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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 17:07

                                                             MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

 

"INDIGNADOS!!!"

Espagne: « Pour toutes ces raisons, je suis indigné » (texte traduit)....

ser_la_revolucion_de_los_indignados.jpg Nous sommes des personnes normales et tout ce qu’il y a de plus ordinaires. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent le matin pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des gens qui ont de la famille et des amis. Des gens qui travaillent dur tous les jours pour vivre et offrir un avenir meilleur à ceux qui nous entourent.

Certains d’entre-nous se considèrent comme davantage progressistes, d’autres plus conservateurs. Les uns croyants, les autres non. Certains ont des idéologies bien définies… d’autres enfin se considèrent comme apolitiques. Mais nous sommes tous préoccupés et indignés par le panorama politique, économique et social qui nous entoure. Par la corruption des politiques, des entrepreneurs, des banquiers… Par le mépris des citoyens ordinaires.

Cette situation nous fait mal tous les jours. Mais si nous nous unissons tous, nous pouvons la changer. Il est l’heure de se mettre en mouvement, l’heure de construire pour tous une société meilleure. Pour cela, nous soutenons fermement ce qui suit :

Les priorités de toute société avancée doivent être l’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, l’équilibre écologique et le développement, le bien-être et le bonheur des personnes.

Il existe des droits basiques qui doivent être garantis dans toute société : le droit au logement, au travail, à la santé, à l’éducation, à la participation politique, au libre développement personnel, et le droit à la consommation des biens nécessaires à une vie saine et heureuse.

Le fonctionnement actuel de notre système économique et gouvernemental ne porte pas attention à ces priorités et constitue un obstacle au progrès de l’humanité.

La démocratie vient du peuple (démo =peuple ; cratie =gouvernement) et le gouvernement doit être celui du peuple. Toutefois, dans ce pays, la majeure partie de la classe politique ne veut pas nous écouter. Son rôle devrait être d’élever notre voix à la hauteur des institutions, en facilitant la participation politique citoyenne suivant un cours direct et pour le bénéfice de la société, et non de s’enrichir et de prospérer à nos frais, attentifs seulement aux diktats des grands pouvoirs économiques et s’affairant au pouvoir à travers une dictature des partis à la tête desquels on trouve les inamovibles sigles du PPSOE.

La soif et l’accumulation de pouvoir chez quelques uns génère les inégalités, crispation et injustice, ce qui conduit à la violence, que nous refusons. L’obsolète et antinaturel modèle économique en vigueur bloque les mécanismes de la société en une spirale qui se consume elle-même, enrichissant quelques uns et faisant entrer les autres dans la pauvreté et l’indigence. Jusqu’à l’effondrement final.

La fin et les moyens du système résident dans l’accumulation de l’argent, primant par dessus tout l’efficience et le bien-être de la société. En gaspillant les ressources, en détruisant la planète, tout en gérant le chômage et des consommateurs aux besoins jamais assouvis.

Les citoyens sont une partie de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir une minorité qui ne sait rien de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais, sans nous, rien de tout cela n’existerait. C’est pourquoi nous sommes décidés à apparaître au jour, puisque c’est nous qui faisons avancer le monde.

Si, comme société, nous apprenons à ne plus lier notre futur à une abstraite rentabilité économique qui jamais ne profite à la majorité, nous pourrons faire disparaître les abus et carences dont nous souffrons.

Une révolution éthique est nécessaire. Nous avons placé l’argent au dessus de l’être humain au lieu de le mettre à notre service ; nous sommes des personnes, pas des produits de marché. Ce qui me définit, ce n’est pas seulement ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète.

Pour toutes ces raisons, je suis indigné.

  • Je crois que je peux le changer.
  • Je crois que je peux y aider.
  • Je sais, qu’unis, nous le pouvons.
  • Descends dans la rue avec nous.
C’est ton droit.

Traduction de David Novarro

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 17:01

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ASSEMBLEE DE CORSE - Michel STEFANI

Observatoire de la cherté de la vie et des salaires

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La cherté de la vie en Corse n’est pas une chimère mais une réalité qui ampute depuis longtemps de manière récurrente le pouvoir d’achat des ménages insulaires. Le sentiment d’injustice et de colère est d’autant plus prononcé que des dispositifs existent, réfactions de TVA et continuité territoriale pour le franco de port, afin de soulager le handicap d’insularité au bénéfice des consommateurs. Le CRIEES a souligné les attentes fortes. Il y a une exigence exprimée depuis très longtemps, notamment dans les grands mouvements sociaux de 1989 et 1995. Depuis il faut reconnaître que, mis à part la prime de transport et sa revalorisation insuffisante, l’impuissance voulue de l’Etat qui ne contrôle pas l’usage de l’argent public et le refus patronal d’étendre cette prime au privé n’ont fait que concourir à l’aggravation des inégalités et de la précarité sur fond de zone franche. Voila pourquoi nous voyons dans le partenariat avec l’Etat plus que la possibilité de disposer des instruments de la statistique, mais parce que l’obligation de résultat s’impose, la possibilité de mettre en œuvre des mesures pour rétablir les choses en faveur des consommateurs. C’est pourquoi nous mesurons tout l’intérêt des trois dimensions essentielles à partir desquelles l’observatoire travaillera : structure de l’économie, entreprise, revenus et prix. Ce dernier point à propos duquel, à plusieurs reprises depuis 1989, nous sommes intervenus souvent seuls dans cet hémicycle, requiert la plus grande attention. Mis en perspective avec la pyramide des âges, l’écart de revenus de 7.5 entre les ménages les plus aisés et les plus modestes souligne le risque d’accentuation de la pauvreté compte tenu des ressources des retraités. Voila pourquoi il faut traiter conjointement le problème des salaires et décortiquer le mécanisme des prix. Connaître et comprendre, obtenir la transparence sont une nécessité pour agir efficacement. Pour ces raisons, brièvement rappelées mais non exhaustives, nous voterons pour la création de cet observatoire, que nous avions demandé avec insistance, en soulignant que des moyens humains et financiers lui sont attribués en conséquences. Cela traduit, enfin, l’affirmation de la volonté politique en ce domaine de la nouvelle majorité régionale confortée par la prise en compte des remarques que j’ai faites en Commission du développement, ici reprises sous forme d’amendements, afin que les organisations syndicales soient partie prenante du Criess et que l’appellation COSQUE soit complétée par l’ajout du mot social.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 12:50

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ASSEMBLEE de CORSE - Dominique BUCCHINI

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Séance des jeudi 26 et vendredi 27 mai 2011

Avant d’aborder l’ordre du jour, permettez-moi de faire référence à des sujets d’actualité : les deux premiers deux concernent le fonctionnement de notre institution, et deux autres, la Corse.

