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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 14:08

                                                                       MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

3 septembre 2014

Que se cache-t-il derrière ces provocations récurrentes contre le peuple algérien ?
Abdelkader DEHBI

Qui aurait imaginé l’Algérie ballotée entre les insultes d’une vieille rombière parisienne comme la Geneviève de Fontenay et celles d’un demi-sel de la délinquance politique française, comme le Gérard Longuet ? Et pourtant !

Dans la foulée de la prétendue "gaffe" de la dame Géneviève de Fontenay, lançant depuis la scène de l’élection de "miss Algérie", son désormais tristement célèbre "Algérie française", les algériens ont eu droit aux "conseils avisés" de M. Gérard Longuet, ancien ministre dans plusieurs gouvernements français de droite et lui-même transfuge de l’extrême droite durant ses jeunes années, puisqu’il fut l’un des fondateurs d’Ordre Nouveau, groupuscule violent, d’Extrême Droite, puis rédacteur assumé, du programme économique du Front National... Excusez du peu.

Or, que dit M. Longuet aux algériens ? Rien moins que d’adopter comme langue, la langue française, parce que, a-t-il dit, "elle est plus moderne et plus scientifique que la langue arabe"... faisant preuve d’une ignorance crasse, sur la contribution historique de la langue arabe, précisément dans les différents domaines de la Science. Et surtout d’une ignorance encore plus crasse, sur la réalité de l’Ecole algérienne – du Primaire au Supérieur – qui est quasi totalement arabisée et que la langue amazighe, longtemps combattue par la France coloniale, est en passe d’être réhabilitée et que par ailleurs, une puissante exigence se fait jour, pour le développement de l’enseignement de l’anglais en tant que première langue étrangère dans notre pays, pour coller à la réalité. Imitant en cela, la France elle-même...

C’est vous dire, M. Longuet ! (Je profite au passage, pour vous conseiller à mon tour, en tant qu’algérien, ayant le bonheur, comme beaucoup de mes concitoyens, de m’exprimer indifféremment en arabe ou en français, de faire l’effort – comme nous le faisons de ce côté-ci de la Méditerranée – de découvrir la langue arabe). Cette langue arabe qui jusqu’à ces quelques dernières années, a continué de produire par milliers, des scientifiques, des médecins et autres ingénieurs de standing international ; en particulier en Irak ou à Damas, avant que l’hégémonisme criminel de l’ogre impérialo-sioniste n’ait eu raison de ces deux pays, en y semant la destruction, la mort le chaos et la misère, au nom de cette immense escroquerie politique planétaire, ayant nom de "lutte internationale contre le terrorisme" ; un terrorisme souvent suscité, commandité, financé, entrainé et encadré par l’Ordre impérialo-sioniste, pour justifier ses guerres et ses pillages des autres nations.

Bien entendu, la franchouillardise éculée et bien gauloise de M. Longuet, n’a pas été jusqu’à avoir l’honnêteté de nous conseiller plutôt, de nous mettre à l’anglais, langue internationale par excellence. En particulier en matière de travaux, de publications et de communications scientifiques. Cet ex-barbouze en col blanc, délinquant chanceux, collectionnant les amnisties votés par ses amis politiques, feint d’ignorer hypocritement, que plus de 96% des publications dans le monde, pour ce qui concerne le domaine des Sciences et des Technologies, sont éditées en anglais, depuis des décennies.

Mais peut-on décemment blâmer quelqu’un qui pêche pour sa propre chapelle, quand le mal est en nous ? Quand on connait la puissance de l’activisme du lobby français – ou Hizb frança – qui gangrène notre propre pays ; en particulier depuis le Coup d’Etat des généraux-daf putschistes pro français, de Janvier 1992. Un activisme agressif et affiché, contre les symboles de notre Identité algérienne, arabo-amazighe et musulmane et contre les symboles de notre Histoire, en particulier la longue lutte du Peuple algérien contre le colonialisme français, couronnée par la prestigieuse Guerre de Libération Nationale qui a eu un retentissement idéologique et politique planétaire. Un activisme qui n’a jamais été aussi virulent qu’aujourd’hui, c’est-à-dire depuis que le chemin des abandons, des reniements et des trahisons contre la mémoire de notre Peuple, a été montré aux plus hauts sommets de l’Etat. Je ne citerai que des exemples saillants, comme les séjours hospitaliers répétés du Chef de l’Etat, M. Bouteflika, dans les hautes Institutions militaires parisiennes, réservées aux dignitaires française ; ou alors les déclarations indignes et insultantes pour les algériens, prononcées par M. Meddelci, l’ex ministre des affaires étrangères, aujourd’hui "promu" depuis, Président du Conseil Constitutionnel ; des forfaitures politiques et morales, qui ont été récemment couronnées par le défilé de la honte sur les Champs Elysées.

Aussi, laissons-donc de grâce, les gesticulations des Gérard Longuet et les provocations des Geneviève de Fontenay à leurs auteurs, pour nous en prendre aux vrais responsables de cette véritable débâcle politique et morale dans laquelle se débat notre pays, c’est à dire les tenants du pouvoir illégitime en place.

Abdelkader Dehbi

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 13:49

                                                            cerveau animé

 

 

 

L'Ukraine et les néo-nazis
William BLUM

Depuis les graves protestations qui ont éclaté en Ukraine en février les médias occidentaux, en particulier aux États-Unis, ont sérieusement minimisé le fait que les suspects habituels - le triumvirat États-Unis / Union européenne / OTAN – sont dans le même camp que les néo-nazis. Aux États-Unis, il a été impossible d’en trouver mention. Je suis sûr que si un sondage sur cette question était réalisé aux États-Unis, il révélerait une ignorance quasi totale sur les nombreuses actions néo-nazies, notamment les appels publics tuer « les Russes, les communistes et les juifs ». Mais la semaine dernière, le sale petit secret a en quelque sorte montré le bout de son nez.

Le 9 Septembre NBCnews.com a indiqué que « la télévision allemande montre des symboles nazis sur les casques des soldats ukrainiens ». La station allemande a montré des images d’un soldat portant un casque de combat avec les « runes SS » des célèbres corps d’élite en uniforme noir d’Hitler. (Les runes sont les lettres d’un alphabet utilisé par les anciens peuples germaniques.) Un deuxième soldat a été montré avec une croix gammée sur son casque.

Le 13, le Washington Post a montré une photo de la chambre d’un membre du bataillon Azov, une des unités paramilitaires ukrainiennes qui combattent les séparatistes pro-russes. Sur le mur au-dessus du lit se trouve une grande croix gammée. Mais ne vous inquiétez pas car le quotidien a cité le chef de peloton qui précise que les soldats adoptent des symboles et des notions extrémistes dans le cadre d’une sorte de « romantisme ».

Pourtant, c’est le président russe Vladimir Poutine qui est comparé à Adolf Hitler par tout le monde, du prince Charles à la princesse Hillary, en raison de l’incorporation de la Crimée dans la Russie. Sur cette question, M. Poutine a déclaré :

Les autorités de Crimée se sont appuyées sur le précédent bien connu du Kosovo, un précédent que nos partenaires occidentaux ont créé eux-mêmes, de leurs propres mains pour ainsi dire. Dans une situation absolument semblable à celle de la Crimée, ils ont jugé que la sécession du Kosovo de la Serbie était légitime, en faisant valoir partout qu’aucune autorisation des autorités centrales du pays n’est nécessaire pour une déclaration unilatérale d’indépendance. Le tribunal international de l’ONU, fondée sur l’article 2 de l’article 1 de la Charte des Nations Unies, s’est déclaré d’accord et dans sa décision du 22 Juillet 2010 a noté ce qui suit, et je cite textuellement : Aucune interdiction générale ne peut être opposée à la pratique de la sécurité Conseil en ce qui concerne les déclarations unilatérales d’indépendance.

Les comparaisons de Poutine avec Hitler sont éclipsées par les histoires de Poutine l’envahisseur (Vlad l’Empaleur ?). Pendant des mois, les médias occidentaux ont battu les tambours sur la Russie ayant (en fait) envahi l’Ukraine. Je recommande la lecture de « Comment savoir si la Russie a envahi l’Ukraine ? » par Dmitry Orlov

Et gardez à l’esprit l’encerclement de la Russie par l’OTAN. Imaginez la Russie installant des bases militaires au Canada et au Mexique, de l’Atlantique au Pacifique. Rappelez-vous ce qu’une base soviétique à Cuba a provoqué.

