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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 08:56

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A jouer les chiens de garde du régime israélien, la France perd toute crédibilité

Après avoir fait appliquer son blocus de Gaza par les autorités grecques, le gouvernement israélien fait appliquer par la France -par ses compagnies aériennes avec l'accord et la bénédiction des autorités- sa volonté de refouler les personnes qui veulent se rendre en Palestine. Plus de 300 personnes sont ainsi bloquées à Roissy. Les autorités françaises appliquent cette politique inacceptable et illégale à la demande d'Israël. La France et l'Union européenne ne cessent de parler de dialogue, de paix négociée pour un État palestinien... mais dans les actes, c'est un soutien direct et constant aux dirigeants israéliens et à leur politique de force : blocus maritime, mur d'annexion, occupation militaire, colonisation... On apprend aujourd'hui même que les autorités israéliennes ont exproprié encore 20 hectares d'un village palestinien de Cisjordanie, près de Salfit, pour développer la colonisation !

A jouer les chiens de garde du régime israélien, la France perd toute crédibilité

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 14:41

   Palestine Solidarité

  

Opinion



 

Alexandre Adler, Rachida Dati, le Maroc

et les chantres de la démocratie « contrôlée »

  

par Alain Gresh


Lundi 4 juillet 2011

  

  

Ils ont été nombreux, ces dernières années, à expliquer que les dictatures arabes valaient mieux que la démocratie, car celle-ci risquait d’amener les islamistes au pouvoir. Le 27 janvier encore, sur TF1, Frédéric Encel, présenté comme « maître de conférences à Sciences Po » (il est en réalité, comme 2 000 à 3 000 autres, simple chargé de cours), qui parade sur tous les plateaux de télévision, expliquait que « si Moubarak tombe, les islamistes prendront le pouvoir ».

C’était le même thème que reprenait Caroline Fourest dans une chronique qui a précédé les révolutions arabes de quelques semaines, « Séculariser puis démocratiser » (Le Monde, 29 novembre 2010).

Cette antienne a servi pendant des décennies à justifier les soutiens officiels aux présidents Ben Ali et Moubarak, mais aussi l’attitude de nombreux responsables politiques. Et on a pu mesurer le degré de collusion entre certains responsables français et la Tunisie – collusion impliquant de solides avantages financiers – avec l’affaire Michèle Alliot-Marie. Mais l’exemple de Bertrand Delanoë montre que les deux grands partis politiques manifestaient la même complaisance.

 

Voici ce que le maire de Paris disait à propos de Ben Ali :

 

« Je lui parle beaucoup des opposants. Je dis ce que je pense, et notamment du président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme. En Tunisie, on peut être ami avec des gens qui se combattent. Il n’est pas rare de se retrouver à un dîner ou à une soirée d’amis où il y a les opposants les plus farouches, les légaux, les illégaux, les gens au pouvoir. »

 

Pour justifier son incroyable aveuglement, le maire de Paris poursuit sur cette note pseudo-culturaliste :

« Nous, les Tunisiens, nous sommes un peu complexes. C’est un des charmes de laTunisie. Elle est dirigée de manière autoritaire et je ne méconnais pas la réalité de ce pouvoir. Mais je suis le fils de la Tunisie. Ce qui ne m’empêche pas d’exprimer mes convictions de la même manière avec tous. »

 

Les journalistes n’étaient pas en reste, et tous n’étaient pas non plus désintéressés, comme l’a révélé, pour ces derniers, un article du Canard Enchaîné du 29 juin, résumé sur Rue89,

« Le Canard épingle des journalistes hôtes de Ben Ali » :

« Selon l’hebdomadaire, Image 7 organisait les vacances de certains journalistes en Tunisie :  
  • du 20 mai au 24 mai 2009, Etienne Mougeotte (Le Figaro), Nicolas de Tavernost (M6), Dominique de Montvalon (Le Parisien) et Alain Weil (patron de RMC-BFM TV) seraient partis à Tunis avec leurs épouses ;
  • du 22 juin au 24 juin 2007, Michel Schifres et Marie-Ange Horlaville (journaliste du Figaro spécialiste du luxe) auraient bénéficié d’un séjour VIP dans la capitale tunisienne ;
  • en juin 2004, Gérard Gachet, ancien de Valeurs actuelles, serait parti cinq jours en vacances avec sa femme à Tozeur ;
  • fin 2004, Image 7 aide Françoise Laborde, alors présentatrice du JT de France 2, à organiser un réveillon à Zarzis avec son compagnon et ses deux enfants. Devenue depuis membre du CSA, elle reviendra en 2010 en vacances et bénéficiera d’une voiture avec chauffeur. »
  • Les responsables ont-ils tiré les leçons de ces compromissions ?
  • A lire les commentaires sur le Maroc et sur
  • Comme le notait l’envoyée spéciale du Monde, Isabelle Mandraud (« Maroc : les réformes du roi plébiscitées », 3-4 juillet 2011), le oui l’a emporté avec plus de 98% et le taux de participation était de près de 73%.
  • le référendum concernant la Constitution, on peut en douter.

