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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 15:59

 « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». (La Boêtie)                              Les frais de la crise aux salariés? NON!

 

                  La convergence des luttes fera plier le gouvernement!


Le 29 janvier prochain, les huit confédérations syndicales de salariés appellent ensemble à une journée nationale interprofessionnelle de grèves et de manifestations pour l’emploi, le pouvoir d’achat, la Sécurité sociale, la relance économique…

 

Cet appel constitue un événement en lui-même. Il découle du développement de luttes, fortes, dans de nombreux secteurs : de l’éducation nationale à l’automobile, en passant par l’audiovisuel, l’hôpital, la Poste ou la justice. Il répond à l’aspiration à l’unité d’action pour faire reculer le gouvernement et gagner une rupture immédiate avec la politique au service du Medef.

Rendez-vous capital, le 29 janvier s’annonce comme un commencement.

 

Pour 2009, le Medef et le gouvernement promettent sang et larmes au peuple mais dorlotent banquiers et actionnaires

 

La crise a bon dos. Le gouvernement s’en sert de prétexte pour faire passer la poursuite des politiques antisociales et anti-économiques qui en sont précisément à l’origine.

Ils disent « relance » ? Le gouvernement trouve soudain des centaines de milliards d’euros mais pour renflouer les banques coupables de spéculations, sans aucune contrepartie, en faisant peser leurs dettes sur le pays. Il pousse la seule grande « banque » qui a échappé à la catastrophe, la Poste, vers la privatisation.

Pour les dépenses utiles, celles qui alimentent une croissance saine et durable répondant aux besoins, la santé, l’éducation… les salaires et les retraites, la consommation populaire, c’est plus que jamais le régime des restrictions.

De nouveaux cadeaux sont accordés au grand patronat au moment même où il utilise la crise pour accélérer ses restructurations. Les profits des entreprises du CAC 40 sont toujours au plus haut: 94 milliards d’euros en 2008. Mais Renault choisit d’en redistribuer 850 millions en dividendes aux actionnaires et de supprimer 4000 emplois directs en France plutôt que de d’investir pour améliorer sa réponse aux besoins…). Arcelor-Mittal vient d’enregistrer un profit record de 11,3 milliards mais prépare la suppression de 9000 emplois et la fermeture de plusieurs sites !

Le gouvernement poursuit le démantèlement systématique des services publics (dont ceux de l’Etat lui-même) pour les livrer aux multinationales et casser un modèle républicain d’égalité.

 

La coupe est pleine. L’exaspération monte. Il est urgent d’arrêter la remise en cause des fondements mêmes de notre système social. Les salariés n’ont pas à payer leur crise, la crise du capitalisme !

 

De plus en plus de salariés, du privé comme du public, de retraités, de privés d’emploi, de jeunes sont déterminés à ne pas payer la « crise » une deuxième fois. Ils ont déjà fait les frais de 20 ans de politiques de pressions sur les salaires, de suppression l’emploi et les conditions de travail, de démantèlement des dépenses sociales et des services publics. La « financiarisation » de l’économie aura été le moyen d’extorquer encore davantage le fruit de leur travail.

 

La caractéristique de presque toutes les luttes qui se développent depuis des mois est qu’elles portent l’intérêt général du pays: la défense de l’industrie, du droit du travail, de la protection sociale, des services publics…

En cela, la cohérence des luttes se heurtent frontalement à la cohérence de la politique du pouvoir. L’ancien n°2 du Medef, Kessler, l’avait résumée: la « refondation du capitalisme », c’est défaire méthodiquement tous les acquis depuis 1945 (le programme du Conseil national de la Résistance). Avec la crise, le capitalisme se montre dans toute sa réalité : l’enrichissement sans limite de quelques uns ne peut se faire qu’au détriment de la masse des travailleurs et du développement du pays.

 

Il n’y aura pas d’alternative sans ruptures avec sa logique.

 

La crise fait aussi voler en éclats l’illusion d’un accommodement du capitalisme, de sa « réforme ». Sarkozy l’a bien compris et s’efforce de voler au secours du système. Ses tirades sur la « régulation », la « moralisation » du capitalisme ne servent qu’à masquer la réalité de sa politique.

 

Pour cette raison aussi, le PS est incapable de représenter une véritable alternative. Après sa gestion loyale des affaires du capital, il est un soutien indéfectible du Traité de Lisbonne, matrice des politiques antisociales menées dans chaque pays de l’UE. Il vient d’approuver le plan de renflouement des banques.

 

L’alternative politique se gagne ici et maintenant

 

Certains voudraient inviter le monde du travail à attendre sagement une alternance aux élections de 2012 et d’hypothétiques changements. Les salariés ont déjà fait l’expérience de ce jeu politicien sur fond de consensus politique. Ils ne peuvent pas se contenter de postures d’opposant à l’Assemblée, de rendez-vous électoraux.

 

Certains voudraient court-circuiter les luttes en France et font miroiter le mirage d’une « Europe sociale ». Au contraire, la résistance, les luttes, les victoires dans chaque pays permettent à tous les peuples de s’opposer plus efficacement à la mondialisation capitaliste dont l’UE est l’instrument.

 

Aujourd’hui, objectivement, la perspective politique immédiate passe par le mouvement populaire, par des victoires concrètes contre la politique du pouvoir.

