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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 08:32

 

"Lybie: les bombardements n'ont jamais instauré la démocratie" (communiqué du groupe CRC)

 

 

Les Député-e-s communistes, citoyens, du Parti de gauche voteront [ont voté]contre la prolongation de la présence militaire française en Libye, soumise à débat cet après midi au Parlement. Comme ils en avaient souligné les risques évidents, le 22 mars dernier dans l'Hémicycle, l'enlisement est patent. Quatre mois après les premiers bombardements, la guerre n'a ouvert aucune perspective nouvelle pour les populations maintenues depuis des décennies sous le joug du dictateur Kadhafi. Le conflit a, en revanche, conforté l'hypothèse d'une partition du pays.

Les droits de l'Homme ont été brandis pour justifier la croisade dont Nicolas Sarkozy a pris la tête et l'OTAN le commandement. Les relations étroites entretenues jusqu'à très récemment encore avec Kadhafi suffiraient à s'interroger sur la sincérité des propos. La présence très importante des grands groupes français sur le territoire libyen  et les intérêts financiers en jeu éclairent aussi les objectifs poursuivis. Les bombardements n'ont jamais installé la démocratie. Des voix s'élèvent pour demander un cessez le feu immédiat. Il faut leur faire droit.

Les Député-e-s communistes, citoyens, du Parti de gauche demandent qu'il soit mis un terme immédiat à la guerre en Libye et que soit, au plus vite, convoquée une réunion internationale qui, sous l'égide de l'ONU réuniraient toutes les parties concernées en présence de l'Union Africaine, pour qu'enfin une solution politique et pacifique puisse être construite.

DEPUTE-E-S COMMUNISTES, REPUBLICAINS, CITOYENS ROLAND MUZEAU, porte-parole Roland Muzeau

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 08:26

 

APPEL A LA RESISTANCE LINGUISTIQUE ET CULTURELLE.

 

Arrêt au tout-anglais

 

Il se prénomme Kévin et à défaut de ménager la langue française, il « manage » les Francofolies de La Rochelle avec l’assurance d’un petit commercial bardé de ses certitudes vendeuses. Et il nous apprend, sans que France-Info qui l’interroge ce 12 juillet ne l’interpelle sur sa politique linguistique suicidaire, que le festival de La Rochelle, qui fut longtemps un bastion de la création francophone et de la vraie diversité, a de nouveau programmé cet été une série de chanteurs « français » qui, reniant la langue de Brassens, de Ferrat, de Léo, de Vigneault, de Brel et de Barbara, mais aussi de Pottier et de Clément (L’Internationale et le Temps des cerises n’ont pas été écrits en anglais que l’on sache !) , s’expriment dans l’unique idiome estampillé par la mondialisation capitaliste, par les « majors » de l’industrie culturelle, par le snobisme des milieux bobo, avec à l’arrière-plan, les giga-prédateurs de l’impérialisme états-unien.

 

Cerise sur le gâteau (pardon : last but not least), France-Info nous apprend, sans faire le moindre commentaire, que les Francos 2011 ont choisi… le 14 juillet pour mettre principalement en vedette des chanteurs anglophones ! Le 14 juillet, c’est-à-dire un jour où l’on célèbre encore, dans certains coins reculés de l’hexagone, ces bricoles ringardissimes que sont la prise de la Bastille, la fête nationale et la devise liberté, égalité, fraternité... Sir Kevin ne nous dit pas si, à l’occasion de cette minable provocation, tout-à-fait digne de notre étrange pays partagé entre la xénophobie d’Etat et l’autophobie nationale, la Marseillaise sera enfin traduite dans l’unique idiome qui vaille désormais aux yeux de l’« élite mondialisée » : si tel était le cas, on propose de traduire le very shocking appel révolutionnaire « Aux armes citoyens ! » par « God save the Queen ! », ou mieux encore, par « In God we trust ! », comme il est cyniquement écrit sur chaque billet d’1 dollar...

 

Certes, pour ménager les vieux routiers des Francos, on a demandé à B. Lavilliers et à quelques autres VRAIS créateurs francophones de cautionner ce festival à la dérive. Dame ! il faut bien justifier à la marge l’intitulé des Francos et sans doute, les subventions publiques (?) toujours bonnes à prendre que facilite ce type de dénomination menteuse… Marianne est bonne fille et les institutions de la Francophonie sont décidément bien apathiques, pour ne pas dire plus !

 

Bien entendu, on nous rétorquera qu’il faut être « ouvert », « moderne » et « pluriel » : ce sont ces trois adjectifs-choc qu’avancent systématiquement les dominants quand ils entreprennent de casser un acquis social, un patrimoine culturel ou une conquête démocratique. Car le « pluralisme » commande évidemment qu’en France on chante (de moins en moins…) en français ET DE PLUS EN PLUS en anglais, qu’en Italie on chante (encore un peu) en italien ET TOUJOURS PLUS en anglais, qu’en Allemagne on (ne) chante (presque plus !) en allemand ET ENORMEMENT en anglais, pour ne rien dire des chansons suédoise, flamande, norvégienne, etc. déjà réduites à l’état de folklore ! CA, c’est du pluralisme et de l’ « ouverture » ! D’autant plus que, pour parfaire ce « pluralisme » linguistique à sens unique, les bacheliers d’outre-Manche et d’outre-Atlantique ne sont désormais plus tenus d’apprendre une langue étrangère et que les créations culturelles non-anglophones sont méthodiquement barrées par les médias anglo-saxons !

