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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 10:11

 

 

 

La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg

 

 

 

Une déclaration d’André Chassaigne
mardi 14 juin 2011

J’en appelle solennellement aux communistes

Les délégués présents à la Conférence nationale ont adopté par 63 % des voix la résolution soumise désormais au vote des communistes. Ce texte est plutôt satisfaisant, tant sur l’analyse de la situation sociale et économique que sur les enjeux politiques. Il développe fort bien l’exigence d’une nouvelle pratique politique pour que les Françaises et les Français se réapproprient la politique et prennent en main leur avenir.

Mais cette résolution conclut de façon surprenante à une seule candidature possible aux présidentielles, réduisant ainsi le Front de gauche à une alliance de sommet et conditionnant sa réussite au choix d’un candidat incontournable.

La Conférence a cependant décidé à 79 % de faire figurer l’ensemble des candidatures pour l’élection présidentielle sur le bulletin de vote. C’est un énorme progrès démocratique pour notre parti : cette reconnaissance de la souveraineté des communistes est une réponse incontournable à l’exigence convergente d’une majorité de communistes, relayée par de nombreuses fédérations. J’y vois aussi, pour ma part, un atout de poids pour mobiliser le plus grand nombre de communistes à l’issue du vote qui désignera le candidat unique du Front de gauche aux élections présidentielles.

Depuis, cette avancée a malheureusement motivé beaucoup de fébrilité pour en limiter la portée, en dévoyant notamment mon point de vue.

Pourtant, mon positionnement a toujours été sans ambiguïté.

A chaque fois que j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur le sens de mon offre de candidature, que ce soit au 35ème Congrès du Parti Communiste Français le 20 juin 2010, durant la Fête de l’Humanité le 8 septembre 2010, lors du Conseil National du 7 janvier 2011 suivi de l’Assemblée des animateurs de sections le 8 janvier, lors du Conseil national du 8 avril 2011 ou durant la Conférence nationale, j’ai toujours cherché à expliciter ma conception du Front de gauche comme instrument d’une dynamique populaire nouvelle, et appelé à un débat serein et respectueux de toutes les convictions au sein de notre parti, comme au sein du Front de gauche.

Certes, j’ai donné mon sentiment quelques jours avant la Conférence nationale sur le besoin qu’exprimaient les communistes de se voir offrir un choix sur l’ensemble des candidats ayant fait acte de candidature lors du Conseil national du 8 avril. C’est qu’il s’agissait, de mon point de vue, d’un engagement élémentaire pour une organisation comme le Parti Communiste Français, qui place le respect des valeurs démocratiques au cœur de ses statuts et de ses résolutions.

J’ai par ailleurs, à plusieurs reprises, assuré que je m’en remettrai sur ce point au choix de la Conférence nationale de notre Parti en application de nos statuts, avant le vote des militants prévu les 16, 17 et 18 juin prochain. C’est ce que j’ai fait.

Ma proposition de candidature est donc restée inchangée sur le fond comme sur la forme. J’ai redit, lors de la Conférence nationale, les deux priorités que je plaçais au cœur de ma démarche :

- Le besoin pour le Front de gauche, comme outil de rassemblement à gauche, de faire monter dans l’ensemble du peuple de France, l’exigence de mesures indispensables pour un changement réel dans notre pays, et pour améliorer la vie du plus grand nombre. Je pense plus particulièrement à la maîtrise financière et au carcan européen.

- La nécessité pour le Front de gauche d’être le moyen d’implication populaire dans le débat politique, le lieu d’élaboration collective des contenus de la transformation sociale et écologique. Cet enjeu essentiel exige de rompre avec le formatage des pratiques politiques actuelles, qui jouent sur la personnalisation et la médiatisation artificielle au détriment d’une démarche novatrice d’implication du plus grand nombre.

Malgré cette volonté de clarté continue sur ma démarche, au service de la volonté de rassemblement au sein du Front de gauche exprimé par notre parti, le débat légitime qui anime les communistes sur les différentes propositions soumises au vote s’est quelquefois égaré depuis la Conférence nationale. Allant chercher dans le registre du manichéisme, agitant la menace que ma désignation briserait le Front de gauche, des argumentaires simplistes essaient de faire renaître des clivages que nous avions alors réussi à surmonter. Ils sont en décalage profond avec la teneur des échanges des communistes. De même, des réactions insistent désormais sur le caractère « déplacé » des soutiens de certains militants communistes à ma candidature. Il y a quelques semaines, j’étais caricaturé en « marionnette au service de la direction ». Voilà que je serais subitement devenu un fossoyeur instrumentalisé par une autre « partie » des militants communistes.

Est-ce ainsi, par des accusations répétées, que nous concevons le respect des convictions, des engagements et de la parole de chaque militant communiste au sein de notre maison commune ? Ou s’agit-il simplement de faire diversion pour déplacer le débat sur les interprétations fantaisistes des uns et des autres ?

Ces jugements à l’emporte-pièce se situent à l’opposé de notre volonté de rassembler tous les communistes dans la perspective d’un engagement total de tous dans les échéances à venir. Je le redis avec force : il n’y pas de bons ou de mauvais communistes. Les convictions des uns et des autres ne méritent ni raccourcis ni interprétations.

Pour alimenter la réflexion décisive des adhérents de notre parti sur les choix pour 2012, il n’est pas nécessaire de les infantiliser ! Je crois qu’avec leurs valeurs, leurs convictions, leur expérience, ils méritent mieux que des échanges fondés sur la stigmatisation et le chantage.

Quant à l’argument disant que ma candidature ferait courir un risque à l’accord législatif, il me semble, pour le moins, fallacieux. Cela voudrait dire que cet accord n’a été réfléchi et discuté que dans le cadre d’une seule possibilité de candidature à la présidentielle. Or, cela n’a jamais été dit comme tel. Affirmer aujourd’hui cette condition reviendrai a posteriori à dire que mon offre de candidature était construite sur un leurre. Quel mépris pour mon engagement et plus largement pour celui de tant de communistes ! Cette référence à un corsetage de l’accord législatif avec les autres forces du Front de Gauche s’apparente à une forme de pression envers les communistes, il écarte aussi le débat de fond sur la conception du Front de Gauche.

Nous pouvons difficilement nous engager à construire du neuf avec de telles pratiques dans l’exercice démocratique au sein de notre parti. Alors que le choix très majoritaire des délégués à la Conférence nationale a été fait pour garantir la souveraineté des communistes sur leur choix, il est totalement contre-productif d’essayer désormais de les diviser en jetant de tels doutes. Pis encore, ce type d’argument est à l’opposé de l’éthique même de notre rassemblement, fondé sur la transparence d’une démarche collective et citoyenne.

Je le répète, mon offre de candidature ne souffre d’aucune sorte d’instrumentalisation. Elle est dépassionnée, sincère, dénuée de considérations boutiquières sur les agissements supposés des uns et des autres. Je crois d’ailleurs m’être astreint quant à moi à la plus grande transparence sur le sens de ma démarche et sur ma conception du rassemblement au sein du Front de Gauche, comme du rôle que doit tenir notre parti dans ce cadre collectif, et sur mon attitude si ma candidature n’était pas retenue.

Je le réaffirme, c’est au service du Front de Gauche et de sa réussite que s’inscrit ma candidature. Je m’engage à porter le programme populaire et partagé et une ambition commune sur les législatives, dans le respect des partenaires et avec une pleine existence du PCF. Aussi, j’appelle les communistes à se prononcer librement, en conscience, sur les choix qui leur sont offerts. J’appelle solennellement tous les communistes à s’investir, quel que soit leur choix, lors du vote des 16, 17 et 18 juin… et bien évidemment après !

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 14:06

                                                                                MARE NOSTRUM-copie-1                   

 

 

 

Sculpture_de_sable_12.jpg Face aux centaines de naufrages mortels en Méditerranée, peut-on se contenter de dénoncer le silence assourdissant dans lequel des vies disparaissent à nos portes ? Doit-on se résoudre à l’impuissance devant des politiques migratoires auxquelles on ne pourrait rien changer ? Ces noyé·e·s ne sont pas les victimes de catastrophes naturelles, mais de décisions politiques mises en œuvre par des exécutants dont les responsabilités doivent être pointées. Devant ces atteintes au droit le plus fondamental – le droit à la vie – il faut que des procédures soient engagées et que justice soit rendue. Il faut mettre fin à cette hécatombe.

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a dénombré à la fin de mai quelque 1 500 victimes de noyade parmi les boat people qui, depuis février dernier, s’efforcent de gagner l’Europe à partir des côtes du Maghreb et du Machrek.

Ces drames ne font que s’ajouter à tous ceux qui se déroulent, dans l’indifférence, depuis plus de vingt ans ; Fortress Europe enregistre 17 317 décès documentés depuis 1988. Mais combien d’autres victimes invisibles de la politique européenne de lutte contre l’immigration qu’elle appelle illégale ?

De ces naufrages, des épaves transformées en cercueils flottants d’hommes, de femmes et d’enfants morts d’épuisement, de faim et de soif après de longues dérives en mer, l’opinion a pris l’habitude. Elle a pu croire à leur caractère inéluctable. Elle a pu ignorer que les équipements anti-migratoires de l’agence européenne Frontex étaient forcément les témoins de nombre de ces drames, en Méditerranée comme ailleurs…

Mais la donne a changé depuis qu’une coalition internationale et les forces de l’OTAN interviennent en Libye. Aujourd’hui, awacs, drones, avions, hélicoptères, radars et bâtiments de guerre surveillent tout ce qui bouge en Méditerranée. Ils ne peuvent pas ne pas voir les bateaux des exilés originaires d’Afrique subsaharienne qui cherchent à fuir la Libye. Ils ne peuvent pas ne pas voir lorsque, de Tunisie, du Maroc ou d’Algérie, des jeunes sans espoir s’entassent dans une embarcation fragile pour gagner l’Italie ou l’Espagne.