1/ Je commencerai en revenant sur le mouvement social des personnels.

Cela ne doit plus être un secret pour personne, j’ai toujours tenu à rester, depuis le début de mon engagement public, à l’écoute régulière des agents. Et vous imaginez que le principe d’un mouvement social, bien entendu, ne m’a jamais posé problème. Mais lorsque le Président de l’Assemblée s’exprime, il représente l’ensemble des composantes politiques de l’organe délibérant. A ce titre, il ne doit pas interférer dans la gestion du personnel, ni dans les rapports de travail entre l’Exécutif et les services placés sous son autorité. Fidèle à ces principes, je reste attentif à ce qui se déroule, tout en laissant l’initiative au Président GIACOBBI. Je suis aujourd’hui satisfait de voir le dialogue social avancer dans un sens constructif. En effet, nous partageons, élus comme agents, plusieurs valeurs fondamentales qui, en dehors de toute autre considération, devraient suffire à nous réunir.

  • La première de ces valeurs, c’est qu’ici, nous travaillons tous pour le service public et l’intérêt général.

Je le crois sincèrement, dans les sociétés modernes, envahies par le dogme du profit, les espaces où l’on travaille pour l’intérêt général, tel que le nôtre, ont eu tendance à se raréfier. La crise a exacerbé les attentes des citoyens envers les collectivités publiques. Elus ou agents, nous sommes, en fait, confrontés au même défi : celui de conserver une vision globale afin de concilier les contradictions d’un territoire, et apporter des réponses satisfaisantes. A titre personnel, cela constitue une motivation supplémentaire dans mon engagement. Sur un plan collectif, j’y vois un vecteur de cohésion, et même de solidarité, entre les élus et l’administration.

  • Deuxième valeur commune, la recherche de réponses efficaces aux problèmes de développement de la Corse.

Elus comme agents, nous partageons souvent une même volonté : aider notre île, sortir cette société de la crise et du marasme ambiant, apporter à nos concitoyens – et je pense aux plus fragiles- d’autres perspectives. Notre institution connaît sa première alternance en vingt-cinq ans. Le suffrage populaire a désigné une nouvelle majorité qui a le droit légitime d’apporter une ambition en appliquant son programme ; comme de demander, logiquement, aux services d’y contribuer. De son coté, l’administration de la Collectivité s’est structurée, elle incarne la continuité et la neutralité qui sont des fondements essentiels du service public. Elle n’est pas un ensemble anonyme et froid, mais un collectif humain ; un collectif aussi riche de son identité globale que des personnalités qui le composent. Cette institution, chacun en a bien conscience, doit évoluer pour continuer à apporter des réponses adaptées aux enjeux. Car on le voit un peu partout, la relation entre les élus et les agents, mais aussi entre eux et la population, est en train de se redéfinir. Si une structuration hiérarchique demeure indispensable, de nouvelles relations de travail, de nouveaux raisonnements, fondés davantage sur la coproduction, sont à promouvoir. La troisième valeur, enfin, réside dans le respect des règles et des procédures.

Alors que certains au plan national souhaitent le démanteler, au profit d’un système contractuel, le statut de la fonction publique demeure une garantie fondamentale pour chacun. Aussi bien pour protéger les agents dans le cadre de leur travail ; pour établir des règles équitables de recrutement et de gestion des carrières ; pour exprimer, canaliser et faire remonter les mécontentements ; que pour réguler les rapports entre élus et services car, je le rappelle, les discussions sur le travail d’un service doivent rester au niveau politique, dans un dialogue Exécutif/Assemblée. Donnons acte, enfin, à l’Exécutif, suivi par l’Assemblée unanime, de sa volonté d’utiliser les marges de manœuvre du statut, pour revaloriser les carrières : c’est cela aussi, je le pense, le respect envers tous les agents.

 Mes chers collègues, je siège depuis assez longtemps pour comprendre cette institution. Je connais, individuellement, la plupart des femmes et des hommes qui travaillent ici et j’ai confiance en eux. 

J’ai tendance à penser que cette alternance est intervenue dans un contexte où l’administration territoriale connaissait une crise de croissance ; où les agents avaient, depuis longtemps, accumulé des fragilités et des interrogations. Je suis persuadé qu’une part du malentendu provient de ce décalage et qu’il est possible de le corriger, ensemble et rapidement. Quant on mesure les valeurs qui nous rassemblent, les objectifs que nous partageons, et les garanties offertes par le statut de la fonction publique, le rapport de confiance entre les élus et l’administration doit en sortir renforcé.

2/ Un mot, ensuite, sur la répartition des temps de parole dans nos débats.

Certains d’entre vous, en commission permanente, ont estimé qu’ils seraient désavantagés dans la gestion des temps de parole. Ils ont, bien entendu, le droit d’avoir cette impression et de l’exprimer dans les organes de travail appropriés. Je trouve plus surprenant que dans la presse, des membres de cette Assemblée relayent cette interprétation en laissant penser que l’opposition serait en quelque sorte « bâillonnée ». Je n’ai pas l’intention d’engager la polémique, et surtout pas dans les média. Je vous renvoie à un indicateur objectif, le compte-rendu de nos séances, pour quantifier les interventions de chacun. Globalement, en tout cas, le volume n’a pas diminué. Je reste en revanche preneur d’une discussion en interne, mais sur la base de propositions. Après un an de mandature, nous pouvons trouver les moyens d’améliorer le règlement intérieur. Aussi, je renouvelle mon invitation aux groupes à me transmettre leur contribution : en attendant, il m’appartient de faire appliquer la règle existante.

