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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 09:16

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1920-2010

CELEBRONS LE 90ème ANNIVERSAIRE DE LA SECTION FRANCAISE DE L'INTERNATIONALE COMMUNISTE: LE PCF!

 

Décembre 1920 à décembre 2010: la section française de l’Internationale Communiste née au congrès de Tours a 90 ans.

 

Le PCF aura connu dans son évolution deux phases :

- l'une ascendante pendant laquelle le PCF comme force dirigeante des luttes ouvrières et populaires a permis les conquêtes sociales et démocratiques. Cette période est illustrée par des grandes dates : 1936 par le Front populaire antifasciste avec les 8 heures et les congés payés, 1945 par le Conseil National de la Résistance avec la sécurité sociale et la retraite par répartition, basée sur un salaire indirect payé par les patrons et une contribution salariale, et 1968 par un mouvement social et démocratique qui a procuré des hausses de salaires de 30%, des droits syndicaux renforcés, mais aussi l’émergence d’une « classe moyenne » et d’une aristocratie ouvrière bénéficiant d’une surexploitation des femmes embauchées en masse, des immigrés importés en masse et des néo-colonies de l’impérialisme français ;

- l'autre descendante durant laquelle le révisionnisme, l’opportunisme et le réformisme illustrés par « l’eurocommunisme », le programme commun de gouvernement avec le PS et l’abandon de la dictature du prolétariat vont progressivement s’emparer du PCF devenant de plus en plus le parti des « classes moyennes » et de l’aristocratie ouvrière de plus en plus bureaucratisée. Cette période est marquée par la participation au gouvernement en 1981, puis la « mutation » idéologique social-démocrate antisoviétique et anticommuniste en 1990-91, les travaux pratiques de la collaboration de classe dans le gouvernement de la « gauche plurielle », qui ont accompagné les défaites successives des luttes ouvrières et populaires prolongées par l’effondrement électoral du PCF. 90-eme-anniversaire-PCF.jpg

A chaque étape du processus réformiste, des communistes ont organisé la résistance à l’intérieur puis petit à petit à l’extérieur du PCF. Ainsi se sont formés à l’intérieur et à l’extérieur du PCF des réseaux et groupes de militants communistes engagés dans le combat pour reconstruire un mouvement communiste révolutionnaire organisé.

C’est la faillite même du révisionnisme, de l’opportunisme et du réformisme qui pose aux communistes dans et hors du PCF la question cruciale de reconstruire le PCF, né il y a 90 ans au Congrès de Tours en tant que section de l’Internationale Communiste, à l’appel du grand Lénine et impulsée par la grande Révolution Bolchévique d’Octobre 1917.

Le besoin d’un tel parti se fait sentir non seulement parmi les communistes éparpillés, voire encore divisés, mais ce besoin se fait sentir aujourd’hui comme une exigence même des luttes sociales et démocratiques contre les politiques de liquidation des conquêtes sociales et démocratiques de l’époque de l’existence de l’URSS et du camp socialiste, et de paupérisation des travailleurs et des peuples au centre du système impérialiste mondial que sont l’UE, les USA et les autres pays de la Triade (Japon, Canada).

Echangeons et débattons du PARTI COMMUNISTE dont le monde du travail et le peuple ont besoin et qui est indispensable pour faire la révolution prolétarienne, pour exproprier les patrons actionnaires du CAC40 et pour socialiser les grands et principaux moyens de production et d’échange, véritable solution à la crise du capitalisme.

 

                                                                         site: cercle Henri Barbusse

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 08:59
Le PCF était présent à Lisbonne !FVER-PCF
33 communistes français pour la paix, contre l’OTAN !
mardi 23 novembre 2010

Nous l’avions décidé lors de la rencontre de Marseille, et malgré les difficultés financières et logistiques du déplacement, nous étions 33 à faire le déplacement de Lyon à Lisbonne pour la manifestation dont avait pris l’initiative le PCP.

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Ce fut une aventure militante qui laissera des traces, de solidarité entre ses participants, de symbole politique pour le PCF et pour ses relations internationales

Et comme dans toute aventure, rien ne s’est déroulé comme prévu !

Blandine, l’organisatrice du voyage, et férue de voyages dans tous les coins du monde avait prévu des marges dans l’agenda... Arrivée prévue à l’aéroport à 8h30 pour un vol à 10h30... Arrivée à Lisbonne centre vers 13h pour une manifestation à 15h...