 

On nous dira naturellement que « c’est la liberté ! », que « les gens font comme ils le sentent », et autres pseudo-évidences que matraque à longueur d’année la pensée unique néolibérale : mais sous le masque de la « concurrence libre et non faussée » grignotant l’ « exception culturelle », se dissimule en fait le diktat de monopoles capitalistes mondiaux qui installent patiemment, -qui plus est sous le nom de « liberté »-, la première méga-dictature de l’histoire qui sera bientôt parvenue à éliminer tout « ailleurs » géographique ou mental. Libre aux médias de cacher aux bonnes gens que les maîtres du CAC 40 (du « caca-rente » ?), que les eurocrates bruxellois, que le gouvernement Sarkozy, les Chatel, Pécresse, Kouchner, Lagarde et Cie, font tout pour nous imposer la langue unique de la maternelle à l’université en passant par l’entreprise, où des salariés en sont réduits à engager l’action syndicale pour obtenir le droit élémentaire de travailler en français en France ! C’est le Baron Seillères, ex-patron du MEDEF et ex-président du « syndicat » patronal Business-Europe qui l’a proclamé en 2003 au nez et à la barbe de Chirac : l’anglais doit rapidement devenir LA « langue des affaires et de l’entreprise » de toute l’Europe  [1] ! Ce qui signifie en clair que toute autre langue est condamnée à mort dans l’espace public. Dans ces conditions, il est triste que tant de pseudo-« créateurs », dont beaucoup se croient sincèrement contestataires (la bonne conscience ne coûte pas cher !) obtempérent en toute inconscience aux ordres du Big Brother « managérial » : la servitude n’est jamais si totale que lorsqu’elle reste invisible aux esclaves, qu’elle s’installe aux cris de « vive la liberté ! » et qu’elle dispose des moyens de censurer et de stigmatiser les rares voix dissidentes qui osent encore dire « non » et non pas, à longueur de journée, « yèèèèèès ! » et « OK »…

 

C’est pourquoi l’ami de la chanson francophone, des luttes anticapitalistes, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et de la diversité culturelle que je suis, suggère aux hommes et aux femmes qui veulent résister à la langue unique, à la culture unique, à la pensée unique, à l’économie unique, en un mot, à l’abrutissement généralisé, de…

 

  1.  réclamer que les Francofolies aient la pudeur de changer de nom ; leur intitulé actuel frise la pub mensongère et n’utilise le clin d’œil à la francophonie que pour mieux installer le monopole musical de l’anglais dans la jeunesse tout en « folklorisant » en douceur l’extraordinaire héritage poétique et chansonnier de notre pays ;

  2.  exiger qu’aucune subvention publique ne soit désormais accordée à des spectacles dans lesquels des chanteurs français chantant en globish collaborent à l’entreprise totalitaire de banalisation du tout-anglais ;

  3. de réfléchir aux moyens nécessaires pour mettre en place un vrai festival francophone indépendant du « chobiz » et d’un gouvernement UMP traîtreusement acquis au tout-anglais. Un festival ouvert à tous les pays francophones dans la diversité de leur parler-français, à tous les usages du français, des plus savants aux plus populaires, mais aussi aux chansons en occitan, en basque, en breton, en corse, en catalan, etc., sans oublier les langues de l’immigration : arabe, berbère, wolof, chinois, etc. Un festival qui n’aurait pas pour but principal le fric, la com ‘ et l’auto-reproduction d’un appareil commercial s’abritant derrière les mots « jeunesse » et « ouverture culturelle », etc. Un festival qui ferait le lien entre la défense de toutes les langues de France et du monde, et la résistance antifasciste, antiraciste, anti-impérialiste, au monstre impérialiste et totalitaire qui, sous le nom faisandé de mondialisation, impose partout le despotisme sans rivage de l’oligarchie financière, fût-elle fardée de couleurs « flashy » et « internationalistes » par tous les colla-bobos de France et d’ailleurs.

  4. de mettre sur la sellette, à l’occasion des prochaines échéances électorales, tous les politiciens qui, par incurie ou par calcul, collaborent en tous domaines, -enseignes commerciales, entreprise, recherche, médecine, université, lycées et bientôt… école maternelle-, au viol en réunion de l’article II de la Constitution : « la langue de la République est le français », sans parler de la loi Toubon de 1994, votée à l’unanimité par le parlement, et quotidiennement violée dans la plus parfaite indifférence des autorités constituées.

