Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

CHANTS REVOLUTIONNAIRES

Archives

17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 08:45

  marx.gif

 

 

C'est Engels qui le rappelle en 1885 :

 

« Lorsque je rendis visite à Marx, pendant l'été 1844, il apparut que nous étions en accord complet dans tous les domaines de la théorie et c'est de là que date notre collaboration.

 

« Lorsque nous nous retrouvâmes à Bruxelles, au printemps 1845, Marx avait déjà tiré de ces bases une théorie matérialiste de l'histoire qui était achevée dans ses grandes lignes et nous nous mîmes en devoir d'élaborer dans le détail, et dans les directions les plus diverses, notre manière de voir, nouvellement acquise. »

 

GILBERT BADIA REND COMPTE

 

C'est Gilbert Badia (1) qui rend compte de ces faits à l'occasion de la publication de « L'Idéologie allemande », en 1968, par « Les Editions sociales » , dont il rédige « L'Avant-Propos ».

 

Gilbert Badia confirme l'affirmation d'Engels :

 

« C'est dans « L'Idéologie allemande » que Karl Marx et Friedrich Engels formulent pour la première fois, de manière élaborée, la théorie du matérialisme historique... Ils dégagent quelques principes qui vont constituer les fondements mêmes du marxisme et les expriment en une série de formules frappantes, qui n'ont, plus d'un siècle plus tard, rien perdu de leur force.

 

Formules frappantes ? Gilbert Badia illustre :

 

« Ce n'est pas la conscience qui détermine la vie ; mais la vie qui détermine la conscience...Les circonstances font tout autant les hommes que les hommes font les circonstances...Les pensées de la classe dominante sont aussi, à chaque époque, les pensées dominantes...Dans l'activité révolutionnaire, l'homme se change lui-même en changeant les circonstances...La conscience, c'est l'être conscient » ; et surtout la onzième thèse sur Feuerbach : « Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c'est de le transformer. »

 

L'IDEOLOGIE ALLEMANDE, UNE ETAPE

 

Gilbert Badia précise :

 

« L'Idéologie allemande constitue d'abord, aux yeux de Marx et d'Engels, une étape dans la formation de leur doctrine.

 

« C'est presque, pourrait-on dire, un ouvrage que Marx et Engels ont écrit pour eux-mêmes, pour élucider leur position théorique en attaquant avec verve et mordant celle de leurs adversaires ;

 

« Dans la préface de la « Contribution à la critique de l'économie politique », treize ans plus tard, Marx n'écrit-il pas : « Nous résolûmes, Engels et moi, de travailler en commun à dégager l'antagonisme existant entre notre manière de voir et la conception idéologique de la philosophie allemande ; en fait nous décidâmes de régler nos comptes avec notre conscience philosophique d'autrefois. »

 

VOIR CLAIR EN EUX-MEMES

 

Et, un peu plus loin, dit Badia, Marx explique que l'essentiel était de « voir clair en eux-mêmes » et que ce but a été atteint grâce, précisément, à la rédaction de « L'Idéologie ». « L'Idéologie allemande » a donc eu d'abord une fonction pédagogique et critique...Elle est donc à la fois un texte essentiel du marxisme et un jalon très important dans l'élaboration de la pensée de Marx.

 

En 1859, Marx, dans la préface à la « Contribution à la critique de l'économie politique, a expliqué lui-même à quels résultats il était parvenu au moment où, expulsé de Paris, il vint se fixer à Bruxelles en 1845.

 

LA PREFACE A LA CONTRIBUTION A LA CRITIQUE DE L'ECONOMIE POLITIQUE

 

« Le résultat général auquel j'arrivais et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur à mes études, peut brièvement se formuler ainsi : dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui correspondent à un degré de développement déterminé de leurs forces de production matérielles.

 

« L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s'élève une superstructure juridique et politique et à laquelle correspondent des formes de conscience sociale déterminées.

 

« Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en général.

 

« Ce n'est pas la conscience des hommes qui conditionne leur être ; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience.

 

« A un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors.

 

« De formes de développement des forces productives qu'ils étaient, ces rapports en deviennent des entraves. »

 

ALORS S'OUVRE UNE EPOQUE DE REVOLUTION SOCIALE

 

« Alors s'ouvre une époque de révolution sociale.

 

« Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'énorme superstructure.

 

« Lorsqu'on considère de tels bouleversements, il faut toujours distinguer entre le bouleversement matériel – qu'on peut constater d'une manière scientifique rigoureuse – des conditions de production économique et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu'au bout.

 

« Pas plus qu'on ne juge un individu sur l'idée qu'il se fait de lui-même, on ne saurait juger une telle époque de bouleversement sur sa conscience de soi ; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives sociales et les rapports de production...

 

« Les rapports de production bourgeois sont la dernière forme contradictoire du processus de production sociale, contradictoire non pas dans le sens d'une contradiction individuelle, mais d'une contradiction qui naît des conditions d'existence sociale des individus ; cependant, les forces productives qui se développent au sein de la société bourgeoise créent en même temps les conditions matérielles pour résoudre cette contradiction. »

 

LA FIN DE LA PREHISTOIRE DE LA SOCIETE

 

Et Marx conclut : « Avec cette formation sociale s'achève donc la préhistoire de la société humaine. »

 

Ces conclusions, poursuit Badia, ne se sont pas imposées brusquement à Marx, il les atteint au terme d'un long cheminement....En 1844, Marx parlait encore le langage de Feuerbach. Dans « l'Idéologie allemande », il montre les limites de ce philosophe matérialiste : s'il a ramené l'homme du ciel sur terre, ce n'est pas l'homme réel qu'il étudie, c'est-à-dire l'homme dans ses rapports avec les autres hommes.

 

« Or, on ne passe de l'homme abstrait de Feuerbach aux hommes réels vivants que si on les considère en action dans l'histoire. Et Feuerbach s'y refusait... », dira plus tard Engels.

 

Et, étudier l'homme vivant, inséré dans l'histoire et la politique, c'est précisément ce que se proposent Marx et Engels dans « L'Idéologie allemande ».