Sauf qu’à 9h00 dans le terminal 3 dédié aux "low cost" de St-Exupéry, une dizaines de camarades ont passé le sas, et subitement le reste est bloqué... on nous demande de quitter le terminal pour retourner dans l’aéroport... Discussions pour nous expliquer qu’un oiseau a endommagé le réacteur de l’avion qui aura du retard, certains parlent de 1h50, d’autres de 3h.... On négocie pour rester en groupe et finalement, une employée sympathique de EasyJet accepte de laisser le groupe passer...

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Mais le retard se confirme... 10h, 11h, 12h00.. il est de plus en plus clair que ce n’est pas qu’un oiseau qui justifie le décalage. La compagnie nous accorde un bon d’achat de 4€50 en compensation...

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Finalement, le vol est annoncé et décolle à 14h30. Le commandant de bord le confirme sans ambiguïté.. L’incident de l’oiseau a obligé à changer d’avion, mais c’est bien le problème des créneaux d’entrée au Portugal qui bloquait... On apprendra d’ailleurs que beaucoup de militants ont été bloqués aux frontières et que presque tous les vols de toutes origines pour Lisbonne étaient en retard...

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Visiblement, l’organisation des sommets internationaux est de plus en plus contrôlée.. La liberté de circulation, c’est pour les capitaux et ceux qui les servent !

On fait des calculs... si tout se passe bien, arrivée à l’aéroport à 16h (heure de Lisbonne), si on met une heure pour rejoindre le centre ville, on devrait participer à la fin de la manifestation !

Et effectivement, quand l’avion survole Lisbonne (magnifique !) , on voit la manifestation qui remplit la place du marquis de Pombal... On y est presque...

Mais l’aventure continue. A la police des frontières, on passe, et blandine recompte.. il en manque un ! C’est Theo, un jeune communiste qui a été retenu par la police des frontières. On arrive à le joindre.. la police l’interroge, et semble nerveuse depuis qu’elle a trouvé dans son sac à dos le blouson fluo orange marqué "OTAN go home !"

Theo reste calme. Marie-christine et deux JC décident de rester à l’aéroport et le reste du groupe cherche la navette... On la remplit très vite, elle devrait partir, mais rien ne se passe.. Après plus de 5 minutes, le chauffeur descend, remonte, une personne visiblement habilité monte et descend (nous n’avons pas de doute... RG ou équivalent !), puis des policiers arrivent. On commence à se dire qu’on ne verra peut-être pas la place du marquis de Pombal... Un policier demande à Edith de sortir. On montre sans s’énerver qu’elle n’est pas toute seule. Le député André Gerin s’avance... Les policiers insistent et font sortir Assumpta... Mais après quelques instants, ils font descendre trois autres jeunes filles, et relâchent Edit et Assumpta... Les avis sont divers sur cette arrestation : roms ? Fauche identifiée par la vidéo surveillance ? on ne saura pas, mais comme le dira Alain, descendant de portugais.. 40 ans de fascisme, ça laisse des habitudes..

Mais on est dans le pays de la révolution des oeillets...

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La navette démarre, mais bien sûr, elle ne peut approcher jusqu’à la place. Il nous reste donc encore 500 m à pied pour rejoindre la place, et 2km pour rattraper la manifestation...

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On avance d’un bon pas sur le trajet de la manifestation qu’on finit par voir en bas de l’avenue par la rangée de cars de police qui ferme la rue. JPEG - 179.1 ko

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Mais on voit un bâtiment avec du monde devant, qui visiblement a manifesté. Des banderoles, des drapeaux rouges.. C’est un bâtiment du PCP ! La discussion s’engage, le hasard a bien fait les choses. Nous allons pouvoir rencontrer le PCP !

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Un groupe (les plus jeunes), continuent pour rejoindre la manifestation qui est arrivée sur la place. Les autres rentrent en contact avec le PCP. JPEG - 106.3 ko

On organise un petit rassemblement de communistes Français devant le local du PCP

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Pour marquer l’évènement, on échange un drapeau PCF contre un PFP, les deux avec faucille et marteau

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Impressionnant local, une bibliothèque politique avec des classiques marxistes introuvables, y compris en Français, et un bar bien sûr... JPEG - 101.1 ko

