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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 14:27

                                                                            MARE NOSTRUM-copie-1

 

kke-kne-indignésLe mouvement populaire doit prendre pour cible le capital

 



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



 

Le communiqué du bureau politique du Comité central du KKE sur les développements récents en Grèce qui a été publié le 7 juin, insiste sur les éléments suivants : « Il est encourageant que des gens du peuple et de la jeunesse soient dans les rues manifestant leur colère accumulée. Un esprit militant plus fort peut s'enraciner, si le mouvement évolue vers une participation décisive dans le mouvement populaire organisé sur des positions de classe, celui qui lutte pour repousser et inverser cette brutale politique anti-populaire et non pour changer les personnes au gouvernement, ou pour de petits ajustements à réaliser sur le mémorandum des monopoles. Le gouvernement, les partis et les appareils du système ont tout intérêt à une colère de masse spontanée suivant une orientation politique vague. Qu'elle soit prise dans des slogans fades ou dans des constructions idéologiques réactionnaires.

 

 

Pour que les luttes ouvrières, populaires et de la jeunesse soient effectives et aient la force de dresser des barrières contrant l'escalade de ces mesures barbares, il faut qu'elles prennent pour cible ceux qui sont responsables des problèmes du peuple, qui sont les grands groupes économiques, l'UE et les partis qui les servent. Pour lutter pour nos droits actuels, pour viser à des changements radicaux nécessaires qui s'imposent au niveau de l'économie et du pouvoir, afin que le développement soit au mis au service des besoins populaires et non des profits du grand capital. »

 

 

Le 7 juin, la Jeunesse communiste grecque a organisé une manifestation de masse à Athènes et à Salonique, à laquelle des milliers de jeunes ont participé.

 

 

Le secrétaire du Comité central de la KNE, Theodoris Chionis, s'est exprimé lors du rassemblement à Athènes et a insisté sur le fait que c'est la « propriété capitaliste des moyens de production et de la terre qui empêche une utilisation des richesses produites par la classe ouvrière et les couches populaires en vue de la satisfaction de leurs propres besoins. Pour cette raison, tout commerce, tout lieu de travail, toute ferme, tout port, aéroport, hôpital, quartier populaire, école et université doit devenir une forteresse de la lutte implacable contre le capital et ses partis, contre ces mesures brutales, avec comme objectif qu'ils deviennent propriété de la société.

 

 

Nous appelons à un soulèvement, à redoubler d'efforts pour intensifier la lutte de classe. A partir de demain, nous allons nous rendre sur les lieux de travail, faire de notre mieux, afin que le mercredi 15 juin, jour de la grève générale, tout soit fermé, que la Grèce soit à l'arrêt, afin de briser l'intimidation patronale et le chantage gouvernemental. Les manifestations du PAME doivent être comme des vagues déferlantes.

 

 

Nous lançons un appel aux armes afin que le peuple s'organise, changeant partout où cela est nécessaire le rapport de forces, par une participation de masse et combative. Nous devons mener la lutte partout pour défendre les chômeurs, les jeunes travailleurs, les jeunes dans les universités et les instituts de formation, les jeunes des familles populaires avec comme objectif un renversement radical du système capitaliste.

 

 

Aujourd'hui, il existe des conditions préalables supplémentaires pour libérer le peuple et la jeunesse des dilemmes et ambitions bourgeoises, tout comme des impasses du système. Il y a également des pièges. Pour cette raison, ils doivent travailler avec le KKE. Nous ne paierons pas la crise, les dettes et les profits du capital. Nous luttons pour que la classe ouvrière et leurs alliés deviennent les patrons dans ce pays et dans leur vie. »

 

 

S'en est suivie une marche jusqu'au Ministère du Travail, où à Salonique les manifestants de la KNE ont réalisé une occupation symbolique des bureaux de la Fédération des industries du Nord de la Grèce au centre-ville de Salonique et ont ensuite marché sur le Bureau du Secrétariat-général de la Macédoine et de Thrace.

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 14:24

  

La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg

 

 

 

 

Le sens du vote Chassaigne est clair : intégrer davantage les communistes au Front de gauche avec Mélenchon.

 

Rédaction de vivelepcf, 9 juin 2011

 

A la Conférence nationale du PCF, le 5 juin 2011, André Chassaigne a finalement décidé de maintenir son nom sur le bulletin pour le vote des communistes des 16, 17 et 18 juin. Ses explications ont été très claires. Son objectif est de consolider la démarche du Front de gauche.

Aujourd’hui, un certain nombre de dirigeants du Parti invitent à utiliser le vote Chassaigne pour faire barrage à Mélenchon, partant de positions diverses, souvent très éloignées de celles d’André Chassaigne lui-même.

Cette démarche politicienne, rappelant le « vote utile » pour le PS que nous avons si souvent dénoncé, ne tient pas la route dans le PCF. Elle n’est pas efficace contre l’opération visant à imposer Mélenchon.

