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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 08:58

Le président de l'Autorité des marchés financiers augmenté de 71.000 euros

NOUVELOBS.COM

 

Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) va désormais percevoir une indemnité annuelle brute de 220.000 euros, en plus de sa rémunération de haut fonctionnaire.

Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, percevra désormais une indemnité annuelle brute de 220.000 euros. Le montant de son indemnité a été relevée de 71.000 euros par un arrêté publié samedi 14 février au Journal officiel.
Signée par le ministre du Budget Eric Woerth, cette augmentation "prend effet au 15 décembre 2008", selon l'arrêté dont fait état Le Parisien/Aujourd'hui en France dans son édition du lundi 16 février. Le 15 décembre correspond au jour de la prise de fonctions de Jean-Pierre Jouyet à la tête du gendarme de la Bourse.

Un arrêté fixé par Sarkozy


"En réalité, M. Jouyet va toucher exactement la même somme que son précédesseur" Michel Prada, a précisé à l'AFP une source proche du dossier.
Le gouvernement a en effet rétabli le montant de 220.000 euros fixé le 15 juillet 2004 par un arrêté de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie. L'indemnité "de fonction" du président de l'AMF avait été abaissée à 149.000 euros par un autre texte du 20 mars 2006, désormais abrogé.

"Comme M. Prada avait pris sa retraite de l'Inspection des finances dans l'intervalle, le deuxième décret avait pour but de déduire cette retraite du montant de l'indemnité pour éviter qu'il cumule les deux", a expliqué la même source.
Jean-Pierre Jouyet n'étant pas dans la même situation, "cette déduction ne se justifiait plus", a poursuivi cette source.

En plus de l'indemnité fixée par l'Etat, la rémunération du président de l'AMF inclut son traitement de haut fonctionnaire classé "hors échelle" dont le montant n'est pas connu, selon le Code monétaire et financier. (Avec AFP)

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Micaela Mayero
MCF Info, Université Paris 13

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 15:27

                      LU  sur le site : obervatoiredes inégalités 

Les hauts revenus du show-biz, du sport et de l’entreprise

Les revenus annuels du show-biz, du sport et de l’entreprise représentent pour certains plus de 1 000 années de Smic en France, 5 000 années aux Etats-Unis...

Les sommes perçues par quelques personnalités du sport, du show-business ou de l’entreprise sont astronomiques, hors de portée du commun des mortels. Elles s’expriment en centaines, voire en milliers d’année de Smic. Qu’est-ce qui peut justifier de tels niveaux ? Certainement pas l’effort : les métiers les plus pénibles sont aussi les moins bien payés. L’effort physique, sauf pour les sportifs, est totalement dévalorisé. Les catégories les plus aisées n’ont pas la même notion du travail que la majorité de la population. Il s’agit très souvent d’activités qui s’apparentent plutôt à ce que d’autres, plus modestes, appellent du loisir (repas, lectures, etc.). Elles disposent, de plus, des moyens financiers pour se décharger des tâches les plus pénibles par l’emploi de personnel extérieur.

Les revenus des plus riches ne reposent pas sur les mêmes facteurs. Même s’ils disposent très souvent d’une équipe autour d’eux, les stars du sport ou du show-business doivent leurs ressources à un mélange de marketing savant et de talent personnel. Les dirigeants d’entreprise doivent leurs émoluments à leurs responsabilités, les décisions qu’ils prennent, mais pour une part beaucoup plus importante à la valeur créée par des milliers de salariés, rémunérés plusieurs centaines de fois moins qu’eux et qui pourtant œuvrent dans des conditions plus difficiles. L’affaiblissement des syndicats, représentants des salariés les moins qualifiés, de surcroît davantage touchés par le chômage, laisse plus facilement la voie libre pour octroyer des revenus aussi démesurés qui au final ne sont que très peu contestés.



Les revenus des sportifs en France

 

Sport

Revenus annuels en millions d'euros

En années de Smic

Thierry Henry

Football

14

1 183

Tony Parker

Basket

11

930

Patrick Viera

Football

7

592

William Gallas

Football

6,4

541

Claude Makele

Football

4,9

414

Lilian Thuram

Football

4,7

397

David Trezeguet

Football

4,5

380

Nicolas Anelka

Football

4,1

347

Djibril Cissé

Football

3,9

330

Louis Saha

Football

3,8

321

Ces données comprennent les éléments officiels (salaires et primes notamment) et une évaluation des revenus annexes (sponsors). Ils n'intègrent pas les revenus privés des joueurs, notamment leurs revenus du patrimoine (placement, immobilier, etc.). Ils minimisent donc certainement la réalité.

Source : Magazine Capital, n°181, octobre 2006. Données 2006-2007

 

 

Les revenus des stars du cinéma en France

 

Revenus annuels
en millions d'euros

En années de Smic

Gérard Depardieu

4,3

363

Thierry Lhermitte

3

254

Jean Reno

3

254

Jean Dujardin

2,7

228

Michel Blanc

2,3

194

Christian Clavier

2

169

Daniel Auteuil

1,8

152

Valérie Lemercier

1,6

135

Franck Dubosc

1

85

Mathilde Seigner

0,7

59

Moyenne estimée sur 2005-2006 à partir des contrats déposés au Centre national de la cinématographie (cachets, participation aux recettes, bonus).

