Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

CHANTS REVOLUTIONNAIRES

Archives

3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 06:43

 

 

 

 

Déclaration du CC du KKEKKE--2--1-.jpg
Maintenant le peuple doit intervenir de façon plus décisive
Non au chantage avec le référendum - A bas le gouvernement - Elections maintenant !
mercredi 2 novembre 2011
par  communistes


Aleka Papariga parlera sur la place Syntagma, vendredi 4/11 à 18haleka papariga

Le KKE appelle les travailleurs, les indépendants, les jeunes de l’Attique à un rassemblement sur la place Syntagma, vendredi 4 Novembre à 18h00. Il appelle à une alliance pour l’intervention des grecs eux-mêmes de façon plus décisive dans les évènements. Le chantage et les cas de conscience intimidants qui sont imposés par le gouvernement, les partis de la ploutocratie et l’UE doivent être rejetés.

Maintenant, il faut faire entendu encore plus fort :

A bas le gouvernement et les partis de la ploutocratie

Le peuple ne peut entraver et stopper les sacrifices sauvages qui lui sont imposés, par des accords et de nouveaux mémorandums pour les profits et la protection de l’Union Européenne et de la zone euro

Le peuple doit renforcer les luttes de classes et populaires et utiliser les élections pour affaiblir le PASOK-ND et les autres partis de la ploutocratie et l’UE. Le KKE doit être renforcé. Dans le même temps les organisations du peuple dans les lieux de travail et les quartiers doivent agir de façon plus décisive. Telle est la voie pour bloquer le pire qu’ils apportent, quand la crise dans l’UE et la zone euro s’approfondit et que les contradictions inter-impérialistes s’aiguisent.

Le peuple doit désormais faire confiance à sa juste cause et se renforcer pour repousser le pire. Ils doivent en finir avec les illusions, les appels à un consensus et à la cohésion sociale, les constructions idéologiques, les fausses alternatives qui sont encouragés par les partis bourgeois.

Une solution en faveur du peuple ne peut exister qu’avec un KKE fort et des gens organisés. l’unité du peuple et la contre-attaque pour un pouvoir populaire, la socialisation des monopoles, le désengagement du pays de l’UE et l’annulation unilatérale de la dette.

Athènes, le 01/11/2011

Le Comité Central du KKE

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 15:19

 

 

Papandréou convoque un référendum pour tenter de contenir la révolte du peuple grec. Utiliser toutes les contradictions du capital pour faire avancer nos luttes.

 

Vivelepcf (EDT), 1er novembre 2011 drapeau rouge agité

 

La montée de la révolte du peuple grec et de son organisation par le Parti communiste grec et les organisations syndicales qu’il inspire commence à bousculer les calculs des capitalistes européens.

 

Il y a à peine quelques jours, Nicolas Sarkozy et ses collègues chefs d’Etat et de gouvernement européens, globalement soutenus par le PS français, vantaient les vertus de leur plan de Bruxelles pour sauver l’euro : Pour « sauver l’euro » en continuant à pressurer le plus possible le peuple grec.

 

111101_papandreou.jpg Mais voilà que le 31 octobre, Georges Papandréou, premier ministre grec, est obligé de les prendre totalement à contrepied. En annonçant la tenue d’un référendum dans son pays sur le plan de Bruxelles en janvier 2012, il le rend caduc dans les faits, au moins jusqu’à cette date.

 

En 24 heures les commentateurs français, journalistes et politiciens, dépités, retrouvent leurs formules méprisantes contre les peuples, celles qu’ils ont utilisées contre les Danois, les Néerlandais, les Irlandais et bien sûr les Français quand, tour à tour, ils ont voté contre l’UE du capital. Ciel, comment donner la parole à des gens qui ne comprennent rien, qui risquent de ne pas comprendre la question posée !

Ils comprennent d’autant mieux que ces donneurs de leçon qu’ils ne sont pas de la même classe sociale !

                                                                                EUROFRANKENSTEINpg.jpg

Sans nul doute, l’ampleur de la protestation de couches de plus en plus larges de la population grecque a contraint M. Papandréou.

 

Les travailleurs, les retraités, les jeunes Grecs ne sont pour rien dans la « crise financière ». Comment pourraient-ils accepter de telles coupes dans les salaires, les retraites, les services publics pour les capitalistes et les usuriers, pour une « dette » qui ne cesse de se creuser ? Comment accepter la mise sous tutelle du pays par l’UE, la BCE et le FMI, dont se satisfait bien le gouvernement et que le plan de Bruxelles veut rendre définitive ? Comment accepter l’humiliation et la xénophobie anti-grecque orchestrée par l’UE ?

 

Grèves et manifestations s’amplifient. Le mouvement de désobéissance civile devant les nouveaux impôts iniques gagne. L’économie est paralysée. Les syndicats réformistes commencent à ne plus contrôler la situation sociale. Le pouvoir commence à être fragilisé. Les cérémonies pour la Fête nationale du 28 octobre ont été perturbées, le président de la République devant même quitter la tribune du défilé de Thessalonique devant l’expression de la défiance populaire.

 

L’acte politique de M. Papandréou, disqualifié dans son pays, est très réfléchi. Dans ces conditions qui évoluent vite, face au peuple, imposer le plan de Bruxelles peut faire franchir une nouvelle étape au mouvement populaire. Cela pourrait mettre en échec tout le « sauvetage de l’euro », n’en déplaise à M. Sarkozy et Mme Merkel. Dans le même, cette situation met en évidence des intérêts propres au capitalisme grec, qui ne coïncident pas nécessairement, notamment sur l’euro, avec ceux du noyau européen.

 

Le premier ministre prend garde de convoquer des élections anticipées comme tout le pays le demande.

En organisant un référendum sur le Plan de Bruxelles, il se donne les moyens d’exercer un véritable chantage sur les électeurs, de les associer à la politique du capital, d’obtenir une caution démocratique.

Les pressions vont être maximales pour les faire voter oui, pour leur faire accepter eux-mêmes ce qui sera présenté comme la moins pire des solutions. S’ils votent non, le système les rendra responsables d’un scénario de remplacement qui pourrait être une intervention directe de la BCE contre d’autres sacrifices.

Pour le pouvoir en Grèce, il est trop tôt pour organiser l’alternance. La droite n’a passé la main aux socialistes qu’en 2009. Elle sera moins embarrassée en tant qu’opposition comme en tant que relève gouvernementale après le référendum.  

