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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 15:15

  L’ « obamania »(sic) fait des ravages. D’abord parce que le théâtre est aux Etats-Unis, pays vers qui bien des soumis dirigent leurs prières. Si c’était au Kenya, pays du père de qui vous savez, il n’y aurait pas une ligne dans la presse.
Cette manie  occulte bien souvent la raison.
Que l’élection d’un métis (à ce qu’on sait, Obama n’est pas plus noir que blanc et vice-versa, à moins que les définitions raciales et racistes américaines ne  deviennent la norme en France, mais on mesure mal toutes les ressources de l’agenouillement devant les idées dominantes! ) soit une sorte de révolution dans un pays qui pratiqua l’esclavage des Noirs, la ségrégation et le nettoyage ethnique des Amérindiens, c’est un fait incontournable.  
Pour autant, Obama est-il une réincarnation de Lumumba ? On peut en douter…

 On nous dit, Obama interdit  la torture, pratiquée sous le règne de ce bon chrétien de Bush, confit en dévotion.. Voire… Lisez le texte ci-dessous… (B.R.)

             

      Barack Obama et la torture : un "interdit" qui n’interdit pas.

 Si vous êtes allongé sur une dalle à moitié mort, avec votre tortionnaire au-dessus de la tête, vous vous fichez bien de savoir s’il est américain ou s’il s’agit de quelqu’un qui a reçu une formation payée par les Etats-Unis.

Quand le président Obama a déclaré catégoriquement cette semaine que les "Etats-Unis ne vont plus torturer", beaucoup ont pensé à tort qu’il comptait mettre fin à ces pratiques, alors qu’en fait, il n’avait fait que déplacer le problème.

Le décret présidentiel interdit à certains (pas tous) hauts responsables américains de torturer mais il n’interdit à personne (y compris lui-même) de faire torturer à l’étranger. L’astuce réside dans le fait qu’après le Vietnam, où les forces armées US torturaient souvent elles-mêmes, les Etats-Unis ont fait exécuter le travail de façon indirecte, en rémunérant, en équipant, en formant et en servant de conseillers aux étrangers, mais en général en tenant soigneusement la population des Etats-Unis à distance.

Ou plutôt, c’est ce que les Etats-Unis faisaient jusqu’à ce que Bush et Cheney changent ce protocole et où de nombreux citoyens US ont mis la main à la pâte, allant jusqu’à prendre des photos numériques de leurs exploits.

Cela a été, en fin de compte, un échec retentissant au niveau des relations publiques, ce qui a exaspéré l’establishment, car la révélation de ces pratiques avait affaibli l’ascendant des Etats-Unis dans le monde.

Mais malgré le scandale, le fait est que ces tortures pratiquées par les Américains ne représentaient qu’un infime pourcentage de toutes les tortures infligées par les sous-traitants des Etats-Unis.

Pour chaque torture directement infligée par les Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, à Guantanamo et dans les prisons secrètes, il y en avait maintes fois plus qui étaient pratiquées par des forces étrangères subventionnées par les US.

Ces forces fonctionnaient et fonctionnent toujours grâce à l’aide militaire, logistique, financière et autre des Etats-Unis en Egypte, en Israël, en Arabie Saoudite, en Ethiopie, au Pakistan, en Jordanie,en Indonésie, en Thaïlande, en Ouzbékistan, en Colombie, au Nigeria, et aux Philippines, pour ne citer que quelques pays, sans compter les tortures pratiquées sans la participation active des Etats-Unis par les Irakiens et les Afghans soutenus par les Etats-Unis.

Ce que le décret d’Obama supprime, en fait, c’est ce faible pourcentage de tortures infligées actuellement par les forces US, tout en conservant l’énorme organisation où la torture est pratiquée à l’étranger sous le parrainage des Etats-Unis.

Obama aurait pu décider de mettre un terme au financement de forces étrangères qui pratiquent la torture mais il a choisi de n’en rien faire.

Son décret ne concerne que le traitement infligé à un individu sous la garde ou sous le contrôle effectif d’un officier, d’un employé ou de tout autre agent du gouvernement des Etats-Unis, ou qui serait détenu dans des locaux appartenant à un ministère ou une agence des US, ou sous leur contrôle, dans tout conflit armé …", ce qui implique qu’il n’interdit même pas la torture infligée directement par des Américains s’il ne s’agit pas de "conflit armé", ce qui concerne la majorité des cas dans la mesure où de nombreux régimes répressifs ne sont pas engagés dans un conflit armé.

Et même si, comme le dit Obama, "les Etats-Unis ne vont plus torturer", ils pourront toujours financer, former, équiper et conseiller les tortionnaires étrangers, et veiller à ce que ni eux, ni leurs sous-traitants ne soient inquiétés par la justice internationale ou locale.

Il s’agit donc d’un retour au statu quo, c’est-à-dire, au système de torture qui a commencé avec Ford, puis s’est poursuivi sous Clinton, et qui a produit année après année, plus de souffrances que durant les années Bush/Cheney.

Avec l’ancien (redevenu nouveau) régime de torture par procuration, les responsables US enseignaient les méthodes d’interrogatoires / torture, puis restaient dans la pièce d’à coté pendant que les victimes hurlaient, soufflant les questions à leurs élèves. C’est ainsi qu’ont procédé les Etats-Unis au Salvador, depuis la présidence de JFK jusqu’à celle de Bush Sr.