 

LES THESES SUR FEUERBACH

 

Dans les « Thèses sur Feuerbach », revient sans cesse cette notion de l'activité pratique, révolutionnaire de l'homme qui transformera les conditions sociales en même temps qu'elle changera l'homme lui-même.

 

Et Marx et Engels s'en prennent aux philosophes qui établissent une séparation radicale entre économie politique et histoire...Refusant cette dissociation, Marx et Engels mettent au jour les grandes lignes d'une conception de l'histoire complètement nouvelle. Du même mouvement, ils saisissent quelques traits fondamentaux de l'idéologie en général.

 

Le caractère révolutionnaire, sur le plan théorique, de « L'Idéologie allemande » tient donc dans le rapport qui se trouve établit entre l'ensemble des transformations politiques (statut de la propriété, forme du droit de l'Etat, constitution des nations) et idéologiques et l'histoire de la production des biens matériels.

 

LE MOTEUR DE L'HISTOIRE : LES BESOINS HUMAINS

 

Tel est le fil conducteur, dit Badia, qui peut, à partir de la « base réelle », rendre intelligible l'histoire tout entière.

 

Marx dégage cette idée féconde que le moteur de l'histoire, ce n'est pas la pensée, mais la production des besoins humains :

 

« Le premier acte historique de ces individus, par lequel ils se distinguent des animaux, n'est pas qu'ils pensent, mais qu'ils se mettent à produire leurs moyens d'existence. »

 

Ce sont ces besoins qui sont à l'origine des changements historiques :

 

« ...Toute révolution ainsi que les résultats auxquels elle aboutit étaient déterminés par ces conditions d'existence des individus, par les besoins... »

 

LE TRAVAIL ET SES FORMES D'ORGANISATION

 

Ainsi, montre Badia, le travail et ses formes d'organisation constituent « la véritable scène de toute l'histoire ». Or les besoins de l'homme ne cessent de se modifier, de se développer, de se différencier, et ces modifications sont à l'origine des transformations sociales.

 

La « structure », « l'articulation », de la société est fonction du mode de production historiquement existant.

 

Un mode de production déterminé implique un mode de coopération déterminé et, par conséquent, une forme déterminées de rapports sociaux...

 

Dans le cours du développement historique, il arrive un moment où la forme d'échanges (les rapports de production) « devenue une entrave (est remplacée) par une nouvelle forme qui correspond aux forces productives plus développées... »

 

Ces changements entraînent chaque fois des modifications sociales : une classe sociale nouvelle se substitue à l'ancienne classe dominante. L'histoire de la société, c'est l'histoire de la lutte des classes.

 

« Ainsi, dit Marx, la société a toujours évolué dans le cadre d'un antagonisme, celui des hommes libres et des esclaves dans l'antiquité, des nobles et des serfs au moyen âge, de la bourgeoisie et du prolétariat dans les temps modernes. »

 

Les hommes sont prisonniers, poursuit Badia, des rapports de production qui entravent leur libre développement.

 

 

PERMETTRE LA LIBRE ACTIVITE DE L'HOMME : ABOLIR LE TRAVAIL

 

« Le travail, dit-il, dans « 'Idéologie allemande », c'est cette activité imposée à chacun par la division du travail, par la place qu'il occupe dans la société.

 

« L'individu n'a qu'une activité bornée, mutilée, unilatérale.

 

« Pour abolir cet état de choses, pour permettre à l'individu de développer toutes ses facultés, pour permettre la libre activité de l'homme, il faut donc abolir ce qui est ici conçu comme le contraire de cet accomplissement : le travail et, corrélativement, la division du travail et la propriété privée. »

 

Et Gilbert Badia cite à nouveau Marx : « ...dans la société communiste, où chacun n'a pas une sphère d'activité exclusive, mais peut se perfectionner dans la branche qui lui plaît, la société réglemente la production générale, ce qui crée pour moi la possibilité de faire aujourd'hui telle chose, demain telle autre, de chasser le matin, de pêcher l'après-midi, de pratiquer l'élevage le soir, de faire de la critique après le repas selon mon bon plaisir... »

 

 

Mais, dit Badia, cette abolition des contraintes qui pèsent sur les individus réels ne saurait être que le résultat de l'action pratique des individus et non la seule critique des représentations fausses. Ce n'est pas la conscience des hommes qu'il s'agit de modifier d'abord, mais la réalité sociale d'où procède cette conscience.

 

REVOLUTIONNER LE MONDE EXISTANT

 

Et Badia cite de nouveau Marx : « ...pour le matérialiste pratique, c'est-à-dire pour le communiste, il s'agit de révolutionner le monde existant, d'attaquer, et de transformer pratiquement l'état des choses qu'il a trouvé. »

 

Matérialistes pratiques, dit-il, Marx et Engels veulent donc faire la révolution, une révolution qui aura ceci de spécifique qu'elle ne remplacera pas, comme les précédentes, la domination d'une classe par celle d'une autre. En se libérant, le prolétariat libère en effet toutes les autres classes sociales.

 

« ...les prolétaires, disent Marx et Engels, eux, doivent, s'ils veulent s'affirmer en tant que personnes, abolir leur propre condition d'existence antérieure, laquelle est, en même temps, celle de toute la société jusqu'à nos jours... » ; « ...la révolution communiste...abolit la domination de toutes les classes en abolissant les classes elles-mêmes... »

 

L'affirmation polémique du principe du matérialisme historique, poursuit Gilbert Badia, est, pour Marx et Engels, l'occasion de développer leurs conceptions dans des directions multiples.

 

L'ETAT, INSTRUMENT D'OPPRESSION

 

Ils ne nous donnent pas seulement une théorie de l'Etat, instrument d'oppression aux mains de la classe dominante, ils posent déjà que « le prolétariat doit nécessairement commencer par conquérir le pouvoir politique. »

 

Ils se mettent à défricher le terrain de l'économie politique, conçue non comme l'étude spéculative de catégories universelles, mais comme analyse de rapports humains réels, historiques et transitoires.

 

Ils ébauchent ce que sera à leurs yeux la société communiste : une société où les hommes utiliseront consciemment les lois économiques objectives, où ils domineront les rapports de production au lieu d'être dominés par eux, au lieu d'en faire des puissances mystérieuses et transcendantes.