Source : Magazine Capital, n°181, octobre 2006. Année des données : 2006

 

 

Les revenus des cadres très supérieurs en France

 

Revenus annuels
en millions d

En années de Smic

Patron d'une salle de marché (achète et vend sur les marchés financiers)

5

423

Banquier d'affaires

5

423

Styliste d'une griffe de luxe

5

423

Avocat associé d'un grand cabinet d'affaires

4

338

Gérant de fonds spéculatif

2

169

Consultant en organisation

0,8

68

Directeur financier d'un groupe coté

0,8

68

Directeur des ressources humaines d'un grand groupe

0,45

38

Directeur de la communication d'un grand groupe

0,4

34

Directeur de création d'agence publicitaire

0,4

34

Attention, il s'agit d'évaluation de salaires maximum pour ces professions. Ne comprend pas d'autres avantages éventuels (stock options, frais, etc.).

Source : Magazine Capital, n°181, octobre 2006, d'après les cabinets de recrutement. Année des données : 2005

 

 


Les plus hauts revenus de l'économie de la célébrité* dans le monde

 

Activités

Montants (en millions d'euros)

En années de Smic

Oprah Winfrey

Télévision

186

15 500

Steven Spielberg

Cinéma

79

6 548

Tiger Woods

Sport

71

5 952

Johnny Depp

Cinéma

66

5 476

The Rolling Stones

Musique

63

5 238

Jay-Z

Musique

59

4 940

Tom Hanks

Cinéma

53

4 405

Madonna

Musique

51

4 286

Bon Jovi

Musique

48

3 988

Jerry Seinfeld

Cinéma

43

3 571

Elton John

Musique

38

3 155

Céline Dion

Musique

32

2 679

Oscar De La Hoya

Sport

31

2 560

Phil Mickelson

Sport

30

2 500

Kimi Raikkonen

Sport

29

2 381

* Animateurs de télévision, réalisateurs de films, sportifs, acteurs, chanteurs... Tableau extrait de : "Les très hauts revenus dans le sport, la culture et le management", Jean-François Bourg - Revue d'économie politique n°3-2008

Source : Forbes - juillet 2006 / juin 2007

 

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 15:22
                                                      
                                                                    

Une syndicaliste vitriolée à Athènes
(site : http://www.rougemidi.fr/) 

   « Lundi 22 décembre 2008, vers 24 h 10, Kostantina Kouneva, secrétaire générale de l’Union d’Attique des Nettoyeuses et du Personnel Domestique, rentrant chez elle après son travail, a subi un attentat à l’acide. Elle est hospitalisée dans un état critique à l’unité des soins intensifs de l’hôpital Evangelismos, ayant subie des lésions graves aux yeux et au visage, avec comme conséquence la perte d’un œil et des lésions permanents à d’autres organes vitaux. »

  Ceci est un extrait d’un communiqué de presse émis par l’Union d’Attique des Nettoyeuses et du Personnel Domestique.
Kostantina est une travailleuse, mère d’un enfant, syndicaliste et immigrée d’origine bulgare. Avec son syndicat des nettoyeuses, elle tentait depuis des années de révéler les illégalités et les atteintes aux droits de l’homme dont se rendent coupables les patrons sous-traitants, en particulier des services publics en Grèce.
La Marche Mondiale des Femmes (MMF), qui fait circuler l’information, précise que , « malgré le silence persistant des chaines de TV, la tentative d’assassinat au vitriol contre la syndicaliste immigrée (Bulgare) Kostantina Kouneva, secrétaire général du syndicat des nettoyeuses de la région d’Athènes, a secoué l’opinion publique et est en train de mettre le feu aux poudres aux fondements de la société grecque.
Meetings, manifestations, occupations des bâtiments publics et autres actions de protestation exemplaires se succèdent à Athènes, Thessalonique et des villes de province, tandis que se multiplient les actes de solidarité des citoyens " anonymes " envers la victime et son syndicat ». Pour la MMF, l’émotion des uns et la rage des autres sont facilement compréhensibles si on tient compte que cette affaire est exemplaire à tous points de vue.
D’abord, à cause de l’extrême barbarie des assassins : ils ont déversé une énorme quantité de vitriol non seulement sur le visage mais aussi dans la bouche de la victime qui n’a plus ni estomac ni œsophage. Ensuite, en raison du fait que cette victime est à la fois non seulement femme et immigrée, mais aussi dirigeante d’un syndicat qui organise les plus exploitées et opprimées des précaires, et est a l’avant poste du syndicalisme de classe et de combat !