Au Guatemala, sous les présidences de Bush Sr. et de Clinton (les maîtres d’Obama en matière de politique étrangère), les Etats-Unis ont soutenu les *escadrons de la mort G2 de l’armée, qui établissaient des dossiers complets sur les dissidents, soumettaient ceux-ci à des électrochocs, puis leur sectionnaient les mains (…)

Les Américains sur le terrain au Guatemala, dont certains que j’ai rencontrés et cités nommément [dans mes articles, NDT], contribuaient effectivement à diriger le G2, mais eux-mêmes ne faisaient que rôder sur la pointe des pieds autour des chambres de torture du G2.

Il y avait eu une affaire similaire à Haïti à l’époque de Bush Sr. et de Clinton (une opération dirigée par les gens dont s’est actuellement entouré Obama) où la DIA (Defense Intelligence Agency) avait participé à la mise en place du groupe terroriste FRAPH ; c’est la CIA qui rémunérait son dirigeant, et c’est le FRAPH qui maniait la machette sur les civils haïtiens, les torturant et les tuant pour le compte des Etats-Unis. (…)

En Thaïlande aujourd’hui (un pays auquel on ne pense généralement pas en terme de torture) la police spéciale et les militaires reçoivent des US équipements et formation pour des opérations du genre "sélection de cibles" puis s’en vont torturer les musulmans dans le sud rebelle de la Thaïlande, et à l’occasion, les réfugiés birmans (bouddhistes pour la plupart) et les travailleurs exploités des côtes septentrionales et occidentales.

Il y a peu, j’ai rencontré un interrogateur thaï important qui m’a parlé ouvertement des tortures infligées par l’armée, la police et les services secrets et qui, à la fin de l’entretien, m’a fait visiter la pièce du fond, me disant : venez voir ça.

C’était un musée qui rassemblait des plaques, des photos et des récompenses offertes par les services secrets US et occidentaux, parmi lesquelles des félicitations de la part d’agences de contre-terrorisme (dirigées à l’époque par des personnes qui font partie aujourd’hui de l’équipe d’Obama), des photos où il était en tête à tête avec des personnages importants des Etats-Unis, dont George W Bush, une médaille décernée par Bush, divers certificats de formation délivrés par l’armée et les services secrets américains ainsi que le FBI, une photo de lui posant avec un collègue israélien près d’un tank dans les Territoires occupés, des instruments de torture et des souvenirs du Mossad, du Shin Bet (Services Généraux de Sécurité israéliens), de Singapour et d’autres.

En sortant, l’agent spécial thaï m’a dit qu’il fallait qu’il retourne bientôt à Langley (siège de la CIA ) bientôt.

Son rôle est typique. Il y en a des milliers comme lui dans le monde entier. La torture que font pratiquer les Etats-Unis en sous-traitance éclipse celle de Guantanamo.

Ils sont très nombreux aux Etats-Unis à détester la torture, comme l’ont montré les réactions aux frasques de Bush/Cheney. Mais pour faire cesser ces pratiques, il faut expliquer à la population ce qui se passe réellement afin qu’elle se rende compte que l’interdiction d’Obama n’y met pas un terme. Et pourrait même, de fait, coïncider avec une augmentation des crimes de torture financés par les Etats-Unis.

Au lieu d’agir contre ce système, cette mesure va inévitablement le pérenniser. Il y aura toujours plus d’électrochocs, plus d’asphyxies, plus de brûlures profondes. Et des milliers de gens aux cerveaux complexes qui n’auront à l’esprit qu’une seule pensée : "Laissez moi mourir".

                                                                     NAIRN Allan

                                                                                                 

Traduction et notes : "Des bassines et du zèle" http://blog.emceebeulogue.fr/
pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

Source :
Dissident Voice
http://www.dissidentvoice.org/2009/01/the-torture-ban-that-doesnt-ban-torture Janvier 27, 2009 Allan Nairn est l’auteur du blog "News and Comment" www.newsc.blogspot.com.

 

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 14:53
                                                                                                

 Le bateau « La Fraternité », affrété par une délégation libanaise, arrivé hier dans les eaux internationales, après une escale à Larnaca, est actuellement menacé par l’armée israélienne.

Le navire, en provenance du Liban et transportant des tonnes d'aide humanitaire pour la bande de Gaza a essuyé des tirs de la marine de l'occupation israélienne alors qu'il se trouvait au large du territoire palestinien.
Entouré de 4 navires de guerre, et avec un hélicoptère au-dessus de lui, le navire parti de Tripoli (Liban), qui transporte plusieurs dizaines de tonnes de ravitaillement et une douzaine de personnes, est actuellement en face de Gaza, où il s’est vu intimer l’ordre de faire demi-tour. 
                                                                                                   
"Coulez-nous si vous voulez. Nous sommes dans notre droit. C’est vous qui êtes les pirates", ont répondu le capitaine et Hani Suleiman, avocat libanais à la tête du Comité de Secours à Gaza, en ajoutant "Allez-y ! Notre sang ne vaut pas plus que celui des Palestiniens ! "

  A bord,  outre l’équipage, se trouvent Mgr Hilarion Capucci ancien archevêque grec-catholique d'Al-Qods, qui avait quitté la Ville sainte dans les années 70 après avoir été emprisonné en Israël pour son soutien à la résistance palestinienne, deux cheikhs sunnites, dont un Palestinien, Daoud Salah, quatre journalistes, dont deux de la chaîne libanaise Al Jadid et deux de Al-Jazeera, ainsi qu’une militante irlandaise du Free Gaza, montée à bord à Larnaca.     