3/ Deux commentaires, enfin, sur des sujets d’actualité.

Le premier concerne le conflit social à l’Agence Régionale de Santé.

Bien que ce domaine ne relève pas de nos compétences, il a des implications trop importantes chez nos concitoyens pour que l’Assemblée de Corse s’en désintéresse. Pour ma part, je suis déjà intervenu en rappelant au Ministre de la Santé les positions qui ont été prises ici, à l’unanimité, par les représentants de la population : sur le respect du dispositif approuvé en son temps par la direction comme les syndicats ; et en faveur d’une meilleure intégration des contraintes de l’insularité. Je crois nécessaire, aujourd’hui, d’inviter les parties à une sortie de crise rapide : en utilisant toutes les voies du dialogue social ; en insistant sur notre souhait de voir l’organisation de la Santé prendre davantage en compte des spécificités insulaires. Aussi, en accord avec la commission permanente, je vous proposerai d’adopter une motion en ce sens.

Le second évènement nous renvoie, une fois encore, à la montée de la violence, notamment contre les élus et maintenant contre la presse.

Comme moi, vous avez été choqués par l’agression dont ont été victimes les maires de Ghisonaccia et Lugo di Nazza. Un acte d’autant plus inadmissible qu’il cherchait, manifestement, à impressionner Francis et Jean-Noël GIUDICI en menaçant directement leurs familles. Une telle dérive ne se résume plus à un problème d’ordre public : insidieusement, ce sont les ressorts de notre système démocratique que l’on est en train de saper. D’ailleurs, l’attentat scandaleux perpétré hier soir contre l’agence bastiaise de Corse-Matin vient alourdir ce climat détestable : dans quelle société, je vous le demande, on s’en prend ainsi aux représentants du peuple, aux organes d’information ? Aussi, j’ai demandé l’audition du Préfet et des responsables de la sécurité publique par la commission de la violence, lors de sa prochaine réunion le 20 juin : nous ne manquerons pas de demander à l’Etat s’il a bien pris la mesure de cette dégradation. Et en votre nom collectif, je tiens à assurer d’une part, Francis et Jean-Noël GIUDICI, ainsi que leurs familles et leurs administrés ; d’autre part, Roger ANTECH et les salariés de Corse-Matin, de notre entier soutien.

 

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 12:46

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QUESTION ORALE DEPOSEE PAR Monsieur Michel STEFANI AU NOM DU GROUPE des « Elu(e)s Communistes et Citoyens du Front de Gauche » CORBAS28Q101_GB_STEFANI

Péréquation et tarifs de l’énergie

Madame la Conseillère,

Nous le constatons et le rappelons une nouvelle fois les ménages corses sont confrontés à la cherté de la vie. Les hausses des prix dans tous les domaines et la stagnation des salaires, les plus bas de France, accentuent chaque jour leurs difficultés. A l’approche de la saison estivale, période propice à de nouvelles augmentations saisonnières, les interrogations se font plus pressantes notamment à propos des tarifs de l’énergie.

L’énergie effectivement prend une part de plus en plus lourde dans le budget familial. Si l’explosion des prix des carburants l’explique en partie, l’augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz y contribue désormais fortement.

Depuis la privatisation d’EDF et GDF en 2004, les tarifs du gaz ont augmenté de 60 % et ceux de l’électricité de 20%. L’ouverture à la concurrence n’ayant pas été assez « profitable », l’immense majorité des entreprises et des particuliers est restée fidèle à l’opérateur historique, le gouvernement avec la loi NOME, adoptée en novembre 2010, par le vote des députés UMP et NC, prévoit de contraindre EDF à abandonner 25% de parts de marché à ses concurrents. Ces opérateurs concurrents ne sont, il est important de le rappeler, soumis à aucune obligation de service public ni contrainte tarifaire.

Cette loi Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité (NOME) justifiera par ailleurs la volonté politique de la Commission Européenne d’aligner les tarifs français sur les tarifs européens de l’électricité. Or nous savons qu’ils sont aujourd’hui de 30% plus élevés en moyenne !

Dans le même temps nous savons que cette logique spéculative est contraire à la recherche et au développement des énergies renouvelables aujourd’hui exclusivement à la charge des usagers. Cette fuite en avant fragilise toute la filière notamment les fonctions de production et de transport. Elle met également en cause le statut des agents. Par ailleurs, nous payons l’électricité nucléaire à 31€/MWh. Or EDF et l’Etat ont décidé de fixer ce prix à 42€/MWh, ce qui représenterait d’ici à 2015 une augmentation de 36% selon la Commission de Régulation de l’Energie. Les marchés ne s’y trompent d’ailleurs pas puisque le jour où la loi NOME a été adoptée l’action d’EDF a pris plus de 5% à la bourse de Paris ! Les ménages corses, déjà largement pénalisés par ces augmentations, s’interrogent à présent sur la grille des tarifs appliqués en Corse selon les plages horaires définies en heures creuses ou heures pleines. Pouvez-nous dire Madame la Conseillère dans quelles conditions les principes de la péréquation tarifaire sont mis en œuvre en Corse et si oui ou non les usagers insulaires sont pénalisés ou pas par rapport aux autres usagers sur le territoire national ?

