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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 12:33

 

                                                                  MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

BHL, petit télégraphiste d'Israël à Benghazi

BHL inconditionnel de l'entité sioniste A Jérusalem (occupé), le 2 juin dernier, Bernard-Henri Lévy (BHL) a vendu la mèche en annonçant qu’il a remis un message du Conseil national de transition (CNT) à Benyamin Netanyahou l’informant que la Libye entretiendrait « des relations normales avec Israël » (1) si l’insurrection l’emportait.


Une base israélienne à la frontière algérienne ?


On sait qu’à chaque voyage en Cyrénaïque (Est de la Libye), BHL s’emploie à persuader le CNT de l’intérêt d’entrer en contact avec Tel-Aviv et qu’il n’hésite pas – selon ses dires - à évoquer la « grandeur d’Israël » devant des insurgés perplexes (2). Quelques dirigeants rebelles se sont laissés convaincre car la présence de conseillers militaires israéliens à Benghazi – des juifs d’origine libyenne ou maghrébine, dit-on – a fini par bruiter. Le document douteux, remis au gouvernement libyen par un officier de renseignement ukrainien, selon lequel le CNT accepterait l’installation d’une base militaire israélienne dans le Djebel Akhdar, près de la frontière algérienne – non démenti par les rebelles - peut maintenant être interprété comme un appel du pied (3).


On imagine la consternation - voire la panique - des chefs de l’insurrection qui ne s’attendaient pas à ce que leur décision de nouer des relations avec Israël soit ébruitée de cette façon. Abdel Hafiz Ghoga, vice-Président du CNT, a aussitôt démenti avoir chargé l’activiste pro-israélien de quoi que ce soit. Trop tard, le mal était fait dans l’opinion publique arabe. Les initiateurs de l’opération s’en moquent. Leur but est de convaincre les Etats qui n’ont pas reconnu le CNT en raison de la présence Al-Qaïda en Cyrénaïque. Israël, disent-ils, n’accueillerait pas favorablement les propositions des rebelles si l’influence des djihadistes était aussi importante que les spécialistes le prétendent.


Prendre l’Egypte en tenaille


En visite officielle en Israël, Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, a avalé une nouvelle couleuvre en apprenant que le porte-parole de Benyamin Netanyahou avait confirmé les dires de BHL, son vibrionnant rival sur la scène libyenne. Le Premier ministre israélien qui reproche à la France de vouloir reconnaître la Palestine dans ses frontières de 1967, s’est fait un malin plaisir à remercier Nicolas Sarkozy pour l’intervention militaire française en Libye. Pour Netanyahou, le renversement du Colonel Mouammar Kadhafi permettrait à Israël de s’approvisionner plus facilement en pétrole - une denrée lui manquant cruellement - et l’avantage de prendre l’Egypte en tenaille en cas de conflit.

 

Gilles Munier.


Notes :


(1) Libye : BHL confie un message à Netanyahou (Europe 1 – 2/6/11)

http://www.europe1.fr/International/Libye-BHL-confie-un-message-a-Netanyahou-570017/


(2) Scènes de la vie dans la Libye libre, par Bernard-Henri Lévy (Le Point -13/3/11)

 

Ce texte est de Gilles Munier


(3) Une base militaire israélienne en Libye près des frontières avec l’Algérie (Ennahar Online – 19/5/11)

http://ennaharonline.com/fr/news/7455.html

 

Gilles MunierGilles Munier adhère en 1968 à des organisations gaullistes et milite depuis son retour en France, en 1971, au sein de l'Association de solidarité franco-arabe (ASFA), pour la libération de la Palestine et en faveur de liens de la France avec des régimes arabes, en particulier ceux d'Algérie, d'Irak et de Syrie.

Il s'installe en Bretagne en 1978 où il anime l'Association pour les échanges Bretagne-pays arabes (APEBA), puis Bretagne-Coopération Internationale (BCI) présidée par Jean-Yves Le Drian, maire socialiste de Lorient.

En octobre 1990, il va à Bagdad pendant l'affaire des otages et en revient avec 9 Français qui y étaient retenus. Il milite ensuite pour la levée de l'embargo contre l'Irak et le retour des entreprises françaises sur le marché irakien en participant à la création de l'Association franco-irakienne de coopération économique (Afice), soutenue par les anciens ambassadeurs de France à Bagdad, et Roselyne Bachelot, député RPR. Gilles Munier a été reçu à 5 reprises par le président Saddam Hussein.

De 1974 à 2003, Gilles Munier a organisé de nombreux voyages en Irak pour des parlementaires, des journalistes, des universitaires et des chefs d'entreprise, notamment sur le front de la guerre Iran-Irak, au Kurdistan irakien et pendant l'embargo. Il a quitté Bagdad en avril 2003, quelques heures avant le bombardement américain, avec une délégation des "Volontaires de la paix", composée de militaires français spécialistes des armes de destruction massive, venus dénoncés les mensonges de la propagande occidentale.

Il était membre de la Conférence de Bagdad organisée deux fois par an par Tarek Aziz, à destination des groupes de soutien à l'Irak venus d'Europe, de Russie, d'Inde ou d'Amérique latine.

En juillet 2003, il a reçu des menaces de mort sous la forme d'une lettre contenant une balle de 22 Long Riffle avec la mention: "La prochaine n'arrivera pas par la poste". L'auteur des menaces, un pro-israélien, dont la cave était bourrées d'armes et de munitions, n'a été condamné qu'à une peine symbolique.

Gilles Munier est - depuis 1986 - le secrétaire général des amitiés franco-irakiennes.  

                                                        site: www.resistance-politique.fr
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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 13:01

 

 

 

 

Hassan NasrallahBeyrouth : le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a estimé que la Syrie surmonterait l'épreuve actuelle grâce à la sagesse de la direction et du peuple syriens, indiquant que les événements de la Syrie ont pour but de la balkaniser.


Dans une allocution prononcée aujourd'hui (1er juin) à l'occasion du 22è anniversaire de la disparition de l'imam Khomeiny, retransmise par al-Manar, Sayyed Nasrallah a mis en garde contre le projet américano-israélien visant à diviser les pays arabes du Yémen, en Libye, au Soudan, en Irak, jusqu'en Syrie.


En ce qui concerne la question libanaise, le secrétaire général du Hezbollah a affirmé que la formation du gouvernement libanais est un intérêt national qu'il faut valoriser en dépit de toute autre considération.


Dans ce contexte, il a appelé les leaders libanais à assumer leurs responsabilités historiques, soulignant qu'on ne peut traiter la situation politique et sécuritaire au Liban indépendamment de ce qui se passe dans la région.


Il a, d'autre part, appelé à appuyer le peuple palestinien pour l'aider à revenir dans son pays, la Palestine.

 

De son côté, le chef de la Chambre des députés libanais, Nabih Berry, a indiqué que la Syrie a été la cible de ce complot à cause de ses positions fermes et son appui à la ésistance au Liban et en Palestine occupée.


A.A. & T. Slimani, de l'agence de presse arabe syrienne.


Par Résistance  
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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 12:57

 

FVER-PCF

site Faire Vivre le PCF !