 

Voici les étapes de notre réflexion.

 

1°- André Chassaigne est clair depuis le départ : il s’inscrit entièrement dans la stratégie du Front de gauche. Il le reprécise encore dans les quelques lignes figurant sur le bulletin de vote qu’il a tenu à lire devant la Conférence.

Sa candidature s’inscrit dans le Front de gauche, sur la base du programme « partagé », en complément de l’accord marchandé entre les partenaires du Front de gauche pour les législatives. Rien sur le fond politique ne sépare sa candidature de la proposition de la conférence nationale amenant la candidature de Mélenchon.

110609 conf nat

2°- La candidature d’André Chassaigne est complémentaire de celle de Mélenchon.

André Chassaigne est clair depuis le départ sur l’originalité de sa candidature par rapport à celle de Mélenchon dans le processus de désignation du candidat.

Rappelons-le : au 35ème « congrès » de juin 2010, André Chassaigne est celui qui monte au créneau pour s’opposer à une candidature présentée par le PCF d’une part, pour s’opposer à une proposition de la fédération du Nord d’autre part, qui demandait que le PCF désigne son candidat pour le Front de gauche avant d’en discuter avec ses partenaires.

A partir de septembre 2010, André Chassaigne avance son nom pour le Front de gauche avec le souci de ne pas laisser la personnalité et la « façon de faire de la politique » de Mélenchon seules pour incarner le Front. Il trouve que les sorties de Mélenchon sonnent trop anti-PS, alors que le Front recherche à participer et à tirer à gauche (illusion dangereuse !) une future majorité de gauche, sonnent trop anti-européennes quand le Front veut « réorienter l’UE ».

A plusieurs reprises, il insiste que le nom du candidat, « la question rétrécie de la candidature », n’est pas décisif par rapport à l’orientation politique. L’appartenance au PCF ne saurait être ni « un atout », ni « un inconvénient ». Pour lui, le PCF doit avoir toute sa place dans le Front de gauche.

Il avait annoncé qu’il se rallierait à l’avis majoritaire de la Conférence nationale. La résolution adoptée à 63% porte entièrement la démarche du Front de gauche conduisant à la candidature de Mélenchon. Mais André Chassaigne a choisi de maintenir quand même sa candidature pour « que les communistes ne se sentent pas frustrés ».

Le sens revendiqué de la candidature d’André Chassaigne, c’est le renforcement de l’implication des communistes dans le Front de gauche avec Mélenchon.

En aucun cas, précise-t-il, il n’accepte qu’elle soit « instrumentalisée » contre le Front de gauche.

 

3°- Les calculs politiciens stériles de certains soutiens, contre-nature, au vote Chassaigne.

 

Des appels se succèdent pour appeler à utiliser la case Chassaigne du bulletin de vote pour s’opposer à Mélenchon.

Mais Chassaigne n’est pas contre Mélenchon. Sa ligne reprend tous les axes du Front de gauche qui conduisent la direction à pousser la candidature de Mélenchon. On ne combat pas la logique du « Front de gauche » à coups de « Front de gauche » !

 

Au-delà de cette évidence, on ne peut que remarquer l’absence de cohérence des supporters, nouveaux ou anciens, du vote Chassaigne. Tout choix politicien ne peut conduire qu’à la confusion.

Il y a ceux qui se reconnaissent dans le Front de gauche mais préfèrent le style Chassaigne au style Mélenchon.

Il y a ceux qui se reconnaissent dans le Front de gauche mais veulent plus d’éléments communistes dans le « programme partagé » et espèrent l’avoir grâce à Chassaigne.

Il y a ceux qui ne refusent pas le Front de gauche, mais ne veulent surtout pas que leurs accords privilégiés avec le PS au plan local soient remis en cause. Il est remarquable que plusieurs dirigeants de fédérations, qui s’étaient prononcés pour des accords de 1er tour avec le PS aux régionales, figurent parmi eux.

Il y a ceux enfin, qui comme André Gerin, s’étaient prononcés contre le Front de gauche mais estiment que choisir un partisan du Front de gauche, autre que Mélenchon, peut mettre en échec le Front de gauche. Gerin va jusqu’à saluer « les éléments positifs de la Conférence nationale ». Gerin a déjà annoncé à la presse bourgeoise, plusieurs fois, son intention de se présenter seul à la présidentielle si Mélenchon est retenu. Veut-il à moindre frais, sans s’exposer sur ses idées absolument personnelles (sur l’immigration, ou en faveur du capitalisme productif), récupérer les camarades attachés à l’idée d’une candidature communiste ?

Quels calculs doivent avoir dans la tête tous ces responsables ! Assez de calcul à 10 bandes !

 

Alors que depuis le départ, le problème fondamental, que nous ne cessons de dénoncer est l’absence de débat des communistes sur le fond !

 

Reste un argument, le vote Chassaigne ne permet-il pas de faire mordre la poussière au symbole du Front de gauche, Mélenchon ? Illusion !

