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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:35

 

 

 

 

 


 

                  A propos du FN


Quand l’extrême droite progresse chez les gens ordinaires, c’est d’abord sur lui-même que le PCF devrait s’interroger. Quand les gens ordinaires se mettent aux abonnés absents, c'est que quelque part, nous ne répondons pas à leurs attentes. Le rassemblement si nécessaire soit-il n'est que second. C'est bien le pourquoi, avec qui, pour quels objectifs qui est la question première. Les "moulinets sur l'alternative" ne sont rien s'ils sont vide de contenu. Il ne sert à rien de mettre sous le tapis ce qui gêne. Les questions de l'Europe, de l'€uro, de la souveraineté, de la nation sont au coeur des préoccupations. Il nous faudra bien un jour, prendre en compte, sur le fond, ces questions.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:29

 

 

source:canempechepasnicolas

 

Emir Kusturica : "L’Ukraine, un remake de la Yougoslavie"
Emir KUSTURICA

« L'Humanité Dimanche » publie un entretien réalisé par Vadim Kamenka et Michaël Mélinard avec le cinéaste et musicien franco-serbe Emir Kusturica, le lauréat de deux palmes d’or pour « Papa est en voyage d’affaires » (1985) et « Underground » (1995). Extrait : ce qu'il dit sur l'Ukraine. 
M.D.

« L’Ukraine marque un tournant. La Russie n’accepte plus son encerclement avec l’élargissement continu de L’OTAN. »

HD. que vous inspirent les événements en Ukraine ?
 

E. K. La guerre humanitaire est en fait une légalisation de la guerre. Wall Street dépend de la guerre. La valeur psychologique d’une action dépend de la manière dont vous êtes agressif dans certaines parties du monde. Plusieurs guerres, de tailles réduites, se déroulent un peu partout à travers la planète. Désormais, l’option des conflits de basse intensité apparaît épuisée. Et l’Ukraine marque un tournant. La Russie n’accepte plus son encerclement avec l’élargissement continu de l’OTAN. L’idéologue américain Zbigniew Brzezinski a largement écrit sur « l’enjeu eurasien », capital à ses yeux, à savoir la maîtrise et la colonisation de la Russie et de l’espace ex-soviétique. L’Ukraine est donc une première étape vers ce démantèlement imaginé par Brzezinski.

 

HD. Ne vous rappelle-t-il pas ce qui s’est produit en ex-Yougoslavie ?
 

E. K. À Kiev, l’histoire des snipers qui ont ouvert le feu sur la place Maïdan ressemble de manière troublante aux événements de Sarajevo en 1992. Durant le siège de la ville, des tireurs isolés ont terrorisé les habitants et personne à Sarajevo ne savait d’où venaient ces snipers. Exactement comme à Kiev. On ne sait toujours pas qui a ouvert le feu sur les manifestants et les forces de l’ordre (1). Aujourd’hui, une autre vérité que celle imposée par les médias apparaît. C’est ce que tentait de décrire mon film « Underground » : une autre réalité. Il a été réalisé en 1995. La vérité sur ces deux événements, les dirigeants la connaissent. Ils en sont même parties prenantes et essaient de nous abuser en feignant d’être des imbéciles. Les grandes puissances jouent sur un échiquier où l’Ukraine et l’ex-Yougoslavie apparaissent comme des pions. Il s’agit d’une répétition d’un scénario qui s’est produit en Yougoslavie et a mené à son éclatement pour des enjeux similaires : l’extension de l’OTAN et de l’UE. La construction de l’UE est responsable des deux drames. Afin de s’agrandir et accroître son influence, elle divise les États pour imposer sa loi à de petits territoires. Pour moi, ce qui est inacceptable, c’est que les gens s’en accommodent. Heureusement, il y a des instants d’espoir.

« Les États-Unis et le camp atlantiste imposent leur vérité et se comportent en vainqueurs de la guerre froide. »

L’arrivée au pouvoir des communistes en Grèce en fait partie. Leur victoire est historique et peut, comme en Amérique latine, porter un véritable élan. Ce phénomène se répétera dans les années qui viennent. La montée de l’extrême droite et des partis fascistes, voire nazis comme en Ukraine où ils sont au pouvoir, créera en face une résistance. Le clash est inévitable.

 

HD. L’hystérie de la presse à l’égard de la Russie et de Poutine vous rappelle le traitement médiatique à l’égard des Serbes durant la guerre de Yougoslavie ?

E. K. Cela a été le point de départ. En 1992, les divers acteurs ont mis en avant certains aspects pour créer une atmosphère favorisant un conflit. Ils ont ensuite légalisé une intervention au nom de l’aide humanitaire (2). Toute possibilité de paix a été écartée et la Yougoslavie a été démembrée à leur guise, laissant Slobodan Milosevic pour seul responsable.

Le Kosovo est un bel exemple de leur mensonge et de leur justice aléatoire. Ils ont soutenu la séparation de cette région au nom du droit des peuples mais la refusent à la Crimée ! Les États-Unis et le camp atlantiste imposent leur vérité car ils se comportent en vainqueurs de la guerre froide. Ils estiment avoir triomphé du marxisme et tué le communisme.

Tous les événements qui ont suivi la chute du mur de Berlin révèlent les fausses promesses faites à Mikhaïl Gorbatchev sur la non-extension de l’OTAN. Cela résume leur conception de la diplomatie pour assurer leur suprématie. L’extension de l’orbite euro-atlantique est impérative.

Le siècle qui vient pour les États-Unis sera un tournant. L’accroissement de leur richesse et de leur influence dépend de leur domination du modèle libéral. Ce modèle qu’ils ont imposé au reste de la planète à travers la mondialisation est fondé sur la compétition, l’exploitation et les inégalités. Cette compétition, les États-Unis ne pourront plus la remporter indéfiniment avec la montée de puissances émergentes. Devant cette phase de déclin, ils trichent. Mais ils n’avaient pas prévu que l’Eurasie se dresserait contre la domination de l’euro-atlantisme. La proximité géographique compte et la Russie et la Chine finiront par coopérer.

 

HD. Vous critiquez beaucoup le capitalisme, pourquoi alors avoir participé à une fête à Davos ? 

 

E. K. J’étais à Davos pour une banque russe. J’avais besoin d’argent pour payer les musiciens de mon festival de Kunstendorf. On m’a donné beaucoup d’argent, avec lequel j’ai pu financer ce festival.

 

Vadim Kamenka et Michaël Mélinard 

(L’Humanité Dimanche).

Kusturica en cinq films

1985. « Papa est en voyage d’affaires ». Pour son deuxième long métrage, le réalisateur, alors yougoslave, décroche sa première palme d’or, à seulement 31 ans.
1989. « Le temps des gitans ». il reçoit le prix de la mise en scène à Cannes.
1993. « Arizona Dream ». Pour sa première expérience américaine, Emir Kusturica s’offre un casting de rêve (Johnny Depp, Jerry Lewis, Faye Dunaway) et fait voler des poissons sur une chanson d’Iggy Pop. il est récompensé par un ours d’argent à Berlin.
1995. « Underground ». il obtient sa deuxième palme d’or avec cette fresque historique et familiale de la Yougoslavie sur 50 ans, des années
1940 Jusqu’à son éclatement dans les années 1990. Le film déclenche une polémique autour du caractère supposé pro-serbe de l’oeuvre.
1998. « Chat noir, Chat blanC ». après avoir un temps songé à arrêter de tourner, Kusturica revient à la réalisation avec un film apaisé et décroche le lion d’argent du meilleur réalisateur à Venise.

A Lire : « Étranger dans le mariage », d’Emir Kusturica, traduit du Serbo-croate par Alain Cappon. Éditions JC Lattès, 270 pages, 20 euros.

»» http://www.humanite.fr/emir-kusturica-lukraine-un-remake-de-la-yougosl...
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 09:12

 

 

                                                                                telecerveau-copie-1.jpg

 

 

Mediapart

 

Secret des affaires: informer n’est pas un délit

C'est une mobilisation sans précédent. Des centaines de journalistes de la presse écrite, web et audiovisuelle française font cause commune contre un amendement de la loi Macron qui, en voulant instaurer un « secret des affaires », met gravement en péril la liberté d'informer. Chacun peut soutenir ici l'appel. Plus de dix mille personnes l'ont déjà signé.



Il y a un loup dans la loi Macron. Le projet de loi actuellement discuté à l’Assemblée nationale contient un amendement, glissé en catimini dans le texte, qui menace d’entraver le travail d’enquête des journalistes et, par conséquent, l’information éclairée du citoyen. Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur instaure comme nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme un « secret des affaires » dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en France.

Selon le texte, le « secret des affaires » recouvre « une information non publique, qui fait l’objet de mesures de protection raisonnables » et qui a « une valeur économique ». Notre métier consistant a révéler des informations d’intérêt public, il sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique du pays.

Le texte, qui a été préparé sans la moindre concertation, laisse la libre interprétation aux seules entreprises de ce qui relèverait désormais du « secret des affaires ». Autrement dit, avec la loi Macron, vous n’auriez jamais entendu parler du scandale du Médiator ou de celui de l’amiante, de l’affaire Luxleaks, UBS ou HSBC sur l’évasion fiscale, des stratégies cachées des géants du tabac, mais aussi des dossiers Elf, Karachi, Tapie-Crédit Lyonnais, ou de l’affaire Amésys, du nom de cette société française qui a aidé une dictature à espionner sa population. Et on en passe… La simple révélation d’un projet de plan social pourrait, en l’état, elle aussi, tomber sous le coup de la loi Macron.