 

Depuis des mois, des mobilisations très fortes se succèdent, souvent majoritaires dans leur secteur (école, hôpitaux, poste, transports, impôts, industrie…). Elles bénéficient d’un large soutien parmi les usagers, dans les bassins d’emplois… Leur convergence peut commencer à faire plier le gouvernement, à mettre en échec ses projets, un par un. Le pouvoir l’a bien senti en faisant reculer Darcos sur la contre-réforme du lycée : cela vérifie que l’on peut rapidement ouvrir des brèches.

 

  Communistes, salariés, jeunes, retraités, militants dans les entreprises et les quartiers, nous appelons à soutenir massivement les grèves et manifestations du 29 et à y participer.

Nous mettons notre action et nos propositions au service des convergences et des rassemblements nécessaires pour faire reculer le gouvernement et mettre en échec ses contre-réformes.

Nous mettons en avant des proposition pour sortir de la crise en commençant à rompre avec la logique capitaliste.

 

Dès le 30 janvier, nous appellerons à des rencontres, dans les entreprises, les bassins d’emplois, les localités pour construire ensemble l’alternative politique immédiate.

 

Nous appelons au rassemblement pour:

 

Mettre en échec les projets du gouvernement et gagner l’annulation des 13500 suppressions de poste dans l’éducation nationale en 2009, le retrait de la Loi Bachelot contre l’hôpital public, de la loi Boutin contre le logement social, l’arrêt de la RGPP et le retrait du projet de loi sur la « mobilité » (Révision générale des politiques publiques qui désorganise les services de l’Etat et remet en cause le statut de la fonction publique), l’abandon définitif du projet de changement de statut et de privatisation de La Poste…

Ce sont des préalables à toute véritable réforme, allant dans le bon sens.


Orienter l’argent vers les moteurs de la croissance : la consommation populaire et l’investissement : 15 milliards d’euros par de « paquet fiscal » pour les plus riches, 21 milliards, déjà, pour les banques peu regardantes, 33 milliards par an d’exonérations de cotisations sociales patronales aux dépens de la Sécu (condamnées même par la Cour des comptes), 94 milliards d’euros de profits en 2008 pour les entreprises du CAC40, 320 milliards d’emprunts bénéficiant de la garantie de l’Etat au profit des banques… ASSEZ DE GACHIS AVEC NOTRE ARGENT !

Demandons entre autres:

- la baisse des tarifs des services publics, en particulier de GDF et EDF.

- une baisse du taux normal de TVA et sa suppression pour les produits de première nécessité

- un plan de construction de 900.000 logements véritablement sociaux en 5 ans, plutôt que de renflouer les promoteurs et de livrer l’argent des livrets A aux banques.

- un plan d’urgence pour l’hôpital public (embauches, formations, équipement…).

- une revalorisation du SMIC à 1500 euros net, de l’ensemble des salaires et retraites de 10% (inflation et gains de productivité captés par les profits).

- paiement à 100% du salaire lors des périodes de chômage partiel financé par saisie sur les dividendes aux actionnaires.


Gagner de premières mesures structurelles contre la « loi » du capitalisme : battons-nous pour :

- gagner un droit de veto suspensif sur les plans de licenciements et de suppressions d’emplois

- la constitution d’un pôle public financier dirigeant l’épargne populaire et le crédit vers le développement économique, autour de la « Banque » postale, réintégrée à l’établissement public de La Poste, de la Caisse des dépôts et consignations et impliquant la renationalisation des principales banques d’affaires et de dépôts (plutôt que leur renflouement sans contrepartie).

- la défense et la reconquête des monopoles publics pour les activités d’intérêt général relevant des services publics (énergie, transports, eau, courrier et télécommunications…), rejet des directives européennes et renationalisations intégrales des opérateurs historiques du service public.

- un plan de défense de l’industrie, sanctionnant les délocalisations, impliquant des relocalisations correspondant à la réponse aux besoins nationaux, mobilisant les salariés, les populations des bassins d’emplois pour imposer des choix d’intérêt public aux industriels dont des (re)nationalisations démocratiques.

 

                          QUELQUES CHIFFRES: 

94 milliards d’euros de profits pour le CAC 40 en 2008:

 

Total: 15 milliards

Arcelor-Mittal: 11,3 milliards

Sanofi-Aventis (médicaments): 7,1 milliards

GDF-Suez: 5,8 milliards

EDF: 4,7 milliards (exigeons une baisse des tarifs!)

BNP-Parisbas: 4,1 milliards

Vivendi: 2,8 milliards

Renault: 1,8 milliard

...

 

40 milliards de dividendes pour les actionnaires!

Des dizaines de milliers de suppressions d’emplois, d’heures de chômage technique pour les salariés!

 

L’institution emblématique du capitalisme, la bourse détourne et détruit des milliards d’euros de valeurs produites par le travail:

en 2007, les firmes du CAC40 ont ainsi englouti 19 milliards d’euros pour racheter de leurs propres actions au lieu d’investir dans la recherche, l’emploi ou les salaires).

 

par PCF - Section Paris 15ème

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 14:21
                                     COMMUNIQUE DU PCF                  

La question de la Palestine restera au cœur des enjeux de la prochaine période


  Un cessez-le-feu a été annoncé séparément par Israël et le Hamas.

Pour le PCF, c’est une bonne nouvelle. Il était plus qu’urgent que la guerre cesse. Depuis le début de l’offensive israélienne, nous avions considéré que cette guerre était politiquement inutile, et humainement effroyable. Alors que les secours ne sont pas arrivés sur tous les sites bombardés, le bilan de cette guerre est dramatique, avec plus de 1300 morts, 5300 blessés et près de 90 000 sans abris.