 

4°- Faire barrage au « front de gauche avec Mélenchon » : deux moyens, un seul vote efficace, celui pour Emmanuel Dang Tran !

Dans le vote des 16, 17 et 18 juin, ce qui sera significatif c’est la proportion de voix pour Mélenchon. Selon son score, il sera plus ou moins légitime.

Mais ensuite fondamentalement, ce qui comptera, c’est la condamnation de la ligne politique qui le porte, c'est-à-dire du Front de gauche.

Pour ces deux objectifs, il y a un vote clair, le vote pour la candidature d’Emmanuel Dang Tran. Elle contribue à faire baisser le résultat de Mélenchon, elle porte une ligne politique, ancrée sur le mouvement populaire, clairement en opposition au Front de gauche dont Mélenchon est déjà, qu’on le veuille ou non, le porte-parole.

Refus de l’enfermement dans une perspective politique derrière le PS, rejet de tout arrangement avec le réformisme et l’UE du capital, refus de l’effacement du PCF, exigence d’un vrai programme communiste : c’est sur ces axes clairs que les organisations du PCF pourront, dans la période difficile qui s’annonce avant les élections, résister, faire vivre et renforcer notre parti le PCF. 

 

Le vote pour Emmanuel permet d’avoir un point d’appui national pour le PCF, pour notre reconquête des entreprises, des quartiers, des campagnes.

En tant que PCF, c'est-à-dire à mille lieues des arrangements politiciens du FdG !

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 14:20

 

  

La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg

 

 

 

 

annuaire crop-159594 Pourquoi nous allons voter et faire voter pour André Chassaigne !


Le 4 décembre 2010, nous lancions l’ appel pour " Une candidature communiste pour les élections présidentielles 2012 !" qui a été signé à ce jour par 1163 communistes.


Notre objectif était que les communistes puissent choisir un candidat communiste à l’élection présidentielle de 2012.


Après la Conférence nationale des 3, 4 et 5 juin, nous pensons que l’option d’un candidat communiste peut rassembler largement dans le parti voire l’emporter sur la proposition de Jean-luc Mélenchon.


En effet, les communistes ont fait de la Conférence nationales des 3, 4 et 5 juin un grand moment de débat pour l’avenir du PCF et la perspective de changement révolutionnaire dans notre pays.


Le filtre des délégations, le rapport introductif tentant le passage en force de la candidature de Jean-luc Mélenchon, l’engagement du secrétaire national du PCF dans ce sens n’ont pas empêché que s’expriment fortement le refus de la candidature Mélenchon, le choix d’un candidat communiste, le refus de l’effacement du PCF, la volonté d’être souverain pour le choix du candidat.

Les délégués ont aussi fait part de leur refus d’accepter un certain nombre de conditions venues du PG qui pourraient se révéler mortifères pour le PCF : exigences de circonscriptions où le PCF est sortant ou bien placé pour l’emporter, mise en place d’une association de financement commune, primauté du logo Front de Gauche sur le logo PCF dans la présentation du candidat.


Dans ces conditions, André Chassaigne a décidé de maintenir sa candidature et la direction a du accepter un bulletin de vote permettant aux communistes de choisir entre les différents candidats et les options ainsi représentées.


André Gerin, partisan d’une candidature du PCF s’est finalement retiré dans un souci d’ unité des communistes autour de la candidature d’André Chassaigne qui peut l’emporter.


Quelque soit l’opinion des uns et des autres sur le bien fondé ou pas du Front de gauche ou sur sa conception, la candidature d’André Chassaigne est devenue un point d’unité pour tous les communistes qui refusent l’effacement du PCF et pensent que notre parti doit au contraire jouer une rôle essentiel dans la période pour permettre le rassemblement populaire autour d’un projet de rupture avec le capitalisme.


Pour une candidature communiste en 2012, nous appelons donc à voter les 16, 17 et 18 juin pour André Chassaigne et à créer partout les conditions d’une très large mobilisation des communistes dans le vote.


Caroline ANDRÉANI (membre du Conseil National, fédération de Seine-Saint-Denis) ;

Paul BARBAZANGE (membre du Conseil National, fédération de l’Hérault) ;

Floriane BENOIT (membre du Conseil National, fédération de l’Isère) ;

Marie-Christine BURRICAND (membre du Conseil National, fédération du Rhône) ;

Alain DE POILLY (membre du Conseil National, fédération du Val-de-Marne) ;

André GERIN (membre du Conseil National, fédération du Rhône) ;

Jean-Jacques KARMAN (membre du Conseil National, fédération de Seine-Saint-Denis) ;

Jean Claude KORDE (fédération du Bas-Rhin) ;

Jean-Pierre MEYER (membre du Conseil National, fédération du Var) ;

Pascale NOIZET (membre du Conseil National, fédération de Paris) ;

Hervé POLY (membre du Conseil National, secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais) ;

Laurent SANTOIRE (fédération de Seine-Saint-Denis).

