaient pas sortir de leurs cages à lapins. Tout va bien ou presque. Il y a bien une certaine tristesse dans l’air, mais on ne sait pas s’il faut l’attribuer au départ des immigrés ou à une météo capricieuse.

Cependant, depuis quelque temps, des faits étranges ont lieu. Des journalistes à la télévision et à la radio ont des blancs dans leurs phrases. Des trous. Des manques. On ne comprend pas ce qu’ils disent. Des mots ou des expressions entières manquent dans leurs discours. Ils s’excusent, puis continuent comme si c’était une toux ou un oubli involontaire. Cette perturbation touche tout le monde, les femmes comme les hommes.


Dans la presse écrite, on remplace ces mots manquants par des périphrases du genre :
« Ce fruit (1) qui marque le début de l’été et dont on fait de bonnes confitures n’est pas arrivé sur le marché. Je ne me souviens plus comment il s’appelle. »
Ou alors :
« La consommation d’... (2) nuit dangereusement à la santé. »
« Le... (3) mélangé avec du lait est mauvais pour le foie. »
« Cette épice (4) couleur rouge, fine et pleine de goût est introuvable en ce moment chez les épiciers de France. »
« Il est déconseillé aux enfants de boire trop de... (5) »
« Il paraît que manger un... (6) en fin de repas aide la digestion. »
« Les banques feront dorénavant payer la remise de... (7) »
« Johnny est malheureux, sa... (8) a été volée lors de son dernier concert. »
« Les professeurs n’enseignent plus l’... (9) Ni la... (10), les mots se sont envolés. »
« Attention, a dit le ministre de l’intérieur, ceux qui font, comment dire, enfin ceux qui font l’... (11) entre musulmans et terroristes sont passibles de poursuites. »
« La grande salle de spectacle... (12) où se produisent les chanteurs à succès a été fermée pour travaux. »
« Ceux qui sont nés sous... (13) auront le droit de porter le nom de leur mère. »
« France Culture a annulé une émission sur le fameux poème de Stéphane Mallarmé... (14) »
Plus d’une centaine de mots courants sont devenus des trous dans la langue française. Que s’est-il passé ? Comment, tout d’un coup, ces trous de mémoire se sont-ils généralisés ? C’est un phénomène très étrange. La presse a mis du temps avant de reconnaître que le français perdait des mots. On a fait appel à des linguistes qui n’ont donné aucune explication convaincante. Les hommes politiques ont minimisé ce fait jusqu’au jour où une bibliothécaire d’un petit village des environs de Rennes, Saint-Brice-en-Coglès, a vu tomber de ses rayons les dictionnaires, le Grand Robert, le Grand Larousse, le Dictionnaire Hachette. Ils chutaient les uns après les autres. Impossible de les maintenir en rayon. Une force les rejetait et les envoyait au sol.
La bibliothécaire les examina un par un et ne vit rien de particulier. En les remettant à leur place, elle vit ou crut voir une cohorte de syllabes s’en échapper et s’éparpiller par terre comme des bulles de savon. C’était une vision, une hallucination due à la fatigue.
Après un moment, elle ouvrit le Robert et constata que des pages étaient vides, des pages toutes blanches. Elle se dit que c’était un défaut d’imprimerie. Mais les deux autres dictionnaires avaient aussi des pages sans la moindre lettre. Par terre, il n’y avait plus trace des syllabes. Volatilisées. Perdues dans l’air. Parties ailleurs dans les valises des immigrés qui ont pris le large.
La France bégaie. La France parle par périphrase. Les mots arabes qui peuplaient sa langue ont à leur tour disparu, ils ont pris la fuite. Comment faire pour qu’ils reviennent ? Quel linguiste pourrait les remplacer pour que cette langue retrouve sa santé, son rythme et ses subtilités ? Peut-on se passer d’eux ? La réunion interministérielle sur le sujet dura longtemps et aucune solution satisfaisante ne fut trouvée.
Le recteur de la faculté de droit se demanda : « Mais à qui appartient un mot ? A celui qui l’a inventé ou à celui qui l’utilise ? Et puis, n’oublions pas que ces immigrés n’ont rien inventé, s’ils étaient des inventeurs, ils ne seraient pas venus quémander du travail chez nous ! »
« Normalement, lui a répondu le linguiste Alain Rey (15), l’excellent maître d’œuvre du Grand Robert, un mot n’appartient à personne en particulier ; un mot n’est vivant que s’il est utilisé ; des mots ont disparu ou sont tombés en désuétude parce que plus personne ne s’en servait ; mais le problème auquel nous sommes confrontés dépasse nos compétences, car il s’agit d’un problème politique et pas linguistique. Monsieur le recteur s’égare en insultant les immigrés. Il ne s’agit pas de remplacer les mots arabes manquants par d’autres mots, il s’agit de faire en sorte que la langue retrouve la paix de son existence et rejoigne les dictionnaires, les romans, les discours, les conversations quotidiennes, car les mots absents sont des mots quotidiens ; certes, certains d’entre eux sont des mots scientifiques ou militaires à usage limité, mais d’autres font partie de notre vie de tous les jours ; tiens, je prendrais bien un peu de liquide noir sans... tout en étant mal assis sur un... alors que j’aurais préféré être installé sur un... ou un simple…, ou à l’aise dans un... de couleur..., face à un bouquet de... et de... »