 

Ce point les entraîne à préciser leurs conceptions de l'éducation, de l'art, à définir le langage « qui est la conscience pratique,... réelle. »

 

Quand ils écrivent « L'Idéologie », Marx et Engels ne s'adressent en réalité pas uniquement à ceux qu'ils critiquent, les Jeunes-Hégélens et les socialistes « vrais », ou leurs adeptes

 

LES SOCIALISTES « VRAIS »...

 

« Nous n'avions nullement l'intention de faire connaître au seul monde « savant », écrira plus tard Engels, les conclusions scientifiques nouvelles auxquelles nous étions parvenus, en les exposant dans de gros traités.

 

« Au contraire, nous étions déjà tous deux profondément entrés dans le mouvement politique, nous avions des disciples chez les intellectuels, en particulier en Allemagne occidentale, et des liens solides avec le prolétariat organisé.

 

« Nous avions le devoir de donner une base scientifique à nos idées, mais, il n'était pas moins important pour nous de convaincre le prolétariat d'Europe et surtout d'Allemagne de la justesse de ces idées. »

 

Déjà, reprend Gilbert Badia, dans « La Critique de la philosophie du droit de Hegel », Marx n'avait-il pas posé en principe que « la théorie aussi devient une force matérielle, dès qu'elle s'empare des masses ? »

 

...CEUX QUI ENDORMENT LE PROLETARIAT

 

Dans la seconde partie, Marx et Engels s'attaquent non plus aux philosophes, mais aux théoriciens allemands qui se disent socialistes en ignorant tout du socialisme et qui, au lieu de secouer les prolétaires allemands, au lieu de réveiller le peuple allemand de sa torpeur, l'endorment en lui prêchant un socialisme sentimental et verbeux qui ne saurait rien changer à l'exploitation dont ce peuple est victime, ni lui procurer les libertés que ses maîtres lui refusent.

 

Ces théoriciens, dit Gilbert Badia, dans l'esprit de Marx et d'Engels, n'en prétendent pas moins incarner la « seule vérité » philosophique et politique du socialisme.

 

« D'où, dit-il, l'expression de « socialisme vrai » qu'ils revendiquent et qui devient peu à peu, sous la plume de Marx, un terme de dérision. »

 

Note1 : lire la biographie de Gilbert Badia : http://www.ages-info.org/spip/spip.php?article26

Note2 : voir notamment mon article : « Lorsque l'histoire ne dit rien, ou l'Idéologie allemande ».

 

 

SOURCE : Michel Peyret

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 12:05

                                                                         MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

union internationale sur les évenements en Méditerranee organisée par la CGIL campania avec le  SG CGIL Coferati (Italie),  les syndicats  UGTT  de Tunisie et DISK  de Turquie, les    Commissions Ouvrieres    espagnoles, le syndicat de Malte et  la region corse  de la CGT.

                                             ( Naples, le  9 Octobre 2011)

  

                          Intervention  de la   CGTcorse       

                        Au vu des évenements qui secouent  notre région, il est important que nous échangions

et ayons des relations plus fortes et plus suivies pour comprendre, mais surtout pour agir ensemble. En Europe telle qu'elle se construit,  s'est mis en place une logique de mise en concurrence entre pays, mais aussi entre les territoires.

                    Liberalisation, déreglementation, libre circulation des capitaux créént  une logique ou la part des salaires et des droits sociaux, dans les richesses produites, est  réduite, amenant chomage massif et précarité. En France, en 10 ans, la part des salaires dans la valeur ajouté a diminué de 10 points ce qui represente 200 milliard d'euros par an qui se sont portés vers la finance et la spéculation.

                        Ce phénomene appelé globalisation mérite toute notre attention nottament sur les délocalisations d'activité.Il devient urgent d'avoir, non seulement des relations mais aussi des interventions fortes, dans l'interet des travailleurs de nos differents pays.

                         Un fait majeur domine la situation aujourd'hui: les peuples ne supportent plus les politiques qu'on leur impose.

                        La situation et les soulevements dans les pays arabes contre les dictatures, l'envie de democratie ,d'acces au mieux être, l'affirmation de citoyennete ont mis a bas des dictatures qui pourtant avaient le soutien depuis des decennies, de nos pays dit developpés.

                        A une situation coloniale, s'etait substituée une autre colonisation, plus insidieuse, où les grandes firmes faisaient main basse sur les richesses de ces pays avec la compromission des dirigeants de nos pays, laissant les populations dans la pauvrete et l'ignorance.

                        C'est pour cela que le mouvement syndical doit être prudent dans son approche. Prudence, mais engagement pour aider le syndicalisme independant a s'installer durablement,  sans compromission ni modèle. Notre démarche est claire:  elle ne veut a aucun moment s'ingerer dans ce qui est du seul ressort des peuples concernés.Il n'existe pas de modèle a exporter.

                        Nous vivons un moment fort, un moment où les peuples veulent s'emanciper de toutes les tutelles, un moment phare dans l'histoire de l'humanité. Voyons aussi les limites et les manoeuvres pour empêcher les peuples de s'octroyer le droit de gérer eux - mêmes leurs affaires

                        C'est un moment  historique, où les jeunes utilisant les nouvelles technologies, contournent les obstacles et refusent de se faire voler leur revolution; c'est aussi les femmes muselées qui se mettent sur le devant de la scène...Tous les ingrédients pour des changements économiques et sociaux sont possible dans ces pays.

                        L'exigence de démocratie, de justice, de dignité et de souveraineté retrouvée cherche a se frayer un chemin avec une volonté de rassembler le plus largement possible.

 

                        Les peuples on abattu les dictatures mais sont aussi sous la coupe des politiques et des accords mis en oeuvre par les puissances occidentales avec des pressions fortes pour empêcher toute avancées sociales, créant des impasses sans répondre aux besoins des populations, pour faire avorter toute idées de changement possible avec les risques de montée islamique ou de retour en arrière sous une autre forme.

