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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 09:49

  HAUSSE DE LA TAXE DEPARTEMENTALE  : UNE INJUSTICE FISCALE

 

 

La hausse record de près de 20% de la taxe départementale sur le foncier bâti était inéluctable nous dit-on.

 

Les Conseillers Généraux nous expliquent que la responsabilité incombe à l’Etat qui transfère des compétences sans compenser les charges qui en résultent. C’est incontestable.

 

En revanche, ce qu’ils ne nous disent pas c’est qu’il était possible, tout en maintenant un recours modéré à l’emprunt, de retenir d’autres choix et d’engager une bataille politique populaire, pour obtenir, au regard du potentiel fiscal des familles insulaires, le plus faible de France, des dispositions qui viennent les soulager et non les enfoncer.

 

  En 2005, un écart de 7,5 points est apparu dans les déclarations de revenus entre les 10% constituant la tranche la plus élevée et les 10% constituant la tranche  la plus basse. C’est également un record qui aurait dû alerter les Conseillers Généraux avant de voter la taxe départementale.

 

Ce constat est d’autant plus sévère que la politique du Conseil Général  n’est pas des plus économes en fonctionnement par exemple. Un nouvel emprunt de 11 M d’E a été engagé alors que les dettes d’emprunts antérieurs pèsent encore lourdement sur son budget.

 

Sans sombrer dans l’austérité budgétaire contraire à la satisfaction des besoins des populations, il eut été préférable d’agir dans l’intérêt général et non en fonction du calendrier électoral. Encore une fois,  l’absence d’élu communiste au Conseil Général de la Haute-Corse se fait péniblement sentir pour les ménages, et notamment ceux de modestes conditions.

 

 Chacun se souvient du lamentable épisode du vote unanime et illégal conduisant à une hausser de 27 % de la taxe d’habitation en 1994. A l’époque, la droite était aux affaires, et l’actuel Président dénonçait un « système ». Aujourd’hui les ménages insulaires supportent seuls le poids de la fiscalité locale qui est augmentée régulièrement. Par contre, les exonérations fisc ales et sociales soulagent les trésoreries des entreprises et assurent souvent les patrons de substantiels revenus. De même l’exonération des doits de succession garantit aux gros patrimoines de confortables gains.

 

 Cette injustice fiscale est d’autant plus insupportable qu’elle se confond ici avec la cherté de la vie et les bas salaires.

 

Pour y remédier, une refonte de la fiscalité locale est urgente et nécessaire. Elle implique une forte mobilisation populaire, à laquelle les élu (e)s communistes et  le Parti Communiste Français entendent prendre toute leur part.

 

                            

 Michel Stefani,  Conseiller Régional, Secrétaire de la Fédération de Haute-Corse du PCF

 

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 14:36
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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 14:14

PRESIDENTIELLES 2007 : MANIPULATIONS POLITICIENNES

 1-Le président et les « partis ».

J. Chirac semble sortir son joker : M. Alliot Marie qui se présenterait sans passer par l’UMP, conformément à l’esprit de la Constitution qui ne soumet pas l’élection du Président aux partis politiques, mais est une relation singulière entre le peuple français et le monarque républicain. Ceux qui dénigrent le rôle des partis n’ont rien inventé, ils ne font qu’entériner la constitution la plus monarchique du monde, la notre.

a) La pipolisation (francisation de l’angl. people), la personnalisation outrancière, ne sont que le stade ultime de la déchéance constitutionnelle. Un tel système qui remplace le peuple par "l’opinion", l’élection par les médias et les sondages, produit ce que disait De Gaulle : «A ma mort ce ne sera pas le vide mais le trop plein"...

b) Si la candidature d’Alliot Marie est celle que Chirac jette dans les pattes de Sarkozy, elle sera jouée dans une dimension qui contourne le choix de l'’UMP : elle devra nécessairement rompre avec la démagogie sarkozienne.

c) On ne peut pas limiter l’antagonisme entre Chirac et Sarkozy simplement à une lutte de crabes politiciens, même si elle existe. L'’hostilité entre les deux hommes a aussi un fondement politique.

 

2- L’opposition Sarkozy-Chirac. a) Sarkozy vient de défier doublement Chirac : 1°défi : il est allé faire allégeance aux Etats-Unis et à Bush. Avec De Gaulle, la France était sortie de l’OTAN. Nous sommes loin aujourd’hui de cette volonté d’indépendance, même si Chirac a refusé de participer à l’occupation de l’Irak et ne rêve pas d’une guerre contre l’Iran. La droite frétille de voir Sarkozy proclamer à tout instant sa soumission aux volontés hégémoniques de Washington.Les Français apprécient-ils cette soumission ?