 La MMF considère que cette tentative d’assassinat était annoncée, et constitue l’aboutissement d’une très longue série de menaces et de violences de tous ordres : « une véritable terreur patronale ayant comme cible Kostantina et ses camarades !
Et tout ça de la part d’un patronat mafieux très lié à cette social-démocratie néolibérale qui a introduit et généralisé la sous-traitance dans le secteur public sous les gouvernements Simitis (1996-2004) : le patron de Kouneva a été candidat préfet du PASOK aux dernières élections préfectorales. En somme, cette affaire, arrivant juste après la grande révolte de la jeunesse, contient tous les ingrédients d’un cocktail social et politique plus qu’explosif ! Mais, a une condition : que la réaction en solidarité avec Kouneva et son syndicat et contre la terreur patronale soit massive et se fasse dans l’unité. D’ailleurs, c’est ce que demandent les camarades de Kostantina.

Pour adresser des messages de solidarité : Union d’Attique des Nettoyeuses et du Personnel Domestique pekop1999@gmail.com
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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 13:17

Confiance renouvelée à Hugo CHAVEZ           

Le oui au référendum sur un amendement constitutionnel qui permet une nouvelle candidature du président vénézuélien, Hugo Chavez, en 2012, après dix ans au pouvoir, l'a emporté avec 54,36 % des suffrages, selon des résultats partiels publiés dimanche soir.

Après dépouillement de 94,2% des résultats envoyés par les bureaux de vote, le oui a obtenu 54,36% des suffrages et le non 45,63%, a annoncé la présidente du CNE, Tibisay Lucena.

"C'est une victoire nette du peuple, (...) de la révolution", a très vite réagi Hugo Chavez.

"La vérité a triomphé sur le mensonge, la dignité de la patrie l'a emporté sur ceux qui la nient, la constance a gagné", a-t-il ajouté devant des milliers de partisans rassemblés face au palais présidentiel.

"Je jure, qu'à partir de cet instant, je vais me consacrer pleinement au service du peuple, de manière définitive".

Le président vénézuélien a ensuite lu un message du dirigeant historique cubain Fidel Castro le félicitant "pour une victoire d'une telle ampleur qu'elle est impossible à mesurer".

Le CNE avait précisé plus tôt que le "oui" avait recueilli 6,3 millions de voix et le "non" cinq millions, selon les résultats partiels disponibles, tandis que l'abstention avait atteint 32,9% des inscrits.

L'opposition a admis sa défaite, tout en estimant que la "campagne a été celle de David contre Goliath et (que) Goliath a gagné".

Omar Barboza, président du mouvement Un nouveau temps (social démocrate) a dénoncé l'utilisation "sans scrupules" des moyens de l'Etat pour permettre au "oui" de l'emporter, tout en se félicitant que le non ait obtenu "plus de cinq millions de voix".

"Notre projet est très différent du projet totalitaire du président Chavez", a-t-il encore dit. Mais, "en tant que démocrates, nous reconnaissons les résultats", de ce scrutin, a-t-il poursuivi, en promettant de continuer à lutter "sur le terrain des idées".

Immédiatement après l'annonce de la victoire du oui, la ville de Caracas a été illuminée par des dizaines de feux d'artifices, tandis que les détonations des pétards résonnaient et que le président Hugo Chavez se montrait au balcon de son palais de Miraflores pour chanter l'hymne national.

Des milliers de partisans du chef de l'Etat ont fêté la victoire du "oui" dans les rues de la capitale agitant des drapeaux rouges, couleur emblématique du mouvement présidentiel, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV).

Le 2 décembre 2007, les Vénézuéliens avaient rejeté une vaste réforme d'inspiration socialiste de la Constitution qui prévoyait déjà la possibilité de réélire le président au-delà de deux mandats de six ans.

Le chef de l'Etat vénézuélien, élu en 1998 et réélu en 2006, argumentait sans cesse qu'il avait besoin de temps pour approfondir sa "révolution bolivarienne", précisant qu'il souhaitait rester au pouvoir au moins jusqu'en 2019.

La campagne s'était d'ailleurs centrée sur son bilan, les chavistes soulignant les progrès sociaux réalisés en dix ans en matière de santé, d'éducation et de logement, tandis que l'opposition dénonçait l'insécurité, la corruption et l'inflation frappant le pays.

Le président Hugo Chavez s'est engagé dimanche soir à s'attacher aussi à ces sujets, en particulier l'insécurité, première préoccupation de ses concitoyens.

La règle en vigueur jusque-là n'autorisait pas plus de deux mandats consécutifs, ce qui aurait obligé Hugo Chavez à quitter le pouvoir à l'issue de son deuxième mandat, début 2013, sans pouvoir postuler à nouveau dans la foulée.

 

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 13:13
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 14:15

                                                                      
 
Nout Zournal OnZeWéb

http://www.temoignages.re

Témoignages - organe du Parti Communiste Réunionais     
 
samedi 14 février 2009

Luttes sociales

Collectif de 25 organisations : appel à la grève et à la manifestation le 5 mars 


                                                                                  



Quatre propositions réunionnaises pour faire face à l’urgence sociale

Augmentation de 200 euros des minima sociaux, des retraites, des bas-salaires et des bourses d’étudiant ; gel des loyers dans les logements sociaux ; baisse de 20% des produits de première nécessité ; et baisse de 5 euros de la bouteille de gaz : le collectif de 25 associations a défini quatre propositions qui peuvent rassembler largement les Réunionnais. Un appel à la grève générale est lancé pour le 5 mars, et un appel à l’action pour le 19 mars, le jour où La Réunion fêtera le 63ème anniversaire de l’abolition du statut colonial.