Avec ce texte, un juge saisi par l’entreprise sera appelé à devenir le rédacteur en chef de la Nation qui décide de l’intérêt ou non d’une information. Une disposition spéciale prévoit même que la justice puisse empêcher la publication ou la diffusion d’une enquête. Dans le cas où le journaliste viole ce « secret des affaires », il encourt 3 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. La mise est doublée en cas d’atteinte à « la souveraineté, à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France ». Une triple notion suffisamment vague pour autoriser toutes les dérives liberticides.

Même tarif pour les lanceurs d’alerte, les fameuses sources sans lesquelles certaines affaires ne sortiraient pas. Ce texte inacceptable est mis au vote alors même qu’une loi prévoyant le renforcement de la protection des sources des journalistes a été discrètement enterrée l’été passé.

Nous, journalistes, refusons de nous contenter de recopier des communiqués de presse pour que vous, citoyens, restiez informés. Et comme disait George Orwell : «  Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publié : tout le reste n’est que relations publiques ». C’est pourquoi nous demandons le retrait pur et simple de ce texte.

 

LES PREMIERS SIGNATAIRES :

Frédérique Agnes (TF1), David André (Brother Films), Patrick Apel-Muller (L'Humanité), Jacques Aragones (TV Presse), Fabrice Arfi (Mediapart),

Raphaëlle Baillot (Le Supplément, Canal+), Louis de Barbeyrac (Upside Télévision), Joséphine Bataille (SDR La Vie), Claude Baudry (L'Humanité), Florence Bauchard (Les Echos), Steeve Baumann (Spécial Investigation, Canal+), Marc Berdugo (Magneto presse), Walid Berrissoul (Europe 1), Guillaume Biet (Europe 1), Jean-Paul Billault (CAPA), Lise Blanchet (France Télévisions), Matthieu Bock (Europe 1), François Bonnet (Mediapart), Patrick Boitet (Un Oeil sur la planète, France 2), Barthélémy Bolo (RMC), Wendy Bouchard (Zone Interdite, M6), Hervé Bouchaud (Sable Rouge), Martin Boudot (Premières Lignes), Jean-Gabriel Bourgeois (Europe 1), Denis Boutelier (TAC presse), Philippe Brachet (Arte), Benoît Bringer (Premières Lignes), Pedro Brito da Fonseca (Premières Lignes), Joël Bruandet (Complément d'Enquête, France 2), Christophe Brulé (TSVP), Maud Brunel (Enquête Exclusive, M6), Anouk Burel (Envoyé Spécial, France 2), Yvan Burnier (Upside Télévision),

Jean-Pierre Canet (KM Prod), Hervé Chabalier (CAPA), Jérôme Chatain (L'Expansion), Marie de la Chaume (Pièces à Conviction, France 3), Christian Chavagneux (Alternatives économiques), Guilaine Chenu (Envoyé Spécial, France 2), François Clauss (Europe 1), Nadia Cleitman (TSVP), Rémi Coignet (The Eyes), Benoît Collombat (France Inter), Eric Colomer (Dreamway productions), Tony Comiti (Tony Comiti production), Hervé Corbière (Antipode), Stéphanie Coudurier (Upside Télévision), Michel Deléan (Mediapart), Rémi Delescluse (STP Production), Cédric Delport (Brainworks), Caroline Deschamps (Public Sénat), Vladimir Donn (Point du jour), Franck Duprat (CAPA),

Jean-Marc Eysseric (Les bons complices), Phillippe Fabignon (LF Production), Anne Feitz (Les Echos), Carole Ferry (Europe 1), Lionel Feuerstein (13h15, France 2), Adèle Flaux (Premières Lignes), Ségolène Fossard (Découpages), Emmanuel François (Brother films),

Emmanuel Gagnier (Upside Télévision), Marc Garmirian (CAPA), Christophe Gascard (Presse & Co), Eleonore Gay (Envoyé Spécial, France 2), Christian b (17 Juin media), Benoit Georges (Les Echos), Jules Giraudat (Premières Lignes), Antoine Guerre (Premières Lignes), Aurélia Guillemin (France Télévisions), Nathalie Gros (CAPA),

Laurent Hakim (France 2), Nora Hamadi (Public Sénat), Arnaud Hamelin (Sunset Presse), Stéphane Haumant (Spécial Investigation, Canal+); Elisa Helain (Upside Télévision), Elisabeth Helle (Arte), Luc Hermann (Premières Lignes), Virginie Herz (France 24), Renaud Hetru (Marzab Productions), Mathias Hillion (KM Prod), Thomas Horeau (Complément d'Enquête, France 2), Jean-Yves Huchet (Hikari Presse), Thomas Hugues (RTL, France 5),

Romain Icard (Nilaya Productions), Dan Israël (Mediapart),

Nicolas Jaillard (Little big story), Françoise Joly (Envoyé Spécial, France 2),

Rémi Labed (KM Prod), Sophie Lacaze (Les Echos), Thomas Lafarge (KM Prod), Loic de la Mornais (France 2), Wandrille Lanos (Premières Lignes), Bernard de La Villardière (Enquête Exclusive, M6), Séverine Lebrun (Envoyé Spécial, France 2), Sophie Lecluse (Capital Prisma media), Mikaël Lefrançois (TSVP), Sophie Le Gall (Premières Lignes), Laurent Léger (Charlie Hebdo), Elise Le Guevel (Envoyé Spécial, France 2), Thomas Lemahieu (L'Humanité), Christian Le Peutrec (Mano a mano), Peggy Leroy (Upside Télévision), Philippe Levasseur (Babel Press), Barbara Lohr (Arte), Guylaine Loquet (CAPA), Sylvain Louvet (Premières Lignes), Florence Lozach (Itélé), Elise Lucet (France 2), Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac (KIN presse),

Stéphane Malterre (TAC presse), Pascal Manoukian (CAPA), Alexis Marant (CAPA), Pierre Maraval (Giraf prod), Thibaud Marchand (TSVP), Thierry Marro (Memento), Stéphane Martin (Capital, M6), Laurent Mauduit (Mediapart), Léna Mauger (XXI), Marie Maurice (KM Prod), François-Xavier Ménage (Capital, M6), Elise Menand (Envoyé Spécial, France 2), Sophie Merle (M6), Agnès Molia (TSVP), Christie Molia (TSVP), Pierre Monégier (Envoyé Spécial, France 2), Valérie Montmartin (Little big story), Baptiste des Monstiers (Upside Télévision), Laetitia Moreau (SCAM) , Paul Moreira (Premières Lignes), Serge Mousson (66 minutes, M6), Céline Mouzon (Alternatives Economiques),

Marco Nassivera (Arte), Christophe Nick (Yami2), Béatrice Nivois (France Ô),

Valentine Oberti (Le Supplément, Canal+) , Jean-Luc Orabona (Eclectic Presse), Martine Orange (Mediapart),

Phillippe Pécoul (Elephant et Cie), Antoine Peillon (La Croix), Edouard Perrin (Premières Lignes), Maryan-Green Phedora (Complément d'Enquête, France 2), Olivier Pighetti (Piment Pourpre), Edwy Plenel (Mediapart), Laure Pollez (Complément d'Enquête, France 2), Lionel Poussery (Upside Télévision), Etienne Prigent (France 2), Richard Puech (CAPA),

Matthieu Rappez (France 3), Andrea Rawlins (CAPA), Alexandra Renard (France 24), Alain Renon (RFI), Jean-Baptiste Renaud (Premières Lignes), Laurence Rey (SNJ), Laurent Richard (Premières Lignes), Michael Richard (Pallas Télévision), Hélene Risser (LCP Public Sénat), Jean-Baptiste Rivoire (Spécial Investigation, Canal+), Benoist Robin (Itélé), Aude Rouaux (CAPA),

Catherine Sabbah (Les Echos), Paul Sanfourche (Envoyé Spécial, France 2), Nathalie Sapena (Complément d'Enquête, France 2), Félix Seger (Canal+), Julien Sellier (RTL), Patrick Spica (Spica Production),

Clara Tellier Savary (Courrier International), Raphaël Tresanini (KM Prod), Frédéric Texeraud (TAC presse), Jean-Marie Tricaud (Enquête Exclusive, M6), Thierry Tripod, Marianne Truffert (Arte),

Romain Verley (Complément d'Enquête, France 2), Nicolas Vescovacci (KM Prod), Thomas Viguier (KIN presse), Virginie Vilar (Envoyé Spécial, France 2), Renaud Villain (Babel Press),

Claire Wambergue (Babel Press).

Journalistes indépendants

Cécile Allegra, Ted Anspach, Patrick Barberis, Jacques-Olivier Benesse, Kader Bengriba, Patrick Benquet, Stéphane Bentura, Nicolas Béthune, Claire Billet, Christophe Bouquet, Olivia Buffi, Nathalie Chiesa, Hélène Constanty,  Nicolas Cori, Paul Degenève, Thibault Delavigne, Claire Denavarre, Laurent Dy, Audrey Gallet, Juliette Guérin, Pascal Henry, Alexandra Jousset, Vincent Kelner, Marina Ladous, Jean-Paul Mari, Tâm Melacca, Barbara Necek, Bernard Nicolas, Charlotte Notteghem, Jean-Louis Pérez, Jérôme Pin, Philippe Pujol, Vanessa Ratignier, Anne Richard, Aurélia Rouvier, Raoul Seigneur, Magali Serre, Barbara Six, Jean-Robert Viallet, Antoine Vitkine.