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Les discussions sont parfois tâtonnantes... On avait vu des affiches d’un candidat "patriotique et de gauche" aux prochaines présidentielles. On retrouve un tract qui évoque le PS sans bien comprendre, y aurait-il alliance pour les présidentielles ? Pas du tout... Le tract dénonce au contraire la politque du PS et de la droite conte les salaires... Voilà de quoi discuter sur la conception d’une candidature portée par le parti communiste. Certains opposent en France, candidat du PCF et candidat de rassemblement. Au Portugal, pas d’hésitation, c’est le candidat du PCP qui est le candidat du rassemblement ! JPEG - 125.9 ko

Et bien sûr, la joie internationalise, et le bar aidant, les chansons sont reprises en plusieurs langues... On découvre alors le cri de ralliement rythmé des communistes portugais sur quatre temps : P C P ! P C P ! P C P !... JPEG - 65.5 ko

Et dans l’allégresse, on le prolonge P C F ! P C F ! P C F !... JPEG - 99.5 ko

il faut songer à organiser le repas et le retour à l’hôtel... Comment trouver un restaurant pour 33 personnes ? Un camarade portugais nous indique un lieu militant très typique... Finalement, il nous accompagne et sur le chemin, on rencontre un des 13 députés communistes Portugais JPEG - 125.5 ko

On invite bien sûr le camarade portugais qui nous conduit jusqu’au centre d’Alentejo... un palais d’origine maure, mosaïques, salles immenses, plafonds et murs peints, luminaires de château... qui a été "pris" à la révolution par les organisations militantes de la région de Alentejo, fief du PCP dans une région agricole. Des producteurs de la région qui ont bénéficié de la réforme agraire approvisionne ce lieu de rencontre militante géré par un communiste

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Les chansons reprennent. Après l’internationale et la jeune garde on nous demande Les Canuts et... Ma France ! Les badges PCF avec faucille et marteaux ont du succès...

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Un voyage qui marquera les communistes, jeunes et vieux, qui ouvre des possibilités de relations politiques entre le PCF et le PCP, qui fait vivre un PCF reprenant enfin son histoire et sa place dans le mouvement communiste international.

 

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 17:15

En Irak, les Chrétiens ont toujours été chez eux

novembre 2010

 


Le fait est, et le fait reste que les arabes chrétiens n’ont pas à se sentir chez eux : ils sont tout simplement chez eux, écrit Ramzy Baroud.

 

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Quelque que soit la diminution de leur nombre, comme pour le reste des Irakiens de tous les milieux, les Irakiens chrétiens demeureront des Irakiens.

Le dimanche 31 octobre quand un groupe armé a envahi une église à Bagdad, tuant et blessant un grand nombre de d’Irakiens chrétiens, c’était un nouvel épisode de l’horreur inimaginable dans ce pays depuis son invasion par les Etats-Unis en mars 2003. Chaque groupe d’Irakiens a fait face à de terribles dévastations en raison de cette guerre, dont la véritable ampleur commence à peine à être révélée.

Il est vrai que la situation en Irak était difficile avant la guerre. Après avoir visité le pays en 1999, je peux en témoigner. Mais les grandes difficultés supportées par beaucoup d’Irakiens, particulièrement les dissidents politiques, étaient d’une certaine manière une caractéristique typique des régimes autoritaires et dictatoriaux. L’Irak pouvait, à ce moment-là, facilement se comparer avec d’autres pays vivant dans de semblables difficultés. Mais ce qui s’est produit depuis la guerre [commencée en 2003] peut difficilement être comparé à n’importe quel autre pays ou à toutes les autres guerres depuis la deuxième guerre mondiale. Même en mettant de côté le nombre dévastateur de morts, l’ampleur des déplacements internes et de l’émigration forcée est terrifiante. C’est une nation qui avait plus ou moins maintenu un certain niveau de cohésion démographique à travers de nombreuses générations. C’était cette cohésion qui a fait de l’Irak ce qu’il était.

Les communautés d’Irakiens chrétiens ont coexisté aux côté de leurs voisins musulmans depuis des centaines d’années. Les églises des deux principaux groupes chrétiens, les Assyriens et les Chaldéens, remontent respectivement aux années 33 et 34 après Jésus-Christ. Un éditorial récent dans un journal arabe avait pour titre : « les Arabes chrétiens devraient se sentir chez eux. » Quel qu’ait été le contenu de l’article, le fait est, et le fait reste que les Arabes chrétiens n’ont pas à pas se sentir chez eux : ils sont tout simplement chez eux. Leurs racines remontent aux jours du Christ, et depuis lors ces communiqués ont gardé une identité unique et une histoire pleine de de fierté dans les plus difficiles des circonstances.

