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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 09:48
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Position de la section Paris 15ème - 
avant l'assemblée extraordinaire

Réunion du Conseil départemental du PCF-Paris et des délégués des sections à l’assemblée extraordinaire des 8 et 9 décembre

 

Samedi 1er décembre 2007

 

Intervention de Josette Gawsewitch au nom de la section du PCF Paris 15ème

 

 

De quoi nous invite-t-on à discuter aujourd’hui ? De tout sauf de ce qui l’équipe dirigeante du Parti veut faire avaliser à l’Assemblée « extraordinaire » des 8 et 9 décembre. C’est en effet seulement mardi prochain, 4 décembre que le CN adoptera le projet de « mandat pour le congrès de fin 2008 » qui sera soumis au vote.

 

Dans ces conditions, la direction de notre section a décidé de convoquer une assemblée des communistes le 5 pour que les adhérents puissent se prononcer un peu plus en connaissance de cause. Notre dernière assemblée s’est élevée contre les décisions du Conseil national des 6 et 7 octobre et s’est ralliée à l’unanimité à l’appel « Pas d’avenir sans PCF – nous ne voulons pas que le PCF se saborde mais qu’il retrouve sa raison d’être ».

 

L’assemblée « extraordinaire », nouvelle dénomination du « congrès extraordinaire », est une vaste supercherie destinée à donner à l’opinion publique, aux media et aux communistes eux-mêmes l’illusion d’une consultation interne.

Comme je l’ai dit, la base de discussion ne sera communiquée que mercredi. Le déroulement de l’Assemblée elle-même ne laisse aux 1800 participants que deux plages de 3 heures de discussion générale, le reste du temps étant consacré aux débats en « ruches » et aux « personnalités » non communistes. Ce n’est plus la règle des « 3 minutes » de temps de parole, ce sera la règle des « 12 secondes » ou plutôt de la sélection des intervenants par la tribune.

Enfin, le choix de rassembler des délégués directement désignés par les sections relève d’un calcul rapidement identifiable. On les présentera comme l’émanation de la base du Parti alors que ce sera tout le contraire.

 

- Des centaines de sections n’existent quasiment plus que sur le papier avec quelques adhérents. Les directions départementales vont pouvoir désigner directement leur délégué unique.

- Pour la majorité des sections, le choix d’un délégué par tranche de 200 adhérents permet d’éliminer les opposants dans la plupart des cas.

- Enfin dans les sections de banlieue, les effectifs affichés s’envolent laissant voir des délégations nombreuses et « blindées ». Des sections annoncent plus de 1000 sinon 2000 adhérents, de 10 à 20 fois le nombre de ceux qui se sont exprimés au 33ème congrès… 

 

A propos, faisons un peu attention à Paris ! Marie-George Buffet a rassemblé 11000 voix. On lit dans la presse que notre fédération compterait 4000 adhérents. Tout ce qui est excessif devient insignifiant !

 

Toutes ces procédures antistatutaires et antidémocratiques ont un objectif : poursuivre et mener jusqu’au bout, malgré et contre les communistes, la stratégie de liquidation du PCF.

 

Nous ne reprochons à personne de penser que le PCF n’a plus de raison d’être, qu’il est une erreur de l’Histoire. Mais ceux qui le disent, l’écrivent ne peuvent pas s’accrocher à la tête du Parti, en être ses porte-parole. Sinon c’est un putsch !

 

Après le naufrage électoral de cette année, la moindre des choses était que la direction remette ses mandats en jeu et soumette son bilan aux communistes.

Il est éloquent. Le recul électoral et le recul de notre organisation ne sont pas le résultat d’une fatalité historique. C’est trop facile !

8 ans après la Chute du Mur, le Parti, notamment ses organisations de base, faisait 10% et venait de jouer un rôle déterminant dans le conflit de novembre-décembre 95. Après 5 ans de participation au gouvernement de « gauche plurielle », après le congrès de Martigues et le démantèlement des cellules, Hue tombe à 3%. La poursuite de la stratégie d’effacement de notre identité, d’abandon de nos structures militantes, de reniements de nos positions a conduit nationalement au 1,9 de Buffet, heureusement contre-balancé par une relative résistance localement.

Voilà des faits !