En n’intervenant pas, ils se rendent coupables de non-assistance à personne en danger. Ceci ne peut rester impuni.

Les États puissants de la planète se sont mobilisés militairement pour, disent-ils, empêcher le massacre de populations civiles et mettre en œuvre « la responsabilité de protéger » dont l’ONU est garante. Mais la responsabilité de protéger ne passe-t-elle pas aussi par le respect du droit maritime, des conventions internationales en matière de sauvetage en mer et des textes sur la protection des réfugiés ?

Nous ne pouvons plus contempler les images de corps ramenés à terre après des naufrages, ou apprendre par des survivants combien de personnes étaient à bord d’un bateau disparu en mer. Nous voulons savoir qui sont les responsables de ces morts : l’Union européenne ? l’agence Frontex ? l’OTAN ? les États de la coalition formée en Libye ?

C’est pourquoi le Gisti s’apprête à lancer - avec ceux qui voudront s’associer à cette démarche - une campagne de plaintes, sur la base d’éléments recueillis auprès de victimes et de témoins de ces drames. À l’heure des révolutions arabes, les États européens ne peuvent plus continuer à considérer les boat people comme des vies sans valeur. La Méditerranée doit cesser d’être le champ de bataille de la guerre aux migrants pour redevenir un espace de droits et de solidarités.

9 juin 2011
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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 13:49

                                                                          MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

                                                                                    CARTE-DE-GRECE.jpg

 

 

 


Deux semaines après ses débuts, le mouvement des « Indignés » grecs fait déborder les places des villes du pays par des foules énormes criant leur colère, et fait trembler le gouvernement Papandreou et ses soutiens locaux et internationaux. Ce n’est plus ni une simple protestation ni même une mobilisation d’ampleur contre les mesures d’austérité. Désormais, c’est une véritable révolte populaire qui balaie la Grèce ! Une révolte qui crie haut et fort son refus de payer « leur crise » et « leur dette » tout en vomissant le bipartisme néolibéral sinon l’ensemble d’un personnel politique aux abois.

Combien étaient-ils à la Place de Syntagma (place de la Constitution) au centre d’Athènes, juste en face du Parlement, le dimanche 5 juin 2011 ? Difficile a dire car une des particularités de ces rassemblements populaires est que, faute de discours central ou de concert, il y a un va et vient permanent de manifestants. Mais, en tenant compte des responsables du métro d’Athènes, qui savent comment calculer le nombre de leurs passagers, il y a eu un minimum de 250.000 personnes confluant à Syntagma à cette mémorable soirée ! En somme, plusieurs centaines des milliers si on y ajoute les foules « historiques » rassemblées aux places centrales des dizaines d’autres villes grecques.

 


A ce moment s’impose pourtant une interrogation : comment est-ce possible qu’un tel mouvement de masse qui, en plus est en train d’ébranler un gouvernement grec au centre de l’intérêt européen, soit passé sous un silence assourdissant par tous les medias occidentaux ? Pendant, ses 12 premiers jours, pratiquement pas un mot, pas une image de ces foules sans précédent hurlant leur colère contre le FMI, la Commission Européenne, la Troïka (FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne) et aussi Mme Merkel et le gotha néolibéral international. Absolument rien. Sauf de temps en temps, quelques lignes sur « des centaines de manifestants » aux rues d’Athènes, a l’appel de la CGT grecque. Etrange prédilection pour les manifs squelettiques des bureaucrates syndicaux totalement déconsidérés au moment ou à quelques centaines de mètres plus loin d’énormes foules manifestent jusqu’à très tard après minuit depuis deux semaines…

 






















Il s’agit bel et bien d’une censure aux dimensions inconnues jusqu’à aujourd’hui. D’une censure politique très organisée et méthodique, motivée par le souci de bloquer la contagion de ce mouvement grec, de l’empêcher de faire tache d’huile en Europe ! Face à cette nouvelle arme de la Sainte Alliance de temps modernes, il faudra qu’on réagisse tous ensemble, tant pour dénoncer ce scandale que pour trouver les moyens de contourner cette interdiction d’informer les opinions publiques, par le développement de la communication entre les mouvements sociaux de toute l’Europe et la création et le renforcement de nos propres medias alternatifs…

Revenant aux Indignés grecs (Aganaktismeni, en grec), il faut remarquer qu’il s’agit d’un mouvement de plus en plus populaire ou même plébéien, à l’image d’une société grecque façonnée par 25 ans de domination absolue de l’idéologie (néolibérale) cynique, patriotarde, raciste et individualiste qui a tout transformé en marchandises. C’est pourquoi l’image qui en émerge est souvent contradictoire, mêlant le meilleur et le pire dans les idées comme dans les actes de chacun des manifestants ! Comme par exemple, quand la même personne manifeste de façon ostentatoire un patriotisme grec aux allures racistes tout en brandissant un drapeau tunisien (ou espagnol, égyptien, portugais, irlandais et argentin) pour manifester sa solidarité… internationaliste aux peuples en lutte de ces pays.

 

Doit-on conclure alors qu’on est en présence d’une foule de manifestants schizophrènes ? Absolument pas. Comme il n’y a ni de miracles, ni de révoltes sociales politiquement « pures », le mouvement des Indignés grecs se radicalise à vue d’œil tout en étant marqué par ces 25 ans de désastre social et moral. Mais, attention : toutes ses « tares » se subordonnent à sa caractéristique principale qui est son rejet radical du Mémorandum, de la Troïka, de la dette publique, du gouvernement, de l’austérité, de la corruption, de cette démocratie parlementaire fictive, de la Commission Européenne, en somme du système dans son ensemble !






















Ce n’est pas donc un hasard que les centaines des milliers d’Indignés grecs s’époumonent depuis 14 jours en répétant des mots d’ordre éloquents tels que «  On ne doit rien, on ne vend rien, on ne paye rien  », «  On ne vend et on ne se vend pas  », «  Qu’ils s’aillent maintenant tous, Mémorandum, Troïka, gouvernement et dette  » ou « Nous restons jusqu’à ce qu’ils s’aillent  ». C’est un fait que des mots d’ordre de ce genre unissent tous les manifestants, comme d’ailleurs tout ce qui a trait au refus d’assumer et de payer la dette publique |1|. C’est d’ailleurs pourquoi la campagne de l’Initiative pour une Commission d’audit de la dette publique fait un réel tabac pratiquement dans tout le pays. Son stand en pleine Place de Syntagma est en permanence assiégé par une foule de gens voulant signer son appel |2| ou offrir leurs services comme volontaires…

D’abord presque totalement inorganisés, les Indignés de Syntagma se sont offert progressivement une organisation dont le summum est l’Assemblée populaire qui attire chaque soir à 21 h. plusieurs centaines de participants devant quelques milliers d’auditeurs très attentifs. Les débats sont souvent d’une grande qualité (p.ex. celui sur la dette publique), dépassant de loin tout ce qu’il y a de mieux sur les grandes chaines de télévision. Et tout ca malgré le bruit (on est en plein centre d’une ville de 4 millions d’habitants), le va-et-vient des dizaines des milliers de gens et surtout, la composition hétéroclite de ces auditoires monstres au milieu d’un campement permanent qui ressemble par moments à une vraie Tour de Babel.

Toutes ces vertus de la « Démocratie directe » expérimentée jour après jour à Syntagma, ne doivent pas nous faire oublier ses faiblesses, ses ambiguïtés ou ses tares comme p.ex. son allergie initiale à tout ce qui a trait aux partis, aux syndicats ou a toute collectivité établie. Si c’est indiscutable que cette aversion pour les « partis » est dominante dans les foules des Indignés grecs qui ont tendance à rejeter l’ensemble du monde politique sans distinction, il faut quand même noter l’évolution spectaculaire de l’Assemblée Populaire, tant à Athènes qu’à Salonique, qui est passé du rejet des syndicats à l’invitation de faire aboutir leurs manifestations à Syntagma afin que leurs travailleurs rejoignent les Indignés…

Evidemment, ce n’est pas un secret que, le temps passant, il y a eu une clarification du paysage politique de la Place de Syntagma, la droite et l’extrême droite populaire étant représentée parmi la foule en haut de la Place, juste devant le Parlement, et la gauche radicale et anarchisante occupant la Place elle-même et contrôlant l’Assemblée populaire et le campement permanent. Sans aucun doute, bien que cette gauche radicale donne le ton et laisse son empreinte sur toutes les activités et manifestations à Syntagma, les colorant d’un rouge profond, on ne peut pas conclure que les diverses nuances de la droite populiste, patriotarde, raciste ou même carrément néo-nazi vont cesser leurs tentatives d’influencer cet immense mouvement populaire. Elles vont persister et tout dépend, en dernière analyse, de la capacité de l’avant-garde du mouvement de l’enraciner profondément dans les quartiers, les lieux de travail et les écoles tout en le dotant d’objectifs clairs faisant le pont entre ses énormes besoins immédiats et sa rage vengeresse et anti système.

Assez différent de son homologue espagnol par ses dimensions, sa composition sociale, sa radicalité et son hétérogénéité politique, le Syntagma grec partage avec la Place Tahrir du Caire ou la Puerta del Sol de Madrid la même haine pour l’élite politique et économique qui accapare et vide de tout contenu la Démocratie parlementaire bourgeoise aux temps du néolibéralisme le plus arrogant et inhumain. En même temps, il est traversé par le même désir participatif, démocratique et non violent qui marque profondément toute révolte populaire en ce début du XXIème siècle.