             L'un des organisateurs du voyage, Maan Bachour, a indiqué que des soldats israéliens sont montés à bord quand tout contact avec les passagers fut interrompu. M. Bachour est le coordinateur de « l'Initiative Nationale pour lever le blocus de Gaza ». Peu après, le ministre israélien de la Guerre, Ehud Barak avait déclaré que le bateau humanitaire a été arraisonné et conduit ce jour par la marine israélienne vers le port d'Ashdod dans le sud de l'entité sioniste. Il a ajouté : « il y a peu de temps, un petit bateau allait du port libanais de Tripoli avec à son bord des journalistes et toute sorte de matériel en "violation"-selon lui- du blocus maritime que nous avons instauré. »

Selon la télévision libanaise NTV et la chaîne qatariote Al-Jazeera qui ont toutes deux un correspondant à bord du bateau, les soldats israéliens ont agressé les passagers en les frappant. Le bateau « La Fraternité » transporte des tonnes de médicaments, poches de sang, produits alimentaires, jouets, vêtements, détergents, matelas,…offerts par des ONG libanaises et palestiniennes. 
 
                                                            info : CAPJPO-EuroPalestine
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 10:26

              L’Huma ne doit pas cesser d’être l’Huma
                         par Henri ALLEG

L’Huma ne doit pas cesser d’être l’Huma par Henri ALLEG - à l'occasion du 20001ème numéro de l'Huma depuis la Libération, le 2 février 2009

 

   Il m’est difficile de dire, en peu de mots et en évitant les simplifications extrêmes, ce que fut pour moi, des décennies durant, d’Humanité. D’abord, le journal du Parti communiste, porteur de son idéal, porte-parole des travailleurs dans leurs confrontations de classe avec les exploiteurs et, bien au-delà, exprimant, depuis sa création, l’aspiration profonde à la naissance d’une société nouvelle, fraternelle des hommes de progrès en France et partout ailleurs. Comme, à partir de là, aurait-elle pu, sans abandonner sa raison même d’exister, être autre chose que le journal de l’antifascisme, de la Résistance, des combats anticolonialistes, de la défense du véritable idéal socialiste ?

Et c’est justement cette angoisse profonde de voir l’Huma cesser d’être l’Huma que nombre de mes camarades de toujours ont comme moi ressentie au cours de ces dernières années. Comment accepter sans s’indigner d’entendre proclamer que ce journal auquel tant de militants avaient donné le meilleur d’eux-mêmes, pour certains jusqu’à lui sacrifier leur vie, gagnerait à ne plus être un organe communiste mais un « quotidien comme les autres » ? Un journal qui « comme les autres », devrait répondre à son compte stupidités, déformations historiques et calomnies contre les régimes socialistes et qui, « comme les autres », mènerait – aux applaudissements de Bush et consorts – une permanente campagne contre la révolution cubaine ? Non, ce n’étais pas là l’Humanité que j’aimais, l’Huma des travailleurs de France, frères de tous les exploités et tous les opprimés du monde. Une Huma que je voudrais continuer à retrouver comme lorsqu’elle fait sienne la défense des revendications ouvrières contre Sarkozy et ses alliés d’une fausse gauche ou comme lorsqu’elle dénonce les crimes dont se rendent coupables les dirigeants israéliens et se place courageusement – sans craindre de se distinguer des « autres » - aux côtés des Palestiniens au combat pour leur droit à l’existence.  

                                par Vive le Parti Communiste Français

 

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 10:20

            Délits d'opinion ou mercenaires ?

       Dans une déclaration récente , Amnesty International a dénombré « 58 dissidents toujours emprisonnés à Cuba ». L’organisation souligne que « le seul crime commis par ces 58 personnes est d’avoir exercé de manière pacifique leurs libertés fondamentales ». Kerry Howard, directrice adjointe du programme Amériques d’Amnesty International, note qu’elle « les considère comme des prisonniers d’opinion. Ces personnes doivent être remises en liberté sans délai et sans condition ». Dans son communiqué, l’organisation internationale reconnaît que « la plupart ont été inculpés d’actes contre l’indépendance de l’Etat ». Amnesty International reconnaît également que ces personnes ont été condamnées « pour avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba ».

 Question : dans quel pays, des personnes peuvent elles recevoir impunément de l'argent d'une puissance étrangère ?

                                                                 Site : collectif.pcf17
                                                         

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 10:06

      GREVE DANS LES UNIVERSITES: A CORTE AUSSI...

                                            

                                                     

Les enseignants -chercheurs de l'Université  Pascal Paoli de Corse, réunis en AG à Corte, ont décidé d'une grève illimitée jusqu'au 10 février prochain. 
 
  Afin de ne pas pénaliser les étudiants, il n'y aura pas de grève administrative. Autrement dit, les délibérations auront lieu et il n'y aura pas de rétention de notes.

Notons que la communauté enseignante est soutenue par les trois syndicats étudiants_Consulta di i studenti corsi(CSC); Ghjuventu paolina (GP)et Ghjuventu Independentista(GI)._
A noter également que le Conseil d'Administration de l'Université, et contrairement à ce qui a été dit, à rejeté le funeste projet Pécresse.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 16:23
Tunisie : Saisie d’un journal de l’opposition et poursuites judiciaires contre l’opposante Sihem Ben Sédrine