 

Les derniers mots du relevé de décisions du dernier CN indiquent l’objectif final de la direction en place : « faire émerger un nouveau parti ». Sans doute une « chose » comme disent les Italiens confrontés au même choix d’effacement des partenaires du PGE. L’assemblée « extraordinaire » doit le mettre à l’ordre du jour du congrès de fin 2008, conditionner les esprits à cette perspective. C’est anti-statutaire. C’est inacceptable !

 

De partout monte le refus de la disparition de leur parti. Notre section s’exprime et s’exprimera dans ce sens, contribuera à faire la démonstration publique que les communistes ne laisseront pas leur parti disparaître.

Le PCF a un avenir ! Pour le monde du travail en France, nous ne pouvons concevoir un avenir sans PCF. Faire capoter l’ordre du jour prévu pour le congrès de 2008 et l’assemblée est donc une priorité et un préalable.

 

Mais ce n’est pas suffisant. Garder le nom de PCF mais abandonner toute la base théorique, l’organisation historique et la raison d’être du Parti, jouer les « taxidermistes », n’est pas plus satisfaisant. Laisser perdurer la stratégie qui coule le parti pas davantage.

 

Dans la période intense de lutte que nous vivons, l’effacement se poursuit, laissant la place dans l’opinion publique à d’autres organisations qui n’ont ni l’histoire, ni l’efficacité du PCF, tant redoutée par le patronat. Quelle discrétion de notre direction sur la défense des régimes spéciaux de retraite, déjà exclue de la campagne des présidentielles ! Quelle absurdité de s’enferrer dans des comités de « riposte » avec le PS dont les positions sur tous les sujets cruciaux ne s’opposent pas à Sarkozy. Où sont les grandes campagnes nationales contre les privatisations, pour la défense du financement de la sécurité sociale… ?

 

La manifestation du 27 octobre, à l’initiative des fédérations du Nord et du Pas-de-Calais a fait la démonstration du rôle que doit jouer le Parti et de la capacité de mobilisation, encore importante des militants. La direction ne veut pas les faire vivre. Notre section s’associe à toutes les organisations du Parti qui les feront vivre.

 

Un moment ou un autre, les dirigeants disqualifiés devront partir !

 

Toutes ces urgences ne nous font pas perdre de vue la nécessité d’une réflexion sur l’Histoire du Parti, sur les évolutions du capitalisme, sur la mondialisation. Pour nous, elles ne mettent pas en cause nos « fondamentaux » théoriques. Que le congrès de 2008 affronte ces questions, qu’elles soient discutées profondément d’ici là, est naturel et important mais pas dans un processus de liquidation !

 

Pour être des « révolutionnaires de notre temps », nous devons rester fidèles au choix fondateur et fécond de 1920 de rompre avec le réformisme et la pratique d’aménagement du capitalisme, résister à la dérive idéologique à droite, prolonger la théorie et à l’organisation révolutionnaires du PCF.

 

Pour reprendre un titre connu : « remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes ! ».

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 11:07

Vous avez dit privilégiés ?

Ou la nécessité de distinguer les privilèges bateaux des bateaux des privilégiés.

Soyons clairs : les cheminots et consorts, en faisant grève, emmerdent l’immense majorité des Français. Mais ils rendent surtout un sacré service au pouvoir en place. Grâce à eux, il est devenu absolument indécent de poser une question cruciale : qui est privilégié en France ?

Les grèves actuelles semblent accréditer l'idée que le privilège, c'est un contrat de travail spécifique, un statut procurant une protection particulière, une garantie d'emploi, de bonnes conditions d'accès à la retraite. Certes, les « cheminots » (comme si ce mot n'avait pas, en soi, terriblement vieilli...Il pue le charbon !) n'exercent certainement pas le pire des boulots, et ils sont carrément odieux lorsqu'ils évoquent des conditions de travail pathétiques : des millions de Français ne dorment pas tous les jours chez eux, passent des week-ends au poste, assurent des gardes et assument des responsabilités, et tout cheminot peut s'en rendre compte lorsque, frappé d'une crise lors de son shopping un dimanche matin dans la zone économique de son patelin, il trouve des infirmières en ordre de marche, de l'essence pour son auto, des renseignements sur son téléphone et mille autres damnés de la terre à son service (public). La pénibilité du travail des contrôleurs de trains, laissez-nous rire : c'est sur des blagues pareilles que les démolisseurs sociaux de la droite ont beau jeu de moudre leur grain. Mais revenons à la question : qui est privilégié ? Au niveau de salaire de ces travailleurs du train, il est absolument impossible de parler de privilège. Mais il faudrait en dire autant de dix ou douze autres millions de travailleurs.