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 14:16

  

La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg

 

 

 

 

 Les 16, 17, 18 juin : Lors de la conférence nationale, pliant devant l’exigence démocratie, la direction a accepté un bulletin comportant toutes les candidatures.  


Les pressions ne vont pas manquer sur les communistes d’ici le vote. Ainsi soyons sûrs que nous allons entendre en long et en travers l’argument suivant :
“Si les communistes choisissaient André Chassaigne, l'accord actuel du Front de Gauche serait remis en cause et notre entrée en campagne serait retardée. Par ailleurs pour parvenir à un nouvel accord que faudrait-il faire ? Laisser le double ou le triple des circonscriptions à nos partenaires?” Ceux qui ne cèdent pas à ce qu’il faut bien appeler un chantage seront accusés d’occulter cet aspect.
Mais qui a occulté dans le parti la candidature d’André Chassaigne?
Qui n’a jamais posé publiquement la question au Parti de gauche : “que faite vous si Mélenchon n’est pas choisi?”
Avant le Conseil national d’avril, Pierre Laurent dans le Rhône disait « si Jean-Luc Mélenchon n’est pas élu à la conférence nationale, ce n’est pas possible vis-à-vis de nos partenaires, ils n’accepteront pas ».
 

  
MAIS SI CHOISIR ANDRE CHASSAIGNE,
 C’ÉTAIT PRÉCISEMMENT MIEUX SERVIR LE FRONT DE GAUCHE ?
 

   VOYONS POURQUOI?

Quelle ambition et quels contenus d’une campagne des communistes et du Front de gauche?


Les luttes et les élections présidentielles et législatives s’inscrivent dans un contexte inédit. Celui d’une formidable crise économique, sociale, politique, culturelle, de société et de civilisation. Mais toutes les politiques menées depuis 30 ans visant  à « sauver le système », au lieu de chercher à le dépasser, ont conduit à l'aggravation formidable de cette crise systémique avec le tournant de 2008-2011. Pourtant, de cette réalité, du neuf peut sortir pour les peuples. Le Parti communiste a, avec d’autres, une responsabilité déterminante par son analyse, son projet original, son action et sa démarche de rassemblement pour contribuer à sortir de  la crise, à maîtriser les marchés, à dépasser le capitalisme.
Des atouts existent. Les révolutions conservatrices menées par les droites et l’extrême droite dans le monde prévalent mais on assiste aussi à des résistances et des expériences voient le jour (retraite, référendum sur le TCE, marche des précaires à Lisbonne, mobilisations de type nouveau en Espagne, révolutions dans le monde arabe et latino-américain…). Elles réactualisent  les questions d'une transformation radicale et du rôle des forces qui y contribuent.
 
Dans cette période, que voulons-nous pour notre peuple, notre pays, l’Europe et le monde ?
La lancinante  question  des moyens pour répondre aux urgences sociales, nous l'avons  affrontée durant la campagne des cantonales. Elle se pose encore plus fortement pour les élections nationales de 2012. La contestation est plus indispensable que jamais. Mais plus encore qu'hier n’avons-nous pas à développer, de façon originale à gauche, un débat sur le choix de société ?
Une société où économie, social, culture, écologie, santé, éducation,…sont tournés vers l’émancipation de chacun, de tous et maîtrisés par tous. Le champ du rassemblement est considérable: l’ensemble du salariat, des plus précaires aux plus qualifiés exploités, toutes générations confondues, et tous les autres dominés, femmes, jeunes, personnes âgées, populations issues de l’immigration !
 
Quel type de campagnes  et quel but proposons-nous ?
Le but de notre campagne pour la présidentielle, c’est la progression  de nos idées alternatives et  son impact sur la gauche, et pour la suite,  bien au-delà d'une amélioration limitée du pourcentage électoral. Une répartition des richesses et un étatisme correcteur du marché n’ont pas suffi hier. Ils  sont inefficaces aujourd'hui si l’on ne s’attaque pas à la façon de produire les richesses et au crédit. C’est pourtant le cœur du projet de Jean-Luc Mélenchon et de ce qu’il retient du programme partagé, outre l’agitation populiste. C’est une différence majeure entre nous, avec  aussi  le suivisme de l’OTAN en Libye, le nucléaire, l’Europe, le rôle de la monnaie et des banques…
La confrontation des idées au sein du Front de Gauche fait émerger divergences et convergences. La pratique actuelle de ne vouloir retenir que les convergences affaiblit le programme et le rassemblement en gommant la richesse des avis alternatifs: faisons le pari de l’intelligence de l’intervention populaire pour choisir entre les meilleurs arguments. Les expériences en Allemagne (Die Linke) comme en Espagne (Izquierda Unida) parce qu’elles ont  absorbé  le courant communiste  dans un rassemblement intégrateur, en s’accordant sur un minimum, n’ont-elles pas conduit au final à l'effacement des partis communistes et au renforcement de la droite et des sociaux libéraux ?
Ces contradictions sur le fond  comme sur la forme du rassemblement concernent le Front de gauche comme l’ensemble de la gauche. Elles supposent, pour être surmontées, l’intervention des luttes, le refus de toutes formes de ralliement, la main tendue à toute la gauche dans le débat critique. Tout cela doit se traduire dans la campagne sous peine de se couper de l’électorat de gauche dans son ensemble.
 