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 12:43

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ASSEMBLEE DE CORSE - Etienne BASTELICA

QUESTION ORALE POSEE PAR Monsieur Etienne BASTELICA AU NOM DU GROUPE des Elu(e)s Communistes et Citoyens du Front de Gauche E_Bastel__3_.JPG

Etats Généraux du Sport

Monsieur le Président,

Le récent débat que nous avons eu concernant le football professionnel en Corse et à Ajaccio plus particulièrement, soulève des interrogations, des revendications, des mises en cause dans un contexte d’urgence et de passion. Ce contexte se nourrit du déficit de la politique sportive menée dans le pays depuis dix ans d’une part, et de l’absence de réflexion cohérente à long terme s’agissant de la CTC d’autre part.

Nous l’avions souligné lorsque la CTC avait été sollicitée, dans l’urgence, afin d’attribuer une subvention au Sporting, évitant ainsi la relégation. L’impatience des supporters, il faut le rappeler, ne prenait pas en compte les contraintes et obligations imposées par le CGCT. Cette insécurité juridique nous la retrouvons dans le dossier de l’ACA tant il est vrai qu’une intention aussi bonne soit-elle, ne remplace pas un arrêté attributif de subvention.

A ceci s’ajoute la logique libérale qui confond sport et « business » et qui distingue les 4 ou 5 grands clubs de taille européenne de tous les autres. Cela rejoint dans une certaine mesure la réforme des collectivités territoriales et la définition de grandes métropoles capables de rivaliser avec Milan, Barcelone, Manchester, Munich, et pas seulement en ligue des champions.

Les 15 autres clubs assurent le spectacle en championnat et en coupe de France et le paient au prix fort - du moins les contribuables le paient-ils, puisqu’il faut gérer selon les critères de la concurrence commerciale, pour ne pas dire capitaliste, et injecter beaucoup d’argent public.

Pendant ce temps, la majorité des bénévoles, des sportifs amateurs dépensent sans compter leur temps et leur argent pour donner aux enfants et aux jeunes l’amour du sport et de ses valeurs. Ils ne bénéficient pas de l’attention qu’ils méritent.

En décembre dernier, nous débattions ici de l’inquiétante dérive caractérisée par la violence qui enfonce la Corse. J’avais alors insisté sur l’importance de la place qu’il fallait donner au sport dans notre société où précisément les valeurs d’abnégation, de solidarité, d’altruisme, de générosité bref du vivre mieux ensemble subissaient une telle agression.

L’avenir de la jeunesse passe en partie, nous en sommes convaincus, par le sport. Dans cet univers complexe, en difficulté, marqué par les images d’une coupe du monde ratée, au moment où un scandale entache à nouveau le staff de l’équipe de France, le rôle de chef de fil régional de notre collectivité est d’autant plus mis en évidence, me semble-t-il, compte tenu des moyens qui sont les siens, dans cette politique du sport professionnel dit de haut niveau mais de bas étages, pollué par l’argent.

Voila pourquoi, le travail effectué par le service des Sports, sur fond de désengagement de l’Etat, est d’autant plus respectable. Pourtant, aujourd’hui Monsieur le Président, il faut aller beaucoup plus loin. Comme nous le faisons pour les questions du foncier et du logement, ne devrait-on pas organiser en collaboration avec toutes les composantes du mouvement sportif insulaire, les Etats Généraux du Sport ?

Au côté, des présidents de ligues et des responsables techniques et associatifs, nous pourrions, dans la concertation la plus large, la plus démocratique, élaborer ensemble une politique sportive adaptée à la réalité des besoins de la Corse en terme de formation des cadres du mouvement sportif et associatif et d’actions pour construire, aménager et mettre aux normes les équipements nécessaires.

Nous pourrions aborder sans détour ces questions fondamentales concernant l’avenir du sport en Corse, les contradictions, les contraintes, les moyens disponibles et ceux à mettre en œuvre pour développer plus et mieux les pratiques sportives dans toute leur diversité.

Dans cette perspective seriez-vous prêt, Monsieur le Président, à organiser les Etats Généraux du Sport pour doter la Corse d’une politique et d’une vision à long terme ?

Je vous remercie.

Par U Rossu

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 12:26

andre-gerin2Question écrite:

Monsieur André GERIN attire l’attention de Monsieur le ministre auprès de la ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique sur l’inquiétude suscitée par la réorganisation des services d’urgence et de dépannage gaz de GrDF.

Ainsi se trouvent mises en cause les Zones Elémentaires de Première Intervention Gaz (ZEPIG). Le dimensionnement et le nombre de ces périmètres d’interventions d’urgence déterminent la capacité à intervenir dans les délais les plus courts lors d’urgence gaz.

Le contrat de service public signé avec l’Etat impose à GrDF de s’organiser pour garantir un délai d’arrivée sur les lieux de l’incident en moins de 60 minutes dans 95% des cas dans chaque département.

Pour être sûr de respecter ses engagements, GrDF s’imposait jusqu’à aujourd’hui un délai de 60 minutes maximum dans 98% des cas et de moins de 30 minutes dans 75% des cas.

Les dispositions envisagées rendent inaccessibles ces deux objectifs.

En outre, le contrat intitulé « conditions standards de livraison » fixe les obligations de GrDF sur la continuité et la qualité de livraison du gaz. Or, une note interne nationale relative à l’astreinte et à l’intervention de sécurité prévoit de ne plus garantir les dépannages après 19 heures.

Le député souhaite connaitre les mesures que monsieur le ministre compte prendre afin que GrDF respecte les obligations de service public.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 12:22

 

Sur le blog de Michel STEFANI

Garantir le droit des personnes et la dignité humaine.

A quelques semaines de la conclusion des Assises du foncier et du logement, les travaux en ateliers comme le séminaire du 2 avril à Corté ont montré l’urgente nécessité d’engager une politique nouvelle et ont permis de dégager des pistes d’actions, qui permettraient d’enrayer la spéculation foncière et immobilière et ainsi garantir à chacun, le droit de se loger décemment. La maitrise du foncier doit être avant tout au service d’un projet de développement économique et social. Le constat accablant qui peut être dressé au regard de la situation découle des choix déclinés ces 25 dernières années à travers le modèle de développement du tout tourisme puis du tourisme de luxe. Les données statistiques, alarmantes s’agissant de la pauvreté et de la précarité, impliquent par conséquent de démonter les mécanismes qui sont à l’origine de la double fracture sociale et territoriale.