Pierre Laurent et les communistes: le grand écart

 

les premiers échos de la conférence nationale confirment ce qui se constatait dans beaucoup de conférences fédérales. Le grand écart entre le discours que les directions tiennent sur l'avis des communistes, et l'avis des communistes eux-mêmes quand ils peuvent l'exprimer. Pierre Laurent a déja dit l'essentiel sur RTL ce matin avant le début de la conférence. {"si les conditions d'un accord politique sont réunies, les communistes sont prêts à faire le geste de désigner Jean-Luc Mélenchon... "} Les conditions de l'accord seront bien sûr évaluées par le même Pierre Laurent, qui n'a rien trouvé à dire sur les 10 conditions publiées par le PG ni sur la liste exorbitante de circonscriptions communistes exigées par le PG Le rapport de la conférence affirme sans hésiter que les communistes ont majoritairement choisi Mélenchon et que la conférence pourrait décider d'une seule candidature, celle de Mélenchon, passant sous silence les très nombreux compte-rendu de sections et fédérations soulignant la force de l'exigence d'une consultation ouverte proposant aux communistes tous les candidats... La direction espère peut-être que beaucoup de fédérations auront fait comme celle de la Savoir. 4 délégués hommes sur 4, 4 s'étant exprimé pour Mélenchon. Toutes les autres opinions sont écartés, y compris celle d'une militante proposée par sa section et disponible, elle avait eu le tort de s'exprimer pour Chassaigne... Mais ce vendredi soir, les interventions sont très variées, et l'exigence d'un vote ouvert s'exprime fortement, contrant ainsi un rapport unilatéral...
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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 12:53

 

 

 

                                                                         

 

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 12:48

 

 

La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg

 

 

 

 

 

 

Chers Camarades,

Chacun d’entre nous – j’en suis sûr – mesure la responsabilité qui est la sienne dans les choix que nous avons à faire. Une rupture historique est engagée.

Y aura-t-il un candidat communiste ou non à l’élection présidentielle ? Les communistes auront-ils le dernier mot ou allons-nous leur imposer une candidature non communiste qu’ils n’auront qu’à ratifier ?

Sous la Vème République, deux fois nous avons renoncé à présenter un candidat. En 1965, lors de la première élection au suffrage universel du Président de la République. Notre inexpérience pouvait être une excuse que nous avons rattrapée en 1969 avec le score historique de Jacques Duclos. En 1974, pour la seconde fois, nous avons choisi de soutenir le candidat socialiste dès le premier tour. Nous étions alors embarqués dans le programme commun de gouvernement, à propos duquel François Mitterrand disait qu’il était une arme pour affaiblir le Parti communiste. Les résultats ont dépassé son espérance.

Tirant les leçons de ces expériences, nous en avions conclu que plus jamais nous ne nous effacerions lors de ce scrutin, quand bien même la bipolarisation que les institutions nous imposent nous rende cette élection difficile.

Pour autant notre fourvoiement dans les accords de sommets avec le PS et les politiques de renoncement auxquels nous avons participé notamment avec le gouvernement Jospin, ont continué de saper notre crédibilité, tout particulièrement auprès de l’électorat populaire. Tout le monde se souvient du séisme de 2002, résultat de la désillusion et du désarroi que nous avons contribué à semer et qui explique, élection après élection, la montée massive de l’abstention, du vote FN, des forces xénophobes et nationalistes. Pourtant, il n’y avait pas de fatalité à la baisse de notre influence. Il suffit de se rappeler les 9 % aux présidentielles de 1995. Nous avons payé le prix fort de notre alignement sur le social libéralisme de la gauche plurielle.

Et alors que nous propose-t-on depuis ?

En 2007, ce fut les collectifs antilibéraux. Lorsque l’élection présidentielle est venue, nous étions à la recherche de l’oiseau rare qui incarnerait ce mirage politique. Le résultat, vous le connaissez. Nos concitoyens n’ont rien perçu de cette tentative de construction illusoire, de ce rassemblement de groupuscules fantomatiques. Et je n’aurai pas la cruauté de rappeler le score de Marie-George Buffet.

Aujourd’hui, il nous est proposé de poursuivre dans une voie qui a la même configuration. Franchement, ce Front de gauche est un OVNI politique. Pensons-nous un seul instant que nous allons redonner de l’espoir et impulser une dynamique en agglomérant le Parti communiste à des formations microscopiques, sans assise populaire et électorale, issues de la mouvance socialiste et trotskyste et en en confiant le flambeau à un ex-dirigeant socialiste ?

C’est ridicule et suicidaire !

Et d’ailleurs, on nous propose un marché de dupes. Si Mélenchon n’est pas le porte-drapeau de cette nébuleuse à la présidentielle, il n’y a plus de Front de gauche car tel est l’accord de départ qui a été scellé. Le préalable de l’accord dit « global » a toujours été la candidature de Jean-Luc Mélenchon. On se moque de nous et des communistes.

Il est aisé d’en juger à la lumière des impasses, des manques du prétendu programme partagé, héritier des choix de François Mitterrand et du PS en faveur de l’Europe ultralibérale : le marché unique, Maastricht, l’abandon industriel. Ce qui est le plus choquant encore, ce sont les silences sur les privatisations du gouvernement Jospin à propos desquelles nous nous sommes tues.

Si Mélenchon est le chef de cet orchestre de chambre, comme convenu, ses exigences pour les législatives seront à la mesure de son ego surdimensionné, du destin national auquel il se croit promis. Les dites exigences se manifestent d’ailleurs déjà dans les négociations sur les circonscriptions. Après nous avoir fait disparaître du paysage présidentiel, il s’efforcera de nous éloigner du paysage parlementaire. Et nous devrions mettre nos militants à son service, comme nous l’avons fait pour les européennes car c’est grâce à nous qu’il est député européen et que ses candidats aux régionales ont été élus.

Soyons lucides : le Front de gauche devenu propriété du parti de gauche, c’est l’effacement du PCF avant sa disparition. Mélenchon est là pour finir le travail de Mitterrand et pour l’heure, drainer les voix obtenues vers le candidat socialiste et obtenir quelques strapontins ministériels.

Le programme ripoliné qu’on nous présente, ne répond pas du tout aux dérives de la société française, aux enjeux face auxquels nous sommes, au combat de classes pour changer la société, nécessaire contre la grande bourgeoisie qui préfère la lutte ethnique à la lutte des classes.

C’est le laissez faire généralisé vis-à-vis des trafiquants de drogue, des mafias, des intégristes qui pourrissent la vie des quartiers aux plus grand profit du capitalisme prédateur.

Où est le cri d’alarme pour les ghettos de la République, contre ces élites qui ignorent les banlieues, abandonnées, méprisées, avec des habitants en dehors du système politique et en dehors de la République ?

Où est la promotion de la jeunesse, la politique de l’immigration, la place de l’Islam ? Je ne vois pas émerger le combat nécessaire pour refuser la décomposition sociale, économique et morale de la société.

Le Parti socialiste a choisi de servir le Front national en abandonnant les classes populaires. Il rêve d’un 2002 à l’envers. Allons-nous nous inscrire dans ce choix suicidaire avec Jean-Luc Mélenchon ? Ou bien aller à la reconquête des classes populaires, réduire le Front national et l’abstention. Le choix est clair : Ou changer la société, ou disparaître.

Ne laissons aucun espace, aucun thème au Front national. Engageons une lutte intellectuelle, culturelle, en donnant la primauté à l’engagement politique.

Quelle ambition affichons-nous pour la France avec une stratégie qui a montré ses limites en 2002 et 2007 ?

Quelle orientation nouvelle pour redonner à la France, aux yeux du monde, son image d’héritière de la Révolution de 1789 ?