 Le  quotidien relativisait toutefois cette « victoire » : sur les 19,5 millions d’électeurs potentiels, seuls 13 millions étaient inscrits et le roi n’a pas hésité à mobiliser les mosquées et les imams, leur faisant lire le 25 juin un prêche dicté par le ministère des affaires islamiques (un imam qui a refusé a immédiatement été démis de ses fonctions).

 

D’autre part, le taux de participation est-il réel ? Quelqu’un a-t-il vraiment couvert les bureaux dans les régions éloignées ? Un correspondant marocain a écrit au site Angry Arab (« Covering Morocco », 2 juillet) pour lui faire part du périple de 470 kilomètres qu’il a parcouru dans son pays, ce qui met sérieusement en doute les pourcentages annoncés.

 

C’est sans doute pourquoi le Journal du dimanche du 3 juillet titre « Un triomphe en trompe-l’œil » (l’édition électronique publie, en revanche, un article beaucoup moins critique intitulé « Maroc : plébiscite pour le roi »).

 

Mais, au-delà de ces polémiques, la question est de savoir si cette Constitution limite les pouvoirs du roi et assure le passage à une monarchie constitutionnelle. La réponse est claire : c’est non. Les pouvoirs du roi restent entiers (y compris celui de faire « approuver », demain, une autre Constitution) et sa fortune immense et la corruption de ses proches resteront sans contrôle aucun.

 

Toutes ces limites n’ont pas empêché des responsables et des journalistes français d’expliquer combien le Maroc était un exemple (il faut bien en trouver un puisque la Tunisie et l’Egypte ne le sont plus).

 

Rachida Dati, députée européenne, a déclaré le 23 juin : « Le discours révolutionnaire prononcé vendredi dernier par SM le Roi Mohammed VI préfigure d’une réforme constitutionnelle sans précédent qui fait du Maroc un pionnier et un exemple pour tous les pays arabes. »

 

Elle était en visite au Maroc pour le lancement du groupe d’amitié Union européenne-Maroc et elle a appelé le Parlement européen à exprimer un soutien « sans réserve » aux réformes annoncées par le Maroc.

 

Ainsi, avant même le vote, un responsable français prend position dans ce qui relève des affaires intérieures marocaines, et cela ne choque personne.

 

Quant à Alexandre Adler, dans Le Figaro (« La “révolution de velours” marocaine, un modèle pour le monde arabe ? », 25-26 juin), il écrit :

« Plutôt que de céder aux intimidations de la rue, le roi a pris les devant, dans la continuité d’une monarchie marocaine que seule une frange minoritaire de l’islamisme conteste réellement. Il propose donc de réaliser en peu de temps la transition vers une monarchie parlementaire où l’instance législative issue du suffrage universel deviendra déterminante dans le vie de la nation. »

 

C’est cette contre-vérité qui permet au journaliste de conclure que « les solutions pragmatiques peuvent encore l’emporter à temps ».

 

Personne ne peut dire quand la dynastie marocaine tombera. Mais, quand cela arrivera, on sera curieux de mieux connaître les liens avec le roi de tous ces journalistes et intellectuels, de tous ces responsables politiques, de DSK à BHL, qui ont construit leurs splendides résidences secondaires (riyads) à Marrakech ou ailleurs au Maroc.

 

                                           site: çanempechepasnicolas

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 13:59

                                                           Clio                                               ujfp-titre.gif

                                                       Clio, muse de l'Histoire

                   Les eaux territoriales israéliennes jusqu’à Athènes,
                    Le Ministère de l’Education israélien jusqu’à Paris ?

mercredi 6 juillet 2011, par UJFP

L’union Juive Française pour la Paix a pris connaissance avec effarement de la polémique introduite par les organisations sionistes les plus extrémistes (dont le soi-disant « Bureau national de Vigilance contre l’antisémitisme », officine d’extrême droite) contre le nouveau manuel scolaire des éditions Hachette pour la classe de première. Il apparaît dans les dépêches d’agence que l’éditeur accepterait de céder à leurs injonctions.

