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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 16:57

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EDUCATION ET RECHERCHE

Pour une école obligatoire à 3 ans

Par Brigitte Gonthier-Maurin / 27 octobre 2011

Brigitte Gonthier-Maurin, rapporteure de la proposition de loi de la sénatrice socialiste Françoise Cartron, se félicite qu’un Sénat, de gauche, prenne en compte l’importance d’une scolarisation à partir de 3 ans.

La commission de la culture, de l’éducation et de la communication a donc fait inscrire à l’ordre du jour des travaux du Sénat une proposition de loi visant à instaurer la scolarité obligatoire à trois ans. Ainsi le Sénat affirme que l’école maternelle se trouve à la base du système éducatif et conditionne la réussite scolaire de nos enfants.

L’instauration de l’obligation de scolarisation à partir de trois ans répond à un véritable enjeu éducatif et de citoyenneté. En construisant le plaisir d’apprendre, l’école maternelle nous fait avancer dans l’égal accès à la connaissance.

Elle est essentielle dans la facilitation des apprentissages, et donc dans la réduction des inégalités et la lutte contre l’échec scolaire.

De surcroit, le fait de rendre obligatoire la scolarisation dès trois ans est un verrou contre le grignotage incessant des moyens humains et matériels dévolus à l’école maternelle. D’ailleurs, il faudra être vigilant sur la professionnalisation des futurs enseignants et les moyens mis à leurs dispositions.

Au-delà de cette avancée essentielle pour l’éducation, reste toujours posée la question de la préscolarisation des enfants dès 2 ans telle qu’avancée par la proposition de loi de Brigitte Gonthier-Maurin visant à garantir un droit à la scolarisation des enfants dans les écoles maternelles dès l’âge de deux ans, ainsi que par celle du RDSE.

Ce débat devrait être au cœur de la séance publique du 3 novembre.


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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 16:46

 

 

 

 

Lundi 31 octobre à 22h45 sue Canal Plus : Les enfants sacrifiés de Fallujah

                     par Raymond Combaz

 USA : CRIMES de GUERRE en IRAK !!!

Après l’agent orange au Vietnam, le phosphore blanc en Irak !

                                                             

 

C’est un des plus grands scandales du XXI e siècle, un crime de guerre, rien de moins. FEURAT Alani est allé enquêter à Fallujah, la ville de ses parents, dans le centre de l’Irak, en plein cœur du « triangle sunnite », zone martyre de la guerre en Irak. Il avait été alerté que la maternité de la ville faisait face, depuis plusieurs années, à une recrudescence  de malformations congénitales. L’état des lieux fait froid dans le dos. A Fallujah , un enfant dur cinq naît déformé et la plupart ne survivent que quelques heures . «  Bébés sans crâne, sans organe ou avec des jambes complètement tordues »,les médecins de la ville vont même jusqu'à conseiller aux femmes d’éviter les grossesses. Tous ces enfants condamnés sont nés après 2004, après la bataille de Fallujah. Un ancien militaire irakien témoigne : « Après les bombardements, le ciel est devenu jaune, pendant plusieurs jours. Même les explosions n’étaient pas normales. » L’enquête de FEURAT  Alani révèle que les Américains et leurs alliés ont utilisé, durant cette bataille du mois de novembre 2004, une des plus meurtrières de la guerre en Irak, du phosphore blanc. Arme incendiaire, interdite dans les zones civiles par la convention de Genève, le phosphore blanc serait à l’origine des malformations congénitales des enfants de Fallujah .Mais pire encore, des traces d’uranium ont été repérées dans la ville, décuplant les cas de cancers précoces. Le gouvernement britannique a reconnu il y a peu , l’utilisation d’uranium appauvri  dans les armes et les blindages utilisés en Irak .L’administration Bush, qui claironnait à qui voulait bien l’entendre qu’elle avait mené une « guerre propre », a bel et bien utilisé contre les populations civiles de Fallujah des armes chimiques et nucléaires . Elle est coupable de crime de guerre !

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 16:36

 

                                                                            MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

yugoslavia-old-3605b.gif Interview avec Marijan Kubik, dirigeant de la JC et du PC Yougoslave, sur l'état de la société et du mouvement communiste en Serbie et en ex-Yougoslavie

 



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Interview avec le membre du Nouveau parti communiste de Yougoslavie et du secrétariat aux affaires internationales de la Ligue de la jeunesse communiste Yougoslave (SKOJ), le camarade Marijan Kubik sur la SKOJ et la situation en Serbie réalisée en 2010 par le site Solidnet



Dites-nous quelques mots sur l'histoire de votre organisation. De quel parti tire-t-elle son orientation politique?

 

La ligue de la jeunesse communiste Yougoslave (SKOJ) a été reformée le 25 janvier 1992 à Belgrade en tant que continuatrice des traditions révolutionnaires de la SKOJ originelle qui est née en 1919 et a été dissoute en 1948. La SKOJ a été ranimée sous la forme d'une organisation de jeunesse du Nouveau parti communiste de Yougoslavie (NKPJ), le seul parti Marxiste-Léniniste présent sur le territoire de l'ancienne République fédérale socialiste de Yougoslavie, mais elle est aussi active en tant qu'organisation politique indépendante, elle est donc enregistrée comme telle auprès des autorités compétentes. Les membres du SKOJ rassemblent un tiers des membres de l'ensemble du NKPJ. La SKOJ est la seule organisation de jeunesse de cette région qui est enregistrée en tant que membre de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique.



Quels changements a subi votre organisation avec la désintégration de la Yougoslavie? Etes-vous actifs seulement en Serbie?



La République fédérale socialiste de Yougoslavie (RFSY) ne s'est pas désintégrée, comme certaines personnes l'affirment et essaient de le prouver. Elle a été violemment renversée et démantelée. L'effondrement de la RFSY a été orchestré par l'impérialisme Occidental. La façon la plus facile de remettre en cause le socialisme dans notre pays était d'attiser les conflits ethniques, ce qui a mené à une guerre sanglante, fratricide. Dans leur opération anti-Yougoslave, les capitalistes Occidentaux ont usé à profusion des services des gouvernements séparatistes et nationalistes. La SKOJ lance comme mot d'ordre le retour de l'union de toutes les nations Yougoslaves et minorités nationales sur le territoire de l'ancienne Yougoslavie, union basée sur des principes de volontarisme, d'égalité et d'échange mutuellement avantageux. En accord avec ces engagements, la SKOJ a des membres dans toutes les Républiques de l'ancienne Yougoslavie.



Comment décririez-vous vos relations avec les communistes et les membres du Komsomol en Croatie et dans d'autres républiques Yougoslaves?