Faire le choix d’un candidat communiste c’est affirmer notre volonté de transformation sociale. Mais c’est aussi exiger une refonte démocratique de nos institutions. Depuis le début de la Vème République, nous avons voulu nous fondre dans le piège institutionnel de l’élection du Président de la République au suffrage universel. C’est ainsi que trop souvent, nous nous sommes effacés. Il nous faut affronter l’obstacle autrement en nous mobilisant pour la suppression de l’élection du Président de la République au suffrage universel grâce à un référendum qui annulerait celui de 1962. La monarchie républicaine qui s’est instaurée est insupportable. Elle viole en permanence la souveraineté populaire.

Aujourd’hui, avec le pétainiste Sarkozy, hier avec François Mitterrand en habit de monarque.

Un candidat communiste pour un choix historique aura des répercussions à l’échelle internationale pour tous les partis communistes et progressistes.

Je refuse d’avoir les pieds et mains liés avec le PS. Je refuse de recommencer ce qui a échoué ces 30 dernières années.

Ouvrons les yeux. Il est encore temps. Un vaste champ s’ouvre au déploiement de l’activité communiste.

André GERIN

Par Réveil Communiste
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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 12:44

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Occupation du Ministère des Finances à Athènes par les syndicalistes du PAME, liés au Parti communiste grec (KKE), pour protester contre le nouveau plan d'austérité dicté par l'UE et le FMI

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Occupation du Ministère des Finances à Athènes par les syndicalistes du PAME, liés au Parti communiste grec (KKE), pour protester contre le nouveau plan d'austérité dicté par l'UE et le FMI

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Des manifestants ont occupé le Ministère des Finances grec à Athènes ce vendredi alors que le gouvernement annonçaient que les négociations avec l'UE, la BCE et le FMI sur les mesures d'austérité et le bradage des biens publics avaient été « positives ».



Des centaines de militants de la confédération syndicale du PAME ont bloqué l'entrée du bâtiment à l'aube. Les syndicalistes ont déployé une immense banderole appelant à la grève générale sur cinq étages de l'édifice et ont arraché le drapeau de l'UE qui se trouvait sur le toit, le remplaçant par celui du PAME.



Les militants du Parti communiste grec (KKE) ont joué un rôle de premier plan dans l'occupation, disant que les mesures économiques prévues par le gouvernement « transformeraient les travailleurs en esclaves ».



Le PAME a déclaré aujourd'hui « un jour d'activité nationale » et des rassemblements contre « la politique anti-populaire » du gouvernement, avec des actions se déroulant dans tout le pays cet après-midi.



Le premier ministre Georges Papandreou n'était plus à Athènes, s'étant rendu au Luxembourg pour s'entretenir avec Jean-Claude Juncker, responsible du groupe des 17 ministres des Finances de la zone euro.



« Le premier ministre présentera le plan à moyen-terme à Juncker, qui comprend une accélération des privatisations et de nouvelles mesures pour couper dans les dépenses publiques et augmenter les recettes », a déclaré un officiel du gouvernement.



M.Juncker a critiqué M.Papandreou pour ne pas avoir coupé assez vite et pour avoir échoué à « réformer » le secteur public en contrepartie du plan de sauvetage de 110 milliards d'euros du FMI et de l'UE.



Le Parti socialiste au pouvoir tente de mettre en œuvre son « programme d'austérité » pour calmer les investisseurs en obligations qui soupçonnent le pays de ne pas pouvoir rembourser sa dette souveraine.



Le Ministre des Finances Georges Papaconstantinou a annoncé des coupes de 6,4 milliards d'euros le mois dernier qui prendront effet l'an prochain comme la première étape d'un plan agressif de réduction des déficits



Les critiques déclarent que ces mesures sont de nature à démanteler les services publics en Grèce, ayant un impact dévastateur sur les conditions de vie des travailleurs et plongeant le pays dans une récession prolongée.



De nouvelles coupes devront être ratifiées par le parlement Grec. Le gouvernement dispose d'une majorité de six sièges à l'Assemblée mais 16 députés socialistes ont appelé à « un vaste débat » sur les coupes. Le gouvernement a annulé deux réunions prévues de ses députés cette semaine pour éviter une confrontation avec les voix critiques issues de ses propres rangs.



Article du Morning Star, quotidien du Parti communiste de Grande-Bretagne

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 12:36

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Reflexions-sur-les-configurations-revolutionnaires-egypt.png

 Réflexions sur les configurations révolutionnaires égyptienne et tunisienne 
 
Pourquoi est-ce en Tunisie puis en Égypte que la contestation des régimes autoritaires dans le monde arabe est allée jusqu’à son terme ? Si le processus révolutionnaire est désormais amorcé dans de nombreux pays, rien ne garantit, dans un avenir proche, qu’il aboutisse à d’autres changements de régime. Il y a en tout cas une spécificité des contextes socio-politiques de la Tunisie et de l’Égypte qu’il convient de bien identifier si nous voulons mieux appréhender les effets possibles du « réveil des peuples » auquel on assiste au Sud et à l’Est de la Méditerranée.
Écrit dans l’incertitude, alors que le monde arabe est toujours en ébullition, cet essai souhaite formuler quelques réflexions sur les configurations révolutionnaires tunisiennes et égyptiennes [1] qui présentent de nombreuses analogies avec les grandes révolutions marquant l’histoire de 1789 à 1989, mais s’en démarquant aussi nettement [2]. Leur irruption inattendue ou leur avènement dans un espace-temps très condensé, limité à peine à quelques semaines, voire seulement quelques jours [3], les distinguent des grandes ruptures révolutionnaires du passé ; elles se particularisent aussi par le fait d’avoir été simultanément le théâtre de deux processus contradictoires et complémentaires, de contestation et de restauration. Mieux encore, ce fut une partie de l’État, en l’occurrence l’armée, historiquement et politiquement marginale en Tunisie, mais centrale en Égypte, qui s’imposa comme « libératrice » de la patrie, et partant de la révolution ; dans ce deuxième pays, elle parvint également à produire un consensus hégémonique autour d’elle pour légitimer sa prise de pouvoir officielle. À ce titre la configuration de 2010-2011 offrait un contraste saisissant avec celle des années 1950 dans le monde arabe — Égypte (1952) et Irak (1958) notamment —, lorsque l’armée s’était radicalisée contre le système monarchique au cours d’un processus révolutionnaire long au point de devenir, avec l’intelligentsia et la classe ouvrière, l’un de ses piliers. En 2011, elle intervint seulement après une contestation révolutionnaire qu’elle refusa de réprimer pour s’imposer comme le dernier rempart de l’État.