Notre conclusion ne peut être que très provisoire : indépendamment de la suite des événements, qui s’annoncent déjà cataclysmiques, le mouvement actuel des Indignés grecs aura marqué un tournant dans l’histoire du pays. Désormais tout est possible et rien ne sera plus comme avant…


 

Notes

|1| Pour en savoir plus voir l’article d’Eric Toussaint, Grèce : Tout un symbole de dette illégitme http://www.cadtm.org/Grece-Tout-un-...

|2| Des économistes, des militants, des académiques et des parlementaires du monde entier ont appuyé un appel pour auditer les dettes publiques de la Grèce. L’appel demande l’établissement d’une Commission publique pour examiner la légalité et la légitimité de ces dettes en vue d’obtenir l’annulation de la partie illégitime et la poursuite des responsables. http://www.cadtm.org/Appel-pour-une...

P.-S.

Yorgos Mitralias anime le comité grec contre la dette qui est membre du réseau international CADTM. Voir le site du comité grec : http://www.contra-xreos.gr/


 Articles de Yorgos Mitralias publiés par Mondialisation.ca

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 13:44

«La France se nomme diversité. La prétention de gommer les particularismes a toujours échoué, car ces derniers constituent véritablement l’identité de la France. Ni l’ordre politique, ni l’ordre social, ni l’ordre culturel ne réussissent à imposer une uniformité qui soit autre chose qu’une apparence».

 

Fernand Braudel (L’identité de la France)

 

    «La multiplicité des appartenances à d´autres nations contribue aujourd´hui, et d´une manière de plus en plus préoccupante, à affaiblir chez nos compatriotes l´acceptation d´une communauté de destin, et par là-même à miner les fondements de l´action de l´Etat.» C´est par ces mots que Marine LePen prend à témoin les députés et leur demande de prendre les dispositions qui s´imposent.

 

    Elle poursuit, ciblant nommément l´Algérie: «Comment ne pas trouver potentiellement explosive une situation qui verrait la France intervenir sur le territoire algérien, qui plus est sous la bannière de l´Otan, avec la présence massive de citoyens tiraillés par leur double allégeance? Après tout, la situation internationale est tellement instable qu´un tel scénario ne relève pas de l´absurde.» Nous y voilà, l´ennemi irréductible est encore une fois l´Algérie.  Petit rappel à Marine Le Pen, malgré  les c rimes de guerre, malgré la torture dont son père avait fait une science exacte en Algérie, malgré l’aide massive de  la France par l’Otan, le peuple algérien avait décidé d’être indépendant… Le général Giap, le vainqueur de Dien Bien Phu,  disait à ce propose et avec justesse , que « l’impérialisme était un mauvais  élève qui ne retenait pas les leçons de l’histoire » On se souvient en effet, que les Américains avaient envisagé « une solution finale » pour les Vietnamiens en proposant au Français une bombardement atomique. Ils se sont d’ailleurs rattrappé, eux-mêmes en épandant le terrible agent orange dont on a fêté le 50e anniversaire ces jours çi.  Bref pour Marine Le Pen la binationalité vise en priorité les Maghrébins et notamment l’Algérie. Il est vrai qu’on verrait très mal respectivement, Daniel Cohn Bendit, Eva Joly, Arno Klarsfeld sommés de choisir entre l´Allemagne, la Finlande ou Israël.

 

  Pour rappel, il s´agit, en réalité, de l´exposé sommaire d´un amendement, présenté fin 2010 par une poignée de parlementaires UMP de la Droite populaire, qui vise à supprimer la possibilité pour un citoyen français de posséder une double nationalité. Le texte a finalement été repoussé. Toutefois, ce collectif de parlementaires reste courtisé au sein de la majorité. Ces élus ont d´ailleurs été reçus, mercredi 1er juin, à l´Elysée. Selon Dominique Paillé, président du conseil d´administration de l´Office français de l´immigration et de l´intégration et ancien porte-parole de l´UMP, la relance du débat sur la binationalité vise seulement a «créer un point de fixation sur une thématique qui ne le mérite pas».  L´objectif est «la stigmatisation de l´étranger» relève également M. Pinte. «C´est un mauvais débat. En France, les binationaux ne posent aucun problème particulier. Il s´agit pour le Front national de trouver un nouveau cheval de bataille et de flatter le chauvinisme français en imposant un choix de nationalité», poursuit Dominique Paillé. (1)

 

  En effet, l´article 23 est complété par une phrase ainsi rédigée: «Toute personne qui possède la nationalité française et une autre nationalité et qui ne renonce pas à cette autre nationalité dans les six mois précédant sa majorité et dans les douze mois la suivant, perd la nationalité française.» Marine Le Pen n´a fait que «réchauffer» un thème porteur pour les élections de 2012.

 

   En son temps, Fernand Braudel disait que «la France se nomme diversité». Justement en parlant de diversité l´esprit de la France de l´Equipe de France 1998 a disparu pour le journal  l´Observer. Nous lisons: «L´affaire des quotas à la Fédération française de football ne fait que décliner le débat sur l´identité nationale et ses relents nauséabonds Le 28 avril, le site d´information Mediapart a révélé que, lors d´une réunion tenue en novembre 2010, la direction de la Fédération française de football (FFF) a envisagé de «limiter» le nombre de joueurs d´origine étrangère formés en France. Laurent Blanc, présent, a regretté de voir certains d´entre eux choisir ensuite une autre sélection: «Ça me dérange énormément. Il déplore qu´ils soient trop nombreux et demande qu´on fasse appel à d´autres joueurs ayant «notre culture et notre histoire». (...) »(2)

 

   « L´un des aspects les plus déprimants de cette affaire, c´est qu´on semble désormais bien loin des jours glorieux de 1998. La France avait remporté la Coupe du monde avec une équipe black-blanc-beur, un groupe de joueurs talentueux et engagés qui étaient nés (ou fils de parents nés) aux quatre coins de l´Afrique francophone et au-delà. Pour la grande majorité des Français, en général indifférents au football, l´événement ne marquait pas seulement une victoire à savourer, mais un important événement historique. Le talisman de cette équipe était Zinedine Zidane, né à Marseille dans une famille berbère originaire d´Algérie. Le soir de la victoire française sur le Brésil, la photo de Zidane était apparue sur des écrans géants sur les Champs-Elysées avec les mots «Zidane président!» A ce moment-là, les conflits du passé colonial français s´étaient apaisés dans l´euphorie d´un match de football, et les gens de toutes origines raciales pouvaient rêver d´une France tolérante et multiculturelle, dont Zidane, avec ses origines multiraciales et son magnifique talent, était l´emblème même. Ce rêve a désormais volé en éclats».(2)



Qu´en est-il de la binationalité ailleurs?

 

 

  Le droit de la nationalité et de la citoyenneté britannique est complexe en raison des différents statuts accordés du fait de l´histoire coloniale du pays. Ses fondements actuels et généraux ont été posés par le British Nationality Act de 1981. Les différents statuts distinguent principalement entre les citoyens britanniques et les citoyens provenant des territoires britanniques d´outre-mer. Ils sont tous rassemblés sous la notion de citoyen du Commonwealth.(...) En vertu du Immigration, Asylum and Nationality Act de 2006 (section 56), une personne ayant une double nationalité peut aussi être privée de la nationalité britannique pour des raisons liées à l´«intérêt public» (public good). Pour leur part, les autorités américaines reconnaissent la double nationalité aussi bien pour les personnes nées aux Etats-Unis qui sont étrangères par filiation, que pour les personnes américaines qui acquièrent volontairement une autre nationalité, à condition que ces dernières ne renoncent pas à leur citoyenneté américaine.

 

   Ce que dit Marine Le Pen qui est dans son rôle, est tout à fait compréhensible s´il n´´y avait pas d´exception. Chaque pays, en effet, est libre d´accepter ou de refuser la nationalité à quelqu´un sur des critères transparents. Souvenons-nous: «Il ne faut pas se payer de mots! disait de Gaulle C´est très bien qu´il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu´elle a une vocation universelle. Mais à condition qu´ils restent une petite minorité. (...) Ces mots résument à eux seuls toute la problématique de la condition «d´être français» Qu´en est-il aujourd´hui de l´identité française au XXIe siècle?

 

    Doit-on la circonscrire uniquement aux Gaulois à têtes rondes pour paraphraser San Antonio dans «l´Histoire de France»? Doit-on au contraire faire du désir d´être ensemble le ciment d´une identité du XXIe siècle? On se souvient que le thème de l´identité a déjà été «vendu» lors des élections de 2007. Cela a commencé par une petite phrase: «La France: aimez-la ou quittez-la». Ce mot a été emprunté à Ronald Reagan «America love it or leave it». Les Français d´ascendance maghrébine ou noire, égaux en théorie en droits, voient dans ce débat sur l´identité une tentative d´exclusion - séparer le bon grain «de souche» «de l´ivraie» allogène- alors qu´il est censé inclure.

 

   Qui est en fait Français et depuis quand? En son temps, le général de Gaulle aurait répondu: «Pour moi, l´histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L´élément décisif pour moi c´est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l´histoire de France à partir de l´accession d´un roi chrétien qui porte le nom des Francs.» Si pour le dictionnaire, est de souche celui «qui appartient à un groupe national donné depuis de nombreuses générations, au point de ne plus être considéré comme un immigrant ni un descendant d´immigrant», en observant la réalité des faits, la chose est claire: est de souche celui qui est «blanc» et qui porte un nom, un prénom, à consonance européenne, pour ne pas dire chrétienne.