Nos relations avec les jeunesses communistes et les organisations syndicales sur le territoire de l'ancienne Yougoslavie avec qui nous partageons les mêmes idéaux et objectifs sont marqués par le respect et la solidarité. Ces actions et objectifs communs ont été confirmés durant la rencontre régionale annuelle organisée à Belgrade le 30 juillet.



Cela fait plus de 10 ans désormais que l'OTAN a lancé son agression contre la Yougoslavie. Les Serbes se rappellent-ils cette agression? Qu'en pensent-ils?



Entre le 24 mars et le 11 juin 1999, la République fédérale de Yougoslavie et ses 12 millions d'habitants ont été confrontés à l'attaque impitoyable de la force militaire la puissante au monde. Il faut avoir à l'esprit que le réservoir humain des pays agresseurs était de 764 millions d'habitants, le ratio était de 70 contre 1. Le ratio territorial était de 234 contre 1 celui de la puissance économique de 676 contre 1. Une comparaison des forces militaires en présence peut être difficile à établir, à cause de la complète disproportion qualitative et quantitative. Lors de l'agression de l'OTAN contre la République fédérale de Yougoslavie, près de 27 000 sorties aériennes ont été effectuées. Plus de 8 200 d'entre elles ont impliqué l'usage de leur armement de combat. Près de 2 300 frappes ont été menées contre 995 sites (« cibles ») dans la République fédérale de Yougoslavie. Un nombre important d'équipements d'infrastructures a été détruit, plus de 50 ponts démolis. Le siège de Radio-Télévision de Serbie (RTS) en plein cœur de Belgrade a été bombardé, causant la mort de 17 employés de RTS. Le bâtiment de la Radio-Télévision de Novi-Sad a également été détruit, ainsi que plusieurs autres installations électroniques au moment où la tour d'affaires « Usce » était visée à Belgrade. 37 tours relais radio et Télévision et équipements d'émission ont été bombardés. Des installations de télécommunications et téléphoniques dans tout le pays ont également été attaqués. La liste comprend la tour télévisée du Mt.Avala, les tours relais des Mt.Kopoanik, Jastrebac et Cer, la station satellite « Prilike » près d'Ivanjica, et les bureaux de poste de Uzice et Pristina. Les avions agresseurs ont bombardé 53 installations médicales, et les frappes directes ou les conséquences indirectes d'un bombardement ont endommagé ou détruit plus de 300 installations pré-scolaires, scolaires et de tourisme. L'Hôpital « Dr.Dragisa Misovic », le Centre de santé de Surdulica, le centre clinique de Nis, l'école élémentaire « Marija Bursac » à Belgrade, les écoles élémentaires à Resnik, Batajnica et Rakovica, l'Hôtel « Jugoslavija » à Belgrade et l'Hôtel « Baciste » sur le Mt.Kopaonik sont seulement quelques exemples de ce que les structures militaires ont appelé pharisaiquement des objectifs militaires légitimes ou des dommages collatéraux. L'histoire de la guerre sera aussi marquée par le bombardement de l'ambassade de la République populaire de Chine à Belgrade, où 3 citoyens Chinois ont été tués. Les dégâts totaux causés à l'économie et aux infrastructures du pays sont estimés à 100 milliards de dollars. Dans l'agression contre la République fédérale de Yougoslavie, l'OTAN a violé des dizaines de conventions internationales, parmi lesquelles la convention sur les dommages causés par la pollution pétrolière, l'empoisonnement au benzol, la prévention des risques de cancer, la pollution aérienne trans-frontalière sur grandes distances, la protection de la couche d'ozone, la préservation de la flore et de la gaune... Sur les 1 200 civils, 30% étaient des enfants, et sur les 5 000 blessés, plus de 40% étaient des mineurs. L'agression de l'OTAN contre la République fédérale de Yougoslavie était une attaque impérialiste. L'objectif des impérialistes occidentaux était très clair; ils voulaient emmener des troupes d'occupation sur les territoires du Kosovo et du Metohija. La moindre des choses que nous puissions faire est de ne pas se joindre, dix ans plus tard, à l'union de ceux dont les tactiques de guerre ont poussé la Serbie à la capitulation en lui causant le maximum de dommages collatéraux possibles.



Quelle est la position le gouvernement Serbe actuel par rapport à ces événements?



En 2006, la Serbie a été admise dans le programme Partenariat pour la paix, Dans son discours à la session de l'Union Nord-Atlantique, le Président serbe Boris Tadic a déclaré que l'admission de la Serbie au Partenariat pour la paix est seulement le premier pas qui culminera sur l'intégration entière de la région à l'OTAN. Il a marqué l'admission au Partenariat pour la paix comme étant le commencement d'un nouveau chapitre dans l'histoire des libertés démocratiques dans l'Europe du Sud-Est. La SKOJ s'oppose à cette politique. Ni le Partenariat pour la paix ni l'OTAN ne conviennent pour la Serbie.



Est-il possible de parler d'une européanisation de la Serbie? Quel impact a la culture de masse sur la société Serbe contemporaine?

 

La prise de position pour l'Union Européenne est présente à tous les niveaux en Serbie. L'adhésion à l'Union européenne est présentée comme la solution finale à tous les problèmes en Serbie, et chaque problème est interprété comme une conséquence du fait que la Serbie n'est pas dans l'UE. Quiconque est contre l'UE est étiqueté comme arriéré par le régime Serbe bourgeois et pro-impérialiste.



La Serbie envisage-t-elle de rejoindre l'Union européenne? Quel est l'attitude de son gouvernement à cet égard? Que pense le peuple serbe d'une telle idée?



En décembre 2009, le gouvernement Serbe a soumis sa demande officielle d'adhésion à l'UE. Les avis des citoyens Serbes sont extrêmement partagés sur la question à cause des pressions fortes exercées par l'UE et de l'énorme propagande dont le but est d’accélérer l'adhésion de la Serbie à cette organisation impérialiste. La SKOJ s'oppose ouvertement à l'adhésion de la Serbie à l'UE. Rappelons simplement le rôle de l'UE pendant la guerre civile fratricide et sanglante sur le territoire de la Yougoslavie dont l'inspirateur direct a été l'UE elle-même soutenue par les États-Unis et l'OTAN impérialistes. L'objectif de l'UE n'est pas l'unification des nations, mais la libéralisation absolue au sein de la sphère économique, ce qui assurera des profits supplémentaires à l'oligarchie financière qui, en collaboration avec les États-Unis et l'OTAN, met en œuvre les politiques impérialistes dans le monde entier. Il ne fait aucun doute que l'expansion de l'UE vers l'Est va seulement permettre à la bourgeoisie occidentale d'étendre ses marchés à des fins d'exploitation ainsi qu'à apporter une protection maximale au capital investi en harmonie avec les lois dictées par l'UE elle-même, grâce à quoi elle obtiendra des profits énormes et emploiera une force de travail abondante, bon marché et sans droits. L'ensemble des « réformes » capitalistes en Serbie, mises en œuvre dans le chemin qui mène à l'adhésion, et les « réformes » similaires mises en œuvre dans les anciens pays socialistes Européens nous a fait régresser à l'époque où se réalisait avec des méthodes de bandits l'accumulation primitive de capital. Elles ont transformé l'économie du pays en ateliers périphériques de multi-nationales qui brassent, dans une atmosphère d'asymétrie de pouvoir et de conditions discriminatoires, des milliards d'Euros de profits qui sont rapatriés à l'Ouest impérialiste. Aujourd'hui, plus que jamais auparavant, la Serbie est entre les mains du capital étranger. La majeure partie du PIB repose sur le secteur privé qui est absolument dominé par le capital Occidental. La SKOJ n'appelle pas à la fermeture des frontières, à l'isolement et à l'affrontement mais à la coopération mutuellement avantageuse reposant sur les principes d'égalité et de respect mutuel.