                        La France (comme l'Europe) n'a pas vu venir ces révolutions, tellement elle était impliquée a tous les niveaux. La cooperation telle qu'elle avait été concue a été un echec .

                        Nous sommes à l'epoque des confrontations de haut niveau dans des contextes de pauvreté, de chômage massif. Les peuples peuvent jouer un rôle essentiel. Ils nattendent pas de replatrage.Ils   pensent que le changement est possible

                        En Tunisie, en Egypte, en Syrie, en Libye, au Maroc, chacun dans sa complexité et dans son originalite cherche la voie a une meilleure prosperité. Nous nous devons de condamner toute forme de repression , d'atteinte aux libertes .

 Les peuples on droit de manifester de se révolter, de chercher les voies de la démocratie et du développement et nous sommes certains qu'ils seront vigilants pour ne pas se laisser voler leur révolution.

 Nous apportons notre soutien fraternel à tous ces peuples et aux camarades qui dans des conditions difficiles ont fait vivre le syndicalisme independant des pouvoirs en place .Je le rappelle sans ingérence : nous nous devons d'etablir avec eux des relations d'égal à égal pour les aider à gagner un veritable syndicalisme au service des travailleurs.

Il nous faut condamner la répression en Syrie et exiger une transformation rapide et démocratique:Ce  n'est pas en tuant son peuple que l'on règle les problemes

En Lybie, la chute de Kadhafi et de son regime est un bienfait pour ce peuple et pour son voisin tunisien.  Quelques questions se posent sur l'intervention militaire de l'Otan: il fallait protéger les populations du régime nous a -t-on  dit et nous étions d'accord

 

Cette intervention a pris une autre tournure sous la houlette du trio americain, britanique et francais: de la protection, nous sommes passés à une intervention militaire directe sur le terrain avec en ligne de mire les richesses peérolières de ce pays. La construction démocratique, le soulevement des peuples sont l'oeuvre du rassemblement, et  les bombes  sont venues d'ailleurs. L'exportation de modèle, a toujours été un échec et quelqu'en soit le motif, le syndicalisme a toujours été du côté de la paix contre les guerres.

 

    Il n'y a pas de guerre juste: Dans ce pays soumis à la dictature depuis plus de 40 ans,  il faudra,

     sans ingerence, car c'est à eux de décider, aider à construire ce qui n'a jamais existé: un syndicalisme independant au rythme et dans la forme qu'ils auront choisi.

 

            Ce type de réunion peut nous permettre de mieux nous comprendre, d'apprendre avec modestie ce qui se passe dans tel ou tel pays, de nouer des relations fraternelles, d'aider à dépasser les clivages, d'apporter son savoir faire, l es uns aux autres et nous avons à en apprendre.

 Ceux qui aujourd'hui sont sous le feu de l'actualite sont ceux qui on su se soulever contre les injustices. Nous avons sûrement a en tirer des lecons pour notre propre activité dans nos pays

 

            Les crises systemiques et les politiques d'austérité on eu des repercutions dans tous les pays  du monde. La recherche du moindre coût n'a pas aideé les pays pauvres à se développer les délocalisations ont enclenché, dans les pays developpés, des reculs sociaux sans précédents . Les modes de gestions neo- liberales se trouvent  déligitimés, le capitalisme, que l'on disait triomphant, montre ses limites et ses impasses. Le syndicalisme n'a pas pour vocation de gérer ou d'accompagner la gestion des gouvernements:  il a le devoir de créer les conditions de transformation sociales à partir des besoins des populations .

                        Modeste représentant CGT de la région corse, nous remercions les camarades de la CGIL de Campanie pour leur invitation à ce debat et à leur fête. Nous espérons continuer ces contacts afin d'etablir des relations profitables, chacun ayant des experiences à partager, en sachant que ce qui nous anime tous c'est bien la défense du monde du travail   

 

                                               pour   le Comite Regional Corse :

                                                                  J-C  GRAZIANI

 

 

                               

 

 

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 16:09

 

casque colonial

                   Afrique : la balkanisation par la guerre.

Sarkozy accédant au pouvoir claironnait que la France en Afrique ne serait plus comme auparavant interventionniste, exploiteuse, donneuse de leçons. La réalité actuelle montre à quel niveau caricatural l’impérialisme colonial français persiste dans ses anciennes pratiques : prétextes hypocrites (droits de l’homme, ou des femmes, ou des « civils »), valises de billets par l’entremise des barbouzes, main mise sur les marchés publics africains (ports d’Abidjan, de Konakry, pétrole, etc…), interventions armées pour imposer les poulains de l’Elysée (intégristes et affairistes baptisés démocrates…). La démonstration n’est plus à faire,cet impérialisme français est d’autant plus virulent et hargneux qu’il est en déclin par rapport à son ami-concurrent des USA, et menacé par les nouveaux venus de Chine, Inde, Brésil…

Mais on n’a pas assez souligné une constante de sa stratégie, depuis plus d’un demi-siècle, le désir incessant d’opposer les peuples et les ethnies les uns aux autres, de briser les nations africaines en petits états concurrents et faciles à soumettre par la puissance impérialiste, de « balkaniser » le continent. Dès les années 1960, la France a empêché par la diplomatie, la corruption, la subversion, l’union des peuples africains indépendants, rêvée par Modibo Keita ou Ruben Um Nyobe. Quelques années plus tard, la France de De Gaulle a financé, armé les séparatistes du Biafra contre le Nigeria, état pétrolier trop puissant à son goût. Elle ne parvint pas à le dépecer, malgré près d’un million de morts.