Il s’arrêta un instant, regarda l’assistance qui attendait une solution rapide, puis reprit en tapant des mains à chaque mot arabe :
« Je prendrais bien un peu de café sans sucre tout en étant mal assis sur un tabouret alors que j’aurais préféré être installé sur un divan ou un simple matelas, ou à l’aise dans un sofa de couleur cramoisie, face à un bouquet de lilas et de camélias... »
Le recteur pria Alain Rey de poursuivre : « Comment donner son aval à votre politique semblable à un bateau avec des avaries ? Avec vos discours, vous sortez les gros calibres, vous mélangez l’émeraude avec du benjoin, l’ambre avec n’importe quelle soude, vous faites n’importe quoi et appliquez aux jeunes délinquants des tarifs excessifs du simple fait de leur origine arabe. Pour vous, ils sont tous des vendeurs de drogue. Vous confondez le musc et la civette, le camaïeu et le camphre, et vous mettez de l’alcool dans votre limonade... parce que certains se prennent pour des vizirs, d’autres pour des sultans ou des amiraux, et même des califes à la place du calife alors qu’ils feraient bien de consulter un toubib et de cesser de prendre les étrangers pour des clebs... Si je devais donner une note à votre politique, ce sera un zéro pointé ! »
Quelqu’un demanda pourquoi Alain Rey retrouvait l’usage des mots absents. Sans le regarder, Alain dit : « C’est parce que je n’ai aucun préjugé, j’aime les langues et ceux qui les véhiculent ; l’origine des mots m’intéresse en tant qu’historien et linguiste, des centaines de mots arabes sont entrés dans notre langue sans visa ni contrôle à la frontière. Sans eux, la science irait mal : pas de maths sans l’arabe, sans chiffres, sans algèbre et sans algorithmes. Tout naturellement, ils se sont installés dans le français, l’ont enrichi et sont devenus tout simplement indispensables. On les a importés ou, plus précisément, empruntés parce que nous en avions besoin et jamais personne n’a pensé un jour les expulser ni qu’ils nous quitteraient au point de menacer l’équilibre psychologique de la France !
— Que faire alors ? dit le ministre de la culture, qui n’arrivait plus à réussir ses mots croisés.
— Que les immigrés expulsés reviennent ! dit un secrétaire d’Etat d’origine algérienne.
— Cela m’étonnerait beaucoup, fit remarquer Alain Rey. Ils ont leur fierté et leur orgueil.
— Mais la France ne supportera pas que sa langue soit ainsi amputée ! dit un autre ministre qui peinait sur une page de mots fléchés.
– Je ne pourrai plus jouer au Scrabble ! ajouta le ministre de l’éducation.
– La France ! Mais la France ne fait rien pour tous ces peuples qui parlent sa langue, l’écrivent et l’embellissent ! s’écria Alain Rey. La France ferait bien de profiter de cette crise pour réfléchir, avoir un peu plus d’imagination et de cohérence dans sa politique. Ce n’est pas en stigmatisant l’islam et les musulmans que ce pays fera honneur à sa devise et à ses valeurs. Messieurs les inquisiteurs, bonsoir ! »
Brouhaha de vagues protestations.
Alain Rey quitta la réunion et laissa ces hauts fonctionnaires dans le brouillard. Une semaine plus tard, le chef de l’Etat apparut au journal télévisé de 20 heures. Il avait l’air grave.
« Françaises, Français,
Mes chers compatriotes,
Assalâm Alikoum !
Oui, vous avez bien entendu ! Assalâm Alikoum, cela veut dire “bonsoir” en arabe ou, plus exactement, “la paix sur vous”.
Sayidâti, Sâdati !
Mesdames, Messieurs !
Je serai bref, lâ outawillo alikoum.
La France a commis davantage qu’une erreur, une injustice grave, dholmun kabir !
Après le 11 septembre 2001, certains ont dit : “Nous sommes tous des Américains !” Moi, je dis aujourd’hui : “Koulouna ‘arab !”
Nous sommes tous des Arabes ! “Koulouna mouhâjiroun”. Nous sommes tous des immigrés.
En agissant de la sorte, nous avons porté atteinte à leur dignité et nous avons perdu notre âme et notre dignité, je veux dire karâmatouna.
Je sais, je ne serai pas réélu. Qu’importe. Je ne me représente pas. Je rends hommage à la langue et à la culture arabes dans l’espoir que certains accepteront de revenir remettre la France sur pied.
Assalâm Alikoum ! Yahya França ! Yahya al Maghreb ! (16) »