Les Sociétés de journalistes et organisations professionnelles :

Ludovic Piedtenu (au nom de la SDJ Radio France), Emmanuel Paquette (au nom de la SDJ de L'Express) Elodie le Maou (au nom de la SDJ AFP), Benjamin Dard (au nom de la  SDJ TF1), Manuel Tissier (au nom de la SDJ France 2), Joseph Confavreux (au nom de la SDJ de Mediapart), Lilian Alemagna (au nom de la SJPL Libération), Stéphane Durand-Souffland (au nom de la SDJ Le Figaro), Metthieu Pelloli (au nom de la SDJ Le Parisien), Franck Ramella (au nom de la SDJ L'Equipe), Géraldine Meignan (au nom de la SDR L'Expansion), Catherine Golliau (au nom de la SDR du Point), James Andre (au nom de la SDJ France 24), Benoit de Solminihac, Nicolas Champeau (au nom de la SDJ RFI), Régis Desconclois, François Pitrel, Leslie Cadiou, Vincent Giraldo, Thibault Dupont (SDJ BFM), Céline Martelet, Stephanie Collier, Guillaume Chieze, Quentin Pommier, Pauline Baduel, Claire Andrieux (au nom de la SDJ RMC), Holger Rube (au nom de la SDJ Arte), Leila de Comarmond (au nom de la SDJ Les Echos), Maria Bojikian (au nom de la SDJ Les Inrocks), Serge Marti (Président de l'Association des journalistes économiques et financiers), Frank Duprat (au nom de la SDJ de CAPA), Anna Lutzky, Florianne Finet, Emilie Legendre, Clarisse Jay (au nom de la SDJ de l'AEF), Hervé Demailly (Président de la conférence des écoles de journalisme), les écoles de journalisme Celsa (Paris), Cuej (Strasbourg), EJCM (Marseille), EJDG (Grenoble), IFP (Paris), IJBA (Bordeaux), IUT de Lannion, IUT de Tours et IUT Nice Côte d'Azur, CFJ (Paris), EJT (Toulouse), ESJ Lille, IPJ (Paris) et l’école de journalisme de Sciences Po Paris, L'association du Prix Albert Londres, Christian Gérin (Président du SATEV).

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 16:36

 

 

 

source: Collectif polex

Les découvertes extraordinaires d’Arsène Iatsenioukpipeau-4.gif

 

Voici un article de l’excellente revue du parti communiste ukrainien, dont le rédacteur en chef est le secrétaire du parti communiste d’Odessa, Tsarkov qui est un des quatre ukrainiens venus témoigner en France sur la situation en Ukraine, sur la montée du nazisme et sur le drame que vit ce peuple depuis le soutien au coup d’État par l’UE au bénéfice de l’OTAN et des USA. Donc à partir du 25 janvier vous pourrez discuter avec ces témoins privilégiés, héroïques mais non dénués d’humour (on est odéssite ou on ne l’est pas) et vous faire une opinion. Le 26 janvier dans la salle Angela Davis à Lille, à l’initiative de la jeunesse communiste et aussi le 28 à Marseille à l’UD CGT, le 29 à Nice au théâtre Lino Ventura à Nice, le 30 et le 31 aux rencontres internationales de Vénissieux, vous pourrez donc l’interroger et vous faire une opinion sur ce parti dont l’Europe cautionne l’interdiction alors qu’elle soutient les néonazis avec leur fleuron, le premier ministre Iatseniouk qui joint l’odieux au ridicule. (Danielle Bleitrach)
Source : http://lepcf.fr/
publié le : 7 février, 2015

                                                       rire

Les politiciens, en principe, ne sont pas obligés d’être des modèles d’éloquence. Mais, néanmoins, ils doivent exposer leurs pensées de manière simple et, surtout, explicite, afin de ne laisser à personne – ni à leurs partisans ni à leurs opposants – la possibilité de déformer le sens de leurs paroles. Et par conséquent, ils doivent peser chaque mot – et seulement après, ouvrir la bouche.

Cela dit, ce comportement s’observe principalement en Occident, où des déclarations incorrectes peuvent vous coûter cher. Dans nos contrées, on voit souvent y compris des responsables de haut niveau qui – à la fois dans la forme et le contenu – bredouillent la première chose qui leur passe par la tête, ce pourquoi ils sont faciles à attraper au mot. Il ne reste qu’à essayer de deviner de quoi il s’agit – une véritable pensée ou, pour ainsi dire, un lapsus freudien. Mais si la majorité des phrases comme « afin que l’eau devienne chaude, elle doit être chauffée » (du maire de Kiev Vitali Klitschko) sont parfaitement inoffensives, reflétant peut-être le niveau intellectuel de leurs auteurs, la récente déclaration du Premier ministre Iatseniouk a déjà fait beaucoup de bruit dans le monde entier.

En fait, auparavant, le chef du gouvernement ukrainien ne s’était jamais permis ce genre de bourdes, ce qui lui avait valu une certaine image de "technocrate intellectuel". Bien sûr, une fois il avait assuré que la saison de chauffage commencerait à partir d’une température moyenne quotidienne de « moins 8 degrés » (c’est à dire vers janvier), ou encore en 2005, lors d’une réunion avec des investisseurs, il avait sorti que « la corruption est l’un des éléments les plus importants qui permettent aux investisseurs de réaliser des profits excédentaires en Ukraine », etc… Ce sont des choses qui arrivent. Toutefois, ses découvertes dans le domaine historique ont produit leur petit effet, y compris en Occident.

Rappelons les faits. Récemment Arseni Petrovich a donné une interview à la chaîne de télévision allemande ARD, et ce qui n’est pas surprenant, il a été question de la politique étrangère de la Russie et des négociations avec l’Ukraine dans lesquelles la chancelière allemande Angela Merkel joue un rôle clé. Il n’était sans doute pas nécessaire dans la situation actuelle d’envenimer encore plus les choses, mais Iatseniouk, droit dans ses bottes, a déclaré : « L’agression russe contre l’Ukraine est une offense à l’ordre du monde. Nous nous souvenons tous de l’invasion soviétique en Ukraine, y compris en Allemagne. Il faut éviter que cela ne se reproduise. Personne n’est autorisé à réécrire les résultats de la Seconde Guerre mondiale, ce que tente de faire le président russe Poutine ».

Ainsi, le Premier ministre a fait une déclaration fracassante concernant plusieurs découvertes dans les domaines de l’histoire et de la science politique. Pour commencer, même les critiques les plus sévères de Moscou ne parlent pas d’« agression russe contre l’Ukraine ». Bien sûr, ils signifient quelque chose comme ça, mais ne permettent pas de l’exprimer directement. Et de ce point de vue, bien sûr, Iatseniouk les a laissés assez perplexes, parce que dans une simple phrase il a presque détruit tous les efforts diplomatiques.

Il faut également noter l’expression « L’invasion soviétique en Ukraine, y compris en Allemagne ». Tout d’abord, sur la base de cette logique, nous devrions admettre que dans les années de la Grande Guerre patriotique, l’Ukraine ne faisait pas partie de l’URSS, puisqu’elle a souffert de « l’invasion soviétique ». En d’autres termes, elle était une sorte de pays "tiers", qui, comme l’Allemagne, a été sous les coups de l’agresseur. D’ailleurs, une telle assertion peut prendre au dépourvu les ultras nationalistes, qui assurent que, en fait, pendant la guerre, l’OUN et l’UPA ont combattu sur deux fronts – contre l’Union soviétique et contre l’Allemagne, l’une comme l’autre aussi désireuse de conquérir l’Ukraine. D’après les paroles de Iatseniouk, il s’ensuit que le seul "prédateur" était l’URSS. Et après cela, il parle de l’inadmissibilité de réécrire les résultats de la Seconde Guerre mondiale ?

Tout cela ne serait rien si – malgré la situation politique étrangère actuelle – le discours n’avait pas été prononcé dans une interview, je tiens à le souligner une fois de plus, à une chaîne allemande. En Allemagne contemporaine, on est encore très sensible à tous les sujets qui de près ou de loin touchent l’époque du Troisième Reich, ses symboles sont interdits par la loi, et pour la promotion d’opinions inappropriées, on peut écoper d’une peine de prison. Il n’est pas surprenant que plusieurs jours après l’entrevue, le gouvernement allemand a gardé un silence assourdissant, essayant apparemment de comprendre ce qui était arrivé.

En revanche, la Russie n’est pas restée sans rien dire. Ici – et tout de suite au niveau du ministre des Affaires étrangères – a été immédiatement envoyée une note aux collègues allemands pour clarifier la position officielle de Berlin à propos de l’invasion de l’Allemagne par l’URSS. Il est à noter que c’est sous Poutine, accusé par le Premier ministre ukrainien de réécrire l’histoire, qu’ont été réalisés au niveau de l’État, des efforts pour éviter au contraire toute distorsion des faits au sujet de la guerre. Par conséquent, nous pouvons supposer que le nouveau concept historique de Iatseniouk aurait été remarqué à Moscou dans tous les cas – a fortiori maintenant, où les relations entre les deux pays sont tendues comme jamais.