La perspective que les Communistes offrent n'est pas l'Europe unifiée sur des bases capitalistes, mais une Europe démocrate, éprise de liberté, SOCIALISTE.



Quelle est votre positions en ce qui concerne le problème du Kosovo? Quelles sont les perspectives de trouver une solution au problème?



Une des causes les plus complexes du drame que vit le Kosovo actuellement découle de la transformation des relations internationales causée par la domination des États-Unis après l'effondrement de l'Union soviétique. Ces nations qui vivent au Kosovo doivent décider en toute indépendance sur les toutes les questions liées à son développement économique, culturel, politique et social. Après l'agression lancée contre la République fédérale de Yougoslavie, les troupes de l'OTAN sont allés jusqu'au Kosovo et construit la plus grande base militaire d'Europe – Bondsteel. Durant les bombardements de l'OTAN, les avions Américains ont déchargé sur le territoire du Kosovo 10 millions de kilos d'uranium appauvri. Selon le journal « Ekspres » de Pristina, Kosovo a pris la première place dans la région pour le nombre de morts causés par le cancer, puisque près de 5 000 personnes meurent chaque année à cause de l'augmentation de la radio-activité, des chiffres qui ont triplé par rapport à ceux de l'avant-guerre. Ce qui illustre la gravité du problème lié à l'uranium appauvri, c'est le fait que sur 225 soldats Italiens qui ont participé à la mission de la KFOR, 45 d'entre eux sont morts de maladies malignes, tandis que 25 d'entre eux avaient des enfants nés avec des malformations génétiques. Près de 73% de la population en âge de travailler est au chômage, et plus de la moitié des chômeurs a moins de 35 ans. Le Kosovo et Metohija produit près de trois fois moins d'électricité qu'avant 1999. Les usines ne marchent pratiquement pas du tout, ou utilisent seulement 10% de leurs capacités. Les problèmes les plus importants du Kosovo sont le crime organisé et la corruption ainsi que l'état inquiétant des droits de l'Homme. Les industries-clés sont entre les mains de l'occupant qu'est l'OTAN qui en dispose à son gré et récolte les profits qui ont été créés dans le meilleur intérêt des peuples du Kosovo et de Metohija pendant les cinq dernières décennies. L'occupation actuelle ne correspond pas aux intérêts réels et de long-terme des peuples du Kosovo et de Metohija, elle est seulement dans les intérêts des objectifs impérialistes et expansionnistes de l'OTAN. Les objectifs des divers comités de « paix » internationaux est d'intensifier encore plus l'état des choses actuel sur la base du principe « diviser pour mieux régner ». La paix, l'unité et le progrès pour toutes les nations des Balkans ne sont possibles que si l'impérialisme abandonne le devant de la scène historique et politique. La paix, l'unité et le progrès pour toutes les nations des Balkans ne seront possibles seulement quand la domination impérialiste guidée par le principe « Diviser pour mieux régner » cédera devant l'unité des travailleurs des Balkans, leur résistance visant à l'effondrement de l'ordre impérialiste et néo-colonial. Le SKOJ est d'avis que le Kosovo et Metohija sont partie intégrante de la Serbie qui est occupée par l'impérialisme Occidental. Donc, le SKOJ demande à ce que les troupes d'occupation de l'OTAN quittent le Kosovo et Metohija.



Est-ce que votre organisation est une force agissante au Kosovo?



Le SKOJ et le NKPJ ont leurs propres adhérents au Kosovo. Il y a des Albanais parmi eux également. Nombre d'entre eux ont été victimes de la répression à cause de leurs orientations pro-Yougoslaves au cours des deux dernières décennies.



Quel est le rôle de l’Église aujourd'hui, est-elle progressiste ou réactionnaire?



En ce moment, l’Église orthodoxe serbe se distingue avant tout comme une force politique dominante en collaboration permanente avec les structures de pouvoir. Cela s'insère dans ce que l'histoire ecclésiastique identifie comme « l'union du trône et de l'autel ». L’Église est présente aujourd'hui dans tous les pores de la vie publique. Les hauts dignitaires de l’Église orthodoxe serbe ont soutenu en 2000 l'opposition dans leur lutte contre Milosevic, elle a eu un impact décisif dans l'introduction de l'enseignement religieux à l'école, et elle a ses représentants dans l'Agence républicaine de radio-diffusion serbe. L’Église orthodoxe serbe s'insère dans le cercle des Églises en sociétés conservatrices, elle s'est traditionnellement fondu dans le pouvoir d’État et a traversé les siècles en priant pour l'Empereur, et en obéissant à l'Empereur. Ainsi, l’Église orthodoxe serbe n'a pas la moindre réponse, en tant qu'Eglise officielle, à apporter aux problèmes de notre temps qui se posent à l'échelle mondiale. L’Église orthodoxe serbe, qui a été réputé pendant des siècles pour être une église pauvre en termes de ressources matérielles, n'est pour la première fois de son histoire plus pauvre du tout, et même exposée à de nombreux scandales financiers et de corruption. Les structures politiques bourgeoises en Serbie ont totalement accepté l’Église comme un pilier de son pouvoir et l’Église a décidé de jouer son rôle. Aujourd'hui, l’Église orthodoxe serbe défend le mouvement collaborateur des « Tchetniks », les présentant comme une victime du Communisme. En 2003, l’Église orthodoxe serbe a canonisé l'Evêque Nikolaj Velimirovic. Cette canonisation a été réalisée sur la base de principes purement politiques: Nikolaj Velimirovic était un idéologue du mouvement de Dimitrije Ljotic qui a ouvertement, les fusils à la main, combattu quatre ans du côté Nazi en Serbie. Quand en avril 1945, Hitler se suicidait, Velimirovic continuait à appeler au « combat contre l'Ouest ploutocratique, les juifs et les francs-maçons ». Ses livres contiennent les références les plus radicalement anti-sémites. Il n'était pas seulement un nationaliste et un anti-communiste mais un partisan passionné des Nazis également. Par exemple, Nikolaj Velimirovic a déclaré la chose suivante à propos d'Hitler: « Néanmoins, nous devons rendre un hommage appuyé au leader Allemand actuel qui, venu de la masse des gens ordinaires, a réalisé que le nationalisme sans religion est une absurdité, une machine froide et fragile. Désormais, au XXème siècle, il est revenu à la conception de St-Sava, et bien que sans expérience il a entrepris la plus importance des actions pour une nation, une action qui ne relève que des saints, des génies, des héros ».