(1) Abricot.
(2) Alcool.
(3) Café.
(4) Safran.
(5) Soda.
(6) Sorbet.
(7) Chèque.
(8) Guitare.
(9) Algèbre.
(10) Chimie.
(11) Amalgame.
(12) Zénith.
(13) X.
(14) Azur.
(15) Alain Rey vient d’être remercié par la direction de France Inter. La décision de se passer de son savoir, de son intelligence et de son élégance a dû être prise par des gens plus savants que lui !
(16) Au revoir. Vive la France ! Vive le Maghreb !
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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 16:39

  Etats-Unis: Mumia Abu-Jamal remporte un combat de 30 ans contre la peine de mort

Mumia Abu-Jamal, l'un des condamnés à mort les plus célèbres des Etats-Unis, a appris mercredi qu'il ne serait pas exécuté, épilogue d'une âpre bataille judiciaire de près de 30 ans
Etats-Unis: Mumia Abu-Jamal remporte un combat de 30 ans contre la peine de mort
Le procureur de Philadelphie Seth Williams a en effet annoncé qu'il ne redemanderait pas la peine de mort contre l'ancien journaliste radio et militant du mouvement révolutionnaire Black Panthers, trente ans après sa condamnation pour le meurtre d'un policier blanc à Philadelphie.

"Abu-Jamal ne sera plus condamné à mort, mais il restera derrière les barreaux pour le restant de ses jours, et c'est là qu'il doit être", a précisé le procureur, ajoutant qu'il n'avait "aucun doute", sur le fait que Mumia Abu-Jamal, 57 ans, avait tué le policier Daniel Faulkner le 9 décembre 1981.

