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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 14:39

 

                                 "PEUPLES D'EUROPE REVOLTEZ-VOUS!"

 

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Banderole au pied de l'Acropole avec l'inscription "Peuples d'Europe - Révoltez-vous". Les employés de la fonction publique grecque ont entamé mardi une grève de 48 heures, premier test de la capacité du gouvernement de George Panpandréou à mettre en oeuvre les nouvelles mesures d'austérité négociées avec l'Union européenne et le FMI. Ministères, perceptions, écoles, hôpitaux et services publics ont fermé leurs portes.

(Reuters/Pascal Rossignol)

 

Des militants du Parti communiste grec ont déployé une banderole sur les murs au pied de l'Acropole avec l'inscription "Peuples d'Europe-Révoltez-vous""

 

Le conservateur du site ne semble pas avoir apprécié. Rappelons-lui que ce n'est pas la première fois que le Parti Communiste Grec(KKE) a investi l'Acropole.

Le communiste Manolis Glézos avait arraché le drapeau allemand, remplacé par le drapeau grec, pendant l'occupation nazie. 

 

"Pour l'instant, les manifestations antigouvernementales n'ont rassemblé que quelques dizaines de milliers de personnes, mais la colère semble gagner l'opinion publique grecque depuis la présentation dimanche de mesures draconiennes pour réduire le déficit budgétaire du pays.

Athènes a promis aux pays de la zone euro et au Fonds monétaire international une politique de gel des salaires et de réduction des montants des retraites en échange d'un plan d'aide de 110 milliards d'euros sur trois ans.

Un sondage réalisé vendredi par l'institut ALCO, avant l'adoption du plan d'aide, montre qu'un Grec sur deux est prêt à descendre dans la rue pour s'opposer aux mesures d'austérité.

La presse grecque relaie mardi les inquiétudes de la population qui redoute de voir les classes moyennes et les retraités payer pour des années de corruption et de fraude fiscale responsables de la crise budgétaire que connaît le pays.

"Il va être très difficile de convaincre les gens que la facture sera bien payée par les responsables et par ceux qui en ont les moyens mais ne paient pas", écrit le quotidien de centre droit Eleftheros Typos.

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 14:20

 

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Les syndicats grecs engagent l'épreuve de force contre le gouvernement et sa cure d'austérité, en appelant fonctionnaires et enseignants à cesser le travail et à descendre dans la rue mardi, à la veille d'une grève générale qui devrait paralyser le pays. Environ 200 militants du parti communiste, à l'avant-garde de la mobilisation, ont occupé mardi matin le site de l'Acropole, à Athènes, où ils ont déroulé une banderole géante. "Peuples de l'Europe, soulevez-vous", pouvait-on lire en grec et en anglais sur une banderole, accrochée au rocher de l'Acropole sur le flanc faisant face à l'entrée principale du site.

"Nous voulons envoyer un message dans toute la Grèce et dans toute l'Europe", a expliqué le député communiste Nikos Papaconstantinou, à la radio Flash."Des mesures qui éliminent les acquis sociaux sont prises dans toute l'Europe. Mais la colère populaire va venir à bout des organisations impérialistes", a assuré le député. Les militants ont réussi à pénétrer sur le site, placé sous étroite surveillance, brandissant des drapeaux rouges, sans empêcher les touristes de poursuivre leur visite de l'Acropole, l'un des monuments les plus fréquentés au monde. Ils ont quitté les lieux en milieu de matinée.

Grève dans l'aviation civile


Le parti communiste grec KKE et son émanation syndicale, le Pame, sont coutumiers de ce genre d'opérations coup de poing et médiatiques. Cette opération intervient au premier jour d'une grève de 48 heures dans la fonction publique et à la veille d'une grève générale à l'appel des deux grandes centrales syndicales du privé et du public. Les syndicats espèrent mobiliser contre le nouveau plan de rigueur adopté dimanche par Athènes en contrepartie d'une aide financière de 110 milliards d'euros sur trois ans de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

Ces mesures drastiques prévoient notamment la suppression des 13e et 14e mois de salaire dans la fonction publique, et des 13e et 14e mois de pension pour tous les retraités, compensées par des primes pour les plus bas revenus. Une manifestation, à l'appel du syndicat des fonctionnaires, l'Adedy, était prévue à la mi-journée dans le centre d'Athènes. La grève des fonctionnaires devait paralyser les ministères et les municipalités, et les hôpitaux fonctionnaient avec du personnel d'astreinte.

Une grève dans l'aviation civile devait perturber dès mardi les liaisons intérieures et Olympic Air prévoyait d'annuler 42 vols intérieurs ainsi qu'une liaison Athènes-Londres. Aegean Airlines a supprimé 17 vols intérieurs. Mercredi, tous les vols internationaux seront cloués au sol, les contrôleurs aériens devant participer à la grève générale. Les fédérations de commerçants ont appelé leurs membres à se joindre à la grève, mais il est difficile de prévoir l'ampleur de leur mobilisation, les commerçants d'Athènes ayant annoncé leur intention d'ouvrir leurs magasins.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 08:48

                  Site : http://caiusgracchus.blogspot.com/

Pour nous souvenir de la Grèce. Une des plus belle et célèbre chanson du grand Tsitsanis au temps où la Grèce était occupés par les nazis où il chantait "dimanche à ciel couvert, tu ressembles à mon coeur toujours gris" cette "plainte à peine voilée" était un "hymne à peine déguisée à la patrie meurtrie"

 

 

                                                

 

 

 

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 08:37
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Le fondateur de la légion du Christ ou le charme discret de la pédophilie franquiste… par danielle Bleitrach

Décidemment l’Espagne n’en finit pas de sortir les cadavres du placard, et non seulement en Espagne mais dans les ex-possessions d’Espagne en Amérique latine, où il s’agit d’entretenir les liens avec l’oligarchie et la CIA. Pourtant ce nouveau scandale n’est pas aussi isolé que ce qu’il paraît de celui concernant le juge Garzon, menacé d’être radié pour avoir prétendu ouvrir l’enquête sur les crimes franquistes. En effet, comme dans l’affaire Garzon, nous découvrons, ce qu’a été réellement la transition “dite démocratique” mais surtout monarchique et permettant de maintenir en place tout l’appareil franquiste, un appareil répressif mais aussi hégémonique, par les tribunaux, le sabre et le goupillon, l’hypocrisie et le vice, le cadavre décomposé de Franco empuantit l’Espagne. Il, continue à mener la lutte contre le communisme, l’athéisme, toutes les formes de progrès pour le plus grand profit de la classe dominante. Et quand on découvre qui était en réalité le fondateur de la légion du christ, une véritable secte bénéficiant de toute la bienveillance du PPE et d’Aznar, on a l’impression d’être dans un film de Bunuel.  