A quoi ressemble désormais ce qui était encore il y a peu le parti au pouvoir – le Parti socialiste de Serbie? Comment décririez-vous son parcours politique?



En juillet, le Parti socialiste de Serbie (SPS) a fêté le vingtième anniversaire de sa fondation. Après avoir passé trois ans et demi dans l'opposition après la chute de Slobodan Milosevic en 2000, en 2004 les socialistes ont soutenu le gouvernement minoritaire de Vojislav Kostunica, et après les élections législatives de 2008, ils ont participé au gouvernement actuel. Le président du SPS est le vice-premier ministre et Ministre de l'Intérieur, et le Parti a trois ministres au gouvernement: aux infrastructures, à l'énergie et à l'éducation. Le président de la Serbie, et du Parti démocrate, Boris Tadic a félicité le Parti socialiste de Serbie pour ses « 20 premières années » et a souhaité que le Parti vive longtemps encore. Tadis a déclaré que le compromis historique entre Parti démocrate et Parti socialiste de Serbie repose sur son accord avec le leader du SPS Ivica Dacic à propos de l'adhésion de la Serbie à l'Union Européenne. Le SKOJ n'approuve pas le programme politique que suit le SPS depuis qu'il a rejoint le gouvernement formé par les partis pro-impérialistes menés par le Parti démocrate. Actuellement, le SKOJ ne voit pas de différence essentielle entre les activités du Parti socialiste de Serbie et les partis pro-impérialistes menés par le Parti démocrate.



Et les relations entre Serbie et Russie?



Depuis 1948 et le clash entre Tito et Staline, est resté constamment et pleinement dans les esprits la menace d'une présumée occupation Soviétique. Une telle conception a été poursuivie et approfondie par l'opposition pro-impérialiste depuis les années 1990 jusqu'au gouvernement actuel qui est totalement pro-occidental. Néanmoins, les gens pensent qu'une évolution positive en Russie mènera à des changements en Serbie qui transformeront radicalement la situation actuelle.



Que pouvez-vous souhaiter aux jeunes communistes Russes?



Chers camarades, au nom de la Ligue de la jeunesse communiste Yougoslave – SKOJ, je souhaite vous adresser des salutations combatives, révolutionnaires et nos meilleurs vœux pour de nouvelles victoires. L'effondrement temporaire du socialisme en Europe dans les années 1990 a arrêté pour un moment le progrès sur notre planète; toutefois grâce aux communistes du monde entier et des pays socialistes, le succès de la mondialisation capitaliste a été seulement temporaire. Nous sommes convaincus que l'anti-communisme sauvage n'entamera pas notre lutte pour le socialisme, mais, au contraire, nous aidera seulement à nous unir encore plus et à nous mener à la victoire finale.

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 16:12

                                                                            MARE NOSTRUM-copie-1

 

 site: Liban Résistance

 


 
Les équipes de volontaires collectant les morts dans les ruines de Syrte, la ville fantôme où Mouammar Kadhafi se terrait avant d’y être capturé le 20 octobre, ont indiqué qu’elles continuaient d’y découvrir des dizaines de cadavres, souvent non identifiés.
"On a enterré plus de 500 corps depuis dimanche dernier, et on continue à en trouver à travers la ville…
 Sur le site d’une société de traitement des eaux située dans le quartier n°2, où les forces de l’ancien dirigeant s’étaient réfugiées avant leur déroute, les volontaires ont découvert 26 tombes sommaires, marquées par des parpaings qui ne mentionnent aucun nom.
Au milieu des bâtiments de la société ravagés par les combats, les corps sont enterrés très peu profondément dans le sable, près d’un grand réservoir d’eau, et l’odeur de leur décomposition se fait très nettement sentir, a constaté un journaliste de l’AFP…
Dans le centre de Syrte, au croisement de la rue de Dubaï et de la rue du 1er Septembre, des membres de l’association caritative libyenne Djebel Al-Akhdar ont affirmé à l’AFP que "plus de 50 corps" de civils se trouvaient sous un immeuble de plusieurs étages détruit par une frappe aérienne de l’Otan.
"Il y a plus de 50 corps de civils sous les décombres, des femmes, des enfants. C’est horrible. On ne peut pas y accéder, il faudrait des bulldozers", a déclaré un membre de l’association, Mohammed Muftah, les larmes aux yeux. Des habitants du quartier se tenant à ses côtés ont confirmé l’information, et une forte odeur de cadavres pourris flottait sur les ruines.
Selon Ayman Ibrahim, autre membre de Djebel Al-Akhdar, "l’immeuble s’est écroulé après une frappe de l’Otan". Un cratère de 7 mètres de diamètre rempli d’eau, coupant la rue de Dubaï voisine, attestait en tout cas d’une frappe de l’Otan sur la zone, aucune arme des pro-CNT ou des pro-Kadhafi n’étant en mesure de produire pareilles destructions.
"On roule à travers la ville, on cherche, on demande aux gens. Parfois les gens viennent nous voir pour nous dire qu’il y a des corps chez eux", explique un autre volontaire, Mohammed Younès Al-Hemali. "Les familles, quand elles rentrent chez elles, trouvent souvent un corps ou une tombe de fortune dans leur propriété", raconte-t-il.