Le mouvement de solidarité mondiale avec le peuple palestinien, et contre cette guerre a incontestablement jouer un rôle pour aboutir à ce cessez-le-feu. La paix au Proche-Orient est fragile, et si l’arrêt de la guerre était impératif, il faut aller plus loin. La question de la Palestine sera au coeur des enjeux sur la prochaine période. La France et l’Union européenne doivent jouer un rôle actif pour construire une nouvelle donne politique et pour le maintien de la paix, notamment par l’installation d’une force d’interposition.

Parti communiste français

Paris, le 19 janvier 2009

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 13:27



                                                                    Le jugement d'Abraham

    Pour Barack Obama, Abraham Lincoln est l'icône vénérée, à laquelle il se réfère en permanence. Il va jusqu'à emprunter le train, comme son idole, pour le mener à Washington. Il y prêtera serment sur la bible même de l'ancien président. C'est dire la volonté de Barack Obama de paraître son digne successeur. Mais pourquoi cet habillage médiatique ? Le futur président des Etats-Unis se présente comme un "Noir", le premier à accéder à la magistrature suprême. De ce fait, il veut être considéré comme l'héritier naturel de "l'homme, qui a mis fin à l'esclavage". Cette vision, colportée par tous nos médias, doit faire de lui l'incarnation du vieux rêve américain, celui de l'unité du peuple rassemblé pour construire "l'Amarican Way of Life".
Cette image pieuse ne correspond pas à la réalité.
D'abord, parce que Obama est un métis, non un véritable "Noir". Il ne peut valablement représenter l'Afro-américain des ghettos US. Ensuite, son modèle, Lincoln, n'est ni le pasteur Luther King, ni Malcom X. Abraham Lincoln n'était guère porté à l'égalité raciale. En 1858, deux ans avant d'être élu président, il déclarait, à Charleston, en Virginie : "Je dirais, donc, que je ne suis pas - et n'ai jamais été - pour l'instauration sur quel que mode que ce soit d'une égalité sociale et politique des races blanche et noire (applaudissements). Je ne suis pas non plus - et n'ai jamais été - pour que l'on accorde aux Noirs le droit de vote ou celui d'être juré; pas plus que pour autoriser leur accession aux postes administratifs ou les mariages inter-raciaux (...) Aussi, comme tout cela leur est interdit et qu'ils doivent rester entre eux, il en découle qu'il doit nécessairement y avoir des supérieurs et des inférieurs. En ce qui me concerne, comme tout le monde, je suis favorable à ce que les Blancs jouissent de ce statut de supériorité"; Et, en mars 1861, une fois élu, Abraham Lincoln, face à la sécession de sept Etats du Sud, se veut concilliant : "Je n'ai pas l'intention, directement ou indirectement, d'interférer dans la question de l'esclavage dans les Etats où il existe. Je sais que je n'ai pas le droit légal de le faire et d'ailleurs je n'en ai pas le goût".

 Howard Zinn, dans son Histoire populaire aux Etats-Unis, écrit :
"Ce n'est que lorsque la guerre (de sécession) se fit plus dure, les pertes plus nombreuses, les chances de la gagner plus minces et les activistes abolitionnistes plus pressants, que Lincoln commença à condamner clairement l'esclavage". Il avait besoin du renforts de la population noire pour l'intégrer à son armée. Nous sommes là, fort loin des bons sentiments et de l'humanisme invoqués par Barack Obama, pour glorifier sa propre image. Tous nos médias font écho à cette légende. La télé, les radios, les journaux célèbrent avec faste l'évènement - on on pourrait écrire "l'avènement" - que constitue l'investiture du 44ème président des Etats-Unis. Pas un quotidien, pas un hebdomadaire qui n'ait consacré, qui, un "cahier spécial", qui, un "supplément", plus de nombreuses pages habituelles du journal, sur Obama, sa famille, ses conseillers, ses choix politiques, ses "défis", ses goûts et ses couleurs. Jusqu'au Monde, qui nous annonce pour mardi, une "chronique insolite de la vie canine à la Maison Blanche"... A croire que la France est devenue le 50ème Etat des USA, dont Nicolas Sarkozy n'en serait que le gouverneur !
Depuis le 11 septembre 2001 et le "Nous sommes tous américains !" de Jean-Marie Colombani, beaucoup d'eau a coulé sur les rives de l'Hudson. Les dernières années Bush ont été dures pour les inconditionnels français de l'américanisme triomphant.
Avec Barack Obama, grâce à la légende bâtie de toute pièce autour de sa personne, la classe politique et ses médias, vont pouvoir à nouveau se prosterner devant un "Big Brother" tout nouveau, tout beau. Tel est l'objectif de cette campagne de masse, de cette déferlante Obama, qui nous a envahis depuis des semaines et des semaines.

                                                                                   par Jean Lévy (site:http://canempechepasnicolas.over-blog.com/)
                                                                       Dimanche 18 janvier 2009

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 09:07

                                                    Ange FRANCIONI

       Secrétaire de la Section « Louis Calisti » du Cap Corse du PCF

                                                         

                         Aux électrices et électeurs communistes de Cagnano

 

                                                    Cagnano, le 20 janvier 2009

 

 

                                    Cher(e)s Camarades, cher(e)s ami(e)s,

 

        

                      L’élection municipale de 2008 ayant été annulée, une nouvelle élection municipale va avoir lieu d’ici peu.