Je me souviens d’un groupe d’enfants irakiens d’une école pour les Chaldéens, parés de beaux uniformes bleu-foncé exécutant les nashids [chansons] du matin avant de rejoindre leurs classes. Ils étaient si innocents et si pleins de vie. Leurs yeux exprimaient les promesse et l’excitation du futur. Je redoute d’imaginer lesquels de ces enfants ont été tués, blessés ou déplacés de force avec leurs familles, comme des millions d’autres Irakiens de tous les milieux ethniques et religieux.

Aujourd’hui il n’y a plus que la moitié des Irakiens chrétiens qui vivent toujours dans leur pays, si l’on se réfère au recensement de 1987 qui avait dénombré 1,4 million de chrétiens. Leur nombre - à la suite des meurtres les plus récents qui ont suivi l’assaut des forces irakiennes dans l’église et les échanges de coups de feu avec les kidnappeurs - diminue rapidement. La pénible situation des Irakiens chrétiens semble très semblable à celle des Palestiniens chrétiens, dont le nombre diminue et continue de diminuer à cause de l’occupation israélienne de Jérusalem, de la Cisjordanie et de Gaza depuis 1967. La Diaspora chrétienne palestinienne est le produit direct de l’occupation israélienne et de sa main-mise sur la Palestine historique en 1948. Le gouvernement israélien ne voit aucune différence entre un palestinien chrétien et un palestinien musulman.

Mais rien de tout cela n’est considéré comme digne de discussion dans une grande partie des médias occidentaux, peut-être parce qu’ils risqueraient de blesser la sensibilité de l’occupant israélien. Les nouvelles préoccupantes venant d’Irak peuvent maintenant être manipulées en présentant la douleur des chrétiens comme une ramification d’un plus grand conflit entre des militants islamiques et les communautés de chrétiens en Irak.

Le fait est que la société irakienne a été longtemps connue pour sa tolérance et son acceptation des minorités. Il y a eu une époque où personne n’employait des appellations telles que shiites, sunnites et chrétiens ; il y a avait un seul Irak et un seul peuple irakien. Ceci a complètement changé, parce qu’une partie de la stratégie qui a suivi l’invasion de l’Irak était de souligner et de manipuler les délimitations ethniques et religieuses du pays, créant des clivages insurmontables. Sans un pouvoir centralisé pour guider et apporter des réponses collectives au peuple irakien, tout l’enfer s’est abattu sur lui.

Des hommes masqués se donnant le nom commode de militants mais sans identités précises, ont disparu aussi rapidement qu’ils sont apparus pour répandre leur violence à travers le pays. La confiance inter-communautaire qui a été le tissu de la société irakienne pendant ses plus dures périodes s’est dissoute. Le chaos et la méfiance lui ont succédé, et le reste appartient à l’Histoire.

Il n’y a aucune doute concernant la brutalité et la méchanceté insigne de ceux qui ont récemment causé la mort de 52 Irakiens chrétiens, dont un prêtre, dans la principale église catholique romaine de Bagdad. Mais traiter cette question comme une question parmi d’autres entre musulmans et chrétiens, ou la présenter comme le suggère avec un titre trompeur un communiqué de l’UPI : « les chrétiens d’Irak coincés entre la majorité musulmane shiite et la minorité sunnite », est une injustice majeure.

C’est également dangereux, parce que lorsque de telles notions deviennent acceptables, elles permettent à des puissances étrangères de justifier leur présence permanente en Irak sous le prétexte qu’elles sont là pour protéger ceux qui sont « coincés » au milieu. En fait, depuis des centaines d’années, chaque puissance coloniale au Moyen-Orient a employé cette logique pour justifier leur violence et leur exploitation.

En effet, nombreux sont ceux qui sont prêt à exploiter de telles tragédies pour servir leurs intérêts politiques ou pour justifier rétrospectivement leurs honteuses actions en Irak. Cette mentalité arrogante a poussé le stratège républicain Jack Burkman, dans un programme en langue anglaise d’Al Jazeera en mai dernier, à qualifier les peuples du Moyen-Orient de « groupes de barbares dans le désert. »

Une telle prétention démesurée est encore renforcée par des massacres tels que celui qui a visé les Irakiens chrétiens. Un soldat des Etats-Unis en Irak, cité dans une récente émission de Democracy Now s’est référé à la culture irakienne en parlant de « culture de la violence », prétendant que son pays essayait de faire quelque chose à ce sujet.