Un demi-siècle après, les armes sarkoziennes, dirigées par un palais de l’Elysée qui se veut le fer de lance de l’OTAN, le meneur de la meute impérialiste, ont imposé à Abidjan , à Tripoli, par la force et les bombardements, les prétendants choisis depuis Paris. Dans les deux cas, les larbins de l’Occident au pouvoir seront à la tête de pays ravagés par les luttes civiles, à l’issue d’une victoire (assurée par la France) d’une partie du pays sur l’autre. En Côte d’Ivoire, le régime de Ouattara consacre la conquête militaire du sud du pays par les guerriers venus du nord, qui se disaient il y a quelques années « Forces nouvelles ». En Libye, après le soulèvement des séparatistes de Benghazi à l’est du pays contre le pouvoir central, la capitale Tripoli, après avoir été écrasée par les bombes françaises, a été conquise et occupée par les combattants berbères venus du nord désertique. Le pays est encore en partie insoumis, malgré la terreur imposée aux villes par les bombes occidentales, et les nouvelles autorités n’ont guère en commun que leur soumission aux sponsors occidentaux. Mais surtout les infrastructures du pays sont détruites (ah, les beaux marchés de reconstruction que voilà pour les affairistes occidentaux !) et l’unité nationale embryonnaire a fait place aux haines tribales, aux intégrismes ravageurs : après l’invasion US, l’Irak ruiné et dépeuplé s’épuise en conflits meurtriers entre Kurdes, Chiites, Sunnites, etc… La Libye et, pour une part, la Côte d’Ivoire, ont exactement le même avenir prévisible. Mais Sarkozy, Juppé, Bernard-Henry Levy et Cameron peuvent pavoiser à Tripoli : la liberté des actionnaires occidentaux de piller les richesses du Golfe de Guinée, de Libye et du Sahara est assurée.

Francis Arzalier

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:11

 

                                                                           MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

La télévision syrienne a diffusé, jeudi 6 octobre 2011, une émission spéciale avec Thierry Meyssan. Le président du Réseau Voltaire a tiré les leçons de son expérience en Libye.

Au cours de l’entretien, Thierry Meyssan a rappelé qu'il avait annoncé sur Voltairenet.org la construction par Al-Jazeera d’un studio à Doha (Qatar) reproduisant la place verte et Bab el-Azizia. Cette annonce avait été violemment critiquée par la presse mainstream qui y voyait une preuve « d’anti-américanisme primaire ».

 

Pourtant, dès le début de la bataille de Tripoli, Al-Jazeera diffusa des images de propagande tournées dans ce studio pour faire croire que les rebelles étaient entrés dans la ville, alors que celle-ci était encore sous les bombardements massifs de l’OTAN. Il s’agissait de casser le moral des Libyens en leur faisant croire que tout était perdu. Par la suite, le chef du Conseil national de transition, Mustafa Abdul Jalil, a admis les faits et les a présentés comme une ruse de guerre.

 

À la télévision syrienne, Thierry Meyssan a révélé qu’Al-Jazeera vient de préparer des décors de la place des Omeyyades et de la place des Abbassides (Damas). La chaîne qatariote compte également reproduire les places centrales de quatre villes de province. Le Qatar prévoit en effet de participer à une action militaire occidentale contre la Syrie.

 

L’émission avec la bande son de l’intervention originale de Thierry Meyssan en français.

 

Première partie :

 

 

Deuxième partie :

 

 

Troisième partie :

 

 

Quatrième partie :

 

 

Cinquième partie :

 

 

Sixième partie :

 

 

Source : réseau Voltaire

 site: Résistance.fr
Partager cet article
Repost0
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:06

                                                            MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

 

  Jean-Jacques Candelier, député communiste,  13 Octobre  2011

Question N° : 84691 de M. Jean-Jacques Candelier Question écrite

Ministère interrogé > Premier ministre Ministère attributaire > Affaires étrangères et européennes Rubrique > politique extérieure Tête d'analyse > Israël Analyse > coopération militaire. perspectives Question publiée au JO le : 20/07/2010 page : 7983

Nécessité de stopper toute coopération militaire avec Israël

réponse publiée au JO le : 11/10/2011 page : 10778

Date de changement d'attribution : 27/02/2011

Date de signalement : 04/10/2011

 

Texte de la question

M. Jean-Jacques Candelier attire l'attention de M. le Premier ministre sur la nécessité de stopper immédiatement toute coopération militaire avec Israël. « Responsable de la défense nationale », selon la lettre de la Constitution, il lui revient de mettre un terme à toute coopération en matière militaire avec un État qui viole le droit humanitaire et international depuis de nombreuses années et qui bafoue le droit de la guerre. D'après le rapport Goldstone de l'ONU, approuvé par la France, Israël s'est même rendu coupable de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité, avec ses frappes meurtrières sur les civils à Gaza. L'armée française coopère avec celle d'Israël (exercices conjoints, échanges stratégiques, entraînements collectifs, participations d'officiers de l'armée de l'air israélienne à des simulations de guerre électronique, d'attaques de sites-radars sur les bases de Biscarosse et de Cazaux, entraînement de militaires français à la contre-guérilla urbaine en Israël...) et on assiste à un rehaussement de la coopération militaire, du fait des relations étroites qu'entretiennent MM. Sarkozy et Netanyahu. Israël a une délégation militaire en France. Le récent assassinat d'humanitaires sur la flottille de la paix perpétré dans les eaux internationales par les commandos israéliens rend encore plus insupportable l'implication, même indirecte, de la France dans les crimes et exactions commis par l'État hébreu. Il lui demande donc s'il compte stopper toute coopération militaire avec Israël et toute vente d'armes à ce pays.

 