Les États-Unis ont-ils déjà donné un bon exemple ?

Depuis ce jour fatidique du 11 Septembre 2001, l’objectif principal des relations publiques des États-Unis a été de discréditer l’idée que l’Amérique avait mérité ce qui lui arrivait en raison de ses nombreux actes politiques et militaires d’agression. Voici notre héros préféré à tous, George W. Bush, qui s’exprimait un mois après le 11/9 :

« Comment répondre lorsque je vois que dans certains pays islamiques il y a une haine viscérale de l’Amérique ? Je vais vous dire comment je réponds : je suis étonné. Je suis étonné de voir une telle incompréhension de ce qu’est notre pays que les gens nous haïssent. Je suis - comme la plupart des Américains, je n’arrive tout simplement pas à le croire parce que je sais combien nous sommes bons ».

Merci, George. Maintenant, prenez vos pilules.

Moi et d’autres historiens de la politique étrangère des États-Unis ont documenté en détail les déclarations de terroristes anti-américains qui ont clairement fait savoir que leurs actions étaient menées en représailles de décennies d’abominations internationales de la part de Washington. Mais les responsables et les médias américains ignorent régulièrement ces éléments et s’accrochent à la ligne du parti selon laquelle les terroristes sont tout simplement cruels et rendus fous par la religion ; ce que beaucoup d’entre eux sont, en effet, mais cela ne change rien quant aux faits politiques et historiques.

Cette mentalité américaine semble être bel et bien vivante. Au moins quatre otages détenus en Syrie récemment par des militants de l’État islamique, dont le journaliste américain James Foley, ont été torturés par simulation de noyade pendant leur captivité. Le Washington Post a cité un responsable américain : « l’EI est un groupe qui crucifie régulièrement et décapite les gens. Suggérer qu’il existe une corrélation entre la brutalité de l’EI et les actions passées des États-Unis est ridicule et alimente leur propagande tordue. »

Le Post, cependant, a peut-être légèrement évolué, en ajoutant que les « militants de l’état ​​islamique ... semblent imiter la technique de la CIA de simulations de noyade (waterboarding) pour interroger des terroristes présumés après les attentats du 11 septembre 2001. »

Conférence donnée par William Blum à une journée d’études sur la politique étrangère américaine, American University, Washington, DC, le 6 Septembre 2014

Chacun d’entre vous, j’en suis sûr, a rencontré beaucoup de gens qui soutiennent la politique étrangère des Etats-Unis, et avec qui vous avez débattu à n’en plus finir. Vous soulignez toutes les horreurs, les unes après les autres, du Vietnam à l’Irak. Des bombardements et invasions épouvantables aux violations du droit international et la torture. Mais rien n’y fait. Rien ne les fait douter.

Pourquoi ? Sont-ils tout simplement stupides ? Je pense qu’une meilleure réponse est qu’ils ont des idées préconçues. Consciemment ou inconsciemment, ils ont certaines croyances fondamentales sur les Etats-Unis et sa politique étrangère, et si vous n’abordez pas ces croyances fondamentales, vous pourriez aussi bien parler à un mur.

Le plus fondamental de ces croyances, je pense, est une conviction profonde que peu importe ce que les États-Unis font à l’étranger, peu importe la mauvaise tournure des choses, peu importe l’horreur qui en découle, le gouvernement des États-Unis est malgré tout motivé par de bons sentiments. Les dirigeants américains peuvent certes faire des erreurs, quelques gaffes, ils peuvent mentir, ils peuvent même à l’occasion causer plus de tort que de bien, mais tout ça part d’un bon sentiment. Leurs intentions sont toujours louables, nobles même. La grande majorité des Américains en sont certains.

Frances Fitzgerald, dans sa célèbre étude des manuels scolaires américains, a résumé le message de ces livres : «  Les Etats-Unis ont été une sorte d’Armée du Salut pour le reste du monde : tout au long de l’histoire, ils n’ont pratiquement fait qu’aider les pauvres, les ignorants, et les pays malades. Les États-Unis ont toujours agi de manière désintéressée, toujours avec les objectifs les plus louables ; ils ont toujours donné et jamais pris ».

Et les Américains se demandent sincèrement pourquoi le reste du monde ne voit pas combien l’Amérique a été bienveillante et pleine d’abnégation. Et même beaucoup de gens qui prennent part au mouvement anti-guerre ont du mal à se défaire un peu de cet état d’esprit ; ils manifestent pour stimuler Amérique - l’Amérique qu’ils aiment et adorent et à qui ils font confiance - ils marchent pour encourager cette noble Amérique de revenir sur la voie de bonté.

Beaucoup de citoyens succombent à la propagande du gouvernement américain pour justifier ses actions militaires aussi souvent et aussi naïvement que Charlie Brown succombe pour le ballon de Lucy.

Les Américains sont comme les enfants d’un chef de la mafia qui ne savent pas ce que fait leur père pour gagner sa vie, et ne veulent pas le savoir, mais se demandent ensuite pourquoi quelqu’un a jeté une bombe incendiaire à travers la fenêtre du salon.

Cette croyance fondamentale dans les bonnes intentions de l’Amérique est souvent liée à « l’exceptionnalisme américain ». Examinons combien la politique étrangère des États-Unis a été exceptionnelle. Depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, les États-Unis ont :

- Tenté de renverser plus de 50 gouvernements étrangers, dont la plupart avaient été élus démocratiquement.
- Largué des bombes sur les populations de plus de 30 pays.
- Tenté d’assassiner plus de 50 dirigeants étrangers.
- Tenté de supprimer un mouvement populiste ou nationaliste dans 20 pays.
- Grossièrement interféré dans des élections démocratiques dans au moins 30 pays.
- Mené le monde par la torture ; non seulement par la torture appliquée directement par des Américains sur des étrangers, mais aussi par la fourniture de matériel de torture, de manuels de torture, de listes de personnes à torturer, et de conseils personnalisés par des formateurs américains, en particulier en Amérique latine.

C’est en effet exceptionnel. Aucun autre pays dans toute l’histoire ne peut prétendre à un tel bilan.

Alors la prochaine fois que vous vous retrouvez devant un mur... demandez lui ce que États-Unis auraient à faire en politique étrangère pour leur retirer son soutien. Qu’est-ce qui constituerait à ses yeux l’action de trop. Si cette personne mentionne quelque chose de vraiment mauvais, il y a de fortes chances que les États-Unis l’aient déjà fait, peut-être même à plusieurs reprises.

Gardez à l’esprit que notre chère patrie cherche avant tout à dominer le monde. Pour des raisons économiques, des raisons nationalistes, idéologiques, chrétiennes, et autres, l’hégémonie mondiale a depuis longtemps été l’objectif ultime de l’Amérique. Et n’oublions pas les puissants responsables de l’exécutif, dont les salaires, les promotions, les budgets et les futurs emplois bien rémunérés dans le secteur privé, dépendent de la guerre perpétuelle. Ces dirigeants ne sont pas particulièrement préoccupés par les conséquences de leurs guerres sur le monde. Ils ne sont pas forcément mauvais ; ils sont amoraux, comme l’est un psychopathe.

Prenez le Moyen-Orient et l’Asie du Sud. Les habitants de ces zones ont horriblement souffert de l’intégrisme islamique. Ce dont ils ont désespérément besoin sont des gouvernements laïcs, qui respectent les différentes religions. De tels gouvernements ont été effectivement au pouvoir dans un passé récent. Et quel a été le sort de ces gouvernements ?

Eh bien, à la fin des années 1970 et pendant une bonne partie des années 1980, l’Afghanistan a eu un gouvernement laïc qui était relativement progressiste, avec tous les droits pour les femmes, ce qui est difficile à croire, n’est-ce pas ? Mais même un rapport du Pentagone de l’époque a reconnu la réalité des droits des femmes en Afghanistan. Et qu’est-il arrivé à ce gouvernement ? Les Etats-Unis l’ont renversé, ce qui a permis aux talibans de prendre le pouvoir. Gardez donc cela à l’esprit la prochaine fois que vous entendez un responsable américain dire que nous devons rester en Afghanistan pour les droits des femmes.