Pour avoir vu la page incriminée, nous comprenons que certains ne supportent pas que soit écrit ce que les historiens savent désormais tous : les Palestiniens ne sont pas partis de Palestine en 1948 à la suite de l’injonction des pays arabes en guerre contre Israël, l’exode de 700000 à 800000 Palestiniens est le résultat d’une expulsion.

On pourrait s’étonner que la reproduction de cette vérité établie par les historiens palestiniens comme israéliens déclenche une telle opposition si on ne savait pas que l’on touche là à une question clé. Ce que ne veulent reconnaître ni le gouvernement israélien qui prétend interdire le mot nakba, ni les organisations sionistes françaises qui le relaient, c’est qu’il est impossible d’imaginer qu’une paix juste s’établisse dans cette région du monde sans la reconnaissance de l’expulsion des Palestiniens par les milices juives puis par l’armée israélienne en 1947-1948.

En tout cas, le manuel n’est certainement pas suspect de vouloir accabler Israël. Dans la carte du partage proposé par l’ONU, sont indiqués sans précision les lieux des « principaux massacres de civils juifs et arabes », et au chapitre des processus de la décolonisation la zone Israël /Palestine est indiquée comme ayant été décolonisée entre 1945 et 1955. Le sionisme est défini sobrement comme l’idéologie et le projet politique visant à créer un Etat juif indépendant en Palestine, sans le référer aux idéologies nationalistes et coloniales du XIX° siècle.

Sur un autre plan, non seulement le génocide des Juifs d’Europe n’est pas ignoré, ce qui n’est plus heureusement le cas des manuels scolaires des dernières décennies, mais il devient de façon discutable l’élément essentiel de cette guerre (comme l’y invite la formulation du programme officiel).

Parce que dans cette question Israël/Palestine, il y a une composante essentielle qui est la manipulation de l’histoire, de la mémoire et des identités juives, l’UJFP espère que la communauté éducative saura résister aux pressions d’un communautarisme imbécile qui en attisant la concurrence des mémoires risque d’alimenter tous les racismes.

Union Juive Française pour la Paix,
le 6 juillet 2011

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 07:38

                                                                     droits-de-l-homme-syrien.jpg

 

  

           LES TROIS DEFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME SYRIEN                                     

             (lors d'une réunion de soutien aux opposants syriens _texte en arabe)

 

 

         Nos trois défenseurs des droits de l'homme syrien:

Il faut comprendre, cela ferait tellement plaisir à Israël......

 ....Mais pas défenseurs  des droits de l'homme du Bahreïn, actuellement  occupé par les armées séoudiennes et émiraties et la VII ème flotte états-unienne.

  Ni de l'homme palestinien expulsé de ses terres...

 Là, au moins, au Bahreïn,comme en Libye_ en train, mais ça dure un peu , d'être "libérée"(sic) par l'armée française,  il y a du pétrole!

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 13:02

                                                                      MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

                                  

mercredi 6 juillet 2011,

Les forces d’occupation détruisent un réservoir d’eau à Yatta, un village palestinien près de Jéricho. (Mardi 5 juillet 2011 - Photo AP)

                                  site: Al Faraby

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 14:23
Christine Lagarde prend ses fonctions au FMI, salaire de 551.700 dollars annuels, a annoncé l'institution.
Mme Lagarde, nouvelle Directrice du FMI recevra un salaire de base de 467.940 dollars par an et une allocation pour frais de représentation (sans justificatifs) de 83.760 dollars par an, soit un total de 551.700 dollars soit, environ 31.700 euros par mois au taux de change actuel.
 Cette somme n'est soumise à aucun impôt, grâce au statut de fonctionnaire international des salariés du Fonds.
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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 13:55

Monsieur Jean-Pierre RUMEN                                         Monsieur Gilbert POLETTI

Psychanalyste                                                                Psychanalyste

Membre de l'Association Corse de psychanalyse      Président de l'Association Corse de psychanalyse

 

                                                   Monsieur Michel STEFANI

                                                Secrétaire départemental du PCF

                                                 Conseiller à l'Assemblée de Corse

 

Seraient particulièrement heureux de votre participation à la conférence débat qu'ils organisent avec:

 

                                                              Madame Carole WATTERS

                                                      Psychiatre Prsychanalyste

                                         Membre de l'Association Analyse Freudienne

 

 Salle de conférenbce du Musée de Bastia, le Samedi 9 juillet à 15 heures sur le thème:

 

                             "L'approche par la psychanalyse du discours capitaliste"

 

       

                                                                  Sous le patronnage du mensuel "TERRE CORSE "

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 12:21

 

 

De la réhabilitation de Louis Renault à l’indemnisation des héritiers de la Société anonyme des Usines Renault (SAUR)

Paru sur Mediapart, « édition : les invités de Mediapart », 4 juillet 2011 , http://blogs.mediapart.fr/edition/article/040711/de-la-rehabilitation-de-louis-renault-lindemnisation-de-ses-heritiers

 Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris VII

 

Le 13 juillet 2010, la Cour d'Appel de Limoges, saisie par les sept petits-enfants de Louis Renault, a condamné le « Centre de la mémoire » d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) 1° à retirer de son exposition permanente (depuis 1999) une photo de l'industriel auprès d’Hitler et Göring, au salon de l’auto de Berlin de février 1939, leur montrant une Juvaquatre, accompagnée cette légende : « Louis Renault présente un prototype à Hitler et Göring à Berlin en 1938 (sic) [...] Louis Renault fabriqua des chars pour la Wehrmacht. Renault sera nationalisé à la Libération »; 2° à payer 2.000 euros aux plaignants. Les plaignants certifièrent, avec leurs deux principaux porte-parole, Hélène Renault-Dingli, et son mari « Laurent Dingli, historien », avoir agi pour des raisons strictement morales et grand-filiales. La première (née en 1962), plaignante, a décrit dans Le Monde Magazine du 8 janvier 2011 la longue souffrance impuissante des petits-enfants du grand industriel, tous nés après sa mort, entre 1944 et 1976 : « Au lycée, j'apprenais que j'étais la petite-fille d'un collabo. Cela m'était insupportable, mais je n'avais pas de preuves du contraire ». Son demi-frère Louis (né en 1964) a rappelé la première tentative, avortée, en 2009, de faire condamner le centre d’Oradour-sur-Glane : « “C'était comme si le mal s'attaquait au bien. On passait pour des révisionnistes”, se souvient[-il]. Leur demande est rejetée, commentent Pascale Robert-Diard et Thomas Wieder, au motif que “la vérité historique contemporaine considère que les usines Louis Renault collaborèrent à l'effort de guerre du Reich” ». Selon M. Dingli, mari d’Hélène Renault, auteur d’une hagiographie de Louis Renault, il n’existe aucun lien organique entre le comportement de l’industriel avant et après juin 1940 : sacrifiant à des réceptions officielles avec un pays qui n’était pas en guerre avec la France, ce pacifiste sincère, opposé à tout extrémisme, de gauche et de droite, n’aurait jamais financé les ligues fascistes. Sous l'Occupation, la contribution de la Société anonyme des Usines Renault (SAUR) à l’économie de guerre allemande aurait été limitée et contrainte : « Jamais, explique-t-il, Louis Renault n'a accepté de fabriquer ni de réparer des chars pour les Allemands. Il n’a pas cédé à l'ultimatum de la Wehrmacht en août 1940. Si des chars ont été réparés, c'était dans des ateliers réquisitionnés par l'occupant. » C’est en effet sur ce point, affirmé par un arrêt de tribunal indulgent de 1949, que la Cour d'Appel de Limoges a fondé celui du 13 juillet 2010 : définir Louis Renault « “comme l'incarnation de la collaboration industrielle” » au moyen « d'une photo anachronique » pourvue d’une légende lui imputant une « inexacte activité de fabrication de chars » constitue une « véritable dénaturation des faits », créant « un lien historiquement infondé entre le rôle de Louis Renault pendant l'Occupation et les cruautés dont furent victimes les habitants d'Oradour-sur-Glane” ». C’est sur le double registre de l’« héritage douloureux » d’un Louis Renault innocent, à réhabiliter, que s’est développée depuis janvier 2011 une vaste campagne médiatique. Ouverte par le Monde Magazine, elle a bénéficié du soutien réitéré d’une chaîne publique de télévision, France 2 : 1° le 2 mars au journal télévisé de 20 heures, avec un « dossier de la rédaction » de près de 4 minutes intitulé « Louis