samedi 31 janvier 2009, par La Rédaction

Les autorités ont saisi le numéro devant paraître samedi 31 janvier, de l’hebdomadaire "Attarik Al-Jadid" (la nouvelle voie), organe d’un parti de l’opposition légale, pour "violation du Code de la presse", selon l’agence de presse officielle TAP.
Selon l’agence, le journal "a enfreint les articles 63 et 73 du Code de la presse qui interdisent la publication des actes de procédure pénale".
L’hebdomadaire, organe du mouvement Ettajdid (Le Renouveau), une des huit formations de l’opposition légale, rapportait l’interrogatoire d’un dirigeant du mouvement de protestation sociale survenu l’an dernier dans le bassin minier de Gafsa (sud-ouest tunisien).
Condamné en première instance à 10 ans de prison ferme, le prévenu, Béchir Laâbidi, enseignant, doit comparaître mardi prochain devant la Cour d’appel, en même temps qu’une trentaine de co-inculpés.
Le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire, Adel Chaouch, s’est déclaré "surpris" par cette mesure : "Nous nous sommes fiés à la lecture de plusieurs avocats selon lesquels, une fois la procédure de première instance achevée, nous avions le droit de publier les interrogatoires", a-t-il expliqué à l’Associated Press.
Il a noté que la direction du journal avait porté devant la justice "une affaire en urgence" pour faire opposition à la saisie. "On attend le verdict, peut-être que nous étions dans le tort", s’est-il résigné.
La veille, le parquet avait engagé des poursuites judiciaires contre la journaliste dissidente Sihem Ben Sédrine pour lancement d’une radio "sans autorisation légale".

Des poursuites judiciaires ont été engagées contre l’opposante et journaliste tunisienne Sihem Ben Sédrine qui a récemment lancé une radio "sans autorisation légale", a-t-on appris vendredi 30 janvier de source gouvernementale à Tunis.
Selon la même source, les poursuites engloberont "toute autre personne" dont l’implication serait révélée par l’enquête. Les autorités reprochent à Mme Ben Sédrine d’avoir exploité un appartement au centre de Tunis pour entamer depuis lundi dernier la diffusion de la station "Radio Kalima" sans avoir obtenu d’autorisation à cet effet.
"Le juge d’instruction en charge de l’affaire s’est rendu sur les lieux où il a saisi les équipements et les instruments servant à la production et la diffusion illégale de la radio", selon un communiqué officiel.
Sihem Ben Sédrine, connue pour ses vives critiques du régime du président Ben Ali, édite un journal en ligne de même nom, mais qui est inaccessible en Tunisie.
Les locaux de la radio sont encerclés depuis le début de ses émissions, selon des sources associatives. Reporters sans frontières (RSF) a condamné "fermement le blocus des locaux de la jeune radio indépendante", une "entrave à la liberté de la presse" qui "traduit la volonté de réduire au silence Kalima". Les autorités tunisiennes accusent de leur côté Sihem Ben Sédrine et l’ancien dirigeant de RSF Robert Ménard "d’acharnement coutumiers et de propagande mensongère" à l’égard de la Tunisie.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 16:18

                                                                            

Algérie : Quand Tocqueville légitimait les boucheries

dimanche 1er février 2009, par Olivier Le Cour Grandmaison

La guerre d’Algérie a une longue histoire. Elle commence le 31 janvier 1830 lorsque Charles X décide de s’emparer d’Alger. Officiellement, il s’agit de venger une offense faite au consul de France par le dey Hussein et de détruire la piraterie qui sévit dans la région. Officieusement, l’objectif est de restaurer le prestige de la royauté et de prendre pied en Afrique du Nord pour éviter de laisser le champ libre à l’Angleterre. La monarchie de Juillet hérite du fardeau.

L’« aventure » coûte cher, elle mobilise des effectifs militaires importants et elle rapporte peu. Des voix nombreuses s’élèvent à l’Assemblée pour exiger le retrait des troupes françaises, d’autres pour leur maintien et une occupation limitée, d’autres enfin préconisent la domination, la guerre à outrance indispensable pour détruire la puissance d’Abd el-Kader et ruiner les tribus qui le soutiennent. A la fin de l’année 1840, les partisans de cette politique l’emportent.

Le 29 décembre, le général Thomas Bugeaud, qui vient d’être nommé gouverneur de cette colonie, arrive en Algérie. La véritable conquête débute avec massacres, déportations massives des populations, rapt des femmes et des enfants utilisés comme otages, vol des récoltes et du bétail, destruction des vergers, etc. Louis-Philippe d’abord, Louis-Bonaparte ensuite récompenseront les officiers par de prestigieuses promotions. Les monceaux de cadavres kabyles et algériens (1) permettent aux généraux de l’armée d’Afrique de faire de brillantes carrières.

« J’ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n’approuve pas, trouver mauvais qu’on brûlât les moissons, qu’on vidât les silos et enfin qu’on s’emparât des hommes sans armes, des femmes et des enfants. Ce sont là, suivant moi, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre », écrit Alexis de Tocqueville avant d’ajouter : « Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire soit en détruisant les moissons à l’époque de la récolte, soit dans tous les temps en faisant de ces incursions rapides qu’on nomme razzias et qui ont pour objet de s’emparer des hommes ou des troupeaux (2). »                                                                                         

Ainsi s’exprime celui qui a écrit de la démocratie en Amérique lorsqu’il rédige, en octobre 1841, après avoir séjourné dans le pays, son Travail sur l’Algérie. La colonisation en général et celle de l’Algérie en particulier lui tiennent à coeur. Deux lettres, plusieurs discours sur les affaires extérieures de la France, deux voyages, deux rapports officiels présentés, en mars 1847, à la Chambre des députés, à quoi s’ajoutent de nombreuses observations et analyses disséminées dans sa volumineuse correspondance. Tocqueville théorise l’expansion française en Afrique du Nord.

Fidèle à sa méthode, il rassemble une documentation importante, car il projette de rédiger un ouvrage sur l’Inde et la colonisation anglaise pour la comparer à celle menée par les Français dans la Régence d’Alger comme on disait alors. Enfin, il étudie le Coran et, au terme de ses lectures, conclut que la religion de Mahomet est « la principale cause de la décadence (...) du monde musulman ». Il faut donc tenir Tocqueville pour une figure importante de la colonisation moderne à laquelle il a consacré beaucoup de temps et d’énergie entre 1837 et 1847.

