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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 15:12
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 12:41

Do you speak english?

Christine Lagarde interpellée en anglais dans l'hémicycle par Jean Pierre Brard Député-Maire app-PCF de Montreuil (Seine Saint Denis) BRARDpg.jpg

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, ex-avocate d'affaires à Chicago, a été interpellée en anglais dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale par le Député-Maire de Montreuil Jean-Pierre Brard (app-PCF), mardi, lors du débat sur le projet de budget 2008.

"I want to know if we are at your discretion in French or in English (...) as the newspapers le Canard enchaîné has written", a lancé M. Brard à la ministre tout sourire. ("Je veux savoir si nous devons vous écouter en français ou en anglais (...) comme le Canard enchaîné l'a écrit").

L'élu de Seine Saint-Denis faisait allusion à un écho du journal satirique mercredi dernier selon lequel la ministre envoie des notes en anglais à ses collaborateurs de Bercy.


Nicolas Maury

 NDLR : Selon u cursinu rossu, il semble également que l'anglais soit largement utilisé, au détriment du français,  entre les differents services du Ministère (Français) des Affaires Etrangères .

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 12:37

Hommage à Guy Môquet                                        MOCQUET.jpg

le Parti Communiste Français dénonce une volonté de la droite de "réviser l'histoire"

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a dénoncé mardi une volonté de Nicolas Sarkozy et de la droite de "réviser l'histoire" en "taisant l'engagement communiste" de Guy Môquet. "Nous ne souhaitons alimenter aucune polémique", a affirmé à l'AFP le porte-parole du Parti communiste français.

Mais, souligne-t-il, "dans sa volonté de toujours brouiller les valeurs, les repères et l'histoire", Nicolas Sarkozy a pris, dès après son élection l'initiative de rendre hommage au jeune résistant fusillé par les nazis le 22 octobre 1941, mais "n'a bien sûr pas précisé qu'il s'agissait d'un jeune résistant communiste". "Il ne nous rend pas sa mémoire en taisant son engagement politique" alors qu'il est établi que Guy Môquet a été arrêté car il distribuait des tracts du Parti Communiste.

M. Dartigolles relève aussi que dans la circulaire décrétant le 22 octobre journée de commémoration de la mort de Guy Môquet, "ne figure à aucun moment la précision de son appartenance politique à la jeunesse communiste". "Tout cela est une révision de l'histoire", souligne-t-il.

Le porte-parole reproche aussi au ministre de l'Education Xavier Darcos de procéder dans sa note aux recteurs à "une bien misérable réécriture de l'histoire", en "transformant les militants communistes en +compagnons+". "Cette misérable polémique ne grandit pas ceux qui s'acharnent à réviser l'histoire de France en bafouant la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour un idéal de justice et de paix", ajoute le porte-parole dans un communiqué.

"L'hommage que rend traditionnellement le PCF aux 27 fusillés de Châteaubriant - tous communistes- prend cette année un relief particulier", souligne M. Dartigolles. Le PCF organise avec notamment la GGT et les jeunesses communistes un rassemblement le 22 octobre au Métro Guy Môquet, au cours duquel sa secrétaire nationale Marie-George Buffet prendra la parole.


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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 12:26
PARTIDESFUSILLESjpg.jpg                Négationnisme dans la presse ?  


  Toujours la même rengaine contre la résistance communiste lors de la Seconde Guerre Mondiale. Le Figaro, inspiré par le révisionniste Stéphane Courtois en rajoute une couche

 

Depuis que Sarkozy utilise Guy Môcquet pour appuyer sa politique antisociale, les médias (en général Le Monde et Le Figaro) tentent de faire oublier qu'il fût un résistant communiste. Pour ce faire rien de tel que de cracher sur le Parti Communiste voir sur la mémoire des résistants mort pour la France.