En conséquence, le premier ministre a dû commenter ses propres mots, mais… il aurait mieux fait de se taire. Selon ses dires, il voulait juste faire un parallèle entre l’occupation soviétique de l’Europe, y compris l’Allemagne de l’Est, et la situation actuelle en Crimée et au Donbass. L’analogie est boiteuse, c’est le moins qu’on puisse dire, car la division de l’Allemagne, qui a duré plusieurs décennies, était le prix payé pour l’agression insensée déclenchée par Hitler contre l’ensemble du Vieux Monde, et pas seulement. Cette "invasion" n’a pas été, d’ailleurs, le seul fait de l’Union soviétique, qui a commencé à vaincre l’ennemi sur son propre territoire, mais aussi du Royaume-Uni, des États-Unis et de la France, à qui Iatseniouk n’a pas reproché d’avoir agressé l’Allemagne.

L’occupation était alors la seule façon de mettre fin à la guerre, et ce terme est utilisé ouvertement autant du côté soviétique, que des alliés. Toutefois, apparemment, selon le Premier ministre, la création de la RDA est seule inacceptable, mais pas celle de la RFA, même si dans les deux parties de l’ancien Reich stationnaient des unités de l’armée et était établie une administration militaire… En outre, la décision de diviser l’Allemagne en quatre zones d’occupation était parfaitement actée en termes de droit international – en conformité avec la décision de la conférence de Yalta, entre les puissances alliées. Et d’ailleurs la RFA a été créée avant la RDA (en mai et octobre 1949), donc l’Union soviétique ne peut pas être considéré comme l’initiateur de la construction du célèbre "mur". En outre, l’Union soviétique déjà sous Staline a demandé l’unification de l’Allemagne et officiellement préconisé son unité et sa neutralité.

Au ministère allemand des Affaires étrangères, apparemment, ils ont mis le temps pour concocter un long discours, mais ils ont trouvé un moyen de se sortir de cette situation. Condamner directement la déclaration de Iatseniouk à Bonn – et généralement en Occident – était impossible, car dans ce cas aurait été porté un coup non seulement à l’image internationale de l’Ukraine, mais aussi à la position de ses alliés dans l’UE et aux États-Unis. Par conséquent, le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Martin Schaefer a déclaré en termes vagues que le Premier ministre ukrainien, comme n’importe quel politicien et citoyen en général, a la capacité et le droit d’exprimer ses points de vue dans les médias. « C’est une expression de la liberté, qui est très importante pour nous », a-t-il ajouté, demandant que les autres questions sur l’interprétation des déclarations du Premier ministre ukrainien soient « communiquées non pas au gouvernement allemand, mais à l’auteur de ces déclarations ». Le diplomate a également déclaré : « L’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale a mené une guerre terrible d’agression contre l’Union soviétique, qui a causé d’indicibles souffrances à d’innombrables Russes, Ukrainiens et autres citoyens soviétiques. La position de l’Allemagne par rapport à cette période de son histoire est très claire, et la position du gouvernement de l’Allemagne reste absolument inchangée ».

On ne sait pas combien de "mots doux" ont sifflé depuis aux oreilles de Iatseniouk. Il est probable que de nombreux politiciens vont maintenant commencer à douter de sa pertinence, même ceux qui ne voulaient pas écouter les paroles du président tchèque Milos Zeman, qui peu de temps avant l’entrevue controversée l’avait qualifié de « premier ministre de la guerre ». Et la position d’Arseni Petrovich sur la scène politique peut être ébranlée. Ainsi, le chef du Mouvement international des droits de l’homme « Monde sans nazisme », Boris Spiegel, s’est adressé à Petro Porochenko, pour lui demander d’examiner l’opportunité de maintenir l’actuel chef du gouvernement à ce poste. Bien qu’il soit peu probable que des mesures soient prises dans l’immédiat, ces déclarations de Iatseniouk ne sont pas près d’être oubliées…

André Zimine

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 15:28

                                                                      cerveau animé

 

 

 

9 février, 2015

Rien ne peut justifier, ou excuser, les 17 assassinats des 7 et 8 janvier à Paris, commis par un commando de fanatiques Islamistes. Nous n'avons pas attendu ces jours derniers pour combattre l'idéologie intégriste pour ce qu'elle est, une manipulation politicienne du sentiment religieux. Son objectif avoue est de réduire par laterreur au silence tous ceux, croyants ou athées, attaches à la démocratie, aux libertés individuelles et collectives, a l'égalité entre les hommes et les femmes, et entre les peuples. Cette idéologie politique est une forme contemporaine de Fascisme, on ne debat pas avec lui, on le combat, pour défendre les conquêtes sociales, politiques et individuelles héritées des luttes du passé.
Le dessin de Slim publie par AUJOURDHUI l'AFRIQUE en 1990 ( et repris en couverture ) le prouve: Nous l'avons fait il y a 25 ans, quand les tueurs du FIS, puis GIA, égorgeaient par dizaines de milliers des Algériens, spécialement des intellectuels, des militants syndicalistes et politiques, des Imams ouverts aux idées de progrès, au point de provoquer la fuite apeurée des meilleurs, et de détruire pour longtemps l'essentiel de la Gauche algérienne: trop de Français, alors, trouvaient à ces crimes une excuse, et ressassaient " Qui tue qui? " pour absoudre l'inacceptable.
Il est juste de rappeler que ce Fascisme la, sous des sigles et des drapeaux changeants, GIA, AQMI, BOKO HARAM, TALIBANS, AL NOSRA ou DAECH, a tué et tué des dizaines de milliers d'hommes, femmes et enfants, dans les pays de culture arabe, asiatiques et africains, d'Alger a Djakarta, de Lahore à Alep, de la Somalie au Nigeria, avant d'ensanglanter la France: LES PEUPLES MUSULMANS SONT LES PREMIÈRES VICTIMES DE CETTE LÈPRE INTÉGRISTE.
Elle recrute ses hommes de main parmi les délinquants et marginaux déboussolés, grace aux fonds généreusement distribués par des politiciens sans scrupule, Monarques pétroliers du Golfe, ambitieux et trafiquants de tout poil et de toute origine: Ces sponsors criminels connaissent aussi peu Le Coran dont ils se prévalent, que Franco, le " Croise Catholique " espagnol autrefois connaissait l'Evangile...
La magnifique reaction de la Nation française aux crimes de Paris fut d'autant plus positive qu'elle était quasiment spontanée. Nous avons ainsi défendu les libertés d'opinion et de presse, conquêtes séculaires du Peuple de France, que personne n'a le droit de mettre en cause. Toute expression de l'opinion, fut elle inverse de la notre et minoritaire, doit rester libre de publication. La censure, généralisée durant l'occupation nazie, et fréquente durant les guerres coloniales, n'a plus sa place en France.
Mais l'émotion du moment ne doit pas tuer la réflexion:
La liberté d'opinion est valable pour tous. Un dessin anti- religieux à sa place au soleil, et les croyants ont, eux, le droit de s'en offusquer: cela ne fait en aucun cas d'eux de potentiels terroristes.
La liberté d'expression ne se résume pas aux religions diverses, chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes, etc. Elle s'étend aussi aux " incroyants ", agnostiques et athées. Nos médias ces temps ci ont une fâcheuse tendance à oublier cette évidence statistique: les trois quarts des Français ont des liens culturels avec la religion de leur famille, mais ils ne sont pas pratiquants.
Liberté d'opinion et de presse impliquent aussi des devoirs, une responsabilité, que les lois républicaines doivent garantir. Elles ne devraient pas être détournées pour se repaître de la vie privée , pour insulter des individus ou des croyances parce que cela fait vendre. Pas plus que pour flatter les haines xénophobes contre Musulmans, Arabes ou Noirs, si répandues encore dans ce vieux pays colonial qu'est la France. Les provocations dans ce domaine sont le meilleur argument pour les fanatiques intégristes, Boko Haram au Niger, par exemple.L'euphorie du 11 janvier ne doit pas nous leurrer, elle avait parfois d'étranges parrains, qui s'exoneraient ainsi à peu de frais de leurs responsabilités. Il leur a fallu beaucoup d'hypocrisie, de malhonnêteté,pour prôner " l'Union Sacrée " des citoyens français révulsés par les crimes récents, derrière les dirigeants de Washington ou du Qatar, de Turquie ou de France, qui ont si longtemps soutenu et arme les Djihadistes-Islamistes, en Libye contre Khadafi, en Syrie contre El Assad, et le font encore parfois. Et la présence du dirigeant colonial israélien, tout fier des 20 000 Palestiniens tués récemment à Gaza, n'améliorait pas la qualité du parrainage. Le massacre odieux de 17 Français très divers par des Intégristes entraînés au Moyen-Orient est aussi le fruit vénéneux de la politique incohérente de l'Occident en Afrique et Terres d'Islam.
Nous ne voulons pas voir venir une France ou des " minorités ",Arabes, Musulmans, Juifs, Africains, Antillais, devraient raser les murs parce qu'on redoute en les voyant de découvrir un terroriste: Ce serait défigurer notre Nation, et son histoire.

                                      Francis ARZALIER

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:23

                                                            ASSEMBLEE-CORSE.jpg

 

 

                    Les raisons d’un vote contre les OSP aériennes

11 Février 2015

Assemblée de Corse intervention de Michel Stefani MICHEL

 

Vous nous demandez aujourd’hui d’adopter les nouvelles obligations de service public (OSP) pour la desserte aérienne de la Corse dans la perspective du renouvellement des conventions qui doit intervenir le 26 mars 2016 pour une durée de quatre ans. Cet exercice est d’autant plus important qu’il intervient dans un contexte où le ciel de Corse est de plus en plus convoité par les compagnies low cost. Récemment, l’Assemblée de Corse a dû délibérer pour atténuer les difficultés générées par la concurrence qu’elles provoquent notamment au détriment d’Air Corsica.