 

Le Parti communiste grec (KKE) dénonce l’opération politicienne et ses arrière-pensées. Il intensifie son action pour organiser la colère loin des compromissions réformistes et des provocateurs d’où qu’ils viennent. Il fait monter l’exigence du refus des mesures d’austérité, de l’annulation unilatérale de la dette publique, du désengagement de la Grèce de l’Union européenne. La question du rapport de force pour le pouvoir est au cœur de son intervention de masse. Ce n’est pas un hasard si la répression s’abat sur ses militants.

 

La résistance du peuple grec appelle toute la solidarité des travailleurs français. Toutes les luttes nationales servent les autres peuples.

La lutte des Grecs peut faire échouer l’accord de Bruxelles qui prépare l’austérité perpétuelle, la « règle d’or » européenne contre notre propre peuple. C’est un point d’appui même si un autre « plan européen » est à attendre. La légitimité de l’UE du capital ne cesse de se dégrader.

 

En France, le plan Fillon n’était qu’un avant-gout. Déjà un deuxième plan de rigueur est annoncé pour la fin de l’année, un autre est hautement prévisible dès les lendemains des élections de 2012. Amplifions la riposte contre chacune de ses mesures sans nourrir d’illusions sur 2012 !

 

Une part plus grande de la dette grecque va sans doute être effacée. On ne pleurera pas pour les prêteurs qui se sont déjà gavés d’intérêts. Le besoin de recapitalisation des banques françaises va augmenter. Le gouvernement français va devoir se préparer à renflouer les banques avec de l’argent public. Une mobilisation de grande ampleur est possible contre cette « nationalisation des pertes », contre la politique des banques, pour une nationalisation intégrale de chaque banque sans indemnité pour les actionnaires.

 

En France aussi, la question de la remise en cause d’une partie de la dette est plus que jamais posée comme de la politique qui la creuse en multipliant les cadeaux fiscaux et les exonérations sociales au profit des riches et du patronat.

 

« Sauver l’euro » ? Les gouvernements européens ont de plus en plus de mal à défendre cet instrument central de leur politique actuelle et future au service du capital. L’euro est l’instrument de cette politique économique, budgétaire européenne, décidée hors des démocraties et des résistances nationales.

Poursuivons les mobilisations contre Maastricht et contre le TCE !

Si cela ne tenait qu’à la Grèce, cela fait longtemps que les gouvernements européens l’auraient laissée quitter la zone euro. Cela correspond d’ailleurs à l’intérêt d’une partie des capitalistes grecs, handicapés, par exemple dans le tourisme, par « l’euro fort ». D’autres secteurs, comme les armateurs, accumulent les profits en euros et rachèteraient bien leur pays privatisé en drachmes dévaluées.

Mais la sortie de la Grèce de l’euro représenterait une profonde défaite politique pour les tenants de l’UE du capital, la dissipation définitive du mythe de l’Europe solidaire, une menace sérieuse de développement des luttes, de « contagion », contre l’UE du capital dans chaque pays, notamment en France. La fin de l’euro en France, c’est plus d’euro du tout. Ce serait une défaite sans précédent des tenants de l’UE du capital. D’où la pression sur la Grèce et les contradictions qu’elle met en évidence et que nous avons intérêt à exploiter.

 

C’est pour défendre l’UE et l’euro que se manifestent le plus nettement le consensus entre l’UMP, le PS et leurs satellites. Le système a confié à l’extrême-droite nationaliste la mission de dévoyer les positions défendues historiquement par le PCF contre l’Europe supranationale du capital.

Les événements en Grèce nous incitent plus que jamais à les reprendre, à les porter haut et fort parce que nous luttons contre le capitalisme, parce cette lutte ne peut être qu’internationaliste

 

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 15:15

                                                                    MARE NOSTRUM-copie-1                          AKROPOLI2

 

 

1552428 3 34e5 le-premier-ministre-grec-georges-papandreou-Le Parti communiste grec (KKE) dénonce un référendum biaisé visant à forcer la main au peuple grec, réclame la démission du gouvernement et la tenue d'élections anticipées



Communiqué du Parti communiste grec (KKE)



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le gouvernement a orchestré hier une manœuvre de chantage et d'intimidation idéologique, manifeste et éhontée, dirigée contre le peuple à propos de l'accord sur l'aménagement de la dette de l'Etat, en annonçant la tenue d'un référendum. Dans le même temps, le gouvernement du PASOK demandait un vote de confiance du Parlement.



Le bureau de presse du Comité central du KKE a rendu la déclaration suivante :




« Démission du gouvernement, des élections maintenant. Non au chantage éhonté et à l'intimidation idéologique prenant le peuple pour cible. Le chantage ne passera pas. L'annonce du Premier ministre sur le référendum signifie qu'un vaste appareil va être mis en place pour forcer la main au peuple, le gouvernement et l'UE se saisiront de tous les moyens à leur disposition, avec menaces, provocations afin de soumettre la classe ouvrière et les couches populaires, pour arracher un 'Oui' pour le nouvel accord.



Le référendum va être organisé sous une nouvelle législation réactionnaire, amalgamant les positions de KKE avec celle de la Nouvelle démocratie (ND-droite) et d'autres partis, bien qu'elles sont diamétralement opposées, alors que la stratégie du gouvernement est fondamentalement identique à celle de la ND, du LAOS (extrême-droite) et de leurs complices. Il nous faut des élections, maintenant. La classe ouvrière et les couches populaires doivent les imposer et les accueillir par des mobilisations de masse dans tout le pays. Par leur activité et leur vote, ils doivent porter un coup dur au système politique bourgeois, ouvrir la voie à l'inversion de cette ligne politique anti-populaire, au renversement du pouvoir des monopoles. »

 

Cf aussi l'article:

Papandréou convoque un référendum pour tenter de contenir la révolte du peuple grec

 

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 15:08

                                                                                   MARE NOSTRUM-copie-1

 casque colonial

                                                  

 

 

www.Mondialisation.ca

Le business armé en LibyePère noel en marchel 118

L'art de la guerre

 

par Manlio Dinucci

ilmanifesto.it

L’opération Protecteur unifié terminée, tandis que l’OTAN « continue à surveiller la situation, prête à aider si nécessaire », s’est ouverte en Libye la course vers l’or même pour les entreprises occidentales mineures. Celles-ci se placent à côté des puissantes compagnies pétrolières et banques d’investissement étasuniennes et européennes, qui ont déjà occupé les positions clé. La Farnesina (ministère des affaires étrangères italien, NdT) s’est engagée à « faciliter la participation des petites et moyennes entreprises italiennes à la construction de la Libye libérée ». Mais auparavant déjà, était arrivée à Tripoli une délégation de 80 entreprises françaises et le ministre de la défense anglais Philip Hammond avait sollicité les entreprises britanniques à « faire leurs valises » pour courir en Libye.