Qu’en disent les spécialistes français ? Peu de choses. Soit ils feignent d’ignorer ce corpus fort riche, soit ils euphémisent les positions de leur idole afin de ne pas nuire à son image de libéral et de démocrate (3). Il est vrai que la fréquentation assidue de De la démocratie en Amérique et de L’Ancien Régime et la Révolution est plus propice aux canonisations académiques que l’examen précis des textes qui portent sur l’Algérie. Ces textes, pourtant tous publiés, ne hantent pas les membres de l’honorable république des lettres qui explorent la pensée de Tocqueville, et s’émerveillent de la subtilité de ses analyses. On y apprend pourtant beaucoup sur certaines de ses conceptions et, plus largement, sur les premières années de la conquête, sur les origines et l’organisation de l’Etat colonial. On y découvre le Tocqueville apôtre de la « domination totale » en Algérie et du « ravage du pays (4) ».

L’importance qu’accorde Tocqueville à la conquête de ce pays s’appuie sur des analyses de la conjoncture internationale et de la place de la France dans le monde, d’une part, et sur l’évolution des moeurs nationales, d’autre part. L’écrivain n’a que mépris pour la monarchie de Juillet qu’on découvre, sous sa plume, médiocre et pusillanime. Néfaste pour les affaires intérieures du pays, ce régime l’est plus encore pour les affaires extérieures en une période où la crise de l’Empire ottoman, en Afrique et au Proche-Orient notamment, bouleverse la situation dans les régions concernées et crée des occasions nouvelles pour les puissances européennes. Encore faut-il, pour s’en saisir, faire preuve d’audace et ne pas craindre l’Angleterre.

Mettre un terme au déclin de la France, restaurer son prestige et sa puissance, telle est l’obsession de Tocqueville qui est convaincu que, en l’absence d’une vigoureuse politique de conquêtes, le pays sera bientôt relégué au second rang et la monarchie menacée dans son existence même. Dans ce contexte, se retirer d’Algérie serait irresponsable. Il faut y demeurer, et le gouvernement doit encourager les Français à s’y installer pour dominer le pays et contrôler aussi la Méditerranée centrale, grâce à la construction de deux grands ports militaires et commerciaux : l’un à Alger, l’autre à Mers El-Kébir.

La réalisation de ces desseins est propre à restaurer l’orgueil national qui est attaqué par « l’amollissement graduel des moeurs » d’une classe moyenne dont le goût des « jouissances matérielles » se répand dans l’ensemble du corps social en lui donnant « l’exemple de la faiblesse et de l’égoïsme (5) ». La guerre et la colonisation se présentent donc comme des remèdes aux maux sociaux et politiques qui affectent la France. C’est pourquoi Tocqueville se prononce pour des mesures radicales qui doivent permettre de s’emparer sans coup férir de l’Algérie et de rompre avec dix ans d’atermoiements.

« La guerre d’Afrique est une science » DOMINER pour coloniser et coloniser pour assurer la pérennité de la domination, telles sont les orientations qu’il n’a cessé de défendre. Quant aux moyens, il sont dictés par les fins... Abd el-Kader se déplace constamment dans le pays en s’appuyant sur de nombreuses tribus qui lui procurent des hommes, des armes et de la nourriture ; il faut traquer le premier sans relâche et, surtout, anéantir les structures économiques et sociales des secondes afin d’atteindre les fondements de la puissance de ce chef et de ruiner son prestige.

Après s’être prononcé en faveur de l’interdiction du commerce pour les populations locales, Tocqueville ajoute : « Les grandes expéditions me paraissent de loin en loin nécessaires : 1° Pour continuer à montrer aux Arabes et à nos soldats qu’il n’y a pas dans le pays d’obstacles qui puissent nous arrêter ; 2° Pour détruire tout ce qui ressemble à une agrégation permanente de popu lation, ou en d’autres termes à une ville. Je crois de la plus haute importance de ne laisser subsister ou s’élever aucune ville dans les domaines d’Abd el-Kader (6). »

L’auteur de De la démocratie en Amérique approuve sans réserve et défend, publiquement et à plusieurs reprises, les méthodes de Bugeaud. Elles consistent à mettre le pays à sac, à s’emparer de tout ce qui peut être utile pour l’entretien de l’armée en « faisant vivre ainsi la guerre par la guerre », comme l’affirme le général Lamoricière, et à repousser toujours plus loin les autochtones de façon à s’assurer de la maîtrise complète des territoires conquis. Ces objectifs une fois atteints par l’emploi d’une terreur de masse autoriseront l’implantation et le développement de nombreuses colonies de peuplement, qui rendront impossible le retour des anciennes tribus.

Tocqueville ne compte pas uniquement sur la puissance du sabre, il entend couvrir ces usurpations et les étendre par le recours à la force du droit. Il prévoit la mise en place de tribunaux d’exception qui, au moyen d’une procédure qu’il qualifie lui-même de « sommaire », procéderont à des expropriations massives au profit des Français et des Européens. Ainsi pourront-ils acquérir des terres à bas prix et faire vivre des villages que l’administration coloniale aura pourvus de fortifications, d’une école, d’une église et même d’une fontaine, précise le député de Valognes, soucieux du bien-être matériel et moral des colons. Regroupés en milices armées dirigées par un officier, ils assureront la défense et la sécurité de leurs personnes et de leurs biens cependant que le réseau formé par ces villages permettra de tenir efficacement les régions conquises. Quant aux populations locales, repoussées par les armes puis dépouillées de leurs terres par les juges, elles décroîtront sans cesse, affirme Tocqueville.