Pour comprendre cette coexistence, voire l’alliance de fait entre un acteur institutionnel de la coercition et ceux du changement, il convient de se pencher sur la question de l’État au Moyen-Orient. Plusieurs auteurs, dont Ümit Cizre et Michel Camau [4] suggérèrent par le passé, en partant des régimes arabes et turc, que l’État s’y était transformé en un cartel du pouvoir. Si ce phénomène de « cartellisation » s’observait dans la quasi-totalité du Moyen-Orient, l’État-cartel en Égypte et en Tunisie présentait toutefois une particularité : il était incarné par un raïs qui lui donnait sens, mais regroupait d’autres composantes, notamment sécuritaires, pris dans une étrange dialectique de dépendance et d’autonomie mutuelle. En temps « normal », à savoir durant les longues décennies où le pouvoir parvenait à assurer sa durabilité sans trop de peine, le prince faisait figure de Primus inter pares du cartel et disposait d’une autonomie considérable par rapport à ces autres acteurs. En revanche, en situation de crise extrême comme à l’hiver 2010-2011, la survie de ces derniers, notamment de l’armée, dépendit de leur habilité à affirmer leur propre autonomie par rapport au prince. La crise obligea en effet les acteurs coercitifs de l’État-cartel à développer deux types d’ingénierie politique : impliqués dans la répression directe mais inefficace de la contestation, les services de sécurité et de renseignement durent adopter une stratégie — momentanée — de « sauve-qui-peut », alors que l’armée, absente de la gestion quotidienne de la répression, put se poser en arbitre, puis, en recours ultime et pilier d’un nouveau bloc hégémonique. Cette dualité interne au cartel, par des positionnements ad hoc improvisés au fil des manifestations, rendit illusoire toute répression massive, semblable à d’autres observées ailleurs, de Téhéran en 1978 à Rangoon en 1988 ou Pékin en 1989. Les crises égyptienne et tunisienne furent bien des crises révolutionnaires en ce sens où les Palais, encore bien occupés par les raïs, n’étaient plus en mesure d’imposer l’obéissance à la rue, et la rue, disposant de la quasi-totalité de l’initiative, n’avait pas les moyens d’investir les palais. Mais contrairement aux cas birman et chinois, la rue ne fut pas écrasée et contrairement à l’exemple iranien, la révolution triompha sans que l’État ne se désagrège, la composante défaussée du cartel parvenant à en assurer la survie.

Acteurs volontaires et contraints de la révolution
Conséquence de l’implication passive mais déterminante de l’armée, la configuration révolutionnaire des deux pays fit coexister, tout en les opposant, plusieurs types d’acteurs, qui tentèrent de monopoliser le sens de la révolution. Le premier de ces acteurs, qui se nomme la « rue » (ou, peut-être faut-il dire la « place ») fut sans doute le seul capable de mobiliser les réseaux de socialisation existants des pauvres, puis des jeunes moins pauvres, notamment des classes moyennes et des intellectuels, et gagna de l’ampleur en grande partie par les dynamiques de son action spontanée. Il fut le fer de lance du mouvement, mais sans disposer d’expériences politiques préalables et sans avoir nécessairement les moyens de son ancrage dans la durée. Il jouit, pour une période du moins, de la sympathie des classes moyennes également en quête d’un changement radical, mais craintives à l’égard d’un scénario d’instabilité durable (il faut rappeler ici la centralité du secteur du tourisme dans l’économie des deux pays).

Les partis politiques structurés, depuis longtemps en attente d’un carton d’invitation du cartel les conviant à la table de la cooptation, et les « figures d’opposition » d’une grande réputation internationale mais sans base réelle, constituèrent le deuxième acteur de la contestation. Ils ne gagnèrent leur place dans l’arène révolutionnaire que dans un deuxième temps, et non sans quelques inquiétudes, et certainement aussi incompréhensions, par rapport à un scénario qu’ils avaient théoriquement prévu mais qui leur échappait de bout en bout. Qu’il s’agisse d’an-Nahda ou des Frères musulmans, de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) ou du Wafd égyptien, sans même parler des figures comme Amr Moussa ou al-Baradei, ces formations et personnalités se légitimèrent à la fois par leur opposition ouverte ou timorée au régime et par leur adhésion opportune à la contestation, mais aussi par leur « sens des responsabilités » les poussant à privilégier la stabilité et la défense de l’ordre en contrepartie du départ du raïs honni.

Enfin, comme nous l’avons souligné, par le truchement de l’armée, et dans son sillage des personnalités de second plan, l’ordre ancien finit par chercher dans la contestation un nouveau souffle de légitimité. Du Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi, se posant en victime du régime de Ben Ali [5] (au même titre que « les autres Tunisiens ») au maréchal Tantaoui, inébranlable ministre de la Défense de Moubarak, nombreux furent en effet les « anciens » qui tentèrent d’assurer leur survie autant par la révolution que par l’ordre ancien qu’ils représentaient.

Pourquoi la Tunisie et l’Égypte ?
Victor Hugo le sentit en son temps : une révolution est d’abord une tempête imprévisible qui ne fait pas seulement bouger toutes les lignes de force présentes sur son passage mais aussi déclenche des dynamiques qui ne lui préexistent pas. C’est la principale raison pour laquelle une révolution ne livre son sens heuristique qu’a posteriori, rendant illusoire tout débat sur sa prédictibilité.

Certes, avant décembre 2010-février 2011, on disposait de données, sérielles et quantitatives (comme les statistiques des mouvements sociaux) ou qualitatives (monographies sectorielles ou locales) sur ces deux espaces où, contrairement à des pays comme la Syrie ou l’Iran, il était relativement facile de conduire des enquêtes, sur des sujets considérés comme peu sensibles. La recherche connaissait par conséquent les dynamiques structurelles lourdes, inscrites dans la durée, susceptibles de mener à une contestation radicale [6]. Ici comme ailleurs cependant, elle n’était nullement en mesure d’anticiper sur les dynamiques relevant du mouvement, qui s’inventent au cours même de la contestation, se métamorphosent au fil de l’action pour gagner sans cesse de nouvelles significations. Ici réside tout le sens de la formule que Michelet utilisait pour évoquer la Révolution française : « le temps n’existait plus, le temps avait péri » [7].

Au moment où j’écris ces lignes (le 20 février 2011), l’onde de choc égypto-tunisien s’étend jusqu’aux pays du Golfe et l’Iran, où le « temps péri » n’est toujours pas remplacé par un temps de « stabilité » (mais également de pouvoir). Si cette instabilité du temps condamne la recherche à naviguer à vue pour comprendre le mouvement en cours, elle lui permet aussi de charger la configuration révolutionnaire d’une fonction heuristique pour comprendre, a posteriori, le contexte socio-historique dans lequel il se produisit. On peut, sans perdre de vue les contestations qui se déroulent aujourd’hui dans le reste du Moyen-Orient, suggérer d’ores et déjà, que certaines spécificités de l’Égypte et de la Tunisie y rendirent une contestation révolutionnaire plus particulièrement plausible sans pour autant écarter des scénarios analogues dans le reste du monde arabe et du Moyen-Orient élargi.

