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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 16:00

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Communiqué. Prière d’insérer.

 

 

Taxe carbone censurée.

Une bonne nouvelle pour les Corses.

 

 

La CGT se félicite de la décision du conseil constitutionnel de censurer la taxe carbone.

Alors que N Sarkozy se défend d’augmenter les impôts, il n’hésite pas avec sa taxe carbone à mettre à contribution les familles à revenus modestes tout en exonérant la grande majorité des entreprises responsables de la pollution.

Cette inégalité devant l’impôt à été dénoncée par le conseil constitutionnel et la CGT s’en félicite.

 

Pour la Corse, et compte tenu des prix très élevés des carburants sur l’île, cette décision du conseil constitutionnel est une très bonne nouvelle notamment pour tous les salariés utilisant leur véhicule pour se rendre au travail.

 

La CGT continuera d’agir aussi bien en Corse qu’au niveau national pour que cette taxe qui est sortie par la porte, ne revienne pas par la fenêtre, comme le gouvernement vient de l’annoncer.

 

Il est temps de faire payer les vrais pollueurs que sont les très grosses entreprises qui bénéficient pourtant de réductions d’impôts importantes, et aussi de favoriser les technologies alternatives peu polluantes.

  

 

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 15:42

                                                             MARE-NOSTRUM.jpg 

PC-ISRAELjpg-copie-2.jpgLe domicile du Maire de Nazareth, Ramez Jeraisi, cible d’une attaque à la grenade  
                                            
                                  
                       NAZARETH.jpg                                                                             

 

mercredi 30 décembre 2009, par Davidi

Selon le quotidien communiste, "Al-Ittihad", le domicile de Ramez Jeraisi, Maire de Nazareth et membre dirigeant de Hadash (Front Démocratique pour la Paix et l’Egalité – Parti Communiste d’Israël) a été la cible d’une attaque lundi soir (29 décembre 2009), au cours de laquelle son garde du corps a été blessé et sa propriété endommagée.

Les assaillants ont lancé une grenade contre son domicile, incident rare dans la ville, où se trouve la grande communauté arabo-palestinienne en Israël. Jeraisi a déclaré qu’il n’y avait jamais eu de menaces contre sa personne, mais qu’il y en avait eu dans le passé contre des personnalités publiques.

Ce lundi, l’Université hébraïque de Jérusalem a annulé une conférence organisée par la section de Hadash, après avoir appris que son objet était l’horrible et maudite guerre de Gaza, en référence à la guerre menée par Israël contre Gaza il y a un an. Les étudiants de l’Université Hébraïque, membres de Hadash, avaient reçu l’autorisation de tenir la conférence sur le campus, mais l’institution a annulé ce qui renvoie à une “conférence d’incitation” à l’égard de la Force de Défense d’Israël (Tsahal) et à la politique d’occupation israélienne. Afou Agbaria, Député Hadash à la Knesset, un des premiers médecins à être entré à Gaza durant la guerre, avait prévu de participer à la conférence.

L’Université de Haïfa a également informé la section des étudiants de Hadash qu’elle n’autorise pas le rassemblement de mercredi marquant le premier anniversaire de l’opération “Plomb Durci”. Selon les officiels de l’université, l’institution “craint que des éléments n’appartenant pas au campus” participent à cette action de protestation.

(Déclaration du Parti communiste d’Israël, 29 décembre 2009)

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 15:37

                             DANS LA SPHERE COMMUNISTE


GAUCHE COMMUNISTE DU PCF :
10 engagements pour un Parti communiste du 21e siècle

 

1. Le PCF s’engage à être un parti communiste, dans son nom, dans ses références idéologiques et dans ses perspectives de lutte.

 

2. Le marxisme est la théorie de référence, d’analyse et d’action du PCF. Cette théorie scientifique ne peut vivre et se développer qu’en assimilant les nouvelles avancées des sciences et des techniques en partant du réel. Le marxisme est le contraire du dogmatisme, la devise de Karl Marx était « de douter de tout ». Les différentes approches du marxisme sont à prendre en compte au sens critique de la démarche.

 

3. La lutte des classes étant la donnée centrale et incontournable, le PCF place la classe ouvrière au centre de son action. Un front anti-capitaliste doit unir autour de la classe ouvrière toute les catégories qui à un degré ou à un autre sont victimes de l’exploitation capitaliste : travailleurs du secteur des services, travailleurs intellectuels, etc. Tout doit être fait pour que 30 % au moins d’ouvrières et d’ouvriers (pourcentage de ce que représente la classe ouvrière dans la société française) soient présents dans la direction du Parti, à tous les niveaux (directions de sections, directions fédérales, conseil national, commission exécutive), et parmi les élus.

 

4. Le front de classe anticapitaliste détermine notre politique d’union. L’indépendance politique du PCF doit être retrouvée. Pour que l’union fonctionne, il faut un PCF fort, implanté dans la classe ouvrière et parmi les salariés exploités, rayonnant au delà, notamment chez les intellectuels, les scientifiques, les artistes…

 

5. Les cellules du PCF sur le lieu du travail seront recrées et animées par les militants. Les cadres communistes seront, en priorité, issus des cellules d’entreprises. Les 100 plus grosses entreprises de France seront en liaison directe avec le Conseil national du PCF. Chaque direction fédérale fera de même avec les 10 plus grosses entreprises de son département. Au minimum un tract ou un journal mensuel, contenant une page nationale, sera distribué dans ces entreprises. La cellule d’entreprise aidera à ce que des militants communistes prennent des responsabilités dans le syndicat.