 

Cet appel s’adresse d’abord aux amis de la langue et de la chanson françaises, notamment aux écrivains, aux poètes, aux musiciens… Mais il interpelle cherche aussi le travailleur, le jeune de milieu populaire, l’enseignant, le démocrate, le républicain, l’internationaliste véritable. Car la langue française demeure encore à ce jour le premier service public (gratuit !) de la République française et des autres pays francophones ; et bien qu’attaquée de toutes parts, elle constitue encore une digue solide contre le totalitarisme linguistique, contre la marchandisation de la culture et contre l’idéo-formatage mondial : si le français finit par s’écrouler, quelle langue, quelle culture, quelle chanson ne seront-t-elles pas englouties par le raz-de-marée impérial du tout-à l’américain ? La marginalisation planifiée de notre langue est porteuse d’énormes discriminations contre les couches populaires de tous les pays, et d’abord contre la jeunesse que l’on gave de sous-produits culturels en globish ; plus généralement, la « langue » unique porte en elle le risque d’une disparition rapide de toutes les langues (y compris de l’anglais en tant que langue porteuse d’histoire et de civilité) et de la culture elle-même ; car langues et cultures n’ont jamais prospéré que dans et pour l’échange : mais quels échanges subsisteront-ils vraiment quand l’altérité linguistique aura définitivement sombré, quand, politique de substitution linguistique des Franco-Déni, du grand patronat et du gouvernement « français » aidant, la chanson française sera à jamais devenue un « fait exotique » dans notre propre pays ?

 

[1] En vertu de quel débat citoyen, de quelle délibération démocratique, de quel vote parlementaire ou référendaire à l’échelle nationale ou continentale ?

 

Par Georges Gastaud.

 

PS : je ne vois aucun inconvénient à ce que les Franco invitent à l’occasion des anglophones issus de pays anglophones ; sans toutefois les survaloriser : car sauf exception, on ne peut attendre aucune réciprocité outre-Manche ou outre-Atlantique- pour des chanteurs francophones, germanophones, etc., à l’occasion de très grands évènements culturels et médiatiques…

 

 

Georges GastaudGeorges Gastaud est professeur de philosophie et écrivain communiste. Secrétaire national du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) depuis 2004.

Directeur du journal Initiative communiste, il a été pendant longtemps membre du PCF et plus particulièrement du Comité Fédéral du PCF du Pas de Calais ainsi que secrétaire de la section de Lens du PCF.


Il a notamment écrit divers ouvrages :

  • La sagesse de la révolution, Pantin, Le Temps des cerises, 2008.
  • Lettre ouverte aux 'bons Français' qui assassinent la France, Paris, Le Temps des cerises, 2005.
  • Mondialisation capitaliste et projet communiste : cinq essais pour une renaissance, Pantin, Le Temps des cerises, 1997.
  • Patriotisme et internationalisme " , CISC , 2010 .

Par Résistance
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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 06:40

 

 

 

                                                                       MARE NOSTRUM-copie-1

 

Communiqué

Paris le 11 juillet 2011

 

Le « Dignité Al Karama », tout est en règle

 

Après avoir été bloqué en Crète plusieurs jours par les autorités grecques, le « Dignité-Al Karama » remplit toutes les conditions pour prendre la mer.

 

Les autorités grecques, après plusieurs jours de harcèlement administratif, aux motifs politiques clairs, ont conclu que le bateau français remplissait les conditions de navigabilité. Une partie de ses passagers est rentrée vendredi soir, rappelée en France pour des motifs professionnels. Une dimension plus internationale devrait être donnée au bateau, qui sera ainsi le porte-parole de la Flottille de la liberté.

  

La campagne Un bateau français pour Gaza appelle maintenant les autorités grecques à respecter les autorisations signées et à ne pas poser créer d’obstacles supplémentaires au « Dignité Al Karama ».

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 09:48

                                 logohuma.gif                           

 Une véritable guerre sociale

 

 

 

On commence par externaliser les services de ménage, de restauration, de maintenance, et on finit par sortir de l’hôpital le traitement des dossiers médicaux, l’interprétation des examens radiologiques, le codage des actes médicaux… La privatisation, le démembrement du service public hospitalier, fonctionne comme ne vis sans fin au détriment des soins, de la prise en compte des patients dans leur intégralité. Tout y passe, jusqu’à la déontologie des métiers, le secret médical. Patients, salariés, cadres, médecins sont victimes de cette machine à broyer. Dans la logique où ne prévalent que les colonnes des dépenses et des recettes, c’est la qualité du service rendu, le sens même du travail qui se perdent, pour laisser place peu à peu à l’abattage d’actes codifiés. Des hommes et des femmes en souffrent, parfois jusqu’à vouloir mourir.

 

Sur l’étal des services publics, l’hôpital n’est pas le seul lot mis en liquidation. L’opération de déstockage est lancée et tout est à vendre. La violence de la crise financière avait un temps quelque peu ébranlé les convictions les plus libérales. Quand il s’agit, à coups de milliards d’euros, de sauver les banques ou d’amortir le choc dans l’industrie automobile, que l’État se mêle d’économie ne semble pas tout à fait déplacé, même pour un libéral pur jus. La crise est toujours là et les beaux esprits se sont ressaisis. Ils ont repris l’archet pour exécuter leur antienne. Bertrand Jacquillat, vice-président du Cercle des économistes qui organise cette fin de semaine à Aix-en-Provence son «Davos provençal», donnait hier le ton dans une tribune au Nouvel Économiste: «Est-ce à dire que les États doivent revenir en force sur la scène économique? La réponse est définitivement non? tranche-t-il. Il demande «un recentrage de l’État sur ses activités principales», qui sont, selon lui, «au-delà des activités régaliennes «le financement des grosses dépenses de santé  et «éducation scolaire pour les enfants les ménages les moins aisés, notamment. Ce n’est plus l’État providence, c’est l’État charité, quelle ringardise tout le reste peut faire profit, au privé donc d’en profiter!