Je sais, le terme fait vieille gauche rouge, mais il a un sens.

Petite définition

Car un privilégié, si l'on cherche une définition, c'est justement celui dont les revenus et le rang social sont sans commune mesure avec son travail, ses compétences ou son utilité sociale. C'est quelqu'un qui a le bonheur de gagner dix mille euros en déplaçant une épingle, alors que d'autres, pour déplacer une tonne, en gagneraient cinquante.

C'est le dentiste qui, travaillant trois jours par semaine, revend impunément une prothèse douze fois le prix qu'il l'a payée au prothésiste (il « a des frais »), en aggravant au passage la note pour une mutuelle, et se demande ensuite s'il rachète une deuxième grosse BMW ou s'il prend l'option « cris de bêtes d'Afrique » dans son 4x4. Allez donc, après ça, chicaner à un cheminot une prime pour travail la nuit de Noël...

C'est le cadre très supérieur qui, comme plus d'un tiers des zozos de ce calibre, n'est à la tête de revenus annuels proches du demi-million d'euros, que par héritage (l'héritage de situation, disent toutes les études, est un facteur de recrutement supérieur à tous les MBA en France : regardez les noms des intéressés, feuilletez l'annuaire du MEDEF, on se croirait au Bal des Débutantes ou entre deux pages du Who's who). Allez donc reprocher aux enfants de cheminots d'avoir pu, pendant des années, bénéficier de conditions facilités de recrutement.

Le privilégié, c'est celui dont l'argent a si peu d'odeur qu'il peut l'entasser sans craindre le fisc, en accumulant les SCI à but lucratif, les studios en cours de paiement, les investissements sous les tropiques, les sociétés bidons aux soldes d'exercices perpétuellement négatifs. Allez donc froncer le sourcil sur les fiches de paie des conducteurs de train.

Nous marchons sur la tête. Quand on voit le niveau du marché immobilier à Paris ou sur la Côte d'Azur et le nombre de transactions supérieures à 1 million d'euros que réalisent des particuliers chaque jour, peut-on envisager qu'en travaillant deux ans de moins, les « régimes sociaux » vont ruiner la France ? Mieux : on stigmatise les artistes et les footballeurs grassement payés, mais que dire de tous ceux qui ne se sont donnés que la peine de naître, avec un patrimoine copieux et des rentes de situations qui les conduisent à la tête de sociétés qu'ils n'ont pas bâties et qu'ils ne dirigent pas vraiment, dans des conseils d'administration où ils traînent leur bleu-croisé comme ces vicomtes de jadis aéraient leurs dentelles, grands dépendeurs d'andouilles soucieux d'avoir leur photo dans Voici après avoir licencié deux mille personnes, ou d'ouvrir un musée d'art contemporain dont chaque pièce, chaque carreau, chaque centimètre carré, si l'on y réfléchit, a été payé par tous ceux qui, depuis trois générations, ont bossé pour la famille. Qui oserait dire, pourtant, à la télé, à une heure de grande écoute, dans un de ces débats assommants où Jacques Marseille ricane et où l'UMP de service parle d'équité, que les dirigeants et les clients de LVMH sont plus privilégiés que les cheminots du dépôt d'Ivry ?