Pour autant Air France, l’autre opérateur historique sur la délégation de service public (DSP) de continuité territoriale, n’est pas lui non plus à l’abri de ce type de concurrence. Les résultats net des deux compagnies après compensations montrent en 2012/2013 une perte de 5,8 M€ pour la convention « Paris » opérée en partenariat par Air France et Air Corsica et une perte de 0,3 M€ pour la convention « bord à bord » opérée uniquement par Air Corsica. Nous savons aussi qu’Air Corsica a perdu quelques 80 000 passagers en correspondance sur Marseille et Nice avec le risque sur cette trajectoire d’enregistrer en 2014/2015 une perte supplémentaire de 3.3 M€.

Le périmètre de la DSP a donc été réduit en même temps que, hors DSP, Air Corsica a du développer une offre commerciale sur du point à point pour regagner, en 2013, 2.7 M€. Pour mémoire, la compensation financière annuelle, versée au titre de la convention et de l’exécution de la DSP en cours, a été augmentée de 11 M€ (une prise en charge annuelle à hauteur de 3 millions d’euros du surcoût des nouvelles OSP ainsi qu’une participation à hauteur de 8 millions d’euros pour alléger la charge d’exploitation). Précédemment, en 2011, Air Corsica a été recapitalisée à hauteur de 12 M€ soit pour la Collectivité Territoriale 7,3 M€ et 1,3 M€ pour Air France qui sont les deux principaux actionnaires.

Le problème se pose donc de la même façon que dans le maritime où la déréglementation libérale a malheureusement causé plus de dégâts, à l’instant où nous parlons, que dans l’aérien. Le gel de l’enveloppe de continuité territoriale depuis 5 ans maintenant constitue une circonstance aggravante à cette logique de concurrence débridée et gourmande d’argent public. On peut également imaginer avec une faible marge d’erreur que le moment viendra où ces opérateurs low cost, instruits abondamment par l’acharnement procédurier des dirigeants de Corsica Ferries, feront à leur tour des recours pour fragiliser juridiquement et à leur avantage les conventions dans l’aérien.

La desserte aérienne de la Corse fait l’objet de six conventions de DSP. Deux sur le « bord à bord » entre Marseille et Nice d’une part, la Corse-du-Sud (Marseille/Ajaccio-Figari et Nice/Ajaccio-Figari) et la Haute-Corse (Marseille/Bastia-Calvi et Nice/Bastia-Calvi) d’autre part. Deux au départ de Paris vers Ajaccio et Bastia et enfin deux autres toujours au départ de Paris vers Figari et Calvi. Ces conventions prévoient deux périodes IATA hiver 21 semaines et IATA été 25 semaines. S’y ajoute en été la période de pointe précédemment de 10 semaines ramenée à 6. Il est nécessaire de rappeler, en y insistant, que le service public représente quasiment 100% de l’offre aérienne en période d’hiver alors que l’été les compagnies essentiellement low cost viennent écrémer la desserte en proposant un tiers de l’offre globale au détriment des délégataires présents toutes l’année.

La perte de recettes pour ces derniers est proportionnelle et d’autant plus inacceptable quand elle repose sur la concurrence déloyale des opérateurs low cost qui ne respectent ni leurs obligations sociales ni leurs obligations fiscales. On sait ce qu’il en est du vol de la Taxe de transport qui devrait susciter à tout le moins l’intervention de la Direction nationale des enquêtes fiscales (DNEF). Ce constat devrait amener non pas à se laisser emporter par la libéralisation incessante de la desserte mais à y résister. Or ce qui est préconisé dans le rapport confirme que le choix de l’Exécutif n’est pas celui de la résistance. Certes il est fait mention des fondements réglementaires de la mise en œuvre du principe de « Continuité Territoriale », de l’impérieuse nécessité d’une desserte régulière régulée par des OSP offrant aux usagers des garanties sur la sécurité, la ponctualité, les capacités et les tarifs.

Mais cela est insuffisant dès lors qu’il s’agit d’une pétition de principe. C’est le cas quand est écartée, au prétexte d’un refus attendu de la Commission européenne, la demande d’intégrer Roissy dans les OSP sur Paris. C’est toujours le cas avec les tarifs non résident déplafonnés ou la suppression des tarifs typologiques. Qui n’a pas entendu des personnes se plaindre de payer un aller retour non résident sur Paris plus de 500 euros ? Le prix d’un coupon moyen à 82.85 € HT sur Paris ou 47.90 € HT sur le bord à bord relativise l’impact de la mesure promotionnelle avancée sur le tarif « résident adapté » lequel est contingenté à 30 % des capacités et applicable sur un achat anticipant de plus de 45 jours le voyage. Le tarif résident normal, maintenu sans contrainte de capacité ou de délai reste élevé. En aller retour le Corse-Paris est à 180 € HT, le Corse-Marseille à 101 € HT et le Corse-Nice à 47,5 € HT.

Cela a une influence sur la fréquentation des lignes de service public comme d’ailleurs les horaires inadaptés avec des départs à 6 heures du matin ou des frais de dossier excessifs. Les taux de remplissage de 61 % sur le bord à bord et de 76 % sur Paris, à fortiori dans le contexte de concurrence évoqué, ne sont donc pas surprenants. Faut-il conclure, comme le rapport le propose, par une nouvelle réduction des capacités de 590 000 sièges et 648 rotations sur Paris 2540 sur le bord à bord (avec des modules de 185 places) ? C’est aller un peu vite en besogne. Et contrairement à ce qui se dit ce ne sont pas les OSP d’Air France mais celles proposées par l’Exécutif. L’offre commerciale faite par la filiale low cost HOP c’est autre chose. Mais comment pourrait-on reprocher aux dirigeants de celle-ci de faire une offre commerciale déséquilibrée sur Bastia quand la CTC autorité organisatrice en fait autant sinon plus. C’est se masquer la réalité et c’est la le reproche que l’on peut faire à Air France de pousser plus avant la logique low cost. HOP, Volotéa, XL Airways, Ryanair, Easyjet, d’autres encore peut être demain, l’overdose est proche. Car ce qui se joue c’est effectivement de préserver l’attractivité et la qualité de l’offre publique comme la stabilité financière de la DSP.

A vouloir trop réduire son périmètre c’est l’étouffement qui peu à peu agit contre les délégataires. Deux leviers sont d’ores et déjà actionnés : la diminution du périmètre de la DSP et la liberté tarifaire. Le troisième, il en est question dans le maritime à la SNCM, c’est le plan social. Il faut donc des choix qui écartent cette hypothèse de l’emploi comme « variable d’ajustement » sachant que 160 postes ont déjà été supprimés à Air France ces quatre dernières années. Cela passe par une offre plus étoffée et rééquilibrée avant même que l’OTC ne soit doté du système informatique qui permettra « d'observer instantanément l'évolution des flux de trafic de s'y adapter » mais pas de réécrire l’appel d’offres. Sans s’enfermer dans un débat inutile opposant le nord au sud, force est de relever qu’avec l’offre proposée il y a un écart de 140 000 sièges entre les deux plateformes de Corse du Sud et celles de Haute Corse au détriment de Calvi et particulièrement de Bastia. (-79 520 sur Paris /-57 700 sur le Bord à Bord).

De même la création d’un « programme de base » dans le but d’obtenir « une plus grande souplesse opérationnelle » n’est pas sans poser problème quand on sait que la même distinction dans le maritime, entre service de base et service complémentaire, a servi de fondement au recours des dirigeants de CFF et au final de l’amende anti-service public réclamée contre la SNCM par la Commission européenne. Il convient de faire d’autres choix plus régulateurs face aux low cost, plus exigeants face à la Commission européenne, plus déterminés face au gouvernement s’agissant de l’augmentation de la dotation de continuité territoriale, plus pertinents pour préserver les opérateurs historiques et le partenariat Air Corsica et Air France et enfin plus protecteurs pour la desserte publique de continuité territoriale dans son ensemble entre le continent et la Corse. Tel est le sens de nos amendements.

Amendements aux Annexes 1.1 et 1.2

Projet de texte en vue de la publication des OSP au JOUE Annexe 1.1

Amendement numéro 1 P 34

Conformément à l’article 9 du règlement (CEE) n° 95/93 du Conseil du 18 janvier 1993 fixant les règles communes en ce qui concerne l’attribution des créneaux horaires dans les aéroports de la Communauté, les autorités françaises ont décidé de réserver des créneaux horaires sur les aéroports d’Orly et de Roissy Charles de Gaulle pour l’exploitation des services susmentionnés.

Amendement numéro 2 P 39

a) Tarifs résidents Les passagers « résidents » doivent bénéficier toute l’année, sur tous les vols, sans restriction de capacité : • Sur les liaisons Paris (Orly) - Ajaccio et Paris (Orly) - Figari, d’un tarif égal au maximum à 85 € HT par trajet ; • Sur les liaisons Marseille - Ajaccio et Marseille - Figari, d’un tarif égal au maximum à 45 HT € par trajet ; • Sur les liaisons Nice - Ajaccio et Nice - Figari d’un tarif égal au maximum à 42 € par trajet.

a a) Tarifs non résidents

• Sur les liaisons Paris (Orly) - Ajaccio et Paris (Orly) - Figari, d’un tarif égal au maximum à 170 € HT par trajet.

a a a) Tarifs typologiques •

Les transporteurs commercialiseront des tarifs typologiques famille enfant senior étudiant et établiront une gratification en miles fidélité pour tous les usagers. En outre les frais de dossier pour chaque titre de transport émis ne pourront excéder 3 euros.