                                 ET ENCORE....


Reportage canal plus aux Antilles : Le PCF exprime son émotion et condamne les propos racistes d’Alain Huygues-Despointes

Mis en ligne : 12 février
Dans un documentaire diffusé vendredi aux Antilles par la chaîne Canal+, Alain Huygues-Despointes, un entrepreneur béké fortuné, expliquait « vouloir préserver la race ».

« Quand je vois des familles métissées avec des blancs et des noirs, les enfants naissent de couleur différentes, il n’y a pas d’harmonie », ose-t-il poursuivre. Le responsable de tels propos mérite d’être poursuivi pour incitation à la haine raciale. De nombreuses associations ont d’ailleurs porté plainte à ce titre, ce dont le PCF se félicite.

Ce scandaleux propos en rajoute à l’exaspération de la population en lutte pour le pouvoir d’achat et contre les discriminations. De nouveau, le PCF demande instamment au gouvernement de répondre aux légitimes revendications portées par le puissant mouvement populaire Antillais.

Jean-Louis Lemoing, Membre du comité exécutif national du PCF en charge des Dom-Tom


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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 13:45


                                                                                                            


Entretien avec Mujammad Nafah, secrétaire général du Parti Communiste d’Israël

vendredi 13 février 2009 - 06h:49

Davidi & Delgado - Mundo Obrero(Journal communiste espagnol)

Ce mois de janvier, le parti communiste d’Israël et son front Hadash (front démocratique pour la paix et l’égalité) furent les seules forces politiques de ce pays qui s’opposèrent au massacre perpétré par les forces armées israéliennes dans la bande de Gaza.

 

Tel-Aviv le 2 janvier 2009 : importante manifestation contre les massacres perpétrés dans la bande de Gaza par l’armée israélienne.

Lamentablement, les « mass média » n’ont pas reflété l’ampleur des protestations contre la guerre à l’intérieur du pays. Une grande manifestation ayant eu lieu dans la ville de Sajnin à l’initiative du Comité Représentatif Supérieur de la population arabo-palestinienne en Israël, une semaine après l’offensive criminelle avec la participation de 130 000 manifestants et celle qui a eu lieu l’autre jour, dans la ville de Tel Aviv, avec 20 000 manifestants, dont plusieurs portaient le drapeau rouge, démontrent l’ampleur de la mobilisation qui ne cessa guère, dans tout ce pays du Moyen-Orient, pendant ces trois semaines.

Monde Ouvrier a interviewé le Secrétaire Général du PCI, l’écrivain Mujammad Nafa’h, originaire de l’aile druse de Beit Jan, avec l’objectif de faire connaître les positions des communistes israéliens. L’interview fut réalisée dans les locaux du parti de la ville de Haifa, le dernier jour du mois de janvier, grâce à la collaboration de Efraim Davidi.


 Le Parti Communiste d’Israël commémore cette année son 90ème anniversaire. Antérieurement, depuis la fin des années 40, le Parti Communiste palestinien, fut le berceau des trois organisations : le Parti du Peuple Palestinien et les partis communistes jordanien et israélien.

Le PCI possède une fraction parlementaire de trois députés à la Knesset (le parlement israélien), plusieurs maires, dont celui de la « capitale arabe » d’Israël, la ville de Nazareth où il gouverne depuis 32 ans. Il est également très représenté au sein des syndicats et des étudiants.

Lors des dernières élections municipales de Novembre, le député communiste Dov Khenin obtint 36% des votes dans la ville de Tel-Aviv contre le maire travailliste qui reçut 51% des voix. Le PCI, marxiste-léniniste, est l’unique parti en Israël dans lequel militent sans aucune discrimination Juifs et Arabes, et publie le seul journal quotidien communiste en langue arabe du Moyen-Orient : « El Itijad » ( l’Unité ») et un hedomadaire en hébreu : « Zu Haderej (« le Chemin).» .

Monde Ouvrier : Depuis le 28 Décembre, le Parti Communiste a organisé des manifestations dans tout le pays contre l’agression militaire israélienne sur la Bande de Gaza. Quelle est la position du Parti Communiste Israélien à propos du conflit palestino-israélien ?

Mujammad Nafa’h : Depuis 1947, notre parti revendique la position de « deux Etats pour deux peuples » et soutient le droit à l’autodétermination du peuple palestinien. C’est-à-dire le droit pour les Palestiniens d’avoir un Etat libre et souverain dans les territoires occupés par Israël depuis juin 1967, avec Jérusalem est pour capitale. Nous exigeons également le démantèlement des colonies juives dans ces territoires et la solution de la question des réfugiés palestiniens, conformément aux résolutions des Nations unies.

M.O. : Et en ce qui concerne la Cisjordanie et le « mur de la honte » ?