Quelles luttes pour parvenir à dépasser ces contradictions et faire vivre notre démarche ?
La campagne « contre la vie chère », à condition d'être impulsée et suivie dans la durée pour ne pas être un leurre, peut contribuer à cela. En la déclinant sur l’exigence d’augmenter les salaires, les retraites et les  pensions, d’accéder au logement de qualité pour tous, à un système de protection sociale régénéré, à un bon emploi et une bonne formation pour chacun-e, avec les moyens du crédit (Fonds régionaux, Pôle public, BCE, FMI) et la conquête de pouvoirs nouveaux, cette campagne participera à des avancées immédiates et aux prises de conscience d’autres possibles. Par exemple, une réorientation profonde de la construction européenne avec, notamment, la création monétaire par la BCE pour financer les services publics, via un Fonds de développement social européen.
N’est ce pas, d’ailleurs, l’engagement des communistes lors de leur dernier congrès de mettre en œuvre une démarche de fronts de luttes, d’idées et d’actions  et non un cartel de la gauche de la gauche ? Ne sommes nous pas, là, face à une opposition entre deux conceptions du front de gauche ? Et non pas entre deux personnalités.
La candidature d’André Chassaigne est porteuse de cette visée rassembleuse, avec ce contenu et une nouvelle pratique politique. Elle permet ce débat.
Elle peut être  librement choisie par les communistes comme le permet le bulletin de vote adopté à 80% par la Conférence nationale.
 
Tous ces enjeux ne disparaîtront  pas en 2012.
Ils devront être évalués lors de notre prochain congrès. Il s'agira de porter une visée et une démarche politique pour un PCF renforcé, démocratique, rassemblé,  utile au rassemblement le plus large et aux luttes. Donc enfin transformé !
 
Jean-Jacques BLANC, Frédéric BOCCARA, Paul BOCCARA, Alain BOLLA, Stéphane BONNERY, Gisèle CAILLOUX, Jean-Louis CAILLOUX, Yves DIMICOLI, Thierry DOULAUD, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Marie-Thérèse EYCHART, Pierre GARZON, Jean-Louis GIRAUDOU, Anne LAFAURIE, Michèle LEFLON,  Jean MAGNIADAS, Nicolas MARCHAND, Catherine MARTIN, Catherine MILLS, Alain MORIN, Marine ROUSSILLON, Marcel ZAIDNER

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 14:13

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L'UMP s'indigne que des petites gens touchent 400 € par mois sans rien faire. Nous nous indignons que des "importants" touchent 4.000 € par mois pour des emplois fictifs.

On reproche aux allocataires du RSA de vivre aux dépens de la collectivité et on les soupçonne — pardon, on les accuse — de ne faire aucun effort pour se "réinsérer".

Faut-il rappeler que ces personnes survivent avec 400 € par mois, ce qui est en soi un exploit et une occupation à temps plein ? Faut-il rappeler que nombre d'entre elles doivent, en outre, résoudre des difficultés de logement ou de garde d'enfant, quand elles n'ont pas de gros problèmes de santé ?

Faut-il rappeler que la plupart de ces personnes, avant de sombrer dans la misère et le déshonneur, étaient "insérées" dans la société jusqu'à ce qu'un accident de la vie — plus généralement, une perte d'emploi liée aux aléas de la conjoncture… — ne les désinsère et les isole durablement ? Faut-il rappeler que la grande majorité d'entre elles ne souhaite que travailler, avoir un emploi digne de ce nom qui leur permette enfin de sortir définitivement de l'«assistanat» ?

Tandis que, pour des millions de Français, les emplois manquent, une poignée les cumule sans les honorer.

En pleine fronde anti-RSA, nous devons remercier
Le Canard Enchaînéqui dévoile l'affaire, ainsi que Vincent Berger, le président de l'université Paris-Diderot qui convoque ce matin l'ex ministre de l'Education nationale, arrière-petit-neveu du fondateur de l'«école gratuite, laïque et obligatoire» et "moraliste" Luc Ferry, censé prodiguer 192 heures de cours de philosophie depuis la rentrée 2010 contre un salaire mensuel de 4.500 € nets, et qui n'a toujours pas mis les pieds sur le campus.

A l'heure où l'on tape sur les fonctionnaires (qui se la coulent douce et coûtent trop cher) et où
des vacataires font la queue à Pôle Emploi,voici un enseignant-chercheur statutaire qui jongle avec les mises à disposition en fonction de ses divers mandats, perçoit un généreux traitement tout en étant déchargé de ses fonctions. Non pas victime de la crise mais de la loi d'autonomie des universités votée par son propre camp politique, le voici obligé de rendre des comptes.