Amendement numéro 3 P 41

Les transporteurs accorderont gratuitement une franchise de 27 kilogrammes de bagages par passager. Cette franchise sera portée à 35 kilogrammes pour les étudiants. Tout kilogramme excédentaire par passager ne pourra donner lieu à un paiement sous quelque forme que ce soit supérieur à un 0.25 €.

Annexe 1.2

Amendement numéro 4 P 44

Conformément à l’article 9 du règlement (CEE) n° 95/93 du Conseil du 18 janvier 1993 fixant les règles communes en ce qui concerne l’attribution des créneaux horaires dans les aéroports de la Communauté, les autorités françaises ont décidé de réserver des créneaux horaires sur les aéroports d’Orly et de Roissy Charles de Gaulle pour l’exploitation des services susmentionnés. Amendement numéro 5

P 44/45 a) Entre Paris (Orly) et Bastia : La capacité minimale de base est de (somme des capacités dans les deux sens) :

• 7 000 sièges par semaine pendant toute l’année. Compte tenu de la répartition sur l’année des pointes de trafic en fonction du calendrier des vacances scolaires et des fêtes (Toussaint, Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, ponts ainsi que les départs et les retours de vacances d’été) les capacités supplémentaires minimales suivantes doivent être offertes (somme des capacités dans les deux sens).

Les capacités totales minimales sont les suivantes :

• Saison IATA Hiver : 168 000 sièges.

• Durant six semaines de mi-juillet à fin août : 96 000 sièges.

• Durant le reste de la saison IATA Eté en dehors des six semaines précitées : 275 000 sièges.

Amendement numéro 6 P 45/46

b) Entre Paris (Orly) et Calvi :

- Les fréquences sont les suivantes :

Pendant la saison aéronautique IATA d’hiver, au minimum six(6) allers et retours par semaine, permettant d’acheminer au minimum 100 personnes dans chaque sens ; Au cours de la saison aéronautique IATA d’été, un aller et retour par jour minimum permettant d’acheminer au moins 140 passagers dans chaque sens.

- Les services doivent être exploités au moyen d’appareils de type turboréacteur.

- Les capacités offertes doivent permettre de transporter du fret et répondre pour le transport des passagers aux conditions suivantes :

La capacité minimale de base est de 1 100 sièges par semaine durant la saison IATA Hiver et 2 200 sièges par semaine durant la saison IATA Eté (somme des capacités dans les deux sens).

De fin mars à fin octobre, la capacité minimale doit permettre l’acheminement au minimum de 140 passagers dans l’après-midi dans les cas suivants :

- Le vendredi dans les sens Paris-Calvi ;

- Le dimanche, sauf quand le lundi est férié, dans le sens Calvi-Paris ;

- Lors des séquences pour lesquelles un jour férié précède ou suit un samedi ou un dimanche, le jour précédant la séquence dans le sens Paris-Calvi et le dernier jour de la séquence dans le sens Calvi-Paris ;

- La veille d’un jour férié dans le sens Paris-Calvi, ainsi que ce jour férié dans le sens Calvi-Paris, lorsque ce jour férié est isolé en semaine du mardi au jeudi. Compte tenu de la répartition sur l’année des pointes de trafic en fonction du calendrier des vacances scolaires et des fêtes (Toussaint, Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, ponts ainsi que les départs et les retours de vacances d’été), les capacités supplémentaires minimales suivantes doivent être offertes (somme des capacités dans les deux sens).

- Les capacités totales minimales sont les suivantes (somme des capacités de base et supplémentaires dans les deux sens) :

• Saison IATA Hiver : 31 400 sièges.

• Durant six semaines de mi-juillet à fin août : 51 600 sièges.

• Durant la saison IATA Eté en dehors des six semaines : 112 000 sièges

Amendement numéro 7 P 49/50

a) Tarifs résidents Les passagers « résidents » doivent bénéficier toute l’année, sur tous les vols, sans restriction de capacité :

• Sur les liaisons Paris (Orly) - Bastia et Paris (Orly) Calvi, d’un tarif égal au maximum à 85 € HT par trajet ;

• Sur les liaisons Marseille - Bastia et Marseille - Calvi, d’un tarif égal au maximum à 45 HT € par trajet ;

• Sur les liaisons Nice - Bastia et Nice - Calvi d’un tarif égal au maximum à 42 € par trajet. a a) Tarifs non résidents

• Sur les liaisons Paris (Orly) - Bastia et Paris (Orly) - Calvi, d’un tarif égal au maximum à 170 € HT par trajet.

a a a) Tarifs typologiques

• Les transporteurs commercialiseront des tarifs typologiques famille enfant senior étudiant et établiront une gratification en miles fidélité pour tous les usagers. En outre les frais de dossier pour chaque titre de transport émis ne pourront excéder 3 euros.

Amendement numéro 8 P52

Les transporteurs accorderont gratuitement une franchise de 27 kilogrammes de bagages par passager. Cette franchise sera portée à 35 kilogrammes pour les étudiants. Tout kilogramme excédentaire par passager ne pourra donner lieu à un paiement sous quelque forme que ce soit supérieur à un 0.25 €.

Ces amendements ont tous été rejetés. Seule le groupe des élu(e)s communistes et citoyens du Front de gauche les a voté. Ils permettaient de rééquilibrer véritablement l'offre de service public en capacités sur la Haute Corse, notamment Bastia et de contrecarrer l'agressivité commerciale des low cost en accompagnant cette offre d'une politique tarifaire correspondant à cet objectif de reconquête de marché.

Au final seulement 35 000 sièges ont été rétablis sur Bastia et la baisse du tarif résident, dont nous nous félicitons, restera limitée alors que les tarifs déplafonnés pour les non résidents, la suppression des tarif typologiques, les surcharges bagages et les frais de dossier agiront de manière dissuasive et inciteront les usagers à se tourner vers les opérateurs low cost encouragés par les Chambres de commerce à occuper la desserte de la Corse.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:16

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           Les néo-nazis ukrainiens entraînés par les USA
Mondialisation.ca, 10 février 2015


ukraineamericamap

En Ukraine les USA commenceront au printemps l’entraînement et l’armement de la Garde nationale  : c’est ce que confirme officiellement le Commandement européen des Etats-Unis, en précisant que le programme entre dans l’initiative du Département d’Etat pour assister l’Ukraine à opérer sa « défense interne ». Le financement, déjà autorisé par le Congrès, est fourni par un Fond spécial constitué par le Pentagone et par le Département d’Etat pour « fournir de l’entraînement et de l’équipement à des forces de sécurité étrangères », afin que « les pays partenaires puissent affronter des défis importants pour la sécurité nationale des Etats-Unis ».

La mission d’entraînement en Ukraine sert à « démontrer l’engagement USA pour la sécurité de la Mer Noire et la valeur des forces étasuniennes déployées en positions avancées ». Les unités de la Garde nationale ukrainienne, comprenant selon des estimations approximatives 45-50mille volontaires, seront entraînées par des instructeurs étasuniens dans le camp militaire de Yavoriv, proche de Lviv à environ 50 Km de la frontière polonaise. La Garde nationale, formée par le gouvernement de Kiev en mars 2014 avec un premier financement USA de 19 millions de dollars, a incorporé les formations néo-nazies, déjà entraînées par des instructeurs Otan pour le putsch de Kiev (comme le montre une documentation photo sur des militants néo-nazis entraînés en 2006 en Estonie).[1]

Les bataillons Donbass, Azov, Aidar, Dniepr-1, Dniepr-2[2] et autres, qui constituent la force de choc de la Garde nationale, sont constitués de néo-nazis aussi bien ukrainiens que d’'autres pays européens. Les atrocités qu’'ils ont commises contre les civils de nationalité russe en Ukraine orientale sont amplement documentées par des vidéos et des témoignages (il suffit de chercher sur Google « atrocités des néo-nazis en Ukraine »). Mais, bien qu’Amnesty International ait accusé le gouvernement de Kiev d’être responsable des crimes de guerre commis par ces bataillons, les USA continuent à les soutenir, en leur fournissant même des blindés. Et ils les potentialisent maintenant avec le programme d’'entraînement et d’'armement. Celui-ci entre dans l’ ' « Opération fermeté atlantique », lancée par le Commandement européen des Etats-Unis pour « rassurer nos alliés, face à l’'intervention russe en Ukraine, et comme moyen de dissuasion pour empêcher la Russie d’'acquérir l'hégémonie régionale ».

Dans le cadre du déploiement croissant de forces USA en Europe orientale, le Pentagone a envoyé « des experts militaires pour accroître la capacité défensive de l’'Ukraine » et alloué 46 nouveaux millions de dollars pour lui fournir « des équipements militaires, dont des véhicules et des viseurs nocturnes ». Washington est ainsi déjà en train d’'armer les forces de Kiev qui, même sans recevoir des armes lourdes des USA, peuvent se les procurer avec les millions de dollars mis à leur disposition. Alors que l’Allemagne, la France et l’Italie se disent favorables à une solution diplomatique et donc contraires à la fourniture d’'armes à Kiev. Mais en même temps, au sommet de Bruxelles, elles s’'engagent, avec la Grande-Bretagne, l'’Espagne et la Pologne, à prendre à leur charge les plus grandes missions dans la formation de la « Force de pointe » de l’'Otan, dans la cadre de la « Force de riposte », portée de 13 mille à 30 mille hommes et dotée de six centres de commandement et contrôle en Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie et Bulgarie. Alors que les USA, en préparation du sommet de Minsk sur l'’Ukraine (auquel volontairement ils ne participent pas), assurent par la bouche du secrétaire d'’Etat qu'’entre les alliés « il n’y a pas de divisions, nous sommes tous d'’accord qu’il ne peut pas y avoir de solution militaire ».