Les jouisseurs de richesse

Cet été, je regardais le port de plaisance de La Ciotat. Je m'y connais un peu en bateaux, j'ai une barcasse de 4m70 pour aller pêcher les girelles. Dans cet entassement de coques ensommeillées (la plupart ne sortent qu'un jour ou deux par an, en moyenne, évidemment), j'ai compté soixante-quatre « unités » dont le prix dépassait à l'évidence, hors entretien, le niveau de l'ISF. Et le double, si l'on se place à 500 000 euros. Je suppose que les heureux possesseurs de ces beautés ne logent pas dans la rue, et j'aurais tendance à penser qu'ils ont une villa plutôt qu'un modeste deux-pièces. Le prix mensuel de l'« anneau » peut atteindre un SMIC, ce qui donne à penser que leurs revenus autorisent cette ponction. Comptez une cinquantaine de ports de ce calibre entre Marseille et Nice, plus Marseille, plus Nice ; même chose pour le Languedoc, la côte Atlantique, la Corse, les ports étrangers. Bref, rien qu'à scruter les ports de plaisance, on se demande comment il se fait que si peu de foyers paient l'ISF en France. Et qui possède ces splendeurs (qu'évidemment, je jalouse : il faut assumer ses désirs) ? Des profs ? des infirmiers ? des cheminots ? des fonctionnaires ? Ah non, ils ont d'autres privilèges, dit-on en Sarkoland. Ils ont la garantie de l'emploi, ces salauds.

Je repose la question : qui achète ces trucs ? Eh bien, je suis allé questionner un marchand. Figurez-vous que ce marché roule sur les professions libérales (pas mal d'avocats et de notaires, tous les radiologues, beaucoup de médecins : il était temps que l'on augmente leur consultation de 10%), sur les gros commerçants (on sait que ce sont des damnés de la terre, voués à des retraites pitoyables), des « entrepreneurs » (de construction) et sur des « gens de l'immobilier ». Plus une faune indéfinissable de gens qui « ont les moyens », que ce soit parce qu'ils vendent de l'andouille en gros, parce qu'ils exploitent un domaine viticole hérité, parce qu'ils ont des parts dans une société. Bref, moins ils travaillent, plus ils empochent. Je ne ris pas et je te mets au défi, toi qui me lis en me traitant de vieux bolchévik, de prouver le contraire. Mieux : budget de la santé, hausse des prix, gouffre des investissements publics, crise du logement, abus de biens sociaux et tyrannie des bénéfices financiers, mettez les maux dont nous souffrons en relation avec les sources de revenu de ces bienheureux. Ils se disent, pour certains, « créateurs de richesse ». C'est faux : ils jouissent de la richesse qu'on crée pour eux. Nous sommes au-delà de la rétribution, et même du profit légitime : sachez-le, notre pays a un cancer, c'est cette inégalité des destins, et il y a là une bombe.

Le bateau de la République coule à pic.

Alors on comprend que cela vaut le coup, pour les défenseurs de la France-gling-gling, celle qui pète au Fouquet's et roucoule désormais à l'Elysée, de se payer les régimes spéciaux en grande urgence : ils ont l'opinion pour eux, le faubourg Saint-Germain peut compter sur le Kremlin-Bicêtre pour taper sur le privilégié du dépôt Saint-Lazare. Et pendant ce temps, travaillant plus pour gagner plus, le fils Machin des Tubes et Roulements Machin, grâce à une OPA amicale, gagne en huit secondes ce qu'un cheminot gagnerait en huit cents vies.

  Le malheur, c'est qu'on se vautre dans les rituels d'une grève poisseuse, avec ses « otages » et ses « galères », ; avec ses micro-trottoirs et ses micros-quais pleins de haine ou de résignation : pas un mot, dans le commentaire journalistique, pour situer la vie des privilégiés de la SNCF, de GDF et d'EDF (qui ne paient pas leurs factures d'énergie, les salauds !) en la comparant à celle de vrais privilégiés. La mauvais habitude est prise : on admire trop les riches, désormais, pour se demander si leur richesse est légitime. Nous sommes intoxiqués. Nous sommes complices. Nous sommes foutus. Le char de l'Etat roule dans la joncaille, et le bateau de la République, qui carburait au social, coule à pic dans les vagues du yacht de Bolloré. Plouf !

Jacques Gaillard écrivain

 

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 10:58
                                       
Un nouveau referendum
envoyé par HumaWebTV
 
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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 10:15

Le MEDEF exige, l’UMP fait : L’impôt de bourse supprimé

           SARKO-PARISOT.jpg                Au détour d’un amendement du projet de loi de finances 2008, les députés ont adopté, vendredi 16 novembre 2007, la suppression en France de l’impôt de Bourse. Cet impôt, plus que centenaire, portait sur les principales transactions boursières. Régressif, il taxait les transactions à 0,3 % lorsqu’elles étaient inférieures à 153 000 euros, puis à 0,15 % au-dessus de ce seuil.