Que voulez-vous, Luc Ferry a trop de travail ! Ecrivain prolixe, il est par ailleurs :
• président du
Conseil d'analyse de la sociétédepuis sa création en 2004 et perçoit à ce titre une "allocation de fonction" mensuelle de 1.700 € (véritable salaire de rêve pour nombre de chercheurs d'emploi et de travailleurs acculés au Smic…)
• membre du
Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions,ou comité Balladur, depuis sa mise en place en 2007 par Nicolas Sarkozy (montant de la rétribution inconnu)
• membre du
Comité consultatif national d'éthiquedepuis 2009, encore nommé par… Nicolas Sarkozy (montant de la rétribution inconnu).

Aux dernières nouvelles, il s'agirait d'un «pépin administratif» : la mise à disposition de Luc Ferry auprès du CAS, obsolète depuis septembre 2010, devait bien être renouvelée. En attendant, l'université Paris-Diderot ne peut plus justifier cette décharge non compensée, et c'est au CAS ou à l'Etat de continuer à verser les 4.500 € mensuels de M. Ferry en plus de ses "allocations de fonction" : ça reste de l'argent public, et l'on constate une fois de plus que la "sécurisation des parcours professionnels" réservée au gratin du pouvoir est sacrément béton tandis que celle du citoyen lambda est inexistante...

Nouvelle preuve que le «travailler plus pour gagner plus», même réservé à une élite cooptée, à ses limites ? Voyez
Christine Lagarde, candidate à la direction du FMI. Faut-il rappeler qu'elle est élue du 12e arrondissement de Paris et qu'à ce titre elle perçoit, en plus de son traitement de ministre des Finances (14.000 €/mois), une indemnité mensuelle de 4.000 € ? Comme le précise le premier-adjoint à la mairie,c'est le premier mandat électif qu'elle a l'occasion d'exercer durant sa brillante carrière. Mais Madame la Marquise est, elle aussi, complètement overbookée: depuis son élection en mars 2008, elle ne s'est pas présentée une seule fois au Conseil d'arrondissement et n'a fait acte de présence que quelques heures au Conseil de Paris, raflant la palme de l'absentéisme.

Que faut-il en conclure ? Que Luc Ferry ou Christine Lagarde (qui ne sont pas des cas isolés) ont bien de la chance d'avoir du boulot par dessus la tête — de surcroît, de prestigieuses "tâches d'intérêt général" à accomplir — et que la collectivité reconnaissante les récompense d'autant. Ainsi, même pour un emploi fictif, perçoivent-ils en un mois ce que l'allocataire du RSA — jeté au rebut — touche en une année.

SH

http://www.actuchomage.org/2011060816042/Social-economie-et-politique/ferry-lagarde-payes-a-ne-rien-foutre.html

Des heures de travail en contrepartie du RSA : « un scandale » selon Chassaigne

Elisa Bertholomey

 

Invité du journal de 22h de Sonia Mabrouk mardi 7 juin, André Chassaigne a fustigé l’idée d’exiger cinq à dix heures de travail en contrepartie du RSA.

Le député communiste s’est emporté contre cette mesure préconisée par l’UMP, rappelant que les personnes bénéficiant du RSA ont surtout besoin d’un vrai emploi. « Elles veulent quoi ces personnes ? Elles veulent du travail, elles veulent un travail complet, elles ne veulent pas que quelques heures. » Pour André Chassaigne, retrouver un véritable travail permet de retrouver une certaine dignité. « Elles veulent pas que dans un village, dans un quartier on les montre du doigt ! C’est du travail qu’il faut ! Il y a une véritable souffrance ! Je trouve que c’est ignoble ce type de proposition ! C’est ignoble ! Il faut de la dignité aujourd’hui et vous avez des personnes, qui vivent avec très peu, qui veulent travailler et qui ne trouvent pas de travail. »

Très remonté, le député a exprimé son point de vue sur la proposition de l’UMP. Elle permet de pointer du doigt les personnes dans le besoin ce qui constitue selon lui, un véritable scandale. « On ose proposer cinq à dix heures de travail par semaine à des personnes qui sont en souffrance, qui ont peu d’argent pour vivre, qui veulent véritablement avoir un travail à temps plein. Ce type de proposition, c’est vouloir montrer du doigt des personnes qui sont en difficulté. Je trouve que c’est absolument scandaleux, et la pire des choses, ça serait de s’habituer au scandale. C’est là le vrai scandale. »

La vidéo en suivant le lien

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/des-heures-travail-contrepartie-rsa-un-scandale-selon-chassaigne-122965

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 14:05

 

La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg

 

 

 

Tribune d'Emmanuel Dang Tran - "Communistes" 8 Juin 2011

a-copie-20.png Dans tous les déplacements que j’ai pu faire, j’ai rencontré des communistes, des salariés, des agriculteurs, qui sont à l’avant-garde des luttes, des jeunes qui aspirent à combattre le capitalisme. L’attente est immense d’un Parti communiste qui parle clair, qui soit offensif, sans compromis. Ce qu’a représenté historiquement notre parti, à qui notre pays doit toutes ses avancées sociales et démocratiques est quelque chose de très fort. Ma candidature est une décision collective. Elle est le moyen de sortir de la fausse alternative: Front de gauche ou Front de gauche. 