De grosses affaires sont en vue, après que l’OTAN a démoli l’Etat libyen. Et il y a ce coffre-fort ouvert sur lequel mettre la main : au moins 170 milliards de dollars de fonds souverains « congelés », a quoi s’ajoutent les entrées de l’export pétrolier, qui peuvent se monter à 30 milliards annuels. Mais il y a un problème : le climat de tension qui rend dangereux les déplacements des entrepreneurs dans le pays.      

                La première denrée précieuse à vendre en Libye est donc la « sécurité ». Dont s’occupe entre autres la compagnie militaire britannique Sne Special Projects Ltd : elle est dirigée par un ex parachutiste qui a travaillé comme contractor (mercenaire) en Israël, Irak, Afghanistan, Pakistan, Soudan et Nigeria, assisté par des ex officiers du renseignement militaire, des forces spéciales et des forces anti-émeutes et anti-terrorisme. La compagnie, qui précise qu’elle est présente à Benghazi, Misrata et Tripoli depuis mai 2011, a ouvert, dans une luxueuse villa de la capitale à 15 minutes de l’aéroport, une résidence pour VIP surveillée par des mercenaires britanniques et libyens super armés, à laquelle s’ajoute un centre des affaires, toujours dans la capitale. Le tarif du « taxi » qui les transporte depuis l’aéroport est un peu cher, 800 dollars au lieu des 5 habituels. Mais le véhicule est un blindé lourd, relié par satellite à un centre opérationnel à Tripoli et à un autre en Grande-Bretagne, tous deux reliés en outre au système de surveillance OTAN. En partenariat avec la société Trango Limited, compagnie spécialisée dans l’assistance à des entreprises dans des zones à haut risque, la Special Projects fournit, en particulier aux petites et moyennes entreprises du secteur énergétique, une gamme complète de services : informations de tout type (assorties de photos et vidéos), libre transit de personnes et matériels sous escorte aux frontières avec l’Egypte et la Tunisie, contacts interpersonnels au Cnt pour conclure d’avantageuses affaires. Des services analogues sont fournis par les compagnies étasuniennes Scn Resources Group et Security Contracting Network, ainsi que diverses autres récemment installées en Libye. En bénéficient non seulement les entreprises occidentales, en piste pour s’accaparer les contrats les plus juteux avant que n’arrivent de nouveau les Chinois, mais aussi le Département d’Etat étasunien et autres ministères occidentaux, pour leurs opérations en Libye aussi bien directes que par le

biais d’organisations « non profit » payées par eux. Le vide laissé par l’effondrement de l’Etat libyen, sous les coups de l’OTAN, se trouve ainsi comblé par un réseau souterrain d’intérêts et de pouvoirs. Et, en cas de réactions populaires dangereuses, il y a toujours le blindé de Special Projects qui permet de rejoindre rapidement l’aéroport.

 

Edition de mardi 1er novembre 2011 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

                                                                                     

 

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 14:57

 

 

 

 

 

Premier effet de la démocratisation galopante de la Libye, on a fêté Halloween à Tripoli. Bonne nouvelle. Un défilé sanglant s’est étiré dans toutes les villes libérées. Les charniers sont à la fête, le lynchage au coin de chaque rue, bref : la démocratie a triomphé.

 

Bien sûr, les voisins sont un peu jaloux : partout, en Afrique, au Moyen-Orient, on aimerait pouvoir bénéficier du même privilège. On prie d’ailleurs, souvent, en direction de BHL, dont le carrosse rutilant se transforme en citrouille quand sonne le clairon. Patience. Ça viendra. Inch’Allah !

 

On se prépare en tout cas, à Damas, à Téhéran, pour cette grande fête humanitaire qui arrive. Eluard le disait déjà : « la révolution est orange comme une citrouille». Ce qui signifie que la liberté est au bout du missile et la charia inscrite dans les lois sacrées du dollar. A peu près.

 

Pour ceux qui peineraient à comprendre : la Grande Caravane Publicitaire qui Nous Informe a pour fonction de nous préparer à la guerre. Enfin, plus exactement, de nous préparer à la perdre.

 

Car cette guerre, dont ne profitent pour l’instant que de lointains indigènes qui, au vu de leurs mœurs étranges, ne la méritent pas vraiment, cette guerre, est une guerre contre nous. Toute victoire de la « coalition » contre les bougnoules renforce l’impérialisme. Toi y en a pas comprendre ?

 

Quoi ? Toi y en a tomber dans tous les pièges ? Toi y en a avaler la propagande guerrière à tous les coups ? Un peuple civilisé comme toi ? Avec tous tes droits de l’homme ? T’y as cru au « grand méchant Kadhafi » ? Ah bon ? Alors, tu sais qu’après Halloween c’est le Père Noël ? Quoi ? Il sera au G20 ? Toi y en a tout compris…

 

Franchement, c’est quand même pas un peu suspect tout ce beau monde surarmé et surfriqué, qui dit Nous comme si on en était d’ailleurs, et qui veut tout sauver tout le temps ? Sauver notre note, sauver la Grèce, sauver les Libyens, sauver les Syriens, sauver les Tunisiennes… On est quand même bien entourés hein ?

 

C’est exactement ce que se disent les Palestiniens : on est bien entourés. Cernés même. Et pour peu que les canons se tournent un peu plus encore à l’est – vers la Syrie par exemple, toutes les conditions seront réunies pour permettre à Israël de terminer le nettoyage ethnique commencé en 1948. Bon, si ça peut amener les citrouilles à Damas…

                      [...]



"l'heure de l'mettre"
radio campus lille 106,6
en direct sur www.campuslille.com

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 08:47

Le sous ministre de la Fonction publique à Bastia. 