Renault a-t-il collaboré ? », question à laquelle n’ont été invités à répondre qu’Hélène Dingli-Renault et un historien non spécialiste de Renault, Julian Jackson. La première, par la négative, a même argué que Louis Renault aurait offert à la Résistance son fils s’il n’avait pas été unique. Le second a esquivé les faits en se demandant si Renault avait agi par motivation idéologique ou économique. L’accent a surtout été mis sur un film montrant l’industriel en jeux de plage familiaux, scène de pure propagande sans lien avec son rôle économique et sa collaboration avec l’ennemi; 2° le 26 avril, dans l’émission « Prise directe », à 20 h 35, les héritiers, Hélène Dingli en tête, ont montré aux Français les somptueuses propriétés de Louis Renault conservées à la famille, sans préciser leur éventuel rapport avec l’enrichissement, entre 1940 et 1944, de l’actionnaire très majoritaire de la SAUR (plus de 96% du capital). Le journaliste a dit leur certitude de découvrir la preuve « archivistique » de l’innocence de Louis Renault, avec l’aide d’une consœur américaine, intime d’Hélène Dingli, qui va par un film dénoncer l’injustice commise en 1944-45 par les gaullo-communistes ligués. L’excellent grand-père contrastait avec le méchant de l’émission, le clown Zavatta, père indigne. Trois syndicalistes de Renault dont la carrière militante s’est déployée à l'époque de la Régie nationale des usines Renault (RNUR), Roger Silvain, Michel Certano et Aimé Albeher, et moi-même, historienne spécialiste de la « collaboration économique », avons depuis janvier sollicité, en vain jusqu'ici, l’exercice d’un droit de réponse à cette puissante campagne unilatérale grimée en pieuse mission familiale. Les sources originales établissent en effet un lien organique entre le comportement politique et économique de Louis Renault pendant la crise des années 1930 et ses choix de 1940-1944 : ‑ Violence extrême dans la gestion des rapports sociaux, en liaison avec la police et les organisations fascistes groupées depuis 1935-1936 en « Cagoule », méthodes de « guerre sociale » et politique dénoncées avec précision par le grand avocat Moro-Giafferi, défenseur, en mars 1939, de Jean-Pierre Timbaud, secrétaire du syndicat des métaux, et des militants cégétistes traités en « rebelles » militaires après la grève du 24 novembre 1938. Les arguments de cette plaidoirie, cités dans L’Humanité de mars 1939 (consultable sur Gallica), sont avérés par les archives policières : celles-ci montrent non seulement l’implication de la SAUR dans la stratégie patronale de la tension mais aussi le rôle essentiel de l’entourage de l’industriel dans le complot contre le régime républicain et dans « la défaite truquée » de mai-juin 1940 qui en assura le succès. Cette stratégie mit au premier plan son neveu par alliance François Lehideux, administrateur-délégué de la SAUR et chef de « guerre sociale », nommé, de septembre 1940 à août 1944, directeur responsable du comité d'organisation de l’industrie automobile, et, de juillet 1941 à avril 1942, ministre de la production industrielle. ‑ Ligne de capitulation devant l’Allemagne hitlérienne, au nom d’un pacifisme qui n’avait pas caractérisé Louis Renault entre 1914 et l’ère d’application du traité de Versailles : elle fait de lui le symbole des « “marchands de canons” » qui, « pour gagner le combat social, inattentifs à l’autre bataille » ‑ contre le Reich ‑ « ont plutôt cherché à ne plus fondre de canons », comme l’écrivit en 1943, dans Les fossoyeurs : défaite militaire de la France, armistice, contre-révolution, le grand journaliste André Géraud (Pertinax), émigré depuis l’été 1940 aux États-Unis. C’est d'ailleurs parce que Renault faisait devant son personnel, ingénieurs et ouvriers, l’apologie du sabotage de la défense nationale, même après la déclaration de guerre officielle ‑ « “La Défense Nationale, je m'en fous; ce que je veux, ce sont des Primaquatre, des Juvaquatre, des voitures qui paient”, etc. » ‑ que « certains membres [de son] Conseil d'Administration » le déclarèrent fou : prétendre « que de telles