Après l’Afghanistan, ce fut le tour de l’Irak, une autre société laïque, sous Saddam Hussein. Et les Etats-Unis ont renversé ce gouvernement aussi, et maintenant le pays est envahi par des djihadistes et fondamentalistes fous et sanguinaires de toutes sortes ; et les femmes qui ne sont pas complètement couvertes courent un risque sérieux.

Ensuite, ce fut le tour de la Libye ; encore une fois, un pays laïc, sous Mouammar Kadhafi, qui, comme Saddam Hussein, avait un côté tyrannique mais pouvait aussi de façon importante se montrer bienveillant et faire des choses merveilleuses pour la Libye et l’Afrique. Pour ne citer qu’un exemple, la Libye avait un rang élevé dans l’indice de développement humain des Nations Unies. Alors, bien sûr, les États-Unis ont renversé ce gouvernement aussi. En 2011, avec l’aide de l’OTAN, nous avons bombardé le peuple libyen presque tous les jours pendant plus de six mois. Et, une fois encore, nous avons ouvert la voie aux djihadistes messianiques. Comment tout cela finira pour le peuple de la Libye, Dieu seul le sait, ou peut-être Allah.

Et au cours des trois dernières années, les Etats-Unis ont fait de leur mieux pour renverser le gouvernement laïc de la Syrie. Et devinez quoi ? La Syrie est maintenant une aire de jeux et un champ de bataille pour toutes sortes de fondamentalistes ultra militants, y compris le nouveau préféré de tous, l’État Islamique. La montée de l’EI doit beaucoup à ce que les Etats-Unis ont fait en Irak, en Libye et en Syrie au cours des dernières années.

Nous pouvons ajouter à cette merveilleuse liste le cas de l’ex-Yougoslavie, autre gouvernement laïc renversé par les Etats-Unis, sous le couvert de l’OTAN, en 1999, ce qui a donné lieu à la création de l’État largement musulman du Kosovo, dirigé par l’Armée de libération du Kosovo (UCK). L’UCK était considérée comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France depuis des années, de nombreux rapports faisant état que l’UCK était armé et entraîné par Al-Qaïda, dans les camps d’Al-Qaïda au Pakistan, et ayant même des membres d’Al-Qaïda dans ses rangs luttant contre les Serbes de Yougoslavie. La principale préoccupation de Washington était d’asséner un coup à la Serbie, largement connue comme « le dernier gouvernement communiste en Europe ».

L’UCK est devenue célèbre pour les tortures, la traite des femmes, d’héroïne et d’organes ; encore un allié charmant de l’empire.

Quelqu’un qui nous observerait depuis l’espace pourrait penser que les Etats-Unis sont une puissance islamique qui fait de son mieux pour répandre la bonne parole - Allah Akbar !

Vous pourriez vous demander ce que tous ces gouvernements renversés avaient en commun pour devenir la cible de Washington. La réponse est qu’ils ne pouvaient pas être facilement contrôlés par l’empire ; ils ont refusé d’être des États soumis ; ils étaient nationalistes ; en un mot, ils étaient indépendants ; ce qui constitue un crime grave aux yeux de l’empire.

Donc, parlez de tout cela à notre défenseur hypothétique de la politique étrangère des Etats-Unis et voyez s’il croit encore que les Etats-Unis veulent le bien. S’il se demande depuis combien de temps ça dure, faites-lui remarquer qu’il serait difficile de nommer une seule dictature brutale de la seconde moitié du 20ème siècle qui n’a pas été soutenue par les Etats-Unis ; non seulement soutenue, mais souvent mise au pouvoir et maintenue au pouvoir contre la volonté de la population. Et au cours des dernières années aussi, Washington a soutenu des gouvernements très répressifs, comme l’Arabie saoudite, le Honduras, l’Indonésie, l’Egypte, la Colombie, le Qatar et Israël.

Et que pensent les dirigeants américains de leur propre bilan ? L’ancien secrétaire d’Etat Condoleezza Rice parlait probablement au nom de tout le club privé de notre leadership en politique étrangère lorsqu’elle a écrit en 2000 que, dans la poursuite de leur sécurité nationale, les États-Unis n’avaient plus besoin d’être guidés par « des notions de droit international et des normes » ou des «  institutions telles que les Nations Unies » parce que les Etats-Unis étaient « du bon côté de l’histoire. »

Permettez-moi de vous rappeler la conclusion de Daniel Ellsberg sur les Etats-Unis au Vietnam : « Nous n’étions pas dans le mauvais camp ; nous étions le mauvais camp ».

Eh bien, loin d’être du bon côté de l’histoire, nous avons en fait combattu - je veux dire littéralement engagés dans une guerre - du même côté qu’al-Qaïda et leurs descendants, à plusieurs reprises, à commencer par l’Afghanistan dans les années 1980 et 90, en appui aux Moujahedeen islamiques, ou guerriers saints.

Ils ont ensuite donné une assistance militaire, y compris un bombardement de soutien, en Bosnie et au Kosovo, tous deux soutenus par Al-Qaïda dans les conflits yougoslaves des années 1990.

En Libye, en 2011, Washington et les djihadistes avaient un ennemi commun, le colonel Kadhafi et, comme mentionné, les États-Unis ont bombardé le peuple libyen pendant plus de six mois, ce qui a permis aux djihadistes de contrôler des portions du pays ; et ils en sont désormais à se chamailler pour le reste. Ces alliés de guerre ont montré leur gratitude envers Washington en assassinant l’ambassadeur américain et trois autres Américains, apparemment de la CIA, dans la ville de Benghazi.

Puis, pendant quelques années au milieu et à la fin des années 2000, les États-Unis ont soutenu les militants islamistes dans la région du Caucase de la Russie, une région qui a connu plus que sa part de terreur religieuse qui remonte aux actions tchétchènes des années 1990.

Enfin, en Syrie, en tentant de renverser le gouvernement Assad, les Etats-Unis a combattu du même côté que plusieurs variétés de militants islamistes. A six reprises donc, les États-Unis se sont retrouvés alliés de guerre avec des forces djihadistes.

Je me rends compte que je vous ai donné une image très négative de ce que les Etats-Unis ont fait dans le monde, et c’est peut-être un peu difficile à avaler pour certains d’entre vous. Mais mon but était d’essayer de desserrer l’étau sur votre intelligence et vos émotions, étau avec lequel vous avez grandi - ou pour vous aider à aider les autres à le desserrer – et qui vous assure que votre bien-aimée Amérique veut le bien. La politique étrangère des Etats-Unis n’aurait pas beaucoup de sens pour vous tant que vous croirez à la noblesse de ses intentions ; tant que vous ignorez le modèle cohérent de recherche de la domination mondiale, une visée nationale de très longue date, connue auparavant sous d’autres noms tels que Manifest Destiny, le siècle américain, l’exceptionnalisme américain, la mondialisation, ou, comme Madeleine Albright a dit, « la nation indispensable » ... alors que d’autres, moins aimables, ont utilisé le terme « impérialiste ».

Dans ce contexte, je ne peux résister à donner l’exemple de Bill Clinton. Alors président, en 1995, il s’est senti en devoir de dire : « Quoi que nous puissions penser des décisions politiques de la guerre du Vietnam, les Américains courageux qui ont combattu et qui sont morts avaient de nobles intentions. Ils se sont battus pour la liberté et l’indépendance du peuple vietnamien. » Oui, c’est vraiment comme ça que nos dirigeants parlent. Mais qui sait ce qu’ils croient vraiment ?

Mon espoir est que beaucoup d’entre vous qui ne sont pas actuellement militants contre l’empire et ses guerres se joindront au mouvement anti-guerre comme je l’ai fait en 1965 contre la guerre au Vietnam. C’est ce qui m’a radicalisé, comme tant d’autres. Quand j’entends des gens d’un certain âge expliquer leur processus de perte de foi dans les Etats-Unis, c’est de loin le Vietnam qui est donné comme la cause principale. Je pense que si les pouvoir américains en place avaient su à l’avance comment leur « Oh quelle belle guerre » allait finir, ils n’auraient pas fait cette bévue historique monumentale. Leur invasion de l’Irak en 2003 montre qu’aucune leçon n’a été tirée du Vietnam, mais notre protestation constante contre les guerres et les menaces de guerre en Afghanistan, en Iran, en Syrie, et ailleurs ont peut-être – peut-être ! - enfin ouvert une brèche dans la terrible mentalité de guerre. Je vous invite tous à vous joindre à notre mouvement. Merci.