Malgré Guernica, la légion Azul, Franco sut faire reconnaître ses mérites de rempart contre le communisme aux alliés qui se reconvertissaient dans la guerre froide. Il offrit l’Espagne aux bases américaines et put continuer à garotter en paix. Mieux, et on le voit avec le fondateur de la légion du Christ, comme les Etats-Unis installaient des Barbie le nazi pour “tenir” la turbulente Amérique latine, la CIA sut faire appel à l’appareil hégémonique franquiste, à ses congrégations comme appareil hégémonique de soumission des masses. Ce n’est donc pas un hasard si en 1941, un prêtre mexicain Marcial Maciel a fondé  la légion du Christ, une congrégation sur le modèle des jésuites et sur ses buts proche de l’opus dei. Cette organisation, étonnez-vous en,  eut bientôt  tous les appuis nécessaires pour connaitre une réussite fulgurante. Souvenez vous que le pape de l’époque eut lui même quelque complaisance pour le nazisme, et qu’il sut surnager à l’heure des épurations, toujours en rendant les mêmes services au capitalisme et à l’impérialisme qui avait pris le leadership, les Etats-Unis: la lutte anti-communiste.

Est-ce que la transition “démocratique” allait mettre en question ce bel échaffaudage,, point du tout. Certes l’Etat espagnol était déclaré non confessionnel mais la Constitution citait tout de même l’Eglise d’une façon ambiguë : «Les pouvoirs publics maintiendront des relations de coopération avec l’Eglise catholique… et les autres confessions.» Deux mois après l’adoption de la Constitution, le pouvoir politique de l’époque annonce la signature d’accords avec le Saint-Siège. En fait il a s’agi avec l’appui de puissantes congrégations liées à Rome de tenir le système éducatif en particulier celui destiné à former l’élite de la nation, mais aussi d’entretenir des liens étroits avec l’Amérique latine.

 Le système Aznar fut l’expression la plus parfaite de toutes ces alliances nauséabondes qui manifestèrent leur nuisance en entraînant dans l’expédition irakienne non seulement les peuples d’Espagne mais un certain nombre d’Amérique latine. Il fut l’allié indéfectible des Etats-Unis dans leur croisade contre Cuba, qu’il porta au coeur de l’Europe et qui se poursuit aujourd’hui comme en témoigne le vote récent du Parlement sous présidence espagnole contre Cuba. Car par parenthèse jamais les socialistes n’osèrent réellement affronter l’appareil franquiste, ni au moment de la transition, ni aujourd’hui. Ils agirent comme leur organe de presse El Païs fondé par un franquiste, ils continuèrent à préserver l’unité nationale à travers l’anti-communisme, la chasse aux basques et la haine contre Cuba et contre les rebelles d’Amérique latine. Ils se soumirent à l’extrême-droite et leur accordèrent toute latitude, ne dénonçant jamais par exemple la participation d’Aznar au coup d’Etat contre Chavez, pas plus qu’aujourd’hui ils ne dénoncent le Honduras, ou la Colombie.  Il ne faut jamais oublier que  l’élection  d’Aznar fut financée par la mafia de Miami, c’est-à-dire la CIA. Qu’encore aujourd’hui dans différentes universités des Etats-Unis, mais aussi de france, par exemple à Aix en provence (l’université paul Cézanne), la fondation d’Aznar joue un rôle occulte. Nous avons parlé de ces faits en analysant la dite fondation dans un article de ce blog.

 Ne croyez pas que parce comme on va le voir on découvre que le fondateur de la légion du Christ avait des moeurs dissolues cela remette en cause les bases du pouvoir. Le système perdure parce qu’il appartient à un jeu qui dépasse toutes les révélations qui peuvent paraître le mettre en cause un instant.

Donc l’impact du franquisme est aussi celui d’un système éducatif fondée sur l’excellence du privée. Un tiers des établissements scolaires espagnols sont privés, la quasi-totalité catholiques. Des centres financés en partie par l’Etat, qui paie notamment les salaires des professeurs. Et c’est le champ ouvert aux influences occultes et à la constitution de véritables réseaux de pouvoir. A Pampelune, la très célèbre université de Navarre, est sous tutelle de l’opus deï , à Bilbao ce sont les jésuites, ce que j’ai toujours tendance à considérer comme un moindre mal, mais à saint francisco de Salamanque, c’est la légion du christ. Le fin du fin en matière de pratique religieuse mais le diplome est côté, les entrepreneurs lui ont fait une réputation, on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Les entrepreneurs qui ont propspéré durant le franquisme, la presse encore dans leurs mains vantent sans retenue l’excellence d’une formation pieuse et qui endoctrine de bonne manière, aux frais de l’Etat, les futurs cadres de la nation. Si l’on détruit par ailleurs le système d’éducation public, met en cause le caractère scientifique de ses formations, l’asphyxie faute de moyens, on aide encore la création de ces pôles d’excellence. cela participe d’une reconquista plus large, celle de l’assaut par les monopoles financiarisés des 2000 millions de dollars qui sont sur la planète consacrés à l’enseignement essentiellement par les Etats et que ces monopoles cherchent à s’attribuer, affaire de gros sous que la dépossession des missions de l’Etat qu’il s’agisse de l’école ou de l’armée, mais aussi constitution d’appareils mercenaires prêts à la croisade.

L’espagne qui se croit sortie du franquisme s’éloigne du catholicisme mais le pouvoir, le PPE, en particulier le franquiste Aznar soutiennent les congrégations ultraconservatrices comme l’opus dei et les légionnaires du Christ. Aznar a été même jusqu’à imposer l’enseignement religieux à tous les élèves.En Espagne, les Légionnaires et les membres de Regnum Christi son pendant laîc seraient plus de 40 000. «Les Légionnaires du Christ, comme d’autres congrégations semblables, véritables “Eglises parallèles”, tels Communion et Libération ou le Chemin néocatéchuménal cherchent surtout de l’influence dans le monde politique, celui de l’entreprise, notamment pour leurs financements, ou celui de l’éducation. L’éducation, parce qu’ils veulent former les leaders de demain.» Comme d’autres, les Légionnaires du Christ étendent peu à peu leur influence dans les écoles et collèges privés ou les universités.

 Ce qui m’a toujours étonné c’est que ceux qui sont si prompts à dénoncer les dangers d’islamisation en Europe n’aient jamais contesté l’influence européenne de ces mouvements sectaires. Il s’agit en effet de secte cultivant le secret et l’endoctrinement, alors ce qui se découvre aujourd’hui n’a rien de surprenant. Si au lieu de chasse la burqa, ou même tout en la chassant, nos vertueux députés s’intéressaient à ces gens qui par le biais de l’Europe étendent leurs réseaux d’influence, s’ils considéraient la manière dont le gouvernement Sarkozy installe des “fondations” pour circonvenir les universités, ils feraient d’étranges découvertes et mesureraient ce qu’est réellement l’Europe chrétienne.

 Donc la légion du Christ a été fondée au Mexique en 1941 par le prêtre Marcial Maciel, il a eu jusqu’à sa mort la faveur de  Jean-Paul II. Le fondateur s’était même installé auprès du Saint Père à Rome et vivait à ses côtés une amitié exaltée, par la conscience de leur mission commune, en finir avec l’athéisme, le matérialisme le communisme corrupteur. Jean Paul II  voyait  dans la légion du Christ l’instrument d’une “nouvelle évangélisation” apte à lutter contre l’influence préoccupante en Amérique latine des évangélistes, et aussi de la théologie de la libération ou du moins ce qu’il en reste.  La Légion du Christ et son bras séculier, Regnum Christi, sont très puissants au Mexique, évidemment, avec notamment l’université Anáhuac de Mexico, la plus prestigieuse du pays ; dans les autres pays d’Amérique latine, terre de «reconquista» religieuse pour Jean Paul II ; et aussi, plus récemment en Europe, particulièrement en Espagne. «L’Espagne est à Dieu, l’Espagne est pour le Christ, ne laissez pas l’ennemi voler cette belle Espagne que Dieu a prise avec lui», s’exclamait Marcial Maciel en 2001 lors d’un congrès des familles de Regnum Christi à Francisco de Vitoria. «L’ennemi», ce sont «les athées, les maçons», en général tous ceux qui «veulent détruire la famille, corrompre la femme, corrompre l’enfance».