 

Au passage ils ressortent le Pacte Germano-soviétique pour faire oublier les Accords de Munich de 1938 (Le PCF isolé face à Munich appel a "balayer l'esprit de Munich pour l'esprit de Valmy"), les slogans de la droite en France "plutôt Hitler que le Front Populaire", les relents anti-soviétique des pays occidentaux en 1938 (car le traité de Munich brouille les pistes, l'URSS souhaitait faire de la question tchèque un moment décisif du rapprochement avec la France contre l'Allemagne. Or Français et Britanniques ont du mal a se dégager des vieux rêves de destruction de l'épouvantail bolchévique et ils cèdent aux nazis).

 

Pourtant ces journalistes oublient que le le 26 août 1939 l'Humanité titre "Union de la nation française contre l'agresseur hitlérien!". Les communistes ont déjà décidé leurs attitudes en cas de conflit: ils se battront les armes à la mains contre les hitlériens honni mais c'est peine perdue, la répression s'abat impitoyablement sur les militants actifs, tandis qu'une campagne anti communiste sans précédent déferle et culmine le 26 septembre avec la dissolution officielle du PCF.

 

Aujourd'hui même après l'opération Barbarossa en juin 1941, date mystique pour la presse bourgeoise qui leur faire croire que le PCF n'était pas en résistance avant, les révisionnistes contestent les 75.000 communistes morts pour que vive la France. Ils parlent de manipulations, et autres débilités de ce genre. Depuis la chute du mur de Berlin, la mode est a la casse du système social français et même de son histoire.

 

Encore un effort et le maréchal Pétain et Pierre Laval seront réhabilités par les révisionnistes !

 

Aux accents de la "Marseillaise" de "l'Internationale", aux cris de "vive Staline et vive la France", face aux tortionnaires et devant les fusils , dans les prisons de Vichy ou dans les camps de concentration , à Compiène ou à Buchenwald, se forge dans le drame l'image du communiste indomptable. Le PCF , "le parti aux 75.000 fusillés", du dactylo clandestin, de l'agent de liaison, du diffuseur de l'Huma, du FTP, du Syndicaliste clandestin rejoignent les grandes figures du panthéon communistes: Jean Pierre Timbaud, Guy Môcquet, Pierre Semard, Lucien Sampaix, Jean Catelas, Arthur Dalliet, Felix Cadras, Gabriel Peri et tant d'autres.

 

Nicolas Maury

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 11:26
 "Que les bouches s'ouvrent" (15)          
                           (Maurice Thorez)


Contre l’offensive des « refondateurs » : maintenir et renforcer le PCF !


La préparation de l’Assemblée extraordinaire du PCF, qui se tiendra en décembre, a fourni l’occasion à Patrick Braouezec , Roger Martelli, Jean-Claude Gayssot et autres « refondateurs » de redoubler leur offensive – complaisamment relayée par les médias capitalistes – pour aboutir à ce qui reviendrait, dans les faits, à la dissolution du PCF. Ils remettent en cause ce qu’ils appellent « la forme parti », lui préférant une vague « mouvance sociale ». En substance, les « nouvelles logiques d’organisation » qu’ils proposent reviendraient, dans la pratique, à une réédition des « forums anti-libéraux » – mais, cette fois-ci, sans le PCF.

Dans une interview publiée dans L’Humanité, Gayssot déclare qu’il est favorable à l’abandon du mot « communiste », dans le nom du parti, avant d’ajouter : « Mais je pense honnêtement qu’il faut surtout en finir avec la conception de l’organisation qui a prévalu jusqu’ici. À mes yeux, la force transformatrice qu’il faut créer ne peut l’être sous le label ou la houlette du parti ! » Quelques lignes plus loin, il explique qu’il faut être « indépendant », mais « ne pas négliger la conquête de positions dans les institutions. » Autrement dit, Gayssot et consorts ne refuseraient pas des positions confortables dans les « institutions », mais ne voient pas la nécessité d’une étiquette communiste ou d’un parti auquel il faudrait rendre des comptes. Ce sont effectivement des choses encombrantes dans le milieu bourgeois des « institutions ». Autrement dit, le PCF était « utile » lorsqu’il hissait l’ex-ministre Gayssot vers les sommets. Mais s’il ne permet plus cela, à quoi sert-il ?