 

    Certains Français de fraîche date poussent le ridicule jusqu´à se «croire plus royalistes que le roi» N´a-t-on pas vu Manuel Val - avec des ascendants espagnols - émettre le souhait qu´il y ait plus de «blancos» dans sa circonscription? Par contre, on peut être français depuis un siècle, le nom patronymique et surtout l´appartenance à une sphère cultuelle sont des «marqueurs indélébiles». En fait, le problème des binationaux touche exclusivement les anciennes colonies et notamment et prioritairement les Algériens anciens nationaux, il n´est pas question d´aller chercher des poux dans la tête aux binationaux européens-français et américains, voire israéliens Il vient que les variables d´ajustement seront toujours les mêmes C´est d´abord l´immigration qui grève les comptes de la sécu et fraude les impôts et la CAF. Les chômeurs fainéants contre les travailleurs, Les fraudeurs du RSA et RMI Le discours sécuritaire..., la déchéance de la nationalité et maintenant la binationalité en attendant une autre accusation.

 

   «Un bouleversement de la configuration géostratégique mondiale, écrit René Naba, qui dénonce: une campagne populiste, s´opère sous nous yeux et que fait la France pendant ce temps? Elle mène un combat d´arrière garde contre ses anciens combattants. Rôle positif de la colonisation, uniquement la colonisation et non du colonisé, identité nationale, binationaux, tous les thèmes de la stigmatisation défilent et s´accélèrent même à l´approche des élections présidentielles. Binationaux justement. Gilad Shalit, un binational, comme de juste, ce fameux soldat israélien capturé par les Palestiniens à Ghaza, qui s´est souvenu de sa nationalité française au moment de sa capture. Il en est de Gilad Shalit comme d´Arno Klarsfeld, ce réserviste de l´armée israélienne, nommé conseiller du ministre de l´Intérieur Sarkozy, en pleine guerre de destruction israélienne du Liban, en juillet 2006, puis du Premier ministre François Fillon».(3)


   Justement, s´agissant d´Israël, plusieurs études, montrent que pas moins peut-être de la moitié des Juifs vivant en Israël envisagent de quitter la Palestine dans les prochaines années si les tendances politiques et sociales actuelles se maintiennent. (...) Aujourd´hui, on estime que leur chiffre avoisine les 70%. Pour paraphraser le journaliste juif Gideon Levy: «Si nos ancêtres rêvaient d´un passeport israélien pour s´échapper d´Europe, beaucoup d´entre nous en sont dorénavant à rêver d´un second passeport pour s´échapper en Europe.» Une étude publiée par Eretz Acheret, constatait que plus de 100.000 Israéliens sont déjà titulaires d´un passeport allemand, et ce chiffre grossit de plus de 7000 chaque année en suivant une courbe d´accélération. Selon les autorités allemandes, plus de 70.000 passeports ont été accordés depuis 2000. En plus de passeports vers l´Allemagne, plus d´un million d´Israéliens ont d´autres passeports étrangers tout prêts au cas où la vie en Israël se détériorerait. Actuellement, plus de 500.000 Israéliens sont titulaires d´un passeport zunien avec près d´un quart de million de demandes en instance».(4)

 

Qu´en est-il  justement des Algériens à qui ce traitement de faveur est réservé?

 

   Officiellement en France on ne sait pas combien. Beaucoup d´Algériens et généralement les citoyens des pays du Sud rêvent d´acquérir une autre nationalité pour pouvoir émigrer, aller faire leur vie ailleurs, dans l´eldorado supposé. «Le phénomène de la double nationalité parmi les citoyens Algériens a connu un essor significatif ces 15 dernières années atteignant 13,5% de la population algérienne soit plus de 4, 5 millions de personnes ayant acquis une autre nationalité en plus de la leur.

 

  On applique d´une façon indifférenciée des textes à l´avantage ou contre ceux qui sont nés du bon ou du mauvais côté de la Méditerranée et ceci au lieu de fixer des critères de mérite opposables à tout le monde. Ce qui compte en définitive, c´est la valeur ajoutée de chacun indépendamment de son histoire. Le Français d´origine algérienne est-il plus proche ou moins proche d´un Français que celui dont les parents viennent des Carpates et qui il n´y a pas si longtemps était dans le camp des ennemis de la France? Ce Français «algérien» dont les parents, qu´on le veuille ou non, ont donné leur sang et leur sueur pour le rayonnement de la France et qui peut se décliner de différentes façons: c´est Verdun le chemin des Dames, Monte Cassino le débarquement, les tirailleurs bétons des trente glorieuses et plus encore la diffusion de la culture française par l´enseignement du français -langue maintenue en vie- dans toutes les anciennes colonies bien après leurs indépendances

 

Les Français d´ascendance maghrébine ou noire, égaux en théorie

 

  Nous sommes d «´accord avec Patrick Lozes qui parle de chance pour la France. Ecoutons-le:«Oyez, oyez, braves gens, la dernière urgence française c´est la binationalité. Rien n´est plus important, rien n´est plus grave: le chômage, le pouvoir d´achat, le système social, la croissance économique, les déficits publics? N´y pensez pas. Dans son discours d´investiture à la présidence de la République en 1981, François Mitterrand disait: «Il est dans la nature d´une grande nation de concevoir de grands desseins.» Faut-il vraiment que la France ait si peu confiance en elle pour avoir si peur de la binationalité? La peur de l´autre est-ce vraiment-là le grand dessein que certains proposent à la France aujourd´hui? Et si la binationalité n´était pas un problème mais un atout? Et si les binationaux étaient un pont vers l´autre? Pourquoi commencer par les considérer comme des ennemis et non pas comme un atout? Pourquoi ne pas se dire que ces Français disposant de plusieurs codes culturels ainsi que de réseaux aussi bien en France qu´à l´étranger, représentent une chance pour la conquête de marchés extérieurs et intérieurs?»(5)

 

   Les Français issus de «l´empire colonial», dans leur immense majorité, veulent vivre avec dignité leur culture. Ils connaissent les fils rouges à ne pas dépasser, ils savent ou ils doivent savoir qu´ils sont dans un vieux pays de tradition chrétienne. Pourtant, leur identité religieuse n´est nullement un frein à leur patriotisme envers la France. Ils croient en la République et en sa forte volonté d´intégration sous le tryptique Liberté, Egalité, Fraternité Pour rappel les Algériens qui montaient à l´assaut de la colline de Wissembourg avant la débâcle de Sedan en 1870, outre le fait qu´ils y ont été décimés pour conquérir un bout de colline et y planter le drapeau français, étaient des musulmans à part entière et des patriotes - à leur corps défendant, à part entière -, il fut de même de ceux qui eurent à combattre les Allemands dans l´enfer de Verdun; on les gavait de vin eux les musulmans!! - d´où l´expression aboul gnole - devenu plus tard bougnoule un sobriquet démonétisant l´indigène. Les descendants de ceux qui sont morts pour la France ont choisi de vivre en Europe, ils souhaitent le faire dans la dignité. Ils veulent vivre d´une façon apaisée et sans ostentation leur spiritualité à l´ombre des lois de la République.(6)

 

  En définitive, ce débat sur la binationalité fait partie des thèmes politiciens récurrents à l’approche d’échéances électorales. Il va plus aviver les tensions entre les sans grade ceux qui n’ont pas droit au chapitre quelque soit leur « provenance » les distrayant des vrais problèmes qui sont ceux d’une mondialisation –laminoir dimensionnée à la taille des nantis.  Même s’il débouche sur un non-lieu risque, il risque de remettre aux calendes grecques, en France «ce désir de vivre ensemble» «ce plébiscite de tous les jours» dont parle si bien Renan,  et qui est une condition nécessaire pour s’opposer  tous ensemble à la remise en cause des acquis sociaux.


 

Ecole Polytechnique enp-edu.dz





 

1. Eric Nunes: Double nationalité, la majorité présidentielle divisée Le Monde.fr 04.06.11

 

2. Andrew Hussey: Une polémique qui n´a rien de footballistique The Observer10.05.2011

 

3. René Naba: http://www.oummatv.tv/Binationaux-ou-double-allegeance 3.06.2011.

 

4. http://www.alterinfo.net/Les-Israeliens-se-bousculent-pour-un-deuxieme-passeport_
a59583.html?com#com_2174818

5. http://patricklozes.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/06/02/bi-nationalite-la-derniere-urgence-francaise.html
   

6. Chems Chitour:  http://www.legrandsoir.info/Comment-etre-Francais-au-XXIe-siecle.html

 


Chems Eddine Chitour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Chems Eddine Chitour publiés par Mondialisation.ca

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 13:39

                                                                          MARE NOSTRUM-copie-1

 

Bombes tricolores sur Tripoli

 

 

 

 

 





Source de la photo : http://papundits.wordpress.com/2011/03/21/libya-a-jolly-short-war/


Parmi les bombes qui pleuvent sur les deux millions et demi d’habitants de l’aire urbaine de Tripoli, en plein jour aussi maintenant, se trouvent à coup sûr les bombes italiennes. Il s’agit d’une « opération aérienne combinée » à laquelle participent des chasseurs bombardiers de plusieurs pays, communique le Commandement de la force conjointe alliée à Naples. En à peine plus de deux mois l’OTAN a accompli  plus de 10.000 opérations aériennes sur la Libye, dont 4mille avec bombes et missiles, effectuées en majorité par des chasseurs bombardiers de Grande-Bretagne, France, Italie et Canada, et par des avions étasuniens Predator/Reaper télécommandés. L’aéronautique italienne ne révèle pas combien de bombes et de missiles elle a lancé (selon une estimation, plus de 200 en un mois), mais elle communique de quel type ils sont. 