Tel qu’il le conçoit, tel qu’il s’est structuré aussi, l’Etat colonial se présente d’emblée comme un double Etat d’exception par rapport au régime qui prévaut dans la métropole : il repose sur deux systèmes politico-juridiques de nature différente qui s’organisent, en dernière analyse, sur des fondements raciaux, culturels et cultuels. Celui qui est applicable aux colons leur permet de jouir seuls de la propriété et de la possibilité d’aller et venir mais d’aucune des libertés politiques, car toutes doivent être suspendues en Algérie, selon Tocqueville. « Il doit donc y avoir deux législations très distinctes en Afrique parce qu’il s’y trouve deux sociétés très séparées. Rien n’empêche absolument, quand il s’agit des Européens, de les traiter comme s’ils étaient seuls, les règles qu’on fait pour eux ne devant jamais s’appliquer qu’à eux (7). »

C’est clair, précis et concis. Les hommes venus de cette Europe glorieuse et éclairée ont droit aux droits ; quant aux autres, aux « barbares », ils ne sauraient goûter aux plaisirs de l’égalité, de la liberté et de l’universalité de la Loi. Ni aujourd’hui ni demain puisque Tocqueville ne fixe aucun terme à cette situation. Aussi n’est-il pas surprenant que le second système, celui qui est applicable aux Kabyles et aux Arabes, ressortisse à un état de guerre permanent destiné à les maintenir sous le joug brutal des colons et d’une administration dotée de pouvoirs exorbitants.

En 1847, après plusieurs années de conflits impitoyables, Tocqueville écrit avec emphase : « L’expérience ne nous a pas seulement montré où était le théâtre naturel de la guerre ; elle nous a appris à la faire. Elle nous a découvert le fort et le faible de nos adversaires. Elle nous a fait connaître les moyens de les vaincre et (...) d’en rester les maîtres. Aujourd’hui on peut dire que la guerre d’Afrique est une science dont tout le monde connaît les lois, et dont chacun peut faire l’application presque à coup sûr. Un des plus grands services que M. le maréchal Bugeaud ait rendus à son pays, c’est d’avoir étendu, perfectionné et rendu sensible à tous cette science nouvelle (8). » Les crimes de l’armée et de l’Etat français en Algérie, les discriminations érigées en principe et inscrites dans le droit : des exceptions ? Une longue histoire.

Olivier Le Cour Grandmaison
Auteur de Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat colonial, Fayard, Paris, 2005.
Le Monde diplomatique de juin 2001


Notes

(1) Dans un ouvrage qui appartient à la littérature apologétique, Pierre Montagnon écrit à propos des victimes : « 500 000 ? Un million ? La vérité doit se situer entre ces chiffres. Diminuer serait amoindrir une terrible réalité. » La Conquête de l’Algérie, Paris, Pygmalion, 1986, p. 414. A rapporter au nombre total d’habitants estimé, selon l’historienne Denise Bouche, à « environ trois millions d’habitants » en 1830. D. Bouche. Histoire de la colonisation française, tome II, Paris, Fayard, 1998, p. 23.

(2) Alexis de Tocqueville, Travail sur l’Algérie. in uvres complètes, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1991, p. 704 et 705.

(3) A l’exception notable de Tzvetan Todorov qui a présenté plusieurs textes de Tocqueville sur l’Algérie. Cf. De la colonie en Algérie, Complexe, Bruxelles 1988 et, du même auteur, Nous et les Autres, Seuil, Paris, 1989, « Tocqueville », pp. 219-234.

(4) Alexis de Tocqueville, Travail sur l’Algérie, op. cit, p. 699 et 706.

(5) Alexis de Tocqueville, Lettre à John Stuart Mill, 18 mars 1841, in oeuvres complètes, Correspondance anglaise, tome VI, 1, Gallimard, Paris, 1954, p. 335.

(6) Alexis de Tocqueville. Travail sur l’Algérie, op. cit, p. 706.

(7) Idem, p. 752.

(8) Alexis de Tocqueville, « Rapports sur l’Algérie », in oeuvres complètes, op. cit, p. 806.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 16:08



                             
                                  Parti(s) communiste(s) en Italie - une analyse de Fosco Giannini


Voici l’interview de Fosco Giannini, dirigeant du Prc, dans le numéro du 22 janvier de Rinascita. Giannini est directeur du journal L’Ernesto, qui est aussi un courant du Prc regroupant les éléments les plus déterminés à reconstituer l’unité des communistes dans un vrai parti communiste, de lutte de classe. L’interview est antérieure à la scission officielle des Vendoliens. Néanmoins, puisqu’elle planait depuis le début du mois, l’interview de Giannini centrée autour de cette question reste entièrement pertinente. (traduction AC pour vivelepcf)

                           







Maintenant il est indispensable de s’unir

« Un parti à la hauteur de notre temps »

Rifondazione s’est trouvée dans les dernières semaines dans l’œil du cyclone à propos des polémiques autour de Liberazione. Quels sont les vrais termes de cette polémique?