paroles ne pouvaient être que la conséquence d’une activité intellectuelle déficiente » (RGPP, 25 novembre 1939, BA 2136, Renault, archives de la Préfecture de police) pouvait seul exclure le crime de trahison. Ce refus obstiné de se battre contre le Reich, résolu, lui, à faire la guerre à la France, inspira ses entretiens avec Hitler en 1935, 1938 et 1939, où il vanta la paix franco-allemande et exalta (deux heures en février 1935) le futur cartel « européen » de l’automobile qui chasserait la concurrence américaine. ‑ Ce cartel, dénommé « comité européen de l’automobile », fut bien institué entre novembre 1940 et mars 1941, sous la houlette de Lehideux. Le zèle immédiat pour la production de guerre s’était exprimé le 1er août 1940 dans l’accord écrit, signé de Louis Renault, pour réparer les chars Renault pour la Wehrmacht. En le confirmant le 4, son entourage prit seulement la précaution, par la voix de Lehideux, de demander aux Allemands de prendre officiellement la direction des ateliers qui en seraient chargés. Ce zèle ne se démentit jamais, et fit de l’industriel le symbole spectaculaire de la collaboration économique, salué d'ailleurs par la surreprésentation de la SAUR dans les bombardements alliés de 1942-1943. Renault, qui avait haï l’idée d’une guerre contre l’Allemagne, voua entièrement ses usines à la seule guerre qui, une fois les comptes réglés avec la France, comptât pour le Reich, celle contre la Russie : exigeant des ouvriers le maximum de rendement « avant le 15 juin » (1941) – une semaine avant « l’opération Barbarossa » contre l’URSS, ‑, la SAUR maintint son enthousiasme jusqu'au bout. Elle discutait encore en juillet 1944 avec les Allemands des « usines souterraines » en fonctionnement ou en projet pour alimenter leur effort de guerre. Le prétendu ermite d’Herqueville retiré dans ses terres normandes rencontrait régulièrement les Allemands (les fonds Lehideux de Haute-Cour 3 W 217 à 234 en font foi) pour pousser la production et réparer les dégâts des bombardements alliés, remboursés par Vichy, c'est à dire le contribuable français. C’est lui qui, début novembre 1942, au cours d’un entretien avec le « plénipotentiaire chargé de l’automobile » (GBK) le général Thoenissen, qui lui « propos[ait] de prendre une commande importante de moteurs d'avions […], lui a donné son accord de principe sous la condition que lui soient rendus les ouvriers nécessaires. » « Les usines Renault ont adressé au COA [comité d'organisation de l’industrie automobile], le 17 septembre 1942, un projet de construction de leur forge et chaufferie du Mans […,] étudié par les usines Renault sur la demande de l’Oberkommando des Heeres (haut commandement de l’armée de terre), en vue du forgeage de maillons de chenilles » de chars. C’est Louis Renault qui suggéra aux Allemands, fin août 1943, « de faire procéder au montage de tous les camions en dehors de Billancourt […] afin d’éviter des risques possibles de bombardement par suite d’une augmentation de fabrication ». Demeuré chef suprême de ses établissements, il maintint sous l'Occupation sa vieille collaboration étroite avec la police française, à laquelle la SAUR remettait toutes les fiches du personnel. « L’administration de l’usine » faisait appel à ses services à tout propos, pour arrêter ceux qui appelaient au sabotage de la production de guerre allemande : la responsabilité de la SAUR dans l’arrestation de militants communistes ensuite livrés à la police allemande est strictement établie par les fonds de la Préfecture de police, par exemple pour les 10 de décembre 1941 et les 24 de juillet 1942, déportés ou fusillés. C’est cela qui rendit impérative à la Libération la confiscation des usines Renault, et que le refus d’un droit de réponse à la campagne unilatérale larmoyante menée au service des héritiers de Louis Renault empêche les Français de connaître. « Si la réhabilitation doit passer par des poursuites contre l’État, eh bien, on attaquera l’État!», avait en janvier 2011 annoncé Louis Renault. Le 9 mai suivant, les petits-enfants ont balayé la réhabilitation