Rappelons que lorsqu’il était Ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot qualifiait la privatisation d’Air France de « grand succès populaire ». Il n’a jamais levé ne fut-ce qu’un petit doigt contre les projets de privatisation du gouvernement Jospin, sous lequel le transfert de biens publics vers le secteur capitaliste a été le plus important de toute l’histoire du pays (31 milliards d’euros).

Et maintenant, après avoir affaibli l’assise sociale et électorale du parti par ce genre de capitulation, par des révisions successives du programme qui l’ont vidé de son contenu communiste, et par la campagne « boviste » menée contre la candidate du parti aux présidentielles, les refondateurs prennent prétexte d’un affaiblissement dont ils sont responsables, même s’ils ne sont pas les seuls, pour inciter les communistes à détruire leur organisation ! Ce ne sont pas des refondateurs, mais des liquidateurs.

Le parti, c’est un outil indispensable dans notre lutte contre le capitalisme. Il permet d’élaborer notre programme, de discuter des questions de stratégie, d’organiser et de financer nos activités, d’élire nos représentants et candidats. Sans cette organisation, les communistes ne seraient rien. Il faut résister de toutes nos forces au discours démoralisé et démoralisant des liquidateurs, et engager la lutte au niveau des idées pour contrecarrer leurs arguments et réduire leur influence. Les médias se font largement écho de leurs idées. Il faut que les militants et sympathisants du parti entendent un autre son de cloche. Les sections qui refusent la liquidation du parti devraient s’exprimer, par voie de résolutions et de textes.

Lors des élections au congrès de 2008, nous appelons toutes les sections et fédérations du parti à éliminer des instances nationales et fédérales tous les représentants de cette tendance liquidatrice. Un parti qui installe dans sa direction des gens qui veulent sa mort – risque fort d’en mourir, justement. Martelli, Braouezec, Gayssot et compagnie ont parfaitement le droit de ne plus vouloir du PCF et de ne plus se réclamer du communisme. Mais le PCF n’a jamais forcé personne à en être membre. S’ils veulent partir, qu’ils partent ! Nous autres maintiendrons le parti et travaillerons pour le renforcer, sur le plan des idées comme sur le plan organisationnel.

Le programme du parti

L’affaiblissement du parti n’est pas dû à des causes externes. Il n’est pas dû à des « évolutions sociologiques », comme le prétendent les soi-disant refondateurs. Il est dû à l’abandon des idées et objectifs révolutionnaires dont il se réclamait, dans le passé. Le remplacement de ces idées par les notions soporifiques de l’« anti-libéralisme » réformiste a eu comme conséquence de desserrer les liens entre le parti et la couche la plus militante, la plus politiquement consciente de la jeunesse et des travailleurs. Ils ont besoin d’idées claires, d’analyses et d’explications solides, de théorie marxiste, de perspectives et d’un programme sérieux pour mettre fin au capitalisme.

Mais le programme que présente actuellement le parti ne contient aucune mesure qui constitue une remise en cause de la propriété capitaliste de l’économie. Il se limite à de petits bricolages superficiels : des crédits moins chers pour les employeurs qui embauchent, des amendes pour les mauvais patrons, de vagues allusions à une « nouvelle citoyenneté » et d’autres notions sur le thème d’un meilleur « vivre ensemble » ou encore d’une réorientation « équitable » de l’économie capitaliste.

Ce charabia « anti-libéral » se veut plus moderne que le marxisme. Mais en réalité, il constitue un retour en arrière, un retour aux idées réformistes, naïves et utopistes du début du XIXe siècle, avant Marx.

Le comportement des dirigeants communistes, lors des participations gouvernementales de 1981-1984 et de 1997-2002, a convaincu la masse de l’électorat populaire que même si le discours du PCF est plus radical et plus militant que celui des socialistes – dans la pratique, leur politique est au fond la même.