 

Le débat est faussé depuis le départ. Tout est décidé « d’en haut ». Pierre Laurent a déjà proclamé que ce sera JL. Mélenchon dans tous les cas de figure. Comment parler de « nouvelle façon de faire de la politique » en entendant les marchandages interminables pour se répartir les circonscriptions aux législatives ! Le fait le plus grave, c’est l’annulation du congrès du Parti qui aurait dû définir nos objectifs politiques pour 2012 (et 2011).  

 

Nous avons décidé de maintenir ma candidature afin de poser les questions de fond, de démarche et de contenu. Il serait encore possible de permettre aux communistes de travailler à un programme communiste. C’est ce que je propose d’ici la fin octobre 2011.

 

Le Front de gauche n’a rien de rassembleur. La méthode Coué pour gonfler les résultats électoraux n’y change rien. C’est une alliance étriquée avec des partis qui ne représentent rien dans la société. C’est surtout la poursuite de la stratégie d’effacement du PCF, rejetée par les communistes, de « métamorphose » en un parti comme les autres, enfermé dans les institutions, canalisant vers la social-démocratie, résigné à la logique réformiste de « l’Europe sociale ».


Des milliers de communistes, des dirigeants d’organisation du PCF ont la volonté de se battre, de faire vivre et de renforcer leur parti dans la lutte des classes.


Le PCF a la responsabilité de porter une perspective de rupture avec la politique au service du capital d’où qu’elle vienne. Le mouvement populaire, le discrédit du capitalisme attendent autre chose qu’une nouvelle « gauche plurielle » dans le cadre refermé de l’échéance de 2012. Nous ne devons semer aucune illusion sur une nouvelle alternance derrière la social-démocratie, exclure tout programme commun, toute participation à un gouvernement dirigé par elle. Ce qui ne change rien à la nécessité d’éliminer Sarkozy. Espérer « tirer à gauche le PS », on a déjà donné après 1981 et 1997 : C’est renier nos positions, affaiblir le mouvement social. On l’a vu sur les retraites.

Le consensus des partis de l’alternance se manifeste fondamentalement dans leur adhésion commune à l’UE du capital. Le mythe de l’Europe « sociale », propagée notamment par le Maastrichien Mélenchon ou la CES, fer de lance de Lisbonne, est le nouveau nom du réformisme. Ma candidature porte l’exigence que le PCF incarne à nouveau, comme il l’a fait historiquement seul, le rejet de l’UE du capital, le refus de l’application des traités et directives européens, la remise en cause de l’euro, et de façon indissociable l’échange et la coopération entre les peuples, l’internationalisme dans la résistance à l’UE, au FMI, à l’OTAN. Toutes nos batailles pour la protection sociale, les services publics, les (re)nationalisations, l’avenir de notre industrie et de notre agriculture en dépendent.

Après le vote de classe à 55% contre la Constitution européenne, nous ne pouvons pas laisser le système recycler et dénaturer, avec le FN, l’opposition à l’UE.

Ces axes politiques clairs sont nécessaires pour renforcer le Parti, pour retourner à la porte des entreprises, dans les quartiers populaires, pour transformer la colère en luttes. Là est la raison d’être de notre engagement de communistes, liée à notre perspective de changement de société, le socialisme.


Dans la période qui s’ouvre, il faut que s’exprime le plus fortement le refus de l’effacement du PCF, de sa théorie et de sa forme d’organisation, la volonté des communistes de le faire vivre et de le renforcer.

C’est tout le sens de ma candidature.

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 13:37

 

 

 

La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg

 

 

 

3 députés PCF sur 14 pour Mélenchon...

jeudi 9 juin

La vie est surprenante...

Pierre Laurent et Marie-George Buffet l’avaient répété dans les médias. Le rapport de la conférence nationale l’avait affirmé en long et en large... "les communistes sont très majoritairement partisan de Jean-Luc Mélenchon....

Certes au conseil national, les dirigeants ont voté pour Mélenchon à 74% Certes, les délégués à la conférence ont voté Mélenchon à 63 % (11% de moins)

Mais Marie-George Buffet et Pierre Laurent n’ont trouvé que 3 députés PCF sur 14 pour soutenir publiquement Mélenchon ! Soit 21 % seulement...

Cela doit rassurer les communistes qui s’inquiètent... La grande majorité de leurs députés mèneront la campagne pour Chassaigne et contribueront à un bon résultat en 2012...