La décision du procureur implique que, selon la loi de l'Etat de Pennsylvanie (Est), Mumia Abu-Jamal finira sa vie en prison sans possibilité de libération.

"Les procureurs ont fait ce qu'il fallait faire. Après trente ans, il était temps de mettre fin à cette recherche de la peine de mort", s'est réjoui mercredi le NAACP, principale organisation de défense des droits civiques des Noirs américains, qui a assisté le condamné dans sa défense. "Justice est rendue lorsqu'une condamnation à mort par un jury mal informé est annulée", a ajouté son avocate Judith Ritter.

La NAACP avait dénoncé le manque d'équité des audiences qui avaient conduit à la condamnation à mort d'Abu-Jamal, par un jury exclusivement blanc.

La femme du policier Maureen Faulkner a quant à elle affirmé qu'"il ne restait plus tant de temps que ça avant qu'Abu-Jamal soit confronté au Juge Suprême, et qu'(elle) attendait ce moment avec impatience".

Mumia Abu-Jamal, "cause célèbre" internationale, et qui a même un timbre à son effigie en France, a écrit plusieurs livres et des dizaines d'articles depuis le couloir de la mort.

Un site internet lui est consacré (FreeMumia.com) et ses partisans, pour qui Mumia Abu-Jamal était le symbole d'une justice raciste, avaient déjà prévu une journée d'action le 9 décembre à Philadelphie, date anniversaire des 30 ans du meurtre et de son emprisonnement. Une autre était également annoncée en Californie le 11 décembre, avec notamment la militante noire Angela Davis.

Une pétition internationale avait été lancée en ligne en janvier 2010 pour demander au président américain Barack Obama de se prononcer contre la condamnation à mort. Elle a recueilli des dizaines de milliers de signatures, dont celles de l'ancienne Première dame de France Danielle Mitterrand, depuis décédée, de l'écrivain allemand Günter Grass ou encore du linguiste américain Noam Chomsky.

En octobre dernier, la Cour suprême américaine avait refusé de se saisir du dossier, après qu'une cour d'appel fédérale eut décidé au printemps que la condamnation de Mumia Abu-Jamal devait être réexaminée, les instructions données aux jurés lors du procès en 1982 étant mal formulées.

C'est dans ce cadre que les procureurs de Philadelphie ont renoncé mercredi à redemander la peine de mort, après des années de bataille judiciaire à tous les niveaux de juridiction.
                                                               NICOLAS MAURY
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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 16:18

 

 

 

 

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                 TUTTI

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 16:15

 

 

 

 

 

                                                                        

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 09:23

Notre camarade Michel Stefani, conseiller à l'Assemblée de Corse, secrétaire de la Fédération de Haute-Corse et du Comité Régional du PCF, a été élu président de la Société Anonyme d'Economie Mixte(SAEM) des Chemins de fer de la Corse.

Président de la SAEM, il organisera les choix de la Société pour les 6 ans à venir.

La SAEM sera, le 1er Janvier prochain, l'autorité compétente des trains et des cheminots insulaires.

 Elu ensuite, le Conseil d'Administration compte 9 membres désignés par la CTC et 3 par la SNCF et un représentant de chaque collectivité.

 Michel a été élu par 8 voix sur 14:Les représentants  de la SNCF n'ont pas pris part au vote et  3 administrateurs se sont abstenus.

"J'aborde cette tache avec humilité compte-tenu de l'importance du dossier et de la mission à accomplir" a déclaré Michel, selon le quotidien "La Corse"'. Il a précisé ses deux premières préoccupations:le social et l'option environnementale.

Suivront le projet d'extension du réseau,le transport du fret et les partenariats à mettre en place.

 La priorité du président: "Agir avec le conseil d'administration et les cheminots pour que la Corse se réapproprie son chemin de fer. Les CFC sont un outil au service du développement de l'île et  de son aménagement."

 

                                       U Cursinu Rossuu-cursinu-rossu-copie-2.jpg


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