 

Expliquer le « stalinisme »

A cette expérience collective s’ajoute la confusion créée par l’effondrement des régimes totalitaires du bloc de l’Est, régimes que les dirigeants du parti ont présenté comme autant d’exemples du « socialisme » à plusieurs générations de travailleurs. A ce jour, aucune tentative sérieuse de fournir une explication à la dégénérescence de la révolution russe et au phénomène du stalinisme n’a été entreprise par le parti, ce qui laisse la porte ouverte à l’idée, relayée massivement par les apologues du capitalisme, que le communisme est synonyme de dictature totalitaire.

La politique de plus en plus ouvertement réformiste défendue par la direction du parti ne permet pas au PCF de se distinguer nettement du réformisme du PS, et le transforme, objectivement et dans la conscience populaire, en une annexe politique de ce dernier. Mais l’affaiblissement du PCF n’a rien d’irréversible. Il est entièrement à la portée des militants du parti de reconstruire son influence et son implantation dans le mouvement syndical, chez les jeunes et chez les travailleurs en général. Mais pour cela, il est nécessaire de revenir aux idées fondamentales du communisme – aux idées du marxisme révolutionnaire.

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La Riposte
>mardi 16 octobre 2007

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 15:59

          46 ème anniversaire du Massacre  du 17 OCTOBRE 196117octobre2.jpg

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestent pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui vient de leur être imposé par Maurice Papon, Préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là et les jours qui suivirent des centaines de ces manifestants furent tués par des policiers aux ordres de leurs supérieurs. Des milliers ont été arrêtés, emprisonnés, torturés, nombre d’entre eux ont été refoulés en Algérie. 46 ans après, la vérité est en marche mais la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, en particulier dans la Guerre d’Algérie et dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elle a entraîné, ni dans ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Malgré cela, aujourd’hui, certains osent continuer à parler des "bienfaits de la colonisation", et des honneurs "officiels" sont rendus aux criminels de l’OAS.

Récemment, le gouvernement a annoncé la création d’une "Fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie", en application de l’article 3 de cette loi du 23 février 2005 qui voulait inciter les enseignants à parler des "aspects positifs de la colonisation". Une telle Fondation risque d’être sous la coupe des associations nostalgiques qui demandent aux historiens de se plier à la mémoire de certains témoins. Alors qu’en réalité, les historiens ont besoin d’accéder librement aux archives, d’échapper au contrôle des pouvoirs et des groupes de pression et de travailler ensemble entre les deux rives de la Méditerranée.

La recherche de la vérité s’impose pour cette période sombre de notre histoire comme cela s’est fait pour la collaboration vichyste avec l’Allemagne nazie. Ce n’est qu’à ce prix que pourront disparaître les séquelles les plus graves de la guerre d’Algérie : le racisme dont sont victimes aujourd’hui nombre de ressortissants d’origine maghrébines ou des anciennes colonies.

 

 

Organisations Signataires : 17 Octobre contre l’Oubli, ACCA (Association des Combattants de Cause Anticoloniale), ACER (Association pour une citoyenneté européenne de Résidence), Les Alternatifs, Alternative Libertaire, Les Amis de Max Marchand de Mouloud Féraoun et de leurs Compagnons, AMF (Association des Marocains en France), ANPROMEVO (Association nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), Au nom de la Mémoire, ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), CEDETIM (Centre d’Initiatives et de solidarité Internationale), CFDT, Comité Justice et Vérité Charonne, FSU, FTCR (Fédération des Tunisien(ne)s pour une Citoyenneté des deux Rives), Droits Devant, IACD (Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement), IPAM (Initiative pour un autre monde), JRG (Jeunes Radicaux de Gauche), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), L.O. (Lutte Ouvrière), MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes de France), Mouvement de la PAIX, MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), Les Oranges, PCF (Parti Communiste Français), PS (Parti Socialiste), SNES-FSU, UNEF, Union Syndicale Solidaire, Les Verts, VETO !Garches-Sarcelles.

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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 09:36

Aux fous !