Où est l’introspection et la réflexion qui consisteraient à se demander ce qui a amené à la surface cette culture de « violence » ? Qui essaierait de voir ce « groupe de barbares » tout simplement comme des êtres humains qui, comme tous les autres, essayent de survivre, de défendre leurs familles et de maintenir un minimum de normalité et de dignité dans leurs vies ?

Quant aux « Chrétiens d’Irak », je dois être en désaccord avec cette appellation qui est largement diffusée dans les médias. Ce ne sont pas les « chrétiens d’Irak », mais les « Irakiens chrétiens ». Leurs racines sont aussi profondes que l’histoire de la Mésopotamie, leur histoire est aussi riche que les rives fertiles du Tigre et de l’Euphrate. Quelque que soit la diminution de leur nombre, comme pour le reste des Irakiens de tous les milieux, ils demeureront des Irakiens. Et leur retour à leur pays est seulement une question de temps.

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Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com.

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 16:53

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Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre 

                                 Karl Marx

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 16:39

On a les victoires qu’on peut : Michèle Alliot-Marie a, il y a quelques mois, par une simple circulaire, commis un attentat juridique d’une rare violence contre l’un des moyens les plus anciens et les plus efficaces de la contestation des Etats par les sociétés civiles, à savoir le boycott. Le 12 février, la Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d’un pays n’était qu’une «provocation publique à la discrimination envers une nation», punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Le ministère demande aux procureurs de la République d’assurer une répression «ferme et cohérente» de ces agissements.

Soyons justes : la paternité de cette brillante initiative revient au procureur général de Paris qui avait, dans son rapport de politique pénale 2009, suggéré que «les faits de boycott ou de provocation au boycott peuvent s’analyser, selon les espèces, soit en une provocation à la discrimination, soit en une discrimination ayant pour effet d’entraver l’exercice d’une activité économique». On peut rappeler les actions de ce type dans l’histoire : boycott du Royaume-Uni en 1930 initié par Gandhi contre la colonisation, boycott de l’Afrique du Sud dans les années 70 par les militants antiapartheid, boycott, à la même époque, par la communauté homosexuelle américaine d’une marque de bière qui refusait d’embaucher les gays ou, plus récemment, boycott des produits chinois par les soutiens de la cause tibétaine et des produits israéliens par les militants palestiniens… Pour l’ex-garde des Sceaux, il ne s’agit pas là d’entreprises de protestation et d’émancipation, souhaitables en démocratie, mais d’associations de malfaiteurs en vue d’attenter à la bonne marche du commerce, donc du monde.

La notion de discrimination ne peut s’entendre que d’une différence de traitement n’obéissant à aucun but légitime. Une action collective qui viserait à ne pas consommer de produits d’une entreprise parce qu’elle licencie ou délocalise sa production, ou d’un Etat parce qu’il maltraite ses minorités ne peut être qualifiée de discriminatoire, sauf à ôter aux consommateurs leur seul pouvoir, celui de ne pas de consommer n’importe quoi et n’importe comment. Que l’on se rassure : les Etats qui décideraient d’imposer un embargo à un pays étranger n’encourront pas les foudres de la loi pénale…

L’instrumentalisation d’un texte qui visait à combattre le racisme, le nationalisme et le sexisme est inadmissible, surtout lorsqu’elle vise à faire taire l’engagement citoyen. La circulaire en question, qui a su convaincre au moins un tribunal, constitue donc, pour la société civile, une régression d’une ampleur peu commune. Cette provocation s’est pour l’instant heurtée à un mur de silence. La pénalisation de la contestation est toujours une mauvaise nouvelle pour la démocratie. L’absence de contestation de la pénalisation, lorsque celle-ci ne répond à aucun autre objectif que celui de museler les peuples, n’en est pas une meilleure.

 

BENOIST HUREL
Secrétaire général adjoint du Syndicat de la magistrature

Publié sur Inversalis http://www.inversalis-productions.eu/blog/2010/11/il-est-desormais-interdit-de-boycotter/

 

                                                           site: Vendémiaire

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 16:22

                                                                              

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 Un chant bien connu nous enjoint de « tirer l’esprit du cachot ». Ce cachot métaphorique, nous y sommes toujours enfermés, bien que nos barreaux soient dorés et nos chaînes numériques. Attachés nous sommes, à la pensée dominante – le masque idéal du brigandage mondialisé.