Depuis la fin des combats le 20 octobre, les découvertes de cadavres se succèdent à Syrte. Quelque 65 à 70 corps avaient ainsi été découverts pourrissant sur la pelouse de l’hôtel Al-Mahari, certains ligotés, souvent la tête trouée d’une balle.
Les combattants pro-CNT assurent qu’il s’agit de camarades exécutés par les pro-Kadhafi avant leur fuite, mais l’ONG Human Rights Watch, qui a mené une enquête et établi que quatre des victimes étaient des habitants de Syrte proches de Mouammar Kadhafi, estime qu’il s’agit plutôt de pro-Kadhafi sommairement exécutés par les pro-CNT.
Non loin de là, quelque 200 corps avaient également été retrouvés dans et autour des restes du convoi, détruit par une frappe de l’Otan, dans lequel Mouammar Kadhafi avait tenté le 20 octobre de fuir Syrte, avant sa capture et sa mort dans des circonstances troubles.
(Samedi, 29 octobre 2011 - Avec les agences de presse)
LIBAN RESISTANCE
Si justice internationale il y a, les dirigeants américains et français, leurs hauts responsables militaires à l’OTAN ou ailleurs, leur philosophe Bernard Henri Levy leur frayant chemin vers les vastes champs pétroliers en se prenant pour « libérateur des peuples opprimés », les dirigeants arabes ayant participé aux massacres, ainsi que les nouveaux dirigeants libyens doivent tous comparaitre devant la CPI…
Le peuple commence à compter ses innocents enterrés dans les décombres d’immeubles frappés par l’intelligence impérialiste,…, que des femmes et des enfants,…, que des êtres ligotés et une balle dans la tête, messieurs Obama et Sarkozy,…
Le peuple de Libye pleure ses enfants mais aussi cessera de pleurer et exigera que la justice soit faite par sa capacité à résister et par sa détermination à libérer son pays.
La Résistance Nationale Libyenne devra maintenant s’organiser, puis viser juste et frapper fort, jusqu’à ce qu’elle s’empare du pouvoir politique… Il ne peut y avoir d’autres issues…
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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 10:05
MARE NOSTRUM-copie-1
Les équipes de volontaires collectant les morts dans les ruines de Syrte, la ville fantôme où Mouammar Kadhafi se terrait avant d’y être capturé le 20 octobre, ont indiqué qu’elles continuaient d’y découvrir des dizaines de cadavres, souvent non identifiés.
"On a enterré plus de 500 corps depuis dimanche dernier, et on continue à en trouver à travers la ville…
 Sur le site d’une société de traitement des eaux située dans le quartier n°2, où les forces de l’ancien dirigeant s’étaient réfugiées avant leur déroute, les volontaires ont découvert 26 tombes sommaires, marquées par des parpaings qui ne mentionnent aucun nom.
Au milieu des bâtiments de la société ravagés par les combats, les corps sont enterrés très peu profondément dans le sable, près d’un grand réservoir d’eau, et l’odeur de leur décomposition se fait très nettement sentir, a constaté un journaliste de l’AFP…
Dans le centre de Syrte, au croisement de la rue de Dubaï et de la rue du 1er Septembre, des membres de l’association caritative libyenne Djebel Al-Akhdar ont affirmé à l’AFP que "plus de 50 corps" de civils se trouvaient sous un immeuble de plusieurs étages détruit par une frappe aérienne de l’Otan.
"Il y a plus de 50 corps de civils sous les décombres, des femmes, des enfants. C’est horrible. On ne peut pas y accéder, il faudrait des bulldozers", a déclaré un membre de l’association, Mohammed Muftah, les larmes aux yeux. Des habitants du quartier se tenant à ses côtés ont confirmé l’information, et une forte odeur de cadavres pourris flottait sur les ruines.
Selon Ayman Ibrahim, autre membre de Djebel Al-Akhdar, "l’immeuble s’est écroulé après une frappe de l’Otan". Un cratère de 7 mètres de diamètre rempli d’eau, coupant la rue de Dubaï voisine, attestait en tout cas d’une frappe de l’Otan sur la zone, aucune arme des pro-CNT ou des pro-Kadhafi n’étant en mesure de produire pareilles destructions.
"On roule à travers la ville, on cherche, on demande aux gens. Parfois les gens viennent nous voir pour nous dire qu’il y a des corps chez eux", explique un autre volontaire, Mohammed Younès Al-Hemali. "Les familles, quand elles rentrent chez elles, trouvent souvent un corps ou une tombe de fortune dans leur propriété", raconte-t-il.

Depuis la fin des combats le 20 octobre, les découvertes de cadavres se succèdent à Syrte. Quelque 65 à 70 corps avaient ainsi été découverts pourrissant sur la pelouse de l’hôtel Al-Mahari, certains ligotés, souvent la tête trouée d’une balle.
Les combattants pro-CNT assurent qu’il s’agit de camarades exécutés par les pro-Kadhafi avant leur fuite, mais l’ONG Human Rights Watch, qui a mené une enquête et établi que quatre des victimes étaient des habitants de Syrte proches de Mouammar Kadhafi, estime qu’il s’agit plutôt de pro-Kadhafi sommairement exécutés par les pro-CNT.
Non loin de là, quelque 200 corps avaient également été retrouvés dans et autour des restes du convoi, détruit par une frappe de l’Otan, dans lequel Mouammar Kadhafi avait tenté le 20 octobre de fuir Syrte, avant sa capture et sa mort dans des circonstances troubles.
(Samedi, 29 octobre 2011 - Avec les agences de presse)
LIBAN RESISTANCE
Si justice internationale il y a, les dirigeants américains et français, leurs hauts responsables militaires à l’OTAN ou ailleurs, leur philosophe Bernard Henri Levy leur frayant chemin vers les vastes champs pétroliers en se prenant pour « libérateur des peuples opprimés », les dirigeants arabes ayant participé aux massacres, ainsi que les nouveaux dirigeants libyens doivent tous comparaitre devant la CPI…
Le peuple commence à compter ses innocents enterrés dans les décombres d’immeubles frappés par l’intelligence impérialiste,…, que des femmes et des enfants,…, que des êtres ligotés et une balle dans la tête, messieurs Obama et Sarkozy,…
Le peuple de Libye pleure ses enfants mais aussi cessera de pleurer et exigera que la justice soit faite par sa capacité à résister et par sa détermination à libérer son pays.
La Résistance Nationale Libyenne devra maintenant s’organiser, puis viser juste et frapper fort, jusqu’à ce qu’elle s’empare du pouvoir politique… Il ne peut y avoir d’autres issues…
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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 10:33

Communiqué du Parti Communiste Françaisdrapeau rouge agité

 

Front de gauche 2012

Nicolas Sarkozy s'est livré à une heure d'autosatisfaction irréelle  pour justifier l'accord signé à Bruxelles. Que faut-il retenir de cette leçon présidentielle ? « Tout va bien, tout est sous contrôle, nous avons eu raison de faire la réforme des retraites car les retraités étaient responsables de la dette, il n'y a pas eu de baisse de salaires et de retraites en France. » Mais qui peut croire à une fable pareille ? Les souffrances des Français étaient absentes de tout le propos présidentiel. En fait , il s'agissait de répéter les mêmes slogans de campagne comme le « travailler plus... » auquel plus aucun Français ne peut croire, les mêmes promesses sur la fin des bonus des banquiers plusieurs fois annoncée mais jamais réalisée. Surtout il s'agissait pour le Président de justifier de nouvelles mesures d'austérité qu'il a d'ailleurs refusé d'annoncer clairement, sans écarter une hausse de la TVA. Enfin, en plaidant pour de nouveaux alignements sur l'Allemagne, il a décrété « obligatoire » la règle d'or sur laquelle les Français n'ont jamais été consultés. Le Président qui avait promis un exercice de vérité. Pendant une heure, il a menti aux Français