Depuis, le début du XIXe siècle, en effet, ces deux sociétés expérimentaient, sous l’impulsion musclée de Mohammed Ali ou du beylicat une centralisation poussée de l’État, le dotant d’une administration efficace ; ils parvinrent également à homogénéiser un tant soit peu l’espace et reléguer les tribus à une marginalité sociale et politique. Si, y compris dans sa dimension transfrontalière, le fait tribal existe également dans ces deux espaces, on peut difficilement y imaginer le tribalisme comme une donne politique majeure comme c’est le cas au Maroc, en Algérie, en Irak, en Jordanie, voire en Turquie. De même, si le terroir ou la province comme microclimat culturel, politique ou social y garde une vivacité certaine — à preuve, la contestation tunisienne qui commença dans des villes périphériques avant de gagner Tunis, ou les grèves qui secouent certaines villes comme Mahalla al-Kubra en Égypte depuis des années —, la centralité du pouvoir ne condamne pas moins toute opposition crédible à devenir elle-même « nationale » pour investir, en dernière instance, la capitale. Enfin, en dépit de la « question copte » en Égypte, dont plus personne ne peut nier la gravité, les deux sociétés échappent à la fragmentation et/ou à un système de domination de type communautaire observé en Syrie ou en Irak (sans même mentionner le Liban). Comme les récentes manifestations le montrèrent amplement, la question copte, qui relève de la minorisation historique, juridique et politique d’une communauté chrétienne en terre d’islam et non pas de l’ethnicisation de la confession, n’entrave nullement les socialisations et mobilisations politiques mixtes. Si ces données historiquement situées permirent l’émergence parmi les manifestants de la conscience de faire « peuple » dans ses dimensions trans-générationnelles, trans-confessionnelles et, dans une certaine mesure aussi trans-classes, elles ne sont pas les seules à prendre en compte. Il faut également avoir à l’esprit les spécificités de l’« État-Ben Ali » et de l’« État-Moubarak » qui incarnaient une série de paradoxes dont la pérennité constituait pourtant la condition de leur survie. Ils étaient, en même temps, trop fermés et trop ouverts, trop modernes et trop anachroniques, trop rationnels et trop « insensés ». Ils étaient incarnés par un chef unique et avaient instauré, aussi bien à l’échelle présidentielle que législative, un système plébiscitaire dont personne n’était dupe, ni à l’intérieur ni à l’extérieur [8]. Dans les deux cas, le clientélisme et la fusion totale de la famille présidentielle avec les milieux d’affaires, qui avaient pris la forme d’une pure et simple prédation, étaient connus de tous. Enfin, les deux États avaient totalement renoncé à établir une ingénierie politique basée sur l’élaboration d’un bloc hégémonique, sur la mobilisation autour de la question palestinienne (ils apparaissaient au contraire, notamment dans le cas égyptien, comme États vassaux d’Israël) ou par un semblant d’intérêt pour la question sociale. La délégation de la question sociale aux acteurs caritatifs, en partie islamistes, était une des principales solutions qu’ils avaient trouvée pour résoudre l’encombrante « question sociale », même si la Tunisie conservait une gestion du social par l’État assez importante. Tout en tolérant, voire encourageant franchement le conservatisme social, ils avaient placé leur espoir dans les classes aisées domestiquées, vitrine de leur « modernité » et dont l’obéissance semblait garantir leur durabilité. Enfin, la rente sécuritaire et symbolique que leur conféraient les États-Unis et l’Europe les poussait également à se leurrer quant à leur durabilité, sans réaliser que ces prébendes ne pouvaient qu’aggraver leur crise de légitimité en interne.

D’un autre côté, les deux sociétés comptaient parmi les plus ouvertes du Moyen-Orient, tel que l’attestait la transhumance touristique à sens unique, amenant, sans exigence de visa préalable, des millions d’Européens sur leurs sols que les « indigènes » des deux pays ne pouvaient quitter que sur des embarcations de fortune et à leurs risques et périls. La formation de diasporas issues des deux pays, permettant une communication constante avec le reste du monde et le récit, inévitablement mythifié, de ce qui était possible dans l’Eldorado occidental, mais aussi des feuilletons télévisés montrant la vie outrageusement dorée de leurs élites, aggravaient les conséquences de leur propre ouverture pour les régimes (rappelons à ce propos le succès de la série on ne peut plus subversive tirée de L’immeuble Yacoubian de Alaa al-Aswani (2002), diffusée par les chaînes égyptiennes et d’autres chaînes arabes). Dans nombre de lieux si ce n’était le président directement, sa famille et son entourage étaient farouchement critiqués, les pouvoirs se trouvaient sans « immunité », en tout cas sans moyen aucun de contrôler cette « diffusion d’informations » qui n’avait nul besoin du truchement du virtuel. En contrepartie des élections où les raïs étaient plébiscités à échéances régulières, les pouvoirs acceptaient de reconduire le pacte de non-agression contre leurs sociétés, sans même chercher à exercer leur emprise. Certes, les universitaires étaient contraints, à leur corps défendant, de signer des pétitions pour que le « raïs bien aimé », qui œuvra « tant pour la patrie » se représente aux prochaines élections ; mais les milieux de la recherche, en liens étroits avec la France ou le monde anglo-américain, demeuraient les lieux de débats sophistiqués et d’une dissidence connue de tous. Plus important encore, alors que les deux États paraissaient n’appartenir qu’aux « riches » (lesquels extériorisaient d’ailleurs de manière éhontée leurs statuts de classe), leur retrait de nombreux domaines, de l’éducation à la santé, du travail à l’habitat, avait permis un élargissement considérable de l’autonomie de larges secteurs de la société. Les « quartiers », devenus dans les faits de véritables villes, s’autogéraient à l’abri de l’« œil du pouvoir », mettaient en place leurs propres mécanismes de régulation et de contrôle, ce qui leur permit par la suite de former rapidement des « milices urbaines » contre les pilleurs du régime au plus fort des mobilisations. Enfin, dans les deux pays, le nombre de contestations de tous les jours augmentait d’année en année, même si elles restaient locales et trouvaient, dans certains cas aussi une « issue » locale.

Sortie de la fatigue sociale ?
Nombre d’observateurs des scènes égyptienne et tunisienne soulignèrent le rôle joué par le virtuel dans leurs configurations révolutionnaires. Le fait n’était pas entièrement nouveau dans l’histoire moderne des révolutions, mais il gagnait une ampleur inédite. Les téléspectateurs du monde entier avaient pu, en leur temps, suivre quotidiennement le déroulement de la révolution iranienne ; les révolutions égyptienne et tunisienne, quant à elles, se donnèrent à la visibilité publique minute par minute au point de saturer totalement les médias, qu’ils soient anciens ou nouveaux. Plus que les cassettes vidéos de Khomeiny en Iran, en effet, les nouveaux moyens de communication participèrent à la production même du contexte révolutionnaire de ces deux pays. C’est d’ailleurs à la faveur de la contestation qu’on comprit le sens profond d’une information déjà connue : des millions de Tunisiens et Égyptiens, parmi lesquels les plus démunis, avaient accès à Internet. Les événements montrèrent qu’ils étaient aussi des citoyens appliqués de la dite société de la connaissance au point de forger en peu de jours l’ingéniosité nécessaire pour contourner la « fermeture » de l’espace virtuel ordonnée par oukases ministériels.

Il ne faut cependant pas oublier que si le virtuel accéléra considérablement le déclenchement du contexte révolutionnaire, celui-ci ne fut, au final, nullement « virtuel ». En effet, les fédérations de militants, les cercles et les cycles de mobilisation, et, dans certains cas de communications électroniques, furent tout à fait réels, voire d’une facture classique, permettant à tout point de vue une comparaison avec des exemples révolutionnaires du passé. Si la graphique révolutionnaire fut conçue par l’assistance du virtuel, les affiches elles-mêmes, tout comme les graffitis, furent imprimés ou gravés sur un support réel qui, en retour, se fit connaître dans le monde entier par la fenêtre virtuelle.