 

  Mais lorsque le racket ne nous laisse plus que les yeux pour regarder la télé, alors les masques tombent peu à peu, et nous entrevoyons, nue, toute la violence du profit qui nous écrase. L’écart entre notre réel et la vision qu’ils en proposent devient un gouffre que leurs sondages peinent à mesurer.

 

 Ce qui manque, souvent, c’est d’apercevoir, au-delà de nos frontières, les mêmes sous d’autres masques. Trop lointains peut-être ? Ou est-ce le regard qui demeure trop métropolitain ? L’Internationale est un chant exigeant…

 Ainsi, on s’en va répétant ce que l’ordre du jour des geôliers nous impose. Le dissident chinois, le prisonnier cubain, le terroriste palestinien, le dictateur vénézuélien, la menace iranienne, font la une et aiguisent les signatures prestigieuses des mêmes qui, face à nos colères et nos révoltes, font la grimace et opposent la fatalité du marché et sa dictature.

 

  Si l’ignorance de ce qui se cache derrière ces masques lointains concourt à renforcer l’impérialisme, si elle met en péril les expériences évidemment discutables (mais qui veut bien en discuter ?) en Amérique Latine, si elle aide à étendre la colonisation, à banaliser l’occupation, si cette ignorance finalement sert la guerre à venir, elle n’est toutefois pas que (tout) cela.

 

   Notre révolte, notre conscience de sa nécessité, ici et maintenant, face aux fossoyeurs de nos retraites, seront les victimes collatérales de défaites lointaines si nous continuons de croire ceux qui les présenteront comme des « victoires de la démocratie ». Il leur sera facile, alors, de nous remettre dans leurs pas, si nous croyons que les Chinois sont à l’origine de nos maux, si nous acceptons la fable du péril iranien, ou si nous nous coupons nous-mêmes des résistances des autres. Des nôtres, pour être exact.

 

  L’Internationale est un bien nécessaire, comme on le chante à Cuba. Cuba confrontée au terrorisme yankee, lequel est doublé du terrorisme intellectuel le mieux payé de la planète, si l’on en croit la comptabilité des occupants de Guantanamo, les fils des assassins du Che. Ça ne vous fait rien, mais 5 prisonniers politiques cubains croupissent depuis 12 ans dans les geôles de la « plus grande démocratie du monde », celle qui choisit Pinochet  et ensanglanta le Nicaragua. […]

 

 Dans notre « ¼ d’heure en Palestine », nous recevrons Leïla, une jeune palestinienne qui a vécu 7 ans derrière les barreaux de l’occupant, et Youssef, militant des droits humains en Palestine. Ils sont les invités de l’association Amitié Lille Naplouse, une amitié dont il faudrait rappeler le sens à Madame Aubry, laquelle condamne, lors de ses dîners sionistes, la solidarité avec nos amis, tout en réactivant la sienne avec ce que l’excellent journaliste israélien Gidéon Levy a qualifié de « ville la plus raciste d’Israël » : Safed. Le « dialogue » invoqué par la dirigeante « socialiste » pour justifier sa « neutralité », c’est un de ces fameux masques.

 

"l'heure de l'mettre"
radio campus lille 106,6

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 16:16

"VOYAGE au PAYS du CAPITALISME SAUVAGE"

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Pour toutes les personnes qui n'ont pu assister à la projection du film de E Porsia sur les lowcost intitulé

"VOYAGE au PAYS du CAPITALISME SAUVAGE"

le 22/11/2010 à la Salle des Congrès d'Ajaccio, peuvent se rendre sur le site http://www.bakchich.info/Ryanair-va... ou de la CGT Transports http://verite-lowcost.com/

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 17:10

Dominique BUCCHINI au CONGRES des MAIRES de HAUTE-CORSE le 20/11/2010

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« LA PROBLÉMATIQUE DU FONCIER ET DU LOGEMENT EN CORSE : LE ROLE DES MAIRES »

Je ne saurais commencer mon intervention sans vous remercier de m’avoir invité à participer à vos travaux d’autant que ceux-ci concernent d’une part, une problématique centrale pour la Corse - la problématique du foncier et du logement - et d’autre part, le rôle des maires qui sera en effet essentiel, notamment, lors de la mise en œuvre opérationnelle de la politique concernée.

Qu’il me soit donc permis de rappeler, succinctement, à la fois l’importance et l’interaction de ces questions, avant de souligner les caractéristiques propres à chacune d’entre elles.

L’importance de ces questions se mesure, notamment, par leur prégnance au sein des différents espaces insulaires où les actions volontaristes des communes et des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) ne suffisent plus à endiguer la demande en matière de logement ainsi que l’augmentation tendancielle du prix du foncier, nourrie parfois par des actions spéculatives.