Ceci permet à Chirac de pousser en avant le joker Alliot Marie. Les citoyens, qui ont un certain sens historique de l’Etat, n’apprécient pas que celui qui se voit président se conduise en chauvin et "rouleur de mécanique"comme le crétin des Amériques. Ils attendent un Président qui ait de la distance et de la hauteur. Or, Sarkozy se range derrière Bush et flatte les pires penchants populistes et racistes. b) 2°défi, moins évident : Sarkozy a remis en cause le privilège du Président sur le budget défense, sur le nucléaire. C’est depuis longtemps le véritable point d’opposition entre Chirac et Sarkozy. L’affaire est compliquée : défense d’un monde multipolaire, dans lequel la puissance nucléaire française est censée être une garantie d’indépendance ; tentative, dans cet esprit, de conserver le noyau du nucléaire ( AREVA) sous direction étatique nationale, alors même que l’Union européenne fait pression pour la privatisation. Chirac se veut le défenseur d’un capitalisme français. Sarkozy s’inscrit a contrario de ce projet, d’un côté le capitalisme français souhaite un rabibochage avec les USA et de l’autre, il souhaite bénéficier de privilèges (politiques et financiers) dans sa relation avec l’Etat. c) Jacques Chirac est un tueur politique. Quand le combat est lancé, il intervient au bon moment. d) Le duel pipolisé à l’extrême entre Sarkozy et S. Royal fait éclater au grand jour l’absence de contenu politique, la démagogie et l’absence de choix réel d’une telle alternative. e) Chirac sent bien que les Français aspirent à avoir devant eux un "politique", quelqu’un capable de définir un certain dessein (c’est d’ailleurs ce que défendent aussi certains membres du PS). Il a laissé la situation aller jusqu’à l’écoeurement de tous et estime que quelqu’un comme M. Alliot Marie peut au moins représenter un visage digne de la France, par opposition aux deux stars montées par les médias. Aurait-il de surcroît obtenu quelques garanties du soutien capitaliste ? L’affaire GDF-Suez n’est pas non plus étrangère à ces grandes manoeuvres. 3- L’espace politique que pourrait réellement occuper une candidature anti-libérale. Aux intérêts du capital, à une vision de dupe de l’indépendance française, il s’agit d’opposer un nouveau dessein, c’est-à-dire une candidature capable de défendre la paix, le progrès social, le développement, l’indépendance de la France, toutes choses qui passent par la maîtrise des leviers économiques et par la rénovation en profondeur du service public. C’est l’objectif du Parti Communiste Français. Car un autre monde est possible, il est nécessaire, il est le seul réaliste. Une société où le chômage est tenu pour inévitable, où les inégalités s’accroissent, où les discriminations sont le lot commun, où les individus sont le jouet de décisions qui leur échappent....une telle société est injuste, explosive, elle n’est pas réaliste. La concentration des pouvoirs et de la richesse entre les mains de quelques unes, au détriment du bien-être et de la citoyenneté du plus grand nombre, ne fournit pas des bases acceptables pour vivre ensemble. Depuis 20 ans, tout est fait pour nous convaincre que nous sommes contraints d’accepter les normes de la marchandise et de la spéculation, les diktats des multinationales et de la finance. Certains veulent pousser plus loin possible le recul des conquêtes sociales, des libertés individuelles, des services publics . Ceci, c’est le projet du patronat et de son expression politique : la droite, toutes tendances confondues, des néofascistes aux centristes. D’autres entendent concilier la toute-puissance du capital financier et un socle restreint de droits et de garanties sociales. Ceci, c’est le programme de la gauche sociale-libérale. Car la contradiction s’aiguise entre ce que portent les candidats du bipartisme (immigration, insécurité) et les préoccupations des citoyens : pouvoir d’achat, emploi, libertés. Dans les 2 cas, la main reste aux marchés financiers ; les profits flambent et le peuple trinque. Tout cela, nous l’avons expérimenté, dans l’alternance des pouvoirs de la droite et d’une partie de la gauche qui a renoncé à changer véritablement les choses. Le choix est celui-ci : poursuivre dans la même veine, ou changer de cap. Car tout projet cohérent de transformation sociale doit partir d’une analyse de l’un des traits les plus sinistres du capitalisme contemporain, à savoir le chômage de masse. Il faut, pour commencer, réfuter les fausses explications qui renvoient au coût du travail excessif et aux nouvelles technologies. Nous proposons de rompre la logique de l’alternance et de passer à une véritable alternative car il n’est pas inutile de rappeler en permanence l’objectif du PCF de construire un rassemblement populaire sur une politique anticapitaliste permettant à la gauche d’être utile et porteuse d’espoir populaire.

                                          bandera rossa

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 13:08
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