On s’interroge sur celui qui prononce ces mots et qui par ailleurs mène ce que le catholiscisme considère comme une vie dissolue. Non seulement, il avait femme et enfants de différentes femmes, mais aussi violait à ses moments perdus les jeunes séminaristes. Les plaintes se multipliaient mais Jean paul II, littéralement obsédé par son projet politique de reconquête spirituelle sur le communisme athée aimait cet homme qui avait si bien réussi au Mexique et qui avait les faveurs d’un pouvoir espagnol qui le recommandait à toutes les oligarchies fascisantes d’Amérique latine.

La congréagation qu’il avait fondée reposait non seulement sur une discipline de fer mais sur la totale soumission et admiration, vénération du dit fondateur. Et voici que l’on apprend que  Rome s’apprête à mettre sous tutelle la congrégation religieuse  «le» modèle de réussite pastorale dans l’Église catholique.

Tout en dirigeant et développant  cet ordre religieux dont l’ambition était de devenir l’équivalent des jésuites du XXIe siècle (formation longue, discipline et obéissance absolue aux supérieurs, vénération du fondateur), le père Maciel a utilisé son autorité pour abuser sexuellement de jeunes séminaristes à côté d’un goût pour les femmes qui lui fit avoir plusieurs enfants de différentes mères, et l’une d’entre elle étant à demeure . On lui reproche aussi d’avoir usé de stupéfiants et d’avoir plagié son ouvrage spirituel de référence sur un auteur espagnol inconnu. Il est difficile de faire mieux en matière de violation de la loi sacerdotale, on ne peut en lisant ce palmares s’interroger sur la foi de celui qui agit ainsi, sur sa double morale, et imaginer quelque conceptions sadiennes où l’exercice du pouvoir sur les faibles remplace tout autre considération. Imaginez ce drogué,, anticommuniste violant un jeune séminariste avant d’aller converser avec son ami Jean paul II sur la manière obsessionnelle d’installer ses pions contre le communisme athée. Oui il faudrait la plume d’un Sade ou la caméra d’un Pasolini pour décrire ces jours de Sodome.

Que de tels gens aient présidé après la deuxième guerre mondiale au maintien d’un système qui étale son caractère mortifère destructeur des hommes et de la planète, qu’il châtient impitoyablement ceux qui leurs résistent, les transforment en criminels, massacrent, pillent, au nom de Dieu, a une logique qui dépasse les turpitudes du fondateur.

Longtemps la congrégation des Légionnaires a nié ce qu’elle considérait comme des rumeurs diffamatoires contre la réussite de l’œuvre du père Maciel, effectivement sans équivalent récent dans l’Église catholique. Mais des plaintes pour abus sexuels sur des séminaristes parvenues en 1995 sur le bureau du cardinal Ratzinger ont donné lieu à une enquête secrète de la congrégation pour la Doctrine de la foi, dont les conclusions ont amené Benoît XVI – une fois élu pape en 2005 – à exiger du père Maciel la pénitence et une vie retirée du monde, à 85 ans on peut se faire une raison. Depuis sa mort en 2008, il avait 88 ans, les rumeurs n’ont cessé d’être vérifiées par le Vatican et finalement reconnues par la congrégation qu’il avait fondée.

Aujourd’hui le fait est avéré  et la légion du Christ est sous tutelle pas pour avoir été le relais des crimes franquistes non seulement pour avoir eu à sa tête un prêtre qui violait les jeunes séminaristes et faisait des enfants à des femmes, prenait des stupéfiants. Rien sur les activités occultes, elles continuent à être approuvées,  rien sur l’hypocrisie de celui qui au nom de la vertu proclamait  sa haine des communistes, maçons, athée bref la racaille dont franco avait si opportunément débarrasé l’Espagne.

Le Pape va nommer prochainement un « délégué » pour diriger cette congrégation et «redéfinir le charisme de la congrégation des Légionnaires du Christ». Selon un «chemin de profonde révision», assure le Vatican. Gageons que la réforme n’atteindra pas en profondeur la “mission” de formation d’élites franquistes pour l’Espagne et l’Amérique latine , et pourquoi pas toute l’Europe..

Ce sont ces gens là qui mènent la bataille contre Cuba, le Venezuela et imposent leur ligne ultraconservatrice à l’Europe… Quand est-ce qu’on comprendra de quoi et avec qui a été construite cette Europe là…

Danielle Bleitrach

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 08:27
A l’occasion de la fête du Travail, les Communistes d’Arménie se sont réunis au centre d’Erévan
Défilé des communistes d’Arménie le 1er mai à Erévan « En avant, Camarades ! »
Rassemblés dès 11 heures près de la statue de Sarian, armés de drapeaux rouges et de nombreuses banderoles, ils défilèrent sur l’avenue Machdots, Khorénatsi et Chahoumian, malgré la pluie incessante. Une manifestation dans la liesse avec musique désirait rappeler aux citoyens de la République d’Arménie, les « jours heureux de la période de l’Arménie communiste » avec des slogans rappelant la réalité de l'Union Soviétique.

Près de la statue de Stepan Chahoumian l’une des plus importantes figures communistes du début du XXe siècle, Roupen Tovmassian le Premier secrétaire du Parti communiste d’Arménie a pris la parole pour affirmer que seul de communisme pouvait donner sa juste place au travailleur. Lors du défilé, un slogan « En avant l’Arménie ! » revenait sans cesse.
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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 07:51

 

1may10-athina6 Défilés massifs du PAME pour le 1er mai en Grèce

 


La réponse des travailleurs au capital



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les mobilisations du 1er mai organisées par le Front militant de tous les travailleurs (PAME) dans 75 villes de toute la Grèce, ont été un tournant dans les mobilisations du mouvement de classe au cours de la dernière période. La participation a dépassé celle enregistrée lors de toutes les manifestations précédentes puisque des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses, de jeunes, de retraités et d'immigrés, de travailleurs indépendants ont affiché leur détermination à lutter contre les nouvelles mesures anti-ouvrières et anti-populaires décidées par le gouvernement social-démocrate de concert avec les unions et les organisations impérialistes telles que l'UE et le FMI et avec le soutien du parti conservateur du ND et du parti nationaliste du LAOS.



1may10-athina4Des dizaines de milliers de travailleurs et en particulier les jeunes – à qui cette année le jour du travail était dédié – se sont rassemblés une fois de plus et dans une conjoncture difficile et critique derrière le PAME, la force la plus importante et celle qui exprime véritablement les intérêts de la classe ouvrière dans le mouvement syndical et ouvrier et dans les luttes.