 

6. La révolution socialiste est l’objectif de la stratégie du PCF. Celle-ci sera le mouvement « de l’immense majorité au profit de l’immense majorité » (Le Manifeste communiste). Elle ne peut être opposée à la lutte pour des « petites » améliorations. La révolution, démocratique, doit renverser la dictature du capital et instaurer la domination des forces démocratiques du peuple de France sur toutes les formes de capitalisme.

 

7. La société communiste ne peut résulter que d’un haut développement de la société socialiste. Le socialisme est l’étape nécessaire de mise en ordre démocratique et de remise sur ses pieds de la société, au niveau économique, social, culturel mais aussi écologique, pacifique et humaniste. Pour ne pas reproduire les errements du stalinisme, la liberté de penser, de s’exprimer et d’agir devra être respectée en toutes circonstances. De la socialisation des grands moyens de production, d’échanges et financiers, naîtront des formes nouvelles d’autogestion. Les mots « Liberté, Egalité et Fraternité » prendront alors tout leur sens.

 

8. La nation française, cadre des conquêtes ouvrières et démocratiques, doit être défendue contre la mondialisation impérialiste. Le PCF doit prendre une position claire et responsable en exigeant la sortie immédiate de l’Europe de Maastricht, véritable carcan de l’impérialisme, et de l’OTAN, expression militaire de la domination des Etats-Unis sur le monde.

 

9. Une nouvelle internationale, organisation démocratique et pluraliste des communistes du Monde entier, sans aucun centre ni leader, doit voir le jour. Elle sera un lieu d’échanges, d’entraide et d’actions, y compris avec d’autres organisations anti-impérialistes et pourra servir de plate-forme contre l’hégémonie impérialiste actuelle. Elle défendra le droit inaliénable des peuples à l’autodétermination face au néo-colonialisme.

 

10. La fonction de 1er Secrétaire dans le PCF doit être supprimée à tous les niveaux, au profit du renforcement et du développement des directions collectives. La confrontation des idées, indispensable pour les marxistes, est le contraire du monolithisme. La reconnaissance du droit de tendance doit permettre un fonctionnement réellement démocratique du Parti.

 

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 15:32
Réforme des collectivités territoriales et services publics - Pour des États généraux du Service Public
Anicet Le Pors
 

vendredi 25 décembre 2009

 

Le philosophe Marcel Gauchet a écrit : « Le programme initial de Sarkozy c’est la banalisation de la France ». Je partage ce point de vue. Pour Sarkozy, la France est une somme d’anomalies.

Anomalie, le modèle français d’intégration fondé sur le droit du sol et le principe d’égalité des citoyens ;

 

Anomalie, une laïcité qui se définit par la raison et non par la religion ;

 

Anomalie, un service public qui réunit un quart de la population active du pays dans une situation statutaire et non contractuelle ;

 

Anomalie un pays qui n’en finit pas de réfléchir à son modèle politique : quinze constitutions en deux siècles ;

 

Anomalie, l’existence de 500 000 élus territoriaux et de 36 000 communes.

 

C’est pourquoi il a entrepris de mettre ce pays aux normes du libéralisme et de l’assujettir en tous domaines aux règles du marché. Les moyens utilisés ne correspondent à aucun dessein national, au sens où l’on a pu parler autrefois d’ « ardente obligation » de la planification « à la française », mais par le mayen d’un « pragmatisme destructeur » de tout ce qui confère à la France une « identité nationale » démocratique et progressiste.

 

La réforme des collectivités territoriales en est un exemple frappant.

 

Il invoque le « mille feuilles » administratif. Mais cette présentation est inexacte et trompeuse. Il existe en réalité six niveaux déterminants : les communes, les regroupements de communes, les départements, les régions, la nation et l’Europe.

 

Le triptyque : communes-départements-nation est historique, il structure politiquement le pays.

 

Le triptyque : regroupement de communes-régions-Europe est à dominante économique.

 

Le choix est clair : le politique doit prévaloir sur l’économique, qui, aussi utile qu’il soit, ne doit être que supplétif du politique.

C’est le choix inverse qu’a fait Nicolas Sarkozy :

 

 avec la création des conseillers territoriaux réduisant de moitié les effectifs actuels de conseillers généraux et régionaux, élus sur la base d’un mode de scrutin inique à la constitutionnalité plus que douteuse, réduction qui affaiblira le lien avec les citoyens et privilégiera le niveau le plus globalisant : la région – malgré des compétences également réduites – au détriment du département.

 choix négatif encore avec, la création des métropoles, justifiées par des raisons extraterritoriales : la compétition capitaliste européenne et mondiale ; création entraînant une profonde déstabilisation des communes, des départements et des régions.

 choix préjudiciable enfin avec, la suppression de la taxe professionnelle qui conduira à l’asphyxie des collectivités territoriales et qui met en cause gravement le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales.

 

Cet affaiblissement des compétences et de la démocratie locales ne profite pas pour autant aux administrations déconcentrées, affaiblies elles aussi par l’effet combiné d’une part de la LOLF et sa « fongibilité asymétrique », d’autre par de la RGPP entraînant une réduction des effectifs et des moyens de fonctionnement et d’investissement.

 

On peut identifier trois conséquences de la combinaison de ce double affaiblissement :

 

Premièrement, une dégradation des conditions matérielles et morales des fonctionnaires des trois fonctions publiques, de l’État, territoriale et hospitalière, avec : des réductions d’emplois, conséquences des contractions administratives ; le recours accru à la contractualisation, justifié par la mise en place des nouvelles structures, notamment des métropoles ; le développement du clientélisme, par le moyen de rémunérations et d’indemnités destinées à s’attacher les services d’exécutants serviles.

 

Deuxièmement, la réduction des services publics, relevant aussi bien des collectivités territoriales que de l’État, dont les directions seront réduites à huit au niveau régional et à trois au niveau départemental (voire deux pour les départements les moins peuplés). C’est, en même temps, le champ largement ouvert au secteur privé pour occuper les espaces abandonnés par la responsabilité publique.