Ces problématiques doivent être en effet appréhendées dans le cadre de leur interaction : les collectivités locales ne peuvent stimuler la construction neuve, assurer une meilleure répartition territoriale de l’habitat social et favoriser une baisse significative des loyers, freiner la spéculation dans les zones littorales, lutter contre le mitage et le gaspillage de l’espace insulaire … sans la définition d’une stratégie claire et ambitieuse en matière de maîtrise du foncier accompagnée de la mise en place rapide des outils nécessaires.

C’est bien pour cela que la majorité territoriale en a fait un des axes prioritaires de l’actuelle mandature avec les « Assises du Foncier et du Logement » dont l’objectif est, comme l’avait rappelé Madame la Conseillère Exécutive en charge de ce dossier, « d’aboutir, d’ici le début 2011, à des propositions concrètes et à la mise en place d’une véritable stratégie politique en matière de logement et de foncier, cohérente avec le souci du développement économique et social de l’île ».

La question foncière - la question de la terre - est une donnée transversale à l’ensemble des politiques publiques dans les domaines de l’habitat, de l’agriculture, du tourisme ou de l’environnement.

La problématique du foncier se présente, bien sûr, en termes différents selon les types d’espaces considérés, très schématiquement, selon que l’on se trouve sur la côte ou à l’intérieur ; il est clair que notre littoral attire les convoitises et ce, au mépris de l’intérêt général et du respect de notre environnement.

La question foncière est une question d’importance pour le développement économique, en particulier pour l’agriculture. Elle est fondamentale aussi pour les aménagements urbains, gros consommateurs d’espaces, et enfin, pour la préservation du patrimoine naturel.

Dans un contexte de renchérissement du coût du foncier et de nécessité croissante d’économiser l’espace, la conduite d’une politique foncière est devenue le corollaire indispensable à toute politique de l’habitat. Ainsi, le problème foncier apparait de manière récurrente parmi les causes qui expliquent la situation tendue dans le domaine du logement : l’insuffisance de terrains constructibles cumulée avec des prix souvent prohibitifs, constituent pour les opérateurs, autant d’obstacles à la construction de logements.

En effet, la situation du logement en Corse, qui résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs, génère des conséquences négatives telles qu’une offre locative à l’année très réduite dans le parc privé, un taux très faible de mobilité dans le parc social avec, en corollaire, une augmentation des prix, tant pour l’accession à la propriété que pour la location. Les loyers ayant eux-aussi augmenté plus vite que le coût de la vie, le poids de l’ensemble des dépenses de logement dans le budget des ménages s’est fortement accentué.

Selon l’INSEE, il manquerait plus de 6 000 logements sociaux, étant précisé qu’actuellement, 80% de l’offre se concentre dans les zones urbaines d’Ajaccio et de Bastia. Par ailleurs, un certain nombre de tendances se confirment, telles que la vacance de logements dans les espaces ruraux et la poursuite de la péri-urbanisation, 20 % de la population vivant en périphérie des villes.

Ainsi, l’augmentation de l’offre de logements dans le cadre d’un juste rééquilibrage en faveur du logement social, le soutien à l’activité économique aussi bien que la valorisation durable des espaces naturels et agricoles, passent par une politique de régulation foncière au bénéfice des collectivités locales.

Le projet de création d’un Etablissement Public Foncier (EPF) s’inscrit parfaitement dans cette stratégie dont l’efficience - eu égard aux enseignements que l’on peut tirer d’autres expériences conduites dans ce domaine - reposera nécessairement sur le respect de quelques principes de base, parmi lesquels :

  • Un principe de pérennité, sur le moyen et le long terme afin de pouvoir développer une véritable action régulatrice du marché foncier notamment sur les sites à enjeux qui ne manquent pas chez nous,
  • Un principe de sélectivité et de progressivité dans la mesure où les champs d’intervention peuvent être très coûteux,
  • Un principe de cohérence des interventions dans l’espace et dans le temps, les mutations foncières ayant toujours un impact sur le marché foncier environnant,
  • Un principe de partenariat intégré qui doit s’exprimer clairement, tant dans la composition et le rôle du conseil d’administration de l’EPF, qu’à travers les divers partenariats opérationnels à mettre en place avec certains opérateurs régionaux existants, tels que la Safer et le Conservatoire du Littoral.
Les démarches de définition puis de mise en œuvre de nos politiques foncières nécessitent que nous puissions disposer de projets de territoires à des échelles géographiques et de temps pertinentes, ces projets devant être déclinés dans des documents de planification adaptés (SCOT, PLU, …).