William Blum

Traduction "cela dit, même un mur dit moins de bêtises que le lecteur moyen du Monde" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

»» http://williamblum.org/aer/read/132
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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 13:39

 

 

 

Flag-Pins-Cuba-Palestine.jpg Solidarité à la cubaine : des tonnes de médicaments pour Gaza, une centaine de médecins en Afrique contre le virus Ebola

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La nouvelle a percé le mur médiatique, pour une fois, noyée dans les brèves. Simultanément, le modeste État socialiste cubain a fait un geste pour deux peuples, l'un saigné par la brutalité d'une agression impérialiste, les deux meurtris par l'inaction des pays occidentaux.

 

« La capacité de Cuba à former des médecins et infirmiers exceptionnels, et sa générosité pour aider les pays sur la voie du progrès sont reconnues dans le monde entier », disait ce 12 septembre la directrice-générale de l'OMS, Margaret Chan, saluant l'aide apportée par Cuba aux pays africains.

 

Cuba socialiste à l'avant-garde de l'aide pour les pays africains victimes d'Ebola

 

Le virus Ebola a déjà fait 2 600 morts en Afrique de l'ouest, dont une bonne partie en Afrique de l'ouest, en particulier au Sierra Leone. Les pays occidentaux, la Grande-Bretagne, les Etats-unis, l'Allemagne tardent à réagir, promettant une aide financière pas encore concrétisée.

 

Mais comme le rappelle Mme Chan : « Ce n'est pas ce qui compte le plus. Oui, l'argent, le matériel sont importants, mais ce n'est pas cela qui va empêcher la transmission d'Ebola. Nous avons besoin surtout de gens ».

 

C'est là où le geste de Cuba compte, le ministre de la Santé cubain, Roberto Morales, a annoncé que Cuba enverra dès octobre au Sierra Leone une brigade médicale de 62 médecins et 103 infirmiers expérimentés, rompus aux missions humanitaires, avec le matériel adéquat.

 

Pour la directrice de l'OMS, il s'agit tout simplement de « la plus grande contribution en personnel de soins qu'un pays ait faite pour nous aider à maîtriser l'épidémie ».

 

Les autorités palestiniens saluent le « noble geste » de Cuba

 

Au même moment, ce 11 septembre, le gouvernement cubain – qui a été un des premiers à condamner l'agression israélienne contre Gaza – a livré par le biais de son ambassade en Egypte au conseiller de la légation de Palestine, Bachir Abou Hatab et au Croissant-Rouge égyptiens, l'équivalent de 6 tonnes de médicaments et matériel médical au peuple palestinien.

 

« Cette aide de notre peuple réaffirme le soutien historique de la Révolution cubaine à la cause du peuple palestinien, victime de la politique agressive d'Israel, comme le démontre la récente agression contre Gaza, qui a coûté la vie à 2 000 civils », a déclaré le diplomate cubain Alexander Pellicer.

 

Les autorités palestiniennes ont remercié Cuba au nom du peuple palestinien le qualifiant de « noble geste de Cuba, qui est resté inflexible sur sa position historique au côté de la juste cause de nos frères ».

 

Elles ont souligné l'apport important de ces dons pour soulager la situation vécue à Gaza, avec une pénurie de médicaments, de matériel médical, mettant les hôpitaux dans une situation critique.

 

Un certain nombre d'hôpitaux, de centres de soins, de maisons de retraite furent la cible de l'aviation et l'artillerie israélienne, bien que certains étaient gérés par l'ONU.

 

Le gouvernement cubain a aussi proposé d'accueillir des blessés palestiniens, victimes de l'agression israélienne, ce qui lui a valu également la reconnaissance des autorités palestiniennes.

 

50 ans au service de la solidarité internationale en Afrique, Asie, Amérique

L'aide internationaliste de Cuba s'inscrit dans l'ADN de ce pays depuis la révolution socialiste de 1959. En plus de cinquante ans, 135 000 médecins cubains ont prodigué des soins à près de 100 millions de personnes à travers le monde.

 

Actuellement, ce sont 50 000 Cubains qui œuvrent dans plus de 70 pays du globe pour soigner, vacciner, opérer les populations parmi les plus pauvres du monde. Cuba accorde aujourd'hui une aide médicale supérieure aux pays du Tiers-monde à celle de tous les pays du G-8 réunis !

Quelques exemples :

 

En Afrique, 4 000 professionnels de la santé aident aux campagnes de vaccination de masse. Dans 16 pays d'Afrique, le programme de lutte cubain contre la malaria a été appliqué avec succès. Au Ghana, le taux de mortalité du à la malaria a pu être baissé l'an dernier de 70 %.

 

En Amérique latine, dans un pays comme le Venezuela, l' « Operacion Milagro » a permis de traiter les problèmes de vue de près de 6 millions de Vénézuéliens. Le programme s'étend désormais à 12 autres pays du continent.

 

La mission « Barrio Adentro » au Venezuela, animée par les médecins cubains, a contribué à l'accès de plus en plus généralisé pour les habitants les pauvres du pays à des soins de santé. De 1995 à 2005, par exemple, le taux de mortalité infantile a baissé de 50 %.

 

Même un pays comme le Brésil, sixième puissance économique au monde, a sollicité dernièrement l'aide de 6 000 médecins cubains pour intervenir dans les régions les plus sinistrées du pays.L'OMS classe Cuba à la 39 ème place mondiale, le Brésil à la 125 ème.

 

Cuba a également toujours été prêt à apporter une aide aux victimes de catastrophe. C'était le cas d'abord en 1986 pour Tchernobyl, ce fut le cas pour l'ouragan Katrina aux Etats-unis en 2005 (refusée par le gouvernement américain), ou encore lors du tremblement de terre à Haiti, en 2010.

 

Cuba avait alors envoyé à Haïti une brigade d'intervention « Henry Reeve » de 3 000 hommes, installé une trentaine d'hôpitaux de campagne pour assister les sinistrés. Aujourd'hui encore, il reste 500 médecins sur place venant de Cuba, dont la moitié sont des haïtiens formés à Cuba.

 

Car l’École latino-américaine de médecine (ELAM) accueille chaque année de 10 à 15 000 étudiants venant de près de 50 pays, leur offrant une formation de haute qualité en échange d'un hébergement et de frais d'inscription totalement gratuits.

Israel et les USA exportent leurs armes, Cuba ses médecins !

Et pour le peuple cubain, les résultats du système de santé entièrement gratuit donnent le vertige.

 

Chaque année, Cuba forme plus de médecins (10 000) aujourd'hui qu'il n'en comptait au moment de la révolution, 6 000 en 1959. Avec 75 000 médecins et 1 médecin pour 160 habitants, Cuba connaît la plus forte densité de médecins du continent américain.

 

Une espérance de vie supérieure à 78 ans, un taux de mortalité de 4,5 enfants décédés pour 1 000 en font le pays d'Amérique latine avec les meilleurs indices de santé, selon l'OMS, dépassant même régulièrement les États-Unis, pourtant première économie du monde.

 

Aujourd'hui, contrairement à tous les autres pays du Tiers-monde, les problèmes de santé sont ceux de pays développés. Les premières causes de décès sont le cancer et les maladies cardio-vasculaires.

 

A noter que le système cubain, tout en assurant une densité d'offre de santé maximale, est un système bien moins coûteux que celui américain.

 

En 2006 Cuba investissait 350 $ par habitant et par an, soit 7 % du PIB, tandis que les États-Unis dépensaient 6 700 $ par habitant et par an, soit 15 % du PIB, tout en laissant près de 50 millions de ses concitoyens sans couverture santé.