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 10:17

 

 

 

Choisir entre Madame Parisot ou l’unité du peuple !
vendredi 28 octobre 2011
La question du racisme est essentielle. Comme dans toutes les périodes de crise, tout est fait pour opposer ceux qui travaillent et qui doivent payer la crise. Pour faire accepter des baisses de salaires, rien de tel que la division ! C’est d’ailleurs une caractéristique méconnue du nazisme en Allemagne dans les années 30. On connait la militarisation de la société et de l’économie, mais on parle moins de la grande réussite de Hitler : la plus grande baisse de salaires réels jamais organisée !

Aujourd’hui, si le FN insiste autant sur le social, c’est bien pour masquer ce qu’il ferait au pouvoir, organiser la division, désigner les immigrés comme boucs émissaires, et même sans doute quelques oligarchies européennes pour faire bonne mesure, mais pour constituer autour des petits patrons et commerçants une force sociale chargée de défendre le système capitaliste pendant que les plus gros tireront les ficelles. En fait c’est la préférence nationale pour ... les bas salaires.

L’antiracisme est donc essentiel pour dire à tous les Français que la division est un piège dont ne tireront profit que les plus gros ! Mais "l’antiracisme médiatique" qui est devenu à la mode n’a pas cet objectif. Les médias s’en emparent à la moindre occasion pour stigmatiser les "méchants" et valoriser le "politiquement correct", pour rejeter tout refus du système, tout refus de l’Union Européenne, du coté du FN, toute crainte devant ce qu’ils appellent une société "multiculturelle" du coté des traditionalistes, des nationalistes.

C’est un grand danger pour les antiracistes. Devenir un des moyens du système, soutenu par les élites de toutes sortes. Car s’il faut mener la bataille idéologique contre le racisme, il faut la mener pour unir le peuple, et non pour aggraver ses divisions !

Oui, des ouvriers, des employés, hommes ou femmes, jeunes ou immigrés, sous pression de la précarité croissante et de la mise en concurrence de tous contre tous, se disent qu’il faut se défendre, que l’Europe, la mondialisation, les guerres et les crises jettent des millions d’êtres humains dans la galère de l’exil, et que cela provoquera de nouveaux reculs sociaux pour eux, de nouvelles ségrégations dont ils seront victimes. Ce n’est pas eux qui inventent la mise en concurrence des travailleurs ! Ils ne font que la vivre dans leur chair. Il faut donc leur tendre la main en étant clair sur le fonds, sans les repousser par un jugement de valeur, sans nier leurs craintes. Nous devons leur parler comme à des travailleurs à unir, à organiser, à mobiliser, et non comme à des ennemis politiques.

C’est bien sûr difficile, car le racisme, le chauvinisme, le refus de la solidarité génère de la colère, et il faut dénoncer les comportements qui stigmatisent une communauté, un groupe, que ce soit les Roms, les arabes ou les "jeunes de banlieue". Quand dans un conseil de quartier, une habitante tient des propos racistes inacceptables, il faut la stopper, les dénoncer, et affirmer au contraire la nécessité de la solidarité, le refus du racisme.

Toute la question est de savoir si la bataille contre le racisme est la ligne de fracture principale, unissant patrons et salariés contre le Front National !

La patronne du MEDEF ne se trompe d’ailleurs pas. Elle vient de publier un livre contre le Front National, et est invitée dans tous les médias, assurant la main sur le coeur qu’il y a certes des racistes dans tous les milieux, chez les ouvriers, les employés, et "même quelques patrons", mais que son livre a été très bien accueilli au congrès du MEDEF ! Il faudrait être fou pour ne pas voir les objectifs de cette bataille ! Toute l’expérience de la lutte contre le fascisme montre au contraire que le patronat s’est toujours servi du racisme comme d’une arme contre les salaires, contre les syndicats, et finalement contre le monde du travail. Mme Parisot, malgré son look humaniste et médiatique n’échappe pas à cette constante. Sauf qu’elle a besoin de s’engager pour imposer la défense de l’Euro, de l’Union Européenne, qui sont les outils actuels de la domination de la bourgeoisie. Et elle sait que pour cela, elle doit diviser le peuple, lui interdire de retrouver son unité pour montrer sa force, pour bousculer les agendas politiques ! Elle choisit donc d’instrumentaliser la bataille antiraciste, de se l’approprier pour tenter de se donner une couverture "humaniste", et espère qu’une part des forces antiracistes vont ainsi abandonner la lutte de classes et peut-être croire en un compromis avec les patronats et institutions européennes.

Incroyable quand on se rappelle que c’est l’Europe qui a créé cette situation ubueque des Roms qui sont européens et donc "libres de se déplacer dans l’Union", mais qui n’ont pas le droit de rester dans un pays autre que celui dont ils se font chasser !

Les antiracistes doivent donc absolument faire la différence de classe entre les ouvriers, employés, paysans qui se laissent influencer par la propagande fasciste et les patrons, dirigeants, politiciens qui utilisent le fascisme pour assurer leur domination.

- Les batailles antiracistes doivent être tournées contre les élites et dénoncer le double langage de Le Pen comme du patronat et de Madame Parisot. Elles doivent mettre en lumière la connivence entre les bourgeoisies états-uniennes, européennes, arabes, asiatiques, turques, russes... qui sont certes en concurrence, mais se mettent toujours d’accord sur le dos des peuples !
- Elles doivent au contraire s’adresser aux ouvriers, aux employés, aux habitants des quartiers populaires en dénonçant le racisme non comme une "valeur", non comme une "identité", mais comme un piège qui se retourne contre ceux qui s’y laisse tomber !
- Elles doivent donc s’adresser à toutes les composantes du peuple, appeler à l’unité du peuple et dénoncer tous les réflexes communautaristes, qu’ils soient blacks, blancs ou beurs !
- Elles doivent faire le lien entre la défense de la France, la nécessité de la souveraineté populaire, et l’internationalisme. Elles doivent donc refuser le "protectionnisme européen" qui n’est qu’une autre variante de la concurrence mondiale contre la coopération !