Ce qui m’amène tout naturellement à évoquer à nouveau le logement puisque la mise en œuvre d’une politique en ce domaine repose sur de nombreux acteurs, et en particulier, les collectivités territoriales ayant la maîtrise de leur urbanisme sur leur territoire.

Et ce n’est sans doute pas l’effet du hasard si « l’élaboration des documents d’urbanisme » est le premier point inscrit à l’ordre du jour de cette journée au cours de laquelle nous aurons, très certainement, des échanges fructueux qui nous permettront d’avancer sur ces questions de fond.
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 09:59

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Dernière ligne droite avant les législatives en Moldavie, les communistes sont donnés vainqueurs

Le Parti des Communistes de la République de Moldavie obtiendrait 56 mandats au parlement selon un sondage de l'institut AVA.MD
Dernière ligne droite avant les législatives en Moldavie, les communistes sont donnés vainqueurs
Le sondage donne à la coalition libérale pro-européenne (Parti libéral-démocrate, le Parti libéral et Parti démocratique) un résultat de 45 mandats pour les élections législatives. Ainsi le PLD obtiendrait 25 sièges, le PD 11 sièges et le parti d'extrême droite - PL - pas plus de 10 sièges. Le parti de l'actuel Président par interim de la République (Mihai Ghimpu), Alliance pour Notre Moldavie n'entrerai pas dans le prochain Parlement.

Le sondage annonce la victoire du Parti des Communistes mené par l'ancien Président de la République, Vladimir Voronin. Lors des dernières élections le PCRM avait obtenu 45,1% des voix et 48 députés.

Le sondage réalisé jeudi 18 Novembre par AVA.MD à la demande du Centre d'analyse stratégique et de prévisions Est-Ouest sur un échantillon de 1580 personnes de 72 localités. La marge d'erreur est de 2 pour cent. 101 sièges sont a pourvoir.

Dernière ligne droite avant les législatives en Moldavie, les communistes sont donnés vainqueurs

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 09:32

Prix de la Collectivité Territoriale de Corse 2010 : les ouvrages présélectionnés

Jeudi 18 Novembre 2010



Le Prix de la Collectivité Territoriale de Corse, institué en 1984 par l'Assemblée de Corse, récompense chaque année les meilleures œuvres littéraires ou scientifiques relatives à la Corse, rédigées en langue corse et en langue française. 

Chacun de ces prix est doté de 5 000 €. 

Pour le Prix 2010 sont admis à concourir les ouvrages parus entre octobre 2009 et le 30 septembre 2010. 


Prix de la Collectivité Territoriale de Corse 2010 : les ouvrages présélectionnés
Le Jury du Prix de la Collectivité Territoriale de Corse, nouvellement constitué, s'est réuni le 17 novembre 2010 afin de désigner ses Président et Vice-président et de déterminer, parmi les treize ouvrages en lice, ceux composant la présélection.

Le Jury a élu, à l'unanimité de ses membres, Marie-Hélène Ferrandini en tant que Présidente et Rolland
Rinaldi en tant que Vice-président.

Quatre ouvrages en langue corse et cinq en français ont été retenus.

Il s’agit, pour les livres en langue corse, de :

"Tarra matre" d'Olivier Ancey, aux Editions Albiana
"A petracori" d'Anghjulu Canarelli, aux Editions Cismonte è Pumonti 
"Motti" de Petru Casanova, aux Editions Alain Piazzola
"Passa è veni" de Ghjacumu Thiers, aux Editions Albiana

et, pour les livres en langue française, de :

"Les Corses et la question coloniale" de Francis Arzalier, aux Editions Albiana [ouvrage que nous avons recommandé dans ce blog, il y a quelques temps_U Cursinu Rossu_]
["La Corse du jeune Bonaparte" d'Antoine Casanova, aux Editions Albiana
"Le paysage végétal de la Corse" de Jacques Gamisans, aux Editions Albiana 
"Bois et meubles corses" d'Abel Raclot et Pantaleon Alessandri, aux Editions Cismonte è Pumonti 
"Rencontre" de Jacques Renucci et Toussaint Mufraggi, aux Editions Alain Piazzola 

 
La réunion de désignation des lauréats se tiendra le 6 décembre prochain.
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