 

Pendant qu'Israel est le quatrième exportateur d'armes mondial (7 milliards de $ en 2013), concurrençant la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, Cuba est un des leaders mondiaux du secteur de la santé : voilà deux conceptions du monde strictement opposées

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 09:42

 

 

 

   Selon "CORSE-MATIN"  de vendredi dernier, il y aurait "266 millions E de cotisations sociales à recouvrer" en Corse! ..."La somme est hallucinante" écrit le journal en début d'article. 266 millions d'E manqueraient donc "dans les trois caisses qui collectent les cotisations sociales, à savoir l'Urssaf(régime général),le RSI(régime des indépendants) et la MSA(pour le monde agricole)". 

 Le 16.09.2014, nous avions publié un article éclairant, copié du "Monde", intitulé "Alerte à la fraude aux cotisations sociales".

Rappelons aussi les injonctions de François Rebsamen, le ministre du travail,qui  a demandé au Pôle Emploi,( mardi 2 septembre sur i-Télé), de « renforcer les contrôles » pour vérifier que les chômeurs « cherchent bien un emploi », estimant qu'une « sanction » est nécessaire dans le cas contraire.

 M. Rebsamen, au lieu de s'occuper des patrons fraudeurs, pointait ainsi du doigts ces pelés et galeux de chômeurs, des faignants qui ne pensent qu'à se la couler douce aux frais de l'Etat, et chacun sait que l'Etat, c'est nous!....

                                             
colère

 

 

 

  Curieusement, à ces informations, pas de réactions du patronat, étranglé, comme on sait par les charges sociales, ni des amis de Rebsamen, qui à un haut niveau copinent avec celui-là,  et pas du tout, non plus,  du Front National, qui s'évertue à nous faire avaler la couleuvre de son soutien au peuple travailleur!

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                       

                                                                                              U Cursinu Rossu

                                                                                                        u-cursinu-rossu.jpg

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 09:27

Samedi 20 septembre 2014

SOURCE:Rouge Cerise

Capture d’écran 2014-09-20 à 07.03.25

 

Je reviens de la Fête de l’Huma.

Écartelé.

Enthousiasmé par ce que j’ai vécu, partagé avec des amis et de parfaits inconnus. Discussions, plaisanteries, engueulades fraternelles au Village du Livre ou au restaurant de la Fédération de Vaucluse, bribes de musiques entendues ici et là, Internationales éclatant un peu partout, sourires plein de confiance, rires en avalanche, regards entendus de ceux qui se reconnaissent pour semblables, volonté de lutter et de ne rien lâcher !

En colère devant la saloperie classique de la plupart des médias, couchés devant Medef et patronat…

Bien sûr, je savais par avance que le traitement réservé à la fête ne reflèterait pas sa réalité, mais ILS (vous savez ces journalistescouchés insolents avec les humbles, obséquieux avec les puissants) ont réussi à se surpasser.

 

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Il y a 5 ans, on n’avait vu de la Fête à la télé que l’arrivée d’Olivier Besancenot, à croire que ce n’était plus la Fête de l’Huma mais celle du NPA. L’année suivante, un œuf providentiel jeté sur Laurent Fabius avait permis d’ignorer 400 à 500 000 participants… Cette année, le gros titre du Parisien libéré (Aujourd’hui en France) c’est « Trafic de chaises pour la Fête de l’Huma à la mairie de Blanc-Mesnil » et les télés n’ont eu d’objectif que pour la promenade de Kerviel, « trader » repenti (à quel point ? pour combien de temps ?), dont le comité de soutien est présidé par le très sulfureux père Di Falco. Le « trader » censé rester confiné au stand du Parti de Gauche, a drainé dans son sillage toutes les caméras. Vous devinez ce que les salariés de Pilpa, de Sanofi et de Fralib, qui n’ont jamais bénéficié du centième de cette bienveillance médiatique ont pu penser…

 

Capture-d-ecran-2014-09-20-a-07.26.01.png 


La même chose que moi: on a le droit de changer, on a le droit d’opérer un retour sur soi et de rompre avec ce que l’on a été. Encore faut-il que cette conversion soit volontaire et non le fruit du hasard, la conséquence d’un événement imprévu, du grain de sable qui grippe la machine, et surtout qu’elle soit durable. On a transformé Kerviel en victime mais la morale (et une certaine prudence) voudrait qu’on attende qu’il ait fait ses classes avant d’en faire un Robin des Bois.

Comme disait l’autre « l’essentiel n’est pas d’où on vient, mais où l’on va ».

Ouais… à condition de ne pas être sur un cercle!

 

Bref, cet épisode m’a contrarié, presque autant que la présence non loin de moi au Village du Livre d’un écrivain qui se revendique communiste tout en confiant sa prose à des torchons d’extrême-droite. Un schizophrène quoi, ou à tout le moins un contorsionniste!

 

Dans le train de retour, naturellement, j’étale mes Huma. Il paraît que je suis un provocateur… Provocateur, c’est le nom qu’on donne aux gens qui lisent l’Huma dans le train. S’ils lisent Le Monde, Le Figaro ou Libération, ce sont des lecteurs.

Un long compte-rendu de la Fête évoque le Livre et sa politique, la polémique autour de celui de Valérie Trierweiler, et un autre article consacré au libraire Sébastien Wespiser (plein de bon sens et d’humanité) revient intelligemment sur la question.

 

Des amis et des connaissances m’ont dit leur plaisir de constater que des libraires refusaient de vendre le brûlot de l’ex-compagne de François Hollande, d’autres ironisaient sans l’avoir lu, considérant, non sans quelque raison, que tout cela faisait partie d’une volonté persistante d’enfumage. D’autres enfin se réjouissaient des déconvenues de cette « harpie », parfois les mêmes qui confiaient finement que dans l’affaire du Sofitel de New York, ce qui les étonnait le plus c’est que DSK ait pu jeter son dévolu sur « pareil laideron ».

 

Dans le compte-rendu était évoquée cette prise de position de certains libraires qui m’apparaissait à première vue salutaire et justifiée.

Mais…


Capture d’écran 2014-09-20 à 07.51.58

 

 

Mais, une nouvelle fois, me voilà écartelé. (Ma femme, toujours critique, me dit que je vais finir par me prendre pour Ravaillac).

Je n’ai pas lu, je ne lirai pas le livre en question.

Peut-être est-il du « vomi », comme l’affirme sur son blog l’écrivain « communiste » évoqué un peu plus haut dont je ne mettrai pas en cause les compétences en la matière (si j’ose dire) puisqu’il écrit dans Valeurs actuelles et Causeur des articles sur ses écrivains favoris, tous d’extrême-droite. Peut-être est-il ignoble, comme le clament haut et fort des individus aussi moralement irréprochables que Jean-Christophe Cambadélis ou Bernard-Henri Lévy, qui la traite en outre de « Messaline de prisunic », mais je ne peux manquer de me poser certaines questions…

Je n’ai jamais trouvé Valérie Trierweiler sympathique, mais cela a-t-il la moindre importance puisque mesdames Giscard d’Estaing et Chirac ne soulevaient pas plus mon enthousiasme? Chirac serait, paraît-il, « un très chouette type », et Serge Moatti vient de nous révéler l’humanisme du milliardaire Le Pen (vous savez celui qui n’a pas torturé en Algérie) mais cela n’a jamais suffi, et ne suffira pas à me faire devenir chiraquien ou à apprécier le gros blond à la chemise noire.

      

Aujourd’hui, j’ai la nette impression qu’en dépit des grandes protestations d’égalité hommes-femmes, celles-ci, que je les apprécie ou pas, constituent, davantage que les hommes, des cibles de choix pour des attaques violentes et perfides. Ainsi Dominique Voynet, à l’époque du saccage de son ministère, Éva Joly, dont l’accent provoqua des relents xénophobes il n’y a pas si longtemps, Christiane Taubira, qui aggrave son cas en étant noire, et soudain me reviennent en mémoire certaines attaques, y compris à gauche, contre Marie-George Buffet à l’époque des Comités antilibéraux, elle qui fut le meilleur ministre à la Jeunesse et aux Sports du XXème siècle…

      

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Ce qui me paraît suspect, en l’occurrence, c’est le silence (parfois relatif, certes) d’une bonne partie de la droite la plus réactionnaire. Est-ce parce que certains reproches adressés à Hollande (digne imitateur d’un Balladur ignorant le prix du ticket de métro) évoquent sa méconnaissance de la vie quotidienne des « gens de peu », de la réalité des prix, qui trouble son estimation de ce qui est « cher » ou ne l’est pas, son indifférence à leur situation,, pourraient coller parfaitement aux notables de la Droite ? Je ne sais si l’anecdote, qui n’a en réalité rien d’anecdotique justement, des « sans-dents » est authentique, mais elle est dans l’air du temps. À un moment où près de 30% des Français renoncent à certains soins dentaires, elle prend en tout cas une résonnance sinistre et je ne peux m’empêcher de donner raison à mon camarade Xavier lorsqu’il résume la situation en disant qu’on est en train d’organiser la guerre des pauvres contre les pauvres.