Texte de la réponse

La France est résolument engagée en faveur de l'application du droit international et appelle régulièrement les autorités israéliennes à respecter les droits des Palestiniens en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et dans la bande de Gaza. Elle a toujours manifesté son attachement à la IVe convention de Genève, qui interdit la création de faits accomplis en temps d'occupation et qui s'applique dans les territoires palestiniens. La France déplore le refus d'Israël de se plier à ses obligations internationales. S'agissant de l'opération Plomb durci, elle a condamné les provocations qui ont conduit à l'escalade de la violence au sud d'Israël et dans la bande de Gaza, ainsi que l'usage disproportionné de la force qui a occasionné d'importantes pertes civiles dans ce territoire entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009. Elle est favorable à la mise en oeuvre des recommandations du rapport Goldstone dans le cadre des Nations unies, tout en veillant à ce que l'équilibre nécessaire à l'établissement de la vérité et à la justice soit préservé. S'agissant de la « flottille de la Paix » de 2010, la France a condamné l'usage disproportionné de la force lors d'une opération militaire israélienne contre un convoi maritime transportant de l'aide humanitaire à destination de Gaza. Pour autant, comme le Président de la République l'a rappelé dans son discours à l'AGNU le 21 septembre, la France est engagée en faveur de la sécurité d'Israël. Elle attache une grande importance à notre coopération avec Israël dans tous les domaines, coopération qui est bénéfique aux deux parties. La coopération dans le domaine militaire est toutefois strictement encadrée afin d'être cohérente avec les principes politiques qu'elle défend dans la région. S'agissant plus particulièrement du contrôle des exportations françaises d'armements, celui-ci est soumis à des normes législatives et réglementaires particulièrement rigoureuses, qui prennent en compte les impératifs nationaux de souveraineté et de sécurité, ainsi que l'ensemble de nos engagements internationaux et européens. Dans le cadre européen, il convient de rappeler l'existence de la position commune 2008/944/PESC, adoptée le 8 décembre 2008 durant la présidence française du Conseil de l'Union européenne, qui définit des règles communes et juridiquement contraignantes de contrôle des exportations de technologie et d'équipements militaires, en remplacement de l'ancien code de conduite européen.

 

 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 08:54

     casque colonial

                                                                    

 

 

Jean-Jacques Candelier député communiste CANDELIER.jpg

Des nouvelles du président Gbagbo

 jeudi 13 octobre 2011

13ème législature Question N° : 110470 de M. Jean-Jacques Candelier ( Gauche démocrate et républicaine - Nord ) Question écrite Ministère interrogé > Affaires étrangères et européennes Ministère attributaire > Affaires étrangères et européennes Rubrique > politique extérieure Tête d'analyse > Côte d'Ivoire Analyse > situation politique Question publiée au JO le : 07/06/2011 page : 5933

Réponse publiée au JO le : 11/10/2011 page : 10780

Texte de la question

M. Jean-Jacques Candelier attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur l'enlèvement de Laurent Gbagbo, président constitutionnellement élu de République de Côte d'Ivoire. Celui-ci a été livré, le 11 avril 2011, par la force militaire française Licorne à Alassane Ouattara, président imposé par la force sur la base de résultats frauduleux, proclamé illégalement par les puissances étrangères. Rappelant les pires heures de sa politique coloniale, l'intervention militaire de la France a largement outrepassé le mandat de l'ONU. Le danger est réel : le président Laurent Gbagbo a été remis à ceux qui ont essayé de le renverser lors de la tentative de coup d'État militaire en septembre 2002, précipitant la partition du pays et le plongeant dans une violence meurtrière. Dans la mesure où la réconciliation du pays ne peut se faire qu'avec Laurent Gbagbo, vivant et libre, il lui demande si la France a des nouvelles rassurantes du président Laurent Gbagbo.

 

Texte de la réponse

Le peuple ivoirien s'est exprimé sans ambiguité lors du scrutin du 28 novembre 2010 et a élu M. Alassane Ouattara à la présidence de la République. Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies a, conformément à son mandat, certifié l'élection de M. Ouattara. Les différentes instances africaines (CEDEAO et Union africaine) ainsi que la communauté internationale (ONU, Union européenne, États-Unis...) ont reconnu cette victoire et ont demandé au président sortant, Laurent Gbagbo, d'en tirer les conséquences et de quitter pacifiquement le pouvoir sans délai. Le panel de cinq chefs d'État nommé par l'Union africaine, qui a présenté ses conclusions à Addis-Abeba le 10 mars dernier, a confirmé qu'Alassane Ouattara était le président élu de Côte d'Ivoire. La position de la France a ainsi été conforme à celles des organisations africaines et des Nations unies. Tout comme nos partenaires, elle a soutenu les efforts des organisations africaines et appelé de ses voeux une transition pacifique, ordonnée, sereine, digne et respectueuse de la volonté du peuple ivoirien. Laurent Gbagbo s'est montré sourd à cette perspective, n'hésitant pas à plonger son pays dans la violence et les plus grandes difficultés. Conformément au mandat reçu des Nations unies, la France est intervenue pour protéger de nombreux ressortissants français, européens et extra-européens, à Abidjan. La force Licorne a ainsi accueilli plus de 5 000 personnes sur sa base de Port-Bouët. Conformément à la résolution 1975 du Conseil de sécurité, elle est intervenue, à la demande du secrétaire général des Nations unies au président de la République, en soutien des forces de l'ONUCI pour la neutralisation des armes lourdes utilisées par les forces de Laurent Gbagbo contre les populations civiles et les forces de l'ONU. L'arrivée au pouvoir effective d'Alassane Ouattara va lui permettre de s'atteler aux lourds défis qui attendent le pays : la réconciliation de tous les Ivoiriens, le jugement des coupables des violences et exactions, la reconstruction, la relance de l'économie, l'aide humanitaire, l'accès de tous aux services sociaux de base. La visite du Président de la République en Côte d'Ivoire, à l'occasion de l'investiture du président Ouattara le 21 mai, a illustré la disposition de la France à accompagner les efforts de reconstruction de la Côte d'Ivoire, ainsi que le processus de réconciliation nationale et la lutte contre l'impunité. Suite à son arrestation par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire le 11 avril, Laurent Gbagbo a été placé en résidence surveillée à Korhogo, dans le nord du pays. Il a pu rencontrer ses avocats et a reçu une visite du CICR, qui a jugé que ses conditions de détention étaient bonnes et qu'il était bien traité. Le 18 août, Laurent et Simone Gbagbo ont été inculpés pour crimes économiques et placés en détention préventive. L'ancien président est demeuré dans la résidence où il avait été placé en détention administrative et son épouse a été transférée à la maison d'arrêt et de correction d'Odienné. S'agissant des crimes de sang, le président Ouattara a réitéré à plusieurs reprises son souhait de voir Laurent Gbagbo jugé par la Cour pénale internationale (CPI). En effet, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, souhaite enquêter sur les crimes les plus graves commis en Côte d'Ivoire durant la période du 28 novembre 2010, date du second tour de l'élection présidentielle, au 6 mai 2011, date de la prise de contrôle de Yopougon par les forces pro-Ouattara. Une mission du bureau du procureur de la CPI a séjourné une semaine en Côte d'Ivoire, fin juin. Le rapport qu'elle a transmis au procureur de la CPI a permis à Luis Moreno-Ocampo de demander à la chambre préliminaire de la Cour l'autorisation d'ouvrir une enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis pendant la crise postélectorale ivoirienne