Mais en même temps, en entraînant et armant les néo-nazis ukrainiens, les USA alimentent les flammes de la guerre au coeur de l’Europe.

Manlio Dinucci 

Edition de mardi 10 février de il manifesto

http://ilmanifesto.info/i-neo-nazisti-ucraini-addestrati-dagli-usa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.



[1] Voir les photos dans l’article publié par Mondialisation.ca “Le régime de Kiev en Ukraine n’est pas « officiellement » un gouvernement néonazi” par Michel Chossudovsky, 5 juin 2014.

[2] Voir http://www.voltairenet.org/article185331.html NdT

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 13:53

 

                                                                      cerveau animé

 

 

                 Pericles - Discours aux Athéniens, 461 a.C.


 

Ici à Athènes nous faisons ainsi.

Ici le gouvernement favorise le plus grand nombre au lieu d'une minorité : et c'est pour cela qu' il est appelé démocratie.

Ici à Athènes nous faisons ainsi.

Les lois ici assurent une justice egale pour tous dans leurs disputes privées, mais nous n'ignorons jamais les mérites de l'excellence.

Lorsqu'un citoyen se distingue, alors il sera, à la préférence d'autres, appelé à servir l'État, mais pas comme un acte de privilège, comme la récompense du mérite, alors que la pauvreté ne constitue pas un empêchement.

Ici à Athènes nous faisons ainsi.

La liberté dont nous jouissons s'étend même à la vie quotidienne ; nous ne sommes pas envieux l'un de l'autre et nous n'ennuyons jamais nos prochain si à nos prochain il plaît a vivre d'une autre façon.

Nous sommes libres, libres de vivre vraiment comme il nous plaît et ainsi nous sommes toujours prêts à affronter n'importe quel danger.

Un citoyen athénien n'utilise jamais les affaires publiques a des fins privées, mais plutôt utilise les affaires publiques pour résoudre ses questions privées.

Ici à Athènes nous faisons ainsi.

Il nous a été enseigné de respecter les magistrats, et il nous a été enseigné même de respecter les lois et de ne jamais oublier que nous devons protéger ceux qui reçoivent offense.

Et il nous a même été enseigné de respecter ces lois non écrites qui résident dans l'universel sentiment de ce qui est juste et de ce qu'est le bon sens.

Ici à Athènes nous faisons ainsi.

Un homme qui ne s'intéresse pas à l'État nous ne le considérons pas exclu, mais inutile ; et bien que peu d'entre nous soient en mesure de donner vie à une politique, et bien tous ici à Athènes nous sommes en mesure de juger de cette politique.

Nous ne considérons pas la discussion comme entrave à la démocratie.

Nous croyons que le bonheur est le fruit de la liberté, mais aussi que la liberté est uniquement le fruit de la valeur.

Alors, je proclame que Athènes est l'école des Ellade et que chaque athénien grandisse en développant une heureuse versatilité, la confiance en soi même, la promptitude à faire face n'importe quel situation et c'est pour cela que notre cité est ouverte au monde et que nous ne chassons jamais un étranger.

Ici à Athènes nous faisons ainsi.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 13:38

 

  Clio                                                                                                  

Clio,la muse de l'Histoire

 

 

  Le recours en grâce avait été refusé à Fernand Iveton, le 10 février 1957 par le Président de la République française, René Coty, en accord avec le garde des sceaux, François Mitterrand et le secrétaire général de la SFIO, Guy Mollet, Président du conseil.

 

                11 février 1957-11 février 2015. Il y a 58 ans

FERNAND IVETON MORT POUR L’INDÉPENDANCE DE SON PAYS, L’ALGERIE.


Je voudrais associer à cet hommage particulier que nous rendons aujourd’hui à un Algérien exceptionnel, l’ouvrier-tourneur Fernand Iveton, le souvenir de ses frères de combat, des travailleurs soumis comme lui à l’oppression coloniale, Ahmed Lakhnèche et Mohamed Ouennouri, morts tous les trois pour le même idéal, le même jour, presqu’à la même heure, à deux et trois minutes d’intervalle, mêlant leur sang chaud au pied de la guillotine, Et, à travers eux, dédier cet hommage à toutes celles et tous ceux qui ont mis leur vie en péril en s’engageant, corps et âme, dans la dure et longue lutte pour l’indépendance nationale.

En évoquant le combat héroïque de l’enfant de la classe ouvrière, Fernand Iveton, nous avons également une pensée pour Taleb Abderrahmane, symbole de la jeunesse studieuse et travailleuse, qui a mis ses compétences en chimie au service de la Patrie, malgré tous les dangers. Il est mort, la tête tranchée, le 24 avril 1958 à 3heures 17. Il avait 28 ans. Plus d’un millier d’universitaires français de renom étaient intervenus auprès du chef de l’Etat français pour arracher sa grâce. En vain.

Avec l’exécution de Fernand Iveton, le 11 février 1957 à 5 heures 10, sur l’échafaud dressé furtivement au milieu d’une nuit glaciale dans la cour de la prison de Barberousse, le bourreau attitré, Maurice Meyssonnier, descendant d’immigrés européens, patron de bar de son état, était à sa vingt et unième victime parmi les patriotes algériens.

Fernand Iveton était lui aussi descendant d’immigrés européens. « C’était un pied noir typique : père français, mère espagnole », écrit son avocat parisien, Joë Nordmann, dans son livre « Aux vents de l’histoire », paru aux éditions Actes Sud, en 1996. Mais « celui-là n’est pas comme les autres », avait dit, un jour, Didouche Mourad à son ami Ahmed Akkache. S’il y en avait beaucoup comme lui, cela aurait changé bien des choses". C’était vers la fin des années 1940, au quartier de La Redoute.

Par « les autres », Didouche Mourad désignait ceux qui, contaminés par le racisme d’État, formaient la communauté française.
« Cette société des »Français d’Algérie« dont parle, l’auteur de la Question, Henri Alleg, dans son livre »La Guerre d’Algérie« : »Si diverse et si contradictoire, écrit-il, (elle) avait au moins une certitude commune qui faisait la force idéologique et politique de la grosse colonisation. Elle ne jouissait de ces « privilèges », pour aussi misérables qu’ils fussent, que parce qu’elle était l’heureuse élite, celle à qui la providence avait confié la tâche de régner sur les indigènes. Cela chacun l’apprenait avant même de savoir lire." L’éducation familiale du mépris de l’indigène, du mépris de l’Arabe, était relayée par l’école.

L’école publique française – l’école conçue par Jules Ferry - contribua grandement à la construction d’un racisme d’État, en Algérie, en instituant une différence de statut entre les enfants européens (section « A ») et les enfants indigènes (section « B »), et sa diffusion à travers les livres et les manuels scolaires. C’était dans la logique des choses, car, comme l’écrit le poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire,
« il n’y a pas de colonialisme sans racisme ».
Le racisme d’État était matérialisé par le Code de l’Indigénat.

Fernand Iveton est né le 12 juin 1926, à la rue de la Marine, à Alger. Sa famille quitta le quartier pied-noir de Bab el Oued pour s’installer au Clos Salembier, rue des Lilas, puis rue des Coquelicots où son père, ouvrier électricien, bâtit de ses propres mains une maison. Dans ce grand quartier peuplé majoritairement d’autochtones, où il passa son adolescence et sa prime jeunesse, Fernand Iveton, ouvrier-tourneur à l’E.G.A (Électricité Gaz d’Algérie), était connu pour ses solides convictions communistes. Il était très estimé, pour sa droiture, par les militants du PPA-MTLD qu’il côtoyait au syndicat des gaziers-électriciens de la CGT.

Il aimait l’ambiance sportive. Le samedi après-midi, on le trouvait sur un terrain de football avec ses camarades de travail, Algériens et Européens, portant les couleurs du club corporatif de l’EGA, affilié à la Fédération gymnique et sportive du travail (FSGT), raconte son camarade de lutte, Maurice Baglietto.

Fernand Iveton avait foi en une Algérie indépendante, juste et solidaire. Il avait suivi le chemin choisi par son père, militant communiste et syndicaliste, ouvrier à la société d’électricité Lebon avant qu’elle ne soit nationalisée en 1946. Il acquit les principes de liberté et d’indépendance nationale à travers les luttes ouvrières menées, côte à côte, avec les travailleurs musulmans, victime comme eux de la répression coloniale.

C’est sur le terrain de ces luttes ouvrières et politiques, qui connurent un essor formidable entre 1947 et 1954, qu’il faut chercher les racines de son intégration à la nation algérienne à laquelle il donna sa vie.

D’où cet hommage particulier

Par sa forte concentration intérieure, Fernand Iveton était de cette élite ouvrière européenne qui a pu se dégager de la mentalité colonialiste.
« Il avait très tôt assimilé cette notion d’indépendance, à l’image d’autres Européens militants du PCA, comme Henri Maillot, Maurice Laban, Maurice Audin et d’autres. A ses yeux, la seule issue pour les Européens était de se détacher du système colonial »,témoigne l’auteur de la Question, Henri Alleg

Fernand Iveton s’engagea dans la lutte armée, en juin 1955, avec la création des Combattants de la libération - la branche armée du PCA (Parti communiste algérien). À sa dissolution, en juin 1956, suite à l’accord PCA-FLN, il intégra, avec ses camarades, les rangs du FLN, guide unique du combat libérateur. Il fut membre du groupe d’action du secteur du Champ de Manœuvres dirigé par l’ouvrier métallurgiste à l’usine Neyrpic et syndicaliste, M’Hamed Hachelaf.