présentée jusqu'alors comme leur unique objectif pour choisir un tout autre terrain d’offensive. Se saisissant de la « question prioritaire de constitutionnalité » (QPC), ils passent à l’assignation de l’État pour « voie de fait » du général de Gaulle et de son gouvernement : ils le somment donc de leur consentir une indemnisation énorme, qui incomberait à nouveau au contribuable – comme toutes les livraisons d’Occupation au Reich et les « avances » consenties depuis mars 1942 par Vichy pour reconstruction accélérée des usines bombardées. L’assignation abandonne donc le fond du dossier – la légitimité de l’action de l’État contre un individu accusé d’« atteinte à la sûreté extérieure de l’État » ou trahison (mandat d'arrêt du juge d'instruction Martin du 16 septembre 1944) – pour contester « une voie de fait » attentatoire « au droit de propriété ou à une liberté fondamentale ». Deux éléments décisifs contredisent cette allégation: 1° L’ordonnance du 16 janvier 1945, est-il affirmé, n’appartiendrait pas à la catégorie des « mesures imposées par les exigences de la défense nationale ». Elle s’y inscrit au contraire pleinement. Car la France participa à nouveau officiellement, depuis la Libération de Paris et l’installation en métropole du gouvernement du général de Gaulle, au conflit général dont la clique Pétain l’avait exclue en signant l’armistice du 22 juin 1940 : demeurant belligérante jusqu'à son terme, le 8 mai 1945, elle dut jusqu’à cette date utiliser l’essentiel de sa production industrielle (charbon, automobile, etc.) au service des Alliés anglo-américains. 2° « Les héritiers Renault » signèrent le 15 mars 1947 avec le PDG de la RNUR Pierre Lefaucheux un accord dont le point 3 leur interdit tout nouveau recours : « La Régie Nationale déclare ne pas avoir à revendiquer sur le patrimoine personnel de M. Louis Renault, soit en France, soit à l’étranger, la propriété d’autres biens ou droits que ceux ayant fait l’objet des arrêtés interministériels de confiscation visés dans le préambule et intervenus avant le 31 décembre 1945, c’est-à-dire dans le délai imparti par l’article 4 de l’Ordonnance du 16 janvier 1945, modifié par l’Ordonnance du 18 juillet 1945. De leur côté, les héritiers Renault renoncent à contester la régularité desdits arrêtés en fonction de l’Ordonnance susvisée du 16 janvier 1945 et se désistent des recours qu’ils ont formés devant le Conseil d’État » (souligné par moi). Forme et fond, la France ne doit pas emprunter la voie qu’a choisie le 12 mai le Sénat belge en approuvant le principe d’examen d’une proposition de loi du parti d’extrême droite Vlaams Belang, acceptée par tous les partis flamands, Verts exceptés (les plus à gauche) : elle prévoit d’« efface[r], pour l’avenir, tous les effets des condamnations et sanctions infligées du chef d’actes d’incivisme prétendument (souligné par moi) commis entre le 10 mai 1940 [date de l’attaque allemande] et le 8 mai 1945 et [d’]institu[er] une commission chargée d’indemniser les victimes de la répression d’après-guerre ou leurs descendants pour le préjudice financier subi à la suite desdites condamnations et sanctions ». Ce serait proclamer que les vainqueurs de juin 1940 l’ont définitivement emporté sur ceux de la Libération et du 8 mai 1945. Ce serait assurer le triomphe du MEDEF, au nom duquel Denis Kessler a exigé le 4 octobre 2007 dans Challenges la mort du « compromis social » de l’après-Libération : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance [...] Il est grand temps de réformer, et le gouvernement s'y emploie [...] La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception [...] Il s'agit aujourd'hui de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance. » Nous avons, par une pétition qui a depuis mars recueilli environ 4 000 signatures, exigé de France 2 un droit de réponse : y faire droit s’impose, pour faire connaître aux Français les tenants et aboutissants de cette affaire exorbitante et les aviser de l’énorme « préjudice moral » et financier dont les petits-enfants de Louis Renault les menacent.