Rien n’est plus urgent, en effet, que s’attaquer véritablement aux inégalités sociales qui ont été creusées notamment par la zone franche et le détournement des réfactions de TVA destinées initialement aux consommateurs. En 20 ans le nombre de contributeurs à l’ISF a été multiplié par cinq. L’écart de revenu entre les ménages les plus pauvres et les plus riches a atteint les 7,5 points. Ainsi, la faiblesse des revenus des ménages, les salaires sont les plus bas du pays, rend 80 % d’entre eux éligibles à un logement social. Pour autant, la pénurie de logements sociaux laisse 8 000 demandes insatisfaites en aggravant le sentiment de frustration et d’injustice alors que par ailleurs certaines communes recensent 50 % de résidences inoccupées à l’année parce que destinées à la location estivale.

De même, on ne peut se satisfaire de voir les dotations de l’Etat repartir sans être consommées et des bailleurs sociaux privés continuer à percevoir des aides au logement et à la rénovation, bénéficier de garanties d’emprunt, sans se montrer à la hauteur de leurs engagements contractuels. La question on le voit n’est pas de résumer une nouvelle politique de l’habitat à la seule problématique du logement social mais de faire en sorte que la vie de ceux qui en sont écartés change. En ces termes, la priorité que nous donnons aux plus démunis et aux couches moyennes n’est que justice sachant que les riches ne sont pas confrontés à l’impossibilité de se loger, de travailler, de se soigner, de s’habiller ou de se nourrir.

Rendre du pouvoir d’achat, permettre l’accès au logement, faire reculer le chômage et la précarité sont les axes autour desquels l’action de la CTC, dans les limites de ses compétences, doit s’articuler en relation avec celle de l’Etat ce qui requière à tout le moins son engagement plutôt que le contraire. Ce choix politique implique de maîtriser le foncier et impose de travailler également de manière concertée et cohérente avec toutes les collectivités et d’user positivement du pouvoir d’adaptation réglementaire et législatif pour que droit et réglementation correspondent aux spécificités de notre territoire et permettent de répondre aux exigences de justice sociale de la population.

Par conséquent il était important que la CTC, comme nous le demandions depuis des années, augmente ses engagements financiers. Cette volonté de la nouvelle majorité anticipe d’ores et déjà sur la prise en compte des objectifs qui seront fixés au terme des Assises. Pour ce qui nous concerne, ces moyens doivent être mobilisés en priorité pour la construction de logements sociaux en faveur des ménages modestes, pour l’accession à la propriété en faveur des jeunes, pour l’acquisition et la maitrise publique du foncier en fonction des besoins identifiés.

De son côté, l’observatoire de la cherté de la vie doit percer le mystère qui fait que les prix en Corse sont plus élevés que sur le continent alors que les réfactions de TVA et le franco de port sont censés empêcher les distorsions plus ou moins importantes selon les produits et la période de l’année. Il devra alors proposer des mesures pour mettre fin à ce scandale. Quant aux salaires anormalement bas, cela est dû à la politique patronale et à la structure de l’emploi local en l’absence d’un véritable secteur industriel qui fait par ailleurs que la Corse importe 10 fois qu’elle n’exporte. Cela pose avec force l’exigence de contreparties sociales et salariales dans l’attribution des aides aux entreprises.

Aussi, vouloir isoler la problématique de la spéculation foncière et immobilière de la question sociale, prise dans toutes ses dimensions, c’est s’exposer en définitive à ne pas adopter une solution durable pour en sortir alors que dans le même temps la dérive affairiste et mafieuse prospère sur ce terrain. Il ne s’agit pas de noyer le problème mais assurément de se donner les moyens les plus efficaces d’agir à partir des principes républicains, de solidarité, de transparence et de démocratie, pour réduire la pression spéculative. Par exemple il est inconcevable que la réfaction de TVA de 11 points sur le coût des matières de construction ne se retrouve pas sur le prix du m² construit qui peut atteindre les 5 ou 6000 €.

De la même façon la création de l’EPF doit permettre à la puissance publique de desserrer la contrainte du prix du foncier pour en garantir l’usage équilibré entre l’économie, l’urbanisation, l’agriculture et la protection des espaces naturels. Sur ces deux derniers points l’EPF pourra conventionner avec la SAFER et travailler en étroite relation avec le Conservatoire du Littoral pour mener les actions cohérentes et efficientes nécessaires. Cet outil de préemption au service des collectivités locales doit leur permettre d’aménager leur territoire. En même temps, une agence de l’urbanisme pourrait accompagner efficacement les collectivités locales dans l’élaboration de leurs documents d’urbanisme. Comme le montre, avec une certaine efficacité, l’ANIL et l’ANAH, cet EPF doit pouvoir :

- Intégrer l’éco-habitat et l’éco-industrie des filières spécifiques ;

- contrôler le marché afin que les prix ne dépassent pas comparativement les loyers d’un secteur donné, selon un taux de référence, afin de « détendre le marché » ;

- exercer un encadrement des prix à la première location et relocation afin d’agir sur les évolutions ultérieures des loyers, et notamment dans le « logement saisonnier » ;

- initier ou prolonger son action par la mise en place de structures associatives de bailleurs et de locataires, sous contrôle des collectivités et du préfet, avec agrément de saisine du justiciable en cas d’excès ou d’abus portant sur le loyer de base et les charges ;

- veiller au respect des prix et des normes d’habitabilité, sans oublier l’approvisionnement énergétique, et ce notamment pour les quartiers à haute densité démographique ;

- exiger l’interdiction des expulsions, dans tous les cas et plus particulièrement lorsque le bailleur a obtenu de l’aide publique en fonds ou en garantie de fonds ;

- mettre en place par zone, une banque de données qui recenserait les prix, du bâti et du non bâti capables d’intéresser les locataires, les bailleurs et les entreprises pour s’y installer et pouvant également servir à une sélectivité fiscale.