Il importe de placer ce « réel » dans une échelle de temps long pour en saisir le sens en termes de ruptures au-delà du simple moment contestataire. Quels que soient les scénarios qui pourraient se réaliser en Égypte ou en Tunisie, sans même mentionner d’autres pays, du Bahreïn à l’Algérie, du Yémen à la Lybie, il est indéniable qu’en cet hiver 2010-2011 le monde arabe aura connu une sortie fracassante de la « fatigue sociale » qui l’avait marqué durant de longues décennies. Celle-ci se traduisait soit par une démobilisation généralisée à l’échelle macro, soit par le recours de certains segments à la marge de la société à la violence qui, tout en donnant naissance à un univers entièrement marqué par le sécuritaire, n’avait nulle capacité de déboucher sur un changement de régime. La contestation massive qui vit le jour en Égypte et en Tunisie constituait dans un certain sens le contrecoup sartrien de cette fatigue et se produisit à un moment où son prix en termes de survie mais aussi de dignité devenait prohibitif. Il n’est sans doute pas étonnant que ce soit précisément quand les immolations par le feu d’abord en Tunisie, puis dans d’autres pays, montrèrent combien les effets de la misère s’aggravaient par le déni de dignité au sein des « infrahumains, » que le « système » apparut comme « incroyable » autant dans son « être » que dans sa demande d’obéissance, et par conséquent, désormais inacceptable. Pourtant, à ce moment les régimes étaient les plus dupes de leur stabilité tant leur système à aligner des victoires électorales à répétition et à produire de l’obéissance par la simple force de leurs inerties, par l’inaction même de la gérontocratie, était arrivée à la perfection. Malheur aux princes dont la machine de pouvoir apparaît si rodée aurait dit Ibn Khaldoun, penseur arabe du XIVe siècle.

Il convient donc de prendre la mesure de ce que le structurel doit au conjoncturel pour qu’une configuration révolutionnaire devienne possible. Or ce « conjoncturel » renvoie en l’occurrence aussi à la gestion de la contestation révolutionnaire et en dit long de la crise épistémologique des pouvoirs tout en expliquant pourquoi les chronologies tunisienne et égyptienne devinrent soudainement si vertigineuses. Quelques jours seulement avant leur départ, « tout Tunis et tout le Caire tremblaient » encore devant Ben Ali ou Moubarak. Mais déjà, les deux présidents se trouvaient sans discours de légitimité autre que celui venant de la rue elle-même, au point que le pathétique Moubarak gratifiait les victimes de sa propre répression de l’honneur ô combien suprême, de « martyrs » lors de sa dernière allocution. Les deux raïs ne faisaient pas seulement face à une dissidence ouverte, mais aussi à un vide de sens, qu’ils tentèrent de surmonter en acceptant la légitimité de la demande populaire mais en en ajournant l’exécution. Ben Ali promit de ne pas se représenter pour un sixième mandat en 2014 alors que Moubarak prit l’engagement solennel de quitter le pouvoir au terme de son dernier mandat en septembre 2011. Il ne s’agissait pas là seulement d’un aveu de faiblesse ; la demande d’ajournement revenait à implorer publiquement les deux sociétés de reconduire leurs raïs respectifs dans toute leur illégitimité mais désormais seulement pour une durée limitée. Spectateurs éblouis de leur propre capacité à « faire peuple » autant que de l’incapacité, puis de l’impossibilité, des régimes à recourir à une coercition efficace, convaincus par ailleurs que l’« Amérique les avait lâchés », les manifestants n’eurent alors aucun mal à comprendre que les raïs étaient à bout de souffle. En un certain sens, ce fut la reconnaissance par les princes de leur propre illégitimité qui transforma leurs règnes en « anciens régimes » ; en exposant au grand jour que leurs pouvoirs personnels ne se reproduisaient dans la durée que par une illusio, par les effets mêmes d’une supercherie, ils permettaient au peuple de se transformer de « rien » en « tout ».

Il est encore tôt pour savoir si cette sortie de fatigue sociale s’inscrit dans la durée, encore moins si elle peut s’étendre à l’ensemble du monde arabe pour constituer le facteur déclencheur d’un nouveau cycle historique. Je ne reviendrai pas ici sur cette notion que j’ai développée ailleurs, je me contenterai de rappeler que le Moyen-Orient connut, au cours des trois décennies passées, trois cycles historiques décennaux (1979-1989/1990 ; 1990-2001 et 2001-), marqués chacun soit par la contestation islamiste à l’échelle régionale (révolution iranienne, guerre d’Afghanistan, guérillas islamistes en Égypte et en Algérie, attentats de 11 septembre), soit par des guerres majeures (guerre Iran-Irak, guerre d’Afghanistan, guerre civile libanaise, guerre du Golfe de 1990-1991, guerres des années 2000). Mais la fin de ces deux cycles (1979-1989/1990 ; 1990-2001) témoigna également de l’attente de changement radical de régimes.

Par deux fois avortée, cette attente ne fut jamais aussi vive ni aussi distincte de passions qui secouèrent le monde arabe dans les années 1950-1980 durant lesquelles une bonne partie des « forces vives » des sociétés succombèrent d’abord au charme d’un nationalisme de gauche, censé conduire à la production de la puissance du « peuple uni contre l’impérialisme et le sionisme », puis à celui de l’islamisme censé permettre la délivrance par le retour au modèle prophétique ou par la sortie eschatologique du monde d’ici-bas. L’attente de l’hiver 2010-2011 fut, du moins au plus haut des mobilisations, celle d’une société à la fois unie et plurielle, harmonieuse et pourtant conflictuelle. Certes, l’espace-temps condensé de la contestation n’autorisa pas l’émergence d’une pensée réflexive sur l’action menée ; l’imaginaire d’un « président élu » et juste, aimant son peuple, soucieux de la famille dont il deviendrait le « bon père » (tout comme le fut l’armée du « peuple » refusant de tirer sur la mère nourricière dont elle était issue), était un frein à l’amplification de la dissidence. Quelle révolution n’est d’ailleurs pas animée par cette utopie de sauter d’un âge d’or de bonté et de justice vers un avenir également bon et juste par la suppression du temps présent marqué par la corruption et la répression, sous la guidance d’un homme de providence ? Mais pour la première fois ce rêve fut, dans le contexte arabe, aussi celui d’une société harmonieuse parce que légitimement complexe et naturellement conflictuelle. Nonobstant les évolutions futures, il s’agit là potentiellement d’une rupture à portée considérable. Durant la période 1979-2010/2011, le monde arabe avait les yeux rivés sur les trajectoires iranienne ou afghane, considérées comme les matrices probables, voire obligées, de la « libération d’Alger ou du Caire » devant conduire à son tour à celle de Jérusalem. Désormais, pour la première fois depuis des décennies, le monde arabe pourrait se pencher sur ses propres espaces, qu’il s’agisse de l’Avenue Bourguiba ou la Place Tahrir, pour se penser à partir de ses expériences et se doter d’un repère matriciel dont toutes les séquences sont filmées et déjà archivées.