 

La polémique sur le changement de directeur était tout simplement ridicule. La démission de Sansonetti était inévitable pour au moins trois raisons: l’énorme chute des ventes (de 12.000 exemplaires quotidiens, sous la direction de Sansonetti on est descendu aujourd’hui sous la barre des 6.000 exemplaires), l’endettement immense (sous la gestion de Sansonetti chaque jour que Liberazione sortait, on perdait 16.000 euros et le parti s’est trouvé dans la necessité de boucher un trou de plus de 3 millions d’euro), le choix d’utiliser le quotidien pour s’opposer à ce qui est la ligne politique depuis le dernier congrès du parti. Sur ce dernier point je veux rappeler qu’au congrès la ligne d’autonomie communiste de Rifondazione a gagné, tandis que de juillet à janvier Liberazione a chaque jour soutenu qu’il fallait dépasser le Prc: une schizophrénie qu’aucun groupe dirigeant ne pourrait supporter, dans aucun parti. En plus, nous avons été victime d’une accusation violente de la part du camp vendolien envers toute la majorité : l’accusation de stalinisme. Je la considère non seulement comme un gros mensonge, mais aussi comme une recherche désespérée d’un casus belli, sachant que la scission a été préparée depuis longtemps. La minorité ne reconnaît pas la légitimité de la victoire au congrès et s’oppose résolument au projet de relance de l’autonomie communiste. A la direction nous avons assisté à d’innombrables interventions non argumentées, dans une ambiance surréaliste. Le débat semblait se focaliser sur qui était staliniste ou non, éludant tous les vrais problèmes du Prc. De plus, je voudrais rappeler que les réflexions de Togliatti sur le stalinisme sont encore d’actualité, quand il affirmait que mettre toutes les fautes sur le dos de Staline, tout en évitant une analyse générale, risquait de faire croire que personne d’autre n’avait commis de faute. Et je fais cette référence tout en étant convaincu que discuter aujourd’hui du stalinisme à Rifondazione est tout aussi, si ce n’est plus, fou que surréaliste.

 

Quel jugement portes-tu sur la nomination de Dino Greco comme directeur de Liberazione?

 

Les camarades de l’Ernesto ont appuyé totalement le choix de Dino Greco, qui pendant des années a collaboré à notre revue y apportant une grande contribution. C’est un représentant de la gauche de la Cgil, d’une grande culture, inhabituelle pour un dirigent syndical. Il s’est engagé sur les thèmes de la lutte des classes, de la place centrale à accorder au travail, de l’immigration, contre l’industrie de guerre. Nous sommes certains qu’il saura maintenir le débat ouvert et dépasser la malhonnêteté apportée par Sansonetti à Liberazione.

 

Dans la réunion de votre direction, une grande partie des dirigeants vendoliens a confirmé leur l’abandon du parti. Pouvons-nous affirmer que la scission est explicitement en marche?

 

La scission est déjà actée depuis très longtemps et, comme je l’ai dit, la rupture sur Liberazione et l’accusation de stalinisme ont été deux tentatives de trouver un casus belli. Maintenant c’est possible qu’ils tentent de faire le plus de mal possible au parti, avec une scission par étapes. D’abord un groupe conséquent de dirigeants sortira, puis Bertinotti déclarera qu’il ne reprendra pas sa carte, enfin nous aurons des scissions d’une fédération, puis d’une autre, et ainsi de suite. Bref, une tentative de couper en morceaux, progressivement, le parti. Le groupe des vendoliens qui est resté au parti continuera la bataille en concertation avec l’extérieur. Ils ne sont pas autonomes du projet des scissionistes.

 

Quelles perspectives vois-tu pour ceux qui quittent Rifondazione?

 

Ils ont l’avantage d’avoir un soutien massif de la part des médias, mais leur projet est faible. Je perçois chez les vendoliens de grandes difficultés d’ordre stratégique, entre hésitations et divisions au sein même de leur groupe. Ils ont des problèmes énormes d’identité, théorique et politique. Ils citent comme référence la Linke allemande, mais en Italie nous avons une toute autre histoire. Quel est leur « bloc social », les classes sociales auxquelles ils se réfèrent? A quel courant de la tradition politique italienne appartiennent-ils? Ils disent être ni communistes ni sociaux-démocrates, mais alors que sont-ils? Peut-être réussiront-ils à s’unir avec Fava [dirigeant de la Gauche Démocrate], Belillo [représentante de la minorité du Pdci partageant la démarche de Vendola] et quelques représentants des Verts, mais avec le risque de compter peu sur le plan électoral et en terme de perspective politique. Pour ces raisons, il est probable qu’ils seront fatalement attirés par le Pd ou d’Alema, dans le cas où ce dernier pousse ses désaccords avec la direction du Pd jusqu’à créer une nouvelle formation « socialiste ».

 

A ce moment-là, l’idée que Rifondazione et le Pdci se présentent ensemble aux prochaines élections européennes devient-elle plus réaliste?

 

Il y a une nécessité absolue de faire prévaloir l’unité sur la dispersion et cela sans compter sur un éventuel seuil de barrage aux européennes. Nous nous battrons clairement à l’intérieur de Rifondazione pour se présenter aux élections avec un seul sigle communiste. Et il ne s’agit pas de faire tout de suite un nouveau parti, on ne crée pas de parti juste parce qu’il y a une échéance électorale. De plus, Rifondazione risque d’aller aux européennes dans une situation très difficile, ayant à supporter le poids d’une scission très douloureuse sur les épaules qui s’ajoute à la défaite écrasante d’avril : le groupe dirigeant de Rifondazione aurait de grandes difficultés à expliquer pour quelles raisons on repousserait l’impulsion unitaire du Pdci.

 

Voilà, ma question est justement celle-ci : quels seraient, aujourd’hui, les raisons pour dire non à la réunification du Prc et du Pdci?