La participation des travailleurs a prouvé, qu'une fois de plus, ils ont tourné le dos aux partis opportunistes et aux directions collaboratrices des confédérations syndicales du privé (GSEE) et du public (ADEDY) qui cherche des aménagements dans le cadre de l'Union Européenne soi-disant favorable au peuple, la disculpant de manière choquante en l'opposant avec le FMI et en nourrissant des illusions sur la possibilité  de la formation d'un  Pacte de stabilité différent, « bon » dans le cadre de l'UE impérialiste. Leurs rassemblements n'ont pas seulement été marqués par une faible participation mais aussi par des incidents montés de toutes pièces et animés par des agents provocateurs. Tout cela pour éloigner la grande masse des travailleurs de la lutte et pour être reproduits dans les médias afin d'étouffer les slogans et l'ampleur des manifestations du PAME qui sont dirigées contre les objectifs de la ploutocratie.



Comme l'a noté le principal intervenant du rassemblement du PAME à Athènes: « Au nom de tous les morts de notre classe et de la jeune génération, le PAME appelle la classe ouvrière à mener la lutte pour affronter l'offensive brutale visant tous les peuples en Europe. »


 

Les nouvelles mes1may10-athina2ures annoncées par le gouvernement samedi 2 mai sont littéral eme nt une boucherie: ils suppriment le 13ème  et le 14ème mois de salaire dans le secteur public et les transforment en une prime; tout comme le 13ème et le 13ème mois de retraite (à la fois dans le privé et dans le public); ils gèlent les salaires dans le public et dans le privé pour trois ans; ils défendent des mesures de sécurité sociales telles que l'augmentation de l'âge de départ à la retraite; ils imposent des coupes  drastiques dans les retraites; ils augmentent le seuil des licenciements de 2 à 4% des effectifs totaux d'une entreprise. Par ailleurs, ils imposent une augmentation de la TVA sur les biens de consommation de 21% (après les augmentations d'il y a deux mois) à 23%, la suppression des conventions collectives, les coupes drastiques dans les allocations sociales et chômage en particulier, les licenciements massifs dans le secteur public et les collectivités locales. 



Mais ces mesures comprennent surtout l'élément le plus important pour permettre l'augmentation des profits capitalistes, c'est la remise en cause complète des relations de travail tout en garantissant de nouveaux avantages scandaleux au grand capital. Dans le même temps, ils préparent le terrain pour la suppression complète du 13ème et 14ème mois de salaire et de retraite tant dans le privé que dans le public.


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Les forces de classe du PAME apportent une réponse militante à cette vague de mesures anti-ouvrières. Ils appellent le peuple à être vigilants et à partir pour une nouvelle grève générale le mercredi 5 mai. Avec le slogan « C'est à la ploutocratie de faire banqueroute », ils appellent les travailleurs à participer de manière encore plus déterminée aux piquets de grève et aux manifestations du PAME dans tout le pays.



« Peu importe com bien de milliards ils prêtent à l'État grec, cela ne veut rien dire pour le peuple. Après tout, le capital continuera à exploiter les travailleurs encore plus durement et ce système politique en décrépitude continuera à les piétiner et à les intimider, il continuera à avoir besoin de travailleurs à la tête basse », a déclaré Aleka Papariga, secrétaire-général du KKE lors de la manifestation du 1er mai.



Au nom du K1may10-athinaKE, elle a aussi rejeté les rencontres en grande pompe entre dirigeants politiques qui, comme elle l'a affirmé, « ne visent qu'à donner l'impression que le peuple y consent ». De plus, le KKE a déclaré « qu'il n'y a absolument aucune nécessité à rencontrer les représentants de la 'troïka' (UE, BCE, FMI) » et a donc refusé de participer à une telle rencontre comme l'ont fait les syndicats jaunes et les partis bourgeois.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 07:14

                 Grèce : les riches n’ont rien à craindre

                                   Par José Fort

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Le gouvernement socialiste grec reprend à son compte une phrase d’Alphonse Allais : « Il faut prendre l’argent où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. Bon, d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent mais il y a beaucoup de pauvres. »

Le programme dit de « rétablissement des comptes » exigé par l’Union européenne et le FMI se résume en un super plan d’austérité, une « première » pour les pays de la zone euro, un chantage contre le peuple grec, des mesures considérées par la plupart des commentateurs en France comme un « mal à surmonter », comme s’ils nous préparaient à subir le même sort.

 

Qui va souffrir de la hausse de la TVA, des baisses de salaires, du gel des embauches, des restrictions en matière de santé et d’éducation, du départ à la retraite à 67 ans sinon les plus pauvres ? Avez-vous remarqué que dans les mesures annoncées par le gouvernement grec aucune ne concerne directement les grandes fortunes ? Or, ces prédateurs sont à l’origine des difficultés de la Grèce. Ils volent au fisc chaque année 20 milliards d’euros. Le « New York Times » en faisait récemment la caricature en signalant que 324 résidents d’Athènes avaient déclaré avoir une piscine alors qu’un survol aérien fixait le chiffre à 16.974.

Il y a plus grave. Le journal britannique le Telegraph annonçait à la fin de la semaine dernière que depuis le mois de janvier dernier d’importants mouvements de fonds étaient enregistrés depuis les banques grecques vers des banques internationales telles HSBC ou encore la Société générale. Plusieurs milliards d’euros de nouvelles liquidités ont pris le chemin de ces banques internationales affirme le Telegraph qui estime les transferts à 5 milliards d’euros au mois de janvier, 3 en février. Au mois de mars, les transferts ont frisé selon d’autres sources les 6 milliards d’euros. La Suisse, la Grande Bretagne et Chypre sont les principales destinations de ces fonds, la Suisse arrivant largement en tête de l’accueil des fortunes grecques.

 

Comment expliquer le silence entretenu sur ces mouvements de fonds ? Les grandes fortunes grecques planquent leur fric et n’ont pas d’inquiétude quant à leur sort. Les pauvres paieront la note.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 07:09

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http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/petain-ou-le-regime-de-l-exception-74088


Et puisque Jean-Marie Le Pen a remis ça sur Pétain, eh bien je vais y revenir aussi. Pour bien montrer ce qu’état le régime de Pétain. Celui d’un fascisme qui ne disait pas son nom. Et à quoi distingue-t-on un quelconque fascisme ? A son arbitraire. Et de cela, j’ai un superbe exemple, en ce qui concerne Pétain extrait d’un livre rare sorti en 1972 : pendant longtemps, en France, on a rien su de cette sombre histoire (1). Autant vous la rappeler aujourd’hui où un leader d’extrême droite se prenant pour Xavier Vallat tente de redorer le blason du vieux maréchal qui a entraîné la France dans ce qu’elle a de pire. Ce que je vais vous décrire aujourd’hui, c’est l’horreur d’un tel régime, qui ne fait aucun cas de l’individu, au profit de sa seule gloriole. Un régime qui s’est situé au-delà des règles démocratiques, un régime, qui ce faisant, était bien devenu fasciste et dictatorial. 