 

Il n’est nul besoin d’injonctions des agences de notation ou du FMI pour appliquer ici les recettes imposées à la Grèce et au Portugal. Le pacte européen euro plus sert de caution générale. On privatise, ?n serre la vis sur les salaires, les pensions, on précarise, on impose des reculs sociaux en tous domaines. Pour être moins brutal, ce qui se passe en France n’en est pas moins lourd de violence. Des attaques contre les services publics, l’emploi des fonctionnaires, à la réforme des retraites, une véritable guerre sociale est engagée contre les salariés par le gouvernement et le patronat français. Et, loin des frappes chirurgicales, ce sont les armes de destruction idéologique massive qui sont employées. Chaque jour, les conventions de l’UMP, les ministres en campagne, certains médias, envoient leurs missiles pour tenter d’hébéter le monde du travail et le mettre à genoux. Les partis de gauche, le Parti socialiste surtout, auraient tort de n’y voir que tapage et occupation de terrain. À laisser l’ennemi occuper seul le champ de bataille…

 

Pour être moins brutal, ce qui se passe en France n’en est pas moins lourd de violence.

 

Olivier Mayer (l'Humanité du 8/7/2011)

 

                        

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 09:36

 

 « Décroissance ou socialisme ? » par Domenico Moro, économiste marxiste italien, membre du Parti des communistes italiens (PdCI)

 

Ces dernières années s'est installée en Italie, comme dans d'autres pays avancés, ce qu'on appelle la théorie de la décroissance.

Cette théorie tire sa fortune de divers facteurs.

En premier lieu, de l'affaiblissement d'une tradition créative marxiste adaptée à notre époque, en partie en raison de l'offensive idéologique continue et massive à laquelle elle a été soumise de la part de la pensée dominante. La substitution de la contradiction homme-nature à celle travail salarié-capital, a été un des axes de cette offensive, qui a accordé une place centrale dans le débat public à des questions comme la crise écologique, l'épuisement des ressources naturelles et le changement climatique. Tous ces aspects ont contribué au développement de l'écologie comme courant politique autonome. La décroissance, tout en appartenant à la tradition de l'écologie, en est une variante extrême. Selon la décroissance, il ne suffit pas d'éviter les gaspillages ou de miser sur un développement « durable » ou « éco-compatible » et sur les énergies renouvelables. Pour la décroissance, la seule planche de salut est de réduire drastiquement la consommation. Il ne suffit pas de stabiliser la croissance ou de réduire la stimulation compulsive de la croissance de la consommation, il faut revenir à des niveaux de consommation typiques d'une société préindustrielle. La décroissance propose un modèle spécifique de société, « la société de la décroissance ». Celle-ci se caractériserait par une économie basée sur la petite propriété paysanne, locale et autarcique, dans laquelle les échanges entre divers territoires sont quasi inexistants, de fait une économie curieusement semblable à l'économie médiévale. Une idée de société de ce type rentre pleinement dans le cadre des projets utopiques, qui abondent dans l'histoire des idées. Le retour à une société essentiellement paysanne, locale et autarcique impliquerait une régression de la société. Une économie basée sur l'autoconsommation annulerait les échanges et par conséquent réduirait à des niveaux très simples la division du travail. Cela se traduirait par l'affaiblissement de la productivité du travail lui-même, le développement scientifique et son application pour mettre les forces de la nature au service de l'Homme. Une économie de ce type pourrait soutenir au niveau mondial une pression démographique de quelques centaines de millions d'individus à l'échelle mondiale, et on comprend mal quel sort serait réservé aux sept milliards d'êtres humains que compte actuellement la planète. Derrière la vision ingénue de la « société de la décroissance », plusieurs erreurs d'analyse, qui révèlent la faiblesse de ses fondements scientifiques, économiques et sociologiques. Une drastique réduction de la consommation et du développement est antihistorique, car cela ne s'est jamais produit dans l'historique que l'humanité régresse spontanément, et car il serait plus qu'improbable non seulement de ramener les centaines de millions d'européens et de nord-américains à la simple subsistance, mais surtout de nier à des milliards d'asiatiques, de latino-américains et d'africains la possibilité d'en sortir, comme en témoignent les soulèvements en Égypte et en Tunisie et les importants flux migratoires Sud-Nord actuels.