 

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 06:51

                                                                       CUBA-SI-3-CHE.JPG                                                             statue du Che_ La Havane

                                                                  

IL Y A 44 ANS LE CHE ETAIT ASSASSINE...
dimanche 9 octobre 2011
par  Roger Grevoul

"En tant qu’homme, c’était quelqu’un d’exceptionnel, d’une culture et d’une intelligence remarquables. Il avait aussi, bien sûr, des qualités militaires. Le Che était d’abord médecin ; mais il est devenu soldat sans cesser un seul instant d’être médecin. Ensemble, nous avons mené de très nombreux combats. Parfois, je rassemblais les troupes de nos deux colonnes pour effectuer une opération militaire complexe, avec des embuscades, pour provoquer des mouvements de troupes ennemies prévisibles. C’est en combattant que nous avons appris, tous les deux, l’art de la guerre et nous avons découvert que l’ennemi est fort dans ses retranchements mais faible quand il se déplace." Fidel Castro Ruz ("Biographie à deux voix" Ignacio Ramonet)

IL Y A 44 ANS LE CHE ETAIT ASSASSINE...

 

JPEG - 9.1 ko

HOMMAGE DU Docteur Freddy ILUNGA, traducteur de swahili du Che au Congo, écrit pour Cuba Si France Provence le 4 octobre 2005

NOS HEROS NE SONT PAS DES MODELES IDEALISES ASSASSINAT DU CHE EN BOLIVIE Il y a trente-huit ans

Docteur Freddy ILUNGA Héritier de son enseignement

Il est difficile de parler de l’homme qui a fondé sur l’action ses idées pour lutter pour l’humanité. Permettez que dans ce « mémorial » , soient avec nous six jeunes de la terre de Marti qui ont été avec leur sang les premiers pionniers de la solidarité contre l’injustice dans le monde au sud du Sahara : Norberto Pio Pichardo (Ine) Victor Ballester (Telasini) Wagner Moro Perez (Kawawa) Crisojene Vinajera (Azuruni) Orlando Puente Majeta (Bahaza) Francisco Torrente Asia (Ahurino) disparu

JPEG - 7.2 ko

Notre passé est fondateur de l’histoire et nos héros ne sont pas des exemples idéalisés de mortels. Ce sont des êtres qui ont gagné le respect des peuples par le sacrifice de leur vie. Nous, toutes les nations du Tiers Monde , sommes tombées en esclavage et on nous châtie avec la faim, la misère et des maladies que l’on pourrait guérir et prévenir. Si nous réclamons notre droit, nous sommes réprimés avec des bombes sophistiquées et l’unique arme qui nous reste est l’éducation de notre peuple dont la responsabilité revient à l’avant-garde si elle prêche par l’exemple. En conséquence, on peut dire qu’un peuple cultivé est un peuple libre. Ceux qui furent, sont ou seront aux côtés de Tatu ou Che, traduisant sa pensée avec sa méthodologie pédagogique, auront trouvé le chemin de la formation de l’Homme Nouveau, homme solidaire dans ses relations internationales, sans égoïsme, qui lutte pour satisfaire les besoins basiques de l’homme sur la terre. Son visage était, est et sera un message éducatif qui , devant les diverses difficultés du monde néo-libéral, constitue un livre de référence qui nous aide à briser les chaînes qu’on nous impose. L’Humain est égoïste par nature pour assurer la survie de son espèce, jusqu’à un certain point. Quand il le dépasse, il monopolise les biens. Pour que l’homme surmonte ce mal, nous aurons besoin de nombreux siècles, parce qu’il faut effacer de notre subconscient d’où nous venons et où nous habitons. Le Che le comprit ainsi et en tira les conséquences dans sa vie. Pour autant, nous sommes des citoyens du monde et le monde où nous vivons nous appartient et nous avons le droit également de le défendre comme bien commun. Défendre notre planète de ce qui perturbe l’équilibre de ses habitants : la faim, les maladies, la misère et l’injustice qui créent des inégalités à cause de l’égoïsme humain.

JPEG - 7.8 ko Accomplissant son devoir comme citoyen du monde, le Che partit pour le Congo sans tenir compte qu’il ne s’agissait ni de son pays ni de sa race. Avec son cri vif et dynamique, il nous oblige à défendre la dignité de l’Homme dans n’importe quelle région de la planète. Alors nous ferons partie de l’Univers. Sa reconnaissance du rôle de l’homme et du pouvoir nouveau dans la transformation de la société nouvelle en construction est le matérialisme historique dans sa version humaniste. Ce ne sont pas les lois économiques objectives qui transforment la société mais l’action consciente et organisée du peuple.

Lire la suite sur le site de Cuba Si France Provence : http://cubasifranceprovence.over-bl...


Partager cet article
Repost0
11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 15:38

 

                                                                            MANIF-AUSTERITE-015-copie-2.jpg

 

 

 

 

                                                                                 MANIF AUSTERITE 012

                     MANIF-AUSTERITE-016.jpg

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 14:58

MANIF-AUSTERITE-012.jpg  MANIF-AUSTERITE-010.jpg

 

MANIF-AUSTERITE-004.jpgMANIF-AUSTERITE-008.jpg

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 14:23

                                                                     MARE NOSTRUM-copie-1

 

                                                                                    drapeau-flottant-palesto.gif 

 

 

Les prisons coloniales ébranlées par la grève des prisonniers palestiniens
Fadwa Nassar

Lundi 10 octobre 2011

Depuis deux semaines, les prisonniers palestiniens mènent une grève de la faim illimitée pour protester contre les conditions d’incarcération dans les prisons coloniales de l’entité sioniste. A l’initiative des prisonniers du FPLP, dont le secrétaire général Ahmad Saadat est soumis à l’isolement individuel depuis près de deux ans, la grève s’est étendue aux autres prisonniers isolés avant d’être partagée par plus de deux mille prisonniers sur un ensemble de 6500. Le mouvement national des prisonniers a décidé de rejoindre massivement la grève de la faim illimitée le mardi 11 octobre, alors que jusqu’à présent, des milliers de prisonniers participaient à ce mouvement de colère par une ou deux journées de grève par semaine.