Nous avons caractérisé il y a quelques mois l’élection du monarque Sarkozy comme le basculement de la politique extérieure française vers une bourgeoisie « mondialiste », atlantiste, et impérialiste avec virulence. Et l’apport au Quai d’Orsay de Kouchner, théoricien « de gauche » du droit d’ingérence et de l’hypocrisie « humanitaire », comme une aggravation de cette évolution.
Nous ne pensions pas si bien dire. Les récentes déclarations du ministre, approuvé aussitôt par le chef du gouvernement, puis par le président, n’ont rien de dérapages incontrôlés : ce sont des provocations militaristes qui, sciemment, annoncent la guerre contre l’Iran et son peuple, le fait de politiciens passés maîtres dans l’art d’utiliser les médias.
Ce faisant, Kouchner et Sarkozy disent ce que le président Bush, englué dans le chaos irakien, et en difficulté devant son opinion publique, ne peut pas dire ouvertement. L’attitude des dirigeants français en 2007 n’est pas seulement une allégeance aux USA, elle est un soutien politique de taille aux « néo-conservateurs » américains en perte de vitesse à la veille des élections aux USA : Kouchner, en déplacement là-bas, se l’est fait vertement rappeler en public par des pacifistes étasuniennes. Mieux, alors que l’Angleterre s’est enfin débarrassée de Tony Blair, dont le successeur retire des troupes d’Irak parce que son opinion publique l’exige, Sarkozy lui succède dans le rôle du caniche européen de Bush, avec pour brillant second, Kouchner dans le rôle du roquet en battle-dress. Les dirigeants européens les plus favorables à l’OTAN, comme ceux d’Allemagne ou d’Italie, ont commenté d’un air gêné ces déclamations bellicistes. D’autres, Autriche ou pays nordiques, les ont jugées irresponsables. Seuls les dirigeants israéliens et les « faucons » de Monsieur Bush, qui préparent le bombardement de l’Iran, ont félicité nos va-t’en-guerre.
L’invasion de l’Iran, qui répète inlassablement ne pas vouloir de l’arme nucléaire, mais seulement de l’industrie civile de l’atome, aurait des conséquences infiniment plus graves que le chaos irakien, et d’abord de livrer tout le Moyen Orient à l’islamisme triomphant que l’on prétend vouloir combattre.
Le tollé mondial a été tel que Kouchner et Sarkozy passent leur temps depuis, à prétendre n’avoir rien dit d’une guerre prochaine. Mais le mal était fait, car les conservateurs intégristes, soumis à de fortes oppositions sociales et politiques dans leur pays, n’arrivent à conserver le pouvoir à Téhéran que grâce au nationalisme blessé dont ils sont les hérauts. Annoncer la destruction des industries les plus modernes du pays par trois puissances qui disposent, elles, d’armes nucléaires, les USA, Israël, et la France, c’est le meilleur service qu’on pourrait rendre à l’intégrisme et au terrorisme. Le discours de Kouchner vaut celui d’Ahmadinejad quand il se laisse aller à des rodomontades anti-sémites…
Ajoutons à ce tableau guerrier la volonté affichée de Kouchner et Sarkozy, qui déjà protègent militairement le dictateur Deby de Centrafrique, de déployer près du Darfour, une « force européenne » capable de contrôler à la fois Centrafrique, Tchad et Soudan. Malgré le soutien de Washington, ce projet néo-colonial ne réussira peut-être pas, tant il trouve d’oppositions. Il serait le signal du grand embrasement au nord-est de l’Afrique, de la Somalie au Sahel…
Il est plus que temps de dénoncer nos fous de guerre, d’exiger la sortie de l’OTAN, le retrait des soldats français d’Afrique, d’Afghanistan, et un autre langage. Et cela, dans la rue, avant qu’il ne soit trop tard.