 La politique des clans qui domine notre village nous met dans l’impossibilité de constituer une liste d’Union de la Gauche, claire et nette, et encore moins, purement communiste.

On n’arrête pas de vous rabâcher les oreilles que la politique ne compte pas dans ce village, car à Cagnano, il n’y aurait que des amis …etc…

 Pourtant, en homme engagé et responsable, je me trouve dans l’obligation de faire un choix…ou de m’abstenir.

 Depuis un an j’ai observé un homme qui, n’ayant pas choisi la charge de maire, exerce celle-ci sans le vouloir, et malgré les tracasseries et les difficultés de la tâche, accomplit son devoir avec honneur, dignité, efficacité.

 Je ne pratique pas le culte de la personnalité ni de l’idolâtrie. Je juge seulement les actes et les comportements.

  Donc, dans un village « où on ne fait pas de politique », et bien qu’ayant moi-même mon opinion, bien connue, du reste, je ferai abstraction de l’opinion politique des autres.

Une seule devise : faire progresser le village, dans l’union et la sincérité des citoyens.

Naturellement, je n’ai pas la naïveté de penser que tout sera parfait. C’est pour cela que,n malgré les opinions différentes, nous nous sommes mis d’accord avec des partenaires sur trois points de principe , que chacun s’engage à respecter .

Ainsi la liste d’Alain Michaud s’engage :

*Contre le PADDUC,

*Pour la défense des services publics et des emplois,

*pour la mise en œuvre du programme établi par la liste UNION-DEMOCRATIE-PROGRES, pour le premier tour des élections municipales de mars 2008(ci-joint, un exemplaire).

 

 En conclusion, nous sommes dans la parfaite continuité de ce que nous avons décidé ensemble en mars 2008 en présentant une liste de cinq candidats.

 Il est évident que nous devrons veiller, dans le cas que la liste serait élue, à l’application de ces résolutions. Certes, il serait préférable que plusieurs communistes, ou autres personnes de gauche, figurent sur cette liste, car ainsi, nous serions plus forts pour appuyer nos propositions.

 La politique claniste, dominée par un sectarisme exacerbé détruit l’harmonie et empêche le développement équilibré de notre village. C’est ainsi qu’en tant qu’homme et communiste, je vois les choses.

 Ces choses étant ce qu’elles sont, nous ne pouvons les prendre qu’ainsi, en essayant de les améliorer sans cesse.

 D’autre part, nous constatons qu’en menant la stratégie conduite jusqu’à présent, notre parti, censé défendre les intérêts du peuple, n’a plus aucun élu dans le Cap Corse.

Ceci impose réflexion et révision de cette stratégie, tout en étant conscients que nous ne sommes pas à l’abri de « coups fourrés ». Sur le plan local, à Cagnano, où Marie-George Buffet a fait douze voix aux élections  présidentielles, en 2007, trois seulement de ces électeurs ont la carte du Parti ( moi compris)

  De hauts responsables du PCF approuvent ma démarche, et les deux autres membres de la cellule « Charles Franceschini » de Cagnano, aussi.

Je suis toujours disposé à élargir le débat avec quiconque désire me rencontrer. Il faut savoir qu’en mars 2008, lors du second tour des élections municipales, et afin de respecter votre décision, j’ai refusé de me présenter, bien que très sollicité, tandis que des responsables de la fédération de Haute-Corse du PCF m’encourageaient à « y aller ».

 Cette fois, considérant qu’il s’agit d’un troisième tour, je ne me sens pas le droit de m’abstenir.

 J’aimerais vous relater un fait évident en 2001, lors de  mon désir d’union avec la liste d’Isabelle Marcadier. Elle me convoqua à une réunion préélectorale, dans sa maison de Piazze où, empli d’enthousiasme fraternel, j’avais apporté beignets et vin. J’avais noté quelque chose de trouble dans le regard de certains participants à cette réunion. Mon impression fut confirmée par cette réflexion : »Nous t’avons adopté », ainsi que par des sous-entendus qui me faisaient penser qu’il y avait anguille sous roche.

Ne me sentant ni orphelin, ni abandonné, j’avais été surpris par ce genre de réflexion, mais afin de préserver l’union, je n’ai rien dit.

 Ce n’est que quelques jours avant le scrutin que j’ai appris que je n’étais plus sur la liste, et remplacé  à la dernière minute par un personnage de la droite classique.

 Devant cette supercherie, qui tendait à isoler les communistes, seule Carmella Franceschi se retira de la liste. Je la salue, aujourd’hui encore pour son courage et son geste fraternel. Il est évident que l’on voulait utiliser les communistes et les mettre sous cloche pour qu’ils ne puissent réagir.

  Cher(e) s Camarades, tout le monde veut se servir de nous pour nous faire taire. A ce piège, on ne me reprendra plus.

Cependant, dans la situation actuelle, où il faut composer, sachant que les gens qui nous entourent ne sont pas plus parfaits que nous-mêmes, nous ne signons pas de chèque en blanc.

Les qualités des communistes sont reconnues. Le passé le démontre : chaque fois qu’il y a eu des progrès dans ce village, c’est quand  il y avait des communistes à la mairie. A la Libération de la Corse, Charles Franceschini, de 1943 à 1949 et François Poggi de 1977 à 1983(malgré quelques alliances bizarres que j’avais critiquées à cette époque, mais en votant toujours pour le camarade candidat, même si je ne partageais pas toutes ses positions.)