M.N. : Israël doit se retirer jusqu’aux lignes prévues par le cessez-le-feu de la guerre de juin 1967 et démanteler le mur, que nous appelons en hébreu et en arabe : « le mur de l’apartheid ».

M.O. : Comment coordonne-t-on le travail de dénonciation de l’agression du peuple palestinien, dans ce cas à Gaza, avec les mouvements sociaux, pacifistes et universitaires ?

M.N. : Premièrement, en essayant d’établir le plus d’alliances possibles, puisqu’il est évident que les communistes ne sont pas les seuls à s’opposer à l’occupation israélienne. Deuxièmement, en essayant de coordonner les manifestations dans les rues, avec des activités politiques de prise de conscience et solidarité « pratique » : envoi de vêtements, d’aliments et d’aide. Le fait qu’on ait arrêté plus de 700 personnes lors des manifestations, de Nazareth et Haifa au nord jusqu’à Beer-Sheva au désert de Negev, montre que de nombreuses personnes ont été touchées par autant de morts et de désastres.

Enfin, en notant que nous agissons en coordination avec les forces de la gauche palestinienne. Traditionnellement avec les communistes palestiniens, mais un jour avant l’attaque, et sachant qu’elle approchait, nous nous sommes réunis dans la ville de Ramallah avec les dirigeants du Front populaire pour la Libération de la Palestine, le Front Démocratique pour la Libération de la Palestine et le Parti du Peuple (communiste) afin d’unir nos efforts. Nous avons délibéré avec eux à nouveau le jour qui a suivi le retrait israélien.

M.O. : Comment pourriez-vous expliquer aux étrangers que plus de 70% de la population israélienne soutient ou justifie les attaques militaires à Gaza qui causèrent plus de 1300 morts palestiniens, dont 90% seraient des civils selon certaines organisations humanitaires ?

M.N. : Lamentablement, une grande partie de la population israélienne s’est laissée avoir par une propagande officielle fallacieuse qui définit la guerre coloniale qui a eu lieu à Gaza comme une « action d’auto-défense ». La censure et l’auto-censure des médias locaux y ont contribué. Le téléspectateur israélien n’a pas vu dans ses écrans les scènes épouvantables que voyait chaque jour le Madrilène ou le Barcelonais. De plus, l’aventure politique du Hamas et ses provocations répétitives ont également contribué à faire de la population civile du sud d’Israël, majoritairement pauvre, des victimes des missiles qui venaient de Gaza.

Plusieurs fois, nous avons répété que nous soutenions la lutte contre l’occupation, les luttes des masses et la politique des Palestiniens, mais nous condamnons les attaques contre les populations civiles des deux côtés de la frontière. Nous avons répété à nouveau qu’il n’existait pas de solution militaire au problème palestinien, la seule solution passe par la fin de l’occupation et la création d’un Etat palestinien. Ce positionnement nous l’avons déjà exprimé précédemment, pendant et après l’attaque criminelle perpétrée en Janvier dernier.

M.O. : En 2003, on a essayé de mettre fin à la vie de l’ancien Secrétaire Général, Issam Majul, en posant une bombe sous sa voiture bien qu’il fut miraculeusement épargné. Pourquoi a-t-on voulu le tuer ? Dans quelle situation vivent les « ennemis » de la politique sioniste dans l’Etat d’Israël ?

M.N. : Ce n’est pas un secret que les espaces démocratiques en Israël sont menacés aussi bien par le gouvernement que par des groupes d’extrême-droite, officiellement « hors contrôle » ; en réalité, tout le monde sait qui les contrôle. Pendant les manifestations de ces dernières semaines, plus de 700 personnes ont été arrêtées, et certaines resteront prisonnières jusqu’à leur jugement. Des groupes de droite attaquèrent nos manifestations faisant des blessés, à la vue « amusée » des policiers.

Avec la guerre, une vraie campagne raciste contre la population arabe a vu le jour, sous la direction du parti chauviniste « Israël Beiteinu » (Israël est à nous ) du raciste Yvette Liberman. Il existe un réel danger de montée fasciste de la société israélienne dont les premières victimes seraient la minorité nationale arabo-palestinienne et les secteurs de la gauche conséquente.

M.O. : Avez-vous des contacts avec les Juifs communistes qui vivent en dehors du pays et qui, comme vous, rejettent la politique belliqueuse israélienne contre le peuple palestinien ?

M.N. : Notre parti ne se revendique ni « juif » ni « arabe ». C’est un parti de classe qui ne fait pas de distinction ethnique ou religieuse. Nous avons des relations étroites avec des militants et organisations juives progressistes et pacifistes d’Europe, d’Amérique latine, d’Amérique du Nord et d‘Australie. Le gouvernement israélien, par ses positions colonialistes, tente de galvaniser les communautés juives dans le monde entier, mais il existe de grands secteurs juifs, organisés et individuels, qui se désolidarisent totalement de cette position et combattent même cette politique. Les Juifs ne sont pas tous des sionistes, que ce soit dans le monde ou en Israël.

M.O. : Quelle relation avez-vous avec les partis communistes de Palestine, de Syrie, d’Irak, d’Egypte, de Turquie, du Liban et de Jordanie ?