Ces orientations de cohésion territoriale et sociale s’inscrivent dans les propositions du 5ème rapport de la politique de cohésion communautaire qui préconisent notamment « de mettre en place un programme urbain ambitieux, définissant plus clairement les ressources financières disponibles et conférant aux élus locaux un rôle plus important dans la conception et l’application des stratégies de développement urbain ».

Enfin le PADDUC porteur d’une nouvelle politique donnerait la cohérence nécessaire en affichant l’ambition de l’équilibre territorial et de l’excellence environnementale. A ce moment là, sans remettre en cause le principe de libre administration des collectivités locales, la stricte application de la loi littoral, une cartographie au 1/25 000 et l’atlas du littoral, déjà existant, trouveraient leur pleine utilité. Dans cet esprit reconstituer les titres de propriété, pour sortir les biens de l’indivision, non pas sur le littoral où ça arrive rarement mais dans les villages dépeuplés, contribuerait à ce que le patrimoine échappe à l’abandon et la ruine. C’est la responsabilité du GIRTEC.

Pour autant la désertification est avant tout le produit d’une politique de déménagement du territoire rural avec toujours moins de services publics pour la population et l’agonie organisée de l’agriculture familiale et de montagne. Aujourd’hui près de 70 % de la population vit sur le grand Bastia et le grand Ajaccio avec des densités démographiques de 300 habitants au Km² contre 1 habitant pour 28 Km² dans certaines zones rurales. Cette situation souligne la nécessité d’une amélioration sensible des voies de communication.

L’évaluation des politiques, comme des outils existants, est impérative pour éviter de se disperser et en définitive innover par exemple en mobilisant le produit des droits de successions sur les gros patrimoines aujourd’hui exonérés en totalité du fait des arrêtés Miot. Cette ressource nouvelle reversée à la Corse pourrait alimenter un fonds destiné à la construction de logements sociaux. Ce fonds serait également abondé par une taxe prélevée sur les promotions immobilières qui tirent avantage de la réfaction de 11 points de TVA sans la répercuter sur le coût de la construction. En ce sens il faut stopper la loi Scellier qui favorise l’investissement spéculatif au détriment de l’accession sociale à la propriété des ménages populaires.

Ces mesures fiscales, applicables immédiatement soulignent la nécessité de lever la confusion entretenue entre résident fiscal, statut de résident ou citoyenneté corse. Ce n’est pas une approche idéologique, d’une part parce que l’argument est réversible, d’autre part parce qu’on ne peut exiger d’un nouveau venu en Corse de justifier d’un titre de résidence ou d’une citoyenneté, subordonnées à un nombre d’années de présence, pour pouvoir accéder à la propriété et attendre qu’un Corse s’installant à Marseille, Lyon ou Paris, où la pression spéculative n’est pas moins forte, ne soit pas soumis aux mêmes exigences. Après 25 années passées sur le continent, ce même Corse devra-t-il attendre pour acquérir un bien où vivre sa retraite comme bien d’autres Corses de la diaspora le souhaitent ?

Pour en revenir au résident fiscal, il convient de définir dans quelle mesure il facilitera l’accès des plus modestes au foncier et au logement, si l’objectif est de maintenir les privilèges de gros propriétaires immobilier et foncier cela ne présente aucun intérêt sinon de favoriser leurs visées spéculatives. La prise en compte de la spécificité ne peut se comprendre au détriment de la justice fiscale elle-même indissociable de la justice sociale.

Aucun statut, y compris celui de citoyen corse, hors de ce cadre politique, n’empêchera la recherche du profit immédiat, des investissements spéculatifs parfois même douteux. L’origine du détenteur de biens ou de capitaux n’y change rien. Comme le souligne le président de la Chambre de Haute Corse des agents immobiliers dans une interview au Corse Matin 12 avril ce sont « les règles du marché de l’immobilier » qui prévalent. Dans ces conditions il ne suffit pas de s’émouvoir quand la propriété du foncier et de l’immobilier échappe aux Corses qui la détiennent mais d’innover avec des mesures qui soumettent les groupes du BTP insulaires, grands bénéficiaires ces dernières années de la commande publique, à une juste redistribution de la richesse produite à partir de l’investissement public au lieu d’en tirer avantage avec la loi Scellier. Une fiscalité antispeculative et une socioconditionnalité des appels d’offres, soumis très souvent ici à l’abus de positions dominantes, permettrait ainsi de réduire l’injustice fiscale et sociale.

S’agissant de la propriété en Corse outre l’urgente nécessité d’en connaître le profil à travers la matrice cadastrale, il faut également sortir de la confusion concernant notamment la maîtrise du foncier quand la distinction n’est pas faite entre usage et propriété comme entre propriété publique et propriété privée. Rien n’oblige un propriétaire, fut-il corse, à signer un bail avec un agriculteur dans le cas contraire le propriétaire peut légitimement se considérer exproprié de fait. En revanche l’EPF et la SAFER peuvent, à travers les dispositions du code rural et du code l’urbanisme, veiller à ce que les terres à forte potentialité agricole soient réservées à cette fin. A l’évidence l’action des municipalités n’est pas neutre non plus l’exemple de Sari de Solenzara est frappant de ce point de vue parce que la décision de définir 292 ha en zone AU et 117 ha en zone U sur un territoire proche ou très proche du bord de mer change forcément la valeur et la destination des terres.

La spéculation foncière s’est nourrie de la promesse d’une « désanctuarisation » avec des objectifs tendant à faire de la Corse la première destination golfique et plaisancière européenne. Incontestablement il faut rompre avec cette vision du développement de la Corse qui s’accompagne de la logique de la libre concurrence et de son corollaire opaque le low cost afin de promouvoir une politique nouvelle et harmonieuse de développement et d’aménagement du territoire dans laquelle l’emploi stable, le pouvoir d’achat et le logement occuperaient une place centrale afin de garantir le droit des personnes, quelle que soient leurs origines, et la dignité humaine.