 

Troisièmement, la mainmise renforcée du pouvoir présidentiel par le moyen des nouvelles compétences conférées au préfet de région, relais majeur du pouvoir central, écran imposé entre les services publics territoriaux et les ministères de tutelle, dénaturant le statut actuel des régions dans le but et l’espoir de les soustraire à l’opposition. Ces préfets de région, véritables proconsuls, maîtres d’œuvre de la réforme des collectivités territoriales puisque chargés de mener à son terme le schéma national de l’intercommunalité en 2014, de définir le périmètre des métropoles, de présider aux regroupements concernant les départements et les régions. Ils accentueront, au niveau des collectivités territoriales, la présidentialisation du régime, sa « dérive bonapartiste ».

 

Mais il n’y a en la matière aucune fatalité.

 

Le président de la République a été mis en échec sur la « Révolution culturelle » qu’il voulait provoquer dans la fonction publique. La crise a spectaculairement démontré le rôle d’ « amortisseur social » du service public en France.. Les attaques se poursuivront sans nul doute, mais elles ne peuvent plus prendre la forme provocatrice de la contre-révolution qu’il avait envisagée.

Le président de la République voulait supprimer les classements de sortie des écoles de la fonction publique, classements relevant du principe du concours posé par l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et repris par le statut général des fonctionnaires. Le projet vient d’être reporté sine die par le ministre Éric Woerth.

 

Le président de la République s’était fixé l’objectif absurde et réactionnaire de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, vient de lui répondre aujourd’hui même en considérant que cette réforme était seulement – je le cite – « dictée par des considérations budgétaires de court terme ».

 

Il peut et il doit donc en être de même pour la réforme des collectivités territoriales qui provoque de toute part tant d’opposition. Le grand chambardement des services publics territoriaux peut et doit être mis en échec.

 

publié par Comité Valmy

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 15:13

VATICAN:  La décision d’élever PIE XII au rang de "vénérable" présente de graves risques

                      Entretien avec Antoine Casanova, réalisé par Laurent Etre.
 
   Benoît XVI a proclamé, samedi 19  décembre, les « vertus héroïques » de Pie XII, activant ainsi le processus de béatification d’un pape connu pour son silence face à la barbarie nazie.
 Entretien avec Antoine Casanova, historien et directeur de la revue La Pensée.

 Quelle est la portée de la décision du pape Benoît XVI d’élever Pie XII au rang de « vénérable »  ? 
 
 On pourrait être tenté de ne voir là qu’une décision purement interne à la hiérarchie catholique. Or, il s’agit d’une décision lourde de sens, pas seulement pour les croyants et les catholiques en particulier, mais pour tous les êtres humains. Ne perdons pas de vue que le rang de « vénérable » est l’une des dernières étapes, dans l’ordre des reconnaissances symboliques du Vatican, la béatification, qui ouvre elle-même sur une éventuelle canonisation. Cela signifie que Pie XII, connu pour son silence assourdissant face aux régimes nazi et mussolinien, peut être élevé au rang de saint. Or la notion de sainteté renvoie à la perfection morale, une idée humaniste, qui n’appartient pas aux religions. La décision du Vatican est donc un scandale, qui ne peut et ne doit laisser personne indifférent. Benoît XVI agit en connaissance de cause. La preuve, c’est qu’il a ouvert, le même jour, la voie à une béatification de Jean-Paul II, très populaire dans la mémoire de nombreux catholiques, comme pour mieux faire accepter sa décision concernant Pie XII.

Le Vatican prétend que Pie XII aurait en fait contribué à sauver de nombreux juifs.
Peut-on établir clairement la responsabilité de ce pape  ?

 Le préfet Papon aussi se targuait d’avoir contribué à sauver des juifs, pour minimiser sa collaboration avec les nazis. Nous sommes là face à un discours de même nature. C’est comme s’il nous était demandé de fermer les yeux sur une collaboration sous prétexte que celui qui collabore n’aurait pas livré tout le monde aux bourreaux. On cherche à justifier l’intolérable. Avant de devenir Pie XII en 1939, Eugenio Pacelli était déjà un personnage extrêmement important de la diplomatie de Pie XI, qui l’avait nommé secrétaire d’État. Or quelle était l’attitude de cette diplomatie face au régime nazi  ? Une attitude de convergence. En Allemagne, le parti catholique du centre, le Zentrum, a apporté son soutien à l’arrivée d’Hitler au pouvoir par les moyens légaux. Dès 1933, Eugenio Pacelli signait lui-même, pour le Vatican, un concordat avec Hitler. Parmi les encycliques de Pie XI, on en trouve une qui condamne le communisme comme « intrinsèquement pervers ». S’agissant du nazisme, c’est une tout autre affaire. L’encyclique Mit Brennender Sorge de 1937 fait état de divergences sur des points très précis, en particulier la question de la jeunesse et la conception qu’ont les nazis du judaïsme. Mais il n’y a aucune condamnation du nazisme en tant que système politique. Idem par rapport au fascisme en Italie. Le silence de Pie XII face à la Shoah, alors même que fin 1943 les juifs de Rome sont déportés sous son nez, est celui d’un individu, mais aussi d’un chef d’État qui a choisi délibérément d’assurer la continuité d’un pouvoir déjà largement compromis. À tout point de vue, politiquement, moralement et historiquement, la responsabilité de Pie XII est indiscutable.

 Le Vatican avance qu’il dispose de documents d’archives favorables à Pie XII, mais refuse encore de les produire. Comment qualifier le rapport du Vatican à la notion de vérité historique  ?