Selon les théoriciens de la décroissance, ce serait la perspective millénariste et catastrophiste de la crise écologique et de l'épuisement des ressources naturelles qui se chargerait de convaincre des milliards d'individus de faire le grand bond en arrière. Nous ne voulons pas nier la crise écologique, mais la décroissance oublie que les sources d'énergie et les technologies qui les utilisent ne sont pas des facteurs fixes dans l'histoire humaine. Elles sont des variables dépendantes du développement des forces productives(en particulier de la recherche scientifique) et surtout, du moment que la technique n'est pas socialement neutre, de la modification des rapports de production. Ce qu'il faut comprendre, donc, c'est la cause de la crise écologique. La théorie de la décroissance fait fausse route en l'identifiant, en l'imputant exclusivement à l'industrie et à la consommation. Au contraire, la cause de la crise écologique est la même que celle de la crise économique, le mode de production capitaliste, basé sur les rapports de production travail salarié-capital. La consommation n'est pas la finalité du capital. La finalité du capital est le profit. Cela semble paradoxal, mais la théorie de la décroissance s'établit dans une phase historique où la consommation de masse, dans les pays les plus avancés, diminue et la pauvreté augmente, phénomènes allant de pair avec la contraction du salaire réel. Une phase dans laquelle les sociétés les plus avancées ne « croissent » plus, ou plutôt elles décroissent, à la suite d'une des crises les plus profondes de l'histoire du capitalisme. Et tout cela alors que ne cessent de croître les profits absolus, l'opulence des riches et donc que croissent leur – mais seulement la leur – consommation de luxe. Pourtant, la décroissance nie que le problème soit celui des rapports de production basés sur le capital. Il nie également que la classe ouvrière puisse être la protagoniste de la transformation de la société et identifie socialisme et capitalisme comme des tendances nocives, développementalistes. La question devient ainsi éthique et morale, et la solution doit être recherchée dans un choix volontariste et individuel, dans la frugalité plutôt que dans la consommation équitable. La vraie question à poser, au contraire, avant même de savoir combien l'on produit, est pour qui et comment on produit. En effet, l'épuisement et le gaspillage des ressources humaines et naturelles dépendent non pas de l'industrie en soi, mais d'un système fondé sur la concurrence entre entreprises capitalistes et sur la recherche du profit maximal et le plus rapide possible. Cela dépend de l'anarchie d'un système sans direction unitaire et sans coordination, source de gaspillages et de surproduction, dans lequel l'homme et la société n'ont pas le contrôle sur les forces productives, qui pourtant les ont créées, mais par lesquelles ils sont dominés, comme si elles étaient des forces aveugles de la nature. Crise économique et crise écologique apparaissent ainsi comme des manifestations, bien que diverses, de la révolte de l'économie et de la nature contre l’irrationalité même de ce mode de production. La décroissance ne peut pas être la solution, à savoir que sa théorie dissimule les causes et empêche de leur trouver une solution, dérivant vers des recettes utopiques et paradoxales. Ce qui est à affirmer, ce n'est pas un bond en arrière dans les degrés de civilisation, mais la nécessité de la production rationnelle et de la redistribution de la richesse sociale. Ce n'est pas la décroissance, mais la planification qui est la solution à l'anarchie du capital. En effet, seule la reprise en main des forces productives par les travailleurs librement associés selon un plan rationnel, le socialisme, peut permettre le dépassement des crises économiques et des crises écologiques. En ce sens, la critique de la décroissance n'est pas une excentricité découlant d'un purisme idéologique, mais une opération de clarification, nécessaire à la lutte qui attend ceux qui veulent changer réellement l'état des choses présent, et un jalon dans la reconstruction d'une pensée critique actuelle et fondée scientifiquement.

 

                        Traduction AC Source : « Solidarité Internationale PCF »

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 09:07

                                                                         MARE NOSTRUM-copie-1

 

Mardi 14 juin 2011

     Les guerres secrètes de l’alliance saoudo-israélienne

 

Comme le dit le vieux dicton chinois, les crises des uns peuvent être l’opportunité des autres.

Tel-Aviv, Washington et l'OTAN profitent des révoltes soudaines qui ont lieu dans le monde arabe.

Ainsi, ils ne se contentent pas seulement de lutter contre les aspirations légitimes des peuples arabes, ils gèrent aussi intelligemment la scène géopolitique arabe dans le cadre de leur stratégie pour dominer l'Eurasie.

 Les conflits sectaires en Égypte : un moyen d'affaiblir l'État égyptien. De nos jours, l'Egypte est dirigée par un gouvernement militaire qui est un mouvement opposé aux objectifs et développements révolutionnaires.

Malgré l'insistance croissante du peuple égyptien, l'ancien système existe toujours. Toutefois, les fondements de ce système commencent à devenir de plus en plus instables au moment où le peuple égyptien devient plus radical dans ses revendications. Comme ce fut le cas à l'époque de Moubarak, le régime militaire permet aussi la propagation du sectarisme dans un effort pour créer des divisions dans la société égyptienne.

Au début de l’an 2011, quand les Egyptiens ont vivement attaqué les bâtiments du gouvernement ils ont découvert des documents secrets montrant que le régime égyptien était derrière les attaques contre la communauté chrétienne en Egypte. Récemment, des extrémistes salafistes ont attaqué des minorités en Egypte, non seulement des chrétiens, mais aussi des musulmans chiites.

Des militants égyptiens ainsi que des dirigeants dans les communautés coptes et chiites en accusent le gouvernement militaire au Caire, Israël et l'Arabie Saoudite.