Les arguments économiques avancés pour cette suppression ne tiennent pas, en particulier celui de la « compétitivité ». L’existence de l’impôt de Bourse n’a pas empêché la place de Paris de se développer jusqu’ici, pas davantage qu’un tel impôt, en vigueur pendant très longtemps à Londres, n’avait privé la City de son hégémonie en Europe.

Ce n’était pas un impôt important en volume, il n’aurait rapporté que 260 millions d’euros en 2008, les spéculateurs ayant depuis longtemps trouvé les moyens de le contourner. Mais la mesure est hautement symbolique de la volonté du gouvernement de sacrifier systématiquement la fiscalité sur l’autel de la compétition internationale, au profit des grandes fortunes.

Nicolas Maury

 

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 10:03

Temps de travail : Laurence Parisot propose de tranformer les salariés en serfs 

La Présidente du MEDEF, Laurence Parisot, veut en finir avec la durée légale du travail. Rien de moins. parisot-medef-saluant-2-copie-1.jpg

Que le patronat cherche constament à renier les droits des salariés, il n’y a rien de neuf, hélas, à l’horizon. C’est même le leitmotiv du capitalisme que d’extorquer toujours plus de profits à ses salariés en faisant pression sur la productivité, le temps de travail, l’âge de départ à la retraite ou en le menaçant de licenciement.

Au moment d’une mobilisation particulièrement forte sur la question des retraites, du pouvoir d’achat ou encore de l’avenir des jeunes, après Nicolas Sarkozy, c’est donc Laurence Parisot qui en rajoute dans la provocation.

En proposant d’en finir avec la durée légale du travail, Laurence Parisot propose purement et simplement de transformer les salariés en serfs, qui auraient pour seuls but de servir les intérêts de leur seigneur.

                          Parti communiste français    pcf2.jpg

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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 10:02

 Nous avons évoqué le cas de communes du Cap Corse et même Bastia, obligées de contribuer au financement de l’école privée, confessionnelle dans notre cas. Voici un résumé de l’intervention à l‘Assemblée Nationale de Marie-Hélène AMIABLE députée communiste.



Notre camarade a demandé l’abrogation de l’article 89 de loi du 13 août 2004,  relative aux libertés et responsabilités locales, complété par l’article 89 de la loi du 23 avril 2005 d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école, qui prévoit l’application des trois premiers alinéas de l’article L. 212-8 du code de l’éducation. Ceux-ci rendent  obligatoires la contribution des communes de résidence aux frais de scolarisation des enfants fréquentant une école privée sous contrat d’association dans une autre commune.

Le précédent ministre de l’éducation nationale s’était empressé de faire passer une circulaire permettant la mise en œuvre de la loi par la seule information des préfets, inspecteurs d’académie et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale, omettant de prévenir les maires, premiers concernés.

Suite à un recours en annulation déposé devant le Conseil d’État par de nombreuses organisations syndicales et largement appuyé par l’association des maires de France, cette circulaire d’application a heureusement été annulée.

 Mais es ministres de l’intérieur, de l’outre-mer et de l’éducation nationale signèrent, le 8 août dernier, une nouvelle circulaire reprenant les termes de la précédente. D’où un nouveau recours devant le Conseil d’État, introduit par le Comité national d’action laïque, suivi cette fois par l’association des maires ruraux de France.

Cet article, avait pour  vocation annoncée plutôt d’encourager l’ouverture de classes supplémentaires dans le service public d’éducation .Mais les ministres successifs se livrèrent à des  interprétations contestables, car  tel qu’il était rédigé, l’article devait normalement laisser aux municipalités la possibilité de refuser de payer cette contribution, notamment lorsqu’elles disposent elles-mêmes d’une école privée sur leur territoire.

Cette mesure pourrait coûter aux communes de 150 à 400 millions d’euros, selon le forfait scolaire, montant qui viendrait s’ajouter aux 425 millions d’euros déjà versés par les communes aux établissements privés sous contrat en application de la loi du 31 décembre 1959, dite loi Debré.