 Il y a eu aussi des gens de valeur et qui n’étaient pas communistes. C’est dans cette optique que j’accorde ma confiance au général Alain Michaud. Il vient de prouver son énergie et son efficacité. Un militaire est avant tout un homme d’honneur.

 Je participerai donc aux prochaines élections municipales à ses côtés. Si d’autres désirent nous rejoindre, ils sont les bienvenus. Sinon, que chacun agisse en conscience, en pensant à l’avenir du village.

 Quelque soit votre choix, je vous  souhaite, à toutes et à tous, le meilleur et vous transmets mes salutations fraternelles.

                                                                             Angelot

 

 

 

 

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 09:29

                                                                                  


         L’État sioniste n’est pas seulement le bourreau du peuple palestinien, il est aussi un rouage important de la contre révolution mondiale orchestrée par les USA. La lutte acharnée du peuple palestinien contre l’Etat sioniste, qu’elle commence à faire vaciller, est un point clé de la lutte mondiale contre la catastrophe capitaliste en cours

En confirmant à Gaza, de la plus sinistre manière, que l’Etat sioniste n’a jamais eu qu’une politique : éliminer toute présence palestinienne de la terre de Palestine, il révèle au monde entier sa réalité d’Etat guerrier, raciste et réactionnaire. Les souffrances qu’il inflige au peuple palestinien expriment l’horrible réalité de cet Etat (fondé par l’ONU et qui insulte l’ONU en permanence)

Etat guerrier

En guerre permanente, Israël - 6 millions d’habitants soit 1 millième de la population mondiale - est un important acteur de l’économie mondiale des armes : 6° importateur et 12° exportateur. Encore ces chiffres sont-ils sujets à caution dans la mesure où l’extrême imbrication du complexe militaro-industriel étasunien et de son petit frère israélien (imbrication voulue et organisée par le pouvoir étasunien) peut brouiller les chiffres. Par exemple : General Dynamics, un des grands producteurs d’armes US, est propriété à 25 % d’ELBIT, second producteur d’armes israélien. Faut-il imputer 25 % des ventes d’armes du premier à l’Etat du second ? Armes de destruction massive : Israël possède autant d’armes nucléaires que l’Inde et le Pakistan réunis. Israël dispose d’armes chimiques et bactériologiques, Israël consacre 9% de son PIB à la guerre : un des chiffres les plus élevés du monde.

Etat réactionnaire à activité mondiale

En guerre depuis 60 ans contre les Palestiniens et contre les Etats voisins qui, à un moment ou à un autre, ont essayé de les soutenir, Israël a développé des techniques et des industries de guerre qu’il vend dans le monde entier. Cette activité permanente et constitutive de l’Etat sioniste prend diverses formes :

- vente de matériel de guerre ou de surveillance policière ou d’espionnage

- formation de personnel pour la lutte antiguérilla

- encadrement de milices paramilitaires dans des pays où le régime en place est menacé par des révoltes populaires.

Quelques exemples parmi de nombreux autres :

- Colombie : le savoir faire sioniste a été mis au service du narco-président URIBE pour l’aider à détruire la guérilla des Farc

- Géorgie : les conseillers militaires israéliens ont préparé l’armée géorgienne à l’attaque de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie et ont installé sur le sol géorgien des bases de missiles pouvant atteindre l’Iran

- Azerbaïdjan : entraînement des officiers en Israël

- Inde : Israël est le second fournisseur d’armes de l’Inde et des groupes hindous fondamentalistes sont formés par des agents israéliens pour organiser des actions terroristes meurtrières contre la population musulmane

- Pakistan : l’opération actuelle de déstabilisation du pays a pour objectif final la destruction de l’armement nucléaire pakistanais que les sionistes ont baptisé : « la bombe atomique islamique » et les services secrets israéliens y jouent un rôle très actif

- Sri-lanka : des conseillers israéliens aident le gouvernement de Colombo dans sa lutte d’extermination des rebelles tamouls

- Soudan : les conseillers israéliens ont formé les rébellions du Sud du pays pour les aider à faire tomber le régime de Khartoum qui a toujours soutenu les palestiniens

- Etats-Unis : la surveillance du mur de 3500 kms séparant les USA du Mexique est assurée par du matériel israélien.

Il arrive souvent qu’Israël fasse en coulisse la sale besogne d’armer des contre-révolutionnaires quand les USA veulent « garder les mains propres ». On se souvient que dans l’opération secrète de l’Iran-gate, des intermédiaires israéliens fournirent des armes US à l’Iran pour éviter que l’Irak ne gagne la guerre et qu’avec l’argent de la vente ces mêmes intermédiaires, à la demande des Etats-Unis, livrèrent des armes aux contre révolutionnaires nicaraguayens.

Ce commerce de la mort est d’autant plus florissant, ces outils et ces techniques s’exportent d’autant mieux qu’elles ont été expérimentées sur cibles palestiniennes vivantes.

Seule la défaite de l’Etat sioniste peut mettre un terme à ce commerce sanglant.

L’État sioniste n’est pas seulement le bourreau du peuple palestinien, il est aussi un rouage important de la contre révolution mondiale orchestrée par les USA.