 Quels que soient la nature et le contenu de ces documents, le Vatican devrait les rendre publics. Il existe aujourd’hui des commissions d’enquête composées d’historiens de différentes sensibilités philosophiques et religieuses, reconnus par leurs qualifications, et donc capables de fournir aux opinions publiques les outils nécessaires pour se forger une opinion. Que le Vatican persiste à conserver secrète toute une partie de ses archives témoigne de son peu de confiance dans le travail des historiens.

Le Vatican s’est-il déjà comporté autrement  ?

En 1999, Jean-Paul II avait créé une commission internationale sur le cas de Pie XII, avec des historiens juifs et catholiques. En 2001, cette commission a capoté, à cause justement du refus du Vatican d’ouvrir toutes les archives. Mais c’était déjà un premier pas. En revanche, et plus largement, on observe depuis près d’un an ce qui ressemble à une fuite en avant réactionnaire. Je pense notamment à la mise en route d’un processus de « conciliation » avec les évêques intégristes, qui n’ont jamais fait mystère de leurs idées d’extrême droite. C’est le cas, par exemple, de Williamson, qui n’a de cesse depuis vingt ans de manifester son révisionnisme. Que le bureau des congrégations vaticanes et le pape soient entrés en négociation avec ces évêques qui nient l’existence des camps de concentration nazis est profondément inadmissible. Les dérives actuelles du Vatican sont nombreuses et multiples. On peut évoquer aussi la vague de béatifications, en 2007, de martyrs de la guerre civile espagnole. Parmi ceux-ci, pas un seul des catholiques massacrés par les franquistes. Et pourtant, il y en a eu  ! Je pense notamment aux 14 prêtres du Pays basque, dont la mémoire n’a été honorée que très récemment, dans une Note des évêques du Pays basque espagnol, le 11 juillet dernier, à la suite de la mobilisation des familles de ces prêtres et de beaucoup de catholiques de la région. Il aura fallu tout ce temps, toutes ces années, pour qu’enfin les évêques espagnols fassent un communiqué, reconnaissant que leur silence était scandaleux. Il a fallu attendre l’été 2009 pour que le Vatican daigne intervenir sur cette affaire. Le moins que l’on puisse dire, c’est donc qu’il y a deux poids et deux mesures. Heureusement, des protestations se font entendre au sein même de l’Église. Le rapport du Vatican aux évêques intégristes a suscité une immense vague de colère, de janvier à avril dernier, dans de larges secteurs de l’Église, en France, aux États-Unis, mais aussi en Allemagne, où l’épiscopat s’est manifesté avec force, à tel point que même Angela Merkel a dû marquer ses distances avec le Vatican. Par conséquent, pour revenir à la question du processus de béatification de Pie XII, on voit que rien n’est joué. Benoît XVI peut encore reculer. Les contradictions sociales, culturelles et théologiques sont fortes et évolutives au sein de l’Église.

              Entretien réalisé par Laurent Etre publié dans L’Humanité du 24 décembre 2009

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 13:59

Selon le journaliste  Paul Ortoli, dans  Corse-Matin d’aujourd’hui, deux cantons de la Conca d'Oru et du Haut-Nebbiu  sont  désormais rattachés à l'arrondissement de Calvi, qui  regroupera 26 402 habitants, soit 16 % de la population départementale.   La modification de la carte administrative, approuvée à la quasi-unanimité par les conseillers généraux le 10 décembre dernier, selon Corse-Matin du jour cité,  sera donc une réalité. La Conca d'Oru et le Haut-Nebbiu  seront à présent intégrés dans la zone balanine. Selon le préfet Jean-Luc Nevache, ce serait   une manière de rééquilibrer un territoire démographiquement inégal. L'arrondissement de Bastia fortement urbanisé concentre à lui seul 67 % de la population et « Calvi avec ses 19 395 habitants se retrouvait en termes de population au cinquième rang national en partant de la fin et Corte au douzième », selon Jean Guglielmacci,  conseiller général de Calvi-Lumio ; qui a voté en faveur de ce changement, comme tous les conseillers généraux. Seul,  Claudy Olmeta ( UMP/Conca d'Oru)  s'est abstenu par procuration. « Résultat, écrit  Paul Ortoli, cette nouvelle Balagne administrative regrouperait 16 % de la population de Haute-Corse, soit 26 402 habitants. » Pour la Préfecture,  ces deux cantons étaient  « dans le prolongement de ceux de la Balagne. » Mais l’argument est aussi économique, toujours selon le Préfet, les communes de Saint-Florent, Calvi et L'Île-Rousse, toutes trois à vocation touristique, pouvant ainsi  se rapprocher.

« Enfin, en matière d'intercommunalité, Urtaca, Pietralba et Lama qui appartiennent à l'arrondissement de Bastia seraient logiquement rattachés à la Balagne. Au quotidien, rien ne changera pour les habitants faisant habituellement leurs démarches administratives sur Bastia. »(Paul Ortoli)

 

 

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 13:32

                    « Une pathologie sociale » axée sur la « haine de l’autre »,
l                                e Sarkozysme décrypté par Emmanuel Todd

 

lundi 28 décembre 2009

 

Voix de l’expertise et du discernement, restée jusqu’à présent sans voix face à un débat qualifié de « pervers », l’intellectuel à la double casquette, le démographe et historien Emmanuel Todd se livre pour la première fois sans fioritures sur l’introspection collective décrétée par l’Etat, dans une interview accordée au journal Le Monde.

Et on ne la fait pas à l’auteur du thème à succès de la « fracture sociale », scandé par le candidat Chirac sur les routes de France en 1995 !

En entomologiste chevronné du microcosme politique, qui a observé à la loupe l’irréversibilité du processus de scission entre les élites et les classes populaires, Emmanuel Todd s’est épanché sans détours, donnant libre cours à la fois à son analyse d’expert et à sa profonde « révulsion » citoyenne.