Estimant que c e texte introduisait une profonde inégalité au détriment de l’école publique et un risque de déstabilisation des cartes scolaires, qu’il engendrait, en outre, une très forte augmentation des dépenses, le Conseil supérieur de l’éducation a fait part de son opposition. De son côté, l’association des maires ruraux de France a jugé le texte tout à fait inacceptable d’un point de vue budgétaire et pointé le risque de disparition de l’école publique en zone rurale en raison de la difficulté rencontrée par les municipalités pour assumer les coûts. Il s’agirait bien là d’un « exode scolaire ».

 
Cette augmentation des charges communales se traduit par une diminution des crédits de fonctionnement alloués à l’école publique et comment peut-on expliquer qu’un maire soit obligé de payer deux fois, pour sa propre école et pour l’école privée d’une commune voisine ? C’est inacceptable.

Enfin, il n’est pas exclu que des établissements soient désormais ouverts dans le seul but d’être financés par les communes.  C’est une véritable porte ouverte à la marchandisation de l’école !

 

« Il s’agit, donc, d’une égalité de droits, et non de devoirs, avec le service public, tenu quant à lui à la non sélection des élèves, au choix des filières et à des principes de laïcité, de neutralité et de gratuité. »(MH Amiable )

Il faut pointer l’objectif réel : le financement de l’école privé, et donc l’attaque en règle contre la laïcité et parfois contre la mixité.

L’article 1er de notre constitution stipule pourtant que la France est une république laïque.


« En l’occurrence, alors que les responsables de l’enseignement catholique, qui représente 90 % du privé sous contrat, tendent à fonder leur spécificité non pas sur un type d’enseignement mais sur une identité religieuse, comment peut-on soutenir que cette obligation de financement de l’école privée puisse s’inscrire dans une réelle séparation de l’Église et de l’État, loi fondamentale datant de 1905 ? »(MH Amiable
)

 

 

 

 

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 16:47

LUI

Pourquery Didier, Libération du 28 novembre 2007  

C’est vraiment lui qui doit tout faire dans ce pays. D’ailleurs hier, un des manifestants de Villiers-le-Bel le disait : tant que les jeunes n’auront pas vu Sarkozy, ils ne seront pas calmés. Rien de plus normal. Après tout, c’est lui qui lâcha naguère les mots de «racailles» et de «Kärcher», juste avant les événements que l’on sait. Aujourd’hui, il doit faire le service après-vente de ses propos. Et plus encore de ses promesses non tenues de traiter au fond le problème des quartiers sensibles. Sur ce point en effet, on n’a pas vu grand-chose. Les associations attendent toujours leurs budgets supplémentaires. Ce qu’on a vu surtout, c’est une politique sécuritaire d’un classicisme éprouvé. Qui donne les résultats que l’on voit. On ne sait pas ce que notre omniprésident va dire aujourd’hui. On sait seulement qu’il a prêché, de loin, la fermeté et la justice. On sait aussi qu’à part quelques propos virils de François Fillon («On ne lâchera pas», mais quoi au fait ? Les budgets ? On avait vu, merci) et analyses simplistes de Michèle Alliot-Marie qui voit des bandes de trafiquants de drogue partout (c’est si commode), le reste du gouvernement est plutôt absent. A quoi sert par exemple d’avoir Fadela Amara dans son équipe si elle n’a que le droit de ne rien dire ? Alors, une fois encore, Nicolas Sarkozy va monter au créneau après que le chœur des ministres inaudibles lui a préparé le terrain. Il récolte ce qu’il a semé. Va-t-il profiter de ses annonces sur le soutien au pouvoir d’achat pour faire un vrai geste en faveur des banlieues ? Ce serait une bonne idée car c’est en grande partie le problème de ces quartiers en souffrance.

par Papyves83

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 16:40

Qui va profiter du bouclier fiscal ?

            Observatoire des inégalités, 25 septembre 2007.

1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros. L’Observatoire des inégalités publie les estimations de l’Assemblée nationale. 
1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt sur le revenu de 270 000 euros grâce au nouveau "bouclier fiscal". 