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 06:29

La Ministre française de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi – pressentie à la tête du FMI - affiche un parcours expliquant en partie ses choix politiques. Voici quelques « détails » sur le profil du personnage.


 

Diplômée du lycée états-unien Holton Arms School à Bethesda (Maryland), elle a été stagiaire au Capitole en tant qu’assistante parlementaire d’un représentant républicain du Maine qui deviendra ensuite secrétaire à la Défense de Bill Clinton.

De retour en France, elle rejoint le bureau parisien du cabinet d’avocats Baker & McKenzie, un des premiers cabinets d’avocats mondiaux (4 400 collaborateurs dans 35 pays) et deviendra présidente de son comité exécutif mondial à Chicago. Elle fera grimper son chiffre d’affaires à 1 228 millions de dollars (+ 50 %). Elle sera aussi. membre du think tank Center for Strategic and International Studies (CSIS), au sein duquel elle coprésidait avec Zbigniew Brzezinsk qui fut entre autre conseiller de Jimmy Carter, puis militant de l’expansion de l’OTAN aux États post-soviétiques.

Christine Lagarde sera également membre du conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Group, une des principales sociétés financières au monde. Elle a été classée douzième femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes et cinquième femme d’affaires européenne par le Wall Street Journal Europe.

 

Source : LGS

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 14:15

                                                      MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

 

Les massacres d’Israël aux frontières et l’hypocrisie des droits de l’homme
Bill VAN AUKEN


La réaction de l’administration d’Obama aux massacres israéliens de manifestants palestiniens désarmés dimanche aux frontières d’Israël souligne l’hypocrisie de ceux qui attribuent des motivations humanitaires à la politique prédatrice de Washington dans la région.

Les troupes israéliennes ont tiré à balles réelles et dans un cas ont tiré d’un tank sur des Palestiniens qui manifestaient à la frontière avec la Syrie, le Liban, la Cisjordanie et Gaza. Des dizaines de milliers de personnes se sont jointes aux manifestations organisées pour commémorer le 63ième anniversaire de la Nakba (catastrophe en arabe). Nakba est le terme utilisé pour désigner la déclaration d’indépendance d’Israël et le nettoyage ethnique de masse qui a chassé 750 000 Palestiniens de chez eux en 1948.

Depuis lors le nombre de réfugiés palestiniens et de personnes déplacées à l’intérieur du pays a atteint 7,1 millions de personnes qui vivent sans droits et sans citoyenneté dans des pays arabes voisins et sous occupation israélienne à Gaza et en Cisjordanie ou qui sont des citoyens de seconde classe à l’intérieur même d’Israël.

Les manifestants affirmaient simplement leur "droit au retour" dans leurs maisons et sur leurs terres. C’est un droit qu’Israël soutenu par Washington leur a toujours catégoriquement dénié et auquel les leaders palestiniens nationalistes embourgeoisés de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) ne sont que trop prêts à renoncer dans les négociations.

Dimanche les troupes israéliennes ont ouvert le feu sur la clôture qui marque la frontière près de Maroun al-Ras au Liban tuant 10 réfugiés Palestiniens et en blessant 80 autres. Cinq Palestiniens de plus ont été tués et au moins 30 blessés dans le village de Majdal Shams à la frontière syrienne sur le plateau du Golan occupé par Israël.

Un autre Palestinien a été tué et au moins 86 civils ont été blessés quand les troupes israéliennes ont ouvert le feu avec des armes légères et avec des tanks sur une manifestation à la frontière à Beit Hannon au nord de la bande de Gaza. La police et l’armée a aussi attaqué les manifestants à Ramallah Bethlehem et Hébron. En tout 16 personnes ont été tuées et plus de 400 blessées - certaines d’entre elles sont dans un état critique.

A ceux qui l’interrogeaient sur la réaction d’Obama à cette répression sauvage, le porte parole en chef de la Maison Blanche Jay Carney a répondu en exprimant des "regrets" de pure forme pour "la perte de vies" et puis il s’est lancé dans une sorte d’apologie de la folie meurtrière d’Israël.

"Israël comme tous les pays a le droit d’empêcher qu’on traverse ses frontières sans autorisation" a dit Carney. "Ses voisins doivent faire en sorte que cela n’arrive pas."

Une phrase qui contient les mots "Israël, comme tous les pays" et "frontières" est un mensonge par définition. A la différence des autres pays, les frontières d’Israël ne cessent de changer de place à cause des agressions militaires d’une part et du développement pernicieux des colonies de l’autre. De plus ceux qui sont morts dimanche se trouvaient à l’intérieur du Liban, de la Syrie, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

Puis au lieu de faire porter le blâme de ces effusions de sang sur l’armée et le gouvernement israéliens, Carney a accusé la Syrie d’en être le principal responsable.

"Nous désapprouvons totalement l’implication du gouvernement syrien dans les manifestations d’hier sur le plateau du Golan," a-t-il dit et il a ajouté : "une telle attitude est inacceptable et ne détournera pas notre attention de la répression actuelle des manifestants de son propre pays par le gouvernement syrien."

Ce raisonnement rappelle les arguments méprisables du gouvernement israélien pour justifier le meurtre et les blessures infligées à de manifestants désarmés dont la majorité a trouvé la mort à la frontière libanaise et non syrienne.

La question de savoir si le gouvernement de Bashar al-Assad a facilité l’accès des réfugiés palestiniens à travers la frontière militarisée du plateau du Golan pour détourner l’attention de sa propre répression sanglante de l’opposition interne n’est pas capitale en ce qui concerne les événements de dimanche.