De fait, le gouvernement militaire de l'Egypte, Tel-Aviv et les Saoudiens, font tous partie d'une alliance sinistre. Ce rassemblement constitue l'épine dorsale de la structure impérialiste américaine dans le monde arabe. Ils dépendent de Washington. Ils demeurent victorieux dans la mesure où les États-Unis dominent le Sud-ouest de l'Asie et l'Afrique du Nord.

Les Saoudiens coopèrent actuellement avec Washington pour établir un gouvernement islamique supposé en Egypte. Ce travail est réalisé par des partis politiques financés et organisés par les Saoudiens. Ainsi, les soi-disant mouvements salafistes, constituent une partie essentielle et primordiale de ce gouvernement. Il semble également que le mouvement des Frères musulmans, ou du moins certaines de ses filiales, ont été élus pour faire partie de ce gouvernement (pour gagner leur confiance en les intégrant dans le groupe existant).

L’alliance saoudo-israélienne et la politique de la division L'alliance entre les Saoudiens et Tel-Aviv est devenue plus claire et flagrante ces dernières années. Cette alliance secrète saoudo-israélienne se trouve dans le cadre d'une plus vaste alliance entre le Golfe et Israël. Cette dernière est établie par le biais d'une alliance stratégique entre les familles royales en Arabie Saoudite et les Cheikhs arabes dans le golfe Persique. Israël et les familles royales du Golfe constituent ensemble la ligne de front pour Washington et l'OTAN contre l'Iran et ses alliés dans la région.

 De plus, cette alliance travaille aussi en faveur de Washington, pour déstabiliser la région, puisque les racines du chaos dans la région du Sud-ouest de l’Asie et l'Afrique du Nord sont le produit de cette alliance entre le Golfe et Israël. En harmonie avec la politique des Etats-Unis et de l'Union européenne, cette alliance entre Israël et les dirigeants arabes du Golfe a aidé à créer les divisions ethniques entre les Arabes et les Iraniens, les divisions religieuses entre les Musulmans et les Chrétiens, et les divisions sectaires entre les Sunnites et les Chiites. C'est la politique de division ou de sédition, qui a aidé à préserver les familles régnantes du Golfe au pouvoir et de tenir Israël à sa place. Israël et les familles régnantes du Golfe ne peuvent pas rester sans la zizanie régionale. Tel-Aviv et les Saoudiens sont les auteurs de la division du Hamas et Fatah, ainsi que l'exclusion de la bande de Gaza de la Cisjordanie. Ils ont travaillé ensemble dans la guerre de 2006 contre le Liban afin d'écraser le Hezbollah et ses alliés politiques. L'Arabie saoudite a également collaboré à propager le sectarisme et la violence sectaire et confessionnelle au Liban, en Irak, au Golfe Persique, en Iran, et maintenant en Egypte. Israël et les émirats du Golfe ont aidé Washington à neutraliser l'Iran et ses alliés, ainsi que toute forme de résistance contre les Etats-Unis au Sud-ouest de l'Asie et en Afrique du Nord.

C'est pourquoi le Pentagone arme fortement Tel-Aviv et les Cheikhs du Golfe. De même, Washington fabrique des boucliers anti-missiles en Israël et dans les émirats arabes contre l'Iran et la Syrie. L’iranophobie L'alliance entre Israël et les émirats du Golfe a été utile pour créer une vague d’iranophobie (phobie de l’Iran) dans le monde arabe. Le but ultime de l’iranophobie est de transformer l'Iran aux yeux de l'opinion publique arabe en un ennemi des peuples arabes, et donc détourner l'attention des véritables ennemis du monde arabe, en particulier les puissances néocoloniales, qui occupent des terres arabes et les contrôlent. L’iranophobie est un état d’esprit et un moyen de propagande. L’objectif stratégique est d'isoler l'Iran et de réimaginer la scène géopolitique du Sud-Ouest de l'Asie et de l'Afrique du Nord. En outre, elle a été utilisée par les familles gouvernantes du Golfe, allant des Émirats arabes unis vers l'Arabie saoudite et le Bahreïn, comme une fausse excuse pour la répression de leur peuple, la revendication des libertés fondamentales et les droits démocratiques dans ces émirats. La coalition du 14 mars au Liban, qui constitue un groupe d’agents relevant du Golfe et des Américains ainsi que des alliés d'Israël, a également utilisé l’iranophobie et «la politique de division» dans une tentative d'attaque du Hezbollah et ses alliés au Liban. L'objectif est d'affaiblir et de saper les relations libano-iraniennes et syro-libanaises. De plus, la coalition du 14 Mars, notamment le parti du Futur, contrôlé par Hariri, a importé des combattants salafistes appartenant à Fatah al-Islam dans le but d’attaquer le Hezbollah. Ce parti a également joué un rôle dans le projet israélo-saoudien visant à déstabiliser la Syrie et la supprimer de la "masse politique résistante."