                                               
                                                                                         Francis Arzalier

 

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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 09:32

REGARDS D'EUROPE


                      LA POSTE EN DANGER

En octobre 2006, la Commission européenne a proposé la libéralisation complète des services postaux de l'Union européenne à l'horizon 2009 ainsi que l'abolition des domaines réservés dans tous les Etats membres. La présidence allemande (pendant le premier semestre 2007) n'avait pas réussi à dégager un accord comme le soulignait "Le Monde" du 7 juin 2007: "Angel Merkel espérait un compromis européen d'ici fin juin, afin de rassurer son allié social-démocrate dans la perspective d'une libéralisation anticipée au 1er janvier 2008. Sans obtenir gain de cause, le SPD exigeait de conditionner cette échéance à une ouverture rapide dans les autres pays de l'Union". La position du SPD en faveur de la libéralisation a été relayée au Parlement européen par les groupes socialiste, démocrate-chrétien et libéral qui ont fait adopter en session plénière le 10 juillet (par 512 voix contre 155 et 3 abstentions) un rapport favorable à la libéralisation totale du marché au 31 décembre 2010. Un report de deux ans par rapport à la proposition initiale de la Commission mais une confirmation de la libéralisation totale. Avec toutefois des dérogations autorisant le maintien du monopole d'ici 2013 pour des pays ayant des difficultés topographiques particulières comme la Grèce et pour les Etats adhérents à l'Union européenne après 2012. La mobilisation des salariés (grèves et journées d'action) et des usagers (la pétition sosposte.eu a obtenu plus de 120.000 signatures sur le plan européen) a permis d'obtenir un délai mais n'a pas réussi à faire échec à la directive.
Une question mérite d'être posée: si cette mobilisation s'était développée dès le début de l'ouverture à la concurrence des services postaux, n'aurait-elle pas permis d'empêcher que le processus de libéralisation aille jusqu'à son terme? En effet, la directive actuellement en discussion n'est que l'aboutissement d'un long processus qui a démarré en décembre 1997 avec la directive 97/67/CE qui limitait les domaines réservés: d'abord les plis d'un poids inférieur à 350 g ramené à 100 g en 2002. Dès cette époque, la présidence irlandaise déclarait que la directive constituait "un jalon sur la voie de la libéralisation totale". De 1997 à 2002, la mobilisation des organisations syndicales françaises a manqué de la puissance nécessaire, en raison notamment de l'appui du gouvernement de la gauche plurielle aux directives ouvrant le secteur postal à la concurrence qui ont entraîné la perte de plus de 200.000 emplois en Europe ces dix dernières années. Le rouleau compresseur de la déréglementation s'est engouffré dans la brèche sans véritable résistance. En 2006, le domaine réservé a été ramené au courrier inférieur à 50 g. Aujourd'hui, les grandes entreprises postales,
qui lorgnent sur un marché européen de 90 milliards d'euros, veulent faire sauter le dernier verrou en supprimant le domaine réservé en-dessous de 50 g qui représente encore la moitié du courrier. Dans de nombreux pays, les entreprises ont obtenu des gouvernements d'accélérer le mouvement de déréglementation bien au-delà de ce que prévoyait la directive (Grande-Bretagne, Finlande, Suède). Parallèlement, la privatisation des postes a gagné du terrain dans l'Union européenne; les postes allemande, autrichienne et néerlandaise sont cotées en Bourse. La Belgique et le Danemark ont fait appel à des fonds d'investissement. La Commission européenne s'est appuyée sur cette déréglementation - privatisation pour prolonger et proposer la libéralisation totale du secteur.
Aujourd'hui, où en est-on? Après le vote du Parlement européen le 10 juillet, la balle est maintenant dans le camp des gouvernements puisqu'il revient au Conseil des Ministres des 27 d'examiner le 1er octobre la proposition de directive et les amendements parlementaires. La présidence portugaise a présenté le 5 septembre aux délégations nationales un compromis reprenant l'essentiel des amendements du Parlement européen.
Les actions et les interventions des salariés et des usagers peuvent encore, à condition d'avoir l'ampleur suffisante, empêcher un accord au Conseil en montrant notamment que la mise en oeuvre de cette directive aurait de graves conséquences économiques et sociales: importantes suppressions d'emplois et leur précarisation, pression renforcée sur les salaires et casse des statuts, détérioration des conditions de travail, accélération des fermetures de bureaux de poste (déjà bien engagées)
(1) avec de graves répercussions sur l'aménagement du territoire, dégradation de la qualité des services aux usagers et augmentation des tarifs (en Suède, la baisse des prix n'a profité qu'aux grandes entreprises). La mobilisation doit reprendre pour exiger le retrait définitif de la directive. C'est possible si le gouvernement français lui oppose un veto.