Dans le document « Unified Protector : les capacités d’attaque de l’AM » (du 6 juin), elle spécifie que ce sont des bombes à guidage laser et Gps de la société étasunienne Raytheon, types Gbu-16 Paveway II d’environ une demie tonne et Gbu-24 Paveway III d’une tonne : cette dernière, larguée à basse altitude à plus de 15 Kms de l’objectif, est « une bombe de précision employée pour détruire les bunkers souterrains les plus résistants». La bombe Gbu-32 Jdam aussi, de la société étasunienne McDonnell Douglas, à guidage inertiel  et Gps, lancée à 25 Kms environ de l’objectif, est utilisée contre des « cibles renforcées ». Ce qui signifie que ces bombes ont sûrement des têtes pénétrantes à uranium appauvri et tungstène pour détruire des édifices renforcés. Les avions italiens utilisent aussi des missiles de croisière à longue portée Storm Shadow, fabriqués par Mbda dont fait partie Finmeccanica[1], et dont la charge explosive est « optimisée pour neutraliser des structures blindées et souterraines », et des missiles Agm-88 Harm de Raytheon pour «  la suppression des radars ennemis ». 

Ces bombes et missiles de dernière génération -employés dans la guerre contre la Libye, à laquelle le gouvernement Berlusconi (centre-droit, NdT) fait participer l’Italie- n’auraient pas pu être utilisées si en 2007 le gouvernement Prodi (centre-gauche, NdT) n’avait décidé de moderniser les chasseurs bombardiers Tornado (avec une dépense de plus de 50 millions d’euros), mettant à profit l’expérience des Tornado dans la guerre contre la Yougoslavie, à laquelle le gouvernement D’Alema (centre-gauche, NdT) avait fait participer l’Italie. C’est grâce à cet engagement bipartisan que l’Aéronautique peut aujourd’hui déclarer avoir acquis le « pouvoir aérospatial ». Cela signifie -nous explique le document- avoir une absolue liberté de manœuvre au-delà des limites imposées par la géographie du globe, donner un relief maximal à la mobilité (atteindre avec de plus en plus de rapidité des théâtres d’opérations éloignés) et à l’autonomie dans le soutien d’opérations qui peuvent se prolonger dans le temps. « Des opérations qui ont comme impératif de poursuivre les objectifs donnés par l’autorité politique au plus bas coût possible en termes de vies humaines et de ressources ». En pensant évidemment à ses propres vies et ressources, pas à celles que la guerre détruit en Libye. Même si, tandis que les avions italiens aussi lancent sur Tripoli des bombes d’une tonne à uranium appauvri, l’OTAN assure que, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, « le but de l’opération Protecteur unifié est de protéger les civils et les aires avec population civile d’une attaque ou d’une menace d’attaque ». 

 

Edition de jeudi 9 juin 2011 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110609/manip2pg/09/manip2pz/304617/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio 

 

[1] « second groupe industriel italien, le premier dans la haute technologie et un des cinq premiers dans le monde. Il est présent dans les secteurs de la défense, des hélicoptères, de l'aéronautique et de l'espace, de l'automatique, du transport et de l'énergie. La société est installée dans plus de cent pays et notamment en Grande Bretagne où le groupe a racheté de nombreuses entreprises de défense. Il emploie plus 58 000 personnes » :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Finmeccanica (NdT).


Manlio Dinucci est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 13:25

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syria-protestQue se passe-t-il en Syrie ?

Article publié dans Rizospastis du 30 avril



Interview de Elisseos Vagenas, membre du Comité Central et responsable pour la Section des Relations Internationales du Comité Central du KKE, concernant les développements en Syrie et dans l’ensemble de la région.

Nous avons discuté des derniers développements alarmants en Syrie et dans l’ensemble de la région avec Elisseos Vagenas, membre du Comité Central du KKE et responsable de sa section des Relations Internationales, à propos des analyses du parti.



Traduction OLR pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Récemment, le 20 mars, le Comité Central du KKE a rendu publique son jugement sur les derniers développements dans notre région. Néanmoins, ces développements sont en train de prendre une autre ampleur. Qu’est ce qui a changé dans les dernières semaines ?



Bien sûr les développements sont en train de prendre une autre ampleur. Les principales conclusions auxquelles est arrivé le Comité Central du KKE sont encore exactes. Dans notre région (Balkans, Méditerranée Orientale, Moyen-Orient, Afrique du Nord, Caucase) des développements sérieux et dangereux sont en train de se produire, qui sont caractérisés par l’intensité des contradictions entre les puissances impérialistes, dans une région qui contient d'importantes ressources énergétiques et constitue une « voie d'approvisionnement » pour les matières premières d’Asie Centrale, de la mer Caspienne, du Moyen-Orient destinées tant à l’Occident qu'aux grandes puissances émergentes d’Asie (Chine, Inde, etc).



Les monopoles les plus puissants, les blocs impérialistes et les puissances impérialistes émergentes sont pris dans un tissu de contradictions et de luttes. Dans le cadre du système impérialiste, les bourgeoisies de la région recherchent des « axes » d’alliance, débouchant sur des alliances et des accords, afin qu'elles puissent tirer profit de la lutte pour les ressources naturelles et les parts de marchés.



Au même moment, nous voyons que les Nations Unies, l’OTAN, les forces de police et militaires de l’UE, les bases militaires et les flottes navales sont utilisés dans cette lutte, tout comme toute sorte de prétexte.

Depuis le moment où l'analyse du Comité Central du parti a été publiée, nous avons assisté à plusieurs développements nouveaux, le plus important d’entre eux étant l’intervention manifestement impérialiste en Libye, avec la décision du Conseil de Sécurité de l’ONU et l’intervention impérialiste non déguisée des forces françaises et de l’ONU en Côte d’Ivoire, aussi bien que les événements sanglants au Yémen et en Syrie. Nous voyons que ccs développements prennent une toute autre ampleur sur diverses questions dans de nombreux pays et de nombreuses régions. Mais ils posent continuellement, et de façon encore plus persistante, la question de la relation entre capitalisme, crise et guerre. Tout ce que nous avions noté sur le plan théorique et à partir des expériences historiques passées est en passe d'être confirmé par les développements récents/



Les manifestations qui se produisent en Syrie plongent leurs racines dans le pays lui-même. Dans les problèmes problèmes économiques, politiques et sociaux que la classe ouvrière et les autres couches populaires vivent. Néanmoins, il est évident qu’elles sont instrumentalisées par les forces bourgeoises et les centres impérialistes.



Les médias grecs et internationaux ont présenté les événements en Syrie comme un nouveau « soulèvement » populaire porteur de revendications démocratiques, réprimé dans le sang par les autorités. Quelle est la position du KKE vis-à-vis de ces mobilisations, et en particulier si l'on prend en compte la solidarité qu’il a exprimé par rapport aux mobilisations en Égypte et en Tunisie ?



Nous suivons très attentivement les développements dans la région, et pas seulement à partir d'une seule source. Le KKE est habitué à prendre des positions publiques de façon responsable et d’informer soigneusement les travailleurs dans notre pays sur les événements se déroulant tant au niveau national qu'international.



Nous étudions les mobilisations, auxquelles des forces populaires participent, en examinant les objectifs poursuivis par les forces sociales et politiques qui se mobilisent dans un pays, tout comme les puissances étrangères qui sont impliquées dans ces mobilisations. Cela n’apparaît pas toujours dans les slogans qui sont mis en avant. Je devrais vous rappeler que dans un passé relativement récent, nous avons eu l’expérience de mobilisations populaires et ouvrières qui, au nom de la « démocratie » et de la « liberté », avaient une orientation réactionnaire et contre-révolutionnaire, par exemple en Pologne dans la période de « Solidarnosc ».



Cela est encore plus vrai aujourd’hui puisqu’il y a de nombreux éléments qui prouvent la déformation à grande échelle des événements par les médias bourgeois internationaux, orchestrée par la célèbre chaîne Al Jazeera, basée au Qatar, et mise en avant comme le « Cheval de Troie »électronique de la bourgeoisie dans la région. Elle soutient la modernisation bourgeoise au niveau politique et économique dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, aussi bien que les plans impérialistes pour le « Grand Moyen-Orient ».



Quel est ce plan? Quelles fins poursuit-il ?



Comme nous l'avions noté dans l'analyse du Comité Central, les objectifs fondamentaux des impérialistes et non les prétextes (concernant la « démocratie » et la « non prolifération des armes nucléaires »), qui sont défendus par ces plans sont :



  • La modernisation bourgeoise des régimes bourgeois dans la région, à la fois à un niveau économique et au niveau de la superstructure politico-légale, afin de sauvegarder autant que possible une base stable pour l’expansion des groupes monopolistiques dans les marchés de la région et le renforcement de leur rôle au niveau international.



  • La préservation de leur accès aux ressources énergétiques de la région et aux nouveaux gisements en Méditerranée orientale.



  • Le contrôle d’une vaste région, qui est un « carrefour » pour le commerce et les transports.



Bien sûr, chaque puissance impérialiste poursuit ses propres buts. Ainsi les efforts des Etats-Unis rencontrent et continueront sans aucun doute de rencontrer l’opposition des puissances rivales (notamment les principaux pays de l’UE, la Chine et la Russie). Depuis qu'ils mettent en danger leurs plans de pénétration dans la région afin que leurs monopoles tirent des profits similaires dans la région. C’estdans le cadre de cette compétition que nous devons comprendre le démembrement du Soudan qui a été encouragé, ainsi que l’intervention étrangère en Côté d’Ivoire, l’intervention militaire impérialiste en Libye et les plans pour son possible démembrement.



Ces développements peuvent encore nous conduire à un scénario de déstabilisation intégrale de l'ensemble de la région, ce qui créera des problèmes pour l’approvisionnement énergétique de l’UE – le rival des Etats-Unis – aussi bien que pour la pénétration du capital et des produits chinois en UE et en Afrique.