 

Le livre dont je vous parle commence tout de suite par une surprenante copie : celle de la réponse du ministre de l’intérieur de l’époque, René Pleven, ancien président du Conseil (en juillet 1950), à la demande de l’auteur, Hervé Villeré, d’enquêter sur cette sombre affaire et d’accéder au dossier. Sa réponse fut significative : c’était non, et son excuse celle-ci : "il importe en effet d’éviter au plus haut point de porter préjudice à des intérêts privés, et de réveiller des passions dans l"opinion publique". Qu’y avait-il de si douloureux à dire, ou quels pouvaient bien être ces fameux intérêts privés ? Trente années après les faits, on avait toujours pas le DROIT d’en parler ? Et pourquoi donc ?   Nous sommes déjà en 1941, et les allemands sont en France depuis l’été 1940. Les petits français ont beau chanter "Maréchal, nous voilà  !"dans les écoles, par obligation, la radio de Paris chanter tous les jours les louanges de l’occupant (avec l’ineffable Jean Hérold-Paquis), le Maréchal s’afficher partout en sauveur de la patrie, en créateur de la "France Nouvelle", la mayonnaise ne prend pas. Certains s’obstinent à résister. Le vilain mot. Résister à ce vieillard à la voix rassurante ? Oui, car derrière lui se cache un régime où des individus fort peu recommandable sont apparus. Tel Pierre Pucheu, un entrepreneur (c’est lui derrière la marque de machines à écrire Japy) venu des Croix de Feu et du PPF de Jacques Doriot, un homme dévoré d’ambition qui a vu dans l’arrivée des allemands la chance de sa vie. Son arrivisme est sans limites, et il franchit donc vite les échelons ministériels : tout d’abord simple secrétaire d’État à la Production industrielle, choisi par Darlan, il devient secrétaire d’État à l’Intérieur le 18 juillet 1941. Puis ministre de l’intérieur moins d’un mois après, le 11 août. Jusqu’alors, note Villeré dans son livre, il n’avait jamais voté... ce qui en fait un parfait ministre chez Pétain !   L’homme, en bon industriel, a une certaine vision des choses sur le travail, qui n’est pas sans rappeler certains discours actuels, vision que l’on trouve dans les "Nouveaux cahiers", une revue créée par son ami Jacques Barnaud, lui aussi issu de la Banque-collaborationiste- Worms  : "on ne peut pas avec un pays de 40 millions d’habitants dans le désordre, faire les armements d’un pays de 8o millions d’habitants, militarisé. On ne peut pas être puissants si l’on travaille quarante heures ; quand en face on travaille soixante heures ; si l’on tient à manger à sa faim, quand en face on se prive de tout ; si l’on se dispute quand en face on obéit ; si l’on ne veut pas d’enfants quand en face on interdit le célibat ; si l’on exporte son argent, quand en face la sortie des capitaux est punie de mort ; si l’on est en paix quand en face on est en guerre..." On voit tout de suite à quoi rime sa défense du capitalisme : à vilipender le monde ouvrier, les années 36 et les communistes. Et au passage "le manque d’obéissance"... Pucheu règle avant tout des comptes. Avec le Front Populaire.   Le pays soumis aux restrictions d’un état allemand qui va littéralement et systématiquement le piller, ça gronde chez les français. Certains s’enhardissent même, et vont commettre les premiers assassinats d’allemands. La résistance s’organise, qui oblige Pétain à sortir du bois. Pour faire passer la pilule d’une dictature déguisée, Pétain va faire en août 1941 un des discours dont il avait le secret : celui du "vent mauvais", où il fustige ce qui selon lui se passe en France à ce moment là : "L’autorité de mon gouvernement est discutée", dit-il, avant de serrer la vis. Se présentant comme l’homme nouveau, il s’en prend aux "partisans de l’ancien régime et des serviteurs des trusts" : bizarrement, cette phrase fait écho parfaitement avec la mise en garde de René Pleven ! Le "vent mauvais" dont parle Pétain a une odeur en effet nauséabonde : c’est celle de son fascisme, qui n’arrive plus à se cacher sous la casquette d’un vieux maréchal débonnaire.   Dans la foulée, Pétain annonce en effet la dissolution des mouvements politiques : on est bien en dictature : les fonctionnaires doivent désormais lui prêter serment de fidélité. La république à vécu. Remplacée par de l’idolâtrie, ou pas beaucoup moins. Beaucoup ont également retenu le volet "hitlérien" de ce discours de Pétain : "Quant à la collaboration offerte au mois d’octobre 1940 par le chancelier du Reich, dans des conditions dont j’ai apprécié la grande courtoisie, elle est une oeuvre de longue haleine et n’a pu porter encore tous ses fruits. D’autres tâches absorbent le gouvernement allemand, des tâches gigantesques où se développe, à l’Est, la défense d’une civilisation, et qui peuvent changer la face du monde...". Ceci pour Hitler, et cela pour Mussolini  : "à l’égard de l’Italie, nos rapports sont également régis par une convention d’armistice. Ici encore nos voeux sont d’échapper à ces relations provisoires, pour créer des liens plus stables, sans lesquels l’Ordre européen ne pourrait se construire... " C’est clair, Pétain en souhaite davantage, de collaboration. A en surprendre les allemands eux-mêmes, comme le relèvera Paxton, qui note bien le projet de Vichy d’en finir avec la République.. Et Pétain de brandir au final la menace : "un long délai sera nécessaire pour vaincre la résistance de tous ces adversaires de l’ordre nouveau, mais il nous faut, dès à présent, briser leurs entreprises, en décimant les chefs". A défaut de décimer, ce pourquoi il avait déjà montré un talent certain en 1917, Pétain choisira au hasard de pauvres individus déguisés en responsables : c’est ainsi que l’on fait en dictature. C’est ainsi qu’il fera.   Aussi, quand les premiers officiers allemands tombent sous les balles des résistants, en plein Paris, notre bon vieux Maréchal sent bien que cela peut ruiner ses rêves "d’ordre européen", de fascisme européen, de "civilisation qui peut changer la face du monde". Aussi trouve-t-il que les 32 condamnations à mort prononcées et les 18 éxécutées l’année précédente ne sont peut-être pas assez aux yeux de l’occupant. Fernand de Brinon, sympathisant hitlérien, "ambassadeur de France auprès des Allemands" (qui sera fusillé en 1947) se fait remonter les bretelles dans ce sens par Otto von Stülpnagel (2), le commandant militaire de la Wehrmacht à Paris. L’homme est un militaire autoritaire, et souhaite que Vichy règle ces problèmes de police seul, tout en arrêtant lui-même à tour de bras (ce qui nourrit la résistance, exacerbée par ses exactions !). Les actions de résistance continuent, donc. Parfois, ce sont de simples démonstrations de ras-le-bol. Parfois faites par des très jeunes gens, bien courageux, souhaitant carrément provoquer les occupants, du haut de leurs quinze ans, pour certains d’entre eux ! "Le mercredi 13 août, à 19 heures, un groupe d’une centaine de jeunes gens, garçons et filles, de quinze à vingt-cinq ans, a débouché du métro Strasbourg- Saint-Denis, et s’est dirigé vers la place de la République,entraîné par un drapeau tricolore que porte l’étudiant Olivier Souef. Ils chantent la Marseillaise, et crient « A bas Hitler ,« Vive la France », « Vive l’Angleterre », « Vive l’Union soviétique ». La police française établit des barrages. Les troupes allemandes interviennent. Le cortège est dispersé boulevard Saint-Martin entre le théâtre de la Renaissance et celui de l’Ambigu. Dix-huit manifestants sont arrêtés. Plusieurs d’entre eux, blessés, dont Henri Gautherot, sont transportés à l’Hôtel-Dieu, et gardés par la police française. Les autres, dont Samuel Tyszelman, sont emprisonnés au quartier allemand de, la prison de la Santé. Le surlendemain, 15 août, le Tribunal spécial militaire allemand siège dans les salons de l’Automobile Club, place de la Concorde, et prononce sept condamnations à mort, dont deux frappent des manifestants du 13 août : Gautherot, tourneur sur métaux, qui a jeté par terre un Allemand et a aussitôt reçu deux balles dans la cuisse ; Tyszelman artisan chapelier qui, pris en chasse, a été découvert dans la cave d’un immeuble où il s’était réfugié. D’origine polonaise, il était naturalisé français, mais il restait juif (3)." Les deux seront tués dans le bois de Verrières. Henri Gautherot, blessé, sera fusillé sanglé à sa civière, dressée sur le poteau... comme Pétain avait fait fusiller en 1917.    