 

Comme j’ai mauvais esprit, j’ai tendance à penser qu’il existe, au-delà des querelles affichées, des grandes et des petites phrases des uns et des autres, une véritable solidarité de caste, où des privilégiés d’un système qu’il faut bien nommer capitaliste font mine d’être adversaires pour mieux faire passer les idées et les mesures sur lesquelles ils ont fini par tomber d’accord. Et l’on se serre les coudes entre gens qui ont, qui possèdent, qui savent, qui décident et ne tiennent pas à céder ces privilèges.

 

On me dira que je caricature…

Et si, pourtant, la « bévue », la « maladresse » involontaire (?) de Macron (qui participait il y a deux mois aux réunions du Groupe Bilderberg, officine toute puissante atlantiste et libérale, en compagnie de Madame Lagarde, Monsieur Baroin et du PDG d’Axa, le Comte Henri de la Croix de Castries) sur les « illettrées de Gad » n’était en réalité que la banale transcription de ce que pense réellement le nouveau ministre issu de la Banque de ces travailleuses qui osent ne pas comprendre que perdre son emploi serait la condition sine qua non au redressement du pays ?

 

Et si, tout simplement, quand ils sont entre eux et qu’ils se lâchent, que le naturel reprend le dessus, les agents non officiels du Medef parlaient ainsi du peuple. De Gaulle traitait, publiquement lui, les Français de « veaux ». Eux, c’est en cachette, en catimini, entre gens de même espèce, de même classe, qu’ils expriment leur mépris.

Mais, parfois, lorsqu’ils sont obligés de passer directement d’une réunion sous les ors de la République ou d’un pince-fesses de cérémonie, à une conférence de presse ou une interview impromptue, ils n’ont pas eu le temps d’endosser leur nouveau costume et leurs mots les trahissent…

 

Dans le temps, on appelait ce mépris du peuple de la morgue.

La morgue des Grands de ce monde pour les petits, des nantis pour les besogneux, des aristocrates pour les gueux, des riches pour les pauvres!

 

Capture-d-ecran-2014-09-20-a-07.08.25.png 

 

 

Qu’on me permette de revenir au boycott de l’ouvrage de Valérie Trierweiler : est-ce à dire qu’avant lui il n’y aurait jamais eu de livres ignobles méritant d’être mis à l’index par la profession ?

Que je sache, et je fréquente beaucoup les librairies, je n’ai jamais vu la daube écartée des étals, ce qui au fond ne serait pas si grave, puisque Marc Lévy, Guillaume Musso, Adeline Blondiau ou Jade « l’insoumise de Koh-Lanta » se vendent de toutes façons comme des petits pains aux caisses de supermarchés, mais, plus sérieusement, je n’ai pas vu renvoyer les Mémoires de Patrick Balkany, pourtant mis en examen, pas plus que le Dans la tourmente d’Éric Woerth, ce citoyen exemplaire, ni Un Destin hors du commun de Bernard Tapie, « sauveteur » d’entreprises en difficultés qui aimait tant le Crédit Lyonnais, ou Ne vous taisez plus ! de Françoise Laborde, pourfendeuse de fonctionnaires et plagiaire condamnée, pas plus que le Services spéciaux : Algérie 1955-1957 du tortionnaire Paul Aussarresses, assassin de notre camarade Maurice Audin !

 

Et encore, ne trouvera-t-on là que quelques titres qui me sont aussitôt venus en mémoire…

 

Allez, il faut savoir terminer.

 

J’ai vécu une superbe fête, fraternelle, humaine, ouverte, généreuse.

Nous étions des centaines de milliers.

 

C’est énorme. C’est peu. Mais c’est suffisant pour travailler, labourer, semer, faire lever les moissons futures.

 

Allez, amies, amis et camarades, les tâches qui nous attendent sont rudes, la route semée d’embûches, mais nous savons, nous, que malgré les oiseaux de mauvais augure, malgré les gavés et les fascistes, malgré les valets du Medef, nous allons, TOUS ENSEMBLE, faire renaître l’espoir et reconstruire l’avenir, car, oui,

 

LE COMMUNISME EST LA JEUNESSE DU MONDE !

 

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Par ROUGE CERISE PCF 84 Publié dans : A LA UNE AUJOURD'HUI
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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 09:57

 

 

 

 

 

Communiqué de Tommy Morrison,

secrétaire écossais du Parti communiste de Grande-Bretagne



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le référendum sur l'indépendance écossaise approche. Les sondages sont très serrés. Si il y a un vote « Oui », l’Écosse fera sécession en moins de deux ans, en mars 2016. Les députés écossais quitteront alors Westminster. Et si un gouvernement travailliste est élu en 2015, il devrait tomber : sur 59 députés écossais, un seul est conservateur, 44 sont travaillistes.



Les communistes d’Écosse ne soutiennent pas l'indépendance en ces termes. Depuis les années 1930, la revendication des communistes a été celle du fédéralisme progressiste, une revendication soutenue également dans les années 1970 par la STUC (Congrès des syndicats écossais) et le mouvement ouvrier écossais.



Qu'est-ce que signifie « progressiste » ? C'est un fédéralisme qui ne soit pas simplement un arrangement constitutionnel mais un instrument qui facilitera la lutte pour le changement social progressiste dans toutes les nations de Grande-Bretagne – qui permette une redistribution sociale des richesses et du pouvoir.



Sous un fédéralisme progressiste, le gouvernement fédéral au niveau britannique contrôlerait la politique économique générale et serait constitutionnellement contraint à redistribuer les revenus géographiquement en proportion des besoins sociaux.



Les Parlements en Écosse, au Pays de Galles, et, si ils soutenus localement, dans les régions d'Angleterre, auront le pouvoir de reprendre possession publique de services essentiels, d'intervenir industriellement pour soutenir l'emploi et augmenter le contrôle de la classe ouvrière sur les ressources de leur pays.



C'était la vision de l'Assemblée écossaise de 1972 : pour un « parlement ouvrier » - dont les actions aideront à relayer les luttes ailleurs, à unir et non à diviser.



L'indépendance que propose le « Livre blanc » du gouvernement SNP (Parti national écossais) est très différente et, nous communistes le pensons, un piège pour les travailleurs. Cela affaiblira, et non renforcera, leur position contre le grand capital et les banques.



La recette du « Livre blanc » pour la croissance économique est de baisser l'Impôt sur les sociétés. Il cherche à offrir une stabilité pour que le secteur financier important en Écosse reste dans la zone Livre et à garantir le droits du grand capital étranger, qui détient plus de 80 % de l'industrie manufacturière écossaise, en recherchant l'adhésion à l'UE.



Sans une banque centrale ou sa propre monnaie, le budget écossais serait toujours fixé par Westminster – et une Westminster gouverné par les Conservateurs (Tories). L'austérité continuera. Et elle sera orchestrée par l'Union européenne.



Le Traité de Stabilité de 2012 de l'UE, que l’Écosse devra incorporer dans sa Constitution, spécifique que les déficits annuels ne doivent pas excéder 0,5 % et, si la dette à long-terme ou la dette nationale excède 60 % du PIB, il convient de la rabaisser de 5 % par an. La dette de l’Écosse est actuellement estimée à 85 % du PIB.



Ainsi une indépendance dirigée par le SNP aggraverait l'austérité. La propriété publique ou les subventions publiques pour l'industrie, vous pouvez oublier. Ce n'est pas permis par les règles de l'UE.



De façon surprenante, certaines parties de la gauche se sont engagées dans la campagne pour le « Oui » : le Parti socialiste écossais, le Parti des travailleurs socialistes, Solidarité, le Groupe socialiste international, le Parti socialiste en Écosse et même certains éléments du Parti travailliste font désormais partie de la Coalition radicale indépendante.