L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, devient plus agressif dans les conditions de la crise capitaliste. De plus, il peut utiliser la situation qui a été créée afin d'atténuer les conséquences de la crise mondiale capitaliste en canalisant les capitaux vers des guerres dans la région.



Les développements en Syrie ne sont pas du tout déconnecté de ces plans. C’est une chose qui transparaît dans les déclarations et prises de position des dirigeants des puissancesimpérialistes, des Etats-Unis et de l’UE, aussi bien que dans l’engagement des puissances régionales, comme la Turquie ou l’Iran.



Vous voulez dire que les événements en Syrie sont montés de toute pièce depuis l'étranger ? Sont-ils un « instrument » pour le renversement du gouvernement et du Président Assad ?



Bien sûr, les événements qui se passent en Syrie plongent leurs racines dans le pays lui-même, à travers les problèmes économiques, sociaux et politiques que la classe ouvrière et les autres couches populaires vivent. Ce sont des problèmes qui se sont allés en s'intensifiant dans les dernières années, en raison de politiques de privatisations, de diminution des droits et des revenus de la classe ouvrière et des couches populaires, qui ont été mises en œuvre dans les intérêts de la bourgeoisie nationale. Le KKE soutient les mobilisations populaires qui luttent pour trouver une solution aux problèmes du peuple, soutient le droit des peuples à se battre, comme la longue histoire de notre parti le prouve. Notre parti essaye d’étudier soigneusement ces développements complexes, comme ceux d'aujourd’hui, de cette façon.



Ainsi, nous devons constater qu’aujourd’hui nous avons beaucoup de preuves qui démontrent qu’il y a une tentative d’intervention impérialiste étrangère dans les affaires intérieures Syriennes, ainsi qu’une manipulation des travailleurs dans les autres pays avec de fausses preuves concernant les développements en Syrie. Par exemple la plupart des prétendues « vidéo-preuve » qu’ils nous montrent ont été filmées dans d’autres pays ou dans d’autres situations. Cette stratégie de manipulation de l’opinion publique a conduit, dans les derniers jours, à la démission de journalistes d’Al Jazeera.



Des preuves se font jour quotidiennement qui révèlent les ingérences des pays voisins (Arabie Saoudite, Turquie). Des preuves qui révèlent les tentatives d’exacerber et d’exploiter les tensions religieuses, qui traitent de l’octroi d'armes et d'un entraînement militaire de certains groupes à l’étranger. Nous devons prendre tout cela en compte.



Il est évident que les États-Unis, l’UE et Israël ont un intérêt à la déstabilisation et à l’affaiblissement d’un régime bourgeois, qui avait des positions de principe anti-impérialistes et était un allié des forces anti-impérialistes en Palestine, au Liban etc. Nous ne devrions pas oublier qu’aujourd’hui le territoire syrien est sous occupation étrangère (d’Israël). L’affaiblissement de ce régime ou même son renversement pourrait ouvrir l’appétit des impérialistes et de leurs plans pour attaquer l’Iran, sous le prétexte de son programme nucléaire. Il pourrait même conduire à un nouveau démembrement des Etats dans la région, et à un effet domino de déstabilisation et de bains de sang, chose qui amènerait de nouvelles guerres et interventions impérialistes.



Dans le passé, l’Union Soviétique a eu des relations étroites avec la Syrie et le parti au pouvoir Baath. Comment jugez-vous cette position et comment cela a eu une influence sur la position du KKE par rapport à la Syrie d'aujourd’hui ?



Après la Seconde Guerre Mondiale, grâce au rôle de l’URSS, en raison de sa contribution à la victoire antifasciste, de la supériorité du socialisme dans la reconstruction du pays, de la création de démocraties populaires en Europe de l’Est, de l’effondrement du colonialisme, il y eut des développements positifs qui ont contribué à une transformation du rapport de forces mondial. Bien sûr, le système impérialiste international restait puissant, en dépit du renforcement incontestable du camp socialiste. Immédiatement, après la fin de la guerre, l’impérialisme sous l’hégémonie des Etats-Unis, lança la Guerre Froide et élabora une stratégie pour saper le système socialiste et rassembler ses forces. Une rivalité s’est mise en place entre les deux systèmes au niveau mondial.



Dans la même période, dans toute une série de pays, comme la Syrie, la question de l’indépendance nationale et du rassemblement autour de cet objectif était devenue une question centrale. Indubitablement, la conquête de l’indépendance nationale par les colonies constituait la condition préalable, première et fondamentale, au rattrapage du retard de développement prégnant dans chaque secteur de la vie sociale. L’URSS et les autres pays socialistes mirent en place une politique économique, et d'autres formes de coopération et de soutien aux nouveaux régimes, parmi eux la Syrie, avec comme objectif qu’ils ne s'intègrent pas au marché international capitaliste, aux blocs impérialistes, et aussi afin de renforcer dans les fronts au pouvoir qui suivaient une orientation socialiste.



Ces efforts de l’Union Soviétique pour développer des relations économiques, et même des alliances, avec certains États capitalistes, contre les puissances impérialistes plus puissantes, était louable et compréhensible, puisqu’ils affaiblissaient le front uni des impérialistes, en détachaient des forces, même de façon temporaire, et utilisaient les contradictions dans le camp impérialiste. Le problème est que cette politique contingente de l’URSS, qui s'exprimait à un niveau économique, diplomatique ou à d’autres niveaux dans certains pays, a été érigée en principe qui est devenu théorie et il y avait des discussions sur une soi-disant « voie non-capitaliste de développement ». Cela a créé une confusion dans le mouvement révolutionnaire international. Comme cela s'est révélé dans la pratique, une telle « troisième voie vers le socialisme » n’existe pas.



Bien sûr, notre parti cherche à tirer des conclusions de l’histoire du mouvement communiste international. Ainsi, la position actuelle du KKE contre la guerre impérialiste en Libye, ne signifie en aucune façon l’approbation du régime de Kadhafi, aveclequel dans tous les cas il n’a jamais eu de relations. Ni, bien sûr, que notre opposition à l’intervention militaire impérialiste imminente en Syrie, ou à la possible attaque impérialiste contre l’Iran, ne signifie que notre parti s’abstient de ses positions critiques par rapport aux régimes bourgeois de ces pays.



Avec cette ligne, les communistes concentrent leur attention sur ce qui est important, c'est-à-dire en ce moment la guerre impérialiste et des interventions similaires dans la région, avec la participation de notre pays.



Dans quelle mesure la participation des Partis Communistes Syriens au « Front Patriotique » du parti Baath au pouvoir influence-t-il la position du KKE ?



Le KKE prend en compte les positions, les analyses des partis communistes des autres pays. Nous apprécions la position anti-impérialiste cohérente des communistes en Syrie ainsi que leur contribution aux efforts pour reconstruire le mouvement communiste international. Récemment, juste avant le déclenchement de ces incidents, Ammar Bagdash, secrétaire- général du Comité Central du Parti Communiste Syrien a visité notre pays à l’invitation du KKE. Ainsi, nous avons eu l’opportunité d’échanger des opinions sur les développements dans notre région. Nous sommes au courant et nous apprécions l’activité des communistes en Syrie contre la détérioration des relations de travail et la facilitation des licenciements, pour l’instauration du droit de grève, contre les plans de privatisations des terres et contre la loi sur la privatisation des services publics et plus généralement contre l’intégration de la Syrie aux organisations impérialistes. Bien sûr, nous prenons leurs positions en compte. Néanmoins, le KKE cherche toujours à se forger sa propre opinion sur ces développements en prenant aussi en compte nos propres expériences et analyses.



L’expérience historique de notre parti et du mouvement communiste international par exemple a conduit à la conclusion que c’est une erreur de séparer la bourgeoisie « compradore » et la bourgeoisie « patriotique » et de poursuivre des alliances avec cette dernière. Dn plus, nous avons clairement fait comprendre que le pouvoir ne peut être qu'entre les mains de la classe bourgeoise ou entre celles de la classe ouvrière. Il ne peut y avoir de pouvoir intermédiaire !

Par conséquent, nous abordons le régime bourgeois du Baath en Syrie (Parti Socialiste Arabe), qui pour des raisons qui lui sont propres s'est retrouvé dans un long et difficile conflit armé avec l’État impérialiste d’Israël, et donc avec les Etats-Unis, ainsi qu’avec d'autres plans impérialistes dans la région, sur la base de l’analyse de classe et sans idéalisations.



Nous soutenons la demande du retrait immédiat d’Israël des territoires Syriens et de tous les territoires arabes occupés par l’armée Israélienne avec le soutien des Etats-Unis et des autres forces impérialistes. De plus, nous soutenons pleinement le droit pour chaque peuple, y compris pour le peuple Syrien bien sûr, à décider de son avenir sans interventions étrangères impérialistes qu’elles soient militaires ou économiques ou qu'elles prennent la forme de manipulations de nature politique et idéologique.



Qu’est ce que le KKE suggère au peuple Grec et aux peuples de la région ?



Le KKE s’adresse à la classe ouvrière et aux peuples dans la région en insistant sur le fait que leurs intérêts s'identifient avec la lutte commune anti-impérialiste et anti-monopoliste, pour le retrait des organisations impérialistes, pour le démantèlement des bases militaires étrangères et des arsenaux nucléaires, pour le retrait des forces militaires de leurs missions impérialistes et pour l'intégration de ces luttes à la lutte pour le pouvoir.



Sur cette base, le peuple pourra vivre dans la paix et dans la prospérité, et tirer profit de ses ressources naturelles, qui appartiendront au peuple, dans son propre intérêt, pour la satisfaction de ses besoins.