Le 21 août, en plein Métro de Barbès, une officier allemand, Alfons Moser, est assassiné par "Fredo", alias Pierre Georges (4)....plus connu sous le nom du "colonel Fabien", qui sort du métro en disant à son complice Gilbert Brutstein "Tyszelman est vengé". A l’annonce de la nouvelle, Pucheu éclate de rage, et les allemands exigent aussitôt six morts d’otages en représailles, et pour les choisir, réclament la création d’un "tribunal extraordinaire". Pour être extraordinaire, il va être hors-normes. On va créer de toutes pièces et en une journée seulement une juridiction à part, les "sections spéciales", qui va décider de guillotiner (pour faire plus "civil" que de fusiller) des personnes choisies au hasard (enfin pas exactement) puisque les véritables assassins n’ont pas été arrêtés. Pour ce faire, on va créer une loi à effet rétro-actif, qui permet de puiser dans les geôles qui on veut et de rendre la loi effective avant l’assassinat de Moser. Une loi signée par Maurice Gabolde, totalement inféodé à Pétain, et cosignée par le Garde des Sceaux du moment, Joseph Barthélemy (5). Gabolde remplacera Barthélémy en 1943. Elle vise essentiellement les communistes, l’ennemi juré du Pétainisme. En effet, les communistes, la bête noire de Pétain : "C’est un député français, François Chasseigne (qui sera chargé de mission à la Propagande au Secrétariat général de l’Information sous Vichy), qui le 16 janvier 1940, demande la peine de mort contre les communistes. Il précise que cela doit se faire, je cite, «  sans autre forme de procès » et avec « pour certains d’entre eux, le coup de pistolet derrière la nuque ». C’est un autre député français, Georges Barthélemy, président de la commission chargé de la « déchéance » des députés du PCF, qui précise le 20 février, toujours de la tribune du parlement : « Thorez, Catelas et tant d’autres devraient non pas subir le feu d’un peloton d’exécution, ce serait leur faire trop d’honneur, mais être poussés sous le couperet de M. de Paris ». Un an plus tard, il pourra être satisfait : Catelas est guillotiné sur décision des juges de Pétain et de Laval".   Car pour parfaire le tout, Pucheu va émettre une recommandation aux magistrats nommés pour l’occasion : il lui faut au final au moins un communiste, un ouvrier... et un juif. Le résumé qu’en fait Pierre Dux à Pierre Tchernia, lors de l’interview sur le film de Costa Gavras où Dux joue le rôle du procureur général Cavarroc est un très bon résumé de cette pratique de la loi rétroactive. Et décrit encore mieux l’engrenage qui mène à la généralisation du système : l’exception devient alors ordinaire. Les juges vont se convaincre eux-mêmes que de faire ainsi évite d’autres morts. Maurice Gabolde, lui, suit son mentor, Philippe Pétain (6). Ils ont tort. Les allemands l’ont bien compris, qui n’auront la première fois que trois guillotinés sur les six réclamés. Le 1er septembre, le colonel Speidel, affirme que « M. Pucheu a décidé d’accélérer les procédures de justice. Les exécutions françaises continueront à avoir plus d’effet que les exécutions allemandes », et qu’il « est souhaitable de renforcer les pouvoirs du ministre français de l’Intérieur ». A l’étranger, Roosevelt a bien compris ce qui se passe. Tuer des otages innocents renforce la résistance, c’est le signe, quelque part, selon lui, d’une profonde faiblesse : celle du rejet du projet allemand et Vichyste "d’ordre nouveau". Comme le dit aussi Paxton, " la crise d’août 1941 montre aussi comment Vichy, pris au piège de l’armistice, en vient à se faire de plus en plus complice de la répression ennemie". (in "La France de Vichy", p.218)   Comment va-t-on les choisir et qui va le faire ? Le procédé, purement pifométrique, sera infect (7) : "Mais alors, qui prendre ? demande Dupuich à Dayras. « Je n’ai pas entendu ce que Dayras a répondu à Dupuich, raconte Gabolde. Quand il a raccroché, le chef du service central du Parquet m’a seulement dit : « Dayras fait confiance « au Parquet général. »« Et Dupuich a recommencé à brasser les dossiers. Il en a relevé deux, je ne me souviens pas des noms, mais c’étaientdes noms juifs, et il a alors ajouté « - Il faut prendre des juifs, au moins un juif... ». La sélection dure à peine vingt minutes. Finalement Dupuich dépose deux piles sur le bureau de M. Cavarroc, treize dossiers, qui portent chacun sur leur première page un nom coché d’un trait bleu par l’avocat général. « J’ai fait un tri, monsieur le procureur général. Ici, à gauche, les affaires qui m’ont paru les plus graves ; le reste est moins sérieux. » Cavarroc regarde les deux piles, la plupart des dossiers sont minces ; deux ou trois seulement ont quelque volume. « Quels sont les cas graves ? » Dupuich soulève, un par un, les dossiers :« Sampaix... dit-il ... Woog et Trzebrucki.. et puis... Bastard... Bréchet... Guyot..". (Villeré, page 294). Lucien Sampaix, grande figure de la résistance, qui avait si bien dénoncé le caractère antisémite du régime, avant même son accession au pouvoir, arrêté par des français, sera fusillé par les allemands au Mont Valérien avec Bernard Friedman le 15 décembre 1941, en même temps que Gabriel Péri. Les juges des sections spéciales l’avaient écarté de la guillotine car ils craignaient une trop grande réaction des communistes si des français le guillotinaient...   Abraham Tzebrucki avait été arrêté le 25 mai 1941 : motif : "a envoyé de l’argent en faveur d’organismes contrôlés par la IIIe internationale"  : il possède en fait des timbres de l’association polonaise caritative "Solidarité" (pas celle des années 60). Le 9 juillet, il est condamné à 5 ans de prison pour cela : on se doute bien que son statut de juif ne l’a pas aidé : il portait l’étoile jaune. André Brechet, militant communiste l’a été le 27 juin. Il sera passé à tabac à trois reprises par la police française, puis envoyé à la Santé le 3 juillet. Le 18 août, après s’être défendu seul il écope de 15 mois de prison pour avoir détenu un tampon et une machine à écrire Ronéo. Il pense alors l’avoir échappé belle. Emile Bastard, qui a eu maille à partir avec la justice dans les années trente pour de menus délits est arrêté le 11 janvier 1941 gare Montparnasse où il devait prendre un train pour Lorient, où il avait trouvé un travail. Il est déféré pour "menées et propagande communiste", alors qu’il n’a jamais participé à quoi que ce soit de la sorte : il écope de deux ans d’enfermement. Il se mariera à la prison de la Santé. Le 26 août, malade, il est admis à l’hôpital de la prison. Le 27 août, les trois, choisis au hasard en 20 minutes, mais en respectant la directive de Pucheu, sont condamnés expéditivement à mort, et guillotinés dès le lendemain, le 28. Leurs proches l’apprendront plus tard. Le jour même, les allemands fusillent toujours de leur côté, notamment à Lille ou meurent Alfred Delattre, Marcel Delfly et André Lefebvre, pour sabotages. Le 29, l’admirable Henri Louis Honoré d’Estienne d’Orves (8), jeune polytechnicien talentueux, résistant sous le nom de "Châteauvieux", chef du réseau Nemrod, avec ses camarades Maurice Barlier et Yann Doornik, est fusillé au Mont-Valérien.   Ça ne suffit toujours pas. Les allemands réclament toujours trois têtes de plus : Vichy leur offre sur un plateau le 23 septembre, où sont guillotinés Adolphe Guyot, Jacques Woog, et Jean Catelas, député communiste de la Somme qui s’était engagé en 1936 dans les Brigades Internationales. Tous trois condamnés à mort, pour "reconstitution de cellules communistes dissoutes et activités criminelles contre la sûreté du pays". Vichy guillotine des représentants élus de la République : ça n’en est donc plus une ! Horreur des horreurs, ce jour-là, un charbonnier, Foscardi, est condamné aussi à mort (mais son nom ne figure pas sur la plaque : a-t-il été considéré de droit commun seul ?). Un magistrat affirmera cyniquement qu’il représentait une "prime au retard" pour les allemands ! Des allemands eux aussi cyniques, mais perspicaces, note Villeré : "Plus tard, le 14 novembre, le colonel Speidel, puis le général von Stulpnagel s’étonneront auprès de M. de Brinon que les Français « n’exécutent, ni ne condamnent des personnes de condition aisée, appartenant aux classes supérieures de la nation »". Vichy avait choisi ses victimes : des communistes, des ouvriers, et des juifs. Le résumé à rebours de son régime, celle d’une "révolution nationale" dédiée à la petite et grande bourgeoisie, lorgnant vers l’ancien régime. Le 23 juillet 1942, trois autres seront exécutés, et le 30 avril 1944 neuf autres encore. Dix-huit au total. "Morts pour que vive la France" dit la plaque de la Santé. Pour qu’elle vive, sans que Pétain ne revienne jamais, ou que l’on vienne l’encenser à nouveau.   