La lutte acharnée du peuple palestinien contre l’Etat sioniste, qu’elle commence à faire vaciller, est un point clé de la lutte mondiale contre la catastrophe capitaliste en cours.

comaguer@orange.fr

Comité comprendre et agir contre la guerre, Marseille

Site : le grand soir info

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 09:16


                                                                                           


   Lundi 19 Janvier 2009, 06h41 (heure de Paris)

 Bilan de l’agression israélienne :

                                                                                                                                         

 1300 tués dont 418 enfants et 110 femmes                                                          

 5400 blessés dont plus de 45% d’enfants

 4000 habitations et 1500 unités commerciales et artisanales

 Bilan économique et social (provisoire) : 1 milliard et 600 million de dollars

 

*********** 

 

Sous la trêve, le monde découvre l’horreur à Gaza :

 

Victimes des DIME et du phosphore blanc                                                                                      

 Rassemblements de plusieurs familles dans une habitation avant que cette dernière soit rasée

 Exécutions de blessés civils

 Ecrasements de civils blessés par les chars

 *********** 

 




                                                                                                                                                    "terroristes"abattus
La situation ce jour :

 La marine de l’ennemi interrompt son cessez-le-feu en bombardant l’Ouest de Gaza

L’aviation de l’ennemi intensifie ses reconnaissances au-dessus de Gaza

Israël craint les recours au près de la Justice Internationale pour ses crimes contre Gaza

Ehud Olmert souhaite le retour de Mahmoud Abbas au pouvoir à Gaza

Le Likoud reconnaît qu’Israël n’a pas atteint ses objectifs et appelle à la poursuite de l’agression

De plus en plus des voix s’élèvent pour le boycott de l’Autorité de Ramallah et la destitution du Président Mahmoud Abbas.                                                                                                                                  

 







la collaboration

                                                                                                                   
                                                                                                             u cursinu rossu avec Al Faraby




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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 09:06
                                                                                  
                                                              
                                                            

L’envoyé spécial de l’Huma  est entré dans Gaza


« Ma maison a été détruite, nous n’avons plus d’eau, ni électricité. »
Le journaliste de l’Humanité a pénétré dans la bande de Gaza qui, depuis le début de l’offensive, était maintenu à huis clos par les troupes israéliennes. Il nous raconte ses premières impressions.

LA DÉTERMINATION À RÉSISTER DEMEURE

Rafah (Bande de Gaza), envoyé spécial.

La nuit tombe sur la ville palestinienne de Rafah, première ville de la bande de Gaza après l’Égypte. Il aura fallu plus de trois heures pour franchir une frontière large de seulement quelques dizaines de mètres. Il y a de la bureaucratie égyptienne mais surtout des questions sécuritaires : les avions israéliens s’acharnent sur la frontière pour détruire les tunnels. Une fois passé la barrière, la première chose que l’on aperçoit, ce sont les ambulances du croissant rouge qui amènent les blessés - ils sont nombreux - de l’autre côté.

Sur la route principale qui mène vers la ville, les détritus qui jonchent le sol montrent que la ville ne fonctionne plus. Avec les minutes la pénombre s’installe. Il n’y a plus d’électricité ce qui crée un sentiment d’insécurité. Quelques voitures circulent néanmoins. Abou Ahmed nous montre le quartier Chaboura où des bombardements ont eu lieu il y a deux semaines. Des morceaux de béton gisent à même le sol. Là, c’est un jardin pour enfants qui abritait une structure qui a été touchée. De l’autre côté de la rue, les magasins ont été soufflés. « Il y a une eu une dizaine de morts », précise Abou Ahmed. « Il y a encore eu des bombardements avant-hier. Mais ils semblent plus se concentrer sur la zone frontalière et l’est de la ville ». Un de ses amis précise : « ça ne les empêche pas de continuer à distribuer des tracts pour nous dire de partir. Les Israéliens laissent aussi des messages sur nos téléphones portables pour qu’on dénonce ce qu’ils appellent les terroristes. C’est une vieille méthode utilisée pour nous effrayer, pour faire peur à la population ».

Devant un brasero improvisé Nidan Ali tente de se réchauffer avec sa femme et ses enfants. « Ma maison a été détruite », dit-il. « C’est un F-16 qui a balancé un missile. Nous n’avons plus d’eau, plus d’électricité . Des membres de ma famille ont été blessés. Je veux vivre en sécurité avec ma famille, qu’il n’y ait plus d’occupation et que le siège de Gaza finisse. » En face de la mosquée Abrar, bombardée il y a deux jours, Ahmed Bardawi montre les dégâts dans sa pharmacie. Les étagères sont renversées, le plafond s’est effondré. Un point de médicaments en moins pour le quartier. « Il y a d’abord eu une roquette tirée, comme un avertissement », témoigne-t-il, la voix encore tremblante. « Et puis tout de suite après un missile s’est abattu sur la mosquée. J’étais près de ma fenêtre et j’ai un peu touché. Mais je ne voulais pas aller à l’hôpital parce que dans une situation pareille je ne voulais pas laisser ma famille seule ».

Pas très loin de là on entend les bruits sourds des canons d’artillerie. A moins que ce ne soient des chars qui déversent leurs obus. Ils sont à quelques encablures de là. On ne sait pas s’ils sont dans la bande de Gaza ou en lisière. La nuit s’installe sur Rafah et sur la bande de Gaza. Il paraît que les Israéliens ont prévu de lourds bombardements sur la frontière. Rafah n’est qu’à un kilomètre. Ici, tout le monde a les traits tirés, les yeux rouges, les visages pâles. On n’attend qu’une chose, que ça finisse. Mais personne n’est prêt à abdiquer.