Nous condamnons les guerres impérialistes injustes et nous luttons pour le retrait de notre pays de celles-ci! Cependant, nous savons que les guerres, qui sont la continuation des politiques par d’autres moyens violents, sont inévitables tant que la société sera divisée en classes, et tant que persistera l’exploitation de l’homme par l’homme, tant que l’impérialisme régnera.



La substitution de la paix à la guerre dans l’intérêt des peuples ne pourra se réaliser sans la substitution du socialisme au capitalisme car la paix impérialiste prépare les nouvelles guerres impérialistes.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 13:16

 

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De plus en plus voyou : Les crimes de guerre de l'OTAN en Libye


Le 11 juin 2011

Susan Lindauer, ex-correspondante américaine pour la Libye aux Nations unies.

C'est une histoire que CNN ne couvrira pas. Tard dans la nuit des coups à la porte dans la ville de Misurata. Des soldats armés sortent des jeunes femmes libyennes de leurs lits avec leurs armes. En embarquant les femmes et les adolescentes dans des camions, les soldats jettent ces femmes dans des séances de viols collectifs par des rebelles de l'OTAN , ou bien les violent devant leurs maris ou leurs pères. Quand des rebelles de l'OTAN finissent leur sport de viol, ils tranchent les gorges des femmes.

 
 

Selon des rapports de réfugiés, les viols sont désormais des actes de guerre courants dans les villes tenues par les rebelles, et font partie d'une stratégie militaire organisée.

Joanna Moriarty, qui fait partie d'une délégation d'investigation internationale, visitant Tripoli cette semaine, rapporte également que des rebelles de l'OTAN sont passés de maisons en maisons à Misurata, demandant aux familles s'ils soutiennent l'OTAN. Si les familles répondent par la négative, elles sont tuées sur place. Si les familles disent qu'elles veulent rester au combat, les rebelles de l'OTAN prennent pour les terroriser une approche différente. Les portes "de maisons neutres" sont complètement obturées et soudées, rapporte Moriarty, prenant au piège les familles à l'intérieur. Dans des maisons libyennes, les fenêtres sont typiquement protégées par des barreaux. Ainsi quand les portes d'une maison sont soudées, les habitants libyens sont enfermés dans leurs propres maisons, où les forces de l'OTAN peuvent être sûres que des familles entières mourront lentement de faim.

Cela se passe quotidiennement. Ce ne sont pas des événements isolés. Et les soldats de Kadhafi ne sont pas responsables. En fait, des familles pro-Kadhafi et "neutres" sont la cible de ces attaques. Il est probable que l'OTAN ait essayé de tirer parti de ces évènements dans l'espoir de les imputer aux forces de Kadhafi. Ces attaques cependant commencent à avoir un effet contraire.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 13:10

 

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Tunisie/Hamma Hammami : "Plusieurs femmes voilées adhèrent au PCOT"

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Hamma Hammami l’un des symboles de la résistance au régime déchu, sorti de la clandestinité depuis le 14 janvier, demeure farouchement attaché à ses idéaux et principes. A ses yeux, il serait faux de dire que le communisme est enterré ; "l’effondrement de l’ex-URSS n’est que l’échec d’une expérience". Invité vendredi dernier des rencontres politiques de Gnet, le fondateur et dirigeant du Parti Communiste Ouvrier tunisien (PCOT), répond à nos questions sur le report des élections, les conflits tribaux à Metlaoui, ses choix économiques, son modèle de société, ses rapports avec Ennahdha…

Avant de se livrer au jeu des questions/réponses, Hamma Hammami appelle son épouse, Me Radhia Nasraoui, histoire de s’enquérir de ses nouvelles et de chercher auprès d’elle inspiration et réconfort. Le chef du PCOT qui vient d’obtenir une victoire par rapport à ses adversaires, en voyant son vœu pour le report des élections exaucer, rappelle : "dès le début, nous avons demandé le report des élections au mois octobre ; ce n’est pas pour des raisons partisanes, mais pour des raisons objectives. Les partis qui ont été contre le report sont animés par des objectifs partisans, ils se croyaient mieux préparés que d’autres". Les élections en elles-mêmes ne sont pas une fin en soi, dit-il en substance, "notre objectif est d’asseoir sur des bases solides une véritable démocratie en Tunisie".

Le PCOT a maintenant plus de temps pour se préparer à cette échéance électorale et a déjà tenu des réunions publiques dans une quinzaine de régions qui se sont très bien passées. "Nous avons remarqué que les Tunisiens veulent connaitre le PCOT. Des milliers de citoyens veulent y adhérer, parmi eux beaucoup de femmes voilées. Le voile n’indique pas automatiquement l’appartenance politique à un parti religieux, ces femmes avaient une idée fausse de ce que  propose le PCOT, surtout au niveau de la question de l’identité et de la religion. Elles disent que nous étions avec vous sur le plan social et politique, mais avons de fausses idées sur votre conception de la relation Etat/religion. Nous considérons que le PCOT nous donne plus de garanties même au niveau de  la liberté de conscience, qu’Ennahdha ou autres".

 

"L'Etat doit garantir la liberté de conscience"
Hamma Hammami dit considérer l’Islam comme la religion de la majorité absolue du peuple tunisien. "Un parti politique qui se respecte et qui veut diriger un pays, doit respecter la religion de son peuple. Le problème ne se pose pas au niveau de la reconnaissance de l’Islam en tant que religion de cette société, mais au niveau du rapport Etat/Religion. Pour nous le rapport Etat/Religion appartient au champ politique, donc au champ des libertés, des droits humains et de la démocratie. Dire que je suis arabo-musulman ne peut pas définir ma position sociale et politique. D’où notre appel à la séparation entre Etat et religion pour garantir la liberté de conscience. Si l’Etat intervient pour diriger la conscience des citoyens, ou pour diviser les citoyens selon leur conscience, leur région et leurs convictions, on ne va pas aboutir à un Etat démocratique",

Le PCOT prône "un Etat civil et démocratique qui doit veiller à la liberté de conscience, protéger les croyants, leur offrir les meilleures conditions pour pratiquer leur religion". Les imams peuvent élire démocratiquement un conseil pour gérer les affaires religieuses, suggère-t-il. "L’Islam, c’est la foi, la foi est une affaire personnelle, c’est aussi la chariaa qui est l’œuvre des  fuqaha (jurisconsultes), et est liée aux conditions concrètes historiques bien déterminées. L’islam est une civilisation, et comme toute civilisation, il comprend des choses positives et négatives, nous sommes pour le maintien de tout ce qu’il a de positif".

"Nous sommes en désaccord avec la non-reconnaissance du parti Ettahrir "

"Il y a des partis politiques qui veulent semer la confusion en parlant d’une alliance PCOT/Ennahdha, déplore Hamma Hammami qui évoque une campagne ambivalente sur Facebook, "lorsqu’on veut faire peur au peuple on leur dit que le PCOT est un a parti athée, et lorsqu’on veut faire peur aux femmes et aux jeunes, on leur dit que le PCOT est un allié avec Ennahdha. Le PCOT n’a jamais fait d’alliance sous la table, mais en tant que parti, ça arrive que nos militants se trouvent dans des réunions avec Ennahdha. Dernièrement à Essouassi, nous nous sommes retrouvés avec des militants du parti Ettahrir, d’Ennahdha et des salafistes, l’essentiel c’est de discuter, d’user d’arguments et d’armes intellectuelles". Le chef du PCOT dit entretenir avec le Président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, des rapports de respect, "je l’ai vu une seule fois dans ma vie, le jour où on est passé à la télé".

"On peut qualifier Ennahdha de parti réactionnaire, on peut même faire sa propre propagande  contre Ennahdha en tant que parti politique qui peut mettre en danger les acquis. Mais, il y a une différence entre mener un combat politique, un combat d’idées contre un autre parti et être éradicateur, nous sommes contre l’éradication, si on éradique Ennahda aujourd’hui, rien n’empêche que l’on n’éradique pas demain le PCOT, le PDP ou autres. Nous avons exprimé notre désaccord sur la non-reconnaissance du parti Ettahrir. Un parti qui a des idées, qu’il les défende et que le débat soit mené publiquement entre partis politiques", préconise-t-il.

Les conflits tribaux, ce n’est pas à Metlaoui qu’ils se posent de la manière la plus aigüe, selon Hamma Hammami, qui impute la résurgence du tribalisme dans la région aux forces contre-révolutionnaires. "Ces forces ont essayé de semer le désordre et de faire un chantage aux Tunisiens, soit le désordre soit la sécurité". Pour le chef du PCOT, "on ne peut pas résoudre ce problème tribal sans la résolution des causes sociales profondes, la pauvreté, l’absence d’un plan de développement régional, et l’absence de liberté et de démocratie". Il appelle à réserver une partie des rentrées d’argent du phosphate au développement de la région, et à constituer une commission d’enquête indépendante, pour rendre compte à la région et au peuple tunisien de tout ce qui s’est passé.

"Une campagne de dénigrement contre le PCOT du Nord au Sud"
Hamma Hammami estime que son parti a fait l’objet d’une campagne de dénigrement du Nord au Sud, notamment à Siliana où il dit avoir été accusé par le Premier ministre, Béji Caïd Essebsi, d’y être derrière les actes de violence et de pillage. "J’aurais aimé que le Premier ministre accuse expressément le PCOT, mais à Siliana, aucun de nos militants n’a été arrêté, lorsqu’il y a un dossier pareil pourquoi, il n’y a pas de commission d’enquête". Et d'ajouter : "de point de vue du principe,  nous ne pouvons pas porter atteinte aux intérêts des commerçants, d’ouvriers, ce sont des gens que nous défendons. Caïd Essebsi a accusé ceux qui sont pour le report des élections, de freiner le processus de transition démocratique, et maintenant c’est lui qui confirme ce report".