« Si vous êtes au pouvoir et que vous n’arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature », lance-t-il en préambule de son réquisitoire sans appel contre la machine Sarkozyste à fabriquer de funestes thématiques de la diversion : « la nation contre l’islam ».

Contre-pied cinglant du cynisme gouvernemental qui sort bien opportunément du chapeau une identité nationale tronquée, l’historien de renom dénonce les pyromanes de la cohésion sociale qui soufflent, à perdre haleine, sur les braises éteintes de l’islam et de l’immigration, à l’heure où « les thématiques de l’immigration, de l’islam sont en chute libre et sont passées largement derrière les inquiétudes économiques » indique-t-il.

A court de qualificatifs pour dépeindre la droite version Sarkozy, à force d’avoir usé des ficelles les plus grossières pour conquérir l’Elysée, Emmanuel Todd évoque « une pathologie sociale qui relève d’une analyse durkheimienne - en termes d’anomie, de désintégration religieuse, de suicide - autant que d’une analyse marxiste - en termes de classes, avec des concepts de capital-socialisme ou d’émergence oligarchique ».

Se targuant d’être l’homme providentiel, promettant au peuple de France la vérité, telle une dernière révélation que seul il détiendrait, Nicolas Sarkozy n’a pas leurré Emmanuel Todd qui a reçu sa récente tribune comme un violent « mensonge », « se gargarisant du mot peuple » pour mieux dérouler sa feuille de route de la « haine de l’autre ».

Capable du pire pour un chef d’Etat, à savoir tout dire et son contraire, la griffe du Sarkozysme oscille en permanence entre deux pôles : « d’un côté la haine, le ressentiment ; de l’autre la mise en scène d’actes en faveur du culte musulman ou les nominations de Rachida Dati ou de Rama Yade au gouvernement. La réalité, c’est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe »[souligné par nous BR], souligne l’intellectuel.

Au-delà de ce portrait au vitriol qui révèle par touches impressionnistes un réalisme criant, Emmanuel Todd reste confiant dans la société française, dont il se dit convaincu avec une pointe d’optimisme que « quand on va vraiment au fond des choses et dans la durée, le tempérament égalitaire des Français fait qu’ils n’en ont rien à foutre des questions de couleur et d’origine ethnique ou religieuse ! ».

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 13:16
                             sur le site de  PCF Section Paris XVème
                                    http://pcf-paris15.over-blog.com/


              André Gerin fait partie de ceux qui revendiquent leur liberté de parole et leur positionnement personnels. Nous n’avons nulle intention de le contredire sur ce point.

Mais son étiquette de député du PCF est systématiquement mise en avant par les media notamment sur des questions qui polluent actuellement le débat politique comme la Burqa ou « l’identité nationale ». Par ailleurs, dans les débats internes au parti, il s’est trouvé signer des textes que nous avons portés de notre côté.

 

Aussi, dans la période, nous tenons à ne laisser aucune ambiguïté sur nos désaccords profonds avec plusieurs positions qu’André Gerin diffuse, comme c’est son bon droit.

 

 

Ne pas rentrer dans le jeu des diversions malsaines, burqa, identité nationale, immigration, utilisées par le pouvoir pour faire passer sa politique de casse sociale.

 

Toutes les craintes que nous avions exprimées lors du déclenchement du débat sur la Burqa initié par André Gerin, en juin 2009, se confirment (voir notre article du 25 juin 2009).

 

D’un problème marginal, sans rapport avec les préoccupations essentielles des travailleurs, (ce qui ne veut pas dire qu’il ne soit pas grave pour les victimes), le pouvoir a réussi à faire une diversion omniprésente. La publicité médiatique a dopé le prosélytisme et davantage de femmes sont concernées.

 

D’un phénomène sectaire qui faisait la quasi-unanimité contre lui, il a réussi à faire une question divisant le monde politique et la société et plaçant effectivement l’immigration originaire des pays où la religion musulmane est dominante au cœur de la polémique sur une éventuelle loi spéciale.

 

Le débat sur la Burqa enfonce aussi un nouveau coin dans la laïcité républicaine quoiqu’affirment ses instigateurs.

Des dignitaires religieux sont devenus consultants de la mission parlementaire présidée par André Gerin, y compris le mielleux prédicateur islamiste Tariq Ramadan. A l’opposé des principes de laïcité, la mission retient comme critère la conformité ou non de la Burqa avec les préceptes religieux. Pour la Burqa, c’est non, mais quel précédent d’intrusion des religieux dans les affaires de la République ! André Gerin va même jusqu’à affirmer (Figaro du 26 novembre 2009) que « tout dispositif législatif devra être accepté par les responsables du culte musulman qui prônent un islam apaisé ».

 

Enfin, comme nous le dénoncions, l’irruption de la question de la Burqa rentre précisément dans le jeu de Nicolas Sarkozy et de l’UMP.

Le Président l’a aussitôt intégrée à son discours de juin au Congrès de Versailles. Assez logiquement, André Gerin s’est retrouvé conduit à saluer «  ses propos positifs et pondérés » (journal Lyon-capitale du 23 juin).

 

Le pouvoir a pu embrayer sur la campagne, encore bien plus nocive, sur « l’identité nationale ».

 

Imaginons que l’affaire de la Burqa soit restée celle d’hommes de droite comme le député nationaliste Jacques Myard, auteur de la première proposition de loi, jamais le pouvoir sarkozyste n’aurait pu ainsi la monter en épingle.