M.N. : Notre parti maintient des relations étroites et régulières avec les partis communistes et ouvriers du Moyen Orient. Fondamentalement avec les communistes palestiniens, avec qui nous collaborons étroitement depuis le début de l’occupation en 1967, apportant tout type d’aide matérielle et politique. Il ne faut pas oublier que le soutien à la lutte pour l’autodétermination du peuple palestinien est un devoir internationaliste des communistes israéliens.

Nous entretenons également des relations avec le parti Tudeh iranien et l’année dernière nous avons publié une déclaration commune des communistes des Etats-Unis, de l’Iran et d’Israël avertissant qu’une attaque de l’Iran entraînerait une tragédie des plus hautes conséquences dans la région. Les communistes du Moyen Orient se réunissent au moins une fois par an.

M.O. : Quels sont les objectifs cachés du gouvernement derrière cette attaque de Gaza et quel rapport y a-t-il entre cette démonstration de force et les prochaines élections générales israéliennes de Février ?

M.N. : Le gouvernement israélien tente d’asséner un coup au Hamas, mais tout ce qu’il a réussi à faire c’est de transformer tous les Palestiniens de Gaza, particulièrement les civils, en victimes.

L’objectif est clair : creuser la division (qui est à plaindre) existante entre les fractions majoritaires palestiniennes afin de laisser de côté la création d’un Etat indépendant. Dans les partis gouvernementaux de Kadima et celui des travaillistes, certains pensaient que la guerre coloniale apporterait un certain intérêt politique pour les prochaines élections. Mais les seuls bénéficiaires ont été les partis de l’extrême droite raciste.

M.O. : Quels sont les principaux points de votre programme avant les élections ?

M.N. : Lorsque nous avons commencé la campagne électorale parlementaire, une fois les élections municipales de novembre 2008 terminées, nous pensions que nous pourrions exposer un programme que nous qualifierions de « contre-courant » : anti-capitaliste, anti-occupation, anti-privatisation, anti-globalisation, anti-raciste et pour les droits des travailleurs et travailleuses, pour l’égalité de la population arabe d’Israël, pour un climat sain, pour les droits des homosexuels et des lesbiennes. Nous avons appelé ce programme « un nouvel agenda socialiste » pour Israël. Mais avec la guerre criminelle de janvier et ses terribles conséquences nous avons dû abandonner nos plans et investir toutes nos ressources humaines, qui sont nombreuses, et matérielles, qui sont maigres, dans la lutte contre la guerre et ses conséquences internes : particulièrement le racisme et le fascisme.

De toute façon, il est clair pour nous que le capitalisme engendre l’occupation, l’oppression et le racisme. Et face à la crise capitaliste internationale, qui frappent déjà fortement les travailleurs israéliens, le prochain gouvernement qui sera élu jouira d’une courte période au pouvoir. Ce sera le produit des crises multiples qui poursuivent Israël : la crise de l’occupation, la crise capitaliste, la crise politique avec ses corruptions et subornations, la crise idéologique du sionisme. Toutes ces situations apporteront une nouvelle ère de luttes sociales et luttes des classes et de nouvelles résistances à l’occupation. De nombreux jeunes regardent vers le Parti Communiste et comprennent que nous frayons un chemin et un choix réel face à la crise et aux crises multiples. Nous sommes très inquiets pour le présent, mais nous assumons avec fermeté notre engagement pour le futur. Ce sera un futur de paix et de justice sociale.

 

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 15:59

                                                              


    La Poste : Lettre  au Président de la République

Par Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal

 

 

Monsieur le Président de la République,

  Le 19 décembre 2008 vous avez donné votre assentiment à ceux qui, depuis des mois, prônent la transformation de La Poste en société anonyme. Autrement dit sa privatisation. Certes, vous affirmez que son capital sera « uniquement détenu par des acteurs publics ». Est-ce une garantie ? Nous ne le pensons pas. D’abord, parce que des acteurs publics ce n’est pas l’Etat. Ils n’en possèdent ni la responsabilité, ni le pouvoir. Ensuite, parce que l’ouverture progressive du capital aux intérêts privés est inscrite dans les gênes de ce genre de réforme. Les tristes exemples de France Télécom ou d’EDF en témoignent.
Vous vous êtes aussi engagé sur le « maintien intégral » des missions de service public dévolues à La Poste. Sans préciser à quel niveau et par qui leur financement serait assuré. Pareille incertitude n’augure rien de bon. Car on sait que l’Etat a pris la fâcheuse habitude de laisser La Poste supporter seule, chaque année, près d’un milliard de ce financement.