L’héroïsme et la détermination qu’ont montré les jeunes Palestiniens en bravant les tanks et les balles pour faire valoir leurs droits nous rappelle les soulèvements révolutionnaires des jeunes et des travailleurs de Tunisie, d’Egypte, du Bahrein et d’autres pays du monde arabe. En affrontant l’état israélien ils manifestaient aussi leur méfiance vis à vis des régimes bourgeois arabes qui n’ont cessé de réprimer et trahir leurs peuples.

Au Liban, dimanche, les troupes libanaises ont aussi ouvert le feu sur des manifestants palestiniens pour les éloigner de la frontière. Et en Egypte, le régime militaire a envoyé des troupes et des policiers contre les milliers de personnes rassemblées devant l’ambassade israélienne au Caire en solidarité avec les Palestiniens. Les forces de sécurité ont envoyé des gaz lacrymogènes, ont tiré des balles de caoutchouc et des balles réelles et ont blessé des centaines de personnes.

La vérité c’est que Washington soutient la répression des régimes arabes réactionnaires et surtout il soutient l’oppression et la violence systématiques d’Israël contre le peuple palestinien.

La duplicité éhontée et l’hypocrisie de la politique étasunienne au Moyen Orient apparaîtra clairement la semaine prochaine. Obama fera un discours jeudi pour affirmer sa sympathie pour le "printemps arabe" -et dénoncera certainement par la même occasion la répression à laquelle se livrent les régimes de Kadhafi en Libye et d’Assad en Syrie.

Le lendemain il y aura une rencontre à la Maison Blanche avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu suivie d’un discours au Comité d’action politique américaine et israélienne (AIPAC), le principal lobby sioniste aux USA et on peut être sûr qu’il ne condamnera pas le fait de se servir d’armes automatiques et d’armes de tanks contre des réfugiés désarmés qui s’approchent de la frontière israélienne. Selon le porte parole de la Maison Blanche, le thème du discours à l’AIPAC sera "le lien indestructible entre les Etasuniens et les Israéliens et l’importance de cette relation."

Il est tout à fait clair que le moment ou le lieu que choisit Washington pour exprimer son intérêt dans les droits de l’homme n’a rien à voir avec des principes moraux universels mais bien plutôt avec des intérêts impérialistes.

Si un pays dont la politique ne convient pas aux objectifs géostratégiques des USA se livre à de la répression dans son pays -comme en Libye- cela sert de prétexte à une intervention impérialiste destinée à imposer un régime plus soumis à Washington et à assurer aux USA un meilleur contrôle des réserves de pétrole.

Mais si un autre pays qui est aligné sur les USA réprime dans le sang des civils désarmés, comme au Barhein ou comme en Israël, il reçoit un soutien tacite ou explicite de Washington.

En dépit du fait que "’les droits de l’homme" servent depuis longtemps de prétexte tout à fait hypocrite et mensonger à la guerre impérialiste, c’est précisément pour ce motif que toute une couche de soit-disant "libéraux" et "hommes de gauche" aux USA comme en Europe de l’ouest se sont ralliés à l’intervention de l’OTAN et des USA en Libye.

Juan Cole, professeur à l’université de Michigan en est un éminent représentant ; il utilise son blog Informed Comment (commentaires éclairés) pour promouvoir les soit-disant "rebelles" de Benghazi et célébrer les actions de leurs sponsors -le Pentagone et l’OTAN.

Lundi, Cole a posté un commentaire intitulé "le printemps arabe arrive en Israël" qui décrivait les meurtres aux frontières, récapitulait les crimes historiques de 1948 et condamnait la politique actuelle du gouvernement israélien. Il manquait toutefois quelque chose d’évident : il n’y avait aucune mention de l’aide financière et militaire massive des USA à Israël sans laquelle ces crimes contre les Palestiniens ne seraient pas possibles.

Il n’expliquait pas non plus pourquoi les USA se mobilisaient en faveur des "droits de l’homme" en Libye tout en soutenant des meurtres de masse et la répression en Israël.

Comme ils ont passé les deux derniers mois à défendre vigoureusement l’intervention impérialiste de l’OTAN et des USA en Libye, Cole et ceux de son espèce n’ont ni la crédibilité ni la détermination nécessaires pour s’opposer à la politique de Washington dans d’autres endroits de la région.

Les travailleurs et la jeunesse de Palestine entrent maintenant dans une nouvelle phase décisive de leur long et amer combat. Ils ne trouveront pas d’alliés parmi les gens soit-disant "de gauche" ni parmi les "libéraux" qui ont renié leur passé de pacifistes pour s’aligner sur l’impérialisme mais ils pourront s’appuyer sur les classes laborieuses qui se soulèvent partout au Moyen Orient -y compris en Israël- et sur celles des Etats-Unis et du monde entier.

Bill Van Auken

Pour consulter l’original : http://www.wsws.org/articles/2011/m...

Traduction : D. Muselet

URL de cet article 13728
http://www.legrandsoir.info/Les-massacres-d-Israel-aux-frontieres-et-l-hypocrisie-des-droits-de-l-homme.html
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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 14:12

Lu sur site: LE GRAND SOIR

 

Christine Lagarde emporte les primaires du PS pour l’élection au FMI.

En ce temps-là, Jean Jaurès (qui était de petite taille) se jucha sur un tonneau, s’agrippa à un réverbère et pointa un doigt vers la foule : « Le Comité des Forges distribue des logements aux prolétaires, paie le catéchisme des enfants, construit des écoles et des églises, organise des caisses de secours. Je pense que M. De Wendel en serait un digne dirigeant ».

Qu’est-ce que je débloque, moi ? Reprenons : « En ce temps-là, Martine Aubry et François Hollande (qui sont de petite taille) grimpèrent jusqu’aux micros et assénèrent au peuple de gauche abasourdi : « Pour remplacer le socialiste DSK, Christine Lagarde serait une respectable directrice du FMI ».

Théophraste R. (Qui va finir par regretter Guy Mollet, vous allez voir).

25 mai 2011

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