Sur « l’identité nationale », comme sur la Burqa, nous avons exprimé notre position : il faut dénoncer et couper court à ces débats malsains pour pouvoir affronter les vrais problèmes et la politique du gouvernement (voir notre article : Dénonçons la manœuvre dangereuse sur « l’identité nationale » destinée à faire faire passer la politique antipopulaire ! )

Peut-être André Gerin s’est-il laissé entraîner dans une affaire dont les prolongements dépassent des intentions initiales visant à défendre la liberté de femmes et la laïcité.

Mais outre que, comme s’était prévisible, le résultat est inverse, nous constatons que son initiative sur la Burqa s’inscrit dans une continuité de positions sur les questions de l’immigration que nous réprouvons complètement.

 

Sur « l’identité nationale », André Gerin accompagne le débat malsain voulu par le gouvernement. A ceux qui redoutent une dérive pétainiste, il répond « qu’ils sont en décalage complet avec les attentes profonde des milieux populaires » (Figaro du 29 octobre 2009). Dans son dernier discours comme maire de Vénissieux, le 16 juin dernier, il fait le même parallèle détestable que le pouvoir entre « identité nationale » et immigration : « face à la mondialisation qui favorise le laisser-faire, le terrorisme – un choc aggravant – détruit la confiance en la civilisation, l’immigration non maîtrisée met en péril le creuset d’intégration civique et met en cause l’identité nationale du peuple français. »

 

Ce n’est pas non plus la première fois que Gerin se laisse utiliser comme caution de gauche au double langage sur la laïcité et l’immigration de certains milieux de droite

L’extrémiste UMP Eric Raoult est devenu maître en la matière. On le retrouve rapporteur de la mission parlementaire sur la Burqa. En 2007, Gerin lui avait demandé de préfacer son livre « Les Ghettos de la république » avant de le dédicacer dans sa mairie du Raincy.

 

ghettos-copie-1.jpg Pour André Gerin, les solutions aux problèmes des banlieues ne seraient ni de gauche, ni de droite. Quand il suit M. Raoult et d’autres, ses recettes ne sont plus des solutions mais elles sont bien de droite, même si l’on peut penser effectivement qu’une certaine droite républicaine ne les préconiserait pas.

 

Ne citons qu’un exemple parmi beaucoup d’autres, plus que déconcertants, du livre, les « Ghettos de la République ».

Page 125, on peut lire : « Prenons le débat sur l’immigration. Droite et gauche ont agi de la même façon depuis trente ans en noyant le poisson ou en évitant de dire la réalité. On a refusé de reconnaître que des différences importantes existaient dans les modes de vie, les cultures et les traditions entre le monde musulman et la culture judéo-chrétienne. Tout le monde s’est tu. Après avoir évoqué dans un discours de 1991 les fameuses "odeurs", Jacques Chirac a dû pratiquement se renier et s’excuser d’avoir usé d’un tel terme. Cela lui a valu une campagne de dénigrement incroyable. Pourtant il n’avait dit que la vérité. Mais nous étions incapables de l’entendre. Moi-même j’ai dû dire à l’époque "il parle comme le Front national" ».

Le propos est encore pire que celui de Chirac lui-même puisqu’il place les « odeurs » juste après les « différences de culture » entre le monde musulman et le monde judéo-chrétien. Raoult, qui a pris la précaution d’écrire une préface sans aspérités, a dû boire du petit lait.

 

Les propos d’André Gerin n’engagent que lui mais on comprend l’émoi de camarades, de sympathisants qui lisent dans les journaux qu’il serait le porte-parole des communistes qui combattent la liquidation du PCF.

En dehors des questions liées à la burqa sur lesquelles on entend et lit principalement André Gerin en ce moment, il s’exprime également sur quantité d’autres sujets, de façon souvent contradictoire. Notre préoccupation n’est pas de retrouver une cohérence dans ses positions mais de nous dégager de propos qui pourraient semer le trouble sur nos propres conceptions.

 

Aucune alliance imaginable avec une partie du capital !

 

De façon récurrente, André Gerin fait l’apologie « du capitalisme des métiers et des savoir faire », allant jusqu’à considérer les « capitaines d’industrie » comme des « alliés », les chambres de commerce et l’UIMM comme des partenaires. Nous sommes totalement en désaccord avec de tels points de vue, erronés et nuisibles pour le mouvement ouvrier.

 

Des camarades de la RATP les ont condamnées telles qu’elles sont apparues dans un article du Nouvel économiste (10 avril 2008). Dans le même article, André Gerin affirme aussi son axe de gestion municipale privilégiant les entreprises privées aux services publics municipaux quand « elles sont moins chères ». Inconcevable !

Dernièrement, le 26 novembre 2009, aux côtés des ministres Lagarde et Estrosi pour les états-généraux de l’industrie, le journal Le Progrès relate qu’il s’est taillé un franc succès devant un parterre de 560 patrons en affirmant qu’il « faut aider le petit capital ». Etc.

 

Nous aurons d’autres occasions d’aller au fond des choses mais toute notre réflexion, qui essaie d’être marxiste, nous amène à ne pas établir de distinction de nature entre le capitalisme financier et le capitalisme industriel, qui sont entièrement solidaires. Il n’y a pas un « bon » capitalisme, qui serait productif (et patriote !). De la même façon, nous voulons pousser la réflexion sur la déconcentration des grandes entreprises et la multiplication de PME (hors artisanat) sous-traitantes, relais de l’exploitation pour le grand capital, bien loin du discours dominant sur la pauvre petite entreprise qu’il faudrait aider à tout prix, auquel André Gerin emboîte le pas.

 

Sur un autre point enfin, nous tenons à bien préciser que les positions d’André Gerin n’engagent que lui-même. Le dimanche 20 mars 2009, il présidait avec Daniel Gluckstein dans sa ville de Vénissieux, le meeting régional du PT-POI (Parti ouvrier indépendant ex- des travailleurs). A l’issue du meeting, il lançait un appel national commun avec cette organisation historiquement anticommuniste, qui tente depuis des années d’égarer les camarades qui réprouvent la ligne d’abandon de la direction du PCF.