RDV 14h JEUDI 03/11 devant la préfecture pour celles et ceux qui le peuvent

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 07:41

 

                                                                        LA REUNION

 

Parti communiste réunionnais : « On a menti aux Réunionnais : l’urgence d’une enquête parlementaire »



Temoignages.re

        

  

L’annonce par le ministre de l’Intérieur de l’envoi de deux bombardiers d’eau DASH 8 à La Réunion montre que la vérité finit par l’emporter. En effet, depuis bientôt une semaine, le gouvernement refusait l’envoi de ces moyens sous prétexte d’arguments techniques ridicules, soutenu par des politiques locaux qui refusaient d’exiger de Paris la mobilisation des avions qui ont permis d’éteindre l’incendie l’année dernière. Pour le PCR, les responsables politiques qui ont refusé le DASH 8 doivent être connus et sévèrement sanctionnés. Le PCR demande en urgence une enquête parlementaire afin de faire toute la lumière sur ce grave manquement à la sécurité civile collective, et sur la destruction de ce Patrimoine mondial.

 

 

 

 

Un peu de cendre de notre Parc national pour la prochaine visite du chef de l’UMP ?

Nicolas Sarkozy, président de la République, premier responsable de la sécurité civile ; Didier Robert, président de la Région, responsable de l’aménagement du territoire et de la biodiversité ; Daniel Gonthier, président du Parc National des Hauts. Ce sont trois dirigeants UMP. Leur responsabilité est engagée dans la catastrophe écologique actuelle.

Pas d’amalgame ! Tout d’abord, il faut saluer le courage de tous les intervenants sur le front de l’incendie qui ravage notre île. En 3 jours, le feu a fait autant de dégâts que l’année dernière en 12 jours. C’est dire les limites de nos moyens ordinaires à contenir la puissance des feux. C’est pourquoi nous ne dénoncerons jamais assez les responsables politiques qui mentent. Honte à eux lorsqu’ils poussent en avant un fonctionnaire, le préfet, pour assumer les risques. Devant les mensonges proférés ces jours-ci, notre journal a été obligé de rapporter dans son édition de samedi tous les éloges fait sur le DASH 8, l’an dernier. Aujourd’hui, encore, nous reproduisons un communiqué de la préfecture de l’an dernier sur le DASH 8. Il faudra bien que les politiques assument !

La France est la quatrième économie mondiale et une grande puissance militaire : son président ne rate pas une occasion de gonfler ses muscles un partout dans le monde, de la Côte d’Ivoire à l’Afghanistan, en passant par la Libye. Qui peut croire que la France ne dispose pas de moyens nécessaires pour faire face à un incendie qui embrase un patrimoine mondial ? Si cela s’était produit dans le Massif central ou une autre partie du continent, est-ce qu’il aurait eu le même souci du détail ?

La Région Réunion est, quant à elle, responsable du Schéma d’Aménagement Régional dont l’objectif est la préservation d’espaces sensibles et la biodiversité. Que fait-elle depuis que l’incendie a commencé ? Quels moyens a-t-elle mis en œuvre pour protéger la faune et la flore exceptionnelle de notre pays ? C’est plus difficile d’être responsable, plus facile de faire l’intéressant dans le télé pour toutes sortes de futilités ! Elle est pathétique la page de publicité acheté par Didier Robert dans la presse !

Le Parc National des Hauts couvre 40% de notre territoire. Daniel Gonthier préside aux destinés de 40% du territoire. C’est le plus grand espace collectif après la Région, disposant des atouts exceptionnels et uniques. Quelle initiative a-t-il pris ? Quelle leçon a-t-il tiré de l’incendie de l’an dernier ? On a du mal à croire que c’est lui qui est allé au Brésil lors de l’inscription de nos « Pics, cirques et remparts » au Patrimoine mondial ! Où est-il en ce moment ?

Il y a un lien commun entre ces 3 individus : ils sont tous dirigeants de l’UMP. Est-ce à dire que c’est une caractéristique de l’UMP de laisser détruire les atouts de La Réunion ? Les touristes estampillés « îles vanilles » viendront-ils visiter les cendres nationales de nos pics, cirques et remparts ou alors devront-ils changer de destination après cette catastrophe écologique ? Et, l’UNESCO ne va-t-il pas nous demander des comptes ?

Quand Sarkozy viendra faire campagne, n’oublions pas de lui demander le coût du déplacement et de lui offrir un peu de cendre nationale… issue de notre Parc national, Patrimoine mondial de l’Humanité.

J.B.



Partager cet article
Repost0
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 09:56

                                                                        MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

  SANA.gif

                                                                      Sana, agence de presse syrienne

Damas : Le président Bachar al-Assad a accordé un entretien à la TV russe sur les derniers développements en Syrie et dans la région, les répercussions de toute éventuelle agression contre la Syrie, les relations avec Moscou, ainsi que la position de Damas vis-à-vis des sanctions occidentales.

Répondant à une question sur la possibilité d'une agression de l'occident contre la Syrie et sur l'appui russe à Damas dans ce cas, le président al-Assad a indiqué : "Nous entendons de telles prétentions de temps en temps, en particulier au moment des crises qui opposèrent  la Syrie à nombre de pays occidentaux au cours des dernières décennies; ils visent à resserrer l'étau sur la Syrie afin de la pousser à changer ses positions politiques".

"La Syrie prend en considération toutes les éventualités, même celles qui ne sont pas citées par les médias. Or, lorsque la patrie est sujette à une menace à caractère militaire ou sécuritaire, peu importe l'équilibre des forces. Il est alors naturel qu'on défende notre pays sans se soucier de l'équilibre des forces", a précisé le président al-Assad.

Il a affirmé que les calculs faits par les autres sur un éventuel scénario d'agression contre la Syrie ne sont pas faciles, parce que la Syrie, a-t-il souligné, est un pays ayant une position très spéciale du point de vue géographique, géopolitique, historique, etc... Elle est le carrefour de la majorité des composantes culturelles, religieuses, confessionnelles et ethniques du Moyen-Orient".

Qualifiant la Syrie "point de rencontre de deux plaques sismiques", le président al-Assad a rappelé que "toute tentative d'ébranler la stabilité des plaques sismiques aboutira à un séisme énorme qui ébranlera toute la région et touchera jusqu'aux pays lointains".