Je laisse Hervé Villeré rédiger l’épilogue : "les corps de Bastard, de Bréchet et de Trzebrucki ne sont pas encore mis en terre, que le maréchal Pétain arrive, à 10heures 15, à Auch. Après la réception à l’Hôtel de ville, le chef de l’État assiste à des danses régionales. Puis, à la cathédrale Sainte-Marie, l’archevêque d’Auch l’accueille sous le porche."Grâce à vous, monsieur le Maréchal, la France s’est ressaisie. Elle s’est détournée des doctrines funestes que de mauvais bergers lui avaient enseignées." Ensuite le Maréchal va déjeuner. Au menu : des truites, du canard, et un saint-honoré". Voilà ce qu’était Pétain, et les gens qui le soutenaient : des gens sans conscience.   Marcel Bertone, fusillé à 21 ans au Mont Valérien avait laissé une lettre à sa fille : "ne baisse pas la tête parce que ton papa a été fusillé" (préface du livre de Villeré). Quand on meurt debout à cet âge sans baisser les yeux face au peloton d’exécution, et que l’on veille à garder la même tête haute à ses proches, c’est qu’on a une haute idée de ce qu’est un Etat, qui ne veut pas se soumettre au fascisme et à la dictature. Pour lui, et pour les autres, je ne laisserai jamais dire, ici ou ailleurs, que le Maréchal Pétain aurait pu être un bienfaiteur de la France, ou qu’il aurait pu "aider" les juifs. Le petit chapelier guillotiné ne peut être oublié de la sorte. Une démocratie véritable n’agît pas comme il a agit, en faisant devenir l’exception la règle de son gouvernement abject qui a guillotiné au hasard des innocents. En leur nom, et au nom d’un fusillé de 21 ans, je ne peux laisser salir ces mémoires.    PS : J’ai habité Paris six ans, dans le XIV ème, pas très loin d’où habitait Coluche (il habitait rue Gazan). Un jour, je suis tombé à l’angle de la rue de la Santé et de la rue Jean Dolent sur une plaque qui m’avait bien intrigué. Apposée en fait sur un des murs de la prison de la Santé. Celle où l’on célébrait la mémoire de "18 antifacistes". Tous guillotinés, mais cela je ne le savais pas encore. J’ai noté sur un calepin le nom des trois premiers, qui bizarrement été séparés des autres : Brechet, Trzebrucki (9), Bastard. Un communiste, un juif, un ouvrier, fils de forgeron : tout ce que haïssait Vichy, tout ce que détestait Pucheu. Rentré chez moi j’ai cherché qui ils étaient. Sans rien trouver : à l’époque, il y avait peu de documents disponibles. Puis, par hasard, je suis tombé sur le livre de Villeré, quelques semaines à peine après. Je l’ai toujours. Je n’avais pas vu, à sa sortie, hélas, le film de Gavras. Je me suis rattrapé depuis.   Re-PS : quand à élucider le mystère de la phrase de Pleven, il ne faut pas chercher très loin... dans la magistrature. Lisez-donc cet édifiant hommage rend au procureur Raoul Cavarroc, écrit en 1961 par un dénommé Fénié, "avocat général à la Cour de cassation"... vous y trouverez pourquoi aussi longtemps le sujet avait été rendu tabou. L’homme a tranquillement continué sa carrière malgré sa participation aux sections spéciales.     (1) C’est grâce au réalisateur Costa Gavras que les français découvriront ce que furent les "sections spéciales", en 1975, dans le film du même nom : l’adaptation très fidèle du livre de Villeré. Il faudra encore attendre six années de plus pour qu’un universitaire, Michel Bergès, découvre des papiers attestant de l’implication de Maurice Papon dans la déportation des juifs de Gironde. La France a découvert fort tardivement ce qu’avait été réellement le Pétainisme : on comprend mieux la phrase de Pleven qui ouvre le livre de Villeré : pendant longtemps, près de 40 ans, le sujet est resté tabou. Plusieurs magistrats restés en activité avaient fait partie de ses sections spéciales. Quant au rôle des machines mécanographiques, il ne sera connu qu’en 2001 seulement....   (2) Otto von Stülpnagel est le cousin d’Heinrich von Stülpnagel, qui lui succédera à Paris, ce dernier fera partie du complot pour assassiner Hitler, et en tant que tel sera lui-même pendu à un croc de boucher le 30 août 1944, après une tentative ratée de suicide ! Otto, lui, ramené en France en 1948 pour y être jugé pour ses exactions sera retrouvé pendu à la prison du Cherche-midi. Pour mémoire, c’est lui qui avait fait arrêter et fusillé... Guy Moquet, parmi les vingt-sept fusillés du camp de Châteaubriant.   (3) Hervé Villeré, "L’affaire de la section spéciale" p.154   (4) La fille de Georges témoigne dans son livre : "Une histoire familiale dont le drame des camps de la mort n’est pas exclu puisque Andrée, l’épouse de Pierre Georges fut déportée au camp de Ravensbruck (juillet 43) .... Raymonde, l’épouse de Daniel Georges (frère de Pierre) périra quant à elle dans le camp d’Auschwitz en mai 43. "   (5) Barthélémy mourra d’un cancer de la gorge le 26 mai 1945.   (6) Gabolde fuira en Allemagne durant l’Eté 1944, puis en Espagne avec Laval et Abel Bonnard. Il sera condamné à mort par contumace le 13 Mars 1946. Il mourra en Espagne en 1972, où il avait bénéficié de l’asile politique (Franco mourra en 1975). Un autre personnage aura le même réflexe : Léon Degrelle.      (7) Georges Dayras, secrétaire général du ministère de la justice, pourtant condamné à mort le 15 mars 1946, deviendra plus tard administrateur de la Compagnie Fermière de Vichy (voir aujourd’hui) et mourra en 1968. Sa peine avait été commuée en travaux forcés à perpétuité, et en1951, il bénéficiera d’une liberation conditionnelle. Victor Dupuich, avocat général, chef du service central du Parquet Général ne sera jamais poursuivi et mourra en 1957. Vous avez dans la carrière d’après guerre du premier une partie de la réponse de Pleven sur les "porter préjudice à des intérêts privés"... Sur Dupuich, le discours d’Henri Gégout, Avocat général, à l’annonce de son décès vaut aussi largement celui sur Cavarroc : "Ce rôle de direction, il l’assume aux jours sombres de l’occupation allemande : sans se départir de sa bonne grâce naturelle, il adopte, pour le bien général, une attitude de prudente réserve envers les suspects, je veux dire ceux qui composent avec les maîtres de l’heure, mais, à ses familiers, à ceux qui témoignent de leur patriotisme, il confie tous ses sentiments : ses sympathies sont acquises à la Résistance". C’est un peu gros, là... Les guillotinés ont été passés à la trappe par l’avocat général.... son "au moins un juif", tout le monde l’a oublié...   (8) D’Estienne d’Orves, avant de mourir, laissera ce formidable message d’espoir derrière lui : "N’ayez à cause de moi de haine pour personne, chacun a fait son devoir pour sa propre patrie. Apprenez au contraire à connaître et à comprendre mieux le caractère des peuples voisins de la France".   (9) Vichy aura la guillotine facile avouera Gabolde à Villeré : "Sous la 111e République, on ne guillotinait jamais les femmes. Or, en janvier 1941, on en a guillotiné une (Elisabeth Lamouly) à Bordeaux. Le Maréchal avait refusé d’accorder sa grâce. Je m’en souviens, parce que toute la magistrature fut surprise. Le 6 février 1942, aussi, on a guillotiné une femme (Georgette Monneron), à la Petite Roquette. Et quand je suis devenu garde des Sceaux, il y en a eu trois, d’un coup, en juin et enjuillet 1943, deux pour meurtres (Marie Legrand-Besse et Czeslawa Sirski), et une pour avortements. Je me souviens très bien de celle-là. Elle s’appelait Marie-Louise Giraud. Elle était de Quimper, je crois. Elle faisait ça pour rendre service, plus que pour de l’argent. Le Maréchal a refusé la grâce. Son cabinet m’a renvoyé le recours, avec la décision du chef de l’État. On avait laissé un blanc pour que le garde des Sceaux porte son avis. J’ai écrit : « Conforme. » Je ne pouvais pas faire autrement. Vous ne pouvez pas comprendre ce qu’était le Maréchal pour moi..." Voilà qui écorne sérieusement l’image du Maréchal "protégeant la femme"... la veuve, et l’orphelin !  