 

Dans le PCF, les positions et la stratégie personnelle d’André Gerin n’engagent que lui-même.

 

Dans l’interview au Figaro du 29 octobre 2009, après avoir affirmé sa volonté de s’emparer du débat sur « l’identité nationale », André Gerin indique qu’il « est toujours candidat à la candidature pour prendre la direction du parti ».

 

Six mois avant le début des travaux du 34ème congrès, il avait déjà fait de même et s’était déclaré dès mars 2008 « candidat au poste de Marie-George Buffet ».

Une semaine avant le début de la phase finale du congrès, il se ravisait estimant alors que « Marie-George Buffet devait rester » (Huma du 8 décembre 2008) avant de rechanger d’avis en rejoignant la liste alternative du congrès. 

Entre temps, après s’être opposé à l’idée, il s’était rallié en septembre 2008 à la démarche du texte alternatif de congrès, qui allait devenir « Faire vivre et renforcer le PCF », dont nous avons été l’une des organisations du PCF parties prenantes pour continuer à combattre la stratégie d’effacement des postions communistes et du parti qui les porte.

 

Aujourd’hui, le constat doit s’imposer à ceux qui partageant cette démarche de rassemblement des communistes.

Les stratégies personnelles et les positions incohérentes de certaines « personnalités » sont plus un handicap qu’un atout, malgré l’accès facile que les media leur offrent, même plutôt à cause de celui-ci.

 

Cela, malgré aussi l’exigence apportée au contenu des appels, déclarations communs auxquels ils ajoutent leurs noms.

Sur la base de ces textes, l’action pour « faire vivre et renforcer le PCF » ne peut partir que d’organisations du parti et de militants impliqués dans les luttes sociales et politiques essentielles, en un mot, dans la lutte des classes.

Après le 34ème congrès du PCF, dans une situation de crise persistante du parti, plusieurs avancées importantes ont été réalisées dans ce sens en 2009

De notre côté, nous nous inscrivons pleinement dans le processus de coordination de ces organisations du PCF.


Car plus que jamais, les travailleurs, le pays ont besoin d'un PCF renforcé sur des positions de classe pour construire les convergences de luttes, mener nationalement la bataille pour, sans distinction et sans tomber dans les entreprises de diversion du pouvoir, mettre en échec sa politique au service du capital.

Par PCF - Section Paris 15ème
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 12:57
 

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Communiqué du Comité Central du Parti Tudeh sur les derniers événements en Iran

 

 

 

 


« Cela fait un moment que ce régime impopulaire sème le vent, à nous de récolter la tempête! »

 

Traduction (et titre) MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Comité Central du Parti Tudeh d'Iran, 27 décembre 2009

 

  • A la bas le dictateur et la dictature!

  • Le « Régime Islamique » est discrédité et sans avenir

  • Des attaques contre une foule en deuil durant le mois de Muharram (mois sacré dans l'Islam chiite) sont sans précédent, même du temps de la police d'Etat du régime du Shah!

  • Les forces spéciales et les militaires désobéissent aux ordres de leurs chefs et refusent de tirer sur la population.

 

Selon des comptes-rendus de la situation à Téhéran et dans d'autres villes, les mercenaires armés du Guide Suprême et des agents du régime issu du coup d'Etat [le coup d'Etat électoral du 12 Juin 2009, quand le régime a volé l'élection par la fraude] ont attaqué une masse de personnes qui étaient descendue dans la rue pour commémorer Tasoua et Ashora [l'événement qui marque le martyre du 3ème imam chiite], et ont arrêté ainsi que blessé un grand nombre de personnes. Par ailleurs, selon les derniers compte-rendus, à la suite de coups de feu déclenchés par les “Gardiens du Guide Suprême”, un certain nombre de nos héroiques compatriotes ont perdu la vie.



Les raids violents, sanglants et inédits des mercenaires du despotisme contre les cérémonies religieuses de masse de Tasoua et Ashora sont sans précédent dans l'histoire contemporaine de notre nation. Accablement et sentiment de honte vis-à-vis des mercenaires de ce régime obscurantiste prédomine, qui a plongé notre patrie dans une crise profonde et diffuse, dans les derniers jours et en particulier à la suite de la manifestation de masse magnifique pour la cérémonie funéraire en l'honneur de l'Ayatollah Montazeri [Lundi 21 Décembre], une crise qui a pris une ampleur dramatique. La loi martiale a été proclamée en Iran; les garnisons du Sepah [Corps des Gardes] et du Basij [forces para-militaires Islamiques] sont en état d'urgence; et c'est le Sepah, des mercenaries du Basij et du personnel civil sous contrôle du QG du Guide Suprême qui ont tiré sur le peuple.



D'après les rapports publiés, malgré la censure complète imposée par le régime et le silence des médias, à la suite des affrontements intenses à Téhéran, depuis ce matin (Dimanche) on assiste dans les rues de Téhéran à de nombreux rassemblements de masse et à des affrontements. La présence des forces militaires et anti-émeutes dans les rues de Téhéran est telle que l'on peut comparer Téhéran à une gigantesque garnison militaire. En certains endroits, les affrontements ont été très intenses et le peuple en colère a mis le feu à des motos utilisés par les mercenaires du régime [pour attaquer les manifestants].