Incertitudes et hypothèques sur l’avenir
L’avenir des révolutions égyptienne et tunisienne dépendra de nombreux facteurs, parmi lesquels les ressources politiques et symboliques dont disposeront la rue, les oppositions structurées et les hommes de l’« ancien ordre » toujours aux commandes mais qui honnissent désormais officiellement les « anciens régimes ». Les tensions entre la dissidence versus la capacité de mobiliser les ressources de la coercition, la sympathie des sociétés versus la rente sécuritaire apportée par le système-monde, la demande de changement radical de régime (qui se traduit par le passage du slogan « raïs dégage » à « système dégage ») versus la « raison pragmatique » des « opposants responsables », pourraient s’avérer difficiles à surmonter. Sans se livrer ici à un jeu de projection, force est de reconnaitre que la « rue », qui rendit la configuration révolutionnaire possible et dispose de ressources symboliques considérables, ne semble pas jouir des atouts régaliens ou organisationnels monopolisés par des hommes de l’ordre ou des opposants en quête de cooptation, au point qu’on puisse craindre une recomposition de l’État-cartel sur la base de nouvelles alliances après l’épuration de certains éléments par trop « usés », notamment ceux impliqués dans la répression directe. Les deux sociétés affrontent aujourd’hui en effet une même question : comment passer de l’incertitude révolutionnaire à l’incertitude démocratique telle que la conceptualise Claude Lefort, une incertitude inédite pour les deux sociétés, qui exige l’établissement de structures politiques et de règles du jeu démocratiques. La réponse à cette question dépendra également d’un ensemble de facteurs, de la reprise de la mobilisation par la rue à la capacité de l’État à imposer l’impératif hobbesien de sécurité, de l’attitude des classes moyennes durement touchées par la crise à l’action de groupes islamistes radicaux pour le moment remarquablement absents de la scène (sans compter les évolutions futures de la mouvance islamiste « mainstream », refusant pour le moment le recours à la violence), du sort des contestations dans d’autres pays du Moyen-Orient à l’évolution des problèmes régionaux. Ce dernier point est particulièrement sensible et peut aussi bien alimenter de nouvelles contestations que servir de source de légitimité aux nouveaux pouvoirs. Il est vrai que la « question nationale arabe » qui, sans s’y réduire, se focalise surtout autour du conflit israélo-palestinien, fut particulièrement absente des contestations de l’hiver 2010-2011, tout comme les slogans anti-américains ou anti-occidentaux, pourtant si courants dans la région depuis la révolution iranienne. Les positions du président Obama, qui se désolidarisa relativement tôt des deux raïs, jouèrent sans doute un rôle dans la baisse de la tension « anti-impérialiste » habitant la « rue arabe » tout au long des années 2000. Mais qu’on ne s’y trompe pas : la quête d’un « père » juste, défendant sa « famille » arabe et sa dignité, ne disparut pas pour autant. Ce qui rend aujourd’hui le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan si populaire auprès de la « rue arabe » n’est pas seulement sa capacité supposée à combiner « démocratie » et « islam », mais bien ses positions anti-israéliennes (teintées parfois d’antisémitisme), offrant le modèle de « résistant » qui lui manque. Il faut en effet rappeler, en guise de conclusion provisoire, qu’à la base de la crise révolutionnaire tunisienne et égyptienne, il y avait un triple chef d’accusation formulé contre les régimes : politique — ils étaient devenus des cartels fermés laminant les forces politiques —, social — ils avaient, depuis les Infitah (« ouvertures » économiques) des années 1970-1980, renoncé à toute politique d’intégration et de justice sociale — et national — ils étaient restés pétrifiés devant les États-Unis et Israël et, en toutes circonstances avaient « trahi » la « nation arabe ». Seul l’avenir nous dira par quelle formule la question politique sera résolue dans les deux pays ; il est cependant évident qu’à moins d’un « plan Marshall » d’envergure, la question sociale, qui se traduit par moult mouvements de grèves, gardera à l’avenir sa centralité. À défaut de pouvoir la résoudre, les futurs gouvernements, mais aussi les futures oppositions ou contestations pourraient être tentés par la surenchère dans le registre de la question nationale. Si après avoir pendant des décennies apporté leurs soutiens aux régimes autoritaires arabes, Washington et les capitales européennes finirent par s’exprimer – non sans quelques ultimes tergiversations — en faveur de la démocratie dans le monde arabe, ils ne donnent pas, pour le moment du moins, de signes d’un changement de leur politique à l’égard de la question palestinienne. Il y a cependant fort à parier que c’est aussi sur ce plan que se jouera l’avenir des sociétés arabes, à commencer par celles d’Égypte et de Tunisie.

 

 

Publié par Mouvements, le 1er juin 2011. http://www.mouvements.info/Reflexions-sur-les-configurations.html

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 12:26

 

 

La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg

 

 

 

 

 

4 juin 2011

PCF-faucille-marteau Pierre Laurent l’a encore répété tel quel ce matin sur RTL : le candidat du PCF pour la présidentielle de 2012, ce sera Jean-Luc Mélenchon. Bravo la démocratie !

 

Ce n’est pas la « Conférence nationale », réunie ce week-end à Montreuil, qui va le contredire. Cette instance est principalement composée de membres des directions nationale ou départementales ou de camarades désignés par elles. 

Elle va valider le programme « partagé » de « gauche » élaboré sans les communistes et le « paquet électoral » pour 2012.

Les longs marchandages pour se répartir les circonscriptions avec le Pg en disent long sur la « nouvelle façon de faire de la politique » du « Front de gauche ».

 

C’est peu de dire que le choix de s’aligner derrière le socialiste, mitterrandien et maastrichien qu’est Mélenchon ne passe pas dans le Parti. La vague de rejet est sensible dans tout le Parti malgré tous les artifices pour écarter les camarades de la décision : censure de l’information, intervention directe du secrétaire national, absence d’impulsion des débats etc.

 

André Chassaigne, candidat à la candidature du Front de gauche, a raison lorsqu’il écrit qu’en définitive, ce n’est pas une question de nom mais une question de démarche et de contenu.

C’est pour cela qu’il a annoncé qu’il se rallierait au choix de la Conférence nationale.

C’est pour cela que nous maintiendrons au vote des communistes, les 16, 17 et 18 juin, ma candidature, une candidature présentée collectivement (par 7 membres du CN, deux secrétaires fédéraux, des dizaines de secrétaires de section… n’en déplaise à l’Huma qui falsifie mes propos).

 

La direction nationale entend réussir le tour de force d’esquiver tout débat de fond sur la stratégie politique.

Elle a annulé le congrès ordinaire prévu initialement en juin 2011. Les communistes n’ont pas pu définir d’objectifs, en lien avec le mouvement populaire, pour les élections de 2012, ni de programme, sur la base desquels nous aurions pu envisager tout type d’alliance pour ces élections difficiles.

 

Non, se défiant de l’avis des communistes, derrière le nom de Mélenchon, la direction veut imposer une ligne politique bien précise.

 

Le « Front de gauche » n’a rien de rassembleur. La méthode Coué pour gonfler les résultats électoraux de 2009 et 2010 n’y change rien. C’est une alliance étriquée avec des partis qui ne représentent rien dans la société.

C’est la poursuite de la stratégie de « métamorphose » du PCF, massivement refusée par les communistes, en un parti comme les autres, enfermé dans les institutions, aligné derrière la social-démocratie, résigné à logique réformiste de l’Europe « sociale ».

Le Front de gauche, c’est la poursuite de l’effacement de l’organisation, des positions révolutionnaires du PCF, la transformation du PCF en groupes de colleurs d’affiche pour Mélenchon, en syndicat d’élus, en organisateur de débat de « spécialistes ».

 

L’électoralisme du Front de gauche dévalorisera encore la portée historique du vote communiste qui était lié, qui l’est encore avec notre action dans les luttes.

 

Mélenchon a compris l’aubaine de « l’offre politique » de la direction du Parti pour reproduire, en petit, en farce, l’opération de Mitterrand dans les années 70 qui a réussi à prendre 3 millions de voix au PCF.