Parisot-oseille.jpg

L’Observatoire des inégalités publie les estimations réalisées par l’Assemblée nationale lors du vote de la loi "en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat" adoptée le premier août dernier (lire le rapport). Désormais en effet, le montant des impôts directs (impôt sur la fortune, impôt sur le revenu et impôts locaux) ne pourra dépasser 50 % des revenus d’un foyer fiscal, contre 60 % auparavant. Coût total de cette mesure pour le contribuable : 810 millions d’euros, à peu de chose près ce que vont rapporter les futures franchises sur les dépenses de santé. (...)

- Lire l’ article www.inegalites.fr

 

Redevance télé: guerre aux pauvres

En 2008,  850 000 personnes  vont payer la redevance télé dont ils étaient exonérés, . Il s’agit de personnes  âgés de plus de 65 ans  et non imposables ou de personnes de plus de 60 ans avec un revenu fiscal en dessous de 9437 E.

 En effet, en 2004, lorsque les pouvoirs publics ont décidé de coupler la redevance audiovisuelle avec la taxe d’habitation, afin de permettre à l’administration fiscale de faire des économies, des centaines de milliers de personnes ayant de très faibles revenus sont devenues redevables de la taxe télé alors qu’elles ne l’étaient pas avant. Alors,  l’Assemblée Nationale avait  maintenu cette exonération pour les années 2005, 2006 et 2007.

Récemment, les députés ont  voté un amendement  maintenant l’exonération de cette redevance pour les personnes handicapées (soit 28000 personnes), et donc taxé les autres, soit environ 850 000 personnes,  de 116 euros dès l’automne prochain.


Il faut bien que le pouvoir trouve de l’argent pour éponger les cadeaux faits aux riches et au patronat.

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 16:11

D’après  LE MONDE DIPLOMATIQUE de Novembre....
  
      « Ce sur quoi on ne peut pas transiger, c’est le principe d’égalité, d’équité, tout le monde doit cotiser quarante ans, voila » (Interview du président de la République pour TF1 et France 2, 20 septembre 2007  )                                                                                                      danger_4.jpg             

 Des régimes spéciaux ont été  exclus pour différentes raisons, celui des mineurs ou des marins pêcheurs et ce n’est que justice.

L’ »autres régimes ne sont pas non plus visés par ce « tout le monde doit cotiser 40 ans ». Celui des militaires, par exemple. L’âge moyen d’ouverture des droits à la retraite est de 45,5 ans. Un sous-officier peut devenir retraité après 15 ans de service, 25 pour un officier et rien ne s’oppose à ce qu’ils entament une seconde carrière et puissent cumuler, même si les officiers doivent attendre 50 ans pour toucher leur pension.

 Le régime des députés échappe aussi au décret :Le droit à la pension commence à 60 ans, mais sans durée minimale pour toucher leur retraite. La surcotisation permet de l’obtenir à taux plein en cotisant 22,5 ans. Notons qu’ils cotisent 2 fois plus que les salariés du régime général lors  des 3 premiers mandats, puis à 150% du régime général ensuite.

 Le cumul des mandats, pratique fréquente, permet de cotiser à d’autres régimes (maire, CG ou C. Régional).

Cependant, le régime le plus spécial est celui du Président de la République, celui-ci même qui veut instaurer le principe d’égalité pour tous.

 En effet, jusqu’à présent, le Président pouvait cumuler son salaire et tout autre traitement. Désormais, M.Sarkozy s’étant, au préalable,  augmenté de 176%(30 octobre 2007), cette possibilité est supprimée.

En visite dans notre île, il  avait jugé qu’il n’était pas acceptable, pour le Président, de cumuler « son salaire et sa retraite ». « Est-ce à dire, relève finement  le Monde Diplmomatique  de Décembre, que « le chef de l’Etat, âgé de 52 ans, avait déjà droit à une pension ? »

 Le traitement du président, correspond, depuis 1955 au traitement indiciaire brut d’un Conseiller d’Etat en service ordinaire (63000 E .bruts par an). Sans condition de durée de cotisation. Si donc, N.Sarkozy ne  se représente pas en 2012 ou s’il est battu, il touchera à 57 ans, une retraite acquise après 5 ans de cotisations. Il cumulerait sa pension et la rémunération versée par le Conseil Constitutionnel dont il serait membre de droit.

 De quoi faire rêver les futurs retraités  qui doivent « cotiser quarante ans, voila ».

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 15:44
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