Dans une partie du groupe dirigeant de Rifondazione il y a une objection fragile, mais qui touche à un sens commun diffus dans le parti. Selon cette objection, le Prc aurait enclenché un grand projet innovant, contrairement au Pdci. Il s’agit d’une objection fragile car, après dix ans de séparation, il est tout à fait évident que le Prc ne peut pas seulement se vanter de ses innovations, mais voir ses côtés contradictoires. Nous avons su créer un rapport fructueux entre le parti et les mouvements, mais nous avons aussi entamé avec Bertinotti une « décommunistisation » du parti, avec la thèse que le communisme serait seulement une « tendance culturelle ». Nous n’avons pas seulement innové, nous avons aussi produit des éléments d’anti-communisme. Donc, aujourd’hui le Prc n’est pas une jeune vierge, nous aussi nous avons des responsabilités. Je retiens que le Pdci a fait beaucoup d’erreurs, il a eu une dérive institutionnaliste, en en payant le prix sur le plan de la lutte de classes. Toutefois, il n’a jamais abandonné ses positions anti-impérialistes, son identité communiste, et dans la dernière phase il a rectifié nettement sa ligne, à partir du dernier congrès. Aujourd’hui le Pdci met à disposition ses forces pour relancer le projet d’un parti communiste qui reprendrait les orientations premières de Rifondazione : je veux parler de la dialectique entre lutte de classes, mouvement social et recherche théorique ouverte pour construire un parti communiste à la hauteur de notre temps. Les différences entre nous sont secondaires par rapport aux problèmes causés par la division des communistes.

 

par Vive le Parti Communiste Français

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 09:45

 

Poursuivre Israël pour crime de guerre à Gaza


Mis en ligne : 27 janvier

Les observateurs qui rentrent de Gaza y ont découvert une zone totalement dévastée. Toutes les habitations, les exploitations agricoles, etc, ont été détruites. Des témoignages, pour l’instant non vérifiés, font état de personnes qui auraient été exécutées sommairement. Des armes interdites contre les populations civiles, notamment au phosphore, ont été utilisées.

S’agissant du bilan humain, l’immense majorité des morts et des blessés est constituée par des habitants qui ne participaient pas au combat, en particulier des femmes et des enfants. Les combattants ne représentent qu’une partie infime des victimes. L’objectif affirmé par Israël de détruire le Hamas n’est donc pas atteint ni même crédible. C’est la population qui était visée. Tout ceci constitue un crime de guerre. Voire un crime contre l’humanité, s’agissant des exécutions sommaires si elles étaient prouvées. Le gouvernement et l’armée israélienne sont responsables et doivent être jugés. Mettre un terme à l’impunité dont jouit Israël depuis des décennies est une nécessité politique si la communauté internationale veut retrouver sa crédibilité.

Comment poursuivre Israël ? Pour l’instant l’obstacle est politique. Dans la mesure où les cadres légaux semblent manquer, ces poursuites dépendent de l’ONU et en particulier du Conseil de sécurité, qui doit se doter des moyens juridiques de juger Israël. Ce pas n’ayant pas ratifié le traité instituant la Cour pénale internationale, il faut pour poursuivre les responsables devant cette cour, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Et la France, pas des droits de l’homme, se doit de la présenter. Dans un premier temps, elle doit également demander une enquête impartiale ainsi que le souhaitent les représentants de l’ONU sur place. Car la décision d’Israël de procéder à sa propre enquête ne peut être satisfaisante et impartiale, évidemment.

Un autre outil juridique est celui de la compétence universelle. Elle consiste à pouvoir juger, dans un autre pas que le sien, une personne qui a commis un crime à l’étranger. Chaque pas peut le faire quand les règles de procédure le permettent. En France, les règles de procédure actuelles ne permettent pas de juger des étrangers présumés coupables de crimes commis à l’étranger sauf pour ceux aant la double nationalité. Or il semblerait que des Israéliens présumés coupables de crimes de guerre aient la nationalité française. Le ministre de la Justice devrait donc demander au parquet d’enquêter.

                                                                                                                                            Site  national du PCF

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 09:34

                                                                
                 

         COMMUNIQUE DU FRONT POPULAIRE DE LIBERATION DE LA PALESTINE  
(FPLP)

                                                                                       
Au moment où notre peuple est confronté à l’agression barbare sioniste, et aspire à l’unité des forces palestiniennes pour opposer un front uni à l’occupation sioniste et répondre aux défis auxquels est confronté le projet d’unité nationale palestinien, l’appareil de sécurité du mouvement Hamas poursuit illégalement, ses pratiques répressives à l’encontre des citoyens palestiniens, et notamment à l’encontre des membres du Front Populaire : enlèvements, coups violents, tirs dans les jambes, exécutions, et ce, sans un minimum de respect de la procédure légale.

Cette politique de répression et de terreur pratiquée par l’appareil de sécurité du Hamas dans la bande de Gaza, ne sert en aucun cas la ténacité et la résistance incarnées par le peuple palestinien tout au long de la guerre. Elle ne sert pas non plus les efforts déployés pour mettre fin à l’état de division inter palestinienne et le retour à l’unité nationale. Bien au contraire, ces pratiques contribuent à créer et à augmenter la tension, et participent au renforcement de la division politique et géographique.

Le Front Populaire de Libération de la Palestine condamne et refuse ces pratiques et ces crimes. Il appelle le Hamas à y mettre fin et à juger leurs auteurs. Le peuple palestinien, qui s’est uni sur le terrain et défia l’appareil de guerre sioniste, a besoin d’un modèle, d’un exemple, qui s’efforce d’apaiser ses souffrances et panser ses blessures, et non pas de l’imposition du pouvoir du fait accompli par la force.

( 30 Janvier 2009 )

Source ( en arabe ) :

http://www.pflp.ps/index.php?action=Details&id=3043

http://www.pflp.ps/index.php?action=Details&id=3043

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