Le mouvement de la grève des prisonniers palestiniens risque de s’étendre et de durer, tout comme il risque d’entraîner le martyre de certains prisonniers, dont l’état de santé s’est fortement détérioré depuis le début de la grève. Les autorités coloniales ont réagi violemment en supprimant le sel, seule denrée pouvant aider les grévistes à résister à la mort, en s’emparant de toutes leurs affaires personnelles, en déplaçant les grévistes vers d’autres prisons ou sections, en les isolant encore plus du monde extérieur, pour étouffer le mouvement. Dimanche, des informations ont circulé à propos de négociations entre la direction carcérale coloniale et les grévistes, mais il ne semble pas que celles-ci aient abouti, puisque cette direction n’envisage pas encore la suppression des assauts sur les cellules, soit-disant pour compter les prisonniers, ou pour inspecter les cellules, alors que les prisonniers insistent beaucoup sur cette revendication, une de celles qu’ils ont mise en avant.

Des prisons coloniales pour briser la volonté du peuple palestinien

Les prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les prisons coloniales sionistes réclament, non pas des faveurs comme veulent le faire croire les dirigeants de l’entité, mais leurs droits humains de base : l’arrêt de la mise en isolement individuel : certains prisonniers se trouvent depuis cinq ans en isolement dans des cellules appelées les « antichambres de la mort », cellules étroites, sombres, humides et souterraines qui n’ont pour fonction que d’entraîner les maladies pulmonaires et autres. Les prisonniers réclament la fin des assauts nocturnes contre les cellules menées par des forces formées spécialement pour agresser les prisonniers palestiniens et arabes, et la fin des assauts (4 par jour depuis la grève de la faim) pour soi-disant compter les prisonniers et inspecter les cellules. Ils réclament aussi l’arrêt des humiliations de leurs familles venues en visite, dans des conditions extrêmement dures, puisqu’elles doivent traverser des dizaines de barrages, subir les assauts des colons, avant d’être accueillies par des insultes, des fouilles déshonorantes et des refus de visite de dernière minute. Les prisonniers réclament également qu’ils n’aient pas les pieds attachés lors des visites familiales, tout comme ils réclament la remise en route des chaînes télévisées arabes et le fonctionnement de leurs études en université (la seule université autorisée est une université sioniste), et la permission de recevoir des livres, ce que les autorités carcérales ont interdit il y a quelques semaines.

En bref, les prisonniers palestiniens en grève de la faim réclament que cessent les mesures répressives introduites tout au long des années précédentes, alors que ce qui se fait appeler « communauté internationale » se bouchait les yeux et les oreilles pour ne rien voir ni entendre.

Dans un article récent, Walid Duqqa, prisonnier palestinien des territoires occupés en 1948, depuis plus de 25 ans et condamné à la perpétuité par un tribunal militaire mettait en parallèle les mesures coloniales à l’intérieur des prisons et à l’extérieur, expliquant que les autorités de l’occupation n’avaient en vue que la soumission psychologique, morale et matérielle des Palestiniens. Pour la colonie sioniste et ses dirigeants, c’est l’idée même d’un peuple palestinien, d’une communauté palestinienne, d’une vie palestinienne stable, qui doit être supprimée. A l’extérieur, les barrages, les colons, les agressions et les assauts, le démantèlement et la catégorisation du territoire, les restrictions de mouvement, les tueries, les poursuites. A l’intérieur des prisons, la privation, l’instabilité par le déplacement continuel des prisonniers, les agressions par les forces spéciales, la catégorisation des prisonniers, par région ou par formations politiques, les assauts nocturnes pour briser les rêves de ces hommes, femmes, enfants et vieillards, remplis d’espérance et de liberté. Mais aussi le minutage de leur temps, qui doit être celui du colonisateur et non celui qu’ils essaient de construire entre les quatre murs, avec leurs camarades ou individuellement. A l’intérieur, ce sont les « oiseaux », ces collaborateurs infiltrés ou achetés avec des promesses vaines et futiles, et à l’extérieur, ce sont les collaborateurs tombés entre leurs filets. A l’intérieur comme à l’extérieur des prisons coloniales, les sionistes tentent de briser la volonté de lutte et de résistance du peuple palestinien.

Mais ils n’y parviennent pas.

Aujourd’hui, les prisonniers sont en train de faire craquer les murs de ces prisons, rien que par leur refus de s’alimenter. Le mouvement de solidarité se développe, car aucune cause n’est aussi populaire que celle des prisonniers et de leur lutte, en Palestine, dans les camps des réfugiés et dans l’exil. La cause des prisonniers unifie, comme l’a récemment déclaré une personnalité palestinienne, car les prisonniers sont la conscience, la résistance, les héros vivants du peuple palestinien.

Demain, ce sont ces prisons coloniales toutes entières qui partageront le sort de la prison de Khiam, avec la débandade sioniste du sud-Liban en mai 2000. Bâties ou transformées en prison, pour la plupart, au temps de l’occupation britannique, ces citadelles ne sont que des forteresses en carton face à la détermination de lutte et de résistance du peuple palestinien. Le prisonnier Qassamite Ibrahim Hamed, gréviste de la faim et en isolement, a d’ailleurs lancé un appel à tous les prisonniers, disant que l’entité sioniste est en pleine crise, il faut en profiter et y aller en élargissant le mouvement.   

C’est pourquoi il est nécessaire d’élargir aussi le mouvement de la solidarité, à tous les niveaux, dans le monde. Les places publiques des capitales mondiales doivent être assaillies par les foules, les institutions internationales doivent être interpellées, les médias doivent participer à cette bataille, pour la dignité du peuple palestinien et de ses héros vivants.
 

                                           site: baladi

Partager cet article
Repost0