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 12:07

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Tunisie : inquiétudes et vifs débats autour de l’intégrisme islamiste

L’attaque récente par des salafistes d’un cinéma de Tunis a catalysé les craintes dans les milieux culturels et associatifs tunisiens qui s’inquiètent d’une montée de la pression islamiste et multiplient les appels à la vigilance.
Dimanche dernier, une cinquantaine de militants brandissant le drapeau du parti salafiste Tahrir (non légalisé) envahissent le cinéma Afric’art pour tenter d’empêcher la projection du film de Nadia el Fani "Ni Allah, ni maître" (rebaptisé depuis d’un titre plus neutre, "Laïcité Inch Allah !").
Deux jours après, des avocats sont agressés devant le palais de justice où doivent comparaître les manifestants salafistes arrêtés à l’Afric’Art.
Ces événements ont relancé avec force le débat sur l’islamisme en Tunisie : vrai danger ou faux prétexte pour occulter les véritables problèmes ? Ennahda —le grand parti islamiste durement réprimé sous ben Ali et légalisé après la révolution— joue-t-il double jeu ou doit-il être considéré comme un partenaire démocratique à part entière ?
Le parti est en tout cas généralement considéré comme l’un des favoris des élections du 23 octobre prochain pour choisir une assemblée constituante.
Artistes, syndicalistes et intellectuels de gauche ont multiplié cette semaine les réunions et manifestations pour mettre en garde contre "l’intégrisme et l’extrémisme", fustiger "l’inertie" des autorités et l’"ambiguïté" d’Ennadha vis à vis des actions salafistes. Le parti islamiste a condamné l’attaque du cinéma, mais selon eux il tient "un double langage".
"On ne laissera pas passer la violence dans ce pays profondément tolérant. On ne s’est pas débarrassé de la dictature d’un type pour passer sous la dictature d’une idéologie", martèle Habib Belhedi, membre de la direction du cinéma Afric’Art.
"Les gens, même les plus ouverts, nous reprochent de tomber dans la provocation en projetant un film sur la laïcité. Mais où on va ? On n’a pas fait une révolution pour en arriver là quand même !", s’indigne de son côté Nohra Sekik, membre du collectif Lam Echalm, qui regroupe quelque 80 associations.
Au-delà de l’affaire du film de Mme el Fani, beaucoup s’inquiètent de la visibilité de plus en plus importante des radicaux islamistes. "J’ai peur. J’ai vu hier des images à Kairouan (centre) où l’on a abaissé le drapeau tunisien pour monter le drapeau noir des salafistes", déplorait samedi Raja Bourguiba, professeur d’italien, venue participer avec sa fille à un sit in contre la violence et l’extrémisme.
D’autres citaient des manifestations contre les "atteintes aux valeurs de l’islam" organisées vendredi après la grande prière à Sfax ou Sidi Bouzid (sud).
En outre, les rumeurs se multiplient, sur internet ou dans la rue : femmes agressées sur la plage parce que pas assez couvertes, intrusion d’islamistes dans des fêtes privées pour saisir les bouteilles d’alcool...
"C’est invérifiable, évidemment. On est entré dans le cycle des rumeurs", reconnaît Mme Sekik.
Interrogé samedi par l’AFP, Samir Dilou, membre du bureau exécutif d’Ennahda, ne cache pas son exaspération. "On en a marre d’entendre répéter la même chose, ce sont des procès d’intention de la part de gens qui pratiquent l’amalgame. Les vrais problèmes de la Tunisie c’est la stabilité sécuritaire, la prospérité économique", lance-t-il. "La politique n’est pas faite de faits divers, il faut sortir de l’exagération et de la victimisation", ajoute-t-il, avant de rappeler que le terme d’islamisme recouvre "un spectre large" allant d’Ennahda, autorisé, aux salafistes, non légalisés.
"Il faut prendre de la distance, et faire la distinction entre les différents courants islamistes", approuve le politologue Slah Jourchi, qui met en garde contre une bipolarisation du débat entre "modernistes" et "islamistes".

(Samedi, 02 juillet 2011 - Avec les agences de presse)

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 11:46

 

 

 

Des passages de manuels d'histoire concernant la Palestine vont être modifiés

 LEMONDE.FR avec AFP | 04.07.11

  Des passages de nouveaux manuels d'histoire contemporaine à destination des classes de première générale, contestés par des associations juives, vont être "modifiés" à l'occasion de l'impression des versions définitives, a indiqué lundi 4 juillet l'éditeur Hachette Education. Ces passages étaient relatifs au "partage de la Palestine", a-t-on précisé de même source, que contenaient des manuels "spécimens" dont la version définitive reste à imprimer, avant distribution aux classes de premières L, S et ES à la rentrée 2011, dans le cadre de nouveaux programmes. Or, "après relecture, il est apparu que certains passages contestables devaient être modifiés. A l'occasion de l'impression, ils seront changés", a-t-on ajouté, sans préciser le détail des passages mis en cause ni la teneur des modifications. Le ministère de l'éducation nationale n'avait pas réagi lundi en fin de journée. Contacté par l'AFP, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Richard Prasquier, a évoqué une "présentation du conflit israélo-palestinien tout à fait scandaleuse". Il a notamment dénoncé "une idéologisation", via par exemple l'emploi du mot "nakba" ("catastrophe"), selon l'appellation, dans le monde arabe, de la création de l'Etat d'Israël en 1948 et de l'exode des Palestiniens qui s'en est ensuivi, quand le terme "Israël" "n'apparaissait pas". Il a par ailleurs dénoncé "des erreurs factuelles", sans préciser lesquelles. Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a reproché aux auteurs du manuel d'interpréter les faits historiques, de tronquer la vérité, de prendre parti".

 

Voici un fait important sur lequel le mouvement de soutien à la Palestine en France devrait se mobiliser. Déjà l'histoire de la colonisation sioniste était enseigné de manière très partiale dans les collèges et lycées mais maintenant c'est la "version" officielle sioniste qui va être écrite noir sur blanc dans les programmes. Une réaction s'impose !
                                site: baladi
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