Comme le disait Jaurès, un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup en rapproche. C’est une leçon indispensable aux antiracistes !


  site: communistes de Vénissieux
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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 14:42

 

                                                                         lvres en ligne 1027

 

Itinéraire d’une militante algérienne : 1945-1962

Lucette Larribère Hadj Ali vient de publier aux éditions du Tell, à Blida, près d’Alger, un ouvrage intitulé, Itinéraire d’une militante algérienne : 1945-1962. 

L’ouvrage est préfacé par Abdelkader Guerroudj, ancien cadre des Combattants de la Libération (CDL), branche armée du Parti communiste algérien (PCA), pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie, et ancien condamné à mort par la France coloniale. Il est également postfacé par Henry Alleg, militant communiste et anticolonialiste algérien d’adoption. Ce livre témoigne de la contribution de son auteure aux luttes de son peuple pour une Algérie libre, indépendante et de justice sociale.

L’intéressée est née en 1920 à Oran. Elle était dans sa famille l’aînée des cinq filles et d’un garçon. Son père, Jean-Marie, gynécologue, et son oncle, Camille Larribère, médecin généraliste, à Sig, près d’Oran, tous deux communistes, ont été en leur temps des figures politiques et sociales marquantes de l’Oranie. Son grand-père paternel et ses autres oncles paternels appartenaient eux aussi au Parti communiste algérien.

À l’issu de ses études d’Histoire et de géographie à l’université d’Alger, Mme Larribère Hadj Ali a travaillé, à partir de 1942, à l’Agence France-Presse, puis à partir de 1943, à Liberté, journal hebdomadaire, du PCA. C’est là, écrit-elle, qu’elle a appris les bases du métier, sous la houlette d’une journaliste de talent, Henriette Neveu, et qu’elle a commencé à découvrir les horreurs du système colonial, en Algérie.

Elle fut ensuite rédactrice en chef du journal mensuel de l’Union des femmes d’Algérie (U.F.A), première organisation féministe dans ce pays, créée en 1944, par le Parti communiste algérien. Elle intégrera rapidement la direction de cette organisation, où elle y approfondira sa prise de conscience politique. Alice Sportisse et Lise Oculi, les directrices successives de ce mensuel, ainsi que Gaby Gimenez-Bénichou, lui avaient longtemps servi d’exemples.

Elle se souvient aussi de la grave erreur commise par le PCA condamnant violemment les manifestants algériens du 8-Mai 1945, qui revendiquaient l’indépendance, et qui furent massacrés par milliers par les forces d’occupation françaises. Certes, le PCA s’était vite ressaisi. Mais le mal est fait. Il en a été de même de la sous-estimation pendant longtemps par son parti de la question de l’indépendance de l’Algérie.

Mais dès 1946, la ligne éditoriale du journal féministe a commencé à changer radicalement. Elle mettait désormais l’accent sur la dénonciation de la domination coloniale et la nécessité d’aller à la rencontre des femmes musulmanes dans leurs quartiers et leurs foyers pour être mieux à même de les sensibiliser et les mobiliser autour de leurs problèmes. Y avaient alors adhéré des Algériennes de souches telles que Baya Allaouchiche, devenue membre dirigeante de l’U.F.A et du Comité central du PCA, de l’ouvrière, Abassia Fodhil, de Attika Gadiri… aux côtés de leurs autres sœurs algériennes, Joséphine Carmona, Lydia Toru, Blanche Moine, et bien d’autres. Elle évoquera aussi dans son parcours militant Gilberte Salem (l’épouse d’Henry Alleg, de son vrai nom, Salem).

Toutes ces femmes communistes avaient rejoint tout naturellement le combat pour la libération de leur patrie ; elles n’en avaient pas d’autre. Nombre d’entre elles avaient été arrêtées, torturées et condamnées à de lourdes peines de prison, et souvent expulsées en Métropole. Certaines furent assassinées par les fascistes, de l’Organisation de l’armée secrète (O.A.S), comme le couple de communistes oranais, Abassia Fodhil et son mari, Mustapha.

Lucette Larribère Hadj Ali adhéra en août 1945 au PCA, et devint membre de son Comité central, en 1947.

Elle rejoignit, en 1952, Alger-républicain, où elle dirigea l’équipe de journalistes du jour, tandis qu’Henri Zanettacci, dirigeait l’équipe du soir, et son fils, Nicolas Zanettacci, menait les enquêtes économiques. Elle y retrouva Henry Alleg, et y rencontra directeur de la publication, Jacques Salort, l’administrateur, Boualem Khalfa, Isaac Nahori et un peu plus tard, Abdelhamid Benzine rédacteurs en chef, Abdelkader Choukal, le plus jeune journaliste, mort ensuite dans les maquis…

Avec le déclenchement de l’insurrection armée, les autorités coloniales avaient multiplié les mesures de censure d’Alger-républicain. Cependant, l’équipe du journal répliquait astucieusement, par la publication à la Une de chaque édition la phrase suivante : « Alger-républicain dit la vérité, mais ne peut pas dire toute la vérité ». Cette publication a fini par être interdite, en septembre 1955, presque en même temps que le PCA et les organisations liées à cette formation politique, dont l’U.F.A.

Notre militante plongea rapidement dans la clandestine, comme agent de liaison de Bachir Hadj Ali, membre de la direction du PCA et des CDL, direction composée également de Sadek Hadjerès et de Jacques Salort.

Bachir Hadj Ali avait été caché chez des chrétiens algériens, partisans de l’indépendance, en l’occurrence l’abbé Moreau et les prêtres de la Mission de France de l’Église de Hussein-dey, à Alger. Ces derniers l’avaient accueilli sur recommandation de Monseigneur le cardinal Duval, honni par les ultras de l’Algérie française. Ensuite, Bachir Hadj Ali et elle furent pendant une longue période cachés chez un autre chrétien progressiste, Pierre Mathieu.

Elyette Loup, agent de liaison de Sadek Hadjerès, avait été arrêtée, torturée à la villa Sésini, autre haut lieu de torture algérois, puis emprisonnée en métropole, où elle fut ensuite assignée à résidence. Elle revint clandestinement, en Algérie, avec l’aide du Parti communiste français, et reprit la lutte pour l’indépendance.