Pierre Barbancey


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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 08:48
                                                                              


                  TUERIE DE GAZA



                                                                             
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 16:48

La deuxième mort du Judaïsme

Eric Hazan

<http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=1641>

Les millions de juifs qui ont été exterminés par les nazis dans les plaines de Pologne avaient des traits communs qui permettent de parler d’un judaïsme européen. Ce n’était pas tant le sentiment d’appartenance à un peuple mythique, ni la religion car beaucoup d’entre eux s’en étaient détachés : c’étaient des éléments de culture commune. Elle ne se réduisait pas à des recettes de cuisine, ni à des histoires véhiculant le fameux humour juif, ni à une langue, car tous ne parlaient pas le yiddish. C’était quelque chose de plus profond, commun sous des formes diverses aux ouvriers des usines textiles de Lodz et aux polisseurs de diamants d’Anvers, aux talmudistes de Vilna, aux marchands de légumes d’Odessa et jusqu’à certaines familles de banquiers comme celle d’Aby Warburg. Ces gens-là n’étaient pas meilleurs que d’autres, mais ils n’avaient jamais exercé de souveraineté étatique et leurs conditions d’existence ne leur offraient comme issues que l’argent et l’étude. Ils méprisaient en tout cas la force brutale, dont ils avaient souvent eu l’occasion de sentir les effets. Beaucoup d’entre eux se sont rangés du côté des opprimés et ont participé aux mouvements de résistance et d’émancipation de la première moitié du siècle dernier : c’est cette culture qui a fourni son terreau au mouvement ouvrier juif, depuis le Bund polonais, fer de lance des révolutions de 1905 et 1917 dans l’empire tsariste, jusqu’aux syndicats parisiens des fourreurs et des casquettiers, dont les drapeaux portaient des devises en yiddish et qui ont donné, dans la MOI, bien des combattants contre l’occupant. Et c’est sur ce terrain qu’ont grandi les figures emblématiques du judaïsme européen, Rosa Luxembourg, Franz Kafka, Hannah Arendt, Albert Einstein. Après guerre, nombre des survivants et de leurs enfants soutiendront les luttes d’émancipation dans le monde, les Noirs américains, l’ANC en Afrique du Sud, les Algériens dans leur guerre de libération.

Tous ces gens sont morts et on ne les ressuscitera pas. Mais ce qui se passe en ce moment à Gaza les tue une seconde fois. On dira que ce n’est pas la peine de s’énerver, qu’il y a tant de précédents, de Deir Yassin à Sabra et Chatila. Je pense au contraire que l’entrée de l’armée israélienne dans le ghetto de Gaza marque un tournant fatal. D’abord par le degré de brutalité, le nombre d’enfants morts brûlés ou écrasés sous les décombres de leur maison : un cap est franchi, qui doit amener, qui amènera un jour le Premier ministre israélien, le ministre de la Défense et le chef d’État-major sur le banc des accusés de la Cour de justice internationale.

Mais le tournant n’est pas seulement celui de l’horreur et du massacre de masse des Palestiniens. Il y a deux points qui font des événements actuels ce qui est advenu de plus grave pour les juifs depuis Auschwitz. Le premier, c’est le cynisme, la manière ouverte de traiter les Palestiniens comme des sous-hommes - les tracts lâchés par des avions annonçant que les bombardements vont être encore plus meurtriers, alors que la population de Gaza ne peut pas s’enfuir, que toutes les issues sont fermées, qu’il n’y a plus qu’à attendre la mort dans le noir. Ce genre de plaisanterie rappelle de façon glaçante le traitement réservé aux juifs en Europe de l’Est pendant la guerre, et sur ce point j’attends sans crainte les hauts cris des belles âmes stipendiées. L’autre nouveauté, c’est le silence de la majorité des juifs. En Israël, malgré le courage d’une poignée d’irréductibles, les manifestations de masse sont menées par des Palestiniens. En France, dans les manifestations du 3 et du 10 janvier, le prolétariat des quartiers populaires était là, mais des hurlements de colère d’intellectuels juifs, de syndicalistes, de politiciens juifs, je n’en ai pas entendu assez.

Au lieu de se satisfaire des âneries du gouvernement et du CRIF (« ne pas importer le conflit »), il est temps que les juifs viennent en masse manifester avec les « arabo-musulmans » contre l’inacceptable. Sinon, leurs enfants leur demanderont un jour « ce qu’ils faisaient pendant ce temps-là » et je n’aimerais pas être à leur place quand il leur faudra répondre.

                                                                     Eric Hazan

                                                               [Eric Hazan? un antisémite peut-être?]     (U cursinu rossu)
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 16:40

                                                                                           

                                                                Gaza face au projet de Sharon
                                                 
                                                           par Marie NASSIF-DEBS  (Parti Communiste Libanais)      
  

  Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a déclaré, depuis peu, que les nouvelles frontières d'Israël suivront le tracé du mur de séparation, mais prendront en considération le regroupement de toutes les colonies établies en dehors de ce nouveau tracé. En d'autres termes, Olmert annonçait que les " nouvelles " frontières engloberaient 40% de la Cisjordanie ; et nous pensons qu'il vise aussi les 60% restants.

Cette annonce constitue, en fait, une tentative nouvelle dont le but est de faire revivre, grâce à l'aide procurée par les Nouveaux conservateurs étasuniens (très influents au sein de l'administration de Georges Bush et, aussi, dans l'entourage de Barak Obama), le projet mis au point, en 2003, par Ariel Sharon sur les bases d'un autre projet préparé, il y a des dizaines d'années, par David Ben Gorion. Le Premier ministre israélien pense réussir son projet en suivant la politique du " pas à pas " mise au point par Henry Kissinger et se résumant par trois verbes au mode impératif : croquez, digérez et, puis, recommencez.