"Si le Moyen-Orient s'ébranle, le monde tout entier s'ébranlera et toute idée d'agression contre la Syrie coûtera au monde plus qu'il ne peut supporter; ce qui explique pourquoi, jusqu'ici, les choses semblent ailler vers la pression médiatique, politique et économique", a dit le président al-Assad.

"Bien sûr, nous comptons sur la Russie, vu la relation historique entre les deux pays et parce que la Russie est une Grande Puissance et membre permanent au Conseil de Sécurité. La Russie a joué dès les premiers jours de la crise un rôle important et nous sommes en contact direct avec le gouvernement russe; nous lui expliquions en détails la situation, étant donné l'effet que peut laisser la situation en Syrie sur la situation au Moyen-Orient", a martelé le président al-Assad.

Il a fait noter que la Russie, consciente des risques d'une intervention étrangère en Syrie, a joué un rôle important sur la scène internationale, tel que le recours tout  dernièrement au veto au Conseil de sécurité. "Nous comptons sur la position russe et sur la poursuite de l'appui de la Russie, non seulement pour défendre la Syrie mais aussi pour défendre la stabilité dans le monde", a souligné le président al-Assad.

Répondant à une question sur la gratitude manifestée par certains envers Moscou et le geste de certains qui avaient brûlé des drapeaux russes, le rpésident al-Assad a dit: "Je pense que tout citoyen syrien qui a le minimum de patriotisme, éprouve de la gratitude envers la Russie pour sa position au Conseil de sécurité, ajoutant: "Nous n'avons aucun différend sur les questions principales, par exemple la souveraineté de la Syrie, le rejet de toute intervention étrangère et la lutte contre les actes terroristes en Syrie", en réponse à une autre sur l'opposition qui pourrait s'asseoir autour de la table de dialogue.

"Pour ce qui est de l'affaire des drapeaux, je ne pense pas qu'on puisse la mettre dans le cadre d'une action politique parce qu'elle ne représente pas l'opposition; elle est un acas isolé et individuel. Les auteurs seraient payés de l'étranger afin de compléter le grand mensonge véhiculé contre la Syrie par les médias étrangers et de montrer la Russie, comme un État se tenant aux côtés d'un État face à son peuple…c'est le jeu médiatique supposé de cet acte", a jugé le président.

Par ailleurs, le président al-Assad a estimé que la décision de la Syrie serait plus exacte lorsqu'il y aurait des élections, de nouveaux partis, des élections de l'administration locale, et celles de l'Assemblée du Peuple.

A une question concernant le début du dialogue national global, la formation par une partie de l'opposition d'un conseil à Istanbul et la possibilité de prendre langue avec, le président a répondu : "En premier lieu, le dialogue nécessite deux parties. Il est impossible de dialoguer avec une seule partie et si on veut dialoguer avec n'importe quelle partie, cette partie doit être en mesure ce dialoguer. En deuxième lieu, pour discuter avec une partie d'une manière politique et officielle, il est indispensable de déterminer les bases nécessaires".

Dans ce contexte, le président al-Assad a posé des questions : "Est-ce que ces forces avec qui on doit dialoguer sont acceptées par le peuple syrien ? Sont-elles fabriquées par un État étranger ? Appellent-t-elles et acceptent-t-elles une intervention étrangère? Soutiennent-t-elles le terrorisme ? Un fois ces principes sont définis, on peut alors déterminer, si oui ou non nous allons dialoguer ensemble". A cet effet, il a affirmé que le peuple syrien est contre toute intervention étrangère et tout ce qui provient de l'étranger.

"En ce qui concerne le conseil d'Istanbul, je peux dire que la réponse exacte vient du peuple syrien. Lorsque le peuple syrien accepte un conseil ou un organisme politique quelconque, l'État doit dialoguer. Nous traitons avec toutes les forces sur la scène syrienne parce que nous croyons que le dialogue avec ces forces est très important. C'est pourquoi, peu importe ce conseil tant que le peuple syrien est indifférent à son égard".

Le principe juste est de prôner le dialogue, car, il fait obtenir des solutions qui aboutissent à la stabilité dans n'importe quel pays.

Répondant à une question sur la possibilité pour la Syrie de résister longtemps aux sanctions économiques imposées par l'Occident et de bénéficier de l'aide de la Russie, le président al-Assad a dit "Cet embargo sur la Syrie est ancien en particulier le blocus économique et technique et technologique, et ce, depuis des décennies. "Moi, personnellement, je ne me souviens pas quand est passé une étape sans qu'il ait une sorte de blocus imposé par l'Occident. Cependant, cet embargo s'intensifie dans les moments de crises, c'est pour cela qu'on a décidé depuis /2005/ de s'orienter vers l'Orient", a-t-il précisé. Pour le président al-Assad, le blocus nuit au 1er lieu au peuple syrien et non pas à l'Etat, "Mais certainement ne peut étouffer la Syrie, car elle est un pays qui vit de sa production locale et exporte à l'étranger et elle dispose d'une production agricole et industrielle diversifiée". "Pour ce qui est des autres articles non produits en Syrie nous avons les pays voisins et nous sommes aussi capables de surmonter cet embargo à un taux considérable; donc, il nous faut s'adapter avec ce nouveau cas. A vrai dire, nous nous sommes déjà adaptés dans le passé avec des cas pareils pour pouvoir surmonter les aléas de cet état de siège", a-t-il ajouté. Et le président d'ajouter : "Nous avions constamment des rapports avec l'Occident durant les dernières décennies et peut-être depuis l'indépendance, bien que cet Occident occupait dans le passé notre région en particulier la France et la Grande-Bretagne, mais en réalité nous sommes une partie de cet Orient. Nous sommes de l'Orient et vous aussi vous l'êtes, comme l'Inde et la Chine qui sont de l'Orient et il se trouve qu'il ait beaucoup de pays dans le monde liés à la Syrie via de bons rapports que ce soit dans l'Orient ou en Amérique Latine". "En Asie il y a des puissances émergentes comme l'Inde, la Chine. Actuellement la Russie, joue rôle important au niveau mondial politiquement comme économiquement et dans les domaines techniques elle est un pays avancé, donc, les portes devant nous ne sont closes, car l'Occident n'est pas la seule alternative devant nous puisqu'il nous assiège. Heureusement qu'on a de bons rapports avec la majorité des pays du monde et il faut les exploiter dans ce sens", a-t-il dit. "Donc, les relations entre la Syrie et la Russie se sont considérablement développées et d'une façon accélérée après /2005/, quand nous avons décidé de nous orienter vers l'Orient, mais, je crois que cette crise va renforcer davantage cette relation bilatérale surtout dans le domaine économique, c'est ainsi que nous misons sur la relation avec la Russie et l'aide russe dans les domaines politiques et encore sur la coopération économique entre la Syrie et la Russie", a-t-il assuré. Répondant à une question sur la répétition du scénario libyen par les ennemis de la Syrie, le président a signifié que la Syrie "n'est pas du tout la Libye et ne ressemble à aucun autre Etat, ni du point de vue géographique, démographique, politique ou historique. N'importe scénario de cette trempe serait certainement coûteux pour les autres Etats et il ne peut être applicable sur le terrain en Syrie". Evoquant la partie médiatique de cette crise, le président al-Assad a expliqué qu'au début des événements, il était difficile de convaincre les gens, même une partie des Syriens, de l'existence d'un complot tramé de l'extérieur contre la Syrie, il n'était pas possible de démontrer qu'il y avait des opérations militaires contre l'Etat, "puisque nous étions concentrés sur le front intérieur, cependant la question qui se pose, comment des centaines de martyrs dans les rangs de l'armée, de la police, et des services d'ordre ont été tuées? Est-ce que ont été tuées via des manifestations pacifiques, via les cris durant ces manifs, ou tout simplement ont été tuées à l'aide des armes, donc il s'agit de personnes armées. Mais, maintenant nous invitons des délégations médiatiques qui viennent sur le tas, pour voir de visu les faits réels.