 

par Mehdi Dares - Nazem Roya Juin 2011, traduit par Sara Hussein Source, « La Résistance Islamique au Liban » (Hezbollah)

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 10:01

 

 

 

 

 

 

                                                                                 drapeau-cuba-anim-.gif
Les dirigeants, les « dissidents » et le peuple, par Marc Harpon

La Havane, le 16 Avril 2011, l'anniversaire de la victoire de La Baie des Cochons (photo : Marc Harpon)

Le préjugé anticommuniste fait qu’on oublie, involontairement de se renseigner sur les « dissidents » et qu’on ne cherche jamais à savoir ce que fait le gouvernement cubain pour assurer le bien être de la population. Le résultat est qu’on a une image biaisée de la réalité cubaine. De plus, on réduit la Révolution à ses dirigeants historiques en oubliant que, pour le meilleur et pour le pire, elle est l’affaire des masses. Une amie cubaine m’a dit une fois : « nous avons fait des erreurs qui ont contribué à la situation de notre agriculture ». « Nous », dit-elle, parce que la Révolution, ce n’est pas seulement Fidel. La Révolution, c’est la relation tantôt houleuse tantôt heureuse d’un peuple avec lui-même. 

Tout n’est pas rose à Cuba, et aucun révolutionnaire n’a jamais prétendu le contraire.

Le salaire moyen est relativement bas, même s’il est compensé par les programmes sociaux du gouvernement socialiste. Ces programmes sociaux eux-mêmes ne fonctionneraient pas sans un engagement et un combat permanent et de l’Etat et des travailleurs du service public. Les difficultés économiques sont telles que des gens sont par exemple forcés de renoncer à leur carrière d’enseignant pour devenir guide touristique ou fonder une autre activité de cuentapropista.

A La Havane, lorsqu'il y a des manifestation, les rues éloignées du parcours sont remplies d'autobus vides, qui attendent les millions de marcheurs venus de tout le pays. (photo : Marc Harpon)

Dans certains quartiers de La Havane, singulièrement à Habana Vieja, un tiers des habitants vivent dans des conditions inadéquates et, si vous allez dans les campagnes, vous verrez que, malgré le médecin et l’instituteur, signes de la détermination de la direction de la révolution à assurer le bien-être populaire, les choses sont loin d’être simples. J’arrête là la liste des problèmes. Vous les connaissez forcément, vu que, vos médias dominants, ou parfois même les récits partiels et partiaux d’un ami parti abuser de la faiblesse morale d’une ou deux jineteras, ne vous parlent jamais que des difficultés. Personne n’hésite d’ailleurs à les exagérer, et chacun s’efforce toujours de ne jamais les remettre en perspective, ce qu’autoriserait une simple comparaison de Cuba avec le reste de l’Amérique Latine, où, la pauvreté, la vraie, existe encore.

Ce qui m’intéresse ici, c’est l’autre élément central des stratégies médiatiques de décrédibilisation de Cuba. On parle sans cesse des difficultés, et on fait couler toute l’encre possible sur des gens qu’on présente comme ceux qui les combattent. Jamais donc il n’est question des efforts immenses faits par Cuba pour acquérir les devises sans lesquelles il est impossible de s’approvisionner sur les marchés mondiaux pour satisfaire les besoins de la population. On ne parle jamais non plus du combat permanent pour « substituir importaciones », remplacer les importations par des produits nationaux moins coûteux. Du SUFRACEN, avec lequel on traite le problèmes respiratoires des nouveaux nés, à la rénovation du port de Cienfuegos, en passant par les prototypes de fauteuils à dialyse inventés par la société Ludema de Las Tunas, ou l’inventivité énergétique héritée de la Période Spéciale, Cuba est engagée dans une stratégie visant à contrôler ses dépenses pour mieux les garantir sur le long terme.

En même temps qu’on salit le gouvernement cubain, on blanchit systématiquement les « dissidents ». L’opposant bénéficie d’une présomption d’innocence à vie. C’était déjà le cas exemplaire d’Armando Valladares. Condamné pour avoir tenté de poser des bombes dans les années 1960, il s’est mis à écrire des poèmes dans sa prison. Lorsque la presse européenne s’est emparée de son affaire, Valladares, de terroriste devenu « poète », c’était transformé en poète tout court. Si le « régime » vousveut du mal, c’est forcément que vous êtes innocent, surtout si, comme Valladares, vous essayez d’apitoyer la communauté internationale en vous faisant passer pour un tétraplégique/ Si on vous prend la main dans le sac à tenter de tuer quelqu’un, convertissez-vous à l’anticastrisme et votre « affaire » se changera magiquement en une manipulation de la « dictature » pour faire taire un « militant des droits de l’homme ». Cela explique pourquoi le public français n’a guère entendu parler des récentes actions héroïques des prétendus « destierrados » accueillis par l’Epsagne après des pour-parlers entre Cuba et l’Eglise catholique. Prisonniers à Cuba, pour des délits non pas d’opinion mais d’effectives violations de la législation cubaine- du délit de droit commun à la collusion avec une puissance étrangère hostile, ces gens s’attendaient à avoir la belle vie en Europe. Personne en France ne sait quel chef d’accusation a été retenu contre les ‘dissidents » qui posent ajourd’hui des problèmes en Espagne. Personne ne sait non plus quelles pièces avaient été produites à leur procès, mais tout le monde sait ou prétend savoir qu’ils sont d’honnêtes défenseurs des droits de l ’homme, et non des mercenaires rémunérés pour les activités.