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 15:40
Les Députés communistes et républicains voteront contre le plan soumis par le gouvernement aujourd’hui à l’Assemblée nationale et abusivement qualifié de « plan d’aide » à la Grèce. Il s’agit, en effet, d’un dispositif dont l’unique objectif est de renflouer les marchés financiers et les banques qui ont enfoncé la Grèce dans la crise en spéculant sur la dette publique de ce pays
Grèce : les Députés communistes et républcains voteront contre le plan du gouvernement
Au passage, l’Etat français, de la manière la plus immorale qui soit, envisage de tirer bénéfice de cette opération en encaissant 160 millions de bonus au titre des intérêts d’un prêt dont le taux avoisinera les 5%.

Ce qui est présenté, de Paris à Berlin, comme un geste de solidarité à l’égard de la Grèce, vise en réalité à garantir les profits des banques françaises et européennes en contre partie d’un plan d’austérité drastique pour le peuple grec qui devrait supporter des sacrifices sans précédent en matière de salaires, d’emploi, de protection sociale etc...


Ces orientations particulièrement injustes socialement ne feront que plonger un peu plus la Grèce dans les difficultés. Les Député-e-s communistes et Républicains dénoncent cette loi d’airain qui inspire aussi la politique développée par le gouvernement français à l’encontre des fonctionnaires et des salariés de notre pays.

Le peuple grec et la Grèce ont besoin de mesures inspirées d’une toute autre logique favorisant les coopérations, l’emploi, le pouvoir d’achat et répondant aux besoins sociaux.

DEPUTES COMMUNISTES et REPUBLICAINS
- ROLAND MUZEAU, PORTE-PAROLE, JEAN-PIERRE BRARD
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 15:38
La secrétaire nationale du Parti communiste français Marie-George Buffet a indiqué dimanche qu'elle ne voterait pas le projet de loi de finances rectificative incluant la participation française au plan d'aide à la Grèce, estimant qu'il ne constituait "pas la solution"
Grèce: le PCF ne votera pas le plan d'aide
"Ce n'est pas la solution. Il faut savoir que la France va prêter à la Grèce à un taux de plus de 4%, c'est presque un taux usuraire, et ensuite ce prêt est conditionné à une clause d'austérité qui va s'imposer à la Grèce alors que, pendant ce temps-là, la BCE (Banque centrale européenne) ne bouge pas", a déclaré Mme Buffet sur Canal Plus.

"Je pense qu'il fallait au contraire que la Banque centrale européenne donne les moyens à la Grèce de relever son économie, et relever son économie ça ne passe pas en fermant les porte-monnaies des Grecs", a-t-elle ajouté, déplorant que ce plan "va plonger ce pays dans plus en plus de difficultés".


"Il faut aussi faire en sorte que les grands groupes financiers qui ont affamé la Grèce toutes ces dernières années soient réellement condamnés", a également estimé la députée de Seine-Saint-Denis.

"Nous, nous proposons qu'il y ait des nationalisations d'un certain nombre de banques, que nous créions un compte financier public du crédit, et qu'il se conjugue avec la Banque centrale européenne qui aurait de nouveaux pouvoirs pour aider au développement et à l'emploi au niveau de l'Union européenne", a poursuivi la dirigeante du PCF.
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