 

Il faut donner un autre signe que ce choix de la résignation. C’est le sens de ma candidature. Des milliers de communistes, des dirigeants d’organisation du PCF ont la volonté de se battre, de faire vivre et de renforcer leur parti dans la lutte des classes. Il faut que cela se sache.

 

Quand j’entends Pierre Laurent et d’autres dire que Mélenchon, ce serait le « choix de la raison », cela me révolte.

 

Dans tous les déplacements que j’ai pu faire ces dernières semaines, j’ai rencontré des communistes, des salariés, des agriculteurs qui sont à l’avant-garde des luttes, des jeunes qui aspirent à combattre le capitalisme pour changer de société.

L’attente est immense d’un Parti communiste qui parle clair, qui soit offensif, sans compromis. Ce qu’a représenté historiquement notre parti, à qui notre pays doit toutes ses avancées sociales et démocratiques que le pouvoir au service du capital est en train de remettre en cause, est quelque chose de très fort. Le souvenir de Georges Marchais revient souvent. Le capitalisme est en crise. Il est désavoué massivement. 

 

Quand trois millions de personnes manifestent pour la défense de la retraite à 60 ans, que 75% de la population condamne la politique du pouvoir sarkozyste, comment rester aligné sur plus petit dénominateur commun de la « gauche » et ne viser que 2012 ?

Espérer « tirer à gauche le PS », on a déjà donné après 1981 et 1997! C’est renier nos positions, affaiblir le mouvement social. Ce qui ne change rien pour moi à la nécessité de battre Sarkozy.

 

Comment pouvons-nous laisser aussi, après le vote de classe à 55% contre la Constitution européenne, le système recycler et dénaturer, avec le FN, l’opposition à l’UE du capital, à l’euro, à l’application des traités et directives désavoués par les peuples ?

Toute notre protection sociale, nos services publics, l’avenir de notre industrie et notre agriculture en dépendent.

 

Des axes politiques clairs sont nécessaires pour renforcer le Parti, pour retourner à la porte des entreprises, défendre des positions de rupture, y compris dans les syndicats, en bas des cités, pour transformer la colère en luttes.

 

Là est la raison d’être de notre engagement de communiste, liée à notre perspective de changement de société, le socialisme. 

 

Certains communistes peuvent ne plus y croire et vouloir faire autre chose que le PCF. C’est leur droit et je les respecte. Mais alors qu’ils ne cherchent pas à détourner ce que représente le PCF !

 

Voilà ce que nous exprimerons à la Conférence nationale, puis avant le vote des communistes, conscients d’être à contre-courant de l’idéologie qui y sera dominante, mais aussi de la nécessité du renforcement de notre parti.

 

Par Vive le Parti Communiste Français

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 08:57

 

                                                                       MARE NOSTRUM-copie-1

 

Al Arabiya et Al Jazeera : démission de journalistes

Ghassan Ben JeddouGhassan Ben Jeddou est un journaliste tunisien, directeur du bureau de la chaîne qatarienne Al Jazeera à Beyrouth. Il vient de démissionner, en vif désaccord avec la façon dont la chaîne prétend rendre compte des événements en Syrie. Il a déclaré au journal libanais As Safir qu’Al Jazeera était devenu un organe de propagande et avait perdu tout professionnalisme.

 

Ghassam Ben Jeddou est un journaliste connu au Moyen- Orient pour avoir interviewé Hassan Nasrallah pendant la guerre du Liban. Il avait également interviewé Fidel Castro.


Zina YazjiDe son coté, la très glamour journaliste syrienne Zina Yazji a démissionné de la chaîne Al-Arabiya, où elle présentait une émission politique hebdomadaire. Elle conteste ainsi la ligne éditoriale d’Al-Arabiya sur la tentative de déstabilisation de la Syrie. Elle a ainsi affirmée son soutien au président Bachar el-Assad. Elle a déclaré qu’il n’y a pas de danger de tribalisme en Syrie et que le peuple syrien soutient l’unité nationale autour de son président contre les éléments armés qui ont suscité des troubles.


Ce professionnalisme pourrait inspirer nos journalistes qui reprennent, sans ciller, les pires mensonges du capital étasunien et européen.

Par Résistance  
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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 08:48

 

 

La vie du Parti    PCF-OUTILS.jpg

 

 

 

Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 09:51

Les questions sont du journaliste. On remarquera quelques différences avec le retraitement final en article dans l'Humanité datée du 3 juin 2011.

                                                                drapeau rouge agité

Question n°1 : Si votre candidature est retenue, quelle campagne pensez-vous mener ?

 

Emmanuel Dang Tran.

Ne soyons pas naïfs ! La décision est prise depuis longtemps par la direction du PCF : en 2012, ce sera le Front de gauche et par conséquent Mélenchon.

Pierre Laurent l’a annoncé lui-même. Les marchandages avec le Pg ont lieu en dehors du Parti, même du CN.  Les communistes ne disposent pas des éléments du débat dans une consultation ficelée d’avance. Le congrès a été reporté et aucun programme communiste n’a été élaboré. Comme « nouvelle façon de faire de la politique », le Front de gauche, c’est d’abord la négation du point de vue communiste et de la démocratie !

Mais, visiblement, la direction du Parti se défie de l’avis des communistes. S’effacer derrière le Mitterrandien, le Maastrichien, le politicien Mélenchon serait le choix de la raison ? En effet, nous avons déjà donné !

Ma candidature, présentée collectivement, qui sera maintenue jusqu’au vote interne, entend montrer aux communistes, mais aussi aux travailleurs qui sont à l’avant-garde des luttes, aux jeunes à la recherche d’une alternative anticapitaliste, que des forces existent pour faire vivre leur parti, le PCF, suivant sa raison d’être dans la lutte des classe. L’attente est forte d’un langage clair et offensif: je l’ai constaté dans tous mes déplacements. La référence à Georges Marchais revient souvent. 

                                                                drapeau rouge agité

Question n°2 : Si votre candidature n’est pas retenue, quelle attitude allez-vous observer ?

 

Emmanuel Dang Tran.

Il ne sera pas question pour nous de nous intégrer dans le dispositif de campagne de Mélenchon, de nous fondre dans les structures électorales du Front de gauche, constituées pour supplanter le PCF. Pas question non plus de suivre tel ou tel autre aventuriste. Mélenchon, c’est du « gauchisme institutionnel », du « réformisme radical » : rien qui permette de faire vraiment reculer la politique au service du capital.

Dès 2011, avant 2012, la priorité pour les communistes est de faire progresser des propositions de rupture pour transformer le rapport de force qui existe dans le pays et dans les luttes.

On l’a vu pour la défense de la retraite à 60 ans, s’enfermer avec le Front de gauche dans la perspective de l’alternance, d’une nouvelle gauche plurielle « tirée à gauche », bloque le rassemblement populaire. Pour les salaires, pour la réponse aux besoins, pour les services publics, il faut briser le consensus Droite/Ps, tel qu’il se manifeste pour l’UE du capital. Nos propositions, nos actions doivent fondamentalement la remettre en cause, remettre en cause l’euro, la PAC… et non s’y résigner avec le PGE et la CES.

Les communistes, malgré le choix imposé du Front de gauche, doivent pouvoir travailler à un programme communiste partant des luttes.

Faire vivre le parti historique des travailleurs en France, sa théorie, sa forme d’organisation révolutionnaires: c’est une nécessité d’aujourd’hui. Donc, d’ici 2012, notre choix, c’est de renforcer le PCF.

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