En quoi consiste le projet d'Ehud Olmert puisé dans l'escarcelle de Sharon ?

C'est aussi un projet en trois points.

Le premier consiste à mettre en avant le " danger " de l'explosion démographique chez les palestinien pour arriver à la conclusion suivante : Israël est en danger. Et, vu qu'il a toujours besoin d'une main-d'ouvre qualifiée pour faire marcher son économie, son agriculture notamment, et vu que la main-d'ouvre palestinienne était devenue un danger, le mieux est de la remplacer à travers une nouvelle émigration juive venant, cette fois, de l'Afrique et aussi de l'Inde !

Le second point, lié au premier, réside dans l'adoption d'une politique de blocus et de chômage ; ce qui pousserait les Palestiniens à des actes de " violence " qui constitueraient l'alibi nécessaire pour que le gouvernement de Tel Aviv puisse riposter dans un contexte dit de self-défense face aux dangers du " terrorisme " que constituent les groupes fondamentalistes. Donc, en tuant les Palestiniens et en les terrorisant, Israël sert, en fait, la paix et la démocratie dans le monde " libre ".

Le troisième point vise, par le biais du second, à utiliser les opérations militaires afin d'élargir la mainmise sur les territoires de Cisjordanie et d'implanter de nouvelles colonies, à la place de celles déjà démantelées, sous le couvert de la nécessité d'ériger des postes avancées dont le but est de " sauvegarder les civils israéliens menacés " par les " terroristes " ; et chaque colonie créée devrait pousser de nouveaux Palestiniens hors de leur pays ; ce qui aboutirait au " transfert ", ou à une nouvelle émigration forcée, soit vers la Jordanie ou vers d'autres pays arabes. D'ailleurs, le projet du nouveau " transfert " vise également les Palestiniens des territoires dits de 1948... Ainsi, et partant de ce que la fin justifie les moyens, tous les moyens seront bons pour vider de nouvelles terres palestiniennes de leurs propriétaires, y compris, en plus de la destruction des maisons, l'assassinat des enfants en bas âge (qui pourront devenir, un jour prochain, des résistants) et des dirigeants et, enfin, l'emploi d'armes prohibées...

Donc, Israël planifie une nouvelle Nakba, un nouveau désastre. Il profite, pour ce faire, de deux bases importantes :

La première est qu'il s'est garanti, grâce à la présidence française de l'Union européenne, puis à celle de la présidence tchèque, d'une couverture européenne officielle complète, qui est venue s'ajouter à l'aide inconditionnelle de la part des Etats-Unis. En effet, l'Accord politique du 16 juin 2008 s'est transformé, il y a un mois, le 8 décembre de la même année passée, en un traité suivi d'un annexe. Nous nous contenterons d'en citer le neuvième point de ce traité qui stipule des relations extraordinaires entre l'Union européenne et Israël, ce que l'e contenu de l'annexe précise en divers points, dont le plus clair est la coordination sur le plan des politiques militaires et sécuritaires communes, en plus de la participation d'experts israéliens à des missions à l'étranger, en Afrique et dans d'autres régions.

La seconde, et peut-être la plus importante des deux, réside dans le régime officiel arabe, dans les positions, déclarées ou, même, cachées, de certains pays arabes, surtout les gouvernements pro étasuniens dits " tempérés " qui vont à l'encontre des intérêts des peuples arabes dans leur course derrière Washington.

Ainsi, et tandis que des centaines de milliards de dollars sont versés dans les caisses étasuniennes pour être utilisés à atténuer la crise financière qui y sévit ou, encore, pour permettre aux industries militaires de produire de nouvelles armes, qui sont utilisées contre les peuples d'Irak, du Liban et, actuellement, de la Palestine, certains dirigeants se sont transformés en policiers exécutant les plans de Washington et de Tel Aviv et empêchant les peuples de manifester leur appui à la Résistance palestinienne, accusée par ces mêmes dirigeants d'être responsable des massacres dans lesquels ont péri plus d'un millier de personnes dans les vingt derniers jours.

De plus, les gouvernements arabes ont, presque tous, oublié la politique de boycott ; ils ne cachent pas leur intention de normaliser leurs relations avec Israël, ni les facilités qu'ils procurent aux grandes sociétés transnationales qui financent Israël et lui procurent les armes dont il a besoin pour tuer les peuples de la région. Des centaines de millions de dollars constituent la part arabe dans les projets de sociétés telles que " Mac Donald's ", " Marx and Spencer ", " Kentucky fried chicken " ou " Silk city "...

Mais quel rôle Gaza joue-t-il dans tout cela ?

Certains responsables israéliens disent que la mainmise sur de nouveaux terres palestiniennes, surtout en Cisjordanie, et, par suite, l'exécution du projet mis au point par Sharon, exigent la liquidation de l'influence que Gaza exerce sur la résistance à l'occupation. Voilà pourquoi Gaza constitue, aujourd'hui, un symbole qui peut, soit donner un élan nouveau au projet israélo étasunien, à la suite de l'échec cuisant de l'agression contre le Liban en 2006, soit prévoir une chute plus dangereuse pour Israël.

Nous pensons que le second cas est plus plausible.

Marie NASSIF-DEBS
(Article paru dans le bimensuel " An Nidaa "du vendredi 16 janvier 2009)

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