Mais ce n’est pas ainsi que les choses se passent. Certains (et parmi eux une des « Dames en blanc ») se font expulser de leurs centres d’hébergement, pour des faits graves : introduction d’armes blanches, agressions, refus de travailler…Quelques uns ont même déjà entamé une…grève de la faim, au nom des « droits de l’homme », alors même que les contre-révolutionnaires cubains bénéficient d’un traitement de faveur par rapport aux autres immigrés et réfugiés hébergés dans les mêmes centres espagnols. Malheureusement pour les citoyens français, rien de ce qui peut remettre en question la crédibilité des « dissidents » n’a droit de cité dans les médias. C’est ainsi que jamais il n’est fait mention du passé de délinquant de ces personnes. Orlando Zapata Tamayo, décédé en 2010 des suites d’une grève de la faim, une fois devenu, alors qu’il était déjà en prison, un « opposant » à la « dictature » castriste, a bénéficié, à l’échelle des médias internationaux, d’un effacement total de son casier judiciaire, pourtant chargé (agressions, troubles à l’ordre public).

Le peuple dans la rue le 16 avril 2011 (photo : Marc Harpon)

On occulte systématiquement ce qu’il y a de bon concernant le gouvernement cubain, et ce qu’il y a de mauvais concernant les « dissidents ». Le résultat ? C’est que le public a du mal à comprendre pourquoi le peuple cubain ne se révolte pas contre la méchante dictature castriste. Les 2 000 000 de membres du Parti Communiste de Cuba et les 800 000 membres de l’Union des Jeunes Communistes de Cuba sont inexplicables à partir de la grille d’analyse des médias dominants. C’est d’ailleurs pourquoi elle ne les mentionne jamais. C’est aussi pourquoi, lorsqu’il est question de Cuba, tout se limite aux dirigeants et aux dissidents. On essaie de faire passer le peuple pour la masse passive mobilisée de force qui plaît tant aux amateurs d’abstractions philosophiques comme le concept de « totalitarisme ».

Le peuple, traversé de débats, mais insensible à une contre-révolution dépourvue de tout soutien interne, a connu et connaît encore d’immenses déceptions. Mais, il continue de participer aux marches populaires, pour dire son adhésion à l’idéal patriotique et socialiste incarné par Fidel. Il continue de se déplacer massivement aux élections, avec des taux de participation de plus de 90%. Ce peuple, pour les médias, n’existe tout simplement pas. Le 16 avril dernier, alors que je participais, avec des centaines de milliers de cubains, à la grande marche révolutionnaire pour l’anniversaire de la Baie des Cochons, les seules images retransmises à la télévision française, à ce qu’on m’a dit, ne montraient que le discours- certes historique- de Raul.

source : Changement de Société

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 09:47
Total devrait  répercuter à la pompe la hausse du prix du baril

Le groupe pétrolier va répercuter à la pompe les récentes hausses des prix du pétrole, qui "ont effacé les baisses intervenues après la décision de l'AIE de puiser dans ses réserves."(sic)

Annonce faite samedi par le PDG de Total, Christophe de Margerie, peu connu pour sa sollicitude envers les travailleurs.

ET POUR RIRE UN PEU APRES CETTE NOUVELLE: 

Le 23 juin, le gouvernement avait demandé (sic)au groupe pétrolier de répercuter les baisses des prix du pétrole après la décision de l'Agence internationale de l'Energie de puiser dans ses stocks stratégiques pour soulager le marché.

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 09:41

B.Brecht  fait dire de Lénine qu’ il demande à chaque idée "qui sers-tu ?" . Car nous ne cherchons pas à comprendre le monde pour le plaisir de son intelligence mais pour le transformer ! Aucune idée n’est juste par elle-même, dans un écrit, dans un livre ou un site Internet. Les idées sont des armes pour agir dans et sur le monde.

 

             inspiré d'un texte  de "communistes de Vénissieux"

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 09:35

 

 

 

                                                                           MARE NOSTRUM-copie-1

 

Quand Israël pactise avec l’Iran par pétroliers interposés...
  9 juillet 2011   



Etonnant pacte que ce négoce de pétroliers entre les meilleurs ennemis du monde, Israël et l’Iran, révélant une collusion en eaux troubles qui fait des remous jusqu’aux Etats-Unis !

De bien curieuses intrications qui, contre toute attente, lient deux puissances inconciliables par excellence depuis dix ans, sur fond d’un commerce de tankers vendus par le groupe israélien Ofer Bothers Group à la République islamique, "violant ainsi l’embargo international frappant Téhéran pour ses activités nucléaires controversées", comme le souligne dans son blog, le journaliste et écrivain Armin Arefi.

Après avoir nié ces allégations, le groupe des frères Ofer a été rattrapé par ses mensonges, au détour d’un reportage réalisé par la télévision publique israélienne dévoilant qu’au moins treize pétroliers appartenant à la compagnie avaient jeté l’ancre dans des ports iraniens au cours des dix dernières années.

Un business que les Etats-Unis ont décidé de sanctionner en « blacklistant » le groupe israélien et sa filiale Tanker Pacific basée à Singapour, ainsi que l’explique Armin Arefi Quand Israël commerce avec l’Iran

 

                                site: omma.com

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