 

                                                                                 FVER-PCF


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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 13:21

 

                                                       MARE NOSTRUM-copie-1

 

  

Maroc : la nouvelle constitution devrait limiter les pouvoirs du roi

jeudi 9 juin 2011

Le Maroc est en passe de se doter d’une nouvelle constitution qui devrait réduire les prérogatives du roi au profit du chef du gouvernement, ont indiqué des sources condordantes.
Depuis le mois de mars une commission est au travail pour rédiger une nouvelle loi fondamentale, qui devrait être présentée au roi Mohammed VI à la mi-juin, selon ces mêmes sources.
Des réformes politiques faisant évoluer le système politique marocain vers une monarchie constitutionelle ont été réclamées par des manifestations de jeunes qui défilent régulièrement dans les villes marocaines depuis février.
"Les pouvoirs du roi connaîtront une réduction importante au profit du Premier ministre", a assuré à l’AFP un membre de la commission pour la réforme constitutionnelle, présidée par le juriste Abdeltif Menouni.
La presse marocaine s’est fait l’écho de cette réforme et jeudi le quotidien francophone "L’Economiste" titrait : "Nouvelle constitution : super Premier ministre".
Le quotidien qui cite des sources anonymes proches de la commission consultative a précisé que le premier ministre devrait s’appeler dorénavant "président du gouvernement".
Pour le quotidien arabophone Al ahdath Al Maghribiya, le système va évoluer vers une meilleure représentation des Marocains : "Le peuple va régner et gouverner", assure-t-il en Une.
Selon le membre de la commisssion, qui parlait à l’AFP sous couvert de l’anonymat, "le berbère sera considéré comme une langue officielle à côté de l’arabe, pour la première fois au Maghreb".
"L’islam reste la religion de l’Etat mais la liberté de croyance est garantie dans le cadre de la loi et sans que cela porte atteinte à l’ordre public", a ajouté ce membre de la commission.
"La dimension religieuse du roi en tant que commandeur des croyants sera limitée à la gestion du champs religieux et ne sera pas source de législation", a-t-il poursuivi.
"La justice sera considérée, pour la première fois aussi, comme un pouvoir autonome et indépendant conformément au principe de séparation des pouvoirs, qui sera prévu expressément par la prochaine révision constitutionnelle", conclut-il.
Mardi, un conseiller du roi, Mohamed Moatassim, a rencontré les responsables des partis politiques, et "leur a fait une présentation des grandes lignes du projet de réforme de la constitution", précise la même source.
Le 9 mars, le roi Mohammed VI avait annoncé d’importantes réformes constitutionnelles prévoyant notamment le principe de séparation des pouvoirs et un renforcement des pouvoirs du Premier ministre.

(Jeudi, 09 juin 2011 - Avec les agences de presse)

 site: @assawra.info

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:07


 

Paris, le 3 juin 2011


L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) prend acte positivement de l’entretien accordé le 3 juin par Alain Juppé aux parents de Salah Hamouri, jeune Franco-Palestinien détenu arbitrairement depuis mars 2005 par les autorités israéliennes et condamné à sept ans de prison suite à un procès inique. L’AFPS rappelle que le tribunal militaire israélien qui a a jugé Salah Hamouri n’a jamais apporté la moindre preuve du principal chef d’accusation, à savoir une intention supposée d’assassiner une personnalité religieuse israélienne.

« Salah Hamouri est détenu depuis plus de six ans sans que le tribunal militaire qui l’a jugé n’ait jamais pu produire une quelconque preuve démontrant sa culpabilité. Il devrait être libre » a déclaré Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS et coordinateur du Comité de soutien à Salah Hamouri. « Salah n’est pas un criminel, mais la victime de l’occupation et d’un simulacre de justice » a-t-il ajouté.

Ce jeune Franco-Palestinien est accusé d’avoir eu l’intention de participer à un complot visant à assassiner le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti Shas et d’appartenir à un mouvement de jeunesse proche du Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP) – organisation qualifiée de terroriste par Israël bien que membre de l’OLP. Compte tenu de l’absence totale de preuve, le tribunal militaire israélien par lequel il a été jugé a établi un "délit d’intention", délit qui n’a aucune base légale. Cette intention même n’a jamais été prouvée, ce qui confirme son innocence.

Dans une lettre en date du 31 mars 2011, Alain Juppé a reconnu que les aveux de Salah Hamouri – marchandés contre une peine moins importante que celle initialement requise – n’avaient été corroborés par aucun élément de preuve, et déclaré que le choix de Salah Hamouri de ne pas solliciter de demande de grâce était une « attitude respectable. »

Après cette rencontre, il reste une question majeure qui n’est toujours pas réglée, et ceci alors que Salah Hamouri est en prison depuis plus de six ans, à savoir sa libération. Il n’y a pas d’alternative : Salah doit être libéré sans condition, afin de pouvoir retourner vivre chez lui, à Jérusalem.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:00

 

 

 

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