Il y a deux raisons. Premièrement, le SNP a très intelligemment pris l'engagement d'une Convention constitutionnelle qui devrait se tenir immédiatement après les premières élections au Parlement écossais en 2016. Elle aura la liberté d'analyser toutes les options constitutionnelles pour une Écosse indépendante. Comme le disent les partisans radicaux de l'Indépendance : « tout sera ouvert ».



Sauf que cela ne sera pas le cas. Les propositions du SNP notent que la composition de la Convention devra refléter la volonté démocratique du peuple écossais exprimée dans l'élection précédente. La Gauche radicale sera bien heureuse de gagner 5 %. Dans les conditions actuelles, elle aurait moins de 2 %.



Et ce sera alors trop tard de toute façon. L'adhésion à l'UE, l'OTAN et la zone Sterling sera négociée, selon le SNP, dans les quinze mois précédant la Convention constitutionnelle. Et sur la question de l'UE, la plus importante, la Coalition radicale indépendante est elle-même profondément divisée.



Mais il y a une seconde, probablement plus importante, raison à ce soutien de la gauche. C'est la conduite de la campagne pour le « Non ». La Campagne « mieux ensemble » est une coalition du Parti travailliste, des libéraux-démocrates et des conservateurs, elle est donc incapable de proposer une perspective qui ne peut pas séduire la gauche.



Pire, elle insinue l'adoption de menaces qui viseraient à saboter l'indépendance : menaçant le retrait de contrats de défense et refusant, même si ce sont pour de bonnes raisons économiques, l'adhésion de l’Écosse à la zone Livre.



Les voix de gauche dans le camp du « Non » sont limitées à la Campagne « travailler ensemble », soutenues par un certain nombre de syndicats et au « Livre rouge » et au groupes « le Socialisme d'abord » que les communistes soutiennent.



Ces campagnes ne disposent que de ressources financières limitées et sont ignorées par les médias de masse. Le Sunday Herald, propriété de la multi-nationale américaine Newsquest/Gannet, a déjà déclaré son soutien à l'indépendance. La presse de Murdoch qui a soutenu le SNP en 2012 pourrait bien faire de même.



Voilà pourquoi les syndicalistes et la gauche de toute la Grande-Bretagne doivent prendre conscience de la réalité de la situation en Écosse. Il y a un danger sérieux qu'en l'espace de quelques mois le mouvement ouvrier britannique soit grandement affaibli et que l'Angleterre et le Pays de Galles (et indirectement l’Écosse) soit condamné pour longtemps à un gouvernement conservateur.



La gauche trotskiste prétend que l'indépendance portera un coup à l'impérialisme. Hélas, l'inverse sera le cas. L'an dernier, le vote historique contre l'action militaire anglo-américaine envers la Syrie aurait été autre sans les députés écossais.



Les millionnaires écossais et les gestionnaires de fonds de pension qui abreuvent de fonds le SNP ne le feraient pas si leurs soutiens financiers à la City de Londres voient leurs intérêts menacés. L’arrimage du SNP à la zone livre, l'UE et l'OTAN le garantit.



Qu'est-ce qui peut inverser la situation ? Seule une campagne forte de la Gauche pour un changement constitutionnel qui favorise la justice sociale. De façon plus importante, nous avons besoin de revendiquer une démocratie économique – permettant aux travailleurs d'exercer un contrôle sur le capital.



Et, pour avoir une crédibilité en Écosse, ces revendications auront besoin du soutien des syndicats et de la gauche au niveau de la Grande-Bretagne et intégrer les questions plus larges des changements constitutionnels progressistes à ce niveau.



Non moins important, le mouvement a besoin d'affronter la réalité anti-ouvrière de l'UE. Que ce soit l’Écosse ou la Grande-Bretagne, l'adhésion à l'UE empêche toute avancée vers la démocratie économique – un sujet toujours esquivé par ceux qui adoptent une position pro-indépendance.



Plus important, il y a la question de la confiance dans l'actualité d'une ligne de classe. Ce sont les luttes unies des années 1970, des dockers de Londres, des chantiers navals écossais, des ingénieurs et des mineurs de Birmingham, qui ont donné ensuite de la crédibilité aux revendications de changement constitutionnel progressiste.



 

Pour reprendre les mots de James Connolly, la cause de l'Ecosse et la cause de la classe ouvrière ne peuvent être séparées.

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 09:52

 

                                                                      HUMA.fr

 

                                                                           gattaz-valls

Le patronat creuse le trou de la Sécu
Yves Housson
Jeudi, 18 Septembre, 2014
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Vincent NGUYEN / Riva Press
Les conseilleurs sont de mauvais payeurs : les employeurs, prompts à réclamer des « efforts » aux assurés sociaux, sont responsables d’un manque à gagner de plus de 20 milliards d’euros par an, du fait des fraudes aux cotisations sociales. Davantage que le déficit…
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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 08:37

                                                                              CERVEAU

 

 

Le capital peut compter sur Marine Le Pen

 

04 septembre 2014

Valls venait d'officialiser sa totale soumission au MEDEF,  Montebourg, Hamon et quelques autres se découvraient " frondeurs", soudain  révoltés par la poursuite de la politique d'austérité. Macron l'ancien banquier associé de Rothschild, venait d'être nommé ministre. Les travailleurs se demandaient comment ils allaient financer la rentrée scolaire de leurs enfants, payer leurs impôts augmentés, leurs loyers, les soins etc. quand une fois de plus Marine Le Pen s'est présentée comme  le seul recours avec le Front National.

Ce " troisième fer au feu" du capital, avec  la droite et les socialistes, est  bien en effet le recours possible du capital. Elle a de nouveau revêtu son costume d'ami du peuple, de défenseur du pauvre et de l'opprimé, du petit contre les gros. Elle affirme : "les Français sont prêts à  renverser le système", elle les y aidera. Quel " système" ? Le système capitaliste ? Certainement pas ! Elle le dit d'ailleurs elle-même : "Nous ne remettons pas en cause l'économie de marché ni la concurrence ". Le fondement même de son programme, elle se garde bien de le révéler tant  il  lui est dicté par les  capitalistes.

 Empruntant tant à  l'UMP qu'au PS, elle s'en distingue surtout par le verbe, feignant de vouloir mettre les grandes sociétés multinationales au pas mais ne proposant rien dans ce sens. Par contre, elle veut supprimer l'impôt sur la fortune (ISF), elle sait de quoi elle parle....Son  leitmotiv : tout le mal vient de l'immigration, supprimons tous les droits des travailleurs étrangers et tout ira mieux. Cet argument, outre les ravages qu'il a fait dans beaucoup d'esprits  est totalement aberrant : les travailleurs immigrés participent à hauteur de 13 Milliards par an la richesse sociale collective, leurs employeurs capitalistes le savent, ils travaillent et cotisent comme les autres mais se soignent moins et meurent plus jeunes. .

                   Comme les gouvernants PS ou   UMP, elle  aussi veut  faire des " économies" sur le dos du peuple.

Un exemple :elle entend faire de la protection sociale une affaire de responsabilité individuelle, chacun s'assure comme il peut et  engraisse le capital. Ce serait la fin du principe même de la Sécurité sociale dont elle achèverait la destruction.

Sortir de l'UE, de la zone euro, réévaluer la monnaie etc. autant de faux arguments pour masquer que ce parti est bien un outil  la disposition du capital. Celui-ci ne verrait aucun inconvénient  ce que le FN participe au gouvernement sous une forme ou sous une autre tant avec  les uns  qu'avec les autres. Il est prêt pour cela à mettre en place toutes les configurations politiques pour garantir ses profits. Cette éventualité n'est pas exclue, elle peut d'autre part préparer les esprits à une nouvelle manoeuvre politique du type " plutôt Sarkozy ou plutôt Hollande ou X ou Y que le FN". Tout ça pour continuer la même politique.

 La seule ligne de partage passe entre ceux qui  s'inscrivent dans le capitalisme en l'ornant peu ou prou d'oripeaux différents et ceux qui veulent le détruire pour construire une société libérée de son emprise, une société socialiste au service exclusif de ceux qui produisent les richesses par leur travail.  Cela commence par la nationalisation des moyens de production et d'échanges. Il n'y a pas de troisième voie. Il n'y a pas non plus d'autre voie que celle de la lutte contre le capital, c'est ce à quoi Communistes oeuvre partout, dans les entreprises et les quartiers.