Robert Manaranche, le premier mari de Mme Larribère Hadj Ali, avait été arrêté en 1957, emprisonné pendant trois ans, puis expulsé vers la France. Paulette et Aline, soeurs de notre moudjahida, membre des réseaux du PCA ont également été arrêtées. Son père a vu sa clinique à Oran, plastiquée par l’OAS, mais celle-ci n’avait pas réussi à le tuer.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 14:24

                                                                             

 Impressions venues de Tunisie, de Lybie et de France

Ou « quand le sage montre la lune, l’ignorant regarde le doigt »telecerveau-copie-1.jpg

Résumons la situation : tout va bien dans le meilleur des mondes. La démocratie est enfin arrivée dans les pays arabes et musulmans. Des partis démocrates-musulmans vont prendre le pouvoir face à la place des anciennes dictatures. Et les démocrates occidentaux vont rester vigilants quant à l’application des droits de l’Homme (et de la femme !). 
Alain Juppé a donné le la mercredi matin sur France inter et la majorité de la droite et de la gauche se trouve sur la position Juppé.
Ouf ! Formidable, enfin le consensus. Et puis, Nicolas Sarkozy qui est intervenu jeudi soir pour nous dire que nous sommes sauvés et que la France et l’Europe vont pouvoir repartir de plus belle. Alors qu’ils n’ont rien changé à leurs fondamentaux qui sont l’origine de la triple crise.
N’est-ce une belle introduction ? Ne trouvez-vous pas cette communion touchante ?
En fait si vous regardez le doigt, vous entrez en communion. Si vous regardez la lune, il en va autrement.
Nous ne sommes d’accord que sur le point de départ : les anciennes dictatures étaient scélérates. La gauche laïque, sociale, écologique et républicaine a toujours défendu le double front dans les pays arabes et/ou musulmans à savoir la lutte contre les dictatures impérialistes et contre les intégrismes (en l’occurrence dans ces pays contre l’islamisme).
Mais nous ne participerons pas à la communion autour des médias dominants qui fonctionnent comme un clergé nous appelant à développer nos instincts grégaires.

r_publique.jpgCommençons par la Libye « délivrée » par l’Otan et la France.

L’ancien ministre de la Justice du dictateur Kadhafi, Mustafa AbdulJalil, actuel Chef du Conseil National de Transition,a pris le pouvoir avec la bénédiction des élites ordo-libérales de droite et de gauche. C’est lui qui a condamné les infirmières bulgares : comment se fait-il que les médias et les élites ordo-libérales n’en parlent pas ? C’est lui qui fit relâcher en 2009 et 2010, des centaines de membres du LIFG ( selon une note divulguée par wikileaks ), autrement dit le « Groupe Islamique Armé Libyen », lié à al-Qaida, et dont l’objectif est d’imposer la Sharia. Le chef de ce groupe terroriste islamiste, Abdulhakim Belhadj, est maintenant, d’après Wikileaks, le chef militaire de Tripoli.
Et cet honorable président adoubé par les élites ordolibérales de droite et de gauche vient de déclarer : « En tant que pays islamique, nous avons adopté la charia comme loi essentielle et toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non avenue », a-t-il souligné. Il a cité en exemple la loi sur le divorce et le mariage qui, sous le régime de Mouammar Kadhafi, interdisait la polygamie et autorisait le divorce, et qui ne serait désormais plus en vigueur.

Passons à la Tunisie.mediasjpg.jpg

Tous les médias et les élites ordolibérales ont communié en ne communiquant que sur le parti islamiste Ennahdha. Pourquoi les médias n’ont-ils pas présenté les autres partis alors que le seul parti qui a eu le droit à une couverture de presse est le parti islamiste ? Accepterait-on qu’en France, qu’il n’y ait qu’un seul parti qui ait le droit à la communication télévisuelle ?
Caroline Fourest a eu le courage de déclarer sur son blog :

« … il y a eu de vraies tentatives de fraudes dans certains bureaux de la part des militants islamistes d’Ennahdha : directeur de bureaux de vote donnant des consignes, hommes voulant entrer dans l’isoloir pour s’assurer du vote des femmes, et surtout votes achetés contre 30 dinars… Plus anecdotique, mais drôle, Rached Ghannouchi n’a pas voulu faire la queue comme tout le monde. Il a tenté de doubler et s’est fait huer aux cris de “Dégage !”… Dans d’autres bureaux, les islamistes ont obligé les hommes et les femmes à faire la queue de façon séparée… Dire qu’Ennahdha est “modéré” parce qu’il existe des salafistes très excités, c’est un peu comme expliquer que le Front national de Marine Le Pen est “de gauche” parce qu’il existe des skinheads. Le FN et Ennahdah sont bien plus redoutables pour la démocratie… Refuser de faire bloc contre  Ennahdha et leurs idées, c’est un peu comme refuser de faire front contre le FN s’il faisait plus de 40 %. Pire qu’un 21 avril. La certitude qu’ils auront la voie libre pour imposer leurs idées réactionnaires et autoritaires. »

Merci à Caroline Fourest pour sa réaction. Mais en France, la communion semble touchante. Même Marie-Christine Vergiat, députée européenne Front de Gauche déclare (dans la lignée sur ce sujet de la prise de position d’Alain Juppé) :

« … Il est souhaitable qu’une large majorité puisse se dégager autour de la nouvelle Constitution.Sans doute faut-il rappeler que la Tunisie est un pays arabo-musulman fier de son histoire et de sa culture. Nombre de partis dits modernistes et progressistes l’ont sans doute trop vite oublié et ont fait l’erreur de se diviser et de diaboliser Ennadah. En Tunisie, la religion musulmane est vécue de manière tranquille et il ne faut surtout pas confondre la très grande majorité des Tunisiens avec quelques fondamentalistes qui ont pour l’essentiel appelé au boycott de ces élections. Nous devons rester vigilants notamment vis-à-vis des engagements pris devant nous par tous ceux et toutes celles qui participeront au prochain gouvernement et tout particulièrement en ce qui concerne les droits des femmes. Aujourd’hui, nous devons d’abord respecter le choix des Tunisiens. Et, dans un an, des élections législatives et locales auront lieu. Elles seront sans doute plus faciles, car les Tunisiens auront appris de ce premier processus électoral… »

Pas un mot de soutien à la gauche laïque tunisienne. Affligeant !

« De toute mauvaise chose, il peut en sortir une bonne chose », dit l’adage chinois. Cette réaction quasi unanime de nos élites nous fixe notre ligne politique qui a pour objectif la République sociale du 21e siècle par la stratégie du double front : contre d’une part le turbocapitalisme et d’autre part contre les intégrismes et autres communautarismes.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:33

Jeudi 27 novembre, Jean-Luc Mélenchon, candidat commun du Front de Gauche, a débattu avec Valérie Pécresse, Manuel Valls et Marine Le Pen, suite à l'intervention de Nicolas Sarkozy. Jean-Luc Mélenchon a expliqué pourquoi la politique d'austérité conduite par le chef de l'Etat ne permettait pas de sortir de la crise. Alors que la politique de diminution des dépenses de l'Etat n'a pas fonctionné, il a proposé d'augmenter les recettes en récupérant notamment les 195 milliards d'euros passés des poches du travail à celles du capital.

                                                   
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