Pour ce partisan impénitent de Karl Marx : "On ne peut pas dire que le communisme a été enterré, les expériences qui ont échoué ce n’est pas le communisme, l’idéal de justice sociale ne peut jamais être enterré. Le communisme est un projet de société,  la dernière crise du capitalisme a de nouveau remis en question le capitalisme en tant que civilisation qui doit être remplacée" . Et de renchérir : "On ne peut pas traiter l’histoire de cette manière. Cette lutte entre le monde du travail et le monde du capital, ce n’est pas quelque chose de linéaire, ce sont des confrontations entre les deux mondes. Il ne faut pas croire que ces nouveaux esclaves des temps modernes vont vaincre, une fois pour toute, leur oppresseur. Il faut éviter le schématisme, toute expérience humaine à des côtés positif et négatif".

"Nous sommes contre les affairistes qui ne respectent pas les droits des travailleurs"
"La politique libérale suivie en Tunisie avait pour conséquences le pillage du pays, la corruption, l’exploitation féroce, le chômage, l’exclusion"...regrette-il. "Nous sommes pour que la Tunisie ait des relations avec le monde extérieur, mais pourvu qu’elles soient fixées selon la base des besoins de notre propre développement national, sinon on va rester dans la dépendance". Il récuse avoir prôné un régime à la libyenne de type Jamahiriya, qualifiant le régime libyen "de despotique et de caricature de la démocratie populaire". Hamma Hammami appelle "à l’expropriation des pilleurs de la Tunisie à l’instar des Ben Ali et des Trabelsi, ceux qui ont fondé des sociétés en pillant, l’expropriation des  Abderrahim Zouari et Ganzouï qui ont transformé des terres domaniales en simples fermes de campagne pour aller passer le week-end. Nous sommes contre les affairistes qui n’investissent pas pour la production, pour l’emploi et qui ne respectent pas les droits des travailleurs".

Le porte-parole officiel du PCOT prône "le pouvoir au peuple par le biais des élections systématiques à tous les niveaux national régional et local, les formes de démocratie directe à l’instar de Kasbah un et deux,   repris en Espagne, au Japon, la décentralisation du pouvoir et la promotion de la démocratie locale".

S’agissant de son appel à armer la population, il dit que cette phrase a été sortie de son contexte, et qu’il n’a jamais appelé à arracher les armes des policiers pour les distribuer à la population. "Nous sommes pour une nouvelle doctrine sécuritaire pour un Etat démocratique. La sécurité d’un pays ne dépend pas du nombre de ses policiers. Nous voulons un agent de sécurité qui soit au service du peuple et de la Tunisie et un appareil sécuritaire qui soit soumis aux instances élues par le peuple".
H.J.
http://www.gnet.tn/temps-fort/tunisie/hamma-hammami-plusieurs-femmes-voilees-adherent-au-pcot/id-menu-325.html
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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 12:59

 

La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg

 

 

 

 

Ils ont de la suite dans les idées : 3 députés communistes sur 13 (1), M.G. Buffet, R. Muzeau et C. Sandrier, viennent  de signer un texte de soutien à Mélenchon.

·              JL Mélenchon, ce candidat préféré de nos 3 députés, considère pourtant le Front de Gauche comme une étape pour constituer un nouveau parti issu de la fusion des partis PCF, PG et GU ( plus quelques autres petites organisations qui s’y joindraient).

Il comprendre cette attitude il faut remonter au congrès de 2008 et se souvenir que :

§       Roland Muzeau, actuel président du groupe communiste avait porté dans le 92 un amendement lors du congrès de 2008 sous le titre « la métamorphose ». Il y proposait l‘abandon du parti communiste, la création d’une autre formation politique à gauche de la gauche. Cet amendement indiquait que pendant une certaine période transitoire, les anciens communistes auraient la double appartenance politique.

§       Jean Claude Sandrier, lui,  avait signé un texte national intitulé « Nommer clairement ce que nous voulons » (HQ 10.11.08), avec François Auguste, Nicole Borvo, Joël Canapa, Sophie Celton, Patrice Cohen-Séat, Jean-Marc Coppola, Marie-Claire Culié, Pierre Dharréville, Michel Duffour, Elisabeth Gauthier, Brigitte Gonthier-Maurin, Joëlle Greder, Fabienne Haloui, Alain Hayot, Gérard Mazet, Gérard Piel, Marjolaine Rauze, Gilles Ravache, Richard Sheehan.
Ce texte portait deux idées
a) Changer le nom du parti. Le communisme étant un sigle porteur de « l’ancien ».  
b) Transformer le parti pour faire la place à d’autres cultures politiques.
P.Cohen Seat était l’animateur de ce courant. Dans L'Huma du 21/06/2008 nous pouvions prendre connaissance de son intervention lors d’un débat à Aubagne, avec des représentants de PRS et des comités antilibéraux où il indiquait  « La construction d'un front peut être une étape avant d'aller plus loin... »

·              Marie Georges Buffet , lors de la conférence nationale des 3/4/5 juin 2011, explique aux délégués que l’effacement de l’étiquette PCF candidat du Front de Gauche au profit d’une étiquette Front de Gauche soutenu par les PCF, PG GU…permettrait une plus grande dynamique électorale !
Autrement dit, l’effacement du parti serait un atout.
 
Selon cette thèse un candidat PCF Front de Gauche ne pourrait donc pas rassembler autant qu’un candidat intitulé F de G. Cette réponse fait suite à l’inquiétude exprimé par plusieurs camarades lors de cette conférence sur le pacte conclu avec le PG et la GU. Ce pacte prévoit que nos candidats aux législatives seront des candidats Front de Gauche  soutenus par le PCF, le PG et la GU (et éventuellement d’autres) au détriment  de l’étiquette plus significative de candidats PCF soutenu par le Front de Gauche, Ainsi pour les électeurs, plus rien ne distinguera les 70 à 80% de candidats PCF des 20 à 30 % autres (PG, GU ….).
Outre que c’est totalement contraire à la réalité que démontre A. Chassaigne et plein d’autres candidats qui s’affichent PCF, candidats du Front de Gauche, ce n’est pas respectueux du choix de congrès des communistes qui ont choisi à la fois le parti communiste et les fronts de lutte.

Récidive ! Déjà le 9 juin 2006, devant le Conseil National du PCF, MGB affirmait : Il nous faut poursuivre cette démarche des collectifs anti-libéraux, (2) afin que puisse durablement exister dans ce pays une force crédible capable de porter le changement ». C’était révélateur de l’opinion de la Secrétaire nationale sur le parti dont elle etait la première dirigeante. Déjà, elle considérait que le PCF ne pouvait pas être une force crédible capable de porter le changement » !

(1)        Le PCF compte actuellement 13 députés, Gremetz ayant démissionné et quatre l'ayant quitté pour rejoindre diverses organisations de gauche.
(2)          Déjà Jean Luc Mélechon alors membre du PS et du « club PRS » était dans les collectifs antilibéraux où il s’était proposé comme candidat sauveur, s’opposant notamment à une candidature de Francis Wurtz

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 08:37

 

            MARE NOSTRUM-copie-1                                                                 

 

 

 

 

 Les accords de Gaza-Jéricho

 

 
  site:Al Faraby



Au cours des dernières semaines, de nombreux opposants à l'occupation ont été tentés de pointer une ressemblance entre la fin de l'apartheid en Afrique du Sud et les accords de Gaza-Jéricho. Pourtant, si l'on considère les faits en mettant de côté sentiments et espoirs, les accords signés avec l'OLP ressemblent bien plus au commencement de l'apartheid qu'à sa fin. En 1959 fut adoptée en Afrique du Sud la loi qui proclamait l'autogouvernement des peuples bantous, institutionnalisant la séparation ("apartheid") entre les Blancs et les Noirs. Les réserves allouées aux Noirs, connues sous le nom de bantoustans, étaient déclarées entités auto-gouvernées.
Dans chacune de ces entités, le pouvoir était conféré à des laquais locaux et quelques bantoustans avaient même droit à des élections, à des parlements et à des institutions quasi-gouvernementales. Cependant, le régime blanc avait pris soin de conserver sa mainmise sut les affaires étrangères, la sécurité, les mines et les ressources naturelles. Au début, il n'existait pas de sources d'emplois indépendants dans les réserves. Les bantoustans étaient politiquement séparés de l'Afrique du Sud, qui contrôlait l'entrée des résidents du bantoustan sur son territoire. Officiellement, un permis était nécessaire pour passer de l'un à l'autre de ces territoires. Ceux qui parvenaient à obtenir des visas de sortie et des permis de travail gagnaient leur vie en travaillant pour des Blancs dans de honteuses conditions d'exploitation. Les travailleurs rentraient chez eux au crépuscule ou dormaient dans des camps aux lisières des villes. Au fil des ans, la main-d'oeuvre bon marché attira des investisseurs étrangers et les engagea à créer des industries à l'intérieur des bantoustans ou près de leurs frontières. Les bantoustans avaient droit à certains symboles de souveraineté: un drapeau, des timbres-poste, des passeports et d'importantes forces de police. Le régime blanc cherchait à donner l'impression que les bantoustans étaient de vrais pays. Tous les Noirs étaient considérés comme citoyens des bantoustans, ce qui en faisait des "étrangers" en Afrique du Sud et les privait de leurs droits électoraux et sociaux.
 
Extrait de :
L'apartheid d'Oslo
( Tanya Reinhart, Haaretz, 27 mai 1994 )
 
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