 

                                               

 

www.sitecommunistes.org

 

                                                                            

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 08:22

 

                                                                ARGENT PATRONAL

 

Alerte à la fraude aux cotisations sociales
Le Monde.fr | 16.09.2014 | Par Jean-Baptiste Chastand
 
Aurel pour "Le Monde"
Sus aux patrons indélicats ! Après avoir régulièrement dénoncé la fraude aux prestations sociales, la Cour des comptes a decidé de sonner l'alarme à la fraude aux cotisations. Selon son rapport annuel sur la Sécurité sociale, qui doit être publié mercredi 17 septembre, le niveau des « irrégularités » et des « fraudes », toutes branches confondues, s'est établi à un niveau record en 2012 avec un montant estimé entre 20,1 et 24,9 milliards d'euros.
Ces nouvelles estimations sont beaucoup plus élevées que celles qui circulaient jusqu'ici. En 2011, un rapport parlementaire avait évalué entre 8 et 15 milliards le niveau de la fraude au prélèvement – principalement le travail au noir – contre 2 à 3 milliards seulement pour la fraude aux prestations. Selon ces nouveaux chiffres, ce sont près de 5 % des recettes de la « Sécu » qui manqueraient chaque année dans les caisses. Il faut rappeler que le « trou » de la Sécu devrait être de 13,4 milliards d'euros en 2014. Résoudre la fraude aux prélèvements permettrait donc de résorber immédiatement le déficit.
Le problème est que la lutte contre la fraude est dramatiquement insuffisante, alors que celle-ci ne cesse de se développer. « La fraude transnationale, la sous-traitance en cascade, les faux statuts, les circuits de financement occultes compliquent la tâche des agents chargés du contrôle des cotisations », s'inquiète la Cour, qui estime qu'à peine 5,9 à 7,3 % des montants détournés font l'objet d'un redressement par les Urssaf. Pire, le taux de recouvrement effectif de ces sommes est « dérisoire », puisqu'il s'établit à seulement quelques millions d'euros, soit à peine 0,2 % des sommes en jeu, selon la Cour.
COMBINES DÉJÀ CONNUES
Plusieurs combines, déjà connues, sont citées par la Cour. La fraude passe ainsi par une sous-déclaration des heures effectivement travaillées, très difficilement détectable, ou par l'utilisation détournée du statut d'auto-entrepreneur pour des salariés « déguisés » en travailleurs indépendants. La Cour s'inquiète aussi des abus liés au statut de travailleur détaché d'autres pays de l'Union européenne, où les cotisations sociales sont plus faibles.
Selon le rapport, si la lutte contre le travail au noir a fait des progrès ces dernières années, elle reste d'un niveau trop faible, surtout au régime social des indépendants (RSI) et à la mutualité sociale agricole (MSA). « La lutte contre la fraude chez les travailleurs indépendants apparaît ainsi quasi inexistante », révèle la Cour. En 2012, il y a eu ainsi seulement 357 redressements pour 2,8 millions de cotisants au RSI. Ces redressements n'ont même pas été suivis de recouvrements, le RSI souffrant d'une inefficacité chronique.
ALIGNER LES PRATIQUES SUR LE FISC
A la MSA, il y a eu seulement 468 procès-verbaux pour travail dissimulé en 2012, sur 1,2 million de cotisants. Pour les cotisations de retraites complémentaires, c'est pire encore puisque les organismes ne procèdent à aucun contrôle. Malgré une loi votée en 2007, les contrôleurs des Urssaf ne surveillent ainsi toujours pas ces cotisations, qui s'élèvent pourtant à 56,7 milliards d'euros par an.
« Les moyens d'enquête en matière de fraude aux cotisations demeurent largement en-deçà des dispositifs prévus en cas de fraude fiscale », estime globalement la Cour, qui appelle à ce que l'arsenal des inspecteurs des impôts soit aussi étendu aux contrôleurs des Urssaf. Les croisements automatiques de données devraient être beaucoup plus utilisés. Elle veut aussi durcir les sanctions pour les patrons indélicats en les alignant sur celles prévues pour la fraude fiscale. « La fraude aux cotisations sociales ne met pas moins en péril que la fraude fiscale l'ordre public », martèlent les rapporteurs.
                                                                  colère
                                                                   
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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 14:52

                                                                   ARGENT PATRONAL

 

 

source:rouge cerise

Ayant refusé de  s'attaquer à la finance  (et au capitalisme qui lui permet d'exister), le gouvernement n'a d'autre choix que de se plier à ses souhaits en s'en prenant aux exploités et particulièrement aux plus vulnérables d'entre eux. La ponction qui frappe les handicapés en est la preuve. Rouge Cerise vous informe:

 


1) Le contexte:

Le code du travail stipule que les entreprises d'au moins 20 salariés doivent employer au moins 6% de travailleurs handicapés. 

Les employeurs ne respectent pas ce quota; ils préfèrent payer à l'Association pour la Gestion du Fonds pour l'Insertion Professionnelle des personnes Handicapées (AGEFIPH) une pénalité car celle-ci est faible. Elle  est au maximum de 800 Smic horaires (9,53 euros) pour les entreprises qui n'ont employé aucune personne handicapée durant quatre années consécutives.


2)  La promesse.....

Capture-d-ecran-2014-09-16-a-10.05.38.png

Engagement de François Hollande page 22

 

 

3) Sa réalisation

  • Il y a bien eu une augmentation de la pénalité. En juin de cette année les députés ont voté son augmentation de 500 Smic à 800. Si cette somme reste peu incitative son augmentation constitue cependant un progrès.
  • Que le gouvernement a voulu limiter en rejetant  la proposition du député communiste  Daniel Paul. Celui-ci avait proposé au parlement  de porter le montant de la  pénalité à un niveau  supérieur à celui que devrait verser l'employeur s'il payait un salaire à un travailleur handicapé (cotisations incluses). Ainsi ce dernier n'aurait plus aucun intérêt à tourner la loi... 
  • Mais il a fait mieux.....

 

 

4) Le scandale: le gouvernement tape dans la caisse des handicapés.

Voici ce qu'en dit la CGT:


Nouvelle ponction de l’Etat sur le budget de l’Agefiph : inacceptable et scandaleux!


Le ministre du Travail, François Rebsamen, vient d’annoncer à la présidente de l’Agefiph (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des personnes Handicapées), la décision du gouvernement d’opérer un prélèvement de 29 millions d’euros sur le budget Agefiph pour alimenter les recettes du projet de loi de finances 2015. Ce prélèvement serait renouvelé en 2016 et 2017. Jacques Marek et Sylvain Marsaud, administrateur CGT au sein de l’Agefiph, ont voté contre lors du Conseil d’administration du 11 septembre 2014.

Alors que, la collecte des contributions des entreprises relevant de l’obligation d’emploi diminue (440 millions d’euros en 2013 contre 600 millions d’euros en 2008), que l’Etat se désengage chaque jour davantage en transférant des charges au budget de l’Agefiph (gestion de la Déclaration Obligatoire Emploi des travailleurs handicapés, de la reconnaissance de la lourdeur du handicap, …), il est inacceptable et scandaleux dans ces temps d’austérité généralisée, de fragiliser l’emploi des plus faibles.

Cette ponction ne manquera pas d’affecter durablement la programmation pluriannuelle de l’Agefiph. L’incertitude générée mettra à mal les aides proposées, les partenaires et les prestataires du fonds engagés dans la lutte pour l’emploi des travailleurs en situation de handicap dont 423 275, soit 1/5 sont privés d’emploi.

Ce faisant, le gouvernement de Manuel Valls s’inscrit dans la continuité politique du quinquennat précédent en renouvelant la détestable pratique initiée sous la présidence de Nicolas Sarkozy qui avait déjà opéré une « saisie » de 50 millions d’euros en 2008.

Au mépris de la population, le gouvernement, pris au piège de ses engagements européens et des faveurs faites au Medef, en est réduit à faire les poches des associations, qui œuvrent à sa place.

Cette décision constitue un nouveau désengagement de l’Etat en direction des personnes handicapées.

 

CGT 12 septembre 2014

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