A propos de son activité, Jacqueline Guerroudj, rescapée de la guillotine, relate dans son livre-témoignage « Des douars et des prisons » :
« L’objectif des fedayin, clairement exprimé, était, selon l’idée émise par Fernand Iveton qui connaissait bien les lieux à l’usine à gaz du Hamma où il travaillait, de placer des bombes sous les tuyaux à un endroit choisi pour que les dégâts empêchent l’usine de fonctionner, privant ainsi Alger d’électricité ».

Jacqueline Guerroudj, qui assurait la liaison au sein du groupe, remit à Fernand Iveton les deux bombes réglées par l’étudiant en chimie, Abderrahmane Taleb, pour exploser à 19 heures 30, à l’heure où l’usine est totalement vidée de son personnel.

Mais sa musette ne pouvant les contenir toutes les deux, il ne put en prendre qu’une seule. En arrivant à l’usine, il mit sa musette (un sac de sport) dans son placard. Son contremaître, qui le surveillait de près, entendit le « tic-tac » du réveil et courut alerter la police. Fernand Iveton, arrêté sur-le-champ, fut immédiatement conduit au Commissariat central d’Alger.

Nous sommes le mercredi 14 novembre 1956. Fernand Iveton fut soumis, durant trois jours, à d’atroces tortures, tortures relatées dans un Mémoire qu’il remit à son avocat, Joë Nordmann.

Le 25 novembre 1956, le Tribunal militaire d’Alger prononça à son encontre la peine de mort, « au motif qu’il avait voulu faire sauter Alger », selon les propres mots de Jacques Soustelle, ancien gouverneur d’Algérie. Le procès se déroula dans un climat de haine raciale, alimenté et dirigé par des groupes fascistes, partisans féroces de l’Algérie française, qui avaient créé, en janvier 1956, un comité de Défense et d’Action pour l’Algérie française, berceau de l’OAS.

A l’aube du 11 février 1957, soit 80 jours à peine après son procès, la lame de la guillotine, ce procédé sauvage, symbole de la barbarie fasciste, s’abattit sur sa tête. Dans le couloir qui le conduisait à l’échafaud, Fernand Iveton lança un vibrant

« l’Algérie libre vivra ».
C’est un des descendants de ces oiseaux de proie qui se sont abattus sur nos rivages dès 1831, « des trafiquants, aventuriers, spéculateurs, pègre des ports méditerranéens de France, d’Espagne, d’Italie, de Grèce, de Malte…, le patron de bar, Maurice Meyssonnier, qui fit tomber la lame.

Le recours en grâce avait été refusé à Fernand Iveton, le 10 février 1957 par le Président de la République française, René Coty, en accord avec le garde des sceaux, François Mitterrand et le secrétaire général de la SFIO, Guy Mollet, Président du conseil.

C’était la période où la « Question algérienne » était inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée générale de l’O.N.U. Le socialiste Guy Mollet avait adressé, au mois de janvier, une lettre ouverte à cette haute institution internationale, dominée par les Etats membres de l’OTAN sous la houlette des Etats-Unis, pour dire que la guerre d’indépendance conduite par le FLN était, en fait, dirigée par les communistes à partir de Moscou. Il voulait ainsi créer un climat général de peur en exagérant la présence des communistes dans l’armée de libération nationale.

Pour le gouvernement français dominé par les socialistes de la S.F.I.O, qui s’appuyait sur la communauté européenne raciste pour garder l’Algérie française, la décapitation rapide du fidaï Fernand Iveton devait absolument servir d’exemple.

     La mort de Fernand Iveton fut effectivement un exemple.

Un exemple qui « éclaira la route » de milliers d’autres jeunes patriotes dans la longue lutte pour briser les chaînes séculaires de la servitude.

Au greffe, Fernand Iveton, calme et détendu, prononça ces paroles recueillies par son avocat, Maître Albert Smadja :
« La vie d’un homme, la mienne, ne compte pas. Ce qui compte, c’est l’Algérie, son avenir... »

Ultimes paroles qu’il laisse comme un message-testament aux générations qui auront à bâtir l’Algérie indépendante.

Avant d’aller au supplice, il embrassa ses frères de combat, Ahmed Lakhnèche et Mohamed Ouennouri, clamant, tous les trois, à l’unisson « Vive l’Algérie libre ! » Le cri des trois fedayin fut repris en chœur par la prison toute entière. Partis des terrasses des maisons de la Casbah voisine, parvinrent à la prison le chant patriotique « Min Djibalina, » et les youyous des femmes admirables de courage.

De cet homme aux vues lointaines, Maître Joë Nordmann a gardé un souvenir fervent.
« Sa droiture, sa clarté d’esprit, sa fidélité aux principes de liberté et d’indépendance m’impressionnèrent beaucoup lorsque, pour la première fois, je le rencontrai à la prison Barberousse d’Alger. Il avait trente ans »,
écrit-il dans ses Mémoires.

Dans une lettre écrite de prison à son épouse, Fernand Iveton dit en substance :
« Pour l’Algérie de demain avec la lutte de classe qui s’annonce, nous avons besoin de tous les camarades ».

Ses fidèles compagnons de lutte ne l’oublient pas. Chaque année, comme aujourd’hui, à la date du 11 février, ils se recueillent sur sa tombe, au cimetière de Saint Eugène (aujourd’hui Bologhine) pour évoquer son courage exceptionnel.

Deux étudiantes de l’institut des sciences de l’information de l’Université d’Alger consacrèrent un important chapitre à son combat, dans un Mémoire de licence soutenu en juillet 2011.

Je termine par le poème d’Annie Steiner, écrit du fond de sa cellule de Serkadji, juste après la sauvage décapitation de Fernand Iveton, Ahmed Lakhnèche et Mohamed Ouennouri :

Ce matin ils ont osé

Ils ont osé

Vous assassiner

C’était un matin clair

Aussi doux que les autres

Où vous aviez envie de vivre et de chanter

Vivre était votre droit

Vous l’avez refusé

Pour que par votre sang d’autres soient

libérés

Que vive votre idéal

Et vos sangs entremêlés

Pour que demain ils n’osent plus

Nous assassiner

Mohamed Rebah

Chercheur en histoire

Auteur

Photo de Alger républicain.
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 07:37

 

 

  Clio                                                                                                  

Clio,la muse de l'Histoire

 

 

14 février 1945

Dresde réduite en cendres

 

     
 

Il y a 70 ans, à peine de retour de Yalta, Churchill donne son aval au bombardement de Dresde, le plus meurtrier de toute la guerre contre l'Allemagne (25.000 morts).

 

 

Dans la nuit du 13 au 14 février 1945, la ville de Dresde est victime du plus brutal bombardement aérien de la Seconde Guerre mondiale (à l'exception de Tokyo, Hiroshima et Nagasaki).

Dent pour dent...

Dès le début du conflit, le Premier ministre britannique Winston Churchill confie au «Bomber Command» de la Royal Air Force la mission de détruire les sites stratégiques de l'ennemi. Il veut de cette façon relever le moral de ses concitoyens, durement affecté par les attaques aériennes sur les villes anglaises (le «Blitz»).

Le «Bomber Command» lance d'abord des attaques sur des sites stratégiques uniquement (zones industrielles et noeuds de communication). Cependant, ces attaques ciblées se révèlent de plus en plus coûteuses et inefficaces.

Le Premier ministre place alors le général Arthur Harris à la tête du «Bomber Command» et, le 14 février 1942, autorise les bombardements massifs étendus aux zones urbaines. Churchill espère de cette façon dresser la population allemande contre Hitler...

Escalade de la violence

1,35 million de tonnes de bombes seront au total déversées sur l'Allemagne par les Anglo-Saxons. Un rapport américain estime le nombre de victimes à 305.000 morts et 780.000 blessés ( *). La France occupée n'est pas épargnée. Elle reçoit 0,58 million de tonnes de bombes qui auraient causé 20.000 morts.

Dresde marque le paroxysme de cette stratégie. L'ancienne capitale du royaume de Saxe est surnommée la «Florence de l'Elbe» en raison de ses richesses artistiques et architecturales. Dans les dernières semaines de la guerre, l'afflux de réfugiés hisse sa population de 600.000 habitants à près d'un million.

Le bombardement des 13 et 14 février 1945 survient alors même que ces réfugiés tentent d'oublier les horreurs de la guerre dans un carnaval improvisé.

dresde après le bombardement Au total, en quinze heures, 7.000 tonnes de bombes incendiaires tombent sur Dresde, détruisant plus de la moitié des habitations et le quart des zones industrielles.

Une grande partie de la ville est réduite en cendres et avec elle environ 35.000 personnes, dont 25.000 ont été identifiées. Beaucoup de victimes disparaissent en fumée sous l'effet d'une température souvent supérieure à 1000°C.

L'évaluation actuelle de 35.000 morts (dont 25.000 corps identifiés) résulte des travaux d'une commission d'historiens mandatée par la ville de Dresde. Le chercheur allemand Jörg Friedrich, qui n'est pas tendre pour les Alliés, fait état de 40.000 morts dans son livre Der Brand (L'incendie).

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