Selon les compte-rendus du site Internet de Mowj Sabz Azadi (la vague verte de la Liberté): « Depuis ce matin, à Qom, Isfahan, Najaf-Abad, Kashan, Shiraz, Mashad et dans d'autres villes Iraniennes, la foule en deuil s'est rassemblée et a changé des slogans comme 'Honte à vous, Guide suprême, abandonnezla monarchie', 'Khamenei est devenu Yazid, il a rendu Yazid respectable' [Yazid était le nom du tueur du Troisième Imam Chiite, Imam Hussein], elle a élevé la voie pour s'opposer au maintien du régime despotique. » Selon les compte-rendus publiés sur le même site: « Des compte-rendus reçus depuis Shiraz indiquent qu'il y a eu un affrontement à la Mosquée de Ghoba, où l 'Ayatollah Dastgheib prononçait un discours. Par ailleurs, les rues menant au Mausolée du Shah Cheragh sont sous contrôle total des forces militaires. Des compte-reçus venant de Qom indiquent que des combats et des affrontements ont lieu autour des maisons de l'Ayatollah Montazeri et de l'Ayatollah Sanei. Il faut mentionner que le tir de gaz lacrymogènes, la création d'un climat répressif, l'attaque sur la foule honorant la mémoire de l'Imam Hussein et le contrôle strict de toutes les mosquées et de tous les lieux de culte, sont les dernières tentatives du régime despotique pour réprimer le mouvement populaire. »



En outre, selon le site d'information Jaras: « Tandis que l'intensité des affrontements va crescendo dans plusieurs quartiers de Téhéran et que la police a perdu le contrôle d'une bonne partie de la ville, les commandants militaires du centre-ville ont donné l'ordre à leurs forces d'utiliser leurs munitions de combat et de tirer sur la foule pour la disperser. Mais une bonne partie des forces de la Garde a désobéi aux ordres et a tiré en l'air ou a tout simplement refusé d'obéir. »



Les événements des derniers jours, depuis la remarquable cérémonie funéraire en hommage à l'Ayatollah Montazeri, jusqu'aux événements de Tasoua et Ashora, plus que jamais est mise en évidence la faiblesse et l'extrême illégitimité du régime théocratique face à la furia populaire, et au mécontentement de l'écrasante majorité du peuple dans notre pays. Le fait que dans le mois de Muharram, dans ce que l'on appelle un « régime Islamique », on s'attaque à une foule en deuil d'une manière aussi barbare et blesse des centaines de personnes et tue nombre de nos compatriotes, prouve, d'une part, la force colossale du mouvement populaire et, d'autre part, montre toute la barbarie du régime despotique et marque le début du compte-à-rebours qui annonce l'effondrement du régime de l'hypocrisie et du totalitarisme dans notre pays. Toutes les forces progressistes, y compris le Parti Tudeh d'Iran, se considèrent comme partie prenante de ce mouvement puissant, humaniste et révolutionnaire, pour la libération nationale, et qui ne connaîtra pas de répit avant la victoire.



Cela fait un certain temps que ce régime impopulaire dans notre pays sème le vent, le temps est venu de récolter la tempête qui s'annonce.



Site du Parti Tudeh d'Iran: http://www.tudehpartyiran.org/english.htm

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 15:40

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      Gaza: grève de la faim d'une rescapée de la Shoah NOUVELOBS.COM

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Agée de 85, Hedy Epstein a perdu toute sa famille dans les camps de la mort. Installée devant les bureaux des Nations unies, elle proteste contre l'interdiction de la marche par les autorités égyptiennes.

 

Hedy Epstein en grève de la faim (AFP)

Une survivante de la Shoah âgée de 85 ans a entamé une grève de la faim au Caire lundi 28 décembre. Elle proteste contre l'interdiction par les autorités égyptiennes d'une marche vers Gaza organisée par des ONG internationales.
Hedy Epstein, une militante juive américaine, a cessé de s'alimenter à 11h, comme d'autres personnes âgées d'un groupe participant à cette marche et se faisant appeler les "Grands-mères".
"Je ne l'ai jamais fait auparavant, je ne sais pas comment mon corps va réagir", a déclaré à l'AFP Hedy Epstein, installée sur une chaise devant les bureaux des Nations unies au Caire, au milieu de plusieurs centaines de militants.

Famille morte dans les camps

Hedy Epstein, née en 1924 dans une famille juive de Fribourg (sud de l'Allemagne), a perdu toute sa famille dans les camps de la mort alors qu'elle avait pu être évacuée en Angleterre en mai 1939. Depuis 1970, elle parcourt le monde pour raconter son expérience de la guerre.
Au total, 1.400 militants de 43 pays avaient annoncé la semaine dernière leur intention d'organiser cette marche à partir de Rafah, ville à cheval sur l'Egypte et la bande de Gaza, pour marquer le premier anniversaire de l'offensive israélienne contre le territoire palestinien.
Mais les autorités égyptiennes leur ont opposé lundi dernier une fin de non-recevoir.
La police anti-émeute a été déployée aux abords du bâtiment de l'ONU, à qui les organisateurs de cette marche ont demandé de jouer le rôle de médiateur.

Drapeau palestinien déployé

Les participants à ce rassemblement ont déployé un grand drapeau palestinien alors que d'autres criaient "Liberté pour Gaza" dans plusieurs langues.
Dimanche, 300 Français participant à cette s'étaient rassemblés devant l'ambassade de France au Caire pour protester contre cette interdiction des autorités égyptiennes.
La marche devait débuter ce lundi, pour commémorer le premier anniversaire de l'opération israélienne "Plomb durci" contre le mouvement islamiste Hamas, faisant plus de 1.450 tués palestiniens, selon des sources palestiniennes.
L'offensive a également détruit l'infrastructure de Gaza et aggravé l'impact du blocus imposé en juin 2007 par Israël, suite à la prise de contrôle de ce territoire par le Hamas.

(Nouvelobs.com avec AFP)      
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