(
1) En Grande-Bretagne, dans certaines communes, les guichets de poste sont gérés par des églises.

                               
                                  Jean-Paul Le Marec

 

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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 09:21

Un Petit Larousse anticommuniste.

 

 

  On connaissait le Petit Larousse de la langue française. Voilà que va paraître le dictionnaire Larousse du « communisme ». Mais autant le premier est le résultat du travail de lexicographes sérieux, autant la rédaction du second a été confiée à une équipe d’historiens pour le moins discutables autour de l’anticommuniste patenté et obsessionnel Stéphane Courtois. Il y a dix ans, Robert Laffont éditait son « Livre noir du communisme », qui, malgré la complaisance médiatique, a suscité un tollé chez les historiens et citoyens honnêtes. Pour le 90ème anniversaire de la Révolution d’octobre, les tenants de l’idéologie dominante récidivent en lui commandant un « dictionnaire ». Le livre n’est pas encore sorti mais les premières déclarations de Courtois ne laissent aucun doute sur sa teneur, à l’opposé de toute l’objectivité que le mot « dictionnaire » laisserait supposer. Il va asséner, une fois de plus, combien la nature du communisme serait intrinsèquement criminelle et assimilable au fascisme. On connaît la rengaine de ces adeptes  du
« plus c’est gros, plus ça passe ».

Cette parution souligne cependant deux points importants pour les communistes (qui entendent le rester).

Les moyens que se donne toujours le capital pour combattre l’idée et l’histoire du communisme vérifient qu’il reste plus que jamais son principal ennemi potentiel.

Le 90ème anniversaire de la Révolution d’octobre va être l’occasion d’une bataille idéologique de première importance. Ce n’est pas en s’autoflagellant, ou en évoquant comme Marie-George Buffet le « boulet » de l’histoire communiste, que les communistes relèveront le défi et défendront leur engagement et leur parti plus nécessaires que jamais pour combattre le capitalisme. C’est en assumant, de façon critique, l’histoire du PCF, l’histoire du mouvement communiste international, les perspectives extraordinairement fécondes, ouvertes par la Révolution d’octobre.

 

par Vive le Parti Communiste Français

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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 09:11

               Elections Cantonales de Haute-Corse 

 Même si notre micro région n’est pas concernée, l’avenir du département nous intéresse. 
Un accord PRG/PS aurait été signé afin d’obtenir un candidat unique des deux formations. Alexandre Alessandrini, pour le PRG, a déclaré vouloir étendre l’accord à notre Parti. 
"Nous souhaitons naturellement  éviter la dynamique de l’échec à gauche, car la droite est portée par une dynamique de succès et il est impératif de garder des points d’appui face au rouleau compresseur mis en route par Nicolas Sarkozy" a déclaré Michel (Stefani), secrétaire de la fédération du PCF. Mais cette démarche implique le respect qui doit conditionner une alliance potentielle, car «  l’union n’est pas la fusion ».                                                                                                                      
                                                                                                                                      
Un rassemblement à gauche ne peut s’effectuer que sur des bases claires, et ensuite on regarde comment décliner ce rassemblement suivant les particularités locales.  Il reste  donc à la gauche non communiste à signifier si elle veut véritablement mener une politique de progrès social et non d’accompagnement des méfaits du capitalisme Faute de quoi, nos candidats seront présents partout. A bon entendeur….  
 
                                                                          

                                                              u cursinu rossu     u-cursinu-rossu-copie-1.jpg

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