L’option que vous avez retenue n’est pas une nécessité : les traités européens et l’ouverture à la concurrence n’obligent pas à changer le statut d’établissement public de La Poste. Quant aux expériences étrangères de privatisation postale, elles se soldent par des effets négatifs pour les usagers et les salariés. A chaque fois, les missions de service public ont été réduites à la portion congrue, voire annihilées.
En résumé, la société anonyme ne répond en aucune façon aux défis sociaux et économiques que doit relever La Poste. C’est pourquoi nous vous demandons solennellement d’écarter cette mauvaise solution. D’autres orientations existent. Elles permettraient à La Poste de développer le service public et d’assurer son positionnement face à ses concurrents. Ces orientations se dégagent déjà au fil du grand débat public qui monte dans le pays et au sein duquel notre Comité national prend toute sa part. Elles ont pour socle le statut public de La Poste qui, loin d’être un carcan, est source d’égalité et de progrès.
D’autant que La Poste est, un service public national. A ce titre, elle est la propriété de la collectivité. Il est donc naturel que ses propriétaires, à savoir les citoyens, puissent non seulement débattre, mais aussi choisir. L’article 11 de la Constitution permet de sceller l’avenir de La Poste par voie référendaire. Rien ne vous empêche, Monsieur le Président, de saisir le peuple à travers cette procédure. Sinon le refus d’entendre sa voix. Cette voix qui s’est élevée massivement, le 29 janvier, à travers toute la France. Vous pouvez même aller plus loin. La réforme constitutionnelle que vous avez souhaitée autorise désormais citoyens et parlementaires à s’engager dans une démarche conjointe permettant d’aboutir à un référendum.
On ne peut prétendre élargir une liberté tout en différant son exercice. Ce serait un déni de démocratie. Il serait inacceptable d’empêcher le débat public et démocratique d’aller jusqu’à son terme.
C’est pourquoi nous vous demandons d’activer rapidement le dispositif législatif et réglementaire qui, en cohérence avec vos intentions affichées, permettrait au peuple souverain de trancher sur l’avenir de La Poste.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.


Site Internet

Les organisations signataires de l’appel pour La Poste
• CFTC Postes et Télécommunications • Confédération CFTC • Fédération des Activités Postales et des Télécommunications CGT • CGT Finances • CGT Banque de France • Confédération CGT • Confédération Paysanne • FO Communication • FNEM FO Fédération nationale de l’énergie et des mines Force Ouvrière • Confédération FO • SUD Crédit Foncier • Fédération SUD PTT • Fédération Syndicale Unitaire • Union Syndicale SOLIDAIRES • ACU (Association des communistes unitaires) • Alternative Libertaire • ANECR Association Nationale des Elus Communistes et Républicains • Club Gauche Avenir • CNCU Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une Alternative au Libéralisme • Debout la République • GUE/NGL Composante française du groupe de la Gauche Unie européenne/Gauche verte Nordique • Les Alternatifs • Les Objecteurs de Croissance • Les Verts • LCR Ligue Communiste Révolutionnaire • Mouvement de la Jeunesse Communiste • Mouvement des Jeunes Socialistes • MRC Mouvement Républicain et Citoyen • NPA Nouveau Parti Anticapitaliste • PCF Parti Communiste Français • Parti Communiste Ouvrier Français • Parti de Gauche • PRG Parti Radical de Gauche • PS Parti Socialiste • AFOC Association Force Ouvrière des Consommateurs • AITEC Association Internationale d’Experts et Chercheurs • Amis de la Confédération paysanne • Confédération Paysanne • APEIS Association Pour l’Emploi, l’Information, et la Solidarité • ATTAC • CNR Conseil National de la Résistance • Convergence des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics • DAL Droit au Logement • Fondation Copernic • INDECOSA CGT • IPAM Initiatives pour un Autre Monde • Jeunes Laïques et Solidaires • LDH Ligue des Droits de l’Homme • Marches Européennes • M’PEP Mouvement politique d’éducation populaire • Réseau Européen des Missions Publiques • Résistance Sociale • UFAL Union des Familles Laïques • UNRPA Union Nationale des Retraités et Personnes Agées

par Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal

 

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 15:51

                    LE PARTI,  LE FRONT DE GAUCHE ET LA LIQUIDATION DU PARTI

 Le PCF persévère dans sa recherche de l’alliance sans contenu. Le front de gauche, nouvel habillage de l’union de la gauche, consiste à créer un pôle contestataire le plus large qui monnaiera par la suite ses alliances avec le PS. La logique de ce front est la disparition du Parti. Nous aurons l’occasion de revenir en détail sur le processus en cours et ses motivations.
Cette stratégie n’est que l’application de la résolution du 34e congrès.
Dans le document attaché, je vous livre mon analyse de ce document.
 
Il ressort que :
Le cadre national n’est plus le cadre pertinent de lutte ;
La crise n’est nullement analysée. Elle est conçue comme mondiale, globale et multiple. Cette globalité implique des solutions qui ne sont plus dans le cadre national.
L’écologie, et son corolaire le développement durable sont devenus la clef de voute de la réflexion du PCF. Il s’ensuit que le PCF s’insère dans l’écologisme dont il épouse l’idéologie catastrophique et la terminologie. Maintenant au PCF il est de bon ton de parler de productivisme et de consumérisme !
Le salariat n’est nullement analysé.
L’analyse de la situation internationale est des plus sommaires.
Le but du PCF est de « dépasser l’économie de marché capitaliste pour avancée vers une économie solidaire et de partage ». Laurence Parisot n’a pas beaucoup de craintes à avoir avec des ambitions aussi limitées.
Toutes les analyses permettant de comprendre pourquoi le PCF est à 1.9 % de l’électorat sont soigneusement évitées. Toute la stratégie se réduit à relancer la constitution d’une alliance nouvelle, tout en reconnaissant que cette stratégie manque de crédibilité compte tenu de l’histoire !
Dernier point, le texte en dehors de son contenu dégage l’impression d’un manque de sérieux. A plusieurs endroits les copier-coller sont manifestes ayant été opérés au détriment du Français. La relecture à due être sommaire. Visiblement, pour la Direction du Parti la Résolution était secondaire, l’essentiel était ailleurs.
 