 

La presse en Occident, en général, est partiale, non seulement pendant les crises, mais souvent, même dans les moments ordinaires. C'est une presse intentionnelle, disposant à l'avance des préjugés erronés sur les questions et généralement elle n'ira pas au fond des choses et parfois, elle exprime des agendas politiques dans la région sauf quelques exceptions", a-t-il mentionné. "Nous essayons maintenant d'inviter les médias occidentaux pour qu'ils constatent les faits sur le terrain, mais nous traitons avant tout avec les médias des pays amis, étant donné que ces médias jouent un rôle d'explication tout d'abord pour leurs opinions publiques locales afin d'aider leurs décideurs pour soutenir la position syrienne en démasquant le complot tramé contre la Syrie", a-t-il fait noter. Répondant à une question sur des parties qui aident les ennemis de la Syrie en se référant aux grandes quantités d'armes aux mains de ces ennemis, le président a souligné : "Au début des événements nous n'avions pas d'idée claire sur ces événements mais maintenant après sept mois de crise nous avons au moins une certaine conception, mais tout à fait complète. Et grâce aux interrogatoires et aux aveux des terroristes il devient plus clair et sans aucun doute qu'il ait de la contrebande d'armes à travers les frontières avec les pays voisins et le versement des fonds aussi en provenance des personnes de l'étranger". "Maintenant, nous disposons des données sur des personnes commanditaires qui supervisent ces opérations de l'étranger dans plusieurs états. Actuellement nous n'avons pas de renseignements sur le degré de relation entre ces personnes et les Etats, mais il est clair d'après la nature, le volume et les quantités des armes, que le financement n'est pas celui de personnes mais nous pouvons dire qu'il provient de ces Etats qui sont forcément derrière ces événements et dès que nous aurons d'amples informations sur cette affaire nous nous hésiteront jamais à démasquer les faits", a-t-il averti. Répondant à la fin à une question sur l'existence d'armes et de munitions de fabrication israélienne comme des bombes et des grenades, le président al-Assad était affirmatif en clarifiant qu'il existe "des armes de fabrications israélienne nous parviennent des frontières des pays voisins, ils font malheureusement des victimes dans les rangs de la police, de la sécurité et de l'armée, mais, je ne peux accuser ces pays d'implication dans ce trafic d'armes, car l'étendue des frontières rend le contrôle impossible, comme à l'instar du reste du monde, mais la qualité des armes favorise l'hypothèse que des Etats qui fournissent ce genre d'armes puisque nous avons trouvé même des roquettes anti-chars, donc, se ne sont pas des personnes qui équipent mais des Etats. Les personnes en réalité ne sont que des intermédiaires ou de joint-venture", a-t-il expliqué. A. A. & T. Slimani

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 09:38

 

                                                                     MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

Mouammar Kadhafi et le projet libyen de redistribution de la richesse

 

par Mahdi Darius Nazemroaya

Le 29 octobre 2011

Bulletin électronique Mondialisation.ca

 

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27363

 

www.Mondialisation.ca

L’idée que l’on se fait du colonel Mouammar Kadhafi n’est pas la même partout dans le monde. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, sous son règne la Libye est passée d’un des pays les plus pauvres de la surface de la terre au pays ayant le niveau de vie le plus élevé en Afrique. Selon le professeur Henri Habibi :

Lorsque les Nations Unies ont octroyé son indépendance à la Libye le 24 décembre 1951, on la décrivait comme l’un des pays les plus pauvres et arriérés du monde. La population de l’époque ne dépassait pas les 1,5 millions, elle était illettrée à plus de 90% et n’avait ni d’expérience politique ni d’expertise. Il n’y avait pas d’université et seulement un nombre limité d’écoles secondaires, établies sept ans avant l’indépendance [1].

Kadhafi avait plusieurs plans d’envergure. Il voulait créer une Organisation du Traité de l’Atlantique Sud pour protéger l’Afrique et l’Amérique latine. Il préconisait l’utilisation d’un étalon-or pour le dinar comme devise des pays musulmans. Bon nombre de ses plans étaient de nature panafricaine, dont les États-Unis d’Afrique.

Les projets panafricains de Kadhafi

Le colonel Kadhafi a mis en oeuvre la grande rivière artificielle, un projet d’envergure visant à transformer le désert du Sahara et à renverser la désertification de l’Afrique. Grâce à ses plans d’irrigation, la grande rivière artificielle avait également pour but de soutenir l’agriculture ailleurs sur le continent. Ce projet est devenu une cible militaire pour l’OTAN. Sans justification, la campagne de bombardements de l’OTAN visait à détruire la grande rivière artificielle.