                                                                            Gilles Mercier
                                                                                PCF Vitry

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 15:46

Résultats d’EDF : les privatiseurs tentent d’utiliser la « crise » pour rançonner les usagers


 

Le « Groupe EDF » a rendu publics ses résultats financiers pour 2008. Il annonce un bénéfice net de 3,4 milliards d’euros.

 

En soi, il s’agit d’une somme colossale. Mais le patron d’EDF, Pierre Gadonneix, relayé par les media, préfère insister sur le recul de 39,5% des profits affichés par rapport à 2007. Il tente de faire passer EDF pour une victime de la « crise » dans le contexte de récession et réclame aussitôt à cor et à cri une hausse des tarifs.

 

Pourquoi vouloir pénaliser à nouveau le pouvoir d’achat des ménages et l’activité des entreprises, usagers d’EDF, qui plus est en pleine période de crise économique, alors que les caisses du groupe sont pleines ? Pour investir ? Que non ! Pour accélérer la privatisation ! 

 

1- Que veut faire la direction d’EDF des 3,4 milliards de bénéfices affichés? Elle a décidé de maintenir le même versement de dividende aux actionnaires que l’an dernier, soit 2,3 milliards d’euros.

 

2- Où va l’argent de nos factures ?

 

A regarder de plus près les comptes de l’entreprise, on constate que le bénéfice brut d’exploitation, qui correspond à l’activité réelle, n’est pas du tout en baisse mais en hausse de 2,2% en France à 10,2 milliards d’euros (de 1,5% au niveau du groupe à 15,4 milliards). En clair, EDF a dégagé davantage de bénéfice de la production et de la vente d’énergie aux particuliers et aux entreprises en 2008 qu’en 2007.

 

Mais entre ce résultat réel et le résultat final affiché, 1,2 milliard d’euros sont mis de côté pour rembourser dans certains cas des groupes privés concurrents de leur différence de prix avec les tarifs EDF. Incroyable mais vrai, d’après une disposition gouvernementale scandaleuse de 2007.

 

EDF a également acquis le groupe britannique « British Energy » au prix spéculatif de 15,8 milliards d’euros, dont 2,7 milliards déboursés pour l’année 2008 (et a augmenté considérablement ses tarifs en Grande-Bretagne, marché complètement dérégulé).

Le reste de la somme va venir. La direction d’EDF a aussi annoncé en décembre qu’elle rachèterait le groupe américain « Constellation Energy » pour 4,5 milliards de dollars.

 

Le patron d’EDF, et derrière lui le gouvernement de l’Etat actionnaire, veulent nous ponctionner encore plus, dégrader la situation de l’emploi, le statut et les conditions de travail des électriciens pour préparer la privatisation en France et jouer au Monopoly financier dans le reste du monde.

 

Ils utilisent la crise financière pour aggraver la politique qui est à l’origine de la crise financière : des pyromanes !

 

Un rapport de force existe dans le pays pour inverser cette logique et reconquérir le service public !

 

Dans l’intérêt du pays, les bénéfices d’EDF doivent servir à investir en France (ex : centrales à réacteurs EPR) et à fournir à l’économie du pays l’électricité la moins chère possible.

Usagers, particuliers et professionnels, demandons la baisse des tarifs de 10% en France ! C’est encore plus important pour soutenir et relancer l’activité en ce temps de crise.

 

Refusons de laisser le pouvoir transformer EDF en une multinationale privée ! Exigeons l’arrêt des rachats ruineux d’entreprises étrangères ! EDF n’a pas à se conduire en prédateur capitaliste à l’étranger. EDF nationalisée, doit au contraire rester un modèle de service public pour coopérer avec des services publics d’autres pays.

 

Exigeons la renationalisation intégrale d’EDF et le rétablissement du monopole public, conquis à la Libération, de la production, du transport et de la distribution d’électricité ! Ce modèle n’a cessé de faire ses preuves sur le plan technologique, économique, social. Pensons aux interventions des agents après les tempêtes.

La concurrence, la privatisation ont fait la preuve du contraire partout : explosion des tarifs, insécurité énergétique (pannes), dizaines de milliers de suppressions d’emplois… Les directives européennes contraires à l’intérêt du pays n’ont pas à être appliquées à France !

 

EDF, GDF, AREVA renationalisées à 100% peuvent et doivent composer un pôle public national de l’énergie au service du pays !

par PCF - Section Paris 15ème

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