Kadhafi envisageait aussi la création d’institutions financières panafricaines indépendantes, où la Libyan Investment Authority (Autorité libyenne d’investissements) et la Banque étrangère de Libye joueraient des rôles importants. Par le biais de ces deux institutions, Kadhafi a contribué à mettre sur pied le premier réseau de satellites africain, la Regional African Satellite Communication Organization (Organisation régionale africaine de communications par satellite, RASCOM), afin de réduire la dépendance des Africains aux puissances étrangères [2].

Son chef-d’oeuvre aurait été la création des États Unis d’Afrique. L’entité supranationale aurait été constituée à l’aide de la Banque africaine d’investissements, le Fonds monétaire africain et finalement, la Banque centrale africaine. L’Union européenne (UE), les États-Unis, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale étaient hostiles à toutes ces institutions.

Le projet de redistribution de la richesse de Kadhafi

Kadhafi avait un projet de redistribution de la richesse en Libye. Des sources du Congrès étasunien l’ont même admis dans un rapport daté du 18 février 2011 :

En mars 2008, le colonel Kadhafi a annoncé son intention de dissoudre la plupart des corps administratifs gouvernementaux et d’instituer un programme de redistribution de la richesse, où les recettes pétrolières de l’État seraient mensuellement distribuées aux citoyens, qui les administreraient personnellement, en coopération avec des comités locaux. Citant la critique populaire des performances gouvernementales dans un long discours touchant à divers sujets, il a répété que l’État traditionnel serait bientôt « mort » en Libye et que la gouvernance directe s’accomplirait par la redistribution des revenus du pétrole. [L’armée], les affaires étrangères, la sécurité et les arrangements concernant la production de pétrole demeureraient, dit-on, des responsabilités gouvernementales, alors que d’autres organes gouvernementaux seraient supprimés peu à peu. Au début de 2009, les Congrès populaires de base envisageaient des changements dans les propositions et le Congrès général du peuple a voté pour la remise de l’implantation à une date ultérieure [3].

Kadhafi souhaitait que tout le peuple libyen ait un accès direct à la richesse nationale. Il était également au courant de la corruption enracinée dans les rangs du gouvernement libyen. C’est l’une des raisons pour lesquelles il désirait appliquer progressivement un modèle d’anarchie politique en Libye. Il a parlé de ces projets pendant quelques années.

Par ailleurs, le projet de redistribution de la richesse et l’instauration d’un système politique anarchiste étaient vus comme des menaces très sérieuses par les États-Unis, l’UE et un groupe de représentants libyens. Si elles réussissaient, les réformes auraient créé des troubles politiques parmi de nombreuses populations à travers le monde. Au niveau national, bien des officiels libyens tentaient de ralentir le projet, entre autres, en faisant appel à des puissances étrangères.

Pourquoi Mahmoud Jibril s’est joint au Conseil national de transition

Mahmoud Jibril faisait partie des officiels libyens ayant horreur de ce projet et fortement opposés à celui-ci. C’est Seïf al-Islam Kadhafi qui a nommé M. Jibril. En raison de la forte influence des États-Unis et de l’UE, Seïf al-Islam a choisi Jibril pour transformer l’économie libyenne et imposer une vague de réformes économiques néolibérales qui ouvriraient le marché libyen.

Jibril est devenu chef de deux organes gouvernementaux de la Jamahiriya arabe libyenne : le Conseil national de planification et l’Office national de développement économique de la Libye. Alors que ce dernier est un ministère régulier, le Conseil national de planification se situe au-delà du Bureau du secrétaire général du Comité populaire dans la hiérarchie gouvernementale. En réalité, cela plaçait Jibril dans un poste supérieur à celui qui constitue l’équivalent d’un premier ministre. Jibril est en fait devenu l’une des forces ayant ouvert les portes à la privatisation et à la pauvreté en Libye.

Environ six mois avant l’éclatement du conflit en Libye, Mahmoud Jibiril a rencontré Bernard-Henri Lévy en Australie afin de discuter de la formation du Conseil de transition et de la déposition du colonel Kadhafi [4]. Dans des documents et des procès-verbaux de l’Office national de développement économique de la Jamahiriya arabe libyenne, Jibril a qualifié de « fou » le projet de redistribution de la richesse de Kadhafi [5]. Jibril croyait fermement que le peuple libyen n’était pas digne de se gouverner lui-même et qu’une élite devrait toujours contrôler le destin et la richesse de toute nation. Il souhaitait diminuer la taille du gouvernement libyen et licencier un grand nombre de travailleurs du secteur public, mais, en revanche, il désirait augmenter les réglementations gouvernementales en Libye. Jibril citait aussi toujours Singapour comme l’exemple parfait d’un État néolibéral. Alors qu’il était à Singapour, un pays qu’il visitait régulièrement, il est probable qu’il ait rencontré Bernard-Henri Lévy.

Lorsque les problèmes ont commencé à Benghazi, Mahmoud Jibiril s’est immédiatement rendu au Caire en Égypte. Il a avisé ses collègues qu’il serait de retour bientôt à Tripoli, mais il n’avait aucune intention d’y retourner. En réalité, il est allé au Caire pour rencontrer les leaders du Conseil national syrien et Lévy. Tous l’attendaient au Caire afin de coordonner les événements en Libye et en Syrie. C’est l’une des raisons pour lesquelles le Conseil national de transition (CNT) a reconnu le Conseil national syrien comme gouvernement légitime de la Syrie.

N’ayez pas pitié des morts, ayez pitié des vivants!

Mouammar Kadhafi est mort maintenant. Il a été tué dans sa ville natale, Syrte. Il a tenu bon jusqu’à la fin comme il l’avait promis.

Le CNT, qui avait juré de le poursuivre en justice, l’a fait assassiner.

Kadhafi a même rappelé aux hommes qui l’ont battu, sodomisé, se sont moqués de lui et l’ont finalement assassiné, qu’ils ne respectaient pas les lois de l’Islam concernant le traitement respectueux des prisonniers. L’OTAN a pour sa part joué un rôle central et supervisé l’événement du début à la fin.

Le meurtre de Kadhafi a été systématique, puisque son fils et plusieurs autres leaders libyens ont ensuite aussi été tués.

Le décès de Kadhafi marque une étape historique pour la Libye : la fin d’une époque et le commencement d’un nouveau chapitre.

La Libye ne deviendra pas un nouveau paradis comme le dit le CNT. Dans bien des cas, les vivants envieront les morts, à cause d’hommes comme Mahmoud Jibril, Ali Tarhouni, et Sliman Bouchuiguir.

Mahmoud Jibril est un simple opportuniste. L’homme ne voyait aucun problème à agir comme représentant du gouvernement sous feu Kadhafi. Il ne s’est jamais plaint à propos des droits humains ou du manque de démocratie. Il était encore premier ministre du CNT quelques jours après le meurtre sauvage du colonel Kadhafi. L’opposition de Jibril au projet de redistribution de richesse du colonel et son attitude élitiste sont parmi les raisons pour lesquelles il a conspiré contre Kadhafi et contribué à la formation du CNT.

Cet officiel de l’ancien régime, qui a toujours appuyé ouvertement les dictateurs arabes dans le golfe Persique, est-il vraiment un représentant et un héros du peuple? Qu’en est-il de ses collègues du CNT qui ont négocié des contrats pétroliers avec les États membres de l’OTAN, avant même de détenir de soi-disant postes gouvernementaux au sein du CNT?

Mahdi Darius Nazemroaya


Article original :
Who Was Muammar Qaddafi? Libya's Wealth Redistribution Project, paru le 27 octobre 2011

Traduction : Julie Lévesque pour
Mondialisation.ca



Notes

[1] Henri Pierre Habib, Politics and Government of Revolutionary Libya (Montmagny, Québec: Le Cercle de Livre de France Ltée, 1975), p.1.

[2] Regional African Satellite Communication Organization, “Launch of the Pan African Satellite,” July 26, 2010:
http://www.rascom.org/info_detail2.php?langue_id=2&info_id=120&id_sr=0&id_r=32&id_gr=3

[3] Christopher M. Blanchard and James Zanotti, “Libya Christopher M. Blanchard and James Zanotti, “Libya: Background and U.S. Relations,” Congressional Research Service, February 18, 2011, p.22.

[4] Private discussions with Mahmoud Jiribil’s co-workers inside and outside of Libya.

[5] Internal private documents from the National Economic Development Board of the Libyan Arab Jamahiriya.


Mahdi Darius Nazemroaya est sociologue et chercheur associé au Centre de recherche sur la mondialisation (CRM) situé à Montréal. Il est spécialiste du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Il était sur le terrain en Libye durant deux mois et envoyé spécial de Flashpoints, une émission de journalisme d’enquête produite à Berkeley en Californie et diffusée sur de nombreuses chaînes aux États-Unis. Mahdi Nazemroaya a publié ses articles sur la Libye en lien avec des discussions en ondes (maintenant archivées) avec Cynthia McKinney à Freedom Now, une émission diffusée les samedis de Los Angeles en Californie à la station KPFK.

 

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 07:21
                                                                 MARE NOSTRUM-copie-1
Libye : Veuillez vous déchausser avant de prendre vos barils de pétrole

 

 

source : Reflets de Chine, 24 Octobre 2011

Changement de Société remercie Maurice Lecomte, qui a repéré cet article.

Difficile de ne pas féliciter les visionnaires, intellectuels et  grands démocrates humanistes qui viennent de faire dépenser 300 millions (chiffre officiel) au contribuable français . Remplacer en effet un dictateur par un gouvernement instaurant la sharia dès ses premières heures laisse présager d’un futur glorieux pour ce pays. Il est vrai que notre penseur national du Bazar de l’Hôtel de Lille (BHL) pourra toujours y amener un adepte des galipettes françaises et américaines puisque la polygamie est également inscrite au programme du très glorieux CNT.

Peu importe le régime pourvu que l’on ait le pétrole et les chantiers, ce qui est de moins en moins sûr au fur et à mesure que se dessinent les contours du futur système libyen. Cette histoire m’en rappelle une autre sur bien des points avec un Khomeiny hébergé et financé, ce qui a donné le résultat que l’on sait. A moins que nos industriels ne se convertissent à l’islamisme dur, ce dont ils sont capables quand on prend conscience du reste, il faudra en effet montrer patte blanche pour entrer dans le sérail ou le harem libyen.

Un des rares avantages de cette salade digne d’une mauvaise série télévisée, c’est qu’au lieu de faire la guerre à l’Iran comme c’était initialement prévu, l’OTAN pourra avant peu revenir en Libye et cette fois en connaissant le terrain. L’accueil de la population risque toutefois d’être moins aimable, surtout pour les millions de femmes qui vont devoir se grillager ou du moins se voiler, tout cela en partageant leur mari avec plusieurs autres concubines.

Alors qu’en France le port du voile a été interdit, la France délocalise ces traditions publiquement critiquées, mais il est vrai uniquement pour se donner l’impression d’être démocrate. La vérité est ailleurs et se trouve du côté du profit de quelques amis proches, ce qui n’est pas en soi une surprise. Comme je le dis souvent, l’avantage de vivre en Chine est de savoir à quoi s’attendre, certaines démocraties ressemblant de plus en plus à des pochettes surprises. C’est cette fois le peuple libyen qui a gagné le gros lot et qui devra le retirer auprès de notre Bernard national, Bernard rimant comme vous le savez avec C…ard.

La  Libye est sans doute libérée, mais de quoi exactement ? D’un autre côté il est toutefois vrai que les français ont à une époque chassé un roi en faisant eux-aussi la révolution pour ensuite mettre à la place un empereur,  là encore sous l’impulsion des grands intellectuels du moment. C’est sans doute les lectures de ces génies que notre BHL a puisé ses sources, une idée novatrice n’étant pas le quotidien de ces penseurs au rabais.

Il y a peu un franco-chinois (non pas lui, un autre) me bassinait lui aussi avec ses intellectuels à quatre sous immigrés aux états unis et ayant également de grandes idées pour le pays qu’ils ont jugé pas assez reluisant pour eux. La Libye est un exemple qui tombe à pic et que donc je dédie à Olivier (non pas celui de MEC, on parle sérieux là).

                                                                          D.B.

© 2011, Reflets de Chine – Une autre vision. Tous droits réservés. Lors d’une copie totale ou partielle, veuillez indiquer en clair le lien